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MAG
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„r je ]a magie la déesse romaine de la mort
f uînaisi^nce, Mana Gmeta.
f Ul ' i voit également prier les xupiot Oeol , qui
^alf ^ êlre jes dieux supérieurs, dieux du ciel eL de
<lcvra".‘1' cl i’0n est amené à se demander en quoi, dans
lîl 1U!î!'vilions vers les dieux, la magie diffère de la reli-
SeS Nous rencontrons les noms de Zeus2, d’Apollon3,
8|0D' , ;1* d0 Cypris 5, d’Asclépios6 (peut-être un du “oie n :
u.r.nios égyptien), d’Héraclès Callinikos7, de Tyché8, d’Eros10 et des dieux innomés “.
dp Kronos '
; 0i)Servations qui précèdent sur la présence des h,.* dieux dans les textes magiques, s’appliquent à ! magie assyrienne et a la magie égyptienne. Il n est I donc pas étonnant que nous trouvions, dans les papyrus,
I les noms des dieux usités dans' les pays d’où provient en majeure partie la tradition qui les dicte. On rencontre le nom assyrien d’Ereschkigal 12, le nom phénicien Adonis i3. Quant aux dieux égyptiens u, l’on pourrait en dresser une longue liste. On trouvera dans Wünsch 15 une excellente élude sur les dieux égyptiens de la magie gréco-romaine. Contentons-nous de rappeler les noms d Isis10, d Osiris 1 ' et ses dénominations mystérieuses d 'Eulamon, Ephydrias'\ Nymphaeus 19, Meliouchos 20, puis Horus21, Anubis22, Seth 23, l’Asklépios de Memphis24, la Mt,vt) Atymta25, Bès26, lesdécans27. Le dieu d’Eléphantine Cnouphis, transformé par l’astrologie en décan 28, devient, sous le nom d’AGATHODAEMON, l’une des figures favorites de la magie Samuletum]. Evhémérisé, c’est un initiateur. Comme dieu, il représente l’ensemble des forces cosmiques mises en jeu parla cérémonie magique22. Avec Agatliodémon, le dieu magique par excellence est Hermès Trismégiste. On le rencontre sous le nom de ©aùQ dans Iles formules du livre de Moïse30 et ailleurs; il apparaît pour la première fois comme dieu sous le nom d’Hermès Trismégiste, familier à la magie, dans une inscription d’Hermoupolis du règne de Gallien31. Il est père d’Isis32, archégètc des dieux33, à la fois mage, prêtre, auteur et démon. La personnalité d’Hermès Trismégiste paraît être 1 œuvre même de la magie.
Quant au dieu juif ’lâio, sous ses différentes dénominations et plus ou moins compromis par des associations démoniaques ( ’ldw TaCeÇspdO), il parait réaliser pour ks magiciens l’idée synthétique de la divinité34. Il est 1° fùoç Oewv par excellence, et c’est comme tel que les magiciens l’utilisent33.
l'»fin, en dehors des noms exotériques ou étrangers,
! 1 ) 1 11, 39> -U - — 2 Pap. Paris. 825, 1470. — 3 Deubner, O. I. 32 ; Pap.
y s J ~ ” 64-100, 132-141 ; Pap. CXXI, 801 ; Euscb. Praep. ev.
