‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 135 sur 275 · I-Ig. 4697. Zcus Lykaios et Pan · texte numérisé non relu

I-Ig. 4697. Zcus Lykaios et Pan

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OXuu.7tta 6, ’AffxXvjTrfeia 6, Négeta, etc.7. Or, la seule association religieuse qui pût, au v‘: siècle, émettre en Arcadie des monnaies à la légendé ’ApxaStxôv, au type de Zeus Aëtophore et d’une déesse jeune (Despoina ou Artémis), est évidemment l’amphictyonie arcadienne qui enlretenail les sanctuaires du mont Lycée et célébrait les jeux Lycéens. Pour toutes ces raisons, l’ancienne attribution proposée par Leake et Curtius semble devoir être maintenue contre celle qu’ont soutenue MM. Imhoof- Blumer et Gardner8. Ajoutons enfin que ce sont bien les dieux lycéens qui figurent sur les monnaies de la Ligue arcadienne frappées à Mégalopolis après 3709 (fig.4697) et ensuite sur les monnaies particulières de Mégalopolis enlre 234 et 14610: elles présentent d’un côté le profil de Zeus Lykaios, de l’autre Pan Lykaios (fig. -4698).

Le culte de Zeus Lykaios n’apparait en Arcadie, Hors du Lycée, qu’à Mégalopolis et à Tégée ; il passa aussi à Cyrène, où une colonie arcadienne fut fondée par le Mantinéen Démonax11 vers 530 av. J.-C. Il y avait à Tégée un autel de Zeus Lykaios, voisin d’un autel de Pan12. Cette installation date probablement d’une époque où Tégée voulait jouer le rôle de capitale de l’Arcadie. A Mégalopolis, sur l’agora, il y avait un péribole de pierres entourant un hiéron de Zeus Lykaios; c’était un abaton : on y voyait à l’intérieur deux autels du dieu, deux tables, deux aigles et une statue de Pan Sinois12. Ce sanctuaire mégalopolitain n’était, en somme, qu’une copie de celui du mont Lycée: peut-être les deux aigles de Mégalopolis étaient-ils ceux-là mêmes qui surmontaient jadis les deux colonnes du sanctuaire lycéen u. Il semble, en effet, qu’à l’époque de Pausanias la fête lycéenne était déjà transportée à Mégalopolis. Strabon 15 dit que, de son temps, le sanctuaire de Zeus Lykaios n’était plus guère fréquenté. Les expressions de Pausanias à propos des deux aigles semblent indiquer qu’ils n’étaient plus en place et que les jeux Lycéens, qui se célébraient autrefois

° àpyatov) dans le hiéron de Pan Lykaios, ne s’v donnaient plus de son temps. Ce fut peut-être à l’époque où lut inauguré en Arcadie le culte des empereurs que le sanctuaire du Lycée fut dépossédé au profit de Mégalopolis ; si les anciens sacrifices de l’autel du Lycée furent peutêtre changés, la fête lycéenne, transportée à Mégalopolis, fut jointe à celle des Caesarea 16. A Cyrène, Hérodote mentionne une colline de Zeus Lykaios17, et l’effigie du dieu, identique à celle des monnaies fédérales de l’Arca-

Fig. 4-G98. — Zeus Lykaios et l'an.

tiennent à des noms propres de graveurs ou de magistrats monétaires. — 10 Gardner, Catal., p. 188, pl. xxxv, n» 10. — U Herod. IV, 161 ; Diod. VIII, 30. — 12 Paus. VIII, 53, 11. — 13 Id. VIII, 30, 2. — 14 Voir ci-dessus, p. 1432. M. Bérard supposé (Cultes arcad. p. 91) que le sanctuaire urbain fut garni avec le tabernacle du hiéron lvcécn. Celui-ci ne fut pourtant pas complètement dépouillé, puisque l'autel môme et les colonnes restèrent en place au sommet du Lycée, et qu'on continuait les sacrifices secrets du vivant mèmede Pausanias (lâoueiv). Les TçàrjÇcude Mégalopolis simulaient en petit les xiovtç du Lycée et les aigles eu nombre égal (feoO aux tables n’étaient autres que les deux aigles mêmes du Lycée. La tribu mégalopoli laine des AuxacYTat avait sans doute été constituée avec les habilauts prélevés sur la région du Lycée (Loring, etc. Excav. atMegalop. p. 139, n» 20).— 15 VIII, 388.— 16 Décret de Mégalopolis en l’honneur de M. Tadios àywvoIltTijjavTa tSv Avxaiuv x«è. al Me-

