‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 138 sur 275 · LYS · texte numérisé non relu

LYS

LYT

nonciature, dans l’ordre alphabétique, d’un par une j’instrurnents à cordes sur la nature

raiVonmn’eSt pas bien fixé.

desquei“ instrument exotique, oublié à l’époque

I ’Kvvî'i-/0?007’

! alr-aiul1 in^ ^ nientienné par Aristote 2 à côté du xpiyaivov L'^les instruments voluptueux des anciens, rejetés pa"lU Inùt plus sûr. Mais comment imaginer un instrurTdc forme heptagonale? Ne faut-il pas corriger en ®cn tr[ , j u faute sera née sous l’influence de Tftycovov.

[ Jlgoç, autre instrument archaïque, servait à l’ac-

upa-nement des ïambes déclamés (TtapoocaTaXoyTj) 3. ou Xupofoivfciov, probablement identique au 0Jv?oufJivixiov. Hérodote dit que les bras de cet instrument étaient faits en cornes de gazelle (8puç). Les ProliUmes le citent parmi les instruments où l’octave faisait l'effet de l’unisson (comme la magadis4). Son nom lui a fait attribuer une origine phénicienne ; mais d’autres l’expliquaient par le palmier de Délos (çoïvi')dont le bois aurait servi à en faire les bras 6.

I Ikvxd/opoov, instrument scythique à cordes en peau de bœuf; une corne de chèvre servait de plectre 6.

H^, peut-être une sorte de harpe 7.

! SxivBa^oç ou >c:voa’f dç, grand instrument lyroïde à quatre cordes, avec une plume d’orichalque en guise d’archet ; on le disait usité en Inde 8.

SitolSi?, c’est-à-dire « branche de palmier » (ainsi nommé à cause de la forme et du nombre des cordes ?). Instrument de réputation efféminée 9.

I fiôûpa, identifié quelquefois à l’aaxapo;. Instrument libyen, carré, qui avait l’aspect d’une brique longue d’une coudée, autour de laquelle on faisait tournoyer (?) des cordes qui en fouettant l’air faisaient un bruit de castagnettes. Si nous avons bien compris la description de Pollux, cet appareil rentrerait plutôt dans la classe des instruments à percussion 10. Tu. Reinacii.

LYSANDRIA (AusâvBpta). — Nom donné par les Samiens aux iieraia, leur fête nationale, en l’honneur du Lacédémonien Lysandre, après la bataille d’Aegos Potamos . Un sait les efforts tentés par ce général pour gagner la popularité dans le monde grec, ses offrandes et ses dons d’argent à Athènes2, à Delphes 3, à Délos4. Il obtint en revanche, dans beaucoup de cités, des honneurs exceptionnels : des poèmes étaient composés en son onneur’;des cités lui élevaient des statues6; Samos U1 en ' rigea une à Olympie1, en même temps qu’elle Allait sous son nom la fête principale de la cité : cet

honneur, qui dura peu d’ailleurs, est comme le prélude des flatteries analogues adressées plus tard aux rois macédoniens et aux généraux victorieux. F. Durrbach.

LYTI1A (Adxpaj. — L’usage de ne pas tuer un ennemi vaincu et de lui laisser la vie, non par un sentiment d'humanité, mais en vue d’un avantage personnel, pour en tirer de l’argent, soit en lui permettant de se racheter, soit en le vendant comme esclave, cet usage a été pratiqué en Grèce dès la plus haute antiquité ; de bonne heure même, il a formé une véritable industrie. Cet usage dérive du droit de la guerre tel que l’a compris toute l'antiquité : le vaincu, avec tout ce qui lui appartient, devient la propriété absolue du vainqueur1.

Dans les poèmes homériques, la rançon, désignée par le pluriel neutre a7toiva, tient une place considérable. V Iliade commence et finit par une scène de rançon. L’action du poème s’engage par le refus qu’Agamemnon oppose au prêtre Chrysès de recevoir la rançon de sa fille. Le dénouement est la scène sublime dans laquelle Priam supplie Achille de lui rendre, moyennant rançon, le cadavre de son fils. Ainsi la rançon se payait non seulement pour racheter un prisonnier, pour lui sauver la vie, mais aussi pour assurer les honneurs de la sépulture à un être cher tombé sous les coups de l’ennemi. Dans les deux cas l’expression est la même : cLiotva. Mais s’il est plusieurs fois question dans l’épopée de prisonniers épargnés et délivrés moyennant rançon2; si Achille, par exemple, a vendu plusieurs fois ses captifs ou les a mis à rançon, non pas seulement des femmes, comme la mère d’Àndromaque3, mais aussi des hommes, des fils de Priam4; s'il reconnaît même qu’avant la mort de Patrocle, il se plaisait à laisser la vie aux Troyens et à les vendre comme esclaves5, nous remarquons cependant que dans toute

Y Iliade il n’y a pas une seule scène de ces rançons acceptées. « Prends-nous vivants, fils d’Atrée, et reçois de justes rançons; il y a beaucoup de trésors dans la maison de notre père Antimaque, de l’airain, de l’or et du fer difficile à travailler; certes, notre père te donnerait une rançon infinie, s’il apprenait que nous sommes vivants tous deux près des vaisseaux des Grecs6. » Cette prière, qui s’adresse non à la pitié mais à la cupidité du vainqueur, on la trouve répétée plusieurs fois dans

