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LUS
être effacé par une offrande ou sacrifice’ «»**• rufum). Dans les trois acceptions de *F'Ï °lreÜdf,initif de purification symbolique* snilo ' ’ esensPfirelégué au second plan, et il n’apparaît' pi! t*™' esl ment dans les termes plus modernes de P Us nelt,s qui suggèrent toujours l’idée d’une expiation!’ dite, d’une pénalité que subit ou s’inflL r/../^0pr®nienl de purification agissant par le dehors no., ■ L ‘dée mécaniquement, et pouvant ou même devant éTJ? mstree par une personne étrangère rp„ ‘ dis-je, s’est réfugiée dans le mot lustrare et ses dé!i
h^trati0) lustrfmi lustramen , lustra mentit m «.avec S adjectifs lustral", lustrions , lustri ficus. Ces mots 1 nymes usuels des termes archaïques februare, fobruu (= purgare, purgatio , purgamentum , gamen), ont conservé le sens originel de leur racine I hi-° (Xgùio), le sens de laver, nettoyer, purifier7 Mail lustrare et lustratio en ont pris un autre, dérivé du premier et qui s’est combiné avec lui. Comme la purifj ; cation sacramentelle, administrée par le dehors, est appli- ! quée et promenée autour de la personne ou de l’objet à purifier8, l'idée de mouvement, de parcours, se joint à celle de purification, et l’ensemble offre à l’esprit l’ image! d'une procession ou « pompe » rituelle, qui sème en j marchant les aspersions, fumigations et bénédictions purificatoires. C’est là le type complet de la lustratio , tel que nous le retrouverons dans quantité de rites anciens, on pourrait ajouter : et modernes.
En somme, l’exégèse philologique ne permet pas d’asseoir sur tant de termes interchangeables une distinction nette entre la purification ou lustration proprement dite et l’expiation religieuse.' C’est que ces deux manières d’échapper aux conséquences d’actes posés ont même 1 but, qu’elles ont été employées concurremment ou asso-1 ciées, et que les circonstances ne permettaient pas toujours de définir à laquelle des deux appartenaient les ] mesures prises. C’est aussi que nous n’avons pas affaire à des rituels sacerdotaux, mais au langage courant. I Les Romains eux-mêmes, chez qui les pontifes s atta-fl chaient à préciser le sens des termes techniques, le9 Romains confondent souvent la lustratio et le pan uliim , ou tout au moins ils conçoivent l’expiation par olfiande®
de xiGaçji». ( purgamentum ), le liquide qui lave se souillant par la 1 >•
ment, il faudrait admettre trois verbes luo, d’origine différente, poi" ^
sens de souiller (cf. polluere), laver (cf. abluere , eluere , ci t- |
m. «. m «... •. .. « - t1- "“cr; i:,;;:..* ,
•< purifier », pour expliquer le sens de pollnbrum, bassin P.rfical /«f, 1“
dériver illustrare de lustrare au sens d’ « éclairer », et cel lui-e. du ad a donné lux , lumen , etc. ; mais il y a ou contamination avec e g corarae Sol j
Les sources naturelles de lumière sont en mouvement. ' s e* ^ indécis (lu*' 1
lustrât orbem , lamine ou lampade terras, laissent le sens u ^ ÿaJf. t rabat; aut illustrabat; aut re vera lustraba , Varrona voulu faiw| Nam nox quodammodo polluit mundum. Serv. Aut. suustitncr à l'idée de J
du lustrum non pas un iou-epov, mais un Xmpov, c 051 a 1 f ^ |e Insinuai purification celle de libération par le paiement, en prenai P censorial : Lustrum a luendo, i. e. pe, n o lve« d o, ^ ^
anno vectigalia et ultro tributa per censores petso ie s v. Z«fs) — 7l,e*l
Cf. les élucubrations de Verrius Flaccus (ap. Fest. ‘ p> ■ 1 • - 1 lustratio , <l«n ...a graeco Un». Hinc dictum lutum terra Immore ^ h bd.**
quid solvitur ac liberatur, d’où rapprochement entre ^ Aen, 11.^)-
à peser l’argent. Hoc est diis lustrart , offensa eoru ^ dé-4 dans le-
L’étymologie varronienne a parachevé la confusion, q ^ personnelle1’' ^ I entré purification et expiation, entre l’effaceme jfeuire (Serv. F. cl- '- IM
radiation d’une dette contractée. - 8 viclimae in rihusd,f. I
Lustratio a circumlatione dicta est vel taeda , 1 ' r0 (TibulL 1 j J
sulpkuris (Serv. ^n. VI, 229). Te circum pur(landa
Lustraient sic rite facem... Circum *»>« '
(Claudian. VI Cons. Honor. 322 sqq.). Cf. t dos lastrabaV I
«1»«1„ les hostiae circumforaneae qu';;nJ,tUAw!A,„.4„i».,
111, 2), etc., et ci-après, Ambarvalta, a
les
(Apul. Met
LUS
| compensa1.10"5 1 ]ustrati°n ■un prodige
et supplications, comme produisant la
0u purification. Par exemple, ils « expient »
considéré comme indice de fautes ignorées,
• ,.1(.rifjces et cérémonies diverses en qui se com-
Pal' 1,1 l'état indistinct, la purification et l’expiation1.