galop. p. 139, n» 26). Décret de Mégalopolis déposé dans le sanctuaire de Despoina à Lycosoura, et conférant à un Mégalopolitain la proédric aux Lykaia et aux Caesarea (vtfoeSflav iv te toT; A-jxnioi; («ai?) K«ieajYjoi((Léonardos,-Eç. àjx<xi°k.t896, p. «18. 1 31). - 17 IV, 203. Sur lc rôle du Mantinéen Démonax, envoyé parla Pythie à Cyrène vers 550 en qualité de »«t«fTurtiif, voir Herod.1V, 161; Studniczka, Cyrene, p. 15 et 98 • Fougères, Mantinée, p. 333; Maass.Aa/bmnc/ios u.Kyrene, //ermès.XX V(t890) p.40l.'

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ilio, parait sur les monnaies cyrénéènnes du 111e siècle av. J.-C. On reconnaît aussi Zeus Lykaios assis sur un trône monumental, formé de pièces de bois assemblées (et non de grosses pierres) dans la figure d’une coupe de style cyrénéen (au Louvre) et qui rappelle le Zeus Lykaios des plus vieilles monnaies arcadiennes2.

111. — Il nous reste à définir le caractère des Lykaia. L opinion qu'on peut émettre à ce sujet étant subordonnée a 1 idée qu on se sera faite du dieu lui-même, cette discussion doit nous conduire à déterminer d’abord le caractère propre de Zeus Lykaios. La mythologie du Lycee met en jeu trois personnalités principales: Pan, Zeus et Lvkaon. Un premier fait est établi par des témoignages concordants et par la topographie même des ruines : c est que, si le sacrifice des Lykaia était dédié à Zeus Lykaios, les jeux avaient lieu dans l’enceinte de Pan ■. La fête primitive était donc une fête de Pan. Or Pan, de 1 aveu des auteurs, était le dieu indigène du Lycée, le plus ancien et le plus honoré des dieux arcadiens \ Le Lycée est son berceau3 et ses droits y sont antérieurs à ceux de Zeus. Son rôle propre, c’est le patronage des bergers de la montagne, la protection du petit bétail, brebis et chèvres, qui vivent sur les hauts pâturages : ces troupeaux constituaient toute la richesse de laParrhasie, et tous les Parrhasiens, étant bergers, vénéraient Pan Lykaios comme le premier des dieux 6. Dans le Latium,

1 équivalent de Pan est Faunus, que les auteurs latins assimilent a Pan Lykaios ', dont le culte, d’après la tradition latine, aurait été transporté en Italie par le Pélasge arcadien Evandre8. L’équivalent latin du Aôxatov, c’est le Lupercal, grotte qui sert de sancLuaire à Faunus ; enfin les lupercalia seraient la copie des Aôxata9 : ce sont bien les fêtes propres de Faunus, c’est-à-dire de Pan Lykaios, sans que jamais elles évoquent chez les auteurs le souvenir de Zeus Lykaios. Ces cérémonies, dont le caractère rustique s’était mieux conservé en Italie qu’en Grèce, sont essentiellement des fêtes pastorales qui ont lieu le 15 janvier. Or, l’ennemi des troupeaux confiés à Pan-Faunus, c’est le loup : la principale fonction de Pan-Faunus consiste à écarter ce voleur et ce mangeur de bétail10; aussi, en Italie, les prêtres de Pan-Faunus s’appellent-ils Luperci ( Lup-arceo , AuxofEpyT-'ç), et Lupercus devient une épithète du dieu lui-même. En Arcadie, le nom du Lycée signifie le Mont aux Louves (Aôxoetov opoç, cf. Auxôdoupa, ethnique A>jxoupà<7io;, et le nom du Parnasse Auxoépma, aujourd’hui Liacoura11. Le mot lycaon désignait une espèce de loup *2). La personnification de cette montagne hantée par les loups, c’est le dieu-loup Auxâtov qui habite le sommet : ce dieu carnassier est friand de chair humaine, on lui

