‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 17 sur 275 · LE G · texte numérisé non relu

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,Iirnnt ces jours-là, et ensuite on se fit scrupule à des gens que les dieux avaient secourus

«plie façon l. »

r s six dieux sur trois lits étaient clone apparies par nllls dont Denys d'Halicarnasse précise la compocUion ' Apollon-Lêto, Héraklès-Artémis, Ilermès-Posei- |n Ce sont bien des dieux grecs, reconnaissables même. S0US les noms latins que leur donne Tite Live. La répartition exclut toute idée d’union conjugale, mais elle n’a aS dû être faite au hasard. Apollon est ici le coryphée, non seulement comme inspirateur des livres sibyllins, mais comme médecin, rôle prépondérant en temps de este 2. Sa présence entraîne celle de la triade apollinienne 3. Héraklès n’est plus ici l’Hercule acclimaté de y Ara, Maxitna , qui ne voulait pas de lit a sa table, mais l’exterminateur de tous les êtres malfaisants, y compiis les mouches, produits et agents de pestilence L Le secours attendu de Poséidon est plus énigmatique. Celuilà, il s’agissait probablement de l’apaiser. La sibylle savait mieux que personne qu’il avait été jadis l’ennemi desTroyens et qu’il pouvait garder rancune à leurs descendants. Hermès serait le psychopompe, à qui 1 on demandait de ne plus conduire tant d’âmes aux enfers J.

Nous ne connaissons Je deuxième lectisterne officiel

que parce que celui de 364 (U. C. 390) est qualifié troisième6. La peste sévissait encore cette année-là, et dite Live avoue que le lectisterne fut inefficace. On essaya sans plus de succès des jeux scéniques et du clou enfoncé par un dictateur dans le mur de la cella de Jupiter Capitolin [clavus]. En 348, retour de la peste et nouveau recours au lectisterne 7. En 326, cinquième lectisterne, offert aux mêmes dieux et probablement pour le même motif8. La seconde décade de Tite Live étant perdue, aucun lectisterne ne nous est signalé entre 326 et 218. Nous savons seulement que, en 291, pour conjurer la pestilence, les livres sibyllins ordonnèrent d’amener à Home Esculape 9 : comme médecin, Apollon ne suffisait plus. En 218, après les défaites du Tessin et de la Trébie, les Xviri S. F. ont recours aux lectisternes, mais adressés à des divinités plus italiennes. Ils ordonnent un lectisterne à Cæré, où « les sorts s’étaient ratatinés10 », cest-à-dire à la Eortune du lieu, et une supplication à la fortune sur l’ Algide; à Rome, un lectisterne à Juventas et une supplication au sanctuaire d’Hercule par des personnes nommément désignées, à tous les pulvinaria par

*v' 13, Même récit, d'après Calpurnius Piso Frugi, dans Denys (XII, 9),

*c lccl'ster«e (ifc; x«}.ou|tÉva; rîj litiyiujioi trtow; xvi;) dure sept jours au

e mit, cf. Augustin. Civ. Dci , III, 17, qui insiste sur la nouveauté du spectrat j nova teclisternia, quod nunquam antca fecerat, exliibenda arbi-

Uj, ... " ' estâtes indigitant : Apollo Medice, Apollo Paean (Macr. S al . I, 17,

Éuéc V U U’' ^ eneas , pp. 184 et 259) fait remarquer que Léto et Artémis guérissent a pro hi'S ^ ^ slIti-) pouvaient guérir aussi ses descendants. — 3 On

méme'lii | fC \Cmni"C1 *a 1'<Tartition cn mettant Apollon-Lêto-Arlémis sur un cn ° ' 'acLermann, Ueber das Lectistemium , p. 7) : c'est récuser Denys

™ upposant les Romains du ,y siècle plus savants que lui. - Ko 'EfUe;s, 1

hellénisé. Bomae

contre-épreuve du Z eù; aTCÔjAut

Cf. Héraklcs ; ou Baal-Zeboub

intrant (I'lin \ ae^em Hcr cutis in foro Boario nec muscae nec canes merce de i , . , .ù 8 ~V’ ~ 3c ’ne vo's Pas ce que viendraient faire ici le comniann (Op cil u")^elc*c mer (Poséidon), explication acceptée par Wacker-

• 9Liv. X, 47 ; Êpit. XI ; V e-dtenualae pou

Liv. VII, 27. — 8 Liv. VIII, 25.

a'' Max. h 8,2. — 10 Sortes eætenuatae (Liv. XXI, 02) ; lablcttes de bois ou f ""n"10 mC,tlent à Faléries en 217 (Liv. XXII, l). Les sortes, séchai, i ii t UU ,es. quelconques, formaient un faisceau qui sej desserrait en

ici la vieille divinité du Capitole,

se desséchant.— Il i;v »YI , ,

niais la transcrintim . ’ Juven^as n'est plus ici la vieille divinité du Capitole, 12 Liv. XXII | p v | LHe de Junon, Hcr cutis uxor (Ovid. Fast. VI, 05). — •

lectisternes do "M7 i uc't 'i'' chronologique. C'est après avoir mentionné les

Saturai immolât uni ^ z'1' ^ 'V° aloulc : Postremo Decembri jam mense ad aedem Phis haut XXI (Wt ** ■<<,'v^e,’,lu(,,iîue iniperatum. La mention aurait dû figurer

’ 1 e o se rapporte à décembre 21

218; mais s'il s'agissait de

le peuple entier 'L A la fin de l’année, lectisterne encore, dressé par la main des sénateurs devant le temple de Saturne, avec banquet public et saturnales bruyantes

Quelques mois plus tard, en 217, parmi les procurations décrétées parités Xviri S. F ., figure un lectisterne à Juno Regina sur l’Aventin, en sus de cadeaux ofl'erts par cotisation entre matrones13. Cependant, rien n’arrêtait Hannibal; la défaite de Flaminius au lac Trasimène (juin 217) fit rouvrir les livres sibyllins. Cette fois, les procurations furent proportionnées au courroux supposé des dieux. On fit ou renouvela des vœux promettant des temples, des jeux, des hécatombes, un ver sacrum , et on procéda à une supplication en masse, suivie d’un lectisterne où furent attablés, trois jours durant, les douze grands dieux, ceux qu’on appelait, ou qu’on appela depuis lors, les Consentes [dii]. « Six pulvinaires furent exposés en spectacle : un pour Jupiter et Junon, un pour Neptune et Minerve, un troisième pour Mars et Vénus, un quatrième pour Apollon et Diane, le cinquième pour Vulcain et Vesta, le sixième pour Mercure et Cérès11. » Ne cherchons pas à débrouiller la mixture de traditions étrusques et helléniques que représente le groupe des Consentes 13. Il est certain que les Xviri S. F. durent faire un choix dans le personnel mythologique, car si le nombre douze était fixé par une vieille coutume, les Douze n’étaient pas partout les mêmes 1B. Ils eurent aussi à répartir les couples n, qui, sans être conjugaux, associent les deux sexes. Sur le nombre, il en est trois qui prêtaient à l’arbitraire. Rivaux à Athènes, Poséidon et Athéna sont ici réconciliés 18 ; Héphæstos et Hestia symbolisent le même élément; Hermès et Démèter unissent le commerce et l’agriculture. L’ordre de préséance des couples semble indiquer des préoccupations patriotiques : Apollon n’est plus au premier rang ; il laisse même passer avant lui Mars et Vénus, les ancêtres des Romains.

La défaite de Cannes (216) dut faire douter delà vertu des lectisternes. On en essaya peut-être encore en 212, lors de l’institution des jeux Apollinaires 19, mais, en 203, les Xviri S. F. ont recours à des innovations imprudentes. Ils font venir de Pessinunte la Grande-Mère, fêtée à son arrivée par un lectisterne auquel il ne parait pas que d’autres dieux aient été invités20. Cette fois, le remède opéra : la guerre fut transportée en Afrique et Carthage vaincue.

Depuis lors, il n'est plus question de lectisternes officiels. Ce genre de dévotion avait dû tourner en pratique

décembre 217, le jam n’aurait plus de seus (cf. Wackermann, p. 12, 51). L'bonimago à Saturne pouvait être à plusieurs fins, s’adressant à la fois au dieu latin et au Kronos grec (sur le rite grec du culte de Saturne, voir Fest. p. 322, s. v. Satumia), indirectement au Baal-Moloch punique assimilé à Saturne (Dion. I, 38 ; Scrv. Aen. IV, 580), avec l'espoir de le détacher de la cause d’Hannibal, ou encore, sur le conseil de quelque astrologue, à la terrible planète Saturne. — 13 Liv. XXII, t. Macr. Sat. I, 6, 13. 11 y a entre ces deux textes des divergences notables, mais il est évident qu'ils se rapportent au môme fait. — 14 Liv. XXII, 10. — 15 Ajouter à la bibliographie de l'article du: G. Schmeisser, Ite Etruscorum deis Consentibus qui dicuntur (Conim. in lion. Reifl'erscheidii. Vratislav. 1884) cl l'article de G. Wissowa, Consentes, dans la Ii. E. (1885). — 10 Cf. les opinions dissidentes de H. Petersen, Das Z veôlf yôtter System der Griechen und/fômer (Hamburg, 1868) et de K. Lcbrs, Bas sogenannte Zwôlfgôttersystem (Pop. Aufs. Leipzig, 1875, pp. 233-258). — 17 II n'y a aucun ordre dans les vers mnémoniques d’Kunius (voir du, p. 183). La répartition des Consentes dans le zodiaque ne s’accorde que pour trois couples sur six (Jupilcr-Junon, Apollon-Diane, Mars- Venus) avec celle-ci. Les autres sont Neptune-Cérès, Vulcaiu-Minervc, Mcrcure-Vesta. Voir mon Astrologie grecque, p. 184. — 18 L'hypothèse qu'il s'agit icid o Min erra Medica (cf. Bruclimann, De Apolline et graeca Minerva deis medicis, Breslau, 1885) me parait arbitraire et inutile. — 19 rite Live (XXV, 12) donuc des cérémonies de cette année une analyse qui ressemble à une définition périphrastique de lectistemium. Il y a supplication par les matrones : vulgo apertis jaunis in propatulis epulati sunt (accompagnement caractéristique des lectisternes), celeberque dies ornai caerimoniarumgenere fuit. — 20 Lectistemium et ludi fucre (Liv. XXIX, 14), avec banquet s et invitations, nobilium mutitaliones cenarum (Kal. Praen. 4 April).

