t u., seulement les deux instruments
souvent nommes conjointement, en termes n
leur identité11, mais encore des auteurs hier/T"6"1 les opposent l’un à l’autre : ainsi Aristote . ,0rnié8 que la lyre dans l’enseignement de la jeunesse' ‘"'T1 la cithare comme présentant de trop a-„!°S,CI'11
techniques 12 ; Aristide Quintilien dépeint la sonorU^f la cithare comme très voisine de celle de la ]v„, ” G Pourtant moins grave, moins virile ». Bion et Paus-^^8 attribuent l’invention de la lyre à Mercure tandis' T* celle de la cithare appartiendrait à Apollon14 • d’-'mi nomment, au lieu d’Apollon, Amphion1*. En présence de ces témoignages on ne saurait douter que les deux ins truments ne fussent distincts. Mais en quoi consistait leur différence essentielle ? Lyre et cithare se composent l’une et l’autre : 1° d’une caisse sonore ou résonateur, d’où s’élèvent deux bras reliés par une traverse ; 2° d’un nombre variable de cordes, de longueur égale, accrochées par une extrémité à la traverse et par l’autre à un « cordier » fixé sur le résonateur. Maintenant, laissant de côté les menues variantes, on constate que dans une première série de représentations le résonateur est formé
d'une carapace de tortue ou tout au moins d’une caisse imitant la forme et l’aspect de cette carapace, où sont plantés deux bras minces et longs, de silhouette incurvée comme les cornes d’un bœuf ou d’un cerf. Dans une autre série, le résonateur, plus ou moins massif, rectangulaire ou arrondi, est toujours une caisse en bois sans analogie avec une carapace de tortue ; les bras, pris dans la même masse, se raccordent avec le contour de la caisse ; ils sont plus larges, plus épais que dans le premier type, et se terminent généralement par un montant tout à fait vertical.
Cela posé, remarquons :
1° que dans tous les récits relatifs à l’invention de la lyre par Hermès, il est question d’une carapace de tortue, tandis que jamais cet objet n’est mentionné à propos de la cithare; 2° que dans les représentations très rares où l’instrument est accompagni du nom Xupot (fig. 4699) 16, il est toujours figuré avec un résonateur en forme de carapace; 3° inversement, qiu l’instrument des citharèdes de concours (reconnais à leur costume d’apparat) ou d’Apollon cithau'h na jamais un résonateur de ce genre (voir pl u> figures 1569, 1570, 1572); 4° qu’il en est do nlt^1 l’instrument figuré sur les monnaies de la conft 1 ' 1,1 ^ lycienne, dont le nom populaire xt0apir)<pdpot non> ' 4 transmis par une inscription 1 7. De 1 ensemble <- 111 ■ ^
on peut conclure avec certitude que les inslium ^ premier type sont des lyres, et ceux du second < <
Fig. 4699. — Lyre à carapace.
* ; 10 On ne peut 1,1
9 Hesycli. •*?*&*? ' %oç$ai |*«Yei?txa * , ments «à cordes
:;ument du fait que le Xupoicoioç fabrique toute espèce ^ ^ pjaj- Jlesp-
>11. IV, 04); noire luthier ne vend-il pas des violons1 ',V|||), fi, 5-
) C: Xûpa crot xat xtOâpa Astraerai, etc. - ‘ " r, s \J 14,6;
13 Ar. Quint. II, p. 101 Meib. - 14 Bion, IX, 8 (Ahr®ns| ’ 0'irw à Munie'*.
Kl. Sic. V, 75.-10 Plin. VII, 204. -10 Fig. 4699, coupe a « ^
303 (Monumenti, IV, 59 = Gerhard, Auserl. Vas. - ■ )■ TEp<riX0I
Louvre (Helbig, n» 808; Pitt. Ere. Il, 5, p. 31) avec la
. »T 41 4/4 ut; ni, VfV A.A<9
LYR
LYR
renc
ciclle n«' fondit
, ,V|S compliquer cette distinction par des diffé- ,s accessoires que suggère une observation superli- ;,is que ne confirme pas une étude plus appro- (,n particulier, il n’est pas exact que la cithare
soit toujours de plus grande taille que la lyre; rien de plus variable que les dimensions de l’un et l’autre instrument. Ajoutons que si leur distinction apparaît bien marquée sur les monuments de l’époque hellénique et hellénistique, particulièrement sur les peintures de vases, il n’en est plus de même à l’époque romaine, notamment sur les peintures campaniennes, ni même à toutes les époques sur les monnaies de petite dimension et les reliefs de marbre ; on voit alors s effacer les traits caractéristiques, apparaître des formes intermédiaires, dégénérées, probablement conventionnelles, en présence desquelles l’archéologue est souvent embarrassé pour dire s’il s’agit d’une lyre, d’une cithare, ou même (sur les sarcophages romains) d’un luth L Les documents dont nous disposons pour l’étude archéologique de la lyre et de la cithare sont : 1° les débris d’instruments de cette classe provenant d’Égypte ou d’Attique conservés aux Musées de Berlin et de Leyde et au Musée Britannique (fig. 4700) 2 ; 2° les textes des auteurs anciens 3 ; 3° les monuments figurés. -Parmi ces derniers, les statues ne doivent être utilisées qu’avec de grandes précaula plupart des cas l’instrument est 1 nlièrement ou partiellement restauré.
I-1' résonateur de la lyre fut en principe et à l’origine une carapace de tortue (yeXcSvrj, ^éXuç), sur face concave de laquelle on tendait une peau de bœuf. Ce procédé économique est tout à fait dans l’esprit des peuples primitifs: c’est ainsi que de nos jours beaucoup de peuplades africaines, pour fabriquer un ré- U|)(i sonateur, tendent une peau de bœuf sur
d| 1 111 Lasse vidée. L’écaille bigarrée, noire, semée ' * aux l< yeux » blonds, est non seulement décrite
Sur "n vase (si'0 |UI le*a,'c°P1,age d’Hippolyle à Girgenti ( Arch . Zcit. 1847, pl. vi). leur orné d une^' ^om^es rendus, 1875, p. 66) une cithare certaine a un résona-
dc la Hautt-K" ' ' a'"0<*? torlue' — 2 Sur les cithares de Leyde et de Berlin (provenant p. 477-8, ] , tc!’ l0'r ^*s> Dictionnaire , I, 278 ; Wilkinson, The manners, etc. f|m.3Vclposs^.1|t t ' '' K csl haute de 0",6ô ; le résonateur est haut de 0m,27, large de deux lyres 1 '"""a'er CB saillie disposépour 13 cordes. Sur la lyre, fig. 4700 (ou tombe su,. ijjJ " J0'5 syc?more du Mus. Brit. (coll. Elgin) trouvées dans une inédit, an[j ’ ) lr^e a Eleusis, cf. Fauvel, Magasin encxjclop. 1809, 11, p. 363 ;
fievaeri, ]| i;i- ‘ 7; Birch ap. J an, Die yr. Saiteninstr. p. 17; Murray ap.
/„ second Vase room, 1878, part I, p. 08, n° 130; Fétis,
1 Rhodes) et égal,,,, " ' srl* Parmi les objets trouvés par Billiolli à lalysos
débris d'iVoire ^ ' onserv^s a» Musée Britannique, M.Cccil Smith me signale des loul<-’s l(.s trou, ii|| " ' amorces (le bronze qui paraissent provenir d’une lyre ;
' hdysos datent de l’époque « mycénienne » au plus tard.
LOI. — Lyre à carapace.
dons, car dans
Pig. 4702. Lyre * carapace.
Fig. 4703. — Lyre à cornes.
dans les textes4, mais très souvent figurée avec une grande vérité; quelques monuments montrent même une sorte de bourrelet circulaire qui cerne le contour de la carapace” (fig. 4701 et 4702). Les meilleures écailles venaient du mont Parthénion, en Argolide 6. Plus tard, au lieu de carapaces naturelles, on employa des armatures en bois, en forme de carapace et revêtues de lamelles d’écaille, comme sur une des lyres du Musée Britannique. Souvent aussi l'ivoire fut substitué à l’écaillé 7 ; des lyres d’ivoire sont plusieurs fois mentionnées dans les inventaires. Quant aux résonateurs formés d’un crâne de bœuf 8 ou de cerf ce sont des fantaisies individuelles.
La table d'harmonie proprement dite de la lyre consistait dans la peau de bœuf tendue sur la face interne de la carapace vidée : il n’est pas exact qu’on ait jamais conservé la face inférieure, cartilagineuse, de celle-ci, matière rigide qui ne serait pas entrée en vibration. Sur la manière dont la peau était fixée à la carapace,
Y Hymne à Hermès est seul à nous renseigner, en termes assez obscurs : il semble qu’on plantait dans l’écaille de petits piquets de roseau, sur lesquels on tendait la peau, comme une tente i0.
Les bras ou cornes de la lyre (rrr^ni;, àyxûve;, xsixTa, cornua) étaient fixés par leur extrémité inférieure, nous ne savons comment, dans la table d’harmonie et s’élevaient dans un plan sensiblement parallèle à celle-ci. Primitivement les cornes méritaient véritablement leur nom: c’étaient des cornes de chèvre11; au temps d’Hérodote, certains peuples barbares, pour des instruments analogues à la lyre, employaient pareillement des cornes d’antilope 12. Philostrate décrit les cornes de la lyre d’Amphion « noires, dentelées comme une scie », et des cornes pareilles sont souvent représentées sur les reliefs mythologiques des sarcophages romains, inspirés de peintures hellénistiques, ainsi que sur les monnaies. Nous en donnons un exemple emprunté à une monnaie d’Antioche13 (fig. 4703 ; cf.
fig. 4725).
A l’époque classique, le bois fut substitué à la corne, mais il resta un souvenir de la matière primitive : ce fut la forme élégamment incurvée, analogue à celle des cornes de chèvre, que l’on continua à donner aux bras de la lyre. Ces bras sont toujours pleins, assez minces, lisses et d’une épaisseur à
— 3 Les plus développés sont le récit de l'invention de la lyre dans Hymn . ad Mcrc. v. 24 sq. et le tableau de Philostrate, Jmag. 1, 10 (Amphion). — 4 Hymn. ad Merc. 32 :alô).ov offTçaxov ; Pbilostr. L. C. '. xat yéXuç ju).aiv« bûv, Snjxçt€u»Tcu $è xocràt xr,v ç-j<nv xai Xayapoùç 7:eçt6é6XriTai xüxXou;, aXXov j-uvàTrTovcaç uXk«>f SavQoTçToïç oçôaXjioTç. — 3 Monnaies de Calymna (Brit. Mus. Cat. Caria , pl. xxix, 8) et de Pordoselenc (Ibid. Trous, XLIII, 13). — 6 Paus. VIII, 54, 7. — 1 Scolion 19 Bcrgk (Ath. 095 C) ; Corp. inscr. att. I, 170 sq. (p. 73-5), etc. — 3 Monnaie de bronze de Mitylène au Cab. de France (Mionnct, Descr. III, 44, n® 85). — 9 Lucian. IX (Dial, mar.), 1, 4 (Polyphénie). Cf. suprà , üg. 2260 (bas-relief Albani, Polyphénie avec une lyre à cornes de CCi’f). 1,1 \ • 43 sq. ■üîfce S £? lv |actçoioi Tapùv Sôvaxaç xalapioio J tcci^va; Siàt (Monro xavà) vwva Stà £ivoTo (VaOopMvoio? xaXaççtvoto ?) ye\««vi)ç, | à|xoi Si Sép;Aa-càvu<Tae,etc.
— il Philoslr. L. c. — l‘- Herod. IV, 192. — 13 Monnaie de bronze d’Antioche de 1 an I2t ap. J.-C. (Brit. Mus . Galatia , pl. xx, 1). Voir aussi suprà , fig. 192 (peinture de Pompéi, Apollon avec une lyre à cornes de chèvre).
Fis
4704. — Lyristc tenant le plectre.
LYR
LYR
peu près uniforme de bas en haut. Au point de vue des dimensions et de la courbure, on distingue deux variétés bien tranchées. Dans l’une, la plus commune, les cornes atteignent le maximum de leur courbure vers le
milieu de leur hauteur, qui est à peu près une fois et demie celle de la carapace, puis se 'rapprochent insensiblement et se terminent en se redressant légèrement (fig. 4704)1. Dans l’autre, fréquemment représentée dans des scènes de festin sur les vases de la plus belle époque, les cornes, beaucoup plus longues (jusqu’à trois fois la hauteur de la carapace), divergent progressifs. 4705. - Lyre- à comes veraent jusque vers les quatre allongées. cinquièmes de leur hauteur,
puis se rapprochent brusquement en prenant une direction presque horizontale et se Ici minent par deux baguettes verticales, plus ou moins hautes lig. 4/05, 4706), apparemment rapportées, auxquelles se relie la traverse2. Winckelmann, Gerhard, K. a on Jan ont voulu reconnaître dans ce type de lyre le barbitos d Anacréon et des poètes lesbiens, et se sont fondés notamment sur le beau cratère de Munich qui montre Alcée et Sappho maniant des instruments de
ce genre3 (fig. 4707). Mais les textes que nous citerons plus loin semblent classer le barbitos parmi les instruments polychordes et ne permettent pas d’attribuer à cet instrument un usage aussi long et aussi général que le suppose la longue série des vases où figure la lyre « élégante ».
Nous croyons donc plus sage
Fig. 4706. — Lyre vue au revers. ne Pas Chercher de nom
spécial pour celle-ci. C’est à des instruments de ce type que songeait peut-être l’auteur copié par Aristide Quintilien lorsqu’il attribuait à la lyre une sonorité plus grave qu’à la cithare : toutes choses égales d’ailleurs, en effet, le diapason d’un instrument à cordes est d’autant plus grave que celles-ci sont plus longues.
La traverse ou joug (Çuyov, jugum , poétiquement iïvtu?) *, qui relie les deux bras à peu de distance de leur sommet, était ordinairement en bois de chêne vert (7tprvo?) 5 ; on peut induire d’un texte de Philostrate qu’elle se faisait aussi en buis6. Elle est tantôt parfaitement cylindrique, tantôt renflée vers le milieu ou vers les extrémités ; le mode d’attache avec les bras n’est nulle part clairement indiqué. En général, la traverse de la lyre classique est
une baguette mince, plus mince que les cornes m
les sarcophages romains elle apparaît sous la (oTT*
rouleau très épais. Une des lyres du Musée Ih-ii dun
llwnni(juoa
Fig. 4707. — Alcée et Sappiio.
un joug composé d’une série de petits tambours cylindriques qui s’emboîtent les uns dans les autres et sont maintenus par des tampons latéraux.
Après avoir décrit les parties constitutives du cadre de la lyre, nous passons aux organes correspondants de la cithare. Nous avons déjà dit que dans cet instrument le résonateur est une caisse en bois, prolongée par des bras épais qui font corps avec elle et qui très probablement (à la différence des minces cornes de la lyre) contribuent à intensifier le son 7. Mais, au point de vue de la forme et de la disposition des parties, il faut distinguer au moins trois variétés principales, sans compter les types plus ou moins abâtardis que représentent les monnaies tardivès et les sarcophages.
1° La grande cithare de concert, dont l’invention était attribuée à Cépion, citharède lesbien, élève de Terpandre 8, étaitaussi désignéesousle nom de ’Astcé;, soit, comme le voulait Duris9, parce qu’elle était originaire de Lesbos, île d’Asie, soit, peut-être, parce qu’elle était la copie d’un instrument asiatique. Cet instrument, de grandes dimensions (il dépasse souvent la moitié de la taille F,g- ‘cith’arède. d’un homme), est celui que les représentations figurées de la belle époque prêtent aux cilhan a agonistiques et à Apollon citharède10: le plus ancien < v ' plaire en est figuré(fig. 4708) sur la cuirasse trouv 1 ' ■ ^ le lit de l’Alphée, monument qui paraît presque < on ^ porain de Cépion (fin du vu8 ou commencent. 11 vi8 siècle)".
1 Figurine archaïque (corinthienne ?) au Louvre (salle L, vitrine F) = Bull, corr. hell. 1900, pl. xi. — 2 Fi g. 4705, Beundorf, Griech. und Sicil. Vusen bilder , XL\ III, 2. ^otre figure 4706 reproduit un autre exemple d’après Gerhard, TrinUschalen , 6, 1 (= Arch. Zeit. 1858, pl. cxv, 6) ; voir dans les Comptes rendus de Pétersboury, 1861, pl. i -, une lyre semblable entre les mains de Marsyas, et les beaux spécimens, ap. Hartwig, Meisterschalen , XIX, 2 ; XLVII. — 3 Fig. 4707, Munich, n« 75 = Welcker, Ant. Denkmaelcr , II, pl. xn ; A/us. italiano di antich. classica , II, pl. iv. Un instrument analogue est encore attribué à Sappho sur une kalpis du Musée de Cracovie (Mus. ital. II, pl. ni, 1).
4 Eurip. Hipp. 1135 ; Artimon (Ath. 637 D) omptoie ; c. :
Hit zrjuç. — 5 Theophr. De plantis, V, 7, 6. , ,T __ 7 uic. 0e US É, ÏIK SsÎTij î.ùpa, Itiiîov. itKvTC atoi/ovoCT x«t T"* ^ caIiauS du
.t. deor. II, 149, où les bras de la cithare sont coropaus ^ . clTnA„1,K1)i)s z. — 3 Plut. De mus. 6. — 9 Fr. 259 ; et. Plut. L. c. ^ fig. 1509,
les lig. 4701, 4702, etc. ; cf. aussi Elite, II, 1« î c , ’ do Manliw* 70, 1572. Nous donnons (fig. 4709) l'Apollon ) __ 1( /;„//. corr.
.près Bull. corr. hell. XII, pl. i = Fougères, Mantméc, p ■ «•
U. 1883, pl. i.
LYR
LYR
aractéristique, qui se repro- I Elle a une, jxgie aVcc une remarquable unifor-
forine très et
K a «iôcle en siècle avec c doit dc S1C nr0prement dite présente, en section | jiiilc. 1 11 vort, irai l’as-
Fig. 4714. — Cithare de face.
verticale, l’aspect d’un trapèze aux faces latérales légèrement cintrées, la petite base en bas; la base supérieure êstsouvent formée de deux courbes concaves qui se rejoignent en une pointe cen traie. La face qui porte le cordier (que
nous appellerons face externe ) paraît à peu près plane ou meme légèrement concave ; la face opposée ( interne ) est au contraire fortement bombée, comme on le constate
sur les monuments qui montrent la cithare de dos (fig. 4710) La base est plate et renforcée d’une bordure en saillie, de manière à pouvoir se poser par terre ou sur un support ; vue par en dessous, en section horizontale, elle offre l’aspect d’un segment de cercle très évasé, l’arc en arrière2 (fig. 4711). Sur des monuments plus récents la base est parfois remplacée par un véritable pied (fig.
4712) 3 qui s’observe souvent sur les cithares simplifiées. Les cornes, dont la ligne de démarcation avec le corps du résonateur n’est pas nettement indiquée, se recourbent d’abord comme des coudes arrondis en s’amincissant progressivement à mesure qu’elles se rapprochent. Leur bord intérieur, Cithare avec pied, évidé, est orné de rinceaux sailr lants et ajourés, probablement
P 1 f-N de contour hélicoïdal, ordinairement au nom-
teri[| chaque côté ; l’ornement du milieu se
urir ’"u nt Par un bouton : le tout a parfois l’air
eoinlr " "' ll l! °* d un bec c^e griffon. Au-dessus des section S * ^ Ven^es “hras », grosses pièces verticales, rable,lll | !| i 'im'e’ CIU' supportent et dépassent considésupéri(1Ui(. ! Ila\erse 4 Rs sont renforcés à leur extrémité mémo m dDdis (lue les coudes sont taillés dans la pièces di^; ' u hois que la caisse, les bras sont des (Pai'exein i|IUle'1’ ra^0r^es. ^LU‘ beaucoup de peintures SUr b uiasj, bg- 2363), ils se détachent en blanc
M"nl>re de la cithare, d’où l’on peut conclure
, CSlattr, j01|jei
" "Umnaia ,|e "Sl < ''i'ilannique ( lonia , pl. xxxi, 6). — 2 Nous donnons ' • ^loli, Tovibe 'h v lprè,Un exemplairo du Cabinet do France (fig. 4711).
usons, pl. v ; Dos Vergers, Etrusques, pl. xvi, notre
Fig. 4713.
qu’ils étaient ordinairement en ivoire. L’assemblage du bras et du coude s’opère à l’aide d’une cheville à grosse tête ronde; on aperçoit parfois sur le côté, à hauteur de cette première cheville*, la tête triangulaire d’une autre cheville qui parait s’engager à angle droit (et sans doute à frottement dur) dans la tige creuse de la première, de manière à assurer un serrage parfait. Vu de face, le bras passe derrière le coude ; quelquefois il semble qu’il soit pris, comme dans un étau, entre deux feuillets du coude, lequel parait se fendre à sa partie supérieure pour laisser passage à la partie inférieure du bras ; il y a là une véritable articulation, imitée de la nature. Au reste, le mode d’assemblage que nous avons décrit et que représente la figure schématique ci-contre (fig. 4713) n’est pas le seul; il en existe plusieurs variantes qu'il serait fastidieux d’analyser. Enfin la traverse de la cithare, qui est tangente à la jonction du bras et du coude, est une mince baguette cylindrique, renforcée aux extrémités par deux poignées ou disques. Ces disques, probablement métalliques, parfois volumineux, servaient peut-être de têtes de vis pour faire tourner le joug et augmenter ou diminuer ainsi la tension de toutes les cordes à la fois. La traverse se termine par deux boutons qui servent peut-être à visser les disques. Quant à la manière dont la traverse s’assemble avec les bras, nous l’ignorons, comme pour la lyre.
2° A côté de ces cithares perfectionnées, véritables instruments de concert, les monuments nous montrent beaucoup d'instruments de dimension ordinairement plus petite et de facture plus rudimentaire. Très souvent, dans ces instruments, le membre intermédiaire entre la caisse et le bras proprement dit, que nous avons appelé coude, fait défaut, et les bras prolongent directement les contours latéraux de la caisse, parfois même ils paraissent tailles dans la meme piece de bois. D arrondie.
La caisse elle-même, au lieu d’un
profil trapézoïde, a souvent un profil arrondi v(fig. 4714)
ou une forme absolument rectangulaire.
Nous donnons ici deux spécimens anciens de cithare simplifiée : l’un (fig. 4715), qui figure sur une liecté de Lesbos 5, où la cithare est vue de dos; l’autre (fig. 4716), emprunté aux reliefs de la base de Mantinée, où elle est vue dc face6. On remarquera que sur ces deux exemplaires l’instrument en section verticale a la forme d’un rectangle dont la base supérieure est représentée par la traverse, très rapprochée de l’extrémité des bras; ceux-ci, à l'inverse du type classique, sont légèrement divergents ; la concavité de la face antérieure
fig. 4712 (l'instrument est plutôt une harpe). — 4 Stackelberg, ( Graeber (1er Hclt. pl. xxxiv, vase atliijuc. Cf. la fig. 4720. — 5 Brilish Muséum , Trous, pl. xxxm, 5. — 6 Bull. coït. hell. XII , pl. n.
Fig. 4715.
LYR
Fig. 4716. — Cithare à base rectangulaire.
est nettement marquée. Elle l’est encore davantage sur la
grande cithare rectangulaire de la fresque de Cyrène ( suprà , fl g 1424 , 1566, 2256).
3° Enfin, à partir du ive siècle, on voit apparaître un type de cithare qui participe par le volume du
premier type, par la forme du second. La caisse, dont les
bras, semblables à des pilastres, formentle prolongement, est fortement concave, d’une épaisseur uniforme, et repose sur une large base formant plateau; au-dessus de cette base s’élève une grosse boîte carrée, qui sert de résonateur proprement dit, et contre laquelle viennent s’appliquer les cordes : ainsi l’appareil augmentatif du son se trouve transporté de la face postérieure à la face antérieure de la cithare. Cette dispositionse retrouve sur la cithare égyptienne du Musée de Berlin; on la constate sur une demi-
douzaine de statues, dont la plus intacte (fig. 4717) est l’Apollon de Cyrène au Musée Britannique trouvé en 1862 ', la plus célèbre l'Apollon Musagète du Vatican, réplique d’une œuvre de Scopas, mais où la partie supérieure de l’instrument est restaurée 2.
Nous avons décrit les parties essentielles, constitutives du cadre solide delà lyre et de la cithare; nous ne nous attarderons pas aux ornements infiniment variés dont ces parties sont susceptibles.
Dans les instruments de
Fig. 4717. — Résonateur en forme de boîte.
fig. 4718. — Montants de cithare découpés.
luxe, les incrustations en or et en métaux précieux,
1 Smith et Porcher, History of... discoveries at Cyrene , pl. i. — 2 Mus. Pio Clem. I. pl. xv. Les autres statues de ce groupe sont : au Vatican la Terpsichore du même musée, 1, 20, sala delle Muse, n° 517 (Helbig : «presque tout le cadre de la lyre est restauré », et Y Erato du même Musée, I, 21, même salle, n° 511 (Helbig : « partie supérieure de la cithare restaurée »), au Capitole 1 Apollon avec trépied et serpent (Clarac-Reinach, I, 251,8 = R54; suspect). Jan nomme encore ( Saileninstr . n. 46) un Apollon de la Sala di croce grcca, que je nai pu identifier. — 3 Aristoph. Equit. 532 : !xiciictou<t£v twv tj AcxTp <»y (texte mal interprété par les scoliastes). On voit, paraît-il, des ornements en ambre sur la cithare d une figure (Niké) d’un vase Laborde à Vienne (Laborde- Reiuach II, 37). — 4 Lucian. LVHI (Adv. indoctum ), 8.-5 Coupe de Vulci
LYR
Fig. 4719. — Montants si
l’ivoire, l’ambre3, les gemmes, les sculpture* , incisés étaient semés à profusion sur la .. • ’ dessins que sur les bras. Lucien parle d’un certainT aussibi® Tarente qui se présenta au concours ,mi ■ UanëelQs < cithare tout en or, incrustée de pierres U,?.Ue aVec H
gemmes multicolores, et où l’on Smvées et di
voyait ciselées les figures des Muses, d’Apollon et d’Orphée L On voit des ornements de ce genre, mais plus discrets, représentés sur des peintures 5 (fig. 4718 et 4726) et des statues :
ainsi sur l’un des bras de la cithare de l’Apollon Musagète est sculpté un petit Marsyas (fig. 4719). S’il fallait en croire une hypothèse ingénieuse, * •=>- — Montants scuipu
les admirables ivoires incisés recueillis dans une du Bosphore cimmérien seraient les débris du d’une lyre ou cithare 6.
Avant de passer à l’étude des cordes et de l’aj tenseur, nous devons dire un mot de l’obscure question des 7)xeïa et des Xal*ia- Pollux, dans son énumération des : parties des instruments, mentionne les -^sta après les i villes (xôXXoTte;) \
Hésychius a l’article suivant : Tjysïov xb yaXx tov' of os p.o ucixot xb 7tpbç xv) jxayioi
y âXxcop.a. Théophraste dit que les instruments, ou les parties d’instruments, pourvus d’un revêtement en corne ou en cuivre (xo ûïcoxepaç xal xb erùv xw yaXxüjgaxi) ont une résonance plus égale dans tous les sens que ceux qui en sont dépourvus 8.
Enfin Aristote fait aussi allusion aux parties de cuivre et
de corne, xdt yaXxsta [yaXxta?] xat xà xspaxa, qui, | nant avec l’instrument, en rendent les sons plus oks curs!
Fig. 4720. — Cithare à yeus.
par
le
De tout cela il semble bien résulter qui analogie avec les flûtes, on avait cherché à renfoicer son de la cithare par des lames vibrantes en corne ou* cuivre appliquées sur la caisse. Un autre procedt , l1l0"a blement plus ancien, pour favoriser la propaguhoj^ L son consistait à pratiquer deux trous ronds dans i nateur. Les vases peints en offrent quelques 1 - "1
n, tr0j< gcnifflfl
(Berlin) ap. Gerhard, Auserl. Vas. 37 (grande cithare dÀlhtna, a ^ cji|, arc orné Cf. aussi une peinture de Pompéi ap. Helbig, Wandffem ath c» ^ de pierres précieuses) et J u vénal, VI, 381 : densi radiant tcsln ^ ^
— 6 Antiq. du Bosphore cimm. pl. lxxix-lxxx. — 7 • pidol). — 9 ArlS*
ap. Ps. Porph. in Ptol. Harm. p. 243 Wallis (= Theophi. fi - > pj<|0t). F® lcxlt‘ a]
tôt. De audib. ap. Ps. Porph. Ibid. p. 246 (= Aiist. ! Amphore
/\xr»u.'c\ c’imnose. I
<rao£<TTeopuç, mais la correction Camiros au Mus. Brit. (Cat. III
(WallW s’impose. -j gaucbe
- - E, 172) ap. Annah, ^ LïboBhJUi«
(= Jan, De fidibus, fig. 1). Cf. aussi Tischbom-Reinacii, . ^ un cratère
I, 38. Jan ( Saiteninstr . n. 49) cite encore une lyie a Musée Grégorien.
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0uant aux deux yeux qu’on aperçoit quel- (voirf'g'1'’,iii'nlacc1 (fi K- 4720 et suprà, fig. 4714), ce
h1"1'”' ' !,!. des ornements.
"e S°n '' le la lyre aussi bien que de la cithare faopBai, ILeS ainuement glxot, « fils ») étaient primitivement P1*' P°'. de mouton. L’ Hymne à Hermès dit en parlant len boyaux ^ ^^vouç ,{o)V |TOtv^ffOCXO xopSxî2; cer-
rdieUi t ii .ns présentaient la variante Ov|Wpiov au lieu taineSt° ' i les grammairiens en avaient conclu qu’il ■.T’Vrvir de boyaux de brebis et non de bélier *. f'1 \**io assez inepte veut que les cordes de la lyre i r U’ori-dne en lin et que Linos ait substitué à cette K IVe boyau *. Plus tard les tendons (vulgairement :
lfs] furent à leur tour substitués aux boyaux 5, llde'b’L les dénominations nouvelles de vsupaf, vsùpa, Lf pour les cordes de la lyre. Nous nesavonsmalheu- Leimml rien sur la préparation des cordes, sur l’industrie des /opooTOioi ou ^ofôocxpocpof. Quant à 1 appareil tenseur, il" se composait :
p De ia traverse (ou joug) déjà décrite, autour de laquelle venait s’enrouler (nous verrons tout de suite comment) l’extrémité supérieure des cordes ; f 2» D’un sommier ou cordier (xopooxôvtov 8 ou x°P5°- Lv), encastré vers le bas de la table d’harmonie, où venait se fixer leur extrémité inférieure. Aucun texte, aucun monument ne nous renseigne bien exactement sur la structure de ce dernier appareil. Le plus souvent, sans doute, c’était, comme dans la cithare égyptienne de Berlin1, une simple plaque, creusée de rainures, où la corde venait s’engager comme dans un canal ; au sortir de la rainure on la fixait par un nœud, qui laissait pendre librement le bout inférieur de la corde.
Par surcroît de précaution, on pouvait poser sur cette plaquette un couvercle pour empêcher la corde de s’échapper verticalement. Une statuette en bronze d’Apollon, au Musée de présente un remarquable exemple I ce dispositif : le cordier y forme une véritable boîte, nue sur ses faces supérieure et inférieure de trous corfpomlants ; par chaque couple de trous file une corde;
b un chevalet (p.ayâç), planchette carrée, légèrement m parallèle au joug, et sur laquelle viennent s’apr! C01'des 9 ; il sert à les isoler de la table d’harn" 1 1 n maintenir leur tension : la partie vibrante de f' 1 sl comprise entre ce chevalet et le joug. Le chel 'b bxcdansla table d’harmonie par deux petits USf\ m' manque jamais sur les peintures de vases un ,s;au contraire, il est souvent omis dans les sta- "ll oegligence du sculpteur, soit que dans les instru-
g. 4/ 21. — Cordier de cithare.
aples 8 (fig. 472i
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ments de l’épôque alexandrine et romaine on ail ordinairement supprimé cette pièce. Mlle devenait en eflet inutile : 1° lorsque la cithare étant fortement concave, sa forme suffisaità empêcher tout contact entre la corde et la table 2° lorsque le cordier était suffisamment élevé pour que sa tranche antérieure pût faire office de chevalet : tel est le cas des instruments figurés sur les fresques campaniennes. Dans les instruments pourvus d’un grand résonateur anterieur (type de l’Apollon Musagète) il n’y avait plus de place pour le chevalet: le résonateur lui-inème en tenait lieu.
Le chœur des Grenouilles d’Aristophane se flatte d être chéri d’Apollon evexa oovaxsç ov u7ioXupiov evuôpov év XitAvat? xpÉcpn) ’°. Ce « roseau placé sous la lyre », rapproché d’un fragment analogue de Sophocle11, û<p7)pé0ir] nw xâXagoî (îiairspet Xupaç, a donné lieu à de nombreuses controverses. On y a vu tantôt les piquets de roseau sur lesquels Hermès plante la peau de sa table d’harmonie, tantôt le cordier, tantôt les cornes de la lyre, ou à la fois la traverse et le chevalet, ou enfin seulement ce dernier. Cette dernière explication nous semble la plus plausible : elle paraît d’ailleurs être à la fois celle du scoliaste et de Pollux1-, et ceux-ci nous apprennent à cette occasion que le chevalet se faisait autrefois en roseau, plus tard en corne.
A la différence de certains instruments où le réglage de la tension des cordes se fait par le bas, 1 appareil Lenseur de la lyre ou cithare est toujours logé a la partie supérieure de l’instrument. A l’époque la plus ancienne, qui s’est prolongée à cet égard jusque bien avant dans le Ve siècle, le système était d’une grossièreté tout africaine : le bout de la corde était rendu solidaire d’une lanière de cuir gras tiré du cou d’un bœut (attique et homérique xôXXoJ/, vulgairement xôXXaooç13, callum ); on enroulait cette lanière sur la traverse jusqu’à ce que la corde, entraînée par elle, eût la tension voulue, et il suffisait ensuite de presser fortement pour que la lanière adhérât au joug et maintint la corde en position. Ce dispositif est figuré sur les vases à fond noir par une série de gros anneaux clairs à noyau foncé : le noyau seul représente le xôXXo’j/, l’entourage blanc n’a pour but, ce semble, que de le détacher sur le fond (cf. fig. 2599, ).
Une des lyres du Musée Britannique paraît avoir été accordée par ce procédé : les lanières grasses ont laissé des traces d’usure sur la traverse. Plus tard on reconnut les inconvénients de ce système, dont le moindre était le manque de stabilité, et l’on y substitua des procédés plus perfectionnés que les auteurs n’ont pas pris la peine de nous décrire, mais que l’on peut reconnaître sur les monuments figurés, où ils affectent d’ailleurs les formes les plus variées et parfois les plus compliquées : tantôt deux rangs de boutons ronds ou triangulaires (au-dessus et au-dessous de la traverse) auxquels s’accrochent les cordes en dessinant un zigzag ou un entrelacs sur le joug, tantôt des fléchettes (bras de levier) se détachant en avant des cordes, etc. Le principe commun de tous ces pro-
PremarqutlrJ |a j P- 40, pl. v, coupe à fond blanc au Louvre, salle L :
ftc»nar,lit H, 39- posée sur les genoux à côté de la lyre; Tischbein-
k femarquerj ,( ' Munich, n° 235. Dans tous ces exemples il s'agit, on
h'e ; mais sonl-'co cil*'arp arrondie. Dans notre fig. 1573, il s'agit d'une : «H * 00 des trous? - 2 Bymn. ad Mere. 51 ; cf. OdU XXI,
'*é. —4 i'iiilo,,] t é.tEjov olo?. — 3 Antigon. Ilist. mirab. 7 (p. 02
*»•«,; Acliail r- fr' ’89 Hragm. hist. gr. 1, 415). — S Schol. Aristoph. ,h doit pas | «nim. XVII, 0; Ps. Porph. ad Ptol. Harm. p. 294 W. PjlOanl d Hermès) tlan ir ^ ^ *el,lro les mots küpotv te veuçévt;v notliffai (en P'Sranime d'Agalhias , ' • (La plupart des inss. ont «5petv fy). Dans
" <■ l‘al. XI, 352), les cordes sont appelées veuçîa quoi¬
qu'il soit dit expressément quelles sont faites avec les boyaux d'une brebis séchés
ensemble. 6 Poil. IV, 62; Aristot. De audib. p. 803 A ; Arlemon ap. Atli. 037 D ;
lamblicb. Vif. Pytli. 118; Nicom. Ench. p. 13 (3-jett A? qui figure dans ces deux derniers textes n'est pas un terme technique). — 1 Wilkinson, I, p. 477. — 8 N» d'inv. 113257 (trouvaille du 2 déc. 1882) = Overbeck, Apollon, p. 170; Clarac-Reinacli, II, 93, 2. La fig. faite d'après une médiocre photographie ne montre pas clairement le dispositif. — 9 Hesych. Phot. v» pa-jd;. — 1(1 /fan. 229 sq. — U Fr. 33 Nauck.
12 Schol. Dan, 231 : Ste oî is/xTo ; xakàpw ùvti xEoaxtau s ; Poil. IV, 62 : x«ï
Süvccxa... Ttàkat àvxi xipàxwv (lire xEçatÉwx?) 2 — oxtfiÉ jj.îvo , xotTç Xûoatç. • — • 13 Phrynich. p. 193 Lob.; Eustath. p. 1915, 7 (ad Odyss. XI, 507). Arist. Mech. 14 (IV, 63 Did.) en parle encore comme d'un procédé usuel.
— UH
eôd.-s, dont le détail nous échappe, est l'emploi, connu en ligypte de toute antiquité, de chevilles (itdhwaXoc), traversant à frottement dur le joug, mues par une tête ronde, prismatique ou pyramidale, et entraînant la corde, 1 moilb ,l autour de la cheville, dans leur mouvement de rotation. On en lit clairement l’emploi dans la seconde lyre de Londres : chacun des tronçons cylindriques dont se compose le joug est percé d’un canal vertical où s'engageait la lige de la cheville, dont il subsiste des fragments. Par un souvenir de l’ancien système, ces chevilles 1 lles-mèmes furent appelées xoXXonsç, xoXXaêot1 ; dans les instruments communs elles étaient en bois2, dans ceux de prix, probablement en ivoire ou en métal.
Le nombre des cordes de la lyre a beaucoup varié dans les temps historiques. Ce sujet concerne plutôt l’histoire du système musical des Grecs que celle de l'instrument lui-même. Chaque addition au nombre des cordes de la lyre signifiait en réalité une extension du parcours de la mélodie et une plus grande variété dans le répertoire des sons qu’on y employait; mais ces progrès ont été d’abord réalisés dans la musique de flûte, plus libre, en raison même de son origine étrangère. La citharodie n’a fait que suivre le mouvement, lentement, et non sans rencontrer 'll' vives résistances de la part des musiciens conservaimirs et même des autorités politiques : on connaît les anecdotes sur les magistrats de Sparte ou d’Argos qui retranchent les cordes superflues de la lyre d’un virtuose célébré qui est appelé tantôt Terpandre, tantôt Phrynis, tantôt Iimothée 3. Contentons-nous de rappeler les principales étapes de cette évolution.
Des textes obscurs ou d’une authenticité douteuse attribuent à la lyre primitive trois 4, puis quatre cordes 0 ; ce nombre aurait été porté à sept, soit par des accroissements successifs 6,soit d’un seul coup, par Terpandre . Il est certain que la phorminx de ce compositeur avait sept cordes 8 et ce nombre resta si longtemps en usage qu'il en garda un caractère en quelque sorte sacramentel ; aussi beaucoup de textes l’appliquent-ils 'L'jn a la lyre primitive, celle qu’inventa Hermès 9. Dès Je \i siècle, ou même, d après certains auteurs, dès l’époque de Terpandre10, il y avait plusieurs manières d accorder ces sept cordes. Sans parler des différences d intonation des cordes « mobiles » (suivant que la mélopée était de genre diatonique, chromatique ou enharmonique), les deux tétracordes dont la réunion composait la Ivre pouvaient être ou bien conjoints par un son commun, ou bien séparés par un intervalle d’un ton : dans ce dernier cas le « clavier » de la lyre embrassait une octave entière, mais, pour ne pas dépasser le chiffre consacré de sept cordes, l’un des tétracordes était défectif d’une corde ; lid est notamment le type qui sert encore de base aux spéculations du pythagoricien Philolaos11, vers le milieu du ve siècle. Cependant, dès la première moitié de ce siècle,
1 Cf. Plat. Itesp.\ II, p. 531 B (IkUûv xoàXôsuv ; Lucian. lX(Dial. marin.)
1 ■ i, où la grossièreté de la Ivre de Polyphénie est entre autresdétails caractérisée par les mots ol4l xôXXsxt (xdXXoit ?] 1<rtf l+o, ; Théo Smyrn. p. 57 IIiller(Tîî?Tà<r£«,? Ttpo- ;“”15 V TSv*ottà6„y); Hesych. Ç„Tà. — 2 Lucian. LVIII (Adv. indoct.),
3 Plul; De mus‘ 37 ’ Inst' Lllc- 17 » Lac.apopht. p. 220 C; De prof, in virt.
** ^ ’ ^9**% c- •O; Dio Chrys. XXXII, p. 20 Dind. ; Patis. III, 12, 10; Ath. 628 B,
030 E (Ar,emon); Boeth. Ve mus. I, I (texte du décret des éphoresl). — 4 Diod. I 10. Fr. post Censor. 12. - G Strab. XIII, 3, 4; Nicom. ap. Boeth. Ve mus. 1, 20; f r. posl Censor. 12; Lysanias ap. Ael. Fest. Apbthon. p. 241 Gaisf. — G Boeth et Fr. post Censor. L. c. ; Plia. Vil, 204. - 7 Strab. L. c. — * Terpand. (authenticité douteuse). - 9 Vymn. ad Merc. 51; Luc. VIII (Vial. deor.),
L ’ *’ ,5- - ,0 Aristot. Prob. XIX, 32; cf. Plut. De mus.
-b . iSicom. Ench. p. 17. — il Philol. ap. Nicom. p. 17 (= Stob. I, 21, 7, p. 189
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la pratique avait devancé la théorie ni i cordes de la lyre avait été porté soit F ° nombre des neuf », soit d’abord à huit 13 - nombre *
grande importance dans l’enseignemom T , 0nserv* "ne
T PU,S à neuf;- La ïyro heptacorde finit p^0nid^ de 1 usage en Grèce, mais se conserva danTl mes religieuses à Rome, où Denys d’Iï-ir” (’8 céfénfl C siècle, la signale avec étonnement13 m 'Ci"'";‘sse. au continua de l’attribuer aux dieux et an ^ entendu, on représentations figurées jusqu’à la fin de l anti ^ les Notons que 1 augmentation du clavier , IU4f| bien au type « conjoint « (modes PP - U® auss! de Lamproclès) qu’au type disjoint (dorienlTn montrent les diagrammes suivants : ’ mme le
v siècle, époque de progrès
7cocpav7]T7| > uTreoêoXatœv
TptTTj VT] TT]
7rapav7]TT) v oisÇsuyjxsvojv
TptTT ] ^
7rapàa£«7oç
V ot
Xtyavoç 7rapu7rdcT7]
I U7rCtT7)
> Àtyavo;
4 ’Kd.pu'JTV.T'fj p Ô7taTi)
7tpo(TXap.êavôp.£voç
UTCCCTMV
La deuxième moitié du
Z™S’, rr®sctue r^vt>lutionnaires7vit porter le „„mbre de TOyîne6 ». ,JTO * Pr°baWement.par Phrynis
C’est l’hendécacorde disjoint (un octocorde disjoint, plus, au grave, un tétracorde qui lui est conjoint) décrit par PLolémée18, chanté dans une élégie fameuse par Ion de Chios (mort en 422) 19 et qui servit Encore de base au diagramme des tons dressé par Aristoxène20. La lyre hendéca corde est quelquefois repré sentée sur des monuments 21 . Mais ici encore la pratique devança la théorie. Timothée, dès la fin du v' siècle, employa au grave une douzième corde, octave grave de la mèse, e dite npo(rXoi[j.ëoivô[b£voç ((pdôyy oç) ; à l’aigu le même musicieij ajouta le tétracorde des hyperbolées. Ces innovations, m vement contestées, furent consacrées par les theoi icien
Wachsm). — 12 plut. Apoplit. Lac. p. 220 C; Agit. c. 10; De pro/. rui- U. post Censor. 12; Plierecrat. ap. Plut. De mus. 30. — . 13 PlukZu'*- l^îconlL Boeth. Z. c.; Nicom. Ench. .5; Plin. L. c. ; Suid. v. ,rh]^\ on
Excerpt.b; Boeth. et Plin. Z. c. — 16 Ant. Rom. VII, 72. — ^ inonuiiicntsj; ne saurait attribuer d’importance au nombre des cordes figurées stu ^ ^ figotA les lyres de trois et quatre cordes ne sont pas rares. Sur un vas< aM,.l)^r|irneîli, réel noires (Jan, note IG) la cithare d’Apollon a neuf cordes, alois M110 pemus. 30» n en avait sûrement encore que sept. — 17 Cf. Weil-Pcinacli sui^ ^ ^ ^ ou la
p. 122. D’autres attribuaient ces deux cordes à Pimollu « (‘ '[jniolliée
dixième à Histiée de Colophon (Nicom. Exc. 4-, et Boeth.) H I-1 ollZ ^ JlilIrP* (ibid.). — 18 H arm. II, 4. — 19 Ion ap. Cleonid. c. 12. 0 I 0,1 ■ ça 103)»
— 21 Par exemple sur le relief agonistique du Louvre, n » • v ^
Une lyre décacorde est figurée sur le vase Gerhard, Auseil . 1 "s
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,, ulexamlrine. A cette époque l’instrument de
et dont nous donnons, page 1444, le clavier vint le genre diatonique, avec les noms usuels
une cithare pentëdécacorde, embrassant deux
octaves accordé su iv
de® tÜî, ,’rnrédé de la BtâXïi'kç (consistant à produire un I (|.ulS ]a corde légèrement pincée en son milieu) on nœUt,iiL encore obtenir en sons fiùlés l’octave aiguë des huit dernières notes 1 .
\ côté de ce « grand système parfait non modulant »
■ détail un système de lyres à onze cordes dont l’accord était fondé sur l’ancien heptacorde conjoint :
La particularité de ce mode d’accord était de présenter dans le premier tétracorde un si naturel et dans le troisième un si bémol ; ces deux notes n’appartiennent pas au même ton; en conséquence on appelait le clavier ainsi accordé « petit système parfait modulant ». Pour faire profiter le « grand système » de cette note hétérogène, quipermettait d’exécuter des modulations au ton « relatif » sans désaccorder l’instrument, les théoriciens de l’époque alexandrine finissante et peut-être aussi quelques facteurs de lyres intercalèrent dans le grand système, à partir de la mèse et à titre de quatrième tétracorde, le tétracorde des conjointes (<ruvY]gui£V(üv), la-ré. Cette combinaison, qui portait à dix-huit le nombre des cordes de la lyre, est vivement critiquée par Ptolémée, mais n’en fut pas moins adoptée ; elle est consacrée par les tables d’Alypius. Toutefois, comme dans les genres d’accord usuels la seule note utile du tétracorde des conjointes était le si bémol, il est probable que dans la pratique on se contenta d’insérer cette seizième corde sur la cithare entre la mèse et la paramèse, ce qui avait en outre l’avantage de constituer, sur un clavier diatonique, un tétracorde chromatique ( la-si bémol-si-ré).
Les lyres primitives de. sept, huit etmême neuf cordes, ne Peraiettaient d’exécuter que des airs écrits dans un sud mode déterminé ; voulait-on changer de mode, il falait modifier 1 accord de l’instrument, ou employer, l lllü[ " 1 hhagore de Zacynthç, trois cithares accouplées,
. . ' déférents, montées sur une base commune que
. . disait pivoter à l’aide du pied2. Avec les
■nii^i ; > perfectionnées de douze à quinze cordes il en était
J' * car sur un clavier de ce genre on peut dé-
dui! i / ' des tranches de huit cordes repro-
(0||s il' 1 * bU,,eessions d’intervalles caractéristiques de dYxir S|IU0^°S '^e mpme instrument permettait donc (lies rl U U,deS m(^°d*es entières ou des parties de mélonée la c,"^ CSmo(^es *es plus variés. Toutefois, étant don- Pàt se' uction du clavier, le seul mode où un chant ''( 'ipper dans toute l’étendue de deux octaves
1 Ps-' Arist. p,..
fUrl"»onap Ath'xov V " T''C° Sm5TD' P'59H-
S45 Weslnhàl , ’ 637 B'F- - 3 Ps- Al'*sL Prob. XIX, 48; cf. Proclus, Chres 'S IV Porph., », ~ 4pl01' Harm- b ! H, 16.-8 Anon. Bellerm
orreurévi(lcn(e l‘é0| • 7 ' °nne 'a n"'nK' nomenclature, mais en substituant par une
Abp>us. etc, que,riue| au bd'cu (ré). — G Nous admettons avec Aristoxène,
cordes (le mod ,t'"e.SoB )c ^0I> do la cithare, les intervalles successifs de ses "’onterou baisser toute "na,'a^'e! P°ur changer le ton del’inslrument, il faut donc
y Ses cordes d nn môme intervalle. Dans la méthode de Ptolémée
■ 2 Sur ce trépied citharique
(parcours maximum d'une mélodie antique) était le mode hypodorien ou éolien, suivant lequel étaient réglées une fois pour toutes les deux octaves du pentëdécacorde ; aussi ce mode était-il le mode citharodique par excellence \ Au temps de Ptolémée, la citharodie l’employait soit dans le genre diatonique (airs dits rptrat), soit dans le genre mi-diatonique, mi-chromatique (xpibroi, Tpomxi). Les autres modes usités de son temps sur la cithare étaient le phrygien (Ù7répTf07tx), le dorien (irapuTràTat), 1 liypophrygien (tourna, îasTtatoXiafa) et probablement le lydien (Xdota), toujours selon le genre diatonique. La lyre, outre les deux variétés hypodoriennes, n’admettait que le phrygien h Quant aux tons, c’est-à-dire à la hauteur absolue d’intonation du système des quinze cordes échelonnées selon les intervalles du mode hypodorien, un texte d’époque romaine nous apprend que les citharèdes n’en pratiquaient que quatre : hyperiastien (transcrit convenlionnellementpar mi mineur), lydien (ré mineur), hypolydien (la mineur), iastien (si mineur) h Précédemment d’autres tons avaient été admis dans la citharodie : le premier hymne delphique à Apollon est noté dans le ton phrygien (ut mineur). En tenant compte de l’erreur certaine d’une tierce mineure en trop que comporte le système de transcription conventionnel des notes antiques, on voit qu’à l’époque romaine les citharés les plus graves (hypolydiennes) embrassaient la double octave :
et les plus aiguës (hyperiastiennes) la double octave 6 :
Les cithares à seize cordes, pourvues de la tri té des conjointes, permettaient d’ailleurs, dans une certaine mesure, les modulations tonales aussi bien que les modulations modales. Du ton lydien on pouvait, sans changer l’accord, moduler à l’hypolydien, de l’iastien à l’hyperiastien.
