‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 169 sur 275 · Voir junones, III, I, p · texte numérisé non relu

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les inscriptions gallo-romaines; voir o. «. j • «53t. I

1582, 1594, 1636, 1647, 1650, 1663, 1816, etc. 1898, 1916, !958i ® ^ D j\f.

D. M. M. (Ibid. 609, 3038, 3040, 3069 Monumentum ou Deorum Manium Mevnori DU Mânes et Misericordia, chez Orell XIII, 567. — 23 Ibid, 1735.

», etc. ioùo, , j) m,

, 3178, 3211) peut s'explique-' \ oircncorl moriae ; cf. VI, 15 503, > 1 ■ j; oü ;j Ui, 7344. - 22 C. i. I- VI, >5"°" I

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lotit ce qui donnerait aux Mânes invo-

P°l"' l||i, jos tombes une personnalité limitée, comme si 4“' 7 ||M iaort qui y est enfermé n’étaient qu’une parcelle ' " ,.|irimoine commun à toute sa race1. Il existe une 11 "" •* linn • manibus coMMtîNiBUS qui rappelle le mot d’un

. . leghoinmes disparus : quinuncabierunt hinc

C° '"coiiimunetn locum 2. Une des plus explicites est celle tH ■ accompagnant le don d’une lampe funéraire, la deslia, -1 Manibus hujus3; on trouve de même Mânes tune Uanes sanctissimae au féminin, comme on trouve <|(,s Y^iidvat Chez les Grecs, à titre tout à fait exceptionnel 4 Enfin, la divinité des Mânes est affirmée encore la transformation de la tombe en monument sacré ; Je poète grec disait du sépulcre qu’il est un autel et les héron étaient de véritables chapelles 8. Les Romains imitent ces pratiques dès la fin de la République, comme nous le voyons par l’exemple de Cicéron qui rêve d’élever à sa fille morte un sanctuaire ainsi qu’à une divinilé8. D’ordinaire on se bornait à donner ce vocable à la tombe toute simple; l’inscription rituelle dans ce cas est D. M. S., Dis Manibus sacrum 7, que les chrétiens primitifs conservaient en l’interprétant par Deo Magno Sanclo , ce qui supprime la personnalité du mort, en conciliant le respect de la tombe avec la croyance au Dieu unique 8.

En ce qui concerne le culte des Mânes, il nous suffirait presque de renvoyer à l’article fëralia où sont énumérées les pratiques dont il est l’occasion3. D’une façon générale, ce culte va beaucoup moins à les supplier comme des divinités agissantes, qu’à les conjurer et à les apaiser comme des esprits irrités. C’est pour cela que, non seulement en Étrurie, mais dans le Latium, aux temps primitifs, on leur immolait des victimes humaines, plus tard remplacées aux fêtes des Compitalia par 1 offrande des Maniae 10. Les combats de gladiateurs, d’abord introduits en Italie comme un élément des fêtes lunèbros et longtemps pratiqués à litre d’expiation religieuse avant de devenir un jeu, avaient la même signification : l’effusion du sang auprès des tombes réparait les perles que la mort faisait subir à la famille et à la nation11. S il faut en croire saint Augustin, Varron voyait dans ces immolations une preuve de la divinité des Mines, les jeux n’étant célébrés qu’en l’honneur des dieux : en réalité, il s’agit moins ainsi de glorifier les morts que de les apaiser, en leur rendant par le sang, comme Ulysse dans YOdyssée, quelque chose de la réa- N‘vante qui leur avait été ravie13. Les offrandes P11 uses de lait, de miel, de vin pur, de mets variés tels

que lentilles, fèves, œufs, etc., qui toutes éveillent l’idée de substances particulièrement nourrissantes, et que l’on déposait sur les tombes soit aux funérailles, soit aux jours anniversaires de la naissance ou de la mort des défunts, au nom des familles, des associations u et delà cité tout entière, procédaient d’idées analogues1, . Quand on omettait d’honorer ainsi les Mânes, leur ressentiment se révélait par des songes pénibles, par des maladies qu’ils envoyaient aux vivants; un fabuliste met au compte d’une violation de sépulture la passion funeste des richesses dont devint victime celui qui s’en était rendu coupable 1G.

