‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 161 sur 275 · I MM M · texte numérisé non relu

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r. nslement du danseur, dont la tèle et le corps sont P'1S nt enveloppés et les pieds chaussés de hautes embaS] dont il bat le sol, il faudrait voir le 0h" 'J* dp la saison froide; et dans ces bonds violents ?yn' ’ lilèvent le corps, le symbole du mois des pertur- '■ul. où l’air et la mer s’agitent et bondis-

bations, <•< 1,11

seul témoignage positif que nous

sent 1 .

p'aiitrc part, le . .

,.1(|j(ius sur les rites du mois Maimakterion est celui

C inscription attique*, sorte de calendrier de sacri- ' o(l „n service est marqué pour le 20 du mois en ll’honneur de Zens Laboureur (AuTscopvffl), avec offrandes dp galettes, pains, fruits assortis et libations sans vin. 0n peut rapprocher de ce fait les représentations de labourage qui font suite au danseur voilé dans la section du calendrier sculpté relative au mois Maimaktérion : nn y voit un attelage de bœufs conduit par un paysan et iîn semeur avec son panier. Ce sacrifice à Zens Géorgos avait un caractère tout rural. Dans quelle mesure Zeus Géorgos doit-il être envisagé comme une hypostase de ZcusMaimaktès, c’est ce qu’il est difficile de déterminer. Mais, malgré la pénurie et le vague de nos renseignements. certains érudits ont prétendu reconstituer plus I complètement le caractère et le programme des fêtes de Zeus Maimaktès. Quelques textes11 présentent ce qualificatif Maimaktès comme un équivalent de Meilichios et de Katharsios. On en a conclu que Zeus Maimaktès était l’objet d’un culte expiatoire destiné à apaiser ses colères et à transformer le dieu des tempêtes en un dieu bienveillant et purificateur De là à attribuer à ces cérémonies le caractère de mystères, il n’y avait qu’un pas. Auguste Mommsen3, alléguant Iles textes qui évoquent à propos du qualificatif BuijuxTT|( des idées d’enthousiasme 6, a voulu reconnaître dans les fêtes maimaktériennes une solennité I bachique qu’il identifiait avec les iialoa; mais cette théorie n’es’t plus soutenable, depuis que la nature des Unlna est mieux connue.

On serait peut-être plus fondé à tirer parti d’un autre | groupe de textes qui, avec des éléments assez mélangés, I contiennent aussi de précieux indices. Eustathe 7 rap- P°rle qu’on désignait par le mot 8io7rog.7reîv 8 une cérémonie expiatoire célébrée sous l’invocation de Zeus Meilichios a la fin du mois Maimaktérion. La peau de la victime, connue sous le nom rituel de toison de Zeus [ruos kodion, eleusinia, lustratio], y jouait un rôle parmi les TtogTraïa; on procédait aussi à des lustrations dans les carrefours9, ancienne symbolique prétendait retrouver dans cette

toison du bélier immolé à Zeus Meilichios le symbole du nuage ,0. Zeus Maimaktès, dont la colère avait assemblé les nuages, une fois apaisé par le sacrifice, se serait transformé en Meilichios, et il purifiait le ciel assombri. De plus, celle purification passait dans l’ordre moral : Meilichios devenait Katharsios, et le contact de la peau de la victime, par sa vertu piaculaire, conférait aux pécheurs le pardon de leurs fautes. Aujourd’hui, les communions piaculaires de ce genre s’expliquent par le totémisme : le cas du A-A? xqjot&v rentre dans la série des cas où le dieu était adoré sous la forme d’un animal totem. Les adorateurs se revêtaient, après le sacrifice, des dépouilles de la victime pour se communiquer à eux-mêmes sa nature sacrée". Le bélier considéré en Grèce comme totem de Zeus dérive peut-être des rites d’Ammon chez les Égyptiens lî.

En tout cas, l’attribution par Eustathe du AAç xQotov aux fêtes du mois Maimaktérion et le renseignement topique de Polémon ,s, qui nous apprend que les mystes. pour se purifier, montaient sur la toison en se tenant debout sur le pied gauche ", nous reportent encore aux représentations du calendrier sculpté d’Athènes. Dans la figure où M. Ileuzey recohnail un danseur voilé, ne serait-il pas permis de retrouver un reste de l’attitude rituelle du communiant, qui avait pris contact avec la toison sacrée en la foulant du pied gauche? Cette interprétation n’exclut pas forcément celle de la danse : elle l’explique plutôt. Car il est possible que la danse n’ait été qu’une adaptation orchestique de l’attitude rituelle imposée au moment de la purification comme moyen de transmission de la vertu contenue dans la dépouille sacrée, de même que les jeux de I’askoliasmos sur l’outre bachique dérivaient d’une obligation rituelle analogue. Le personnage qui fait suite au danseur (n° 7 de la figure 1030), drapé sans que le visage soit couvert et debout dans une attitude de démarche calme et digne, figurerait le communiant ayant acquis le bénéfice de la purification et participant à la ropanj solennelle de Zeus Meilichios. On aurait ainsi, dans la succession des figures de ce calendrier relatives au mois Maimaktérion. la représentation des phases successives des fêtes maimaktériennes de Zeus, considéré tour à tour comme Maimaktès, Katharsios-Meilichios et enfin comme Géorgos1’. Gustave Fougères.

MAIUMAS (Maïoug.5;). — Fête d’origine syrienne, peutêtre née à Gaza, ou plutôt dans son port, distant de sept stades, qu’on appelait Majuma, nom qui signifie « eau

iuci c: ,nterprète par mS«. — 2 C. i. gr.

)1E^; ' "* 3 Plut. De cohib. ira. 9, p. 453 c; Hesycli.

CrJêi' ~~ 'f Lauer. System der griech. Myth. p. 407; Prellt

*' •,t,L I2> P- 131-132. 1 44. — il JJ pnt't nlrtmo n .117 D&I1S la 2® odili

I, 523; |*at;iiàxTr,

System der

'le cet ^ *31-132, 144. — 5 ffeortologie , p. on. v«u» iu -- «m.»

11 • ^1 ^.arUC 011 sous le litre de Feste der stadt Athcn (p. 3(

4 rapport "l('01*e a été complètement modifiée. La fête du 20 Maimactéri aurait été |lai* -1 ^Cus’ considéré comme père de Bacchos, dieu de l’ivresse, — g Hai. O(.Uin^01Sa're soc°ude naissance de Bacchos (Lucian. Deor. dial.

K lüiMed pin, i ^ S’ 7 P- 1938, 5. — 8 Ou Stoito;i.iï£Ï?9ai et àicoStozc les F,- a, tll ' , * ' &*)‘ Anecd. p. 7, 15. Voir le commentaire de Muller da

l mystères d’El ! ' ?*aeCm P- ~ 9 Ëuslalh. L. c. M. Foucart ( Les gran n*a pas un li0, USl*' 1 P’ ® t ) observe avec raison que cette purification spéci (pic |a lustrati ,UCCSSa're aVCC ^e8Dlys^res d’Eleusis ; A. Mommsen {Op. /.) adn ■opliorics p 1 ma*mac^l’*cnne pouvait être une sorte de préparation aux Th sacrifié dans lu. ai,*aS 3) signale un emploi analogue de la peau du bél

P°ur les ronr,’,S(, *mi ilu a,jons du sanctuaire d’Amphiaraos ; cf. Strab. VI, p. 284 ^ins savant ip^10118 ?gWPée9* Bullettino* VIT, p. 1-18. Quant aux ko|a«« (v°ir dioscomon COn8‘dèrent comme une fête du mois Maimactérion, les pomp/ b'sTRATio, p. H27); interprétation excessive, semble-t-il :

zojAnaïa étaient plutôt les objets sacrés, notamment les Aiô; xQSta, portés pendant la procession (cf. Welcker, Gôtterleb. I, 206-209). — lé Muller. Eumenid. p. 139, 146; Hermann, Aller, der Griech. § 57; Lobcck, Aglaoph. p. 183 sqq. ; Lauer. System der griech. Myth. p. 407 ; . Roscber, Myth. Lexic. MatpàxTqç. — l* Bancroft, III, Nat. races of the Pacif. Stat. 168: Frazcr, Golden Itugh. îl, p. 90. 146; Lang, Mythes , cultes et religions (trad. Marillier), p. 517 et 518; Hubert et Mauss, Essai sur le sacrifice , p. 83. — 12 Hcrod. Il, 42. — 13 Ap. Hesycli. s. v. Atb; xôfî ict. — tt La scène représentée par les figures 2450 et 46KG a été rapportée à la cérémonie du Dioscodion ; mais cette explication reste fort discutable. — 15 Svoronos (Op. I. p. 72) désigne ainsi ces figures : l'Hiver (Xet^«»v), le mois Maimactérion personnifié, le Laboureur (^Apo-ro;), le Semeur (Szôpo;). Celle théorie est acceptable, comme représentant le commentaire populaire et allégorique, par conséquent secondaire, de figures dont l'inspiration originelle est incontestablement d’ordre religieux. Le monument ne paraît guère plus ancien que le m® s. av. J.-C. Il peut donc n’êlre qu’une adaptation de monuments analogues antérieurs. De tonie façon, c'est dans le type et dans les rites de Zeus Maimaktès qu'il faut chercher les sources de la figure do l’Hiver; dans la lustration maimaclérienne celles de la personnification du mois maimactérion, et enfin les allégories du Labourage et de Semailles sont inséparables du culte de Zeus Géorgos.

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