Aucun texte ne nous renseigne expressément sur la question suivante : l’instrument étant debout, de face (nous entendons par là la face plane ou concave, sur laquelle pose le chevalet), les grosses cordes (notes graves) étaient-elles à droite ou à gauche de l’exécutant? Une épigramme célèbre d’Agathias semble indiquer qu’elles étaient à droite1, contrairement à l’usage qui a prévalu dans la construction des pianos modernes, mais en conformité avec l’habitude des anciens de placer le chant au grave .
Les cordes de la lyre ou de la cithare, ou, pour parler plus exactement, les parties vibrantes des cordes, sont toutes d’égale longueur sur un même instrument. Les différences de son ne peuvent donc être obtenues que par des
au contraire, la « tessiture » de la cithare reste invariable et le changement de ton s'opère simplement par la bémolisalion do certaines cordes; il entraîne donc une modification des intervalles, c'est-à-dire un changement de mode. Ce procédé dû être pratiqué réellement à l’époque ancienne et mémo à l’époque alexandrine ou romaine sur les lyres d'un clavier restreint ; nous ne croyons pas qu'il l'ait été sur les instruments de concert à quinze cordes, car les tons obtenus par Ptolémée (correspondant aûx sept modes) no coïncident pas avec les tons usuels de l'Anonyme. — 7 Anth. Pal. XI, 68 ; 8tEnt?Y|v iiuix^v oitfa itAVjxTfoiai $ov>1ir(t; | ^ X a i i-, TCàXXtToti a-:xo|i4M>s.
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inégalités d'épaisseur, de densité ou de tension des cordes. Kn ce qui concerne l’épaisseur, les acousticens anciens avaient parfaitement reconnu que plus la corde est grosse, plus le son qu'elle émet est grave et certains textes permettent de croire (comme le l»on sens suffit à l'indiquer) qu'ils avaient tenu compte de cette observation pour l’assortiment des cordes de la lyre2 ; mais ils n’entrent ce sujet dans aucun détail, elles représentations figurées sont trop sommaires pour autoriser aucune conclusion.
Quant à la densité, Ptolémée déclare et son commentateur repèle que plus la corde est dense (ituxvoTspot), plus le son est aigu. La formule mathématique du nombre des vibrations par seconde
n= — v/.vP~
montre au contraire que la vitesse vibratoire n (donc l’acuité du son) est inversement proportionnelle à la racine carrée de la densité d. Une erreur d'observation aussi grossière n’aurait pas été possible si les anciens avaient réellement essayé de mesurer les densités relatives des boyaux ou nerfs employés à la fabrication de leurs instruments ou même de profiter de cet élément dans l’appareillage des cordes. Nous pouvons donc en faire abstraction.
Enfin la tension était réglée à l’aide des xdXXorcsç dont il
a déjà été question.
Rappelons seulement ici que les anciens commençaient par donner à la corde médiane (mèse) l’intonation voulue 3 , soit d’après l’oreille, soit d’après un autre instrument déjà réglé (fig.
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et accordaient ensuite les autres cordes d’après celle-ci, probablement par le procédé des chaînes de quintes, encore aujourd'hui usité par les accordeurs.
En dehors des éléments essentiels que nous venons de décrire (cadre solide, cordes, appareil tenseur), la lyre ou cithare comportait un jeu d’accessoires plus ou moins indispensables dont voici le dénombrement :
1° Le plectre (nXTjxTpov, pecten, pulsabulum ) était 1' « archet » de la lyre, et sa fabrication était assez importante pour employer des artisans spéciaux (7rXr,xTpoirotoi). C’est un « aiguillon» en matière dure (bois5, corne 6, ivoire7, métal8, pierre précieuse), dont l’usage était déjà connu des Égyptiens, et dont on attribuait l’invention à Hermès9 ou à Sappho ,0. Il est souvent représenté sur les monuments. Les formes en sont très variées, depuis le bâtonnet pisciforme que lient l'Apollon de Naples (fig. 4723) 11 , jusqu’à l'objet pétaliforme en émeraude que nous reproduisons (fig. 4724),
1 Ptol. ffarm. 1, 3, etc. — 2 Ps. Porph. p. 216 suiv. Il oppose l'appareillage de la lyre à celui du Irigone (harpe)où les cordes sont Way/d;. -3DioChrys.LXVIll,p. 234 Dind.
* Pcinfurcde Pompci, Hclbig,n° 1442 (Mus. Borb. 1. 30) déjà reproduite plus haut, lig. 1568. Helbig avertit que le dessin delà lyre est inexact. — 5 Corp. inscr. (itt. II, 652, 29 (Boeckh- Frankel, Staatsh. II, 236): tyx tSuTtu Vjçtov txesàv tivov rat oov... vov ç j/.tvov. Boeckh supplée tiHiçyupwpicjvoy. — 6 Plat. Ley. VII, p. 795 A (lv vtoaztvots xXqzrpotç). — 1 Tibull. III, 4, 37; cf. les candidaplectra de Martial, XIV, 167. — üRymn. adApoll. Pyth. 7;Eur. Herc. 351. -9Apo!lod. III, 10, 2.— 10 Suid. v.Lançw (confusion
Fig. 4723. - Le plectre.
d'après un spécimen réel12. Mais dans le plectre se termine par une dent ou' un cr”" ^ Cas
ochet
par-
Fig 4724. — Plectr
c orné.
t0'\S “r„!eS *«* faces- de man'«re à ressembler 4 an 1 (fig. 472o) ou à une flèche (suprà fig
emploi, tout différent de celui de l’archet’ se rapproche de celui des « ongles » ou « griffes
380). Son rapproche » en écaille dont se
Plectre en T.
Jt5lvw " " 51
servent les joueurs de mandoline ; il frappe (itX-qfffftn, d’où TrXrjXxpov) la corde, il ne la caresse pas. Le plectre était ordinairement attaché au bas de l’instrument par un long cordonnet fixé par un clou ou cousu 14 ; on ne le détachait pas pour s’en servir (suprà, fig. 2399 et 4720).
2° Un baudrier ( balteus , probablement TsXoquâv), parfois richement orné15, embrassait la cithare et était fixé par une extrémité à un bouton placé à l’avant de l’instrument. L’exécutant engageait son poignet gauche dans l’autre extrémité du baudrier fortement tendu, de manière à maintenir l’instrument dans une position verticale pendant le jeu, tout en disposant de ses deux mains (suprà, fig. 377 =
2364). Plus rarement, comme dans l’Apollon Musagète, le baudrier est passé autour de la poitrine ou de l’épaule gauche. Il peut servir aussi à suspendre l’instrument à un clou.
3° On voit souvent pendre au bas de l’instrument des citharèdes une couverture brodée ou en peau de panthère.
Elle servait, non d’étui à la lyre, ses dimensions
paraissent s’y opposer, ,
mais simplement d’enveloppe protectrice poui 1 1,1 1,1 jc
la partie la plus délicate de 1 instrument, PeiKan . repos16 (fig. 4726). Les lacets qu’on voit pendre a ir de la lyre et qui semblent fixés au bouton t a
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avec la «„«* ?). - « Monument i, VIII, 13, etc. (Clarac-Rc.nach . F __ UHc- Zeit. 1850, pl. xvm. - 13 Mus. Borb. X, 54 = Arch. Zeü.. -P^ Apul. ronclas V, 51 : àxVoUToç où 5 av icÀiJxïpov e; Xûç>iv £*Tat* ou bien plu^
Flor. 11,15. — 16 L'étui de la lyre (comme de lare) sappeai e
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