1 L. Müller, Num. de l'anc. Afr. I, p. 49, n° 185 ; Suppl. Taf. i, 190; Friedlander, v. Saliet, Berl. Mùnzcab. p. 93, 252, 255 ; ilead, flist. num. 372, 373, fig. 242; Zeitschr. f. Nümism. IX, Taf. h, U, 12. — 2 Potticr, Vases antiques du Louvre, 2e série, p. 63, E GG8 ; Studniczka, Kyrene, p. 14, fig. 7; S. Rcinach, Répertoire des vases , I, p. 433, n° 2. Les anciennes interprétations de ce sujet (Promélhée, ou devin interrogeant le vol des oiseaux) paraissent devoir être abandonnées (voir fig. 782 et 4217). Le poète Alcman avait composé un hymne en 1 honneur de Zeus Lykaios (Himer. Or. V, 3). Studniczka ( Lakon . Kulte , p. 11 sq.) en voudrait déduire 1 existence d’un culte de Zeus Lykaios à Sparte (cf. Wilamo- \\ ilz-Mollendorf, H orner . Untersuch. p. 285). L'attribution à Apollon Lykios par le même savant (Ibid. p. 73) des Aûxauc. mentionnées oar l'inscription du Corp. inscr . y/-. n° 1431 est assez singulière. — 3 Voir plus haut, note 10 p. 1432. — 4 Voir les textes réunis par Immerwahr, Kulte u. Myth. Arkad. p. 194 sq. ; Dclacoulonchc, Mém. sur l’Arcad. p. HO. — o Serv. ad Virg. Georg. 1, IG. — c L’identification de Pan arec Hélios, qui s autorise d’un texte de Macrobe ( Saturn . I, 22), a fait croire que Pan était originairement le soleil lui-mème (Bérard, Cultes arcad. p. G2). Mais cette assimilation paraît résulter de la fausse étymologie «ûwv. Pan n’habite pas le I

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sacrifie un jeune garçon de la région | redoutable qui s’oppose à Pan, le génie ftvor kT ° comme Gacus, voleur de troupeaux s-01 , eelféco*d, Latiun, à Faunus ( Favinus ), le bon génie mT’ dans le s.t.on de leurs natures, Pan et Lycaon voisiner',' °PP°' meme montagne et leurs rites étaient célébré , T la

époque. Les Aôxata comportaient le sacrifia U mêltle

et c™el 11 Lycaon, et probablement aussi des brebis et de chèvres à Pan, suivis deZ* T T **** à Pan n’est pas mentionné par les auteurs qui o7rIu des Lykaia, c est que toute leur attention s’est non • ‘ J

l0. nl; ie P|US Tel était, «mllci-u i L”

gme e caractère naturiste et farouche du culleivcé!

1 an et Lycaon personnifiaient le double rôle de K 1 montagne, à la fois nourricière et meurtrière.

A cette forme primitive se rapportent certains traits de a legende lycéenne : le caractère inhumain de Lycaon la coutume des sacrifices humains, le mythe de la lycanl thropie, ou métamorphose en loups des gens ayant goûl la chair humaine du sacrifice, l’isolement inabordable de 1 enclos réservé au dieu sanguinaire, le mystère de ses] rites, la stérilité qui frappait les femmes enceintes ou les] bêtes en portéequi entraient par mégarde dans l’abaton u] Aucun de ces traits, qui s’expliquent très bien - par un culte animalier du loup, considéré comme la personnification de la montagne, n’a le moindre rapport avec Zeus. I Les érudits qui ont tenté de les adapter à ce dieu ont été I obligés à des transformations peu plausibles de sa personnalité : de cet habitant des hauts lieux, ils ont dû ; faire un dieu infernal14. Tel est donc l’élément propre- j ment indigène, local, pélasgique et parrhasien du culte j lycéen. L’installation de Zeus au sommet du Lycée est postérieure à celle de Lycaon. Ce dieu panhellénique est ! venu du dehors, peut-être de Dodone ou bien d’Achaïe par la vallée de l’Alphée et par Olympie (le culte messé- 1 nien de Zeus Ithômatas paraissant être une réplique de celui du Lycée, avec les mêmes sacrifices humains). Les I traits et les attributs propres de Zeus l’accompagnent au Lycée : Zeus est le dieu des sommets baignés de lumière, I d’où les deux aigles dorés qui surmontaient les colonnes I de son sanctuaire situées vers l’orient, devant son autel, j il siège en plein éther et l’ombre est inconnue a 1 inlérieur de son téménos13. Maître de l’atmosphère, il coin- 1 mande aussi aux nuages; son prêtre, près de la source I Ilagno, est un « faiseur de pluie ». Il est impossible ei méconnaître à ces traits les caractères d un dieu ®l l’éther13. Zeus prend donc la place de Lykaon et le redui^ I au rang de héros. Comme il arrive d’ordinaire en parei cas, l’absorption se traduit par le fai L que le nom primitif se transforme en épithète du dieu |ll,in