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courante, mise à la portée des particuliers par l’aménagement dans les temples de pulvinaria permanents, où chacun pouvait apporter de quoi garnir la table des dieux Il n’est guère possible d’entendre autrement le sens d’une phrase énigmatique que Tite Live dit avoir empruntée aux S.-C. de l’an 191 et 171 av. J.-C. Le sénat ordonnait « des sacrifices dans les sanctuaires où l’on a coutume de faire lectisterne la plus grande partie de l’année 2 ». On ne remarque plus ce qui est passé en habitude. Ce que Tite Live note en 179, une année où on ne voit guère de prétextes à lectisternes officiels, c’est un présage fâcheux survenu au cours de lectisternes servis « dans les temples publics », par reflet d’un tremblement de terre qui dérangea « les têtes des dieux » et fit tomber le plat servi à Jupiter 3. Sans cet incident fortuit, aggravé par les souris qui rongent des olives sur les tables sacrées, ces lectisternes n’avaient plus d’intérêt historique. Le pulvinar à demeure devient chose commune à Rome *, et le lectisterne semble rayé du rôle des procurations.

Nous le voyons reparaître, mais sous la forme, considérée comme romaine et archaïque, des ellisterne, dans le rituel des Jeux Séculaires célébrés en l’an 17 avant notre ère. Dans les procès-verbaux découverts en 1890, nous lisons les décrets par lesquels le collège des XVviri S. F. décide qu’il y aura, trois jours et trois nuits durant, des jeux, fériés et sellisternes, et que les sellisternes seront célébrés sur le Capitole par les femmes. En conséquence, « les ex matrones auxquelles avait été délégué cet office ont tenu des sellisternes, suivant les formules des Quindécemvirs, après avoir placé deux sièges pour Junon et Diane». De même, la seconde et la troisième nuit On peut deviner les motifs qui ont guidé les Quindécemvirs dans le choix du sellisternc et des divinités appelées à y siéger. La fête étant, suivant les préoccupations du moment °, toute aux divinités prolifiques, ils n’invitent au banquet que les déesses, et exclusivement les déesses génitales, Junon comme Lucina, Diane aussi comme Lucina ou Genitalis , assimilée à Artémis Ilithyia, laquelle est, par surcroît, invoquée à part. Le

1 Le public participant aux lectisternes, môme officiels, par banquets, quêtes, etc., l'usage nouveau se greila tout naturellement sur l'ancien. Cf. Ci-après, 1012, 3. — 2 In omnibus fanis [ailleurs, circa omnia fana, Liv. XLII, 30] in quibus lectisternium majorem partent anni fieri solet (Liv. XXXVI, 1). C est la définition môme des pulvinaria. — 3 Ce texte, reproduit avec variantes par J. Obscquens [Prodig. Gl), est une crux interpretum. Chacun l’entend et le corrige à sa façon. Terra movit : in foris [fanis. Duker] publicis, ubi lectisternia crant deorum capita quae [qui. Duker. Madvig] in lectis crant averterunt se, lanaque [laenaque. Scheffer; lanxque. Cuper. Marquardt] cum integumentis [intrimentis. Oudendorp] quae Jovi opposila [apposita. Scheffer] fuit , decidit (Liv. XL, 59). Le scrupule porte principalement sur foris publicis, qui est un pléonasme, tandis que fanis publicis ubi lectisternia crant serait l'équivalent exact de pulvinaribus. La correction fanis supprime bien des difficultés. On conçoit bien des supplications (Liv. XXXYI11, 3G ; XL, 19 et 37), mais non pas des lectisternes dans plusieurs fora en même temps. Obsequcns écrit : in lectisternio Jovis : il suppose arbitrairement (ci-après, p. 1012, 7) les convives rassemblés chez Jupiter. Il n y avait en 1 an 179, date de la mort de Philippe de Macédoine et de deux triomphes (Liv. XL, 50 et 59), aucune raison d’ordonner des lectisternes officiels. 11 s agit donc de pulvinaria à demeure et d’actes de dévotion privée. — - En I an 214, un S.-C. distingue encore les dieux quorum pulvinaria Bomae essent (Liv. XX1\, 10) : par la suite, pulvinaria devient synonyme de templa. Pulvinaria pro templis poninius, quum sint proprie lectuli, qui slerni in templis ... consuerunt (Serv. Georg. III, 533). Pulvinar icmplurn (Corp. Gloss, éd. GoctZ, V, p. 477). — Voir les textes édités et commentés par Th. Mommsen, Comment aria ludorum Saecvla-

rium quintorum et septimornm (Ephem. Epigr. 4 III, 2 [1892], pp. 225-309). L inscription relative aux Jeux de l’an 17 av. J.-C. a 168 lignes. Aucune allusion aux sellisternes sur les monnaies; cf. H. Dressel, Nummi Augusti et Domitiani ad ludos saeculares pertinentes [Ibid. p. 310-315). Ils sont mentionnés sur les fragments de l’an 204 ap. J.-C. : sellisternia (IV, 4 Mommsen) — [sellisternjia eodem more per easdem matronas habita (V, 8). Les 110 matrones symbolisent les 1 10 années du saeculum à la mode étrusco-romaine. — 6 Cf. Hor. Carmen saecu-

sellisterne parut, pour des déesses, plus conforme à |a décence que le lectisterne, plus conforme aussi au m,. probable des ludi Terentini originels, fondés en un temps où Yàccubatio devait être inconnue.

Le rite des sellisternes nocturnes reparaît en 64, sous Néron, après l’incendie de Rome. Les livres sibyllins avaient enjoint aux femmes mariées d’apaiser Junon par ce procédé 7. Il n’en est plus question par la suite, sauf aux Jeux Séculaires de [204, peut-être parce qu’on les confondait avec les lectisternes proprement dits 8. .) e ne crois pas qu’il faille en faire un « rite romain », par opposition au rite grec, et reconnaître des sellisternes dans les lectisternes célébrés « suivant le rite romain 7 » lors de la grande lustration ordonnée par Marc Aurèle en 167, Pour Capitolin, contemporain de Dioclétien, « romain» s’oppose simplement à « pérégrin ». Parmi les cérémonies lustrales accomplies par ordre des Quindécemvirs en 271, Vopiscus ne mentionne pas de lectisterne10. Si c’est un oubli, il est significatif. Le lectisterne n’est plus qu’une cérémonie ordinaire et banale. On appelle tic ce nom, substitué hepu/ar , des banquets funéraires, où les morts ne sont sans doute présents que par le souvenir11, ou même des régals de gens qui festinent chez eux, à l’occasion de quelque fête de famille12. Le mot, a repris son sens étymologique, le sens auquel le ramenait déjà Plaute, quand il en tirait le barbarisme lectisterniator pour désigner le serviteur qui prépare la salle à manger11,

Il faut maintenant revenir sur des questions qui ont été indiquées en passant ou ajournées.

Le lectisternium ayant pour caractéristique la présence réelle des images divines sur un pulvinar, de quelles images s’agit-il? Les textes sont ici rares et l’exégèse tonie en conjectures. Tite Live, dans un passage visé plus haut, appelle les images attablées capita deorumv'.0t, l’abréviateur de Festus dit : capita deorum appellabmitur fasciculi ex verbenis 1B, et nous savons par ailleurs quon appelai t verbenae toute espèce de rameaux bénits, avec feuilles ou réduits à l’état de baguettes i6. Ces faisceaux de baguettes s’appelaient aussi d’un autre nom: SlrufP

lare, et l'élaboration des lois Julia cl Papia Poppaea de maritandis v. ; (Bouché- Leclercq, Les lois démographiques d’Auguste in Rev. Histor. L\H ! p. 241-292). — 7 Tac. Ann. XV, 44. — 8 Tertullion, averti peut-être par les Je*8 de 204, sait encore distinguer entre solisternia (= sellisternia : cf. Fest. P* s. v. Solia.) et lectisternia (Tort. Ad nat. I. 10) : à la fin du ni0 siècle, "M j11’ connaît plus que les lectisternia , conservés dans le culte de Cérès et tonus ],,u édiles (Kal. Pracn. ad Id. Dec. : [Telluri et Cere]ri in Carinis. Aedi les tisternium e lec[tis faciant guos] manccps praestat. C. I. L . I, p. ,|s sternium Cereris crit Idibus proximis. Ilabent enim dii lectos atque et g possint mollioribus inenbare , pulvinorum tollitur atque excitatur iu'r' ^ (Àrnob. Adv. nat. Vil, 32). Ce lectisterne à date fixe est en réalité un epv -comme celui de Jupiter Capitolin. — 0 Apres avoir mentionné peregrinos " ' - Capitolin ajoute : Celebroyit et Romano rit a lectisternia per septevi dics ( 1 Aug. AI. Ant. P h il. 13). — 10 Vopisc. Aurelian. 10-20. — 11 En vertu d un les dendropliorcs de Bcrgamc célèbrent un lectisternium tempore parental"""^ ^ les vexillarii un autre lectisterne au dies natalis dAlbinia Valeriana ^ statue de la défunte (C. L L. V, 5272; ci-dessus, p. 1007, 9). On trouve dans •

v , . , ... r -n\ 12 SnlüUK

glossaires (éd. Goclz) pulvinaria arae mortuorum (\, p. 4/7).

Apollinaire [Epist. IV, 15) écrit à Elaphius : Epulum multiplex et lectisternia para, peut-être avec l’intention de parodier les expressions hti".-"l ^ epulum (et non epulae) et lectisternium. ■ — 13 Plaut. Pseud. IGo. H 1 ^ être aussi là une parodie comprise du public de l’époque, car Plaute a p»1 1 ^

haut delà Sibulla (v. 25), et, en 191 av. J.-C., le souvenir dos nombrein sternes de la deuxième guerre punique était encore récent. Les glossaires (i 1 • ont oublié le sens liturgique de lectisternia, vestimenta lecti (V, p. il3b stramenta lectorum. (V, p. 571). — Ci- Liv. XL, 59. Ci-dessus, note 3.

Il II 'S ;t.

(es

(v> p- 579- RSfl

Epit. p. 64, s. v. — te Abusive tamen verbenae jam vocamus omîtes / ....

sacratas, ut est laurus, oliva, myrtus (Serv. Aen. XII, 120; ci. Eclog. ' Donat. ad Terent. Andr. IV, 3, 11). Antiqui felicium arborm ramas, f ^ detracto, in effigies deorum formabant (Masurius ap. Serv. Aen. II,

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mabaniur in pulvinaribus fasciculi deverbenis facti

uLrodeorum capitibus ponebantur . En rapprochant ? deux extraits de Festus, on voit que struppi est syno- Le de capita, ou, plus exactement, que les faisceaux nnelés couramment des capita deorum , parce qu ils remplaçaient des tètes à visage humain, étaient en réalité des struppi, espèces de couronnes ou coiffures substituées aux têtes. On nous dit h ce propos que les Tugculans plaçaient un struppus sur le pulvinar de Castor2. Le renseignement est précieux, en ce sens que Tusculum passant pour avoir été fondée par un fds d’Ulysse, le rite local devait être tenu pour hellénique, d’où l’on peut induire que la représentation symbolique était aussi l’usage courant dans les théoxénies grecques, et qu’il est passé tel quel dans les lectisternes romains 3.