|ÿ '4 ~ er’ °- L31- - *Pap. CXXI, 390. - 6 Pap. CXXI, 637 ; Pliilosoph. P-Ml , A. i Heil”’ 5°9, n<> 139- — 8 PaP- CXXI, 5IG- — 9 Abi'I, Orphica, 1748 r,; .! i >‘l Abraxas, p. 76 ; Wessely, Gr. Zauberp. p. 9. — 10 Paris. En», i-'' ' 0l'’ ^ PaP- V. 15 sqq. — U Wünsch, Defix. tab. VI, 90-97,
2903 J y^l'lsment Hermès. — Pap. Paris. 338 ; voir plus haut. — 13 Ibid, thhm PraeP- cv. V, 10. — 13 Wünsch, Sekionische Verthisstly, (;r y, \ . " s'l' ’ cl- Proc, of the Soc. of Bibl. Arch., 7 nov. 1899. — n> Wes- 631; Helm^in t'P’ '"J'"™ à Hl'catc (PaP- Paris- -242 sqq.), v. 27 ; Pap. CXXI, Wünscli, o I ",. * *'*" *' PaP- CXXI, 457; Hymne à Hécate , l. I. v. 77 ;
f-'M-Pbii ' ,P' S(|,l- I 'd. Defix. tab. att. XXII, XXIX ; Dictcricii, Nekuyia,
VII, 23, { i ’ 4’ 63> <>*• — 18 Wünsch, O. I. p. 83. — 19 Ibid. 80; cf. Pap. V,
bevol. p ^ V' 0 *a4o’jp,evo; u3wp. — 20 Dieterich, O. I. p. 56. — 21 Pap. ~ a Hein, ,06 1 11 o’ Pap' V' 1H’ 6 s,n-; vil, 27, 2.1; Pap. W. XXII, 14-27. p«p. Paris j’-j "" 132 ; PaP ■ V. VI, 17. — 23 Wünsch, O. I. p. 88 ; Id. p. 91 ; De i 6 ) S'^-; ï’an llcrwcrdcn in Mnemosyne , XVI, 1898, p. 317 ; Dcub-
,:XX|, 222 ; CXXII r 7 n I ap' CXXI> 695‘ — 23 PaP- CXXI, 947. — 26 pap. I-'ùkon, ||t ,359 ’ P&P- Berol. II, 118-132 (Kommès). — 28 Koschcr’s
P* *36 ; Id. Colfeci | ' 2* V ■> VII, 30; Berlhelot, Orig. fia VAlchim.
7si Wessely, y- l1' ~ 30 Dieterich, Abraxas, p. 189, 39; Pap. XLVI, 236; sqq.), y. 27 ^r^"u^erP- p. 9. — 32 Zauberp. hymne à Hécate (Pap. Paris.
Ibid. 66 34 Inscr.gr. Sic. Ital.Sl'icisq. ; Burcsch, Claros ,
on rencontre des noms divins comme Aap,vap.éveuc ::o, donl l’usage parait limité à la magie et à des mystères mal connus.
Ce que le magicien semble se proposer d’obtenir quand il s’adresse aux divinités, c’est précisément la synthèse des forces qui leur sont attribuées37. La magie n’a pas inventé le syncrétisme tel que nous le trouvons, par exemple, dans les derniers oracles de Claros38. Mais elle l’a largement utilisé39. On rassemble dans une même formule, de rédaction flottante, les avatars d’Osiris, Aidoneus et Adonai 40, Osiris et Michaël41, Zeus l'eojpyô; et ’Qpùov, c’est-à-dire Horus42, le dieu d’Israël (ô -rôv yspouêtv xaQyjp.evoç) 43 et Asklépios44. D’autre part, les divinités rapprochées sont assimilées, Zeus et Iao45, Isis, Némésis et Adrasteia40, etc. On joint les noms d’Hécate, d’Hermès, et divers attributs de la divinité lunaire, pour former un hermaphrodite synthétique47. Pour embrasser dans une formule l’ensemble des aspects de la nature divine, on met le nom de 'lit» au féminin48. Ailleurs on complète la désignation grecque ou égyptienne de la divinité par des équivalences juives, arabes et parthes49. Les divinités associent dans ces rapprochements leurs déterminations particulières50, perdent leur personnalité distincte et apparaissent comme des agents multiples d’une divinité totale51. Les puissances divines paraissent subir en outre, en passant de la religion à la magie, une autre sorte de dénaturation qui se traduit d’une part, comme nous l’avons vu, par la recherche des divinités étrangères au monde grec 52, par la composition de figures étranges de démons53, ou par l’usage d’une onomastique sacrée, tantôt arbitraire, factice, propre à la magie, tantôt tirée plus ou moins directement des vocabulaires sémitiques ou de l’égvptien 3i.