, . fPornlivr. De an. 20).

sommet des montagnes, mais les cavernes des versants i, . \rchiv file heli- I

est bien, par nature, un dieu-bouc et un dieu de bergers (Kosi ^ IuWacos; I

gionsw. I, 1898, p. 43-91). — ’ Horace, Od. I, 17, 1. Voir ; Dion. ■

Roscber, Lexicon , art. Faunus et Lupercus. 8 Gion. ll ^ pj011. Halic. I, I

Pcrieg. 348 ; Liv. I, 5 ; Justin. 43, 1,0. — » Virg. Aen. \ I». ’ Georg. 1, I

32 ; Plut. Cacs. G1 ; Quaest. rom. G8 ; Justin. »3, *, »• ,por5Chm^, *• I

16 ; Myth. vat. III, 8, 1 ; Plut. Qu. rom. G8. — 11 Ed. ‘ .H|nlctlre que A» I

p. Gl) soutient encore l’étymologie lumière. Mais C01 ; uB j„irpil concept I

populations primitives aient eu l’idée d’un Mont de lu ^U"'U* p^m jjist. nat. 8> :|4|B ni une pareille toponymie ne semblent acceptables. ^ — il II. C-

53, 123; Mêla, 3, 9, 2 ; Solin. 30, 4. — 13 Scho1' Griecà.

Millier, Mythol. der Griech. Staemme ; Gfirrcs (SM- rapport avec l>’*

i. n. 36) considère les Lykaia comme une fête f.mèwt, <«*!

ssiludes de la végétation. Cf. Car itologia, p. 183). - l» Pans. VIII, 38, G; Theop. ap '.est. gr. 39, p. 300 c i2), p. 701-709.

fête funèbre, en '“l'I"”

rlo Pascal, Mito di Licaow J 7 . ,>|„t.

. ap. Polyb- avi, y

. . . . • paedag

16 Roschcr, J abri). f>n 1

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I vkaon passe en Zeus Lykaios. Mais celle absorption nYguivaut pas à une suppression : la personnalité déposen partie à celle qui l’exproprie1. Zeus

sédée s’impose - - -

Lykaiôs hérite du culte sauvage de son prédécesseur, le dieu-loup- L’antériorité de celui-ci est prouvée par la cruauté même de ces rites dont la persistance ne s’explique que comme un legs des temps lointains. Seule, une longue tradition de terreur superstitieuse les rendait encore sacrés en pleine civilisation. La cruauté d’une pratique religieuse est plutôt un signe d’ancienneté; il est plus logique de supposer que les sacrifices humains du Lycée remontaient à une époque de sauvagerie primitive, plutôt que de les croire importés au milieu d’une population douce où ils n’auraient eu aucune chance de durée: la légende athénienne de Thésée etdu Minotaure prouve qu’en pareil cas le peuple asservi sait se dégager d’une obligation qui lui répugne. Si donc les Parrhasiens ont conservé la pratique des sacrifices humains, c’est qu’elle avait existé chez eux de tout temps. La tradition locale elle-même reflète 1 antagonisme entre le culte ancien et le culte nouveau : Zeus dégagesaresponsabilité du cannibalisme de Lycaon. Celui-ci est représenté comme un sati ilèg'e . Zeus le foudroie ou le métamorphose en loup pour, le punir2. Mais, en dépit de cette réprobation toute morale, il reste impuissant contre une tradition invétérée ries pratiques anciennes survivent encore au n siocle avant J.-C. Seul, le mystère qui les enveloppe alfesLe les scrupules de la civilisation.