Du reste, les lectisternes n’étaient pas les seules céré¬

monies où l’on portât des images de divinités sur ou vers des pulvinaria. Les dieux assistaient aux jeux du cirque sur un pulvinar \ et on les y menait processionnellement dans des tcnsac. Sous quelle forme? Servius parle vaguement de simulacra deorum et songe sans doute à des statues 5 ; mais Sinnius Capito définit la tensa véhiculant quo exuviae deorum ludicris Circensibus in Circurn et ad pulvinar vehuntur 6. On ne peut guère entendre par ces « défroques » des dieux que leurs attributs symboliques, et surtout des vêtements avec lesquels on pouvait draper des mannequins 7. Le fait qu’on portait dans les cortèges funèbres les masques en cire des ancêtres, et parfois le masque du mort lui-même sur un corps drapé 8, fait penser que les mannequins pouvaient avoir des têtes analogues substituées aux struppi d’autrefois. Le rituel n’avait sans doute pas fixé une fois pour toutes, soif pour les dieux, soit pour les morts, la forme et la matière des images9.

En face de toutes ces présomptions, on ne trouve pas un texte affirmant en termes clairs la présence de statues aux lectisternes. 11 ne faut pas demander ici de renseignements aux monuments figurés. Les artistes ne pouvaient exprimer l’idée de banquet, pour dieux ou défunts, qu’en l'eprésentanl des convives à forme humaine, et, du reste,

on ne connaît pas de monuments représentant des statues couchées 10. Nous

insérons titre de gnement question

ici, a renseisur la mixte des tbéoxénies et lectisternes, et pour que l’on puisse juger de la valeur des inductions fondées sur de pareilles représentations , deux monuments figurés. Ce sont les de deux lampes d’ar

Fig. 4381.

reliefs placés sur les poignées gile. L’une, souvent reproduite

d’après le recueil de S. Bartoli 11 (fig. 4381), met en scène

Fig. 438-2.

Sérapis et Isis, Ilélios et Séléné; sur l’autre (fig. 4382), trouvée à Pesaro12, les dieux et les déesses ne sont caractérisés par aucun attribut.

On est donc en droit de conclure que les images posées sur les pulvinaria n'étaient pas les statues consacrées dans les temples, mais des figurations portatives, soit de purs symboles, soit des mannequins drapés dans des exuviae , auxquels il était loisible de donner des figures humaines 13.

Cette question élucidée, d’autres surgissent. Où se tenaient les lectisternes? On a vu que des pulvinaria avaient été installés à demeure dans les temples, si nombreux même que pulvinar devint par métonymie

1 Fcst. Epit, p. 34G, s. v. — 2 Stroppus est... quod sacerrlotes p msigni liaient in capile. Quidam coronam esse dicunt, aut quod pro coro, insigne in caput inponatur, quale sit u-cp o 01 o v... et a Tusculanis, quod in pi linaii inponatur Castoris , struppum vocari (Fcst. p. 313, s. v.). Pline (XXI, § sait que les struppi sont des couronnes de rameaux, par opposition aux couronn " ^ems(ser/a), et que le mot est usité inter sacra tantum. — 3 Télégouus œkis e usculum (Ilor. Od. 111. 29, 8. Dion. IV, 43. Liv. I, 49). Dans la no[XTrq alexa une déciile par Callixène de Rhodes (ap. Athen. V, p. 196 sqq.), Ptolémée Sol AChè^ rePr^sen^ Par une couronne d’or posée sur un trône (p. 202 i (l’a ils-' 0111 ( ’ Agamcmnon, représenté par un sceptre, avait table garnie tous les joi; • 11 H-12) : à Athènes, la xXcvnj d’Ajax était ornée d’une icavorcXta, an

installé T '■ Xm^ae ^ome (Schol. Pind. Nem. II, 19). Les Locriens qui avaie

n’avaioi i ' * sur leurs navires pour Castor et Pollux (ci-dessus, p. 1008,

laeti t ' c mP°rté de Sparte les images des Dioscurcs : ils agissaient haud sec Rh0;,r Sl dt0S ipS0S SGCUm avecturi essent (Justin. XX, 2, 14). Le fait que ’ p. 1008 \ ■°ll\ !^a.C<' Un° s*'a*'ues de bronze sur leurs pulvinaria (ci-dcssi

___ Celui V * <"*le n°^ comme U,1C exceplion et presque une monstruosi (Mon Ane ^ re^a^ Par Auguste, après l’incendie de 31 av. J.-

cf Claut^i) * ^ a du. prince y prenait place aussi (Suct. Aug. \

d’Aniyucf » ' l)u^nar en ce sens devient la loge impériale, comme le

mL mlPOU,r.0vido < Pont ■ 2, 7 1), loin do Claude pour Juvénal ( Sat . 1

(Serv. Aen j 1 nensam sigmficat , qua deorum simulacra portant

brévia nun » ' ,^a*S’ com,ne simulacra, il se contente des Sôava, simulac

- ’ LvZT T'" inleC‘iCiS (VI’ 68>’ - ° Fcsl- P- 304... v- Tensa [Ce spect 7) disU in'' ^a'sa*^ Par*'*e ^es exuviae Jovis (Suet. Aug. 94). Tertulli tient pour les n ''°Ue ^ Cœ!tt,,ae ^es simulacra et imagines. Wackermann (p. : p. 182, t)? (|Uj a^lneil"‘ns eu verbenae drapés, contre Marquardt ( Staatsverw . 1 cire, el invoque |U'°SC “ Pl8urcs en bois drapées », avec tête de marbre ou emp e des acrolithcs grecs [acrolithus]. La divergence en

ces opinions se réduit à une nuance. On connaît les mannequins ou poupées de jonc qui constiluaient les argei. — 8 Aux obsèques d'Auguste figurait tixdv ti; oc’jvoj xïjotvŸi tv l— ivixt,;» ffTïikîj (Dio Cass . L\ I, 34) ) cf. ceha. — 9 Tibère place une statue en or d'Auguste sur \m pulvinar dans le temple de Mars (Dio Cass. LVI, 4G); Germanicus figure dans la pompe du Cirque comme eburna effigies (Tac. Ann. Il, 83), mais il était représenté chez les sodales Augustales par une couronne de chêne posée sur une chaise curule [Ibid.), comme le fut Jules César, probablement au pulvinar du Cirque (Dio Cass. L, 10. Appian. II. Civ. III, 28). — >0 Cicéron [Phil. II, 43) et Suétone ( Caes . 76) ne confondent pas le pulvinar de Jules César avec sa statue ou ses statues [simulacrum, simulacra juxta deos). On ne peut prendre au sérieux des gloses vagues comme pulvinar est lectulus in quo deorum statua reclinabatur (texte cité par Rein, in f’aulys Iteal Encyct. s. v. Pulvinar , et Wackermann, p. 20, mais introuvable à la référence indiquée [Serv. Georg. III, 333]), ou, d’un Pscudo-Acron : ( pulvinar ) tabulatum in quo stabant numina. ut eminentiora viderentur, aut lecti deorum (Schol. Horat. Od. I, 37, 3). S. Augustin (Civ. Dei, III, 17) dit simplement : lecti sternebantur in honorent deorum. — il Bartoli, Lucernae vet.sepulcr., II, pl. xxxiv ; Monlfaucon, Antiq. expi. V, 2, pl. ci.xix. — *2 Passcri, Lucernae fictiles, III, pl. u. Sur les peintures étrusques, voir les références dans Robiou (ci-dessus, p. 1007, 9). Allusion à 1 'epulum Jovis et au lectisterne y afférent sur une monnaie de la gens Coelia (E. Babelon, Monn. de la Rép. 1, p. 373-375, et ci-dessus, art. epui.ones, fig. 2708), avec lit vide (?) et trophées ou exuviae. — 13 La toilette de la statue de Jupiter au Capitole (Sencc. ap. Aug. Civ. Dei, VI, 10. Plin. XXXIII, § 111-112. XXXV, § 137. Cf. Plut. Q. Rom. 98) ou de la statue d’Hercule à l’Ara Maxima (Plia. XXXIV, § 33) n’a donc pas pour but de les préparer au festin, et je ne pense pas, comme S. Reinach (Rev. arcliéol. XXXI [1897], p. 31G), que la présence de Vestaau lectisterne de 217 av. J.-C. soit une preuve qu’elle avait déjà sa statue. G. Wissowa, Rom. G ôtterbilder (N. Janrbb. /'. Alterth. 1 [1898], p. IG 1 - 173), hésite encore à trancher la question : | elle me parait résolue sur un point, l’élimination des slatucs.

LEG

LEC

synonyme de temple. Nous en connaissons quelques-uns. En 218, un corbeau entra dans le temple de Juno Sospita à Lanuvium et alla se poser in ipso pulvinario G En l’an 38 de notre ère, un fou furieux escalada le pulvinar de Jupiter au Capitole et se tua sur place 1 2. Ceux-là étaient destinés, soit aux epula , soit, en diverses circonstances, à recevoir les offrandes alimentaires des particuliers 3, qui pouvaient même, paraît-il, avoir permission de dédier à leurs frais des chapelles pourvues d’un pulvinar 4 : mais ils ne servent pas aux lectisternes officiels, qui sont des cérémonies exceptionnelles et étalées au grand jour, le public étant invité à s’y associer. Tite Live songe quelquefois à noter que les pulvinaria sont in conspectu 5, et un texte peu explicite d’Antistius Labeo porte à croire que les lectisternes se tenaient sur des emplacements transformés pour la circonstance en lieux consacrés ou fana [fanum] par le ministère des Pontifes. On appelait cela « situer» ou « arrêter» des fana c. D’ailleurs, les lectisternes à un seul convive sont l’exception, et il aurait fallu violer une règle pontificale pour réunir plusieurs dieux dans la cella de l'un d'eux G II est probable que les lectisternes à plusieurs convives étaient dressés sur le Forum ou le Capitole, et les lectisternes à une divinité, sur le parvis du temple de[celle-ci8.

Il ne reste plus qu’une équivoque à dissiper. On est tenté de confondre les supplicationes [supplicatio] et les lectisternia 9, ces deux cérémonies étant souvent associées et la formule courante, supplicatio [ou obsecratio \ ad [ou circa ou apud ] omnia pulvinaria 10 établissant entre elles une affinité incontestable. Le mot pulvinar n’est pas là synonyme de temple en général, car un S. -C.de 214 spécifie qu’il aura supplicatio omnibus dcis quorum pulvinaria Romae essent11, excluant ainsi les divinités non pourvues d’un aménagement comprenant au moins une table 12. Si l'on rapproche certains indices, à savoir, que les supplications sont la plupart du temps de rite romain et décrétées sans consultation des livres sibyllins13; qu’elles ont été usitées avant les lectisternes, mais que, pour les plus anciennes, celles de 463, de 449, de 436 av.J.-C., Lite Live n’emploie pas l’expression plus tard usuelle ad pulvinaria 14 ; enfin, que celte expression apparaît pour la première fois à la date de 218 av. J. -C. 15 ; on arrive à conjecturer qu’il y a eu, pour la supplicatio

comme pour Vepulum, pénétration d’usages exotiqUl dans le rite romain, vers la même date et aussi coimn' conséquence de l’importation des lectisternes. Le lecti sterne officiel resta un rite grec, mais il suggéra d’adapter ce mode de propitiation au culte romain plr l’installation de pulvinaria dans un certain nombre 4, temples, et l’existence de ces pulvinaires rendit possible une sorte d’adoration perpétuelle, qui s’appelait suppU. catio quand, au lieu d’être affaire de dévotion privée elle était ordonnée par l’Etat. La supplicatio élan! accompagnée d’offrandes alimentaires16, on comprend que cet acte religieux, même privé, ait paru ressembler au lectisterne et ait été parfois appelé de ce nom17.