Si la personnalité du dieu n’est pas respectée, son nom, d’ailleurs déformé par d’innombrables aventures, attire spécialement l’attention du magicien. C’est un trait dont nous sommes avertis par les auteurs55. Le nom du dieu, ou du moins son nom véritable et mystérieux, le représente d’une façon adéquate en vertu des principes auxquels nous avons touché plus haut56. Étant donné l’effacement du mythe et de la personnalité devant la considération de la force qu’est le dieu, on conçoit qu il n’y ait plus rien en lui que son nom ne puisse exprimer en substance. Le peu de couleur précise que garde le nom vulgaire disparait complètement dans l’usage du nom mystérieux57. Qu’y a-t-il, pour le magicien, de plus qu’un
51 sqq. ; Macrob. Sat. I, 18 ; Orig. C. Cels. IV, 33. — 33 p„p. Berol. I, col. V, 317 ; Pap. V. V, 5, 13; 28, 15. — 36 Lobeck, Agi. Il, 1163, 1320 ; Frôhner, Philol. XXII, 1865, p. 546 ; Pap. Berol. II, 168; Wünsch, N Fluchtafeln, in Itliein. Mus. LV, 1900, p. 85, I. 16 (lablcttc magique provenant île Crète) ; Hesych. Aapvapivcj; Si ÿjkioi Dactylo; Strab.V, 64 ; Chron. Par. XI ; Clcm. Alex. Strom. 1, 16, p. 362; Sch. Ap. Rli. I, 1129 ; Nonnus, Diomjs , XIV, 45 sqq. — 37 Énumération des pouvoirs du dieu cl litanies ; cf. Pap. Berol. Il, 101-118, 132-1 U, etc. — 33 Voir litircsch, O. I.passim. — 39 Lobeck, Agi. p. 460 sqq. ; Hülsen, Arch. Zeit. XXXIX, 309 sqq. tablette de Pouzzolcs. — 40 Wünsch, O. /. p. 81. — 41 Pap. Paris. 2355; cL Inscr. gr. Sic. et Jtal. 859. — 42 Dieterich, Abraxas, 123. — 43 Corp. inscr. lat. VIII, 12 581, 24. ... H Pap. L. CXXI, 694 sqq. ; Pap. XLVI, 96-172, association de Jaliwe et d'Hermès.
v; Pap. Berol. 1, 300. — 46 Wessely, iV. gr. Zauberp. p. II. — 47 Wessely, Gr.
Zauberp. p. 7 ; Hymne à Hécate (2574 sqq.), v. 27, S’ào<j£vo8r,).u sçvo?. — 48 Corp. inscr. lat. VIII, 12 509, 4, ’law ’lâîj 'Ojvioviïou — 49 Pap. V. VIII, 17-19 ; cf. Dictericb, Abraxas, p. 17 ; l'sellus, O. I. 31. — 50 Hermès Trismégiste est représenté sous les traits d'un Hermès grec. — Pap. XLVI, 459-189 ; Pap. Berol. 1, 198-222.
62 Cf. Lefébure, in Mélusine, 1897, 226 sq. — 53 Pap. Berol. I, 96-131 ; Pap.
XLVI, 145 = Pap. CXXII, col. 2 Pap. Ilerol. Il, 1 67-175 (ixfçako; $at|Auv) ; Drcxlcr, in Philol. 1899. p. 594. — :’4 Plut. De superst. p. 166, 13; Wessely, Wiener Studien, VIII, 181. — 35 Clein. Alex. Strom. V, 671 ; Orv. C. Cels. V, 45, p. 612 ; Svncs. Calvit. encom. p. 73 ; Niceph. Ad Synes. p. 462 ; Jambl. De myst. IV, 3. — 56 J0s. Bell. jud. II, 7 ; Berlhelot, Introd. 17. — 67 Noms de Seth, Wünsch, O. I. p. 88 ; cf. Pap. CXXI, 1010 ; Pap. Mimaut, 6, 05 ; Pap. Paris. 3261.
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nom sacré et une puissance indéfinie dans le xôotoç [ktvflls de avtfiatvX<ooV, flanqué de ses doryphores /evTY! plte.z0a)fAUTOYw6 », ou dans axpa^x^apst,' le premier des iôparot Oe'ot 2 ? Quelles que soient les divinités cachées par ces noms ésotériques, il ne paraît leur rester aucune trace de personnalité. Certaines associations traditionnelles de noms divins, certaines synthèses divines, paraissent être traitées de la même façon que ces noms étranges \ Il devient donc difficile île distinguer le nom divin du mot magique4 et l’on voit précisément dans les charmes les mots magiques se comporter comme des êtres? magiques5. On est allé plus loin encore en remplaçant le nom lui-même par des figures ou des lettres: X = Osiris ; Z = Osiris-Apis ; Y = Seth 6.
Le dieu magique dépouillé des particularités de son origine n’est donc rien de plus qu’une force cosmique, force spirituelle, peu différente des Saqiovsç, et tout à fait semblable aux génies planétaires ou à des figures telles que Motpa7, ’Avâyxr,8, «I'ôêoç9, I’évva 10 (révea) dans la cosmogonie du livre de Moïse.
Le magicien oblige le dieu de la même façon qu’il est censé nécessiter les phénomènes11. 11 le tient parce qu’il est en possession de son nom 12 ou parce qu’il dispose de son image. La fabrication d’une image de la divinité impliquée dans l'action est l’un des rites caractéristiques de la cérémonie magique 13. L'image du dieu et le nom du dieu sont de simples choses magiques, des accumula¬
teurs de la force à appliquer, des amulettes, comme les tètes de Méduse ou les pierres à représentations mythiques, et valent indifféremment pour trouver les voleurs, chasser les démons et lier les bien-aimés14. Elles ont exactement la même utilité et la même efficacité que dans l’alchimie les hiéroglyphes et les figures substituées aux formules d’opération15. L’image de l’œuf alchimique 1C, celle du serpent Ouroboros, signe d’Agathodémon et symbole à la fois du monde et de l’opération chimique, la récitation des sept voyelles, signes des planètes, et 1 invocation des génies planétaires ont
pour objet de représenter dans l’acte particulier et la gnose et les forces universelles, partout impliquées et auxquelles participe le magicien. Il en est exactement de même du nom divin. La prière ainsi entendue n’est pas accidentelle dans la magie, elle fait partie de sa technique habituelle et de sa routine17. Quel que soit le mode de représentation de la force mystique, sa présence est nécessaire. Les cérémonies destinées à réaliser la présence du dieu18 ne sont pas des formes anormales de la cérémonie magique, bornées aux cas de divination ou de révélation, ce sont des formes extrêmes et typiques.
Cette force dépouillée autant que possible d’enveloppes personnelles diffère-t-elle par là de celles avec lesquelles
l Pap. L. CXXIII ; Alex. Trall. Il, 583; Wessely, Ephes. yramm. p. 1 22- 1 70 ; Schmidt, Gnostische Schriften in koptischer Sprache, p. 381. — 2 Pop. XL VI 03 • Pistis «opina, p. 359; cf. Macdonald, O. I. p. 174, 9; Partlicy, Pap. Berol. p.'lll.
— 3 Voir p. 1513, n. 12, formules contenant le nom d'Erccehkigal. Il faut restituer le nom d’Ereschkigal dans Macdonald, L. I. 30; cf. Corp. inscr. lof. VIII, 12508, 1 sqq. ; Ibid. 1- alO ; Ibid. 1211. — 4 Wessely, Wiener JStudien, VIII, 184; Plut. Quomodo t/uis suos in virtute sentiat profectus , 85 B. — 5 Cat. cod. Mediol. cod. 23.
— '• Wunsch, O. I. p. 98; Aug. De doctr. Christ. II, 30; Dicterich, Nekuyia, p. 192; Heim, p. 480, n° 57; Pap. CXXI, 810 sqq. 860 ; Pap. CXX1V, col. 2 ;'
I arlhey, Pap. Berol. p. 109, 114; Keuvcns, Lettre 3, 152 ; Pap. Berol. I, 287
— ' Dicterich, Abraxas , p. 74 et 93. — 8 Dicterich, Ibid. — 9 Ibid. p. 80.
Ibid. p. , 11 Maury, p. 50, tcayuyat cl xcrra Sieyiet ; Plat. Resp. II, p. 304 ;
Ef/g. XI, p. M3 , 8 s,., y à;à-piui, Maury, p. 41; inàvayxo;, Buresch, Claros, p. 20; Apul. Met. III, XVII, caeca numinum coaclorum violentia ; VVcsselv, O l hymne à Hécate (2242 sqq.), v. 50 sqq. ; Ibid. v. 16 sqq. t4v 8fïv xSï 60,, ^
; Paris. 133 ; Pap. XLM, 276 sqq. ; Porpli. ap. Euseb. Praep. ev. V. 10,
MAC
traite la religion? Platon attril
r4” U div‘“li«n. les^acrifpîes, Toute' h10'111’-111 3U i Ü:,afa.a!„!?,mafie” S“inl Augustin
x C°inaineg
lente définition de ce qui distinlür'lesXu °XCe1’
« A Hier magi faciunt miracula aliter h • .
aliter malichristiani, magi per privâtes (/"istiunh Christian i per publicam justitiam, maiUhnT 'H signa publicae justitiae 20 . » C’est Diéri«f U"11 pn Je l’élément société, dont la dé0„it?„„ de Pta0I *'"î
r„a!°“PA:?Ui dist!"«“eJa de la zr*
facile confusion de la théurgie, de la magie dans lasociétégréco-romnino e lj
ans la société gréco-romaine provient nrJ?aa " de la généralisation du sentiment que trahit h ni ' Platon. « Pourquoi donc tant de livres eîd * démon? » écrit l’alchimiste chrétien au début de loX" en consedlant de s’adresser plutôt à Dieu2'. C’est
1’ê.lrlrdiSie,UX’ le .dieu n’esl Pas une force libre; il est
qualifié par la société ; les besoins de la société lui ont >xe ses fonctions; on a déterminé sa vie, son mode d action, et s il ne se soumet pas exactement dans son mythe aux lois morales fixées par la société, celles-ci dominent expressément la pratique du culte et ses effets. L’èlre magique est une force libre, enchaînée par la magie seule. Les dieux qu’elle invoque sont des dieux déracinés ; elle rassemble les esprits disponibles et, pour avoir une représentation complète de l’Esprit, elle se préoccupe d'additionner le plus grand nombre possible de ses personnifications particulières. Or, pour une religion fortement organisée, les esprits qui restent en dehors du culte tendent à devenir des démons au sens chrétien 22. La magie se meut sur la lisière de la société; souvent elle en prend le contre-pied. Elle paraît avoir pour objet spécial do dépasser les limites fixées par la religion, et d’abuser des forces saisissables. L’impur, le contre-nature, tout ce qui est craint et interdit, tout ce qui n’est pas spécialisé et organisé, lui est dévolu. Mais, en général, elle prend son bien un peu partout et s’empare indistinctement de tout ce qui peut l’aider à figurer et à saisir la force mystérieuse qui préside à ses opérations.
La cérémonie magique. — Il résulte de ce caractère indéfini et multiforme des forces dont la magie tire son pouvoir, qu’une préoccupation domine toute la cérémonie magique, qui est d’accumuler le plus grand nombre possible de moyens d’action. De là le caractère complexe des actes magiques. La préoccupation d’utiliser ce que la religion néglige ou prohibe pour arriver à des effets que celle-ci ne réalise point explique le caractère obscène, immonde, contre nature que présentent ces cérémonies Est-ce à dire que toute notion d’orthodoxie soit absente! des textes magiques? La StaêoX-q Trpbç SêXq'vTiv 1 implique t bue;, 0sà, lyOpôv xt Ougiacga "‘j, bien qui
[ij osiva aoi
ris. 2343 sqq. - « Pap. Pf\
, V, Ci
ci'. P«P' était I
— O Pap. CXXII, 20 ; Pap. L. CXXIII, 13 ; Pap. Par 2359 sqq.; Pap. Anast. 382 sqq.; Porph. cap. Euseb. Praep . c'* irC