Y Iliade1, mais jamais elle n’est exaucée : la scène se termine toujours par l’immolation du vaincu. Une fois le vainqueur, c’est ici Ménélas, est sur le point de se laisser toucher et d’accorder la vie à son ennemi au prix d’une riche rançon ; mais Agamemnon survient et gourmande

(VHn'« (ArisloxèneJ î XIV> 636 B (Pliillis), F (Apollodore). — 2 Polit. V

Hcsyc’n. en fait ' A"'' 182 P (A«stox.), 636 B (Pliillis), F (Apollodore) ; Poil. IV, 59.

| 7 C'ass0 ^cs |UX>i d’Alcman. Il faut rayer delà liste des instruments ProMcllal|, 0"u’i (Mid.) ([uiest sûrement une sorte de vers, itaçi«i«.6Î5 ; cf. Bergk, Lod, IV la’,! p 9"7* Po11- 1V>59: Ath. *75 D(Juba), 183 C (id.), 63G B (Pliillis); Sénios). —i; pj|| S. 7'lS*" Pr°b- XIX, 14 ; Hesych.— 5 Ath. 637 B (Epliore, Scamon, -«Poil, IV . ’ 88 ’ C^’ pouoouçyol. — 7 Poli. IV, 61 : oçyocvov xi '}aXxi)çtov.

Aci'ai'. Nat. anim 188 A <Matyon)- B (Theopomp. epic., Anaxilas), 636 B (Pliillis); hetsyd,. Suid Seh°l. Ap°ll. Rh°d. II, 907 ; Ptol. Heph.ap. Phol. cod.190

Mes livrées j,!'i ma^n’ es^ absur<3e d’appeler toutes les lyres à quatre

hsl.

1 P VVUVUU • J » V* ^

I in q°S m0numen^s* — 9 Poil* IV, 59 ; ÏSicom. Ench. p. 8 ; Quintil.

^carf(?p je (irs ’ *' 111 61. — Bibliographie. Burette, Mémoires de

^ or9Piis sivr !lSC1 lPt*ons (ancienne série), IV, p. 116 suiv. ; R. Volkmann, ^utarquo, De un^en^8 veterum epimetrum (à la suite de son édition de

Sait,

(|"C’ Dc Musica, Leipzig

;Mlâj(rumen, ' "vll,tlg, 1856, p. 152-163) ; Karl von Jan, Die griechischen ""■“"i (diss. i„a;„!,anS Archae°l- Zeit. XVI (1858), p. 181-190 ; De fidibus Graede Sarreguenii, 1 > Æfe griechischen Saiteninstrumente, prog. du

®*umcister (iRoof’ Pe‘P2*8> 1882; article saitenintbumente dans les Denkmàlev Aÿra, Berli,, IS'V" K1THA,,0D1K Bans l’Encycl. Erscli et Gruber ; W. Johnsen, ’ ‘ ’ ^ovaert, Histoire et théorie de la musique de l'antiquité,

t. u (1881), p. 241-270 ; J. Frei, De certaminibus thymelicis (surtout, p. 45-57), diss. Bâle, 1900.

LYSANDRIA. 1 Plut. Lys . 18 ; Pholius, p. 236, 23 ; Hcsych. AuxàvSfua ; cf. Journ. of hell. studies, 1886, p. 147. — 2 Bœekh, Staatshaush. II, p. 251 ; Corp. inscr. ait. 652, 32. — 3 Plut. Ibid. — 4 Homolle, Bull, de corr. hell. VI (1886), p. 153 et n. 3; cf. Ibid. X (1886), p. 464, 1. 81-2 ; XIV(1890), p. 407, 1. 59 ; XV (1891), p. 138.

ô Plut. Ibid. ; Atlien. XV, 696 e. — 6 Plut. Lys. 1 : De Pyth. or. S ; Paus. IX, 7-9 ;

cf. Curtius, Hist. gr. trad. franc, t. IV, p. 15, sqq. — 7 Paus. VI, 3, 14-15.

LYTRA. 1 Xcn. Cyrop. VII, 5, 73 : Ni|»o5 T“? Iv *ï<nv ivOoùitot; àîSio; !<rriv,

orav iïo7.E[xotjvxwv icokiç âkçi, xùiv cXovxwv elvai va, xà aùijxaxa xwv Iv xi; teoaei xï'i xù. yçr.jzaxa.

2 II. H, 230 et les exemples cités n. 3 et 4 : on pourrait encore indiquer XXI,

31, d'après l’explication du scoliaste; mais cette explication est aujourd’hui contestée : les courroies que portaient les douze Troyens, pris par Achille, n’étaient pas destinées à lier les prisonniers qu’ils espéraient faire ; c’étaient des ceintures qui servaient à serrer le chiton et qui étaient sous la cuirasse ; cf. Helbig, L'épopée homériq. p. 368. —3 II. VI, 425. — 4 XI, 106; XXI, 40, 58, 102; XXII, ta; XXIV, 752. — 3 XXI, 100. — 3 XI, 131 : il s agit des deux frères, Pisandre et Ilippolorhos, pris tous deux par Agamemnon. — 7 Voir encore VI, 46; X, 378, 413; une prière plus longue, avec un appel à la pitié, est adressée à Achille par Lycaou, XXI, 95,

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