Ainsi l’idée archaïque qui avait engendré les lectisternes s’était comme diluée dans le culte romain et multipliée dans les pulvinaria permanents : mais les lectisternes proprement dits, décrétés extraordinairement par les interprètes des livres sibyllins, tenus à la vue et avec la participation du public, hors des temples et en l’honneur de divinités en qui l’on reconnaît aisément des divinités étrangères, les lectisternes sont bien une importation de rites helléniques et l’origine de tous les usages analogues. A. Bouché-Leclerco.

LECTOR, RECITATOR. Lecteur. — I. La lecture à haute voix fut à Rome un art assez goûté pour qu’on en fit une profession. 11 y avait dans les riches maisons des esclaves instruits dontla fonction était de faire lalecture à leurs maîtres, au bain1, dans les veillées 2 ou pendant les repas3. Ils sont désignés par les noms de lector 4, recitator 5, anagnostes 6. Ce dernier nom semblerait indiquer une origine grecque, mais on ne le rencontre à vrai dire dans aucun texte grec7.

Pline, se défiant de lui-même, fit lire par un affranchi des vers de sa composition8; telle était sans doute la condition de plus d’un lecteur, mentionné sans autre qualification, qui était chargé de produire des œuvres littéraires dans des réunions publiques ou devant quelques auditeurs choisis. Le plus souvent, comme on va le voir, les auteurs n’en laissaient le soin à personne.

II. Lectures publiques. — De tout temps, les auteurs ont aimé àlire leurs ouvrages. Ils les lisent tantôt ù leurs amis, — et l’on sait qu’Horace recommande de les choisir éclairés et sévères9, — tantôt à ceux dont le sutlrage

1 Liv. XXI, 62. En 99 av. J. -G., Lannvii in aeclc Junonis Sospitae, in cubiculo deae sanguinis guttae visae (Obserj. 46). Cf. le cnbicnlum Isidis (Apul. Met. XI, 17).

— 2 ’Eirt Tyjv x ). t v Y) v'-zoiï Atoç... béa véffrj (Dio Cass. EIX, 9). Le pulvinar Jovis mentionnédès 390av. J.-C. (Liv. V, 62 ; ci-dessus, p. 1008 a). — ZjVunc Saliaribus Ornare pulvinar deorum Tempns erat d api bu s , sodales (Hor. Od. I, 37). — 4 Ainsi avaitfait (pour BonaDea) la vestale Licinia, quum avant et aediculam et pulvinar sub saxo sacro dedicasset (Cic. Pro dom . 53). Le Soleil avait un jjulvinar juxta aedem Quirini (Quintil. I, 7, 12), Solis pulvinar eis aedem Salutis (Van*. L. lat. V, 52), dédié par la gens Aurélia (Fest. Epit. p. 23, s. y. Aureliam). — 5 Liv. XXII, 10 : ci-dessus, p. 1009 b. — G Sistere fana cum in urbe condenda dicitur , significat loca in oppido futurorum fanorum constituere : [quan]quam Antistius Labeo ait in Commentario À' F juris pontificii fana sistere esse lectisternia certis locis et dis habere (Fest. p. 3G1, s. y. Sistere. Cf. Fest. Epit. p. 3G0). Labeo disait sans doute que l’opération faite à l’origine des cités se répétait pour les lectisternes. On ne voit pas autrement pourquoi il aurait fait intervenir les lectis ternes dans l’exégèse d’une formule où il n’y est pas fait la moindre allusion.

— 7 Cf. Liv. XXVII, 25. — 8 Cf. les lectisternes à Cæré (Fortune), sur l’Aventin (J un on),- ad aedem Saturni (Liv. XXI, 62. XXII, 1). — 9 Confusion ordinaire chez les humanistes d’autrefois : elle se retrouve encore à l’article Lectisternium de la Ii.-E. de Paulv, où Baumstark appelle lectisterne la supplication de l’an 63, décernée en l’honneur de Cicéron. — 10 Liv. XXI, 62. XXII, 1. XXIV, 10. XXVII,

4 et 11. XXX, 21. XXXI, 8 et 9. XXXII, 1. XXXIV, 55. XL, 19 et 28. XL1II, 13.

XLV, 2. Cic. Catil. III, 10. Phil. XIV, 14. Mon. Ancyr. II, 19. Kal. Amit. 3 sept.

Tac. Ann. XIV, 2 — 11 Liv. XXIV, 10. A l’époque, le mot pulvinar ne devait pas

avoir pris déjà l’extension qu’il eut plus tard (ci-dessus, p. 1010, 4). — 12 Voir

ci-dessus, p. 1005, 3. On peut se représenter le pulvinar romaincommc répondant aux

définitions citées par Macrobe : rnensa in qua epulae libationesque et stipes i*]10 niintur. Ornamenta vero sunt clipei coronae et hujuscemodi donarin (c es 0,71(1 menta ou certains d’entre eux pouvaient être des symboles représentatifs)- 1^" hoc ritu dedicata in templo arae usum et religionem optinet pulvinaris 0lacr' Sat. III, 1 1, 6). — 13 II n’y a de supplications décemvirales que pour la p1’1"'111'1 10 des prodiges. — 11- Liv. III, 7 et 63. IV, 21. — L» Liv. XXI, 62. — 1° En 396 av- J- ^ publiée vinum ac tus praebitum (Liv. X, 23). Cf. la Murrata potio que Aediles per supplicationes dis addunt ad pulvinaria (Fest. p. 158, s. '•)■ ^ s'agit, ce qui est fort probable, des lectisternes des Megalesia (4 avril) et ^ l aux Ides de Décembre (ci-dessus, p. 1010, 8), ces fôtes statives, et, comme epula plutôt que lectisternia , se seraient appelées aussi supplicationes. — les textes (Liv. XXXVI, 1. XL, 59) cités plus haut (p. 1010, 2-3), où je reconnaître des lectisternes officiels. — Bibliographie. F. Robiou, Reclu h ' ^

l'origine des lectisternes {Rev. archêol. XV f 1807], pp. 403-415); VVackti ^ Ueber das Lectisternium , Gymn.-Progr. Hanau, 1888, pp. 1-28, le seul plet sur la matière. C. Pascal, De lectisterniis apud Romanos (Rivist. d< 1 1 XXII [1894], p. 272-280), compilation de textes, hâtive et inorganique.

LECTOR, RECITATOR. 1 Plin. Ep. I, 5, 14. — 2 Suet. Aug. 78. — ^

Nep. Attic. XIV, 1 ; Plin. Ep. 111, 5, 11 ; IX, 36, 4. - 4 Lector, Corp.

VI, 3978; Lectrix, Ibid. 8786.— « Plin. Ep. 1, 13, 2; Senec . Ep. 93, 2.- 1 ^ Att. I, 12; Corn. Nep. Alt. 13 ou 14. — 7 Le mot est écrit en grec par d(

XVIII, 5, mais il s'agit d'un lecteur, son contemporain, qui faisait sa sp'-'11'1 lire les vers d'Ennius-, Sénèque {Ep. XXVII, 5) parle aussi d'un riche Iiolj’G0()(. avait un esclave pour réciter les vers d Homère, un autre P0111 ^ 0

d'autres pour chacun des lyriques grecs. — 8 Ep. IX, 34. J -1 et sq.

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neullc plus les flatter, comme lit le poète Attius qui, en passant à Tarente, vint lire sa tragédie d 'Atrée au vieux Pacuvius, son prédécesseur 1 ; tantôt enfin à. de puissants protecteurs qui peuvent servir de patrons au livre qui les aura charmés : c’est ainsi que Virgile lut des fragments de son Enéide devant Auguste et devant Octavie, à qui le sixième livre fit verser tant de larmes2. Mais cet auditoire restreint ne suffisait pas toujours à la vanité des auteurs ou à l’empressement du public, avide de connaître leurs œuvres. Aussi appelaient-ils quelquefois une foule nombreuse à les entendre. Dans la Grèce, les jeux publics servaient d’occasion à ces lectures solennelles. On raconte qu’Hérodote lut sa grande histoire devant les Grecs réunis à Olympie3. Plus tard, quand la littérature se transporta à Alexandrie, ces lectures semblent être devenues plus fréquentes ; elles avaient lieu dans le Musée , tout près de cette belle bibliothèque que les rois d’Égypte y avaient réunie ; le peuple y assistait, et l’on choisissait des juges chargés de décerner des prix aux meilleurs ouvrages4.

C’est à Rome que les lectures publiques ont pris le plus d’extension et qu’elles ont eu le plus d’importance. « Asinius Pollion, dit Sénèque8, fut le premier qui convoqua les gens à venir entendre ses ouvrages. » Assurément, il ne veut pas dire qu’avant Pollion personne n’avait lu ses ouvrages au public, mais qu’il rendit les lectures plus fréquentes, qu’il les organisa régulièrement et qu’il en fit une sorte d’institution littéraire. Le moment était bien choisi pour cette innovation. Jamais le goût des lettres n’avait été plus vif qu’à cette époque; on ne voyait plus, dit Horace6, que des gens transportés de la manie d’écrire. Ces écrivains cherchaient naturellement

tous les moyens de se faire connaître; il n’y en avait pas qui parût plus commode, plus rapide, plus sûr, que les lectures publiques ; aussi eurent-elles, dès le début, un grand succès. Les empereurs les favorisaient. Auguste prenait plaisir à y assister : « il écoutait avec bienveillance, dit Suétone 7, non seulement ceux qui lisaient des poèmes et des histoires, mais des discours et des dialogues ». Claude qui, dans sa jeunesse, avait écrit une histoire romaine, d’après les conseils de Tite Live, et l’avait lue devant une grande assemblée8, aima toujours beaucoup les lectures publiques. Pline 9 rapporte qu’un jour, ayant entendu un grand bruit, il en demanda la cause, et que, comme on lui répondit que c’était Nonianus qui lisait un de ses ouvrages, il quitta tout et vint prendre place parmi es auditeurs. Domitien lui-même, qui se piquait d'aimer es lettres, lut en public des poésies qu’il avait composées10. C’était, à ce qu’il semble, le plus beau temps tes lectures publiques. Pourtant, Pline11 se plaint qu’on n y assiste plus avec le même empressement qu’autrefois, tpi on invente toute sorte de prétextes pour s’en dispenser, °u que, si 1 on consent à s’y rendre, on y vienne quand elles sont commencées, et l’on s’en aille avant qu’elles u soient finies. Néanmoins, elles se maintinrent jusqu’à

a m ce 1 Empire et ne disparurent qu’avec les lettres

elles-memés.

oinme elles réunissaient d’ordinaire un public nom-

dûeîtépM Knlt Tl ?nRt’ Vit‘ Virg- l2’ et ?ei'v- VI> 36-' - 3 Co fait a

ce suie l’anccdn? ’ "tersuch‘ über das **ben des Thucyd. p. 1 1 s,,. - i Voi

- 6 &!. 7T Vitruve’ vu- IV, ^

— - 10 Suet ’i Aug. 89. — 8 Suet. Claud. 41.

u ccux ‘Il|i viennent les

9 Epist. i,

12 Les auteurs, pour parler du noml écouter, emploient les mots d e populus, multitude),

breux12, on ne pouvait pas les donner partout. On s’occupa donc d’aménager ou même de construire des salles spéciales. Les grands seigneurs en firent bâtir chez eux. Jusqu’à présent, on n’en a pas retrouvé, ni à Pompéi, ni ailleurs13; ce qu’on peut soupçonner, c’est que ces salles devaient avoir la forme d’un théâtre. Ce qui remplaçait la scène, c’était le suggestus , sorte de tribune ou de chaire élevée14, destinée au lecteur. Juvénal 18 parle de Y orchestra, qui était garnie de chaises, occupées sans doute par les personnages importants; au fond, sur des gradins de bois, se plaçaient les clients, les affranchis, et surtout les claqueurs. Plus tard, l’empereur Hadrien fit construire YAthenaeurn , où les poètes et les orateurs lisaient leurs ouvrages10.