b‘nenL ' veut échapper à cette confusion, qui tend à en-
ip coiet le culte tout entier, car il n’est pas
f éroonie religieuse qui ne requiere des officiants
! pistants un certain degré de pureté et qui n’ait
011 a*ffct de les rendre plus agréables aux dieux, plus
r". pt nlus ours 2. il faut établir sur les faits
« pieux » et puis puis • ,
lino théorie assez indépendante des mots pour dominer J" variations de la terminologie. L’idée qui a engendré Iles pratiques lustrales, obscurcie dans le monde grécoromain par l’intrusion de la morale, apparaît très nette dans les religions orientales et dans les « mystères » qui en sont issus, mystères païens et mystères ou sacrements |(psrôpi«, sacramenta ) chrétiens. Il se trouve qu’au, jourdïiui, avec nos habitudes de langage, la lustration appliquée aux personnes ne peut être clairement définie et distinguée de l’expiation que par assimilation aux rites [sacramentels. Le caractère spécifique de ces rites, c’est d’employer comme remedia anima, e des symboles matériels ou signes sensibles, auxquels est incorporée une efficacité secrète, « mystique », distincte de leurs propriétés naturelles et apparentes3. La lustration à la mode antique est une opération non pas faite, mais subie par la personne — individu ou collectivité — qui en réclame le bénéfice et qui est traitée comme un malade, t’être impur ne peut pas s’administrer à lui-même la purification sacramentelle 4 : il souille tout ce qu’il louche; à plus forte raison ne saurait-il donner aux cléments matériels dont il voudrait se- servir la vertu mystique qu’ils n’ont pas par eux-mêmes. La lustration doit être appliquée du dehors, par une main experte et j autorisée : par le prêtre dans les religions qui ont réservé ce privilège au sacerdoce ; en Grèce et à Rome, par les i< purificateurs » (xaôapvai, àyviffTat', 7T£pt|jiâxTptai, BiaMcn ou initiateurs (-reXeo-xat) plus ou moins qualifiés pour cet office, s il s’agit de lustrations individuelles; par e pere de famille, s’il s’agit cle lustrations domesîques par les prêtres officiels ou les magistrats, s’il J.*8" Je lustrations intéressant la cité; et elle produit . " eflet avec une sorte d’infaillibilité mécanique, si ri es sont bien observés3. L’expiation,
Part de l'idée de
au contraire, responsabilité morale ou culpabilité : elle
me de piaculares hostias signis ?ninacibus
■J1,1, ll; Prodi?«. les dieux ont coutu
P°»f«fare (Arnob. VI «i „nlo . . c
P'UferesAosfmen'è' - palse Iwtrahbus piamentis (Apul. Met. III, 2). Les ^■163):M鄜cé1V?trSm0inSlUStraleS- 1PlliSénie est distraie caput (Seuec. :53'h : Astyanax ,J/ “/ ,et devotum caPx,t . moenia lustrât (Stat. Theb. X, 777, lusMcdevail are 6 llc^llum mûris (Sencc. Troad. 635), et cette victime l'udoutilc sens j,, . , ' ntes’ ^x(l- (038). Les Luperques omne solum lustrant
tek>uidesJeus sécu|i! immcn habent (Ovid. Fast. 11,32). Dans les procèstmdi piandinue , C? ' \ *’ °n trouve ,es expressions accolées : fruges lustra-
Cecefcleenallrihuantun etrt lssnm’(U, 16). — 2 Aristote élargissait même encore rrl®iUneeérémonjerejj 6 11 à la tragédie, qui n'était plus, à proprement
? ,u lp,,d sacré (sacra,» y 3 Le mot sacramentum, signifiant d'abord ce qui
‘""■là traduire le grcC|, milltare< actio sacramenta), a servi dans la basse la-
'"'bation mystif,ue mak S°!t a° SeUS s^n^^a, de secret, soit au sens restreint Sr,lpétiens n’hésitent na' ? " scu^emenl aux « mystères » chrétiens. Les polé-
~ "" ",s el'rétiens, notam, * lcconna'lre 1 affinité des lustrations antiques avec les lion r""1 rl'"'inori‘>n idoloru d'CC *C ,Japtèmc- Piabolus ipsas quoque res sacra- Mruo. dans Ovide • "”Jsteriis aemulatur (TertuU. Praescr. 40). l.adéfini- ’i I lcs,|ucls ell'acent ml °' C,n'llJue est Vuo corpora nostra piantur, ou des pur- St„. Uae fauche i m parl'l T omnem9ue mali... causant (Ovid. Fast. H, 29l"t"m est corporalc rot ’ ma's comParable, do la définition des sacrements : acmJ ' ‘ ^ne rePraesentan* 'n" enale elementum foris sensibiliter proposition "m,n ‘n 'isibiten ct ’■ ** t”-slltuü°ne signifiants, ex sanctificatione conti-
sP‘ntalem gratiam (Hugo S. Vict. De sacr. christ, fid. 1,
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consiste en un acte ou une série d’actes voulus, dont lïntéressé prend l’initiative et dont la valeur, toujours aléatoire et incertaine, dépend à la fois de l’intention de celui qui expie et de l’appréciation faite de ses actes par les dieux.
En conséquence, nous renverrons à l’article piaculum non seulement l’énumération des péchés à expier, et notamment l’ample casuistique des pontifes romains sur le sujet, mais encore les expiations ou parties d’expiations qui consistent en actes accomplis par la personne intéressée, sacrifices et offrandes, vœux, prières ef pénitences diverses6. Seront, au contraire, considérées comme lustrations toutes les cérémonies, expiatoires c’est-à-dire appartenant aussi à la catégorie des piacula — ou simplement propitiatoires, dans lesquelles l’officiant vise à purifier, par contact effectif ou légalement présumé de symboles matériels, d’autres personnes ou objets que lui-même. Il suit de là que toute purification appliquée à des animaux ou des objets inanimés est nécessairement une lustration, et qu’il y a lustration des personnes, avec ou sans expiation proprement dite, quand la purification est passivement subie7.
Ces définitions, maintenues dans toute leur rigueur, excluraient de notre sujet certaines pratiques généralement désignées comme lustrales, en particulier, l'usage de l’eau lustrale et d'ablutions quelconques employées par les intéressés dans un but de purification, sans assistance d’une autre personne. Mais il faut considérer que ces pratiques ne sont que des imitations des lustrations sacramentelles, qu’elles constituent des expériences sans garantie et n’ont chance d’être efficaces que si l’on y emploie des substances déjà pourvues de propriétés mystiques 8. Il n’y a pas une de ces lustrations qui ne put être faite et mieux faite sur l’intéressé par une personne compétente, et on peut croire que le droit de se passer d’un secours étranger a été une usurpation due à l’absence ou l’insuffisance du sacerdoce. 11 sera fait une place à ces copies, à côté des modèles.
I. Instruments de purification. — Les symboles matériels qui opèrent la lustration ont été choisis les uns par association d’idées naturelle et de sens commun, les autres au nom de propriétés occultes créées par les raisonnements obscurs de la foi.
Au premier rang figurent l’eau et le feu, l'élément qui lave les souillures et celui qui les détruit. L'action naturelle de l’eau se convertissait en une action mystique, qui pouvait être accrue9 soit par la vertu spéciale à cer-
9,2). Bou nombre des instruments de lustration se retrouvent, soit dans les sacramenta, soit dans les sacramentalia ou sacramenta minora (eau bénite, rameaux, encens, cierges, cendres; objets bénits, indulgenciés, etc. Cf. Us rites de la dédicace des églises et do leur purification en cas desouillure). — t Voir les exemples ci-après, notamment la défense à l'homicide de loucher l'eau lustrale. — 5 La question qui a si longtemps troublé l’Église, à savoir, si l'efficacité des sacrements dépend de la moralité de celui qui les administre, ne parait pas avoir été soulevée dans l'antiquité. — fi Une expression comme lustralia rota (Val. FL Argon. 111, 414) est une catachrèse. De même lustra sacrificare (Liv. XLV, 41). — 7 Les textes ue se préoccupent guère de cette condition importante. Tel dira que chaque myste[/oïfov] ûrtp Eajtoff îtjiv (Schol. Aristoph. Ac/inrn. 747), alors qu'il s’agit de lustrations. — 8 Ce sont les sacramentalia antiques.