La théorie précédente nous dispense de discuter 'M< considèrent Lykaon comme une simple émanation de Zeus Lykaios. L’identification de Lykaon, élément primitif, avec Zeus, élément adventice, ne fut pas si complète qu’il ne subsistât des traces de duafvhl T 6 Person'iage synthétique que fut Zeus d;;?i eut-ren fauMI voir une preuve dans les

tables ’iT? JU LyCée’ danS Ies deux autels> Ies deux Lvkaon nGS eUu-aigl<3S dU sanctuaire mégalopolitain.

L t os’ dl6U ?e la ™»taSne, incarné en Zeus

est devenu lui-même une divinité de la lu-

*«„’ d jr;,'*”1' “'»»■* « l'aigle.

*W par une sC "e C°"V,e"1 à P“"’ rep,'és<!‘ué » sanotuaire de Zeus Lykaios, un 4 l'«iste„ce “e ce “asilf -

de Lycaon, rcnrLenie ' P eXempIe' le sacrilège hospitalité I P comme un violateur des lois de

interprété c'omm 5 .lede Ia tycanthropie peut aussi être s’expatrier pendantT-f^ ^ meurLriers obIiSés de

Penlétérignp,, , X ans’ c est-à-dire deux périodes

, Snr q S’ aU b0ut desquelles ils rentrent dans la

Paus. Mantinée et VArcadie> P- «i sq.

!? “• **‘h. dr’ tP0,0d- l"- ®’ U 3 Immerwahr,

HJ **"■ VI- 8, 2; vm ; E- MaJrer> Forschungén, I, p. 00 sq.

f. ■ nai- VIII, 34 ; cf p ’ ? ’ 'arr- aP- August. Civ. Dei, XVIII, 17- Pljn

r°nc- m GrdCp. nTJl’ T 3f3 6t SU1’ '0S hommes ^Parés,

et m f Sera^ une mélamn mi' • es tories anthropologiques, la Lv-

^oal, I Ui'o r' P- 9» et 100) J°lCh°n du sacrifice, Année sociolo- P. 89 (,t n° d‘ Lieaone, p 180 7 R Ç^^er-Gmgn.aut, Op. I. - 6 C. '«/luene„ ' UCrar.l, o,.,-„ . ' Benloew, G La rèce avant les Grecs,

bnx-Vond heUen- mythol. p 162* ,?f ar™d- ch- L Kobcrt Brown, Semitic

im" mm, v\' m9-r \pmm ***- *«■

eobil. Ja, la Mythologie grecaùe G ~ \ °P ‘ Waj°'vodsky- ^ canni- Ut, f- kl»- nuït "Sv'T.r1, Sa'nt^Pétersbourg, 1874 (voir Bu-

P.8, 102 ' Bibliographe StnrL- n " ’ P 72S1 ; Robertson Smith, Op. I. ;

" 8,|,‘> Creujer-Guiffniaut ° n 7'?- ^ ApoUoternPd su Dassae, 1826,

V « üehgions de l'antiquité. Ils, p. 531 sq. ; 113,

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vie commune s’ils n’ont pas, dans l’intervalle, commis un nouvel homicide L

Les opinions émises sur le caractère et l’origine

du cuite de Zeus Lykaios se ramènent à plusieurs chefs :

1 Hypothèse d un dieu lumineux originaire d'Egypte ou de Phénicie, où le loup serait symbole de la 1 umière 5 ; ou infernal, le nom dérivant de la racine vl'g, déchirer (cf. lupus , luperci , de l’étrusque Ittpu (i dilaccralor 6).

2° Hypothèse d’un dieu des hauts lieux d’importation sémitique. Lycaon serait le représentant d’unecivilisation exotique et d’une conquête de la Parrhasie par les Phéniciens : ceux-ci auraient imposé aux Pélasges le rite des sacrifices humains ; les sanctuaires du Lycée et de Mégalopolis rappelleraient les Maabeds phéniciens 7 et Zeus Lykaios aurait été un Baal-Louki, de la famille des Molochs , analogue du Baal-Liban, au Baal-Kasios, au Baal-IIermon 8.