Jusqu’à l’époque où YAlhenaeum fut bâti, les écrivains romains, qui voulaient se faire connaître, avaient d’abord à se pourvoir d’une salle de lectures. Tantôt ils la louaient, tantôt ils l’empruntaient à quelque riche personnage qui en possédait une chez lui, et qui voulait bien la leur prêter. Mais il la prêtait comme elle était, c’est-à-dire sans meubles.il fallait la garnir de chaises, de banquettes, faire rétablir ou raffermir les gradins, auditorium struere 1 ■ , ce qui coûtait cher et ne rapportait rien. Les applaudissements qui accueillaient la Thébaïde de Stace, et qui, au dire de Juvénal18, ébranlaient la salle de lecture, n’empêchaient pas le poète de mourir de faim. Aussi les écrivains pauvres, qui ne pouvaient pas faire ces dépenses, avaient-ils recours à des procédés moins coûteux : ils lisaient leurs vers en plein Forum, sous les voûtes des salles de bain, «qui font résonner agréablement la voix 19 », ou sous les portiques, au risque d’être accueillis, comme Eumolpe, à coups de pierre20.

Les lectures publiques étaient fréquentes à toutes les époques de l’année. Pline21 parle d’un mois d’avril pendant lequel il ne s’est pas passé de jour où quelqu’un ne fît quelque lecture. On lisait beaucoup aussi au mois d’août, quand la politique prenait ses vacances22. Il était donc assez difficile de se procurer des auditeurs ; on les avertissait d’avance par des lettres ou des billets (per libellas aut codicillos ), et, pour être sûr que l’invitation ne serait pas oubliée, on avait soin de leur en rappeler plusieurs fois le souvenir. Le jour venu, celui qui devait lire s’y préparait comme un acteur pour une représentation de théâtre; il prenait des breuvages émollients pour s’assouplir le larynx. Si nous en croyons Perse23, il se présentait devant ses auditeurs « bien peigné, couvert d’une toge neuve, portant des bagues à ses doigts et regardant l’assistance avec un œil caressant » . D’ordinaire, il faisait précéder sa lecture d’une praefatio où il remerciait le public de sa complaisance, et donnait en quelques mots une idée de son ouvrage; puis il le lisait le mieux qu'il pouvait, ou, s’il craignait d’y mal réussir, le faisait lire par un de ses esclaves ou de ses affranchis.

On peut croire qu'à peu près toute la littérature de l'époque impériale s'est produite dans les lectures publiques. Quelques-uns des ouvrages les plus importants de ce temps portent la marque manifeste de cette origine. Ce sont, pour l’épopée, la Thébaïde de Stace ; pour l’histoire,

mémo vulgus. Juvénal dit que Romeentièi'e venait enleudrc Stace, VII, 83. — 13 Voir à propos du prétendu Auditorium Maecenatis , qu'au croyait avoir retrouvé sur l’Esquilin, l’article de Mau, Bull, de l'Inst. de covresp. arch. 1873, p. 89-9C. — U Pers. j, 17 : « Sede legeus. celsa ». — 13 VII, 47. — 16 Aur. Victor, De Caes. 14; Lamprid. Al. Sev. 33. — 17 Tacit. De or. 9 ; Juv. VII, 43. — 18 VII, 8G. — 19 Hor. Sut. I, [V, 73. -20 Petron. Sut. 90. — 21 Epist. I, 13. —22 Juv. III, 9. — 23 r, t7 cl 19.

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* l’abrégé de Florus; pour la poésie dramatique, les tragédies de Sénèque; pour l’éloquence, le Panégyrique de Pline. On voit bien, quand on lit ces ouvrages, qu’llorace 1 n’avait pas tort d’être mal disposé pour les lectures publiques, lorsqu’il les vit commencer, et de refuser d’y prendre aucune part. Il prévoyait sans doute la déplorable influence qu’elles devaient avoir sur les lettres latines; il comprenait que ces succès faciles, auprès d’amis complaisants, entretiendraient la vanité des auteurs, qu'ils les habitueraient à se contenter d’œuvres médiocres, qu’ils voyaient si bien réussir, et à se dispenser de tout effort pour les perfectionner ; qu’ils seraient portés à ne plus tenir compte que des qualités qu’ils voyaient réussir dans ces sortes d’exhibitions littéraires; que, par exemple, ils négligeraient la composition de l’ensemble, l’harmonie et la liaison des parties, pour ne s’occuper que des détails qui frappent seuls dans une lecture rapide, pour chercher uniquement à ranimer l'attention d’un public distrait et à provoquer ses applaudissements, par ces pensées éclatantes, qu’on appelait sententiae, et qui sont ce qui domine dans la littérature de l’Empire. Gaston Boissieu.

LECTUS. KXivt] . — Le lit, chez les anciens, servait à trois usages : on y dormait; on s’y couchait à demi pour manger ; avant les funérailles, on y exposait les morts. Nous étudierons ces trois emplois du lit successivement chez les Grecs, chez les Étrusques et chez les Romains, en notant chemin faisant quelques emplois accessoires.

Grèce. — Dans les poèmes homériques, il est souvent question de lits, mais seùlement de lits pour dormir ou de lits funéraires : les héros d’Homère mangent assis, et non couchés1. Non pas, peut-être, qu’à l’époque où furent composées Y Iliade et l 'Odyssée, ce fût là la cou¬

tume grecque : on sait que l’Épopée peint un monde disparu, dont les traits, fixés une fois pour toutes, reviennent, toujours les mêmes, dans ses récits. De l’absence du lit de table dans les descriptions homériques,

1 Epist. I, iv, 73. — Bibliographie. Just. Lipsius, Epistol. ad Delgas, II, 43; Wolff, Praef. ad Cicéron, pro Marc. p. 19 sq. ; Gicfig, Esc. ad Plin. Epist. 1802, t. Il, p. 538 ; Thovbecke, De Asinii Pollionis vita et stud. Lugd. Bat. 1820, p. 104 cl s.; Weber, De poetarum Itoman. récit ationibus, Vimar, 1828; Nisard, Études sur les poètes rom. de la décadence, Brux. 1834, p. 334 et s, 380 et s.; Géraud, Sur les livres dans l’antiquité, Paris, 1840, p. 186 et s.; Th. Herwig, De récitât, poelarum ap. Romanos (thèse), Marburg, 180 4.

LECTUS. 1 Athen. I, p. 17 F; V, p. 192 E; VIII, p. 363 F. — 2 II est à remarquer que, dans les nombreuses représentations de l’offrande au mort, celui-ci est toujours figuré assis devant la table chargée des victuailles qui lui sont destinées. — 3 Perrot et Chipiez, Bist. de l'art, II, p. 106 et 107, fig. 27 et 28; p. 652, fïg. 317. — 4 Heuzey, Catal. des figurines ant. de terre cuite du Musée du Louvre , I, p. 44 sqq. — '■> Perrot et Chipiez, Op. cil. III, p. 585, fig. 397; cf. la figure 398. — G Jd. Ibid. 111, p. 017, fig. 420. - 7 11. IX, 200; XI, 623; XXIV, 515; Od. I, 145; III, 471; VII, 169, 203; X, 352 sqq., 360 sqq.; XVII, 84 sqq., 90, 333, 478; XX, 136, 257 sqq. Voir coena, p. 1271, col. II. — 8 Sur iWf,, xoîtoç et xoi '-r„ Mxtjov etXixrja, voir Buchholz, Die homer. Realien, II, 2° partie, p. 147 sqq., 153 sqq. — 9 On trouve aussi dans Homère le pluriel 'Uyi a, qui, d’après Buchholz (Op. cit. II, 2e partie, p. 152), désignerait le lit avec tous ses accessoires, taudis que le singulier /.I/o; ne se rapporterait qu’au bois du lit (Ibid. p. 150). Mais cette distinction paraît mal s’accorder avec les textes où >.lxe« est accompagné d’épi-

on ne doit donc pas conclure qu’il était étranger aux populations parmi lesquelles vivaient les aèdes; si les Égyptiens ne paraissent pas l’avoir connu2, il semble avoir été employé de bonne heure en Asie Mineure : le bas-relief de Kouioundjik qui reproduit le festin d'Assourbanipal, fait sans doute allusion à un usage très ancien3; on peut rapprocher de ce monument quelques terres cuites gréco-babyloniennes que possède le Louvre4, un curieux groupe chypriote en pierre calcaire (fig. 438b, représentant trois convives couchés autour d’une table, sur des lits garnis de hauts coussins®, un des grands côtés du sarcophage d’Athiénau, au musée de New- York6, etc. Quoi qu’il en soit, les seuls lits dont Homère fasse mention sont ceux où l’on passait la nuit et ceux sur lesquels on couchait les morts; toutes les fois qu’il s’agit d'un repas, les convives y prennent part assis sur des sièges (ôfovo:, xXiagot, Suppôt) 1 .

