Paris. 3080 j,1'1 , |a
West Africa, in Journ. of American lernationals Archiv für Ethnographie, 1901, p
lernationais Arc/nv fur litnnograpnie, i»ui, p- Mîillei! I
guette des Brahmanes, Philostr. V. Apollon. III, XV ; Ps* Calli^l . y fave, 1898» p. baguette des fées, Pineau, Chants populaires Scandinaves, p- •,i • 1 ^ ro// /,i the
79; T.-V. Holmes, On the évidence for the efficacy oj the do ^ XXVIP Pscarch for mater, in Journ. of the Anthropological Instituts, s- ' ’ p|fl^
— 3V o. Crusius, in Roscher’s Lexikon, t. II, 1149 ; Aristoph. A 3ü Anuo»
X, 909; Gacdechens, Verh. d. P hilolog envers, su Itéra , y pi/tli. IV, 213. Marc. XXIX, 1; Tylor, Primitive culture 3, t. I, p. 127. ' I n>
MAG
MAG
. mir la volonté des personnes à gagner 1 ; à côté de mentionner le rouet ou la erécelle (pd[*6oç, ô !'iU^ L'axeof, vertigo 2) d’usage analogue3. Dans
titillation on emploie les lampes {lychnomancie1"), [. fit ins pleins d’eau dont on interroge la surface Wî ailmancie*), des miroirs 5 que l’on emploie aussi pour ■tt'r la grêle7; à ceLte liste il faut ajouter les clefs8, I d’usage symbolique (xÀstoa xpaxw, vjvoiija xXst0paTapTapoû/ou I divinatio]. On trouve mentionnée dans un
livmne la sandale de la Lune (xb nâvBaXov trou exp^a10). ])',.s épées11, des cymbales12 font parLie de l’attirail magique. Les échelles minuscules représentées sur les vases peints aux mains de personnages divers, ne sont Las des instruments de musique13, mais des symboles magiques; on les trouve figurées sur des Tabellae ilevotionis “, et elles font partie de la symbolique égyptienne 15. Les instruments alchimiques finissent par ressembler aux instruments magiques. Outre les substances magiques dont nous avons étudié plus haut
l’emploi, les magiciens font une grande dépense de fil coloré, cl spécialement de fil rouge16, le rouge étant une couleur démoniaque, line des choses qu’on les accuse de rechercher avec le plus d’ardeur sont les restes humains17 ; ceux des suppliciés ont une valeur magique ; on connaît la superstition qui s’attache aux restes des pendus18.
Les pièces de cette machinerie agissent, soit comme choses magiques, soit par la production d’un mouvement sympathique, essentiel ou accessoire, soit parce que leur aspect ou leur bruit19 apportent des modifications aux conditions dans lesquelles se passe la cérémonie. Nous avons énuméré quelques-uns des actes sympathiques, clairs ou obscurs, qui en forment la partie centrale. Qu’il nous suffise de rappeler ici qu’il y en a dont la signification précise s’est effacée et qui valent par la vertu que leur attribue la tradition, à moins qu’ils ne soient tout simplement inspirés par l’analogie. Tel sont ceux qui consistent à frotter des serpes avec de la graisse d’ours pour écarter la grêle20, et à faire des nœuds sur une ficelle •dors qu il est impossible de comprendre en quoi cette observance représente l’effet à produire; ainsi dans cette recette de Marcellus21 : Oculos cum dolere guis coeperit , ilico ci subvenies , si, quot literas nomen ejus habuerit , noniinans easdem, totidem nodos in rudi lino stringas.
Encours même de la cérémonie, certains rites interviennent qui paraissent avoir spécialement pour but de mettre 0 liciant en état de recevoir le bénéfice de l’action engagée. 1 "ti de 1 incubatio 22 est typique [incubatio]. C’est unrite
général de divination dont les papyrus magiques donnent un nombre considérable d’exemples. 11 s’agit d’avoir le songe préparé, et l’on se couche en général dans le lieu sacré, qu’il soit préexistant ou créé par la cérémonie préliminaire. Remarquons simplement que Y incubatio a pour effet supplémentaire de favoriser l’action des influences sympathiques, ou même de créer la sympathie. Le sujet, en effet, place à côté de sa tête un rameau magique*3, un talisman portant des noms divins21, une statuette23, etc.
