‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 148 sur 275 · scène de ces précautions · texte numérisé non relu

scène de ces précautions

magie. — 3 H. Hubcrt-M. Mauss, O. I. p. 47 si|q. : énuméra-

aussi lion île

■Mae une série j"''0"8 <*anS 3ollg. O. I. p. 58. — 4 Deubner, De incub. p. 28, cet excellent li, * tex'e9. Nousrenvoyons simplement aux dépouillements donnés par be (ihstin || j ]'ai S * énumération de ces conditionsdes actes magiques; Porpb. «isni, If QV.86*1- Praep. eu. V, 10,1-2; Cat.cod. Med. 23; cf. Pap. XLV1,

* "•w- ; cf. s„

V, 20. — 5 Deubner, (). i. p. 23 sqq. ; Ovid. Met.

était quelquefois commandée 10, comme dans les pratiques du deuil, en opposition avec les usages de la religion normale, ou tout au moins certaines parties du corps devaient être nues". Le vêtement était loin d’être indifférent. Il le fallait flottant12, ou grossier13, ou de lin u, tout blanc ou avec des bandelettes pourpres L attitude devait compléter l’effet des purifications préalables et du

VIII, 188 ; cf. Chwolsolim, Ssabier , t. II, p. 29. — « Id.,p. 22, 24. — 7 Dcnlmer, O. I. p. 28 ; Ovid. VII, 239 ,Befug>tquc viriles contactas. — * Deubner, O. I. p. 29 ; à comparer peut-être, Inscr. gr. Sic. et ltal. 1047. — 9 Marc. XV, 11 ; Cat. cod. Med. L. I — 10 Gerhard, Ak. Abbandl. VIII, 8 ; Virg. Aen. IV, 518 ; Riess, O. I. 35 ; Hcirn, p. 507; Deubner, O. I. p. 26 ; Jalm, Bôscr Blick , p. 80 sqq. 93 sqq. ; Rlin. XXVIII, 7, 23, clc. ; cf. pour le deuil, Jaslrow, The tcaring of garments as a stjmbol of mourning, in ,/. of the Am. Or. Soc. 1901, 1, p. 22-39 ; Id. Belig. of Bahylonia , p. 603- 666; Gruencisen, Der Alinenkultus, p. 63; cf. Ber. Iiist.des relig. 1899, I, p. 317; prescriptions contre la nudité, Kxod. XX, 26; XXVIII, 42. — H Ap. Rh. III, 646 IV 43 ; Ov. Met. VII, 183 : nuda pedem, nudos umeris infusa capillos. — 12 Ibid. 182 : Vestes indata rccinctas. — 13 Deubner, O. I. p. 26 ; Riess, O. I. p. 35.

H Deubner, O. I. p. 25 ; Dieterich, Abraxas, p. 179 (livre de Moïse) ; Pap. Paris.

3086. — 13 Deubner, O. I. p. 25; manteau de pourpre de Médéc, Ap. Rh. IV, 2661 ; vêlement sombre, Ap. Rh. 111, 1031, 1205.

MAG

vêtement. Il y avait des gestes nécessaires1. Les noms mêmes des doigts qui faisaient les gestes sont significatifs'2. Certaines plantes, pour être efficaces, devaient être cueillies de la main gauche3, d'autres de la main droite et entre deux doigts». Des couronnes et des rameaux5, des amulettes, des anneaux 6 communiquaient à l’opérateur un supplément de puissance. Enfin les dispositions mentales entraient en ligne de compte. Il était nécessaire d’avoir la foi 7 et de participer de toute son âme à l’accomplissement du rite 8.

La cérémonie devait avoir lieu a un moment convenablement choisi, et les prescriptions relatives au temps

sont celles qui manquent le moins dans les charmes9. Il y a dans leur observation déjà plus que de simples précautions; elles font partie du système d’influences sympathiques qui doivent mener à bien l’entreprise. Le coucher du soleil est une heure magique40. Les moments qui précèdent le lever du soleil le sont également11. C’est généralement la nuit qui est propice12, spécialement à cause de la lune 13. On tient compte des phases de la lune dans la récolte des plantes magiques Les cérémonies ont lieu surtout à la nouvelle lune13 et à la pleine lune10. Si les magiciennes font descendre la lune du ciel (lig. 4785) 17, c’est pour rapprocher son influence. On trouve naturellement encore indiquées d’autres dates lunaires, comme celles-ci : Ttpb knzk %£püv (reXrjvr,? XenroiiffYjç 18... qui varient suivant la durée prévue des opérations ou le résultat précis désiré. L’association de l’astrologie et de la magie a nécessairement conduit à l'observation de données astrologiques plus précises 19 • qui, lorsqu'on peut en comprendre la raison, sont indiquées par les influences spéciales attribuées aux différents astres. Ainsi les cérémonies de la magie amoureuse se font aux moments typiques de la course de Vénus.

1 Marcel!. XV, 11, digitis tribus, id est pollice, medio et medicinali

residuis , duobus elevatis dices ; cf. Dcubncr, O. I. p. 30. 2 Marccll.