— 9 L'eau pure ou eau courante est « lustrale » par elle-même ; les Romains n'en employaient guère d'autre. Ablutions flumine riro (Virg. Aen. Il, 719). dans le Tibre (Hor. Sat. II, 3, 290- 295 ; Pers. II, 15 sqq. ; Juven. VI, 523), para agua (Prop. IV, 8, 84), para lympha( III, 10, 13), lymphis a fonte petitis (111. 3, 31), fiuminea agua (Ovid. Fast. II, 45), fontis agua (Tib. Il, 1, 14). Ovide a disserté une fois sur les raisons qui font associer l'eau et le feu dans les lustrations ; il ne parle pas de l’eau lustrale (Fast. IV, 783-800). 11 ne définit pas l'eau dont Ipbigéuic asperge Orestc et Pylade : Spargit aqua captos lustral i Grain sacerdos. Cf. solenmis lympha (Virg. Ciris, 14). Philon (De sacrif. p. 848 c) constate la diversité des usages : oî piv iUoi oypSiiv ïmxvTSS àpiyct SSoui uiptppaivovrac, dodirrri ptv oi itoXî.ot, vtvi; St Kovipot;, ol St xâXueffiv tx x x; vùj v àouôpEvoi. 11 omet 1 eau lustrale à la mode grecque, qui s'est cependant conservée dans l'eau bénite (avec sel et infusion simulée du feu par le cierge pascal).
lus
taines sources sacrées1, soit, par addition naturelle ou artificielle de sel -, soit par une combinaison de l’eau et du feu, réalisée en plongeant dans l’eau des torches (Sàoeç, oaXo!, oxl!x, taedaé) allumées à l’autel. C’est en usant
de ces divers moyens à la fois qu'on obtenait l’eau dite lustrale par excellence (xxGipct
Fig. 4681 . — Labrum près d'un hermès de palestre.
tov üôtop, aqua lustralis)3, destinée surtout à l’ablution des mains (yépvttj/) et mise à la portée des lidèles dans des bassins ou bénitiers ( yspvtcU; ,
Ttcptp pavTTjpta , LA¬ BRUM) à l’entrée des lieux consacrés au culte (fîg. 4680) \ ou des lieux de réunion, comme l’agora (ci-après) et peut-être les palestres (fig.4681)5.
On l’employait aussi en aspersions au moyen
d'un rameau d’arbre (nsptppavrqptov, fb.XXoç : voir ci-après,
1 Voir ci-aprcs. — 2 Cf. Menand. ap. Clem. Strom. VII, p. 714; iïkujoi p-Ep.typ.tvov... àoXaoè; uSup (Theocr. XaIV, 96). Pour l'eau de mer, ôàXatro-a *Xû£ei irdvca TàvOpûz uv xaxà (Euripid. lphig. laur. 1167). L’armée pestiférée des Achéens se baigne daDs la mer (Hom. lliad. I, 313 sqq.). Purification des mystes : àXa St p.u<rrat (Hesycli. I, p. 216), etc. Les femmes de Tanagra se baignent dans la mer, xa0a?<x?wv evcxa (Pausan. IX, 20, 4). Le superslilieux de Théophraste [Char. 30) ne^tppavâ{xevo; àxb ôaXâxTTjç èict{AeAw$. Cf. Apul. Met. XI, 1. Sur l’emploi du sel dans le culte romain, voir Klausen, A e ne as und die Penaten, p. 633-635. Cf. Marc. 9, 49 (na.tr a Qu aî a àXt àX^rO-qaetai). — 3 Sur la confection de l’eau lustrale : Euripid. Herc. fur. 928. Schol. Aristoph. Pac. 959. Athen. IX, p. 409 b. Cf. les bacchantes romaines, cum ardentibus facibus decurrere ad Tiberim (Liv. XXXIX, <3). Eau « de trois sources » additionnée de sel et de lentilles (Menand. ap. Clem. Strom. VII, 4, 27. p. 303 Svlb.). On n’entrait pas dans une enceinte sacrée, etàw >.v iuçt££avTYiçtttv (Pollux, I, 8), sans s’étre aspergé : àv uicspfaéyot e? jxr, àyveuot,
C-<TS0VTE5 nejtpjraivo'teeOa, *tX. (Hippocr. Morb. sacr. 2) : — |a*i dtriv/ai eîffw t*ùv -tçi^av-cîj^tüv, oart; jx>( xaôapd; itrti yEtpaç (Lucian. Sacrif. 13). L’autel et les assistants purifiés par aspersion (Hcsjch. s. v. $aXtov. Athen. Z. c.), vdpm 'EXXijvixÇî, c’est-à-dire, usage païen (Sozom. VI, 6). T à. wpb TÙiv tepwv Tîept^&avTiQÇia xaOaçpot ‘/ta. (Pollux, I, 32). A Rome, Catilina, après avoir tué M. Marius Gratidianus, se lave lc9 mains :.r, *Eptpç«v?y)çto> -où 'AicôXXwvoç (Plut. Suit. 32). Le delubrum romain a pu être synonyme de yéçvt<!» ou iccpipfavTqçiov : sens oublié par les étymologistcs. Sur l’installation des rcotôjavr/.ç-.a, voir K. Botticher, Tektonik , IV, p. 48 sqq.
LUS
Fig. 4681 - A&pcrsoip.j
tlg. 4685) doué d’une vertu analogue i, ■ vi.T". C’est de cette face,, qWb »» ,||
Rations qui purifiaient l’autel ],.s • aux ltisl
assistants. On sait qu’à Rome el N
des insignes des pontifes [pontifices ,,dlsail Wi simple rameau, mais un instrument spéci -fi pll's ^ fréquemment représenté sur les monnaies '(!|n s°Upill°n, reconnaître, parmi d’autres objets servant ■' qU °0 pe1 plusieurs bas-reliefs (fig. 4682) 1 <ni * "Re, dans 1 et, celte fois, à usage chrétien, dans une peinture des Catacombes (fig. 4683) 8. Il leur appartient surtout comme symbole des purifications accomplies sous leur surveillance par les Vestales [vestales]. Les Vestales n’étaient pas seulement chargées de purifier le temple de Vesta et ses appartenances et de procéder en personne le cas échéant, à d’autres lustrations solennelles8- c’est J leurs mains pures qu’était confiée la préparation des ingrédients dont l’usage était obligatoire dans un grand nombre de lustrations rituelles. Telle était la mola misa (ou mola cas/a su/sa , far pium), gâteau de farine salée, dont les miettes, égrenées sur la tète des victimes « im’ molées » au nom de l’État, leur conféraient la pureté légale10. La confection de ce charme magique avait lieu seulement trois lois l’an (15 février, 9 juin, 13 septembre), mais les préparatifs en étaient longs et minutieux. Le sel brut devait être broyé dans un mortier, puis cuit au four dans un vase d’argile dont le couvercle était lu té au plâtre. La masse fondue était alors découpée avec une scie de fer et conservée, dans une grande jarre, au garde-manger (penus) de Vesta. L’eau devait être puisée à une source, et non amenée par des tuyaux. La farine provenait d épis cueillis par les Vestales du 7 au 14 mai, dont le graijj était torréfié, broyé au pilon et passé à la meule, toujours!
par les Vestales en personne11.
L’eau ne déterge que les surfaces : 1 action pendrant® et irrésistible du feu faisait de lui le purificateur paj excellence 12„ Ce dieu d’Héraclite et des Slo'ù i|,|is
Fig.