De tous les actes sympathiques, celui dont l’application paraît être la plus fréquente et aussi la plus spéciale à la magie est l’envoûtement26. Selon le Ps. Callisthène27, le roi égyptien Neclanebo faisait des figures de cire qui représentaient les soldats de ses ennemis; il les plaçait sur le bord d’un bassin plein d’eau, puis, prenant sa baguette, il récitait des formules ; les poupées s’animaient alors et se précipitaient dans le bassin ; si l’ennemi venait par mer, le roi opérait sur la côte; il plaçait ses poupées sur des bateaux de cire et l'ennemi subissait invariablement le sort de la figure magique. Quand il voulut faire croire à Olympias qu’elle avait conçu du dieu Ammon, il fit une statuette au nom de la reine, exprima sur elle le jus d’herbes propres à donner les songes et la reine songea qu’elle était dans les bras du dieu. Aristote avait donné à Alexandre une boite que l’on portait après lui ; il y avait planté des figures de cire qui représentaient les différentes sortes d’armes que le conquérant avait à combattre ; les unes portaient des épées de plomb tordues, les autres des javelots la pointe en bas, d’autres encore des arcs dont les cordes étaient brisées et, quoi qu’il advint, les épées se tordaient, les javelots ne faisaient point de mal et les arcs étaient désarmés 28.
Ces figures tenaient exactement lieu de la personne qu’elles étaient censées reproduire. On exerçait sur elles les diverses actions que l’on destinait à leur modèle, et, quand la cérémonie était bien faite, le modèle subissait exactement le sort de son représentant. La consécration de la figure sur l’autel magique, par exemple, avait pour conséquence immédiate la consécration de la personne figurée29; on la liait de liens symboliques; on lui frappait la tête30, on lui perçait le cœur31. On employait l’envoûtement pour se concilier l'amour, l’estime ou la bonne volonté de quelqu’un, pour s’emparer de ses secrets, pour triompher d’un ennemi32, etc. Le magicien s’empare de la personnalité de l’envoûté. Naturellement, la solidité de cette prise de possession est variable33. Quelquefois l’image a une valeur collective31, c’est ce qui se présente dans le cas des statuettes militaires de
57t„( . r.|, ' l' ’ 3o; ^cn Atemor. III, XI, 17; Aristoph. Lys. 1110; Theocr. II, 17,22, bcck, Aol M p C\rteU' 4 '20i); Anth- Pal- V, 205; F’Iiilostr. V. Apoll. VIII, 7 ; Lo- 2620 ; H |,n,, ! asccle Bari, Vogcl, Scenen Eur. T ray . p. 35 ; Rosclicr, Lex. I. II, Burj.fj , ~ ’lai1"’ A-rchûol. Studien su dm Tragikern , 1900, p. 79, fig. 25 ; J. -B. Tendus de la r ""b ,na9*c, in Journ. of hell. stud. 1880, p. 157 ; Slcphani, in C. Î296 ; Pr^rir5' arch' <le PétersbourS< 1863, P- 205. — -Theocr. II, 30 ; Paris. pl.Q;Torr rit., i ' i Poser Blick, p. 256 ; Annal, d. hist. ant. 1 852,
Iv ’ diodes
’ — 4 Ilcubm
» m anc. Times , pl. i; Hirschfeld, O. I. p. 40. De incub. p. 26 sqq. ; cf. Pan. Paris. 2372 AM- De mag . Xlllj
3 Luc. Dial. mer.
■ îî Philosoph. IV, sqq. ; Wessely, Gr. Zàuberp. hymne à Hécate,
(Paris. 2242) ... D -- .• .
Zeitschrift fe, ~ f,’, ’ 1 a^' ^k.VI, 1-52; Jagor, Japanische Zaulterspiegel, in
1898, p. 527 ( Verhandtungcn) . — 7 Frazcr, Pans. t. III,
9 'Vessel y r y ^ ^ n°* 236, 237, clefs magiques avec inscriptions.
SSGly Qj, y “ , --J#, uicis magiques uycc iusui|uiuiis,
^0; cf ]> ÜU^I > P* hymne à Hécate (2242), v. 30 sqq. — 10 Wcsscly, 47«r;\ , 1 -334, 2123. — H Épée des magiciennes conjurant la
hne ([|g, ^ 7 (Uls‘ -334, 2123. — il Épée des magiciennes conjurant la
Wessely,/’ Akad- Abh. VIII, 8; Pap. Paris. 300, 1813; cf. 1710.