Nous n’avons pas ici à examiner le sens, souvent difficile à préciser, de tous les termes dont se sert l’Épopée pour désigner le lit8. Qu’il suffise de rappeler qu’Homère décrit trois façons principales de se coucher pour dormir. La première comporte l’emploi du ksyo;, qui a sa place déterminée dans la maison9. Pour la seconde, on a recours aux Béf ma : il faut entendre par ce mot un lit qui n’a pas d’emplacement fixe, qu’on dresse ici ou là10. La troisième, enfin, consiste à s’étendre à terre (/agàoiç) sur des peaux 11 . Le Hyoç, est en bois ; l’épithète TTJxtvov qui lui est quelquefois donnée 12 fait allusion aux pièces qui le composent et qui sont fortement jointes entre elles, soit qu’elles s’emboîtent les unes dans les autres, soit qu’on les ait assemblées à l’aide de chevilles13. Nous connaissons d’ailleurs assez mal sa structure et sa décoration. Le lit célèbre qu’Ulysse s’était fabriqué lui-même dans son palais d’Ithaque, et dont l'un des montants était formé du tronc d’un olivier soigneusement équarri, avait pour sangles des lanières de cuir de bœuf teintes en rouge; il était orné d’incrustations d'or, d’argent et d’ivoire14. Les expressions rpr^i, Sivona às/îx semblent indiquer que les montants des lits homériques étaient tantôt plats et découpés à jour, suivant une mode qui persista durant des siècles, tantôt façonnés au tour15. Nous ignorons s’il y avait des lits de différente largeur16. Nous sommes mieux renseignés sur les accessoires dont on avait l’habitude de garnir (arosivou) soit le Xsyoç, soit les o£gvtx. Sur les sangles qui reliaient les côtés latéraux, on disposait d’abord les pvjysa 17, sorte de tissu probablement Lrès épais, qui faisait l’office d’un

thètes faisant allusion de la façon la plus précise à un travail d’ébénisterte. — 10 Buchholz, Op. cil. Il, 2° partie, p. 155-157. Quelques textes indiquent très clairement que les Septvta étaient un lit portatif. Voir 11. XXIV, Gi3 sqq. ; Od . IV, -O1’ sqq. ; VII, 335 sqq. Ce mot se rencontre aussi, scmblc-t-il, avec le sens général de lit . Voir Od. VI, 20; VIII, 282. — il Les paroles suivantes de Pénélope à Ulysse (Od. XIX, 598 sqq.) montrent bien la différence qu’il y avait entre les Scjxvca et le lil ,m' provisé qu’on disposait sur le sol: <rô 8è Xét-eo ' £vi ofxw, — $ ya.u-iSiç irxopltrai;, x«Tà 8c>.a GévTwv. — 12 II. IX, 621, 059; Od. XXIII, 179. — 13 Suivant une autre interprétation, icuxivôv ferait allusion aux couvertures qui garnissaient le lit. Voir chliolz, Op. cit. II, 2° partie, p. loi, note 1. — 1* Od. XXIII, 190-201 ; cf. BucIiholZ: Op. cit. II, 2e partie, p. 151-152. — 15 II. III, 391, 448; XXIV, 720; Od. I? ,f|1 XXIU, 179. — 10 Ce qui est. certain, c’est qu’il y on avait d’assez larges pour qu 011 y pût dormir à deux. Plusieurs passages do Y Iliade et de Y Odyssée ne laissent subsister aucun doute sur ce point : voir II. ni, 4 47-4-48 ; Od. X, 334-335, 340, 342, o-Hi 480, 49G-497; cf., à propos de ces derniers textes, qui font, allusion aux amours d< Circé et d’Ulysse, l’épisode du coffre de Kypsélos qui rappelait le môme mythe (I aU!ï* V, 19, 7). Ce que nous savons également, c’est que, dans la vie homérique, coinnic plus tard, dans la vie réelle, on se dépouillait, pour se coucher, de tous scs vête ments : voir Od. X, 54*2 ; Aristopli. Lysistr. 920, 925 ; cf. une amphore corinthienne du Louvre (Salle E, n. 640) qui représente le meurtre d’Ismcne (Pottier, Vases wddu Louvre , p. 58, pl. i. ; Catalog ., 2e partie, p. 485). — 17 Od. X, 352.

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. , c co ns être, comme le matelas, rembourré àl’intéHem (ce qui le prouve, c’est qu’on plaçait aussi des < ' ea sur les sièges, où un matelas eût été gênant ; c est de plus, que les ^Y.« se lavaient »). Des tapis (T®n,«0 étaient étendus sur les le dormeur s y couchait et

se recouvrait d’une y>tva (ce mot est le plus souvent au pluriel), qui n’était autre que le vêtement connu sous ce nom [pallium] 3. Quelquefois, sous le ffiYoç étaient placées des peaux de brebis (xwsa) ; puis venaient le Loç et une pièce de lin dans laquelle on s’enveloppait G D'autres fois, nous trouvons la disposition suivante : des peaux, une yXatvx, puis les p •qYea servant de couverture G Les peaux, en général, forment dans Homère le fonds de la literie des gens de mœurs simples et des pauvres gens : Télémaque dort empaqueté dans une peau de brebis 6 ; ceux qui ne possèdent ni Hï£a ni yXatvai 7 s’étendent ù terre sur des toisons : Ulysse, chez Eumée, passe la nuit sur des peaux de brebis et de chèvres; une épaisse yXaîva, que jette sur lui le pâtre, le défend du froid8; le même Ulysse, dans son palais, refuse le lit que lui fait offrir Pénélope : une peau de bœuf et quelques peaux de brebis lui suffisent; quand il y a pris place, les servantes le recouvrent d’une y\ ouvat 9. Le coucher du vieux Laërte est encore moins compliqué : l’hiver, ses servantes lui font son lit dans la cendre du foyer; l’été, il se contente d’un lit de feuillage n’importe où, dans sa vigne 10.

Les lits sur lesquels on expose les morts, dans Homère, sont les mêmes que ceux dont usent les vivants. La garniture seule semble différer : le cadavre de Patrocle est

recouvert de la tête aux pieds d’une grande pièce de lin, sur laquelle on a étendu une toile plus forte (<papoç), éclatante de blancheur H. Le corps d'Hector disparaît presque tout entier sous un cpapo; et unchiton12 [funus, p. 1372].

Dans la période historique, le lit sert aux trois usages que nous avons indiqués. Certains peuples, il est vrai, paraissent tenir d’une haute antiquité la tradition de n’y point recourir pour les repas : tel est le cas des Crétois, qui mangent assis13 ; tel est aussi, semble-t-il, du moins à une certaine époque, le cas des Macédoniens14. Mais ce sont là des exceptions. La coutume de beaucoup la plus répandue est de se coucher pour manger ou pourboire ; les enfants, les adolescents au-dessous d’un certain âge font seuls exception à la règle13, avec les personnes de condition inférieure et les femmes16. Celles-ci, quand elles assistent au repas des hommes, sont généralement assises au pied du lit sur de hauts sièges à dossier17 ;

1 0d • V1< 38- — 2 II. XXIV, 643 sqq. ; Od. IV, 290 sqq. - 3 II. F I , à moins que 1 ordre des objets indiqués dans ce vers ne soit pas celui q pondait à la réalité. — 4 Od. XXIII, 180. Môme observation. — 0 Od. I, 44

-Ubïd G1"’349, ~ 1 Ibid- X1V> 518 sqq. - 8 Ibid. XX. 138 sqc vis^ " ^ 188 SCW- II faut considérer comme une exception le lit impr

jl I'°ur HIyss9 sur le vaisseau pbéacien qui doit le ramener à Itbaqu XIII ' -3'° °n "" ^7°’ el 11110 P'aco l*u (Xr/05) disposés sur le lillac : voir O jCS( ’ cl 118' sur les tissus dont parle l’Épopée et sur les épithètes p 1 'selle les caractérise, Helbig (trad. Trawiuski), L’épopée homérique expliqu P^lesn ts, P’ 209 - 10 11 ■ **111, 352-353. - 11 lbid- XXIV, 58

aP Atlion L I ' 6; aP- Alhen. IV, p. 143E. — 13 Dourisel Hcgcsand

ne peuvent \ *' 4cs 'ors de Pbocylide cités par Athénée (X, p. 428

t-il dans LtlC 1 ‘‘gardés comme concluants, le mot xa8f,jXEvov y étant pris, semb P7) prouvc"." SOnS C1U1 nosl Ilas le sens propre. Un fragment de Xenophane (Fragi symposion' en q**18 t<H1S *es cas’ flue si é piait l’usage, à Milet, de prendre part hclléni |> p1 an assis’ ncn était pas de même dans un autre grand cenl ffH) 17 nu10 ‘"'noure’ a Colophon. — H Xen. Conv. I, 8; Aristot. Polit.

Dio Chrysost vi/’ü'" ~ ^ P'Ut- Sept' Sap' conv' 4- — 16 Ps--Lucial>- Asin.

môme. Voir |a \ ,11 ’ P' — 17 Souvent aussi, elles sont assises sur le

< coupe allique.fcoRKucopiA, fig. 1959] qui représente le symposi

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, celles qui prennent place à côté des convives sont des courtisanes 18 : les monuments de toute nature qui reproduisent de pareilles scènes sont, comme on le sait, extrêmement nombreux [COENA, SYMPOSION].

Il ne paraît pas y avoir eu de différence sensible, chez les Grecs, entre le lit pour dormir, le lit de table et le lit à exposer les morts. Il arrivait quelquefois aux convives de s’endormir sur le lit où ils avaient pris leur repas 19, ce qui prouve que ce meuble offrait pour le sommeil les mêmes commodités que celui qui était spécialement réservé à cet usage. On exposait les morts sur les lits où l’on avait l’habitude de se coucher pour la nuit. Nous pouvons donc, sans distinction d’emploi, essayer de nous rendre compte de l’aspect d’un lit grec, tel que les textes et les monuments nous permettent de le reconstituer. Voici quels en étaient les principaux éléments2".