■î Hypothèse totémique. Le culte du dieu-loup se rattacherait à l’état primitif delà Parrhasie; les sacrifices humains étaient originairement les fêtes cannibaliques d une tribu d hommes-loups reconnaissant le loup pour leur totem0. G. Fougères.

LYKIARCHÈS [koinon].

LARA (Aupa). — Des deux classes principales d’instruments de musique que distinguaient les Grecs et les Romains, instruments a vent (lp.Ttvs'jc-0.) et instruments <i cordes tendues (evTaxoc, xaSavcra, xpouoasvx), c’est la seconde qui jouissait de la plus grande considération et qui seule était regardée comme vraiment nationale et éthique. Dans l’éducation libérale, sauf en Béotie et, à Athènes, pendant une courte période d’engouement au milieu du vesiècle, le jeu des instruments àcordes était seul enseigné à l’exclusion de la flûte : les mythes d’Apollon et

de Marsyas, d’Athéna et de Marsyas symbolisent cette préférence L

La prédilection des anciens pour les instruments à cordes ne s étendait pas d’ailleurs à tous les instruments de cette catégorie. Elle était réservée à deux variétés, très voisines l’une de l’autre, qui appartiennent à la classe générale des harpes, en ce sens que les cordes se pincent a vide et ne sont susceptibles chacune que d’un son unique, mais qui se distinguent des harpes proprement dites par l 'égalité de longueur des cordes, les différences d intonation n’étant obtenues que par des différences de grosseur et de tension. Ce type instrumental n'est plus représenté dans l’orchestre moderne; la difficulté de l’appareillage, dès que le nombre des cordes se multiplie, l’en a fait exclure au profit des instruments à cordes de longueur inégale ou, comme disaient les anciens, à cordes

p. 1261 ; Schoemann, Griech. Altcrthilmer, 11 (1859), î, 223, 449 . Bôttiecr Kl p. 151 ; Welckcr, Kl. Schnft. 111, 162 A, 7 ; Gôtterlehre, I,p. 210 ; K O Mu 1er, Prolegomena, p. 290 ; Parier, I, p. 305 sq. ; Krusc, Hellas, I, p. 457 • Lobeck Aglaoph. p. 895 ; Schwenck, Algthol. d. Griech. p. 177 ; Rhein ,1/„s VI v,l’ Lancv, Sgst. der Mythol. p, 180 sq. ; Prcller (Paulys, Pealencycl. IV n‘ 589)''.,,’

m 7 Xd Ib p- D- M8,,cr* Ueber dcn rrot.wîiW •

185 , Alyth der gnech. Staemme, II, p. 8, sq. ; Maurv, Relig. de la Grèce. 1 p 0- , Dec barme Mythologie, p. 16 ; Mannhardt, Wald u. Feldkulle, II, p ,,7 . üelacoulonebe, Mèm. sur l'Arcadie (Archio. mil», scientif. VII is58 n «7 J ’ Gürres, Studien sur Griech. Mythol. 1889, I, p. 1-7, ; Immerwabr, KuUe u M^hen Arcad. p. sq ; E<i. Mayer, Korschungen zur allen Gcsch. I, p. 53 sq. ; BOard

?’'lgZnS ta’ P' 49 S<'- ; L*ng- "***“• et relig. (Ira i Marib

ber, 1896), p. 248, 252, 476, 484, 5.5 ; Fougères, Mantinée et l’Arc J. or. p Ï

Robertson Sm'tli, art sac, unes (Encycl. Prit.)- pelig. on the Sonic P 209" Far"fr p * Z' ! 9r/ekState*’ b p- 11 ; 0. Gilbert, Griech. GMerlehre

P‘. Yna / PM e {StUdi di a"liCh' e Mitologia, 1896).

LYRA. 1 l'iat. Pesp. 111, p. 399 D; Aristot. Polit. V (VIII), 6, 5-8.