I st o ° ° )(* — 13 H©ydemann,Z?escaZinae vasorum picturis signi-
de nmai 5 ^ ' SfW‘ ’ Millin-Reinach, Dibl. des mon. fia. Il, index, s. v.
y * ,n&cn, Itépertoire , index. — 14 Instruments de sup-
Annali pttvim
plice symbolique, Wiinsch, Setlt. Verflucliungstaf. p. 28, surtout p. 99 ;cf. O. Jalm, Doser Blick , p. 94; Wicsclcr, De scala symbole. — 15 Budgc, O. I. p. 51 ; selon
I. ohcck, Agi. 905, 907, clics font partie de la symbolique des mystères. — 10 Theocr.
II, 2; Virg. Ecl. VIII, 73; Ov. Amor. III, VII, 73 ; Pap. Paris. 2703; Pap. Anast. 402. — U Apul. Met. Il, xx, xxi ; III, xvu; Ov. Beroid. VI, 90 (Mèdèc); Senclius mor , ancient Laies and Institutes of Ireland, t. I, p. 180; Bevue celtique , 1901, p. 117. — 18 Cat. cod. Med. 23. — 19 Kehr, O. I. p. 11. — SO Frazcr, Pans. t. III p. 290. — 21 VIII, 62. — 22 Deubner, De incub. 1901 ; Frazcr, Paus. I. III, p. 347 ; Riltersliabn, ûer medicinischc Wunderglauben und die Incubation im Allcrthum , 1878 ; Du Fret, Moderner Tcmpelsclilaf, in Sphinx, Janv.-déc. 1890; v. Wilamowilz, Isyllos von Epidauros , in Phil. Untersuchungen, 1886. — 23 Dcubncr, O. I. p.29. — 24 Cat. cod. Med. 17. — 23 pap. Anast. 407 sqq. ; Euscb. Praep. ev. V, 12. — 26 Cat. cod. Med. cod. 17 ; Ilcliod. Aetliiop. XI, 14; cf. Zeitschrift für
Ethnologie, XV, 85 ; Bull, de la Soc. d'anthropclogie. 1890,p.4l3. 27 Éd. Muller,
I, 1 sqq. — 28 Budgc, Life and exploits of Alexander tlie Great, p. xvi. — 29 Virg. Ecl. VIII, 74. — 30 Cat. cod. Med. 17. — 31 Ov. Amor. III, VII, 29; Beroid. VI, 91. — 32 Cat cod. Med. 17. — 33 Taulain, in Anthropologie, 1897, 668 : dans certains cas le charme ne peul èlre rompu que pa* la mort de l’cnvouteur. — 34 Cat. cod. Med. 17.
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Noclanebo et d'Alexandre. On utilise les rites de l’envoûtement pour faire naître ce qui n’existe point encore, des enfants par exemple*. Un pêcheur, pour faire des pêches miraculeuses, n’a qu’à faire l’image d’un poisson et à la jeter là où il pêche'2.
On peut envoûter les esprits comme les hommes, et c’est un moyen d’exorcisme3; l’esprit passe sur la ligure de cire et est éliminé avec elle. La fabrication d’images divines spéciales dans les cérémonies magiques, divinatoires, expiatoires, médicales et autres est un véritable cas d’envoûtement4, et l’on agit sur les astres de la même façon que sur les dieux8.
Enfin le magicien ou le sujet de l’action magique agit par envoûtement sur soi-même, soit pour effectuer la relation qu’il désire établir (entre lui et l’envoûté, soit pour se mettre dans un état tel qu’il en résulte infailliblement pour lui certains avantages généraux. Cet envoûtement de soi-même a lieu dans les cas où l’on emploie deux statuettes, dans ceux où l’on mêle son propre sang et une partie de soi-même à la poupée envoûtée, ou bien encore lorsque l’opérateur fabrique une seule poupée qui le représente lui-même et porte son nom8. Dans quelques cas où la cérémonie comporte la fabrication de deux poupées, l’une représente l’envoûté et l’autre un démon sur lequel il est nécessaire d’agir 7 ; le traitement des deux effigies diffère. On rencontre aussi l’emploi de trois effigies de matières diverses8.