Il y avait d’abord les montants (IvTjXaxa, ttôoeç)21, qui supportaient la caisse ou la couche proprement dite et se terminaient par une sorte de chevet plus ou moins élevé (àvdxXtvrpov, É7rixXtvTpov, àvâxXtxov), sur lequel nous reviendrons tout à l’heure 22. Lacouche (xXtvr/jpi&v) 2\ formée de quatre traverses assemblées, avait pour fond une sorte de treillis végétal (tjTtapxa, «jTtapxta , xovo;, xstpia) 2\ où l’on étendait le matelas (xuXvj, xuXsTov) 25. Les oreillers (irpoffxeçàXaia) étaient places a la tète : ils étaient de fine toile de lin, ou de laine, ou bien encore de cuir26 ; on les remplissait d’un duvet plus ou moins léger 2‘, de même qu’on rembourrait le matelas avec le fruit cotonneux d’une plante appelée yvatpxXtov28. Les couvertures, qu’on désignait par différents noms, étaient teintes de couleurs vives, et brodées de fleurs, d’animaux, d’étoiles, etc.29; on les parfumait d’odeurs pénétrantes: le poète comique Ephippos parle de po5o7rvoa xxpoqxaxx 30 ; le péripatéticien Cléarchos de Soli décrit, dans Athénée, le luxe efféminé d’un jeune homme de Paphos, qui aimait à s’étendre, vêtu d’une yXavtç blanche, sur un lit à pieds d’argent recouvert d’un riche tapis de Sardes ; un tissu de couleur pourpre était jeté sur son corps ; sa tête reposait sur trois oreillers du lin le plus fin, bordés d’une bande de pourpre, tandis que deux autres, écarlates, soutenaient ses pieds 31 . De tout temps, les Grecs semblent avoir porté dans ce détail de leur vie intime une grande recherche. Si l’orateur Lycurgue, toujours dur à lui-même, se contentait d’un lit étroit, garni seulement d’une peau et d’un oreiller32, Isocrate dormait sur un matelas d’une forme particulière et sur un oreiller imprégné de safran33. Ces habitudes de mollesse paraisses dieux ; les dieux y sont figurés couchés, tandis que les déesses sont assises sur le bord de leurs lits, Monumenti , V, 1853, pl. xi.ix. — 18 Alciphr. I, 39. — 19 Plat. Conv. p. 217 D. — 20 Poil. X, 34 sqq. — 21 Id. X, 34; Schol. Aristoph. Eq. ad v. 532; Corp. inscr. att. 1, p. 73, 1 a, 1. 13, etc. — 22 poil. VI, 9 ; X, 34; Corp. I/Ioss. II, 74, 8. — 23 p0ll. VI, 9. — 24 Poil. X, 36 ; cf. Aristoph. Av. 814 sqq. et le Schol. ad v. 816; Lysistr. 923; Plut. Alcib. 10; Corp. inscr. att. II, Suppl. P 178, 082 c, 1. 22 sqq. — 23 Poil. X, 38-39. — 20 Id. X, 40. — 27 Id. VI, 10; cf. III, sur les itpomEiàAaia, Becker, Charikles , II, p. 305 sqq.— 28 Dioscor. I, 132; Plin. Hist. nat. XXVII, 88 ; Poil. X, 41 ; Suid. s. v. pieiXoï. — 29 p0U. X, 42-43 ; cf. Plat. com. ap. Alhen. II, p. 48 B. — 30 Ephipp. ap. Atben. Il, p. 48 C; cf. Aristoph. ap. Athen. Ibid. — 31 Clearch. ap. Alhen. VI, p. 255 E. — 32 Ps.-Plut. Vit. -Y Orat. p. 842 C; cf., p. 844 D, un trait analogue relatif à Dcmosthènc. Prodicos, chez Callias (Plat. Protag. p. 315 D), est également couché sur des peaux, mais il est enveloppé dans de nombreuses couvertures. Voir encore les ain’iftn dans lesquelles dort Pbidippide (Aristoph. Nub. 10. Cf. Ai’. 122; Ecclcs. 347; Poil. VII, 70 et X, 123). Chez les pauvres, il n’y avait même pas de lit (Aristoph. Plut. 540 sqq.). On connaît, enfin, les jonchées de roseaux sur lesquelles s’étendaient la nuit les jeunes Lacédémoniens (Plut. Lyc. 16; Inst. Lac. 5).

33 Ps.-Plut. Vil. X Orat. p. 839 A. L'expression îiEonàircoi uocçEtXxuo-jLÉvui esl très

obscure.

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sentêtre venues en partie de l'Orient. Hérodote mentionne, au nombre des objets abandonnés par Mardonius après la bataille de Platées, des lits de table incrustés d'or et d’argent et recouverts d'étoffes magnifiques1. C’étaient les Perses qui, les premiers, avaient dressé des esclaves spéciaux à garnir un lit, de façon à le rendre aussi agréable à la vue que moelleux au contact2. Aussi voyons-nous Artaxerxès Mnémon, pour honorer l'ambassadeur athénien Timagoras, lui donner, outre une grande quantité d'or et d'argent, un litsomptueux et des serviteurs habiles à le disposer (exportât), sous prétexte que les Grecs ne savent pas s’y prendre3.

Bien avant ce temps, les monuments nous permettent d'imaginer le luxe avec lequel étaient garnis les lits grecs, à quelque usage qu’ils fussent destinés. Les vases peints du vie siècle qui représentent des scènes de banquet, ou d’autres scènes dans lesquelles figure un lit, nous font voir les draperies qui le décorent formées de bandes parallèles de differentes couleurs, ou rayées de quadrillages variés, munies de franges à leur bord inférieur, etc. A Les matelas sont faits d'une étoffe semée de fleurs5; parfois ils présentent des imbrications tracées à la pointe qui visent, semble-t-il, à rendre l'aspect floconneux de certains tissus6.

Mais ce qui, plus encore que la literie, paraît attirer de

Fig. 4384. — Lit funéraire d’Açhillc.

bonne heure l’attention, c’est le lit lui-mème. On en orne toutes les parties visibles ; sur les montants surtout s’exercent la fantaisie et l’habileté des fabricants. Il y a deux manières bien différentes de façonner ces montants : tantôt on leur donne la forme quadrangulaire, tantôt on les travaille au tour. Lafigure 4384, oùl'on voit Achille sur son lit funèbre, entouré des Néréides qui le pleurent, offre un spécimen de la première manière A Deux traits caractérisent les montants de cette espèce : 1° les incrustations qui les décorent, les découpures qui y apparaissent et font penser aux tpY,tà Xsysa d’Homère ; à mesure

que l’industrie progresse, on prend même l’habitude d’en amincir la partie médiane de façon à la rendre aussi légère que possible et à, créer un contraste entre sa fragilité apparente et la solidité massive des extrémités8; en même temps, ces extrémités elles-mêmes reçoivent des applications d’ivoire 9, ou sont agrémentées d’incisions et de dessins variés 10. 2° L’autre traitqui distingue les montants quadrangulaires est le chapiteau ionique dont ils sont surmontés. Les exemples sont innombrables, sur les vases peints, démontants terminés par des volutes plus ou moins compliquées, sur lesquelles est souvent posé un abaque qui complète la ressemblance avec une colonne. Chez les Étrusques, si directement influencés par les Grecs, au-dessous des volutes, on aperçoit même quelquefois des cannelures". La colonne ionique, avec ses proportions élégantes et les gracieux enroulements qui la couronnent, devait être, en effet, un modèle tentant pour les artistes, et il faut voir là une preuve de la popularité des ateliers ioniens de Milet et de Chios, dont les lits étaient célèbres dans le monde entier12. Lespieds tournés serencontrentégalementdetrès bonne heure dans les représentations figurées 13 ; ils rappellent les ôtvwtà Xéyea de la poésie homérique. Ils se composent en général de parties massives alternant avec des parties frêles à l’excès, où semble se jouer l’audace des artisans. Ces montants, par leur forme, se prêtaient moins à la décoration ; nous les voyons même, avec le temps, devenir de plus en plus simples1'", tandis que les montants quadrangulaires, avec leurs découpures, leurs bases terminées par de larges fleurs de lotus18, leurs placages de buis ou d’érable rehaussés d’incrustations d’argent, d’ivoire, d’écaille10, restent le luxe de l’ameublement. Aussi comprend-on que les lois somptuaires se soient efforcées de les proscrire ; la loi de Céos sur les funérailles recommande expressément que les morts soient portés au tombeau sur un lit à pieds pointus, c’est-à-dire simplement tournés (ex^efev Bà èy xXt'vyt

<7:prs]v(f Tiroot. ..) 1 \

Nous ne pouvons nous rendre compte de tous les changements apportés par le temps dans la construction et la décoration du lit grec; les monuments, si explicites qu’ils soient, nous laissent ignorer bien des détails ; les textes ne nous renseignent guère mieux. Voici pourtant quelques modifications faciles à apercevoir.

Dans les lits archaïques, les pièces d’assemblage qui forment le cadre sont généralement assez étroites. Celle de la façade, c’est-à-dire du côté qui regarde le spectateur, était sans doute, comme les montants, revêtue d’un placage orné d’incrustations : on y distingue des palmettes, des figures de quadrupèdes, de serpents, etc. 18. A mesure qu’on descend vers des époques plus basses, l’influence de l’architecture, limitée d’abord aux montants, parait s’étendre, et la pièce de bois qui forme le côté principal s’élargissant, offre à la décoration un champ plus vaste.

1 Herod. IX, 80 et 82. — 2 Heracl. Pont. ap. Atlien. II, p. 48 C-D.

3 pjut. Pelop. 30 ; Artax. 22 ; ef. la même anecdote rapportée à un certain

Eutimos par Phoenias d’Érésos, ap. Athen. II, p. 48 D. — 4 Louvre, Salle E, n. 623 (Pottier, Vases antiques, p. 53, pl. xi.v) ; n. 629 (Potlier, p. 54, pl. xlvi); n 634 (Pottier, p. 55, pl. xi.vm) ; n. 635 (Potlier, p. 56, pl. xtvm et xux ; Catalogue, 2e partie, p. 481 sqq.), etc. — 5 Louvre, Salle E, n. 643 (Pottier, Vases ant p. 59, pl- u : Catal ., 2e partie, p. 485). Voir les flgures 4384, 4388. — 6 Louvre, Salle E, n. 640 (Pottier, Vases ant., p. 58, pl. t; Calai., 2e partie, p. 485). — I Annali Inst. 4864, pl. BP ; Louvre, Salle E, n. 643 (Pottier, Vases ant. p. 59, pl. n; Catal partie, p. 485). — 8 Monumenti, III, 4843, pl. lx ; Ibid. VIII, 1864, pl. v, na, \nt, Denkmaeler, II, 1893, pl. xi, n. 4; Mon. et mém. Fond. Piot.] I, 1894,

pl. v-vi et vu. Voir fünus, 0g. 3332. — 9 Gerhard, Auserl. Griech. Vasenb. U. pl. cviii, 2 et ex lu, 2; Jahrbuch, 1892, pl. i. Cf. le Schol. d’Aristopli. Eq. ad v. 53-- — 10 Voir ligures 4384, 4385, 4388, 4391. — U Inghiramid/on. et r. I, pl. îu. 12 Ih a zey, Recherches sur les lits antiques considérés particulièrement comme formi de la sépulture (Paris, 1873, p. 10J. — 13 Voir une coupe à fond blanc du Mu-1' de Ravestein, à Bruxelles ; Pottier, Gaz. arch. 1887, pl. xiv, 1. Cf. Arcli. Zeit. 18'' 1 III, 6; Louvre, Salle E,n. 623, n. 630 (Pottier, Vases antiques, p.54,pl. xi.vi), n. 63L n. 635. — H Voir ligures 4387, 4389. Monumenti, IX, 1871, pl. xxxiii -Arch. Zed- 1883, pl. vu, 1, etc. — 13 Louvre, Salle E, n. 629. — l6 Poil. X, 34-35. — " jla reste, Haussoullier et Th. Reinaeh, Recueil des inscr. jurid. grecques, l" " 1 1 p. 11, 1. 6. — 18 Cdi.ter, fig. 2124; dioscubi, fig. 2439,

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i • beaux lits de marbre découverts par M. Heuzey DpThtiUa et à Pydna \ cet élargissement est très sen- ''•t 1 'mais il n’entraîne aucune décoration. Un monument S‘ r inédit du Musée du Louvre, un petit lit de terre °uüe trouvé dans un tombeau, à Tanagra (fi g. 4385),

Fig. 4385. — I.it orné (le reliefs.

donne une idée du parti qu’on tirait de cette bande latérale : elle jouait le rôle d’une véritable frise où l’on multipliait les ornements. Celle du lit que nous reproduisons porte en relief, sur fond rouge, les motifs suivants, coloriés en blanc : aux deux extrémités, deux masques de femme, puis deux dauphins, deux enroulements en forme de crosse pastorale, enfin une palmette occupant le centre. On remarquera, d’ailleurs, les élégantes figurines en relief qui décorent la partie supérieure des montants, lesquels sont découpés avec une certaine re¬

cherche et ornés de ciselures imitant, semble-t-il, quelque application d’orfèvrerie.