L. CXXI, G95, 947; Pap. XLVI, 370 sqq.; Goodwin explique que ^
munie d’un tube en plume d’oie « in order to producc sounds l " 1 . ^ ^ /
Jong, O. I. p. 137. — 1'*- Wessely, Wiener Studien, Mil, 185. 1 11
introd. p. 157, 158. — 16 Berlliclot, 0. /. t. J, p. U - 17 Wessely, A . . p. 12. — 18 Pap. CXXV (Kcnyon, t. I, p. 123), re*&« ^
Pap. XLVI, 53-69; Pap. Berol. I, 163-196, .327-347 ; II, IH-150, lo0' |i#i Praep. ev. V, 8, d'Hécate ; Philosoph. IV, 4, 69, les di1 u\ al’L i^yXIII
le bassin de la lécanomancic. — 19 Conviv. 202 E. — 20 Aug. Dt i i> • V ^jlW0|w0l,m 79. —21 Bcrthelot, O. I. t. III, p. 384. — 22 Cf. ücubner, O. I. P- HarJ
Ssabier, t. I, p. 297 ; Dussaud, Relig. des Nosairis, p. 86, Chama^' a ^ p ;,5 devenu Samael, prince des démons ; Euseb. Praep. ev. V, — ^ , ||or ,Ep
Riess, in Pauly-Wissowa's Real Encycl. t. I, 37 ; cf. Ilicoci ■
V, 16 sr[q. ; Virg. Ecl. VIII, 64 sqq.—** Wessely, Gr. /auberp I>
2574 sqq.
MAG
MAG
. exagérer la portée. La magie est loin de se
|f:lillC nous aussi nettement dégagée des idées reli-
T'Nl "/ne nous pourrions le souhaiter. Nous nous
giC,lS' msiri non pas des actes magiques simplifiés, dont
■ "•iii/nrouvée par l’expérience et assurée parlatradi-
lil'rl i)eSoin d’être complétée par les ressources [ion n lM
du rituel savant ou qui contiennent en eux-mêmes assez de sainteté pour être efficaces, mais des cérémonies qui nous sont décrites avec détail1, telles que le sorcier devait les pratiquer; ajoutons que la simplicité des autres vient souvent de l’insuffisance de notre information. Quant aux représentations figurées de scènes magiques,
elles sont rares dans l’art antique. Les figures 4783 et 1785 font partie de l’illustration d’un roman qui se déroulait autour des murs d’une chambre2.
En règle générale, la magie multiplie les conditions de l’action et les précautions à prendre au point de sembler chercher des échappatoires et d’y arriver. Dans la magie
comme dans l’astrologie, la multiplication des données permet de déduire d’influences générales des effets très particuliers. D’autre part, elle est obligée d’observer certaines règles, suivies aussi par la religion e‘l qui sont déterminées par la nature des forces avec lesquelles elle agit3. Ainsi le magicien, ou celui dans l’intérêt duquel
Fig. 4784. — Scène de magie.
■1 opère, doit se mettre dans un état tel que le contact es esprits soit pour lui sans danger. Les déterminations e cet état sont d’ailleurs variables. C’est, entre autres, la P'jfele, rpiEiV. On prescrit des ablutions 5, des onctions , • 1,11 doit observer une chasteté temporaire1,
'' isl°nir de certains aliments, du poisson par exemple au-//j[«voç . 7tiaY|; i^ôuocpayiai; 8), être à jeun9. La nudité
j„ nfa- L- I. ; Riess, Zu ileti Canidia-Oediclitendes Horatius,
Caniili,, ' i") 1893> P- 301 sqq. ; Ilor. L. I. ; H. Düntzer, Der Horatius
"l'I ; Anal"" » ‘n Pllil°l- CXLV, 1892, p. 597-613; Ovid. Met. VII, 159
cisnte, • lus, ' XMII ; Wcsscly, £. 7.; Pap. Paris. 2674 sqq. ; 3009 sqq. (ExOr- ’ ^aiK ! - CXXIII ; Philosoph. IV, 4 (62 sqq.). — 2 Monum. dell. talion n, ,.., 01 XLV11I ; Huelsen, Annali, 1882 p. 309-314; consul-
' ^ *>CUlA^C UU s"ict O im enfant, dans Helbig, Wandgeniâlde usai unP sc’., | **®I é, n» 2 ; la figure 1401 b, n» 1 représente peut-être