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« obliques »,qui eux-mêmes d’ailleurs n’y tiennent qu'une place très modeste. On a donc pu dire, avec un peu d'exagération peut-être : « En fait d’instruments à cordes, les Grecs et les Romains n'ont possédé que celui dont le rôle est le moins essentiel dans l’orchestre moderne; encore ne l’ont-ils connu que sous une forme rudimentaire1. »>

A l'époque homérique, l’instrument à cordes national est désigné sous les noms de ©dpp.-.y; et de xiôapiç qui paraissent synonymes 2. Le premier, qu’on a rattaché avec vraisemblance à un radical parent du latin fremo, semble d'origine purement hellénique et rappelle par sa désinence un autre instrument national, la cupty; 3. Quant au mot x;6aot;, on serait tenté de lui attribuer une origine asiatique. .Nous ne possédons d'ailleurs aucun renseignement précis sur la phorminx ou kitharis homérique ; tout ce que nous savons, c'est qu elle pouvait être de grand prix. Ainsi la phorminx d’Achille, qu'il avait choisie dans le butin d’une ville d’Asie, était « belle, artistement travaillée et traversée par un joug d’argent4 ».

La ressemblance entre les noms xi'Oapiç et xiOâoa a fait supposer que l’instrument homérique était identique à la cithare classique. Aristoxène s’élevait expressément contre cette opinion et identifiait, au contraire, la xt'Oapiç avec la lyre 5, entendant sans doute par là que le résonateur était constitué par une carapace de tortue. La seule preuve qu'il donnait à l’appui de son dire, c’est que le mot xtOapicT'/jÇ, dérivé de x-.OxpiÇco, qui lui-même vient de xtOaotç, non de xiôipa, désignait de son temps les joueurs de lyre, autrement appelés XupwSoî. Mais cette preuve n’est nullement convaincante. Si le mot xtôaptç a eu, à l’origine, comme nous le croyons, le sens générique d’instrument à cordes égales, quelles que fussent la forme et la matière de l’instrument, on comprend' que ses dérivés x-.QaptÇw, xi0âpiciç, xtôap-.ffT -ffi aient pu conserver un sens générique, même après que le simple x;Gapi; fut tombé en désuétude. De fait, on trouve le mot xtOapîÇio associé avec Xépae aussi bien qu'avec xtôxpa ; de même x;Gxpt<7iç (seul ou avec les épithètes distinctives d/tXvj , evauXoç). Quant à xiOapt'TTTjç, s'il a fini par s’appliquer exclusivement, et avec une nuance de dédain, au joueur de lyre, c’est sans doute parce que les joueurs de cithare, virtuoses d’une classe plus relevée, avaient à leur disposition les mots xc6apüjoôç, lorsqu'ils s'accompagnaient de la voix, et ’j/tXoxtOaptoTiQç, lorsqu'ils se servaient de l’instrument seul.

A l’époque classique les mots ©ôppiy? et xéOxptç ne survivent plus qu’en poésie ; à leur place le langage courant emploie les termes Xupot7 et xtGxpa8. On trouve aussi, dans un langage poétique, yéXuç (tortue). Le latin a un terme générique, fides (diminutif fidicula), qui vient, paraîtil, d'un vieux mot grec <7*ior,, « corde de boyau » 9, comme funda xûent de <7©sv odvr,. Plus tard on trouve des termes transcrits ou traduits du grec ( hjra , cithara, testudo).

Les nomsXûpaet xtGâpa ne sontpas synonymes, quoique plusieurs lexicographes les aient pris pour tels10 et que le principe de leur distinction ne soit nulle part claire-

1 Oevaert, La musique dans l'antiquité, II, 243. — 2 On trouve aussi bien ?°?F-ïïl üiOajgei* [11. XVIII, 509-70) que xiSâji oojutÇsiv (0«t. I, 153-5). — 3 Cf. aussi (petite flûte à un seul tuyau) et aû\iz ty;. L'étymologie de Hesycli.

(<ï(ioiî otfojitvi,) est absurde. — 4 Iliad. IX, 186 sq. — 5 Arislox. fr. 03 Müll. (Ammonius, De diff. vocab. jp. 82). — 6 Hymn. ad Merc. 423; Chamael. ap. Ath. XIV, 024 A; Xenoph. Sympos. 3, t, etc. — 7 Premier exemple (vu® siècle) dans le Margitès, fr. 1 (cf. Hh. Muséum, XI, 515), puis Alcman, fr. 141 . L'exemple isolé de YHymn. ad Merc. 423 parait interpolé. — 8 Je n'en connais pas d'exemple antérieur aux tragiques; mais la chose est bien plus ancienne.

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muni ununce

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