4683. — Aspersoir.
avait
— 4 Bas-relief du Vatican ( Arch . Zeit. 1847, pl. iv). J 1 c*nlm' ^ iioi mani ct de j à figures rouges (Gerhard, Akad. Abhandlungcn , pb LXl11’ 11 ‘ I
Witte, Élite céramogr. III, pl. lxxx; Monum. Inst. ^ /lUfnida
roratas laurea misit açMas(Ovid. Fast. IV, 728; cf. ^ (jc pesie, par d^ I
(Juven. II, 158). Cf. Plia. XV, § 135. Les Milésiens purifiés, e“ leï"pj?. ooo |
aspersions Sàsvr.ç y.XâS*nç (Clem. Al. Strom, V , 4, 48, p. -43 S> '• |ut.^ra|jon.s funé- ]
pas une exception (Serv. Aen. VI, 230), mais .réservé P0"1 ^ ^ s Perretfj I
raires. — 1 Clarac, Musée (Je sculpture , pl. 220, n° r,° ' . , ( nmilicatio0 f Catacombes de Home, V, pl. ix, n° 18 bis. — 0 rac . Hist. • .,,.rc [ignre aussi ■
l'aire du T. de Jupiter Capitolin). — ,f) Dans les saciiliccs1 fa-.ji (0^JSS‘ j
la farine : ir.\ S’aXçixa Xtuxà wàXuvov (Hom. Odyss. XI, -s)> ^ pl. ."ü ; |
XIV, 429); rite emprunté à la cuisine luimaiue (Hom. I "a • .1
XIV, 77). — U Fest. et Fesl. Epit. s. vv. Ador, Costa mo a ^ sa I.
p. 3, 63, 110, 158-139; Serv. Ecl. VIII, 82; Non. p. \[|, 173). Le>pl ]
quibus rebus et cultri aspergebantur ct victimae ' ’<’1 mica
employé tout chaud aux Lupercales (Censorin. 2-L F3p ,.^unis dalis lcs (Ovid. Fast. Il, 24). CL, pour l’emploi du far pi"'", lc,s Ilerc. j
de Klausen, Op. cil. p. 022, 632-034. - 12 ^ llmlm r»'Hj
927); -/o.0e/.oTix8v ,ào Tïàvxitiy tô rcyp (Scliol. AiiU. i.nncS et ast1*0^’^11 , ■
edax ignis (Ovid. Fast. IV, 785). Dans les docliincs ... . . . nar
la purification et régénération du xcIuiao; s operc p« ^ ^ Cf. Bouché-Leclercq, L' Astrologie grecque, Paris, 1-8 L, I
LUS
H , Héraklès de son enveloppe mortelle pour en déP01" l’être divin, et c’est du bûcher que s’envolaient dégaf ' v„x les mortels divinisés [apotueosis] ou le fa- VerSl >t'liénix. H purifiait moins à fond les vivants. bU r'rrndü de Démophon passe au feu par Démêler 1 a U w. , les imitations littéraires2, mais point d’appli- ®U5L pratiques. On employait le feu sous forme de fuc' dont l’effet dépendait de la vertu spécifique
des substances mises en œuvre (suf'/imenta). La plus active était lesoufre (Oetov, sulfur), qui figure dans une foule de lustrations privées ou publiques3, et notamment dans la liste des suf pimenta distribués au peuple romain à l’occasion des Jeux séculaires (ci-après). Puis venaient la poix, le bitume, l’encens (fig. -468-4) \ et, en général, toutes les substances odoriférantes , soit jetées sur le foyer de
Fig-. 4684. — Purification par l'encens.
l’autel, soit incorporées à des torches (oaoeç, taedae, faces dont les vapeurs ou exhalaisons (Ôu^tigaTa), promenées avec lesdites torches, chassaient les mauvais esprits 3.
L’action du feu, qui, on l’a vu par la coction du sel de la mola salsa, purifie même les substances purifiantes1'1, se mêle de bien des façons aux rites de lustration. Son rôle dans le sacrilice est assez connu. C'est encore le feu qui crée ou exalte la valeur lustrale des cendres de certains végétaux, de certaines victimes ou parties de victimes. A Rome, la cendre des veaux brûlés aux Fordicidia, mélangée par les Vestales au sang de fOctober equus (ci-après), constituait, avec une flambée de paille de fèves, les februa casta utilisés aux Par ilia, concurremment avec les fumigations de soufre, d’olivier male, de laurier et d’ « herbes sabines 7 ».
Une vertu purifiante, indépendante de la combustion ou de l’aspersion, était attachée à certaines espèces végétales, pour des raisons dont quelques-unes relèvent probablement de la pharmacopée8. Le laurier, grâce à la rehgion apollinienne, qui aspirait au monopole de la purification aussi bien que de la révélation, était hors de pair. Comme Apollon tuait les êtres malfaisants, le laurier
éloignait les influences pernicieuses; il passait même pour préserver de la foudre, qui n osait le toucher. C est probablement la raison pour laquelle d'aucuns croyaient qu’il n’était pas permis de le brûler, et qu’il protestait par ses crépitements contre un pareil outrage®. Il purifiait par lui-même, à l’état de rameaux, — Apollon ne voulait pas d’autres balais pour son temple de Delphes - et des casuistes ingénieux avaient imaginé que le laurier triomphal purifiait les vainqueurs du sang versé ' ' . Des branches de laurier fichées en terre dans un champ
de blé le préservaient de la « rouille » 12. On se servait de rameaux comme de goupillons (fig. 4685 113. L'olivier remplaçait le laurier dans le culte des divinités chthoniennes et les rites funèbres. C’est une branche d’olivier entourée de bandelettes (Tatviat, vittae ) qui constituait lVtpEfftcuvT,, attachée aux portes des maisons a Athènes en guise de phylactère [eiresioné, pyanepsia, tuargelia]. La figue, sinon le figuier, jouait un rôle analogue14. Parmi les espèces qui ont pu être choisies en raison de leurs propriétés médicinales figurent l’hellébore et surtout la scille15. On les employait soit en nature, soit en décoction (iniofîptiypf.
Il est impossible et inutile de faire un dénombrement complet de toutes les préparations de la pharmacopée
1 Hymn, causte ?) ; idola IH, 13,
comù'11 * ‘ S ’ Mud. XVI, 37), Achille dans le feu ou dans l’eau bouillante,
cli i Ia'*<m *C 1 eau ^u lcu- De même, Ialivé purifie les lèvres d’Isaïe avec un J--1- pris sur l'autel (Is. 6, 5-6). - 3 Cf. Hom. lliad. XVI, 228 ; Mon ni | S* S,*f* ’ ^ ^eocr- XXIV, 95 (soufre, eau lustrale salée et sang de porc) ; Clcm // /' * <^rom‘ P- 303 Sylb. (soufre, eau salée, lentilles); Diphil. ap. tike II,. / sou^l,t'i bitume, scille, etc.). — 4 Bas-relief de la villa Ludovisi (An-
Hom. Jn Cerer. 234-267. Cf. le rite oriental (lustration ou holo- Acliaz filium sinon consecravit, transferens per ignem secundum fliutium (IV Reg. 16, 3). — i Vov. le thème repris pour Achille (Apollod. A poil. Rhod. IV. 865-878; cf. Schol. Ap. Rh. IV, 816; Schol.
j p h y (ni's"^61 ' Vl0* — h Purification* des temples par les torches (Eurip.