Une transformation plus radicale, qui porte sur le meuble tout entier, s'opère, au ve siècle, dans le lit de banquet. A la richesse du siècle précédent, aux montants plaqués, incrustés, ou curieusement façonnés au tour, succède une extrême simplicité. Les nombreux vases attiques de style sévère qui représentent des scènes de banquet, nous montrent des lits complètement dépourvus d ornements, où ne se retrouve que rarement le pied écoupé, surmonté des volutes ioniques 2 ; le matelas m me en est absent, et les convives sont étendus sur le bois qui forme le fond de la couchette 3. Telle était la coutume lacédémonienne * ; peut-être faut-il voir là une nouvelle preuve de l’engouement que les Athéniens maesb n nt, après les guerres médiques, pour les mœurs „ 6S man^reS dé Sparte. Dans les représentations de ce mênt' Un ®ran(\ C0ussin rayé, parfois replié sur luiet eï .e’^0ui foilrrfir un appui plus doux5, soutient le coude

emnre|fSqUeS°"S IeS reins du bllveur; la figure 4386, V un (e aune belle coupe du Musée Britannique, fait

ptxv, et xx. Voi/plus bl' ^t1 ÂIr6y O ,Daumct’ Mission arch- de Macédoine, schakn, pl. IiXX 9 2 \oir pourtant Ilarlwig, Griech. Meister-

m«it Baïtwie On rit . °n'mmti' X> i878, Pl- lui, 1 a, etc. - 3 Voir notamc‘o. Pro Murena 35 r ^,XMV’ xxxv’let2- - 4 Tim. ap. Athen. XII, p. 518 E; ~ 1 Uiog. UerÙV 130 ° el'n\°P' dL pL xxxv’ 2‘ - 6 Id' Ibid- P'- “vu, 4,

,!hod- ap. Athen Ÿ n' / h5',al'ch- aP- All,en- lv- P- 1*3 A. — 9 Callix

11 Armnido’rc ,! du. * ~ ^ r’°"' VI’ X’ 34; ^ gl°SS’ 11

T ^ «90; xfçftXîj, t'o Xi r> IS ,lî®U^ entre 'cs Êv-qAccca, -C b (X£V t;w, to «W

®0»t nombreux dans les ^ 1 ’ ’ ’ î:o'r' 12 ^es c';cmI,les Oc cette dispositior . Acl,ille tenons avons , J."1, "reS d° va8es * fi«w’es noires : voir le lit funèbr( a Utre de spécimen Hev ln ° Ul1 ^lig' ^38*). P°»r les époques postérieures, voir mdS*‘. Ulenb ICI ,e?™’Grieeh- Pl- «, S «; Benndorf, Griech

■ > 3 (ni (le banquet). 13 Monument!, V. 1849, pl. xi. I

voir comment ce coussin était calé par l’accotoir disposé à la tête du lit6. Cette simplicité ne fut pas toujours à la mode. Si peu fastueux que fussent, au me siècle, les repas que le philosophe Ménédème offrait à ses amis, et où chacun apportait son coussin, les lits y étaient garnis, en été, d’une natte, en hiver, d’unepeau de bête 7.

A Sparte même, avant le règne de Cléomène, les tptStria avaient singulièrement perdu deleurantique austérité : les lits de table y étaient recouverts d’étoffes luxueuses et ornés de coussins si richement brodés que les hôtes qu’on invitait à y prendre place osaient à peine y enfoncer leur coude 8. Dans la tente dressée par les soins de 1 tolémée Philadelphie, Fig. 438C. — Dos d'un lit de banquet, lors de la fête célèbre

qu’il donna à Alexandrie, se trouvaient cent lits de banquet dorés et parés magnifiquement, entre les pieds desquels étaient tendus des tapis de Perse décorés de délicates figures d’animaux9.

Une autre modification est celle qui consista à munir les deux extrémités du lit d’accotoirs 10, de façon à permettre de se coucher indifféremment dans un sens ou dans l’autre. Dans les lits anciens, et même dans beaucoup de ceux du ve siècle, les montants de la tète11 sont plus élevés et probablement reliés par une traverse sur laquelle viennent s’appuyer le matelas et l’oreiller, et qui exhausse la tête du dormeur, tandis que le pied du lit reste au niveau de la couchette ou ne présente qu’un faible relèvement12. Le progrès fut de faire les deux extrémités pareilles, comme on le voit dans la figure 4387, dont la clarté rend tout commentaire superflu 13. C’est sans doute aux lits de ce genre que s’appliquait l’épithète àpptxéipaXo; ou àppixvs<paXXoç. La seconde forme est donnée par Pollux, chez lequel elle désigne un lit qui avait appartenu à Alcibiade et qui fut vendu à la criée, avec d autres objets confisqués, à la suite du procès des Hermocopides l\ La correction àp.çtxÉçaXoç, imaginée par Becker15, d’après ce passage du Grand Étymologique, au mot agcptxîipotXoç ; IvXtvTjç siSgç tixo’ ’AOvjvoctotç, Ttapx to exotTEpcoOev avaxXto-tv î/eiv xoe’t TTp&a-xstpâXatov *6, s’imposa d’abord 17, quand la découverte de plusieurs fragments d’inscriptions contenant précisément la liste des biens vendus des Hermocopides, sembla devoir jeter sur ce petit problème un jour définitif. Il n’en futrien malheureusement, le fragment relatif au mobilier d’Alcibiade

y a entre les deux accotoirs une légère différence : celui de la tète est plus fort que l’autre et terminé d’une façon plus élégante, mais peut-être n'est-ce là qu’une inconséquence du dessin. Le pied du lit, en perspective, montre, dans tous les cas, la manière très simple dont était établi l’accotoir : il se composait de deux montants obliques, réunis par deux tringles horizontales sur lesquelles reposait l'extrémité du matelas, lequel à son tour supportait l'oreiller. Cette disposition remonte beaucoup plus haut que 1 époque de la peinture dont nous ne reproduisons qu'une partie : voir Perrot et Chipiez, Hist. de l’art, III, p. 617, fig. 420 (deuxième lit à partir de la gauche); Ant. Denkmaeler, 11, 1893, pl. i. Mais elle peut être, alors, considérée comme exceptionnelle. — U p0ll. X, 36. — 13 Becker-Goell, Charikles, lü] p. 73. 16 Etym. M. p. 90, 30. Le mot àvàxWiç semble désigner ici l’accotoir ; cf.

Phot. s. v. xiivr) ôqxoi xé<faU(.. — 17 Voir Hermann-Bliimner, Griech. Privataltèrth. p. 159, note 7; cf. Pauly-W’issowa, Beal-Encycl. art, Betten, p. 370.

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étant très mutilé et ne portant, à l’endroit où le texte épigraphique coïncide avec Pollux, que ces mots, dont la restitution est conjecturale : x>iv[t| pLiXTpJctoupY'/iç [à]g- [ixv]é^[aXXoç] *. Faut-il lire àg(ptxÉ<paXoç?Nous n'avons pas ici à nous le demander, ni à chercher quelle serait, dans ce cas, l’origine du désaccord entre Pollux et l’inscription des 8ruu.tdTipaTot 2. Pour des raisons trop longues à développer, il ne parait pas, d’autre part, que Pollux doive être corrigé3. Nous serions donc, à nous en tenir à son témoignage et à celui du Grand Etymologique, en présence de deux épithètes, àjjupixvécpaXXo; et à|jtçtx£^aÀoç, dont il s’agit de déterminer le sens4. Or la seconde n’a rien d’obscur; quant à la première, elle devient claire, elle aussi, pour qui fait attention que le matelas, TuX-q, portait également le nom de xvécpaXXov, notamment chez les Athéniens5; le mot qui servait à désigner le contenu (to èp.6aXXôg.evov ■xX^pwg.oc) avait fini par désigner le contenant6, de sorte qu'il faut entendre par àpupixvécpaXXo; un lit dont le matelas, débordant aux deux extrémités sur les accotoirs, y formait oreiller; peut-être certaines représentations ( fi g . 4388)

Fig. 4387. — Lil U double chevet.

lers n’indique pas nécessairement que le lit soit cpaXXoç. On a vu par un passage d’Athénée analysé |iri; cédemment, qu’en dehors de l’oreiller sur lequel j] posaient la tête, les délicats aimaient à en avoir m, ou deux autres où ils pussent enfoncer leurs pieds t, mais les lits garnis de la sorte n’avaient pas toujours

double chevet, témoin celui qui figure dans ce gracieux tableau de la toilette d’Hélène (fi g. 4389), et quivisi.

blement n’est pourvu d'accotoir que d’un seul coté10. Quelquefois, il n’y a pas trace d’accotoir, et le coussin de la tête ne se distingue de celui des pieds que par son volume et son épaisseur, comme dans cette scène des noces de Pirithoos et de Laodamie, qui contient un beau lit nuptial aux pieds artistement découpés et ornés de palmettes et de mas¬

Fig. 4388, — Lit de Uanaé.

traduisent - elles exactement cette disposition b Si, comme cela semble résulter d’un passage de Pollux, xvÉcpocMov était, dans certains cas, synonyme de TtpoffxetpâXaiov 8, l’explication serait plus simple encore : àgcptxvétpaXXo; désignerait un lit à deux oreillers, c’està-dire dont le chevet était indifféremment à la tête ou aux pieds (fig. 4383, 4387). On voit, de toute façon, que les deux termes qui nous occupent, se rapportant au même objet, doivent être considérés comme synonymes.

Un détail à noter est que la présence des deux oreil-

1 Koeliler, Hermokopideninschriften (/fermes, XXIII, 1888, p. 39G sqq.), Corp. înscr. ait. IV, fasc. III, n. 277 d. — 2 Nous pouvons dire néanmoins que c est 4ao„r5,,|,; qui paraît être la vraie leçon. M. Koeliler lui-même, tout en restituant àao.xvioaVAo;, pour se conformer au texte de Pollux, reconnaît (p. 400) que 1 espace qui sépare sur la pierre ? et t ne semble pas avoir pu contenir les trois lettres mv. 3 Une de ces raisons est la citation d'Euripide qui précède immédiatement la mention de la xXfvv) à|A?.*vÉç*no; d'Alcibiade, citation dans laquelