‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 137 sur 275 · III, U. U · texte numérisé non relu

III, U. U

tlutjov (Hesycl). Etym. m.) Notre fig.esl empruntée aux une»u6«i«^

d'école (fig. 2599), l’étui moucheté suspendu au mur para. bon exem-

renfermant une paire de (lûtes dont une à extrémité rccou vaut, pl- *,vl*

pie de la couverture des cordes se voit dans De Luvnes, ex

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■ icut /(708 4726), servaient peut-être à lier cette

baudrier (ng- * ’ 7

Lerlure sur les cordes.

r On peut encore ranger parmi les accessoires cle la

‘ h p(, rche, terminée par un support, où l’on voit un 'iMriste ambulant accrocher son instrument, pour le Sansporter en voyage ( suprà , fig. 1507).

puis le jeu de la lyre ou de la cithare, l'exécutant |.,jj ,ssis debout ou même en marche, l’instrument à eu près dans l’axe du corps, la tranche en avant, la face Ime ou concave à droite. Assis, il posait ordinairement {'instrument sur ses genoux, légèrement incliné en avant ; la main droite tenait le plectre retenu par son cordon, le poignet gauche était engagé dans le baudrier, l’un des pieds battait la mesure *. S’il avait à chanter en s’accompagnant, il pouvait poser sur ses genoux le diptyque contenant les paroles, comme on le voi t dans la figure 4720. Dans l’attitude debout, l’instrument était au contraire faiblement incliné en arrière, de manière que la tranche postérieure s’appuyât sur la poitrine de l’exécutant. Le jeu de la lyre était désigné par le terme générique xpotktv ; le jeu à l’aide du plectre s’appelait plus spécialement 71X1)5- 5E!v, xpéxstv ; on réservait ijxxXXetv2 pour l’emploi direct des doigts. Dans la cilharodie proprement dite, tant que le cithare Je chantait, il s’accompagnait de la main gauche seulement, en pinçant directement les cordes : c’est ce que les Romains appelaient intus canere3, sans doute parce que l’artiste se plaçait ou disposait l’instrument de telle sorte que le jeu de la main gauche fût masqué par la cithare aux regards du public ; cet accompagnement (xoouatç), quoique réduit à une seule partie et ordinairement improvisé, pouvait avoir une réelle importance mélodique et constituer une sorte de contre-chant *. Pendant ce temps la main droite armée du plectre se tenait

Fig. 472,. Citharède et lyriste.

la. voix^e t' ^ insLrument> prête à l’attaque5. I iforis canere ^ plectre entrait à son tour en instrumental !’P°Ur exacuter un intermède pu Pavait son En Pareil cas la main

nu pot des notes pincées le chant de 1 ' lilos|r. rti-ij 1

’ /'!K P- 209 R ’ . . 2 ^es ^cult termes sont bien opposés

b 20, 53. 4 p,a**‘ ' +iiXai *«'* Xfoôt.v -rS ^xt9v. - 3 p9. As

Z «or.iljft8’ VH- P-812- - 5 Philoslr. maj. L. c.

UX, 12; pi | ’ Nombreuses représentations figurées. — G yZ IX'9; Conj.praee. U. 7 Po,l. 1V, fu-J“Lap. Alh. 1V, 183 D : /eïÇK S(>a ^XT(

droite. Dans le solo de cithare ('jaX'q xiôoîpifftç), cette association des deux mains était la règle : le chant, toujours au grave, revenait nécessairement à la main droite, à 1 attaque énergique du plectre °. Toutefois certains virtuoses, dédaignant l’usage du plectre, exécutaient les deux parties avec les seuls doigts fon attribuait l’honneur de cette innovation à Epigonos d’Ambracie '), parfois même avec les doigts.de la main gauche seule : ainsi procédaient les citharèdes d’Aspendos dont le nom était passé en proverbe8. Le nom de oaxxuXtxdv, donné à l’instrument des psilo-citharistes, semble indiquer que ces artistes faisaient rarement usage du plectre. La sonorité de l’instrument lui-même, quelquefois appelé 7ruôixôv °, aussi bien que la manière de s’en servir, paraissent avoir reçu de Lysandre de Sicyone d’importants perfectionnements, dont la nature n’est pas bien connue 10. La lyre, dans les derniers temps de l’antiquité, se jouait, semble-t-il, d’ordinaire sans plectre : sur des peintures tardives le citharède armé du plectre parait s’opposer au lyrode qui pince les cordes avec les doigts (fig. 4727) 11 .