liiphilo ’r i des personnes, voir les textes précités de Ménandre et de
Claudian v ^ ** {lustrare taedis)\ Trop. V, 8, 83 sqq; Ovid. Met. VII, 261 ;
avait dérid’1 '' SM,S* ^ 8), etc., elles taedae matrimoniales (ci-après). — 6 Nu ma
— 7 qvj(| jy "n" csse purum ad rem divinam nisi tostum (Pim. XVIII, § 8). in aquam as ^ ^-0-640, 725-742. Cf. les cendres de la vache rousse employées
o/eas, t(i<>,ln>Cl S'°n*S ^um Il Y a contradiction entre l'usage : Ure marcs
(v. 74l.->). ’ ^cr^asQue Xabinas, Et crepel in mediis laurus adusta focis
sa cris cr(: ni ^ncende bituminc laurus (Virg. Ecl. VIII, 82) ; Et succensa
Pline (XV ^ \ [ nc ^ aure(l flammis (Tib. II, 5, 81), et l'assertion recueillie par Adeoquc in jirofanis usibus pollui laurum et oleam fas non
est, ut ne propitiandis quidem numinibus accendi ex his altana araeve debeant. Les torches de la deductio matrimoniale devaient être (sauf variantes, voir ci-aprcs) en aubépine (ê<x;avo;, spina). Hcsych. s. v. ; PJiu. XVI, § 75 ; Schol. Nicand. Thcr. 861 .
8 Sur le culte et les propriétés mystiques des végétaux, voir K. Bottichcr, Dcr
Baumkultus der Hellenen , Berlin, 1856. — 9 Plin. Loc. cit. — W Euripid. Ion , IH sqq. il Quia suffimentum sit caedis hostium et purgatio, ut tràdit Masurius, opinion que Pline ne partage pas (XV, S 135), quoiqu il sache que eadem laurus\ purifeationibus adhibetur (% 138), suffimentis purgationibusque (Serv. .4e». I, 329). Fest. p. 117, s. v. Laureati (ut quasi purgati a caede humana intrarent Urbem). 1- Plin. XVIIl,§ 161 (avec explication soi-disant scientifique). — 13 Pein¬
ture de Pompéi (Museo Dorbonico , VI, pl. m). — Suxôoto; 7.ij - 6 xa6âç<r.o;, tt, yùç ffuxîj ÈypioVTo tv xaGaçxnoi; (Hcsych. S. V. nuxâ^ttv) — -à yà? <xjx« [uilr/'x xaXtTaôou (Athen. III, p. 78 c). — 13 Aà'Sixat axfXXti -tçtayvt^ttv (Lucian. Necyoni. 7 ;cf. Alex. 47) ;
(lia axtX^Y! -e ;xta — 6cim T à<T5àXT«:» te (Diphil. ap. Clcm. Strom. VII, 4, 26, p. 303 Sylb.). Le superstitieux de Théophraste ( Charact . 30) a soin de dxOtXr, r, (TvûXaxt xeXeûhr ai auTov lîtptxaOajai contre le mauvais œil. L'hellébore noir, quo et domos suffiunt purgantque , spargentes et pecora , cum precationc sollemni (plin. XXV, § 49). Digitos ponds apioque lustrare (Petron. Satyr. 137). Cf. lenumération des plantes (pii croissent dans làXiroç d'Artémis et avec lesquelles Médéc fabrique des TéXîTà; xcù OûiyOXcr. xaOa^jAwv, xaOào|Aa-:a (Orph. Argon. 904* 932).
LUS
lustrale, livrée à l’imagination féconde des fabricants de phylactères [cf. amuletum, fascinum] et de recettes propitiatoires ou dépulsoires de toute sorte*. Un procédé qu on dit avoir été employé dans les initiations mystiques consistait à représenter la souillure avec de la boue et du son, et à l’essuyer pour opérer la puritîcation 2. Les amateurs de classifications, une fois la part faite à l’eau et au feu, considéraient les ingrédients minéraux et végétaux comme la part contributive de la terre. Pour mettre en réquisition la nature entière, ils s’obligeaient à trouver l’emploi du quatrième élément, l’air. Celui-ci eut pour lot les purifications symbolisées par le van bachique ^ci-après, fig. 4690) et par les figurines [aiora, oscilla, pilae qui se balançaient aux souffles de l’atmosphère3.
Mais ces poupées, comme celles que nous retrouverons dans la cérémonie des argei, n'étaient que des substituts des victimes humaines, plus communément représentées chez les peuples civilisés par des victimes animales L Le sacrifice sanglant, devenu par consentement universel le centre et point d’appui de tous les cultes 5, est l'ins¬
trument par excellence de la lustration « vm ■ vie, ou plutôt considéré comme étant la 1,cul(i de la le sang était censé céder sa force vitale à Y T
“ entrait « ™nlacl « « charger, par ,«1?' Ie« des erermes Hp î.-r. t Occulte
.les germes de mort et rnaléte que r eïd *
Mais le sacrifice était aussi, par application m CeIui'ci’ gible, Sln0n Plus morale, du même princin^ T "ltelli' tution, le moyen le plus efficace d’expier les f , SUbstU mises. Dans toutes les religions, le sacrifie* , Com' un rachat en une monnaie dont la valeur ' Unl est suivant le nombre, l’espèce, le sexe et l’à,e T gr,adllée Le coupable, au lieu de payer avec sa vie éteint en o tirant celle de ses semblables ou d’animaux recon ^ propres à ce rôle de substituts (hostiae animale* Tl de la, de ce double emploi du sacrifice, lustral et expia toire, qu est née la confusion d’idées dont on „e! ! plus sortir sans rompre avec des habitudes invétérées Cette confusion, que Varron essayait de supprimer en ramenant la lustration à n’ètre plus qu’un paiement1 s est perpétuée et vulgarisée au point de résister désor-
Fig. 4686. — Cérémonie du Dios Kodion.
mais à 1 analyse, par le fait de la doctrine chrétienne de la Rédemption, celle-ci étant présentée à la fois, en thèse générale, comme un rachat ( redemptio ), et, dans l’application sacramentelle, comme une purification, une rémission des fautes « lavées » dans le sang du Rédempteur8.
Il nous faut retourner, pour comprendre les rites de la lustration, au point de vue des primitifs. D’après les rites connus, on peut distinguer deux façons de concevoir et de pratiquer la lustration parle sacrifice. Dans tousles cas, la victime sacrifiée devient un xâflxpgx, un récipient que l’on charge, par le pouvoir des formules, de toutes les tares à supprimer, de sorte que, en le détruisant, — le plus souvent, par le feu, — on anéantit les souillures avec leur support matériel9. Mais la lustration par le sang exige que la victime soit pure au moment de l’immolation, comme dans les sacrifices ordinaires. C’est par la lustration même
1 En général, qu.aecumque purgamenti causa in quibusque sacrificiis (au sens général du mot) adhibentur, februa appellantur (Fcst. Epit. p. 85, s. v. Februarius ). Cf. ilola salsa, Tus, Sanguis, Vérbenarum suffitio (Arnob.V, 3); verveine (veçuriefsiiv, .'tfaSo-rùvr.), fougère (àSiVvvov), etc.(Eustatl). ad Odyss.XXll, 481. Plut. Sympos. 1, 1,4).
- Harpocr. s. v. 'Arojiàvruv. Demosth. Coron. 259. — 3 Omnis autem purgatio aut peraquam fit, aut per ignem, autper aerem... ut nunc per oscilla (Serv. Georg. Il, 389). jXam triplex est omnis purgatio : aut enirn in terrapurgantur... et haec igni dicuntur purgari. lgnis enim ex terra est... Nam aut taeda purgantur et sulphure I lerrc ct feu], aut aqua abluuntur, aut aere ventilantur, quod erat in sacris Liberi (Serv. Aen. VI, 741). C'est la théorie des éléments ramenée à la trichotomie stoïcienne. * Le totémisme renverse, de l’animal à l’homme, ce processus de la substitution. Cf. à Hiérapolis, les enfants sacrifiés comme « bœufs » (Lucian. Dea Syr. 58). 6 Idée développée avec une logique féroce par J. de Maistre, Eclaircissements sur les sacrifices. — 6 Cf. l'expression to S.y 05 (Herod. VI, 91).
que le sang se souille et que le corps exsangue se charge des maléfices. Le sang des victimes a toujours un effet utile, expiatoire ou propitiatoire ; mais il n’est réellement un xa0app,ôç, un engin matériel de purification, que quand il y a contact, réel ou présumé, du sang avec la personne ou l’objetà purifier. Le contact peut être établi par onction ou aspersion, ou encore par la peau de la victime, endossée comme vêtement, prise comme masque, foulée comme siège ou support quelconque10: rites du dios kodion (fig. 4686) 1 *, des Lupercales et du mariage romain.
Il l’était pleinement dans le baptême du sang taurobolium], importé d’Orient dans le monde gréco-romain, cérémonie répugnante qui est restée confinée dan^ les cultes orientaux. Ce mode de lustration n est guère applicable qu’aux individus ou à des objets définis d présents. S’il s’agit de purifier des collectivités 'arlil?'
7 Voir ci-dessus, p. 1406, 7. — 8 Voir dans S. Paul ( Bebr . 9, 22) la
iv êv at>aTi icâvTa xaOapi-,*
Le sang de, l’Agneau de
oJxoufAiivrjç àiràirvjç xotvoç yéy ove xaûap|/.éi; (lo. Chrys.. De COTlSubst . o • Ai ^ ^
le prêtre immole tov Kûotov, dont le sang jaillit sur les assistants ^ 7 ^ pr0.
ocvt<r<ro{uvouç aV|xaTt. Io. Chrys. De Sacerd. III, 4) : excès de langage ,>
celui lias
de J.-C. aux victimes de l’ancienne Loi : xat <x y
■rbv vojaov, xat ywp'tç aîptaTexyuata^ ou ytveTat aiea:
voqué par une comparaison latente avec le taurobolc. Lasaulx >ou étudie « les sacrifices expiatoires des Grecs ct Romains, et leui 1 aPP
t, avec
du procédé, ut lues publia »>
du Golgotha ». — 9 Ou avait encore conscience du pro,-.-..-, -- ™ temps
hoslias verteretur (Serv. Aen. 11, 140), lorsqu'on immolait des vid"' ^ ^ jjjj d’épidémie. Cf. la substitution volontaire par devotio. 10 ' 011 |,mjp Plioen. et de sanglier et{ àviimuim vîlv Êsvwv dans la maison d’Adraste (»c 1 • coilection 410), et, ci-après, le A, b; xûSto». — 11 Peinture de vase : hydi ie '<
Dzialynski (de Witte, Antiquités de l'Hôtel Lambert, pF xxll)‘
(,t eSpaces quelconques, ou l’air ambiant, le deS x.ünics maléfices s’opère sur les victimes vivantes, ■ recueillir les « miasmes » et sacrifiées à
menées pour
P1 . r pe sacrifice peut même être eflicace sans
létal impur.
gtre consomme
des péchés à donnée h son avec le temps à la rigueur
Il suffit que la victime, véhicule vivant effacer, soit déportée hors du pays et abandestin Le sens des cérémonies s’oblitérant cette logique ne fut pas toujours appliquée : nous rencontrerons des lustrations collec-
■ q je caractère mixte, où, les victimes étant immolées ures ieurs entrailles ou leur peau étaient promenées ensuite, ou encore, inversement, exposées devant un défilé dès personnes à purifier. Enfin, il est des sacrifices, de rite mal connu, dont on ne saurait dire s’ils étaient offerts à fin de lustration, ou comme rachat expiatoire.
C’est à l’étude spéciale du sacrifice [sacrificium] qu’il faut renvoyer le détail des règles concernant le choix et la purification préalable des victimes. Notons seulement que le sacrifice humain estle plus efficace de tous, et que, parmi les animaux, certaines espèces avaient à un degré éminent la vertu lustrale. Tel le porc, surtout jeune (pplsxo?, yoipioiov, oeX^alj, opOayopiffxoç), qui figure presque seul dans les sacrifices expressément désignés comme purificatoires (yoipoxrôvot xa6app.ot) 2. C’est au point que Varron considère le sacrifice du porc comme le premier en date et propose de dériver sus , uç, olim 93;, du verbe ûikv, quod est immolare 3. On attribuait sans doute à cet animal, avec une vitalité abondante et communicative , une aptitude éminente à devenir un xà9app.a (fig. 4687) L Pour certaines lustrations solennelles, les Romains adjoignaient au porc la brebis et le taureau ( suovetaurilia ), à la mode homérique 6 ; les Grecs pratiquaient, avec e Porc 0u verrat (xcbrpoç), le bélier, le bouc, le taureau, es combinaisons diverses, mais toujours en raison tcrn.ii ! . Cette triade animale constituait le sacrifice
parfait flvTeXvj;). Le chien, favori d’Hécate et nourri par e avec les xa9ctpp.aTa des carrefours, avait aussi une uirlu purifiante, utilisée dans les lustrations magiques PP1 fieptffxuXaxnjp.oi A Rome, le sacrifice du chien P" mi par le rituel aux lustrations des lupercalia,
de déportai ion ,m^9Sa'le r'es Hébreux (Levit. IG, 20-26), et, ci-après, les divers cas — 2 Aeschyl E ' °ni-r'S 'PS ?*PI***“0' ordinairement terminés par noyade en mer. Mntpuri adsacr T '' S<M- 3 Varr. B. rust. II, 4, 9. A dix mois, les porcelets
excipients dos Ap Cl aPPellant ur abantiquis sacres (II, 1 ,20; 4,16).Cf.les porcs, ture de vaso • ]é™TS noyés in mare tMatUl- 8, 30-32 ; Luc. 8, 27-33). — 4 pein- !)'. — 8 n0ni q] -^'isée d Athènes (Heydemann, Griech. Vasenbilder, pl. xi, Arist. lqut .819 .r" *’ 1il; XX1II>27&. — 8 Demosth. In Arislocr. G8. Schol.