L. I. ; llcim, p. 477, 523, n°5 41, 107; Eclilernieycr, Ueber Name und

Symbolische Bcdeutung der Finger bei den Griechen. und Jtômem, Halle. 1835; Usencr, in likein. AJus. XXVIII, 1873, p. 407 sqq. — 3 Plin. XXI, 143; Marcel I. VIII, 52. — 4 Heim, O. I. p. 523, n» 167. — B Deubner, O. I. p. 20.’

o Ibid. p. 36. — ‘ Heim, p. 468; Marccll. XXIX, 3, cum magna fiducia ; Alex. Trall II, p. 37> ; Luc. Philops. 10. — 8 Heim. 493 ; Gorg. Mari. 19, menti precantc.

— 1 Kehr, O. I. p. 10 ; Pap. CXXI, 153-166, heures favorables; 272-299. — 10 Heim, nos 41, 47. — Il llcim, n<> 9 ; Chwolsohn, O. I. t. II, p. 29. — 12 Paris. 25G9, 3086 sqq. ; Deubner, O. I. p. 30, 39; Ap. lih. III, 863. - 13 Ap. Rh. IV, 59; Hor. Sat. I, 8, 20; Apul. Demag. XXXI. — 14 Ser v.adAen. IV, 513 ; Plin. XXIV, 4, 6; XXI, II,

.16. — le Plin. XXIV, L. 1.; Schol. Ad anon. de herb. v. 10, in Poet. bucol. et didact. p. 169; Luc. Necyom. 7. — 16 Ov. Met. VII, 180 ; Son. Med. 790 sqq.; riieocr. Il, 10; Luc. Philops. 14. Sur l'observation de conditions semblables dans la Nckyoniancic, voir Itosclier, Lexikon, l. H, 3160; —17 Tisclibein, l. III, pi. u.iv; Lenormant et de Witlc, Élite céram. II, pi. lxviii; Gerhard, !.. I. ; S. Reinach,

MAG

Comme la religion, la magie a u« li,.„,

l,eus “»> généralement considérés Z, lu

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los roules, les rues L ,f *itu< de religiosité '' - 1 r-uaf.

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le sont pour la magie :

le seuil21. Ces lieux lcll..msu , choisis pour la relation symprthimTtJlfu'0111"'11'6 sujets ou les objets de l’acte magique- “"'^les en considération même de leur relWosiA SOnl a»ssi véritables sanctuaires. Les lieux crue h C°mme d« préférence pour le théMre de J <Æ£** qui, au point de vue purement religieux «mu 1 ceux qualifiés d’impurs : les carrefours22, les’cimri" ' °UU'S"u avons des exemples de la constitution d’unT*' d un cercle magique où doit s'accomplir la ^ U direction du regard n'esl pas toujours indifférée» Mentionnons encore d’autres précautions. On e, a ne Pas répondre aux questions posées23 -, , i ' "ll1 silence ïs. .1 faut cracher eu lation27, etc. ‘ lncan'

Enfin le rituel de certaines cérémonies prévoit h constitution et l’emploi d’un phylactère28 spécial, prièr,, formule écrite, talisman, qui a pour objet, soit de proté) gei 1 opérateur contre la puissance même qu’il emploie2* soit de prévenir ce qui pourrait troubler l’opération, soi! de détruire l’effet des contre-charmes. Le plus curieux de ces phylactères est la AiaêoXvi irpbç ilsXvjVYjV J0.

La cérémonie proprement dite se compose de deux sortes de rites. Les uns ont pour but de réaliser l’objet même de la cérémonie en appliquant logiquement les principes de l’action magique. Les autres sont destinés, soit à constituer le pouvoir magique grâce auquel les premiers sont efficaces, soit à en assurer la présence.

La première partie de la cérémonie comporte l’emploi d’un certain nombre d’instruments qui ont fini par avoir par eux-mêmesune valeur magique31. Voici, parexemple en quoi consiste l’acte essentiel de la gav-raa Kpovuq décrite dans le papyrus de Paris32 : « Prends un moulin à main et deux choenices de sel et mouds en répétant sans cesse l’incantation prescrite jusqu’à ce que le dieu paraisse. » De tous ces instruments magiques le plus connu et le plus commun est la baguette33 : baguette divinatoire, baguette des chercheurs de sources qui paraît prolonger le pouvoir du magicien. Elle est attn buée à Hermès dans son rôle de Psychopômpe3’dactyliomancie présente un usage analogue dinstria ment clairvoyant : une table ronde porte sur son pourtour les lettres de l’alphabet; on suspend au-dessus un anneau avec un fil, et l’anneau, en s’arrêtant devant les letton donne la réponse désirée36. Dans la magie amoureuM on employait une petite rouelle, Hoy;, la bergeronnette (■kow.Iocv ïuyya TETpâxvagov 30), dont la rotation était 1 1 n.

Répertoire , t. II, p. 319, noie 2. — 18 Dictcrich, Abraxas , p. 1 j ^ ^

— 19 Wünsch, Seth. Verfluchungstaf. p.79 ; Cat. cod. Med. 1* . ^ <l^' ' (llli jtfed

— 20 Plin. XXIV, 171; Riess, in Pauly Wissowa s Real Encycl . 4/. - ..0 .A^wv

— 22 Ibid. 23.— 23 Ibid. *«l «o^oov ev« uôXov.— * Pap. Paris. 3193, Ü àva^A^ pap 2o Pap. CXXI, 992. — 20 Marccll. XVI, 18. — 27 Heim, 487, n® » .

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