En ce qui touche le doigté de la cithare, nous ne possédons à vrai dire aucun renseignement, si ce n’est que le pouce y jouait un rôle 12 ; l’index devait être fréquemment employé (fig. .377, suprà). Nous sommes -porté à croire qu’en principe on employait deux doigts pour pincer la corde. Les systèmes construits par les modernes reposent tout entiers sur l’interprétation, probablement erronée, du nom de la troisième corde de l’heptacorde (Xiyavôç= index), dont Nicomaque avait déjà tiré une conclusion toute différente et non moins arbitraire13. Nous n’insisterons pas davantage sur les artifices pratiqués dans le jeu de la cithare, tels que l’sTrutaXgôç, le 5uftYp.ô^, les vtyXâpot, etc. ; la plupart ne sont connus que de nom1*.

Tout ce qui concerne le rôle social, l’aspect extérieur, etc., des joueurs de lyre et de cithare a été suffisamment exposé aux articles cituarista et cituaroedüs. Quanta l’histoire de la pratique de ces instruments, c’est un sujet qui se confond presque avec l’histoire de la musique antique et qui dépasse les cadres de cet ouvrage. Contentons-nous de rappeler l’immense et durable faveur dont ils ont joui pendant au moins douze siècles, et cela malgré leur sonorité très limitée, à la fois en étendue et en intensité. Si les anciens, en effet, vantent le timbre grave et viril de ces instruments, surtout de la lyre ls, ils ne pouvaient se dissimuler la sécheresse de leurs sons, qui, à la différence de ceux des instruments à vent, ne sont pas suceptibles d’être tenus et qui, en conséquence, se mêlent très imparfaitement aux sons de la voix humaine16. Néanmoins la lyre et la cithare, intimement liées à la religion apollinique, conservèrent un rôle prépondérant jusqu’à la fin de l’antiquité dans la musique religieuse aussi bien que dans la musique profane et les concours publics. A Athènes, le maniement élémentaire de la lyre formait un article obligatoire de l’enseignement libéral, et les philosophes, si sévères pour la flûte et les instruments multicordes, donnent à la lyre droit de cité dans leurs constitutions idéales. A Alexandrie tout le monde était plus oumoins citharède11, et il en était

— 8 ps. Ascon. L. c. ; Zcnob. II, 30. — 9 Poil. IV, 60. — 10 Philoch. ap Alh. XIV, 637 F. — il Helbig, Wundgemühle CampanienS , pl. xvm. Il est vrai que l’artiste debout pince les cordes de la main gauche : il peut donc «Ire en train de chanter.- 12 Ovid: Amor. II, 4, 27. — 13 Ench. p. 22Meib. — HPtol. Il, 12 ; Philoch. ap. Ath. XIV 637 F ; Pherecrat. ap. Plut. De mus. 30. Et en général Gevaert, II, 268. — 15 Ar. Quint. II, p. 101 Meib. — 10 Ps. Arist. Prob. XIX, 43. — 17 Ath. IV, p. 176 E

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à peu près de mèmeà Home depuis a fin de la République : l’exemple, on le sait, partait de haut. Jusqu'à la dernière heure la citharodie reste en quelque sorte caractéristique de la civilisation gréco-romaine: le dernier cithnrède que nous connaissions est envoyé par Théodoric à la cour du roi Clovis1 ; ensuite la harpe barbare l’emporte définitivement sur la lyre hellénique.

Le répertoire de la lyre et de la cithare se subdivise en deux grandes classes, suivant que l’instrument est employé conjointement avec la voix ou séparément. Dans le premier cas on parle de xtOapwoîa, plus rarement Xuptooia. Le citharède, comme le pianiste moderne, est presque toujours à la fois compositeur et exécutant; nous avons déjà dit que la partie instrumentale était souvent improvisée. Le répertoire citharodique est très varié : il comprend, pour les solistes, les chansons d’amour et de table, les monodies tragiques (Sophocle dans le Thamyris chanta lui-même en s’accompagnant de la cithare), des hymnes et péans de toute espèce, mais pardessus tout le grand air de concert, sur un sujet religieux, connu sous le nom de vo'ptoç [nomos]. Le nome citharodique constituait la pièce de résistance du concours des citharèdes, qui, à son tour, forma toujours le « numéro » principal des agones musicaux (Pythies, Carnées, Panathénées, Sotéries, etc.). L’origine s’en rattache au sanctuaire de Delphes et au nom de Chrysothémis; l’école des citharèdes de Lesbos (Terpandre, Cépion, Péricleitos) brilla d’un vif éclat au vne et au vie siècle. A son style sévère succéda au vc siècle le style passionné et varié de Phrynis et de Timothée; la décadence commence avec Polyidos (ive siècle), pour se prolonger jusqu'à Mésomède (ne siècle ap. J.-C.). De cette immense production nous n’avons conservé qu’un spécimen d’époque alexandrine ( Prélude à la Muse ) et deux hymnes de Mésomède; on peut y ajouter les deux hymnes ou péans delphiques à Apollon, dont le véritable caractère (monodie ou chœur) est cependant discuté. On peut d'ailleurs ranger dans la citharodie lato sensu toute la chorale lyrique (■») Xdpa)du vic et du vc siècle (hymnes, péans, prosodies, épinicies, hyporchèmes, etc.), où l’accompagnement instrumental était très souvent confié à la lyre ou cithare, associée ou non à la flûte.

Le solo purement instrumental s’appelle -j/iXr, xt&ipttfiç; on en faisait remonter l’origine soit à Thamyris, soit à Aristonic d’Argos, contemporain d'Archiloque ; en 558 ce genre fut admis au concours pythique ; on le rencontre ensuite dans de nombreux concours, mais honoré par des récompenses moindres que la citharodie. Les procédés en furent perfectionnés par Lysandre de Sicyone (époque inconnue) et par l’Athénien Stratonicos (ivc siècle). On attribuait à Lysandre l’invention de la choro-citharistique où un chœur est associé au solo de cithare, qui reste l’élément principal. La cithare s employait aussi en duo avec la flûte (’évauXo; xtOapiut;, inaugurée par Epigonos d’Ambracie) et dans les orchestres nombreux et variés de l’époque alexandrine et romaine.

Nous rattacherons à cette étude de la lyre-ciLhare quelques notions sommaires sur les autres instruments à cordes connus des Grecs et des Romains. Presque tous sont

1 Cassiodor. Variar. II, 40. — 2 Aristot. Polit. V (VIII), 6. — 3 Juv. III, 63. — 4 Macrob. Sat. III, 14, 7. — & Alhen. IV et XIV, passim ; Poli. IV, 59. — 6 Ce mot n’apparait qu’à l’époque des invasions barbares

d'origine orientale et n’ont jamais réussi à «’• y complètement chez les peuples classiques Pw-mli "sn'onl jouiqued'unc vogue limitée et

tlt-e 530 et 430 „. J.-C., puis de nouveau à Æ

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alexandrine. Au temps où le sentiment natioJW son plein en Grèce, au siècle de Périclès et de ‘

thème, ils furent proscrits; les philosophes en signT' le caractère voluptueux, sensuel, dangereux pour i mœurs2. A Rome aussi les chordae obliquae étaient mî notées3; déjà Scipion Émilien s’élevait contre les enfini nobles qui allaient à l’école cum cinaedulis et samb * psalterioque *. Sous l’Empire, l’usage, pourtant as sel répandu, de ces instruments était à peu près abandonné aux femmes légères qui les faisaient entendre pendant les repas. Ils sont fréquemment représentés sur les sarcophages, et les grammairiens nous en ont laissé des nomenclatures assez longues5; mais leurs descriptions sont peu précises, et, comme dans l’histoire de l’instrumentation moderne, le même instrument paraît avoir été souvent désigné, à diverses époques, sous des noms différents. Aussi la grande majorité des noms transmis ne peut-elle être sérieusement identifiée, et les commentateurs alexandrins eux-mêmes en étaient réduits à des conjectures, parfois très malheureuses.

On peut distinguer deux grandes classes : 1° famille de la harpe; 2° famille du luth.

Famille de la harpe6. — Ces instruments ont, comme la lyre et la cithare, leurs cordes montées à vide et, par conséquent, chaque corde, en principe, ne donne qu’un son. Mais ils en diffèrent en ce que les cordes, ordinairement nombreuses , sont de longueur inégale (les plus graves les plus longues et de grosseur égale7. De là vient que l’instrument foui

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Fig. 4729. — Lyre, cithare et harpe.

plus ou moins la forme d’un triangle- 0“ ne cependant, semble-t-il, sous e n ou rptywvov qu’une variété de cette c a^' ’ .

it la petite harpe triangulaire si s0,lVt" ^ras ir les reliefs romains8, et qui se U mai ‘ J u posée sur les genoux. Le mon an ■r. et -,ui s'élargit vers *.***£.»

vertical; la base est une simp

r. O nls. \

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t dues obliquement entre ces deux supcordus 9°nt^is longue forme ordinairement le troisième

ports! el |U '* !i'(1 : quelquefois pourtant il y a un troisième

lôlé dl! ''vide qui complète le cadre (fig. 4728) Cet inssUPP°' ' ' pi.é connu des Grecs dès le Ve siècle (fig. 4729) 2 ;

I lru«ie"1 f .huaient une origine phrygienne, syrienne lls U‘. ' >\ ou égyptienne 3. A Rome, il fut mis à la hC»n « riaf" Alexandre d'Alexandrie *.

\uLibvque{< ragêéxYi», plus anciennement iagêû^6) I *t avoir légèrement différé du trigone par sa forme p!ir:U ! nar son maniement. En effet, la machine de 61 ^ guerre du meme

nom est définie « une grande échelle portée sur une base en forme de barque 1 » ; cette définition paraît convenir à la harpe égyptienne en forme de croissant, dont l’arc s’élargit et s’épaissit vers le bas pour former résonateur.

En Égypte l’instrument, souventaussi hautqu’un homme, était posé à terre, les cordes verticales ; il est difficile d’attribuer ces dimensions à la sambyque grecque, s’il est vrai que le diapason en était aigu, efféminé 8. La sambyque est citée par Aristote9 parmi les instruments jadis en faveur (Euphorion assurait qu’une statue archaïque de Muse à Mitylène, œuvre de Lesbothémis, était représentée tenant une sambyque)10, et qu’un goût plus épuré avait fait rejeter; mais elle reparut à Athènes peu après Aristote11 et fut très appréciée à Rome12. On peut, si l’on veut, appeler sambyque l’instrument à sept cordes que tient la femme représentée sur notre figure 4730 13 ; il semble renversé.

Trigones et sambyques se touchaient directement avec les doigts (^àXAs iv) sans l’intermédiaire d’un plectre ; de

Fi". 4730. — Sambyque.

là le terme IxÀrriptov, qui parait avoir désigné d une manière générale les harpes pincées, notamment les trigones u, et non une variété particulière, quoique certains textes aient été interprétés dans ce sens1’.

On peut ranger encore dans cette catégorie le zoÀé^ûoyyov, dont le timbre aurait eu une « virilité » intermédiaire entre ceux de la lyre et de la sambyque et le vàêAa; phénicien à douze cordes où l’artiste « promenait » ses deux mains”; mais la xivupa hébraïque à dix cordes comportait l’emploi d’un plectre”. Quant au ffigtxtov à trente-cinq cordes et à riTuyoveiov (invention d’Epigonos d’Ambracie) qui en avait quarante 1 ’, ils ont dû, au moins à l’origine, avoir une disposition horizontale comme celle de la zither viennoise 2".

On range encore souvent dans la classe des harpes trois instruments archaïques au sujet desquels les Alexandrins eux-mêmes étaient déjà mal informés : la (ou le) p.âyaStç, la irxjXTiç et le pxpêtxoç (variantes : jîxpSiTov, pipomoî, pxppoç)21.

La magadis et la pectis étaient identifiées par certains critiques22 et, de fait, les rares renseignements que nous possédons à leur sujet concordent pleinement. La magadis, déjà mentionnée par Alcman 23, était d’origine lydienne 24 et avait un grand nombre de cordes : celle d’Anacréon en comptait vingt 25. Elle avait un timbre bruyant que Télestès compare à celui de la corne 26 et exigeait une grande vélocité de mécanisme. Sa particularité essentielle consistait à être disposée pour le jeu continu d’octaves, de telle sorte que lorsqu’on l’employait à l’accompagnement d’un chœur mixte d'adultes et d’enfants, elle sonnait l’unisson de chacune des deux voix21; de là le verbe payaStÇeiv qui a pris la signification générale de jeu ou chant à l'octave 28. La pectis est donnée également comme d’origine lydienne 29 : elle aurait été introduite en Grèce par Sappho 30. C’était un instrument de haute taille31, polychorde 32, qui se prêtait au jeu d’octaves33; on ajoute que le diapason en était aigu34 et qu’elle se pinçait sans plectre 33. On voit que ces renseignements nous laissent dans l’incertitude sur deux points essentiels : 1° les cordes étaient-elles de longueur égale ou inégale? 2° quelle était la nature du mécanisme ou du dispositif qui permettait le jeu d’octaves? Sur le premier point les Alexandrins se prononçaient nettement, au

Gciliard, Apul. \ asenb.ü & = Arch. Zeit. 58, pl. cxv, 14. Voir aussi la pein- Urc (ase iïorb. V, 51 (Baumeister, fig. 391) et Monumenti, 1845, pl. xvi et - Sophocl. fr. 375 Nauck (Alh. IV, 183E) ; Eupolis, fr. 276 Kock {Ibid.). C’est l" 1 ün a voulu l'rer du texte de Sophocle que le trigone sonnait l’octave grave . ^ ^us anc‘en exemple figuré (d’après Jan, Arch. Zeit. L. c. note 7)

I ) mstlument de 1 Apollon en albâtre peint trouvé à Théra (Walz, Ueber Popl l,er , SculPtur, 1843). Voir encore au Musée Britannique, E. 28 (Cat. 111, J , Sfj 9 fig- 4729 est empruntée à un vase de Ruvo {Arch. Zeitung, 1860, pl. 139). (Égypte)1’ L'I v •' TfÙ0 i ap. Ath. 175 D (EéfWv) ; Ptol. H arm. III, 8 fin.

■onlrcnt ' "nion de Juba paraît confirmée par les monuments assyriens qui nous %■ 47 -»9 ' '.:i1 lnanpd;ure, tout à fait analogue à celle de la Muse de notre

Neanthesan Allf'l'j-x ^ 5. ~ 5 Etïmolog‘es : Scamon ap. Ath. XIV, G37 B; ibidt G36 B ^ — 6 Fr. des Hilotes ap. Alli. 038 E ; Phillis,

forme tria « ^ * ^ Cependant Vitruve, VI, 1, 5, attribue à la sambyque une

7. io Al^' “j'’ ~ 8 Atl>- 633 F; Ar. Quint. II, p. 101 Meib. - 9 Pol. VIII, 6, 14,7; ~ 635 A. — U Philem. ap. Ath. 175 D. - 12 Macr. Sat. III,

quatre cordes l p' ^adrian. 20 ; Mart. Cap. IX, 924. Sur la sambyque (?) à Farnîs,. (Baum ' ^li>S <les Troglodytes, cf. Ath. G33 F. — 13 Peinture du jardin

follement aucun ^ Ees foHres XIE qu’on lit sur la branche n'ont pro-

l)our les jougs . jns' 14 Theophr. Hist. plant. V, 7,6 (le chêne vert est employé gS “?*'< *«> +«Xtr, {!„,,) ; Ps. Arist. Proh. XIX, 23 (iv voï; Tfiy-ivo,; •ugnienle le noml ' 11 ‘ — 16 Jub. ap. Ath. 183 C (Alexandre de Cythère

•itharae barbarica '' C°r<^es <lu D i Isid. Orig. III, 20 : psalterium est simililudo redditur surieri i mo<Elm A ütterae sed... lignum illud concavum undc sonus 175 D(= pQ|| ... laljc1’ elc- 16 Ar. Quint. II, p. 101. — 17 Philem. ap. Ath.

’i >il); Sopater, ibid. 175 C; Strab. X, 471; Jos. Ant. jud. VII,

12, 3; Ovid. Ars am. III, 329. Clem. Alex. Strom. p. 307, l'attribue aux Cappadociens. — 18 Jos. L. c. — 19 Poil. IV, 59. — 20 Jub. ap. Ath. 183 D : pLvr;[coviù,[...

voj t-xiy. o vüv et; 4aVc>ipiov oçOiov p.cTttffjrr,ieaTi(T9èv xvk. — -1 BâpnAeo; :

Euphor. ap. Ath. IV, 182 F ; pàpno; : Phillis ap. Alh. XIV, 636 C. — 22 Menaechm. ap. Ath. 635 B-E (Athénée attribue [635 E] la même opinion à Aristoxcno, mais un texte de celui-ci où les deux instruments sont nommés conjointement [635 Bj laisse un doute à cet égard). Contre l’identification, Phillis, 636 C ; mais non pas (comme le prétend Ath.) Diogène le tragique. Nous négligeons les opinions qui faisaient de la magadis une flûte citharistériennc (Didym. ap. Ath. 182 D, 634 C-E, erreur née d’une faute de texte dans le fr. 23 d’ion) et de la pectis un luth {Anth. Pal. IX, 586 ; Hesych. Suid. Phot.). Ce dernier nom est quelquefois syuouymc de lyre (Luc. Dial. mar. I, 4; Philostr. mai. Imag. I, 10). — 23 Fr. 91 (Ath. G37 A). — 24 Ion, fr. 23 (Ath. 634 C). D'autres la faisaient venir de Thrace (Duris ap. Ath. 636 F; Canlharos ap. Poil. IV, 61), mais cetto opinion nous parait provenir d'une fausse interprétation de X#n. Anab. VII, 3 , 32. — 25 Fr. 18 (Ath. 634 C). 11 n'est pas permis de conclure avec Ath. du fr. 4 de Télestès que la magadis n’avait que cinq cordes. — 20 Tclest. fr. 4 (Ath. 637 A) : akko ; S’àkkav xkayyâv ul; ( x c p oct ô o w v o v IçsOiÇe [xâyaStv I icevTapçàSSw (?) yoçSav àp9[Jiçî | yipa xaycitStauXov àvaeTjwçav tû/uç. Wagener propose de corriger en lyaTÔouvov (ap. Gcvaert, II, 632 suiv.). — 27 Anaxandrid. ap. Ath. 634 E; Phillis, 636 C. — 28 ps. Arist. Prob. XIX, 18, 39 ; cf. Philochoros ap. Ath. G38 A ; Diog. trag. ap. Ath. G3G B où pàyaSi; = octave. — 29.PincL fr. 125 (Alh. 635 D) : tv Sttxvot (Tl AuSiÿv koà'xkv àvTi'vOoyyov àxo-jtov UT.xtiSo; ;

Sophocl. Ir. 437 N. (Ath. 183 E, 635 C) ; Tclestcs, fr . 5 (Ath. 626 A). — 30 Menaechm.

ap. Ath. 635 E; cf. Sappho ap. Dem. De eloc. 1 62. — 31 Pjnd. fr. cit. 32 plat.

Desp. III, p. 399 C. — 33 Pind. fr. cit. ; Diog. trag. (Ath. 636 B) : lïTJXTtSlUV (t*) àviiÇuyoi; I oXxoïç xçexoûffaç — 34 Telest . fr.cit. — 35Arislox. ap. Ath. 635 B.

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moins en ce qui concerne la magadis : Apollodore en taisait un psaltérion *, Euphorion une sambyque 2 ; mais y a-t-il là autre chose que des conjectures érudites? Sur le second point, nous sommes dans une ignorance i omp etc. Le nom g.âya8iç (dérivé de p.ayâç) permet seulement de supposer qu’un ou plusieurs chevalets jouaient un rôle important dans la structure de l’instrument. L épithète ilx opSo; 3, les mots ivr^uyot 6Xxof 4 appliqués a la pectis laissent entrevoir peut-être un dispositif analogue a celui de certains clavecins du siècle dernier, où chaque note est représentée par un couple de cordes de grosseur inégale sonnant l’octave et que le doigt (ou le marteau) peut ébranler simultanément.

Le barbitos passait pour une invention de Terpandre 1 et avait été adopté par les poètes lesbiens, notamment Par Sappho 6 ; il figurait aussi chez Anacréon, auquel certains critiques en attribuaient, certainement à tort, l'introduction \ On 1’employaït volontiers pour l’accompagnement du scolion 8, et encore au ve siècle Magnés le comique fit paraître un chœur de barbitistes 9. Mais ensuite il tomba en désuétude10, etDenys d’IIalicarnasse s’étonne de le rencontrer à Rome dans les fêtes religieuses11. L’instrument était polychorde12 et comportait, prétend-on, l’emploi du plectre 13. Nous avons déjà écarté 1 opinion .(due à Winckelmann) qui veut reconnaître le barbitos dans la lyre allongée si fréquente sur les vases à figures rouges, mais nous n'avons pas d’autre hypothèse à lui substituer.

Famille du luth. —Ces instruments ont ordinairement un petit nombre de cordes montées sur une panse formant

table d'harmonie; cette panse se prolonge par un long manche (Tri^uç), parfoisrecourbé à l’extrémité, où se trouvent les chevilles. En pressant la corde contre le manche, soit avec le doigt, soit à laide d'un curseur mobile, on peut en raccourcir ad libitum la partie vibrante et, en pinçant celle-ci avec l’autre main dans le voisinage de la panse, on peut tirer ainsi d’une seule et même Fig. 473i. — Pandore. corde des sons très va¬

riés : c'est sur ce principe que sont fondés les instruments favoris du Moyen Age et de la Renaissance (luth, guitare, mandoline, viole) et

1 Alh. G3G F. — 2 Euphor. ap. Atb. 182 F, 633 A. - 3 Sopatr. ap. Alh. 18311 lmal interprété par Atb.). — 4 Diog. trag . fr. cit. — S pjnd. fr. 125 (Alh. G35 D), mais Athénée commet un si gros contre-sens (le barbitos sonnerait loctave de la pectis!) qu’on peut douter même de son interprétation du contexte entier. Les inductions sur le diapason tirées de l’étymologie absurde (Etym. m.

Poil. IV, 52) sont négligeables. Le nom paraît barbare (Strab. X, 471). — 6 Sappho, fr. 154 (Ath. 182 F). Horat. Carm. I, 1, 32; I, 32, 4, il en attribue l’invention à cée. — ‘ Neantbes ap. Ath. 175 E. Simonide l’avait aussi employé (Theocr. XVI, 4o) - 8 Proclus, Chrest. p. 246 W. - 9 Schol. Han. 522. - 10 Aristot. Polit

\IU(V), G. - il Ant. Itom. VU, 72. - 12 Plat. Hesp. 111, p. 399 D; Theocr. XVI,

, ° wMjtojSo.)- Dans le fr. d’Anaxilas ap. Ath. 183 B, il faut ponctuer

£7» H PcoS.touî, T?7.ipSou? «qniSa;, etc. — 13 Anacreontic. 59. — 14 La forme ordinaire esU«vSoïf« ; *4vSTOfoS (ou ravS0cre<,5 ?) est donné par Ath. 183 F; çivSoupo; par . icom. Ench. p. 8 ; «avSoipto* par Hesych. Phot. Zonar. p. 1512 ; pandurium par Lassiodore ad Ps. 140. Voir le Thés. a. ». 15 Mart. Cap. IX, 924. Elle est, en effet, souvent représentée sur les monuments égyptiens (Wilkinson, II, 297 suiv.).

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les représentants principaux de l’ofchpet (violon, violoncelle, contrebasse etc ) ^ m°derne

Le nom générique de ces instruments à 17* dnneet romaine paraît avoir été P°que alexan-

7tavooupa OUTtàvSoupoç, tpivooupoç1 4,

TravSouptov, pandurium, d’où sont venus directement pandore et, par une curieuse altération (due à la forme amygdaloïde de la panse?), mandola (mandora) et mandoline. La pandore passait pour être d’origine égvp-

Fig. 4732. — Pandore.

tienne15 ou assyrienne16. Elle avait tantôt deux17, tantôt et plus souvent trois cordes. Elle est mentionnée (sous le nom de TptjéopSoç ou rptyopoov)18 et représentée dès 1 époque hellénique (ive siècle) (fïg. -4731) l9, mais parait avoir été surtout appréciée sous l’empire romain 20, où elle ligure sur un grand nombre de sarcophages' ( ift. 1 /3). La panse est de contour anguleux à l’épocrui grecque, arrondi, quelquefois hémisphérique (fîg. 4734) 22 à l’époque romaine. L’artiste, presque toujours une femme, joue assis, appuyant la panse de l’instrument sur ses genoux, raccourcissant les cordes avec la main gauche et les faisant vibrer avec la droite, rarement armée du plectre (fîg. 4733) 23 .

On peut rattacher à la famille des pandores le p.ovdy oooov (xxvojv des Pythagoriciens), d’origine arabe24 et analogue au

.,,.1 1 j » , , Fig. 4733. — Luth avec plectre.

rahab actuel des Arabes du

Caire. Cet instrument n'avait qu’une corde unique e le raccourcissement s’obtenait à l’aide d’un curseur mobile (Û7Taya>Y6uî) 25. Il servait surtout à des démonstrations théoriques 26, mais on l’employait aussi quelquefois en pratique, de concert avec 1< flûte27. Un instrument perfectionné du même genre, poui l’étude des lois acoustiques, était l’éXtxcSv à quatre cordon Instruments divers. — Nous terminerons cette revut

Fig. 4734. — Pandore.

— «Poil. IV, GO. Clem. Alex., p. 3G3, en attribue l’invention au Phrygien I Sur la pandore en « laurier marin » des Troglodytes de la mer Rouge, cf. Al ^ ^

— 17 Clem. Alex. p. 307. — 18 Anaxilas ap. Alh. 183 B; Euphor. ibtdA'-- ‘

vffv — xaXoûjAevot — icav^oupio-Taf... xatvfiî (xèv oùoevi jjawvtai opyavw. savoir:

Reinach dans Rev. èt. gr. VIII, 371 suiv. On en connaît trois exemp < |c

deux figurines de terre cuite au Louvre et une des Muses d< a ^

Mantinée (Bull. corr. hell. XII, pl. m), fig. 4731. — 20 Lampnd. *^144

— 21 Stephani, Compt. rend., 1881, p. 54 suiv. (10 ex.) ; Jan. Saitenins r. ^ (3 ex.). La fig. 4732 d'après un sarcophage du Musée Britannique (Corn > , ^

blés, V, pl. ix). — 22 Sarcophage d’Arles, Photographie, cf. Milbn, 1\ 0 nui ^ ^ pl.xxxvu ; Voyage dans le Midi de la France , pl.LXix ; La Lauzièrc, J^eg ^ g§ d’Arles, pl.xx ; Corp. inscr. lat. XII, 832. — 23 Bull, comun. dt Borna , ’ nlségyp-

Sarcophage du Musée de Latran. — 24 Poil. IV, 60. Il figure su| ^ 25 Ptol.

tiens, L’harmonicien Simos s’en attribuait l'invention, 1 orph. 1 il- J __ 27

Farm. II, 12 ; cf. Ruelle, Rev. ét. gr. X, 309 sq. — 26 Euclid. Div.can « ^ ^ Ptol. L. c. ; Nicom. Ench. p. 8 et 12. —28 Ptol. üarm 11,2; Ar. ü«un .p-

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