Mystique du nombreT"'**1*' ai'SS' 8uI'a ‘VTtX,i’ 1 hécatombe (Schol. ibid.). La vertu “«•ijjio. vinsj 4 f’*us l°ylp raison de 3x3) s'ajoute à l’effet spécifique des
hl*trat (0,-id Me't vj|P“ri<,antEs?n- terque senem fl anima, ter aqua, ter sulfure locateurs d'Oreste On '‘r^' VIII, 74-77, et (ci-après) les neuf puri-
hepties Submerso fl " ret,con^re aussi le nombre 7, recommandé par Pythagore digitum U saunJn 5 ’ APuL MeL XI. »)• Cf. Levit. 4 , 6 (t cum intinxerit
Char • 30 (ci-dessus n 60 8eptiesî' ~ 1 Q ■ Rom. 68. Cf. Theophr.
t I; Catapl : (■ ’ ISh et<u-après, \nlustratio exercitus.— ULuciau. Dial.
i®uf : Et veniat ni, î<“^aé'T‘0lJ Seïtcvov tv tçiôSm xttfiivov). Usage
ae ustret anus lectumque locumque, Praeferat et tremula
LUS
des robigalia et à la cérémonie appelée augurium conarium. Le cheval était une victime de prix, réservée à un très petit nombre de divinités et en de rares occasions. Nous n avons à retenir ici que le sacrifice annuel de
I October equus (ci-après) à Rome, qui est bien une cérémonie lustrale, le sang de l’animal étant distillé sur le foyer même de la cité.
C’est dans les cultes exotiques que l’on rencontre la purification par les œufs, recette qui a pu s’introduire avec les superstitions relatives au culte d’Hécate et être justifiée après coup par les considérations à longue portée dont les mystiques étaient abondamment approvisionnés.
II est certain que les œufs ayant servi aux lustrations faisaient partie des « dîners » servis à Hécate dans les carrefours8; il l’est moins que la vertu purifiante de l’œuf tînt à ce qu’il était un microcosme, germe de vie et symbole de la vie universelle9. En tout cas, on croyait que l’œuf, comme êLre virtuellement vivant, absorbait les maléfices. Clément d’Alexandrie réfute cette opinion en disant que les œufs employés à ces lustrations auraient dû en être stérilisés, conséquence démentie par l’expérience 10.
Il suffira d’indiquer ici en passant la casuistique, ébauchée par les anciens, allongée parles modernes, concernant les substances qui tireraient leur vertu de la substitution symbolique à d’autres symboles. Des abstracleurs de quintessence avaient trouvé que, pour purifier, la pourpre, tirée de la mer, remplaçait l’eau de mer, et le lin, l’eau courante11 ; ou bien, songeant que si le lin aime à être arrosé et roui, le roseau croît en pleine eau, ils assuraient que les roseaux purifient à merveille12. Mais la pourpre représente bien mieux encore le sang13 : de là l’idée que couvrir les morts 14 ou habiller les soldats de manteaux rouges1" est une façon de s’acquitter envers les uns et de « dévouer » les autres aux puissances infernales, ou que les bandes de pourpre cousues à la trabée romaine sont une survivance de rites expiatoires16. De même, si le lin est symbole de pureté, la laine représente la peau de la victime, douée de vertus expiatoires empruntées à la victime ; d’où explication des bandelettes de laine qui entourent l’eipsffiwvT), du fil de laine qui attache Y apex au bonnet des flamines 1 7 [flamen", ledit bonnet étant en peau ( pileus ), ou de couleur rouge ( tuf u/us ), et agglomérant ainsi quantité de propriétés lustrales ou propitiatoires, y compris celle du végétal formant Yapex ou tressé en couronne. La couronne aurait aussi par ellemême une vertu symbolique, et de même le voile, qui, rabattu sur la figure du sacrificateur, fait de lui une manière de dévolus ; autant de formes d’expiation ou
sulfur et ova manu (Ovid. A. amat. II, 329). L'archigalle menace la femme superstitieuse, nisi se centutn lustraverit ovis (Juven. VI, 318). Le grand prêtre d’Isis purifie le navigium mystique taeda lucida et ovo et sulfure (Apul. Met. XI, 16).
— 9 Cf. l’œuf cosmogonhpie des Orphiques : l'œuf mundi simutacrum pour les initiatas sacris Liberi Patris (Macr. Sat. VII, IG, 8). Abstinence pythagoricienne des œufs, assimilés auxxu«tiot (Plut. Sympos. II. 3). — 10 Clem. AL Strorn. VII, 4, 26, p. 303 Sylb. — U Serv. Aen. XII, 169. Cf. Bouché-Leclercq, Les Pontifes, p. 109.
— 12 Serv. Aen. VIII, 33. — 13 Serv. Aen. VI, 221. — 14 plut. Lyc. 27. Polyaen. IV, 43. Clem, AL Protrept. p. 12 Sylb. Serv. Aen. III, 67. Cf., à Rome, le censorium funus. — 16 Plut. Ibid. Cf. Isid. Origg. XIX, 22, 10, s. v. Jlussata. — 16 Idées repoussées par Lobeck, Aglaopli. p. 1237 f ; reprises par 0. Grappe, De Cadmi fabula (Berol. 1891), p. 12, et par Samler, BOm. Sühnriten (in Philol. LVI [1897", p. 394-398). Cf. l'usage du ricinium chez les Arvales, et la « prætextc lustrale » d’Iguvium. — O La laine et laper sont februa (Ovid, Fast. II, 21-26). Les fPia z-jiià dans les xaOapjxot (Clem. AL Strom. VII, 4, 26, p. 303 Sylb.) ! eviot xçôxtn xaOat£0y?ae (Phot. p. 133). Emploi de Içiou xoxxtvou avec « le sang des veaux et des boucs et l'eau et l'hysopc » dans la lustration du peuple hébreu par Moïse (Paul. Bebr. 9, 10),
d’ànorooitata *. Le prêtre ne marche que hérissé de défenses contre les maléfices et comme en état do lustration perpétuelle.
Quel qu ait été 1 instrument de la lustration, il est luimême chargé des souillures qu'il a enlevées, et, comme tel, on 1 a dit plus haut, chose impure. Leur office rempli, les xaQapgoi, devenus des xaSdouara ou xaOâpa-ia, doivent disparaître. La crémation est le mode préféré. Le leu de 1 autel consume les chairs des victimes, qu'on ne mange jamais dans les sacrifices cathartiques2 : elles sont traitées comme les êtres ou objets dont le contact ou la présence répand autour d'eux les maléfices3. Les liquides employés en aspersion s’évaporent : les scrupules ne viennent qu'à propos des liquides et mixtures diverses ayant servi aux ablutions, onctions, fomentations, embrocations rituelles, ou des objets qui ne peuvent être aisément détruits. Ceux-ci, ainsi que les victimes non consumées, étaient rejetés hors du domaine purifié ou possédé par l’être purifié, de la maison, de la ville, du territoire (l;opiÇsiv, ÛTtepopiÇetv)., et, en ce dernier cas, le plus souvent noyés en mer4. Les Grecs n’ont pas abusé de la logique qui avait conduit les Perses à chercher pour les cadavres une sépulture qui ne souillât ni la terre, ni 1 eau, ni le feu, et qui aurait rendu les lustrations même impossibles. Les eaux courantes n'étaient pas censées contaminées par les baignades rituelles, et il n'y avait même pas interdiction formelle d'y jeter les xaOâpcrtx. Un affluent de la Néda, en Arcadie, s'appelait Aup.aç, parce que les Nymphes qui avaient assisté Rhéa dans ses couches y avaient jeté les xx0xpp.xTa ou Xégava employés à la purifier 3 : légende née évidemment d’un usage qui n'était point légendaire. On disait bien que l’odeur infecte des eaux de l'Anigros (Triphylie) venait de ce que Mélampus y avait jeté les xxSxpa’x avec lesquels il avait guéri les Prœtides ; mais cette eau guérissait les maladies de peauc. On retrouve la légende de Mélampus, avec les xaôxpffta, à Clitor en Arcadie7, à propos d'une eau qui guérissait de l'ivrognerie. Un autre moyen de faire disparaître les xaOàpfftcc était de les enterrer : c’est ce qu’on avait fait, paraît-il, à Trœzène, après la lustration d’Oreste8. On recommandait de creuser un trou pour y verser les lotions qui avaient servi à laver des cadavres ou à purifier des Èvaysïç9. La Circé d’Apollonius de Rhodes fait simplement porter hors de son palais les Xégar* qui ont servi à purifier Jason et Médée : le poète ne s’en inquiète pas davantage10. Virgile nous renseigne mieux : sa magicienne ordonne à Amaryllis de « porter dehors les cendres et de les jeter par-dessus sa tète, sans se retourner, dans une eau courante11 ». L’essentiel était de tourner le dos à la direction dans laquelle on jetait
1 Voir H. Dicls, Sibyll. lilütter , p. 120-123; Sam ter, Der Pileus der rom * P ri es ter (in Philol. LUI [1894], p. 535-543); S. Reinach, Le voile de l'oblation ( C . II. Acad. Inscr. 1897, p. G44-C58). Il faut se panier de vouloir réduire ce symbolisme à l'unité. La couronne était portée non seulement par les sacrificateurs, mais par les victimes ( coronata lustrari agna : Juven. XIII, 03); par les animaux en fête [coronatis asellis : Prop. V, i, 21 ; cf. Plut. Qu. Boni. 40 ; boves coronato capite: Tib. II, 1,8); par les orateurs à Athènes, les vainqueurs, etc. De plus, elles représentent des capita de dieux ou de morts (cf. i.ectistfrxium). — 2 Holocauste à Zeus Milichios, z*cptü> vôjMa (Xenoph. Anab. VII, 8, 4-5). Dans les sacrifices « communiels », on ne brûlait que la part des dieux. Un scoliaste assure que I on mangeait jusqu’à la peau des bœufs immolés à Y Ara maxima (Interp. Serv . Aen. VIII, 183). Sur les rites des « Speiseopfer » et des « Sühnopfer », voir P. Slengel, Die griech. Kultusaltert . (2° éd. 1898), p. 97-118. — 3 Les monstres étaient brûlés avec des bois d'arbres « malheureux » (Macr. Sut. III, 20, 3) : -rà TepaTwSr, et r’àyptotç exatov çôXotç (Anecd. Bekk. p. 10). De même, les mauvais livres, infelicibus ustulanda lignis (Catull. 36, 8), t-ûW, ouxcvuv (Lucian. Alex. 47). Ainsi furent brûlés les libri Numae, igné a victimariis facto (Liv. XL, 29), etc.
UJS
les xaOâpcta et de ne plus les regarder12 • toute attache et obviait à toute fascination ' r°mPail Toutes les substances précitées ont magique, qui leur est incorporée par des « Jn formules13. L’étude des lustrations n'es
n< puissance
est r ' a'meS ” 0u de l'histoire de la magie. Ce qu’on appelle comm magie n’est qu’un reliquat disqualifié, ‘"""‘ment
1 formes
mal famée et souvent proscrite des plus anciennes' i''1''06 du culte. Les cultes reconnus et ouvertement r i se sont affinés peu à peu par l’introduction morales et par une interprétation moins grossière i ? vertu des symboles. Les formules se sont appelées Jf vœux, supplications : on a cru que leur efficacité dé T' dail de la miséricorde des dieux auxquels elles s’aX"' saient14 et que ceux-ci tenaient compte de l’intention dêl ceux qui les prononçaient, tandis que la magie gardait le secret des incantations (èirojoat, carmina ), des formules impératives, qu’on supposa dès lors adressées à des génies mauvais, en vue d’œuvres malfaisantes. Il s’est formé ainsi comme deux séries parallèles de divinités et de rites, dont l’antagonisme apparent fit oublier l’origine commune : la religion et la magie. A part Hécate, que la religion n’avait pas tout à fait répudiée, les divinités magiques sont ou réputées étrangères ou innomées. La religion choisit, parmi ses dieux, les plus aimés pour en faire des divinités secourables, celles auxquelles on. s adressait pour infuser aux instruments de lustration leur vertu purifiante. Celle-ci était vagueqient surchargée de l’idée de pardon, d’absolution des fautes : mais cette idée, il faut y insister, est restée accessoire. Lu plupart des lustrations privées n’ont pas cessé d’être magiques, et celles mêmes qui faisaient partie des rites religieux n’avaient pas dépouillé pour cela leur caractère originel. Quand les Grecs racontaient que Zeus, le MsiXfyioç par excellence* avait de ses propres mains purifié Ixion, ils affirmaient par un exemple typique la nécessité de la purification matérielle. L’IXaugd;, qui éteint la responsabilité, ne suffit pas ou n’est pas obtenu sans le xaOappwç, qui enlève la souillure contagieuse.
Ces observations préliminaires nous dispenseront d’interpréter dans le détail lesriLes que nous allons rencontrer. La distinction fondamentale entre la purification et l’expiation étant bien établie, il n’y a pas d’inconvénient à appeler « expiatoires » les rites de purification destinés j à effacer une souillure connue, et « propitiatoires » 1 1 uX | qu’on emploie d’uni1 façon préventive, pour écarter des maléfices possibles, ou pour dissiper des maléfice» sup posés actuels, mais de cause inconnue. Ritesexpi.il"11'et propitiatoires seront considérés comme appGca tantôt aux individus, tantôt aux êtres collectifs.
Les cendres mêmes des xaôàçjxaTa. sont impures (Theocr. XXIV. Il ^ri/n/li \Wi VIII, ICI. Lucian. Loc. cit.). — 4 Cf. Pausan. VIII, 41. 2 ; Val. F a< ■ ^
443, et les usages relatés ci-après. Les œufs (ci-dessus, p. ^ ]rs ' ù'.Aÿy-*
lîeourciap/oi (ci-après) étaient simplement jetés dans les carrofoms. *' ^ ^ solirro du ou ’Ex«t«Z« (Harpocr. s. v.). — 3 Pausan. V^III, 41, -• ‘ m >
Ténare avait été polluée à jamais par un lavage non rituel ( f , (|ans une grotte
C0n,mP"L6fleuve
G Strab. V III, p. 346 ; Pausan. V, 5, 1 0-4 1. La cur
voisine, celle des « Nymphes Anigrides », s’achevait dans I < tg • 1 iti 9 /-
- ’ “1 o ri .. M Ot 4 1 — 9 Allirn- U\.
8 Pausan. II, 31, Il