On a trouvé de ces poupées d’envoûteurs inscrites au nom des patients auxquels elles étaient destinées. Celles
que représentent les figures 4786 à 4789 sont en plomb et viennent des fouilles de Tell-Sandahanna en Palestine 9. Qu’elles proviennent de l’ancienne Italie, ou du Mexique, ou de l’Allemagne moderne, elles ne diffèrent point sensiblement. La matière prescrite pour les faire est généralement la cire ou l’argile. On y peut ajouter d’autres matières qui sont indiquées avec un soin particulier pour la fabrication des images divines. Quelquefois l’image est creuse et l’on y glisse des papiers où sont inscrites des incantations. L’image d’Hécate décrite
* Frazor, Goblen Bongk'2 , I, 19. — 2 Cat. cod. Med. 17. — 3 Fra-
zer, O. I. I, 18. — 4 Pap Paris. 2359 sqq. ; Pap. XLVI, 382 ; Euscb. Pracp ev. V, 12; cf. Rawlinson, W. A. Jnscr. IV, 21, 1, 13, 29. — 5 Cat. cod. Med. 17. — G Ibid. — 7 Hor. Sat. I, VIII, 26 sqq. ; Paris. 296 407; Ricss, Zu den Canidia-gedic/iten des Horatius, in Wiein. Mus. XLMII, 1893, p. 908; Düntzer, O. I. 601. — 8 Sch. Bernensia ad Ecl. VIII, 75. — 9 Notizie degli scavi 9817, 529 ; cf. îen Kale, Fine japanische Rachepuppe, in Globus, 1901, I, p. 109 ; Karutz, Eine sc/iottische Rachepuppe, Ibid. p. 110; Germon t-Ganncau, L'envoû-
dans Eusèbe10 est faite de racine de rue et écrasés. Une simple figure tracée sur „noï' l,.Zar(ls plomb, d’or, d’argent, d’étain ou de panier ! "' '' de volt". Dans l’hymne à Hécate*2, l’onfclanld"!.— étrange mixture qu’il dit être ' " nt lllle
le symbole de son esprit
(ijÙgSoX&V [AOU ZVEÛgaTOç).
Nous avons vu que tout ce qui a touché de près ou de loin à la personne : ongles, cheveux, vêtements, etc., peut suffire à l’envoûtement des simples mortels13. On peut se contenter d’un représentant arbitrairement choisi : le corps d’un oiseau, un brin de myrrhe ou de rue14. La simple mention ou l’inscription du nom suffit à réaliser l’expression matérielle et saisissable de la part prise par l’officiant ou le sujet de l’action à la cérémonie magique. La chose écrite vaut la figure, et dans
certains cas, l’incantation écrite déposée dans un tombeau ou partout ailleurs se comporte exactement comme la poupée de l’envoûtement16. C’est le cas en particulier des devotionès sépulcrales'*’ . Un propriétaire d’esclaves, qui s’écrit sur la main le nom d’un fugitif, l’envoûte17.
Il n’est pas possible de séparer les gestes et les actes symboliques des rites verbaux, oraux ou écrits, quels que soient leurs noms, incantations ou prières18. Le sujet est traité ailleurs
[CARMEN, DEVOTIO,
PRECATIO].
Indiquons seulement en quelques mots la place
qu’occupent ces , .
rites dans la cérémonie magique. Le rite verbal ind "fui 1 sens del’acte magique. On inscritgénéralementsm b l1 pées de l’envoûtement le nom delà personnequ elb MejJ sentent. Ou bien, comme nous l’avons vu,. on ( je i la figure un papier qui indique avec précision " | ^ la cérémonie. En cueillant certaines plantes nu 1 11 1 ^ ^ il faut dire l’objet auquel on veut les empb'V| ^ nom du malade au bénéfice duquelon les un i . tje plus de précision, on décrit par énumération ^ i l’action magique et l’on mentionne àpaO ,oU
tentent dans l'Antiquité et les figurines de plomb de TtU Sa ^ 10 V,
IV, p. 150; Palestine exploration Fund, oct. 1 900, P- •'* cod.
— U Wünscli, Seth. Vcrfluchungstaf. n“‘ 20, 21, 27, p- > ^ v, U »I'I'
passim. - 12 Pap. Paris. 2242 sqq.; Wcsscly, Gr. Zau^V' F' il Küb”1*?
7; Frazer, Golden Bougli 2, t. I, P- • . yj/,L.,n
- -- '-sgersage, 111
i<; Apul. .'l,!
Fig.
47i pj. — Figures d’cnvoùlemcnl.
— 13 Virg. Aen. IV, 507 , . - „
O. I. p. 40 sqq. ; Paris. 1490 sqq. ; Knaack, Zn Me y(t. I, X c^' XLIX, 1894, p. 310-313. — Crimm-Pictet, O. I. ***•
De mag. LUI. - ” Hcim, n° 10. - « Cf. Plin. XXVIII,