De tous les hommages, le plus précieux était, après la cérémonie des funérailles accomplies suivant le rite, l’entretien des tombes; ce sont les fleurs qui, dans le symbolisme propre au culte des Mânes, tenaient la principale place. On y apportait des fleurs naturelles, choisies suivant les saisons ; on en sculptait l’image au sommet des stèles et sur les cippes11, on plantait des horti reliyiosi sur les tombes, d’où, sur les inscriptions, des mentions nombreuses de cepotaphia au soin desquels il était pourvu par des fondations pieuses ,s. Les fleurs qui poussaient sur les tombes étaient censées restituer la personnalité de ceux qui y étaient enfermés ; un poète grec a dit : « Le sang enfante les roses, les larmes font germer l’anémone19. » Perse, d’une façon plus précise, s'écrie :

« Est-ce que du sein même de ces Mânes, du fond de ce sépulcre et de la cendre heureuse ne lèveront pas les violettes? » Une épigramme d’un auteur inconnu dit mieux encore 20 : « Des fleurs en grand nombre ont poussé sur le tombeau récent, non pas la ronce sauvage ni la triste ivraie, mais la marjolaine, les violettes, le narcisse délicat, ô Yibius ; tout à l’entour de toi la terre s’est couverte de roses ! » A la veille du printemps, c’est-à-dire à la fête des Feralia , le culte des Mânes comportait des offrandes de violettes, et les jours où on les déposait sur les lombes s’appelaient dies violae , violât ionis 21 . En mai, une pratique analogue s’accomplissait avec les roses ( rosaria , rosalia ) 22. On offrait aux morts des lys, plus ordinairement encore du myrte ; cette dernière plante, consacrée à Vénus, symbolisait devant l’antique temple de Quirinus, par deux rejetons distincts, la floraison des deux ordres, patricien et plébéien, qui faisaient la force permanente de la cité23. Aux yeux du grand nombre, les fleurs étaient simplement une image du renouveau ; poulies philosophes, il s’y joignait la signification d’une félicité d’outre-tombe 2L Juvénal demande aux dieux que la terre soit légère aux ombres des ancêtres et que dans

r ' ' *’ 29 832 Dis parentibus sacrum; 29 852: Dis Manibus eo- 2183 ü.' t COnditi sunl' Ibid • h 1241; x, 4225, 8249; III, 231; VIII, Prol nMaffei’ Mus ■ Veron. 292,7, et Orelli, 4457 ; cf. Plaut. Casin. Marini ; , FaSL V’ 4i3, - 3 C ■ «• L ll> 2102. - 4 Ibid. V. 6053, 6710;

A ,1 P- 127 • — 6 Voir héros, p. 116, n. 9 et suiv. - 6 Cic.

d D. M m b*,8’ *.9’ 37’ ctc-; cf' HER0S> P- 119 ct Sl,iv- “ 1 Cf- D- M- M- 27Uj 5705 '«Y (positum): C. i. I. VI, 15 143, 15 158, 15543, etc. 20055; II, 2713, voir Vi (Lutèce), 3038, 3040. Pour les autels dans les columbarii,

cf. lîossi / Cl S' ~ 8 Pochette, Mém. de l’Acad. des Inscr. XIII, p. 178;

Voir choz'fi "SCr. C/üisl' 110 P- 27 < Cavedoni, Di due ant. cimit. crist. p. 87. ùdéc païenne d' ' r ”*Cr' C^r^‘ 342l, l'antithèse des Mânes, en qui se personnifie Je<( caeli i , C’tei, et du ciel, séjour des bienheureux : Non tamen ad Mânes hic. Pu. 7 t.er.a Per°is- ~ 9 T- II, 2, p. 1010. - i0 Serv. A en. I, 139 ;■ III, 63 ; sions de coter ' 1 ' > ®v- Fast. II, 547, 570 ; Suel. Oth. 7 ; les expres-

aulres f , j u‘ ei 'Dnvocare Mânes sont de l’époque impériale; voir entre

Dion Cass “ ~ " Val' Max' *> 7 ! Tert- sPect- 3 i Tit- Liv. VII,

Cio. flej Y|| * ’ " ‘ ' ®erv- A en. III, 07 et p'its haut, Gladiator, p. 1503. - 12 Aug. Ptycht, I,,, 20 j f[jUne idéc analogue chez Homère, II. XXIII, 274, 646, etRhode, 1 Od. XI, 23 et s. cl X, 517 et s. avec les commentateurs, Nitzsch,

III, p. 163 et s.; Naegelsbach, Homer. Theolog. p. 413 ct s. qui rapproche Din Mânes. — U Pour l'intervention des collegia, voir C. i. I. V, 1410; VI, 10 234, 10 239 et passim; cf. Orelli, 3999, 4084, 4412; pour les offrandes et cérémonies diverses en l'honneur des Mânes, Marquardt, Staatsrerwattung, 111, p. 310 et s. avec les textes cités. — 15 Sur les mets offerts aux morts, voir Cic. Flacc. 38, 95 : Plin. H ist. nat. X, 28 ; Aug. Sermo de sanct. 13, 2 ; Tert. Testim. anim. 4, etc. De pauvres gens dérobaient ces offraudes: Plaut. Pseud. 361 ; Cat. 59, 2; Juv. V, 85. Plaute nous a gardé le mol bustirapus ; cf. encore Ov. Fasl. 111, 33 ; Varr. chez Non. 167, 24; Tit. Liv. III, 58; Macr. Somn. Scip. I, 12, 44. — 16 Tib. Il, 6, 37 ; Ov. Fast. 547; Quint. Inst. VI, proœm. 10; Phaed. i, 27; cf. C. i. I. V, 5933; VI, 7579,

10558, 13101, 17505, 18817, 29912, 29948, etc. ; Orelli, 4707, 7346. 17 0\.

Fast. II, 539; Virg. Aen. V, 79; VI, 884; Suel. Ner. 57; Minut. Fel. Octav. 12, 6. Voir C.i. f. VI, 15397, 15413, 15 425, 15827, etc. — 18 Orelli, 4418 , 4456 , 45 1 5 et 10, etc. ; C. i. t. VI, 15640. — 19 Bion. I, 66; Pcrs. I, 36; U, 38. — 20 Dans les Analecta de Brunck, III, p. 303. — 21 C. i. I. V, 2072, 4489, 5272; VI, 9626, 10 248 ; Prop. IV, 16, 23 ; Auson. Ep. 36, 1 ct suiv. ; Prudent. Cathem. 10, 169 — 22 C. i. I. III, 703, 707; V, 4016, 4871 ; Fasti Pliiloc. 23 mai. — 23 C. i. I. V, 5272; Plin. Bist. nat. XV, 120; cf. Preller, Itoem. Myth. I, 385, — 24 Serv. Acn. V, 760 ; Juv. VH, 207,

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les urnes où reposent leurs cendres fleurisse un perpétuel printemps, parfumé de crocus.

Il importe de remarquer qu’au fond ces hommages rendus aux Mânes sont différents, par l’intention et le rite, des honneurs rendus aux dieux ; et même qu’on ne rencontre que rarement chez les Latins la foi précise et \i\e dans la survivance des âmes individuelles qui a peuplé le Panthéon grec de personnifications héroïques. La croyance à la divinité spéciale des Mânes est plus répandue que l’héroïsation, mais elle est beaucoup plus vigue , seule 1 imitation des Grecs et la force des convictions philosophiques en dégage, par exception, des hommages formels, rendus aux morts comme à des êtres surnaturels, continuant après la mort de séjourner dans un lieu de délices et d’agir sur leur descendance avec les facultés personnelles propres aux héros et aux dieux.

I n résumé, on ne saurait affirmer que l'opinion populaire des Latins ait jamais accordé aux Mânes les prérogat! vos des dieux, à savoir l’immortalité consciente et la félicité parfaite [feralia, Genius, junones, lares, larvae, LEMURES, PENATES, DAEMON, HEROS]. J. -A. IliLD.

MAXGO. - Marchand qui trompe par des artifices sur la qualité de la marchandise1, maquignon, particulièrement le marchand d’esclaves qui donne à ceux qu’il met en vente une apparence trompeuse ou sait dissi mulcr leurs défauts servi -, K. Saglio.

MAIVICA.Xsipîç, Manche, gant, brassard, menotte, peut dire, d'une manière générale, que les vêtements à manches ne firent pas partie du costume national des tirées et des Romains. C'est improprement que l’on parle^, quand il s agit d’eux, de tunique à manches (Xê’.ptSw-rôç y txüiv), au moins jusqu’à une période très avancée de leur histoire, si l'on entend par là autre chose, comme on l’expliquera au mot tunica, que les plis de la tunique retombant à l’endroit où passent les bras, resserrés ou non par des agrafes, des boutons ou des points de couture. Des manches véritables, ajustées et rapportées, appartenaient au costume des Barbares et, dans les monuments, servaient à le caractériser [barbariJ. C est à cause de leur origine étrangère que des serviteurs, les pédagogues en particulier [paedagogus, servi], sont représentés avec un pareil vêtement, qui les fait reconnaître. D autres exceptions apparentes à la règle générale ont des motifs tout semblables: telles sont celles qu'on remarque dans l’habillement de certaines divinités ou personnages mythologiques, dans celui des acteurs [histrio, tragoedia] ou de personnes dont la profession a subi l’influence du théâtre [citharoedus, tibicen], et dans le costume d’apparat que la peinture a prêté aux rois et quelquefois à des prêtres [rex, sacerdos].

Au ve siècle, les manches apparaissent dans le •vêtement féminin; les exemples en sont encore bien

‘ Rien de plus démonstratif à cel égard que la lecture des Carminum reliquiae, sortes d élégies funèbres qui font suite dans le Corpus (t. VI, p. 2917 cl s.) aux inscriptions proprement dites et qui ont été, comme elles, relevées sur des lombes. Ou n y rencontre que des expressions de deuil, de désolation et de regret, ou des professions d’indifférence épicurienne à l'endroit de la mort; les défunts sont sa Is ails quand ils ont la paix et l'immortalité du souvenir. Outre les fleurs, d'autres symboles sont figurés sur les tombes, ainsi l'aigle, ou seul (VI, 15 396, 16 029), ou emportant un serpent dans ses serres (16481); on rencontre des génies ailés offrant °r (1°490)’ ’I'^'Muofois l'image du défunt sous les traits d une divi- III c {[., o it , Cf. Apul. Met. 8, 7 ; Kaibcl, Epiyr. n» 705). Mais à part ccs dernières représentations, rien ny affirme la foi en l'immortalité; le D. M. est une formule

vide qui exprime le respect de la mort, non l’espérance en une survivance dans / au-dcla.

MAXGO. 1 l'our le v in, voir Blin. Hist. nat, XXIII, 22, 2; pour les pierres pré-

Fig-. 4807. — Tunique à manches.

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rares dans les monuments. On peut négVlept,

1 on ne sait s. l’on ne doit pas reconnaître h ni ^ °(l servante étrangère ou celle d’une de ces 8 C d’Une autres femmes de mœurs faciles que l’on ,!“S1C,ennes «u les scènes de banquets 1 : on pourrait croire U°°°nlPe dilns particulière était accordée dans leur mise - m,U-neJllbertê

f.g. 4807, tirée d’un lécythe blanc attique du’ V ***!* au Musée du 1 1 v siècle

Louvre, représentant les offrandes des parents à une morte2, il est impossible de ne pas voir une Athénienne de bonne famille. Elle porte deux tuniques, celle de dessous distincte par sa couleur, à

longues manches fermées aux poignets. Ce sont aussi des Athéniennes qui, au siècle suivant, consacraient dans le temple d’Artémis Brauronia, parmi d’autres vêtements précieux dont l’inventaire nous a été en partie conservé 3, des tuniques mentionnées comme étant garnies de manches (ysictSaç ’syiov ou /EiptStoTÔv). On rencontre aussi dans cette énumération la xavouç*, autre vêtement à manches venu de Perse, qu'on mettait comme un pardessus5.

On le voit (fig. 4808) porté par des femmes sur des vases peints0.

Dans le costume des hommes, c’est seulement après la conquête de la Perse par Alexandre que l’on peut constater réellement 7 le port des manches, sur des monuments où des Grecs sont représentés. Les historiens rapportent d autre part que le conquérant avait adopté poui l|n même et répandu dans son entourage le costume p< 1 sique, à l’exception de la tiare, des anaxyrides G peut-être de la kandys. On ne peut donc s’étonner d' 1

cieuses, Ibid. XXX VII, 76, 2 ; pour les drogues et parfums, Ibid. XII, +3, 3.

II, 15, 25 ; Plin. Hist. nat. VII, 10, 5 et 6 ; XXIV, 22, 3 ; XXX, 13, 1. ul MAN1CA. 1 Voir, par exemple, Millin, Peint, de vases, I, ph xsx'Ui ^ j | et Cliaplain, Céram. de la Grèce propre, pl. xxv-xxvr. — 3 Corp. tnso ■ ^

754, 1 ; 758 B, col. II, 7 = 759, col. Il, 2; 758 B, col. II, 21 1 759> co1' j.’ j c. col. 1, 10; Micbaelis, Der Parthenon, p. 3)0, n. 44; P- 3I1, n' lJ' f0| p inscr. ait. II, 754, 19 = 755, 11 ; 758 B, col. If, 5 = 759, col. IL 1 : ^

27 = 759, col. II, 20; 758 B, col. II, 29; Micbaelis, L. I. n. 77, 149, 1 <

182. —8 Rhot. Lexic. KàvSu5 ■ tyagga yypimi v. Voir BAnBAni, bg- ' ^ des Vergers, l'Étrurie, Allas, pl. vm ; Élite des mon. céramogi^ ^ ’ ^orlani 1 Les cavaliers figurés dans la frise du Parlhénon, du côté bu 111 ^ vi¬

des vêtements à manches et le bonnet de fourrure [alopeku-j. nemenl des cavaliers thessalieps ou Ihraccs admis dans la procession i nées.

Manteau à manches

voir figurer tuniq^ à

ainsi qu’un de ses compagnons1, avec la manches (fig. 4809) sur le sarcophage de

Fig. 4809. — Tunique d'Alexandre

Sidon auquel on a donné son nom 2 ; et de même, dans la grande mosaïque de Pompéi 3, qui reproduit vraisemblablement une peinture du ive siècle, le roi sous sa cuirasse est vêtu d’une tunique à manches [lorica, fig. 4531]. On ne voit pas, à consulter les monuments, que cette introduction de la mode orientale ait laissé beaucoup de traces dans le costume grec. Nous ne dirions rien des peintures pompéiennes exécutées sous l’influence alexandrine 4, si l’une d’elles s n’offrait (fig. 4810) le remarquable exemple d’une manche séparée du reste du vêtement et de couleur différente ; elle esl jaune et couvre le bras jusqu’au poignet, en laissaul I épaulé nue. Le personnage ainsi vêtu assiste à la toilette d’un Hermaphrodite, auquel il tend le miroir; connue sa robe, son visage, malgré sa barbe, est féminin- 1 auteur delà peinture lui a volontairement donné la même caractère ambigu qu’au principal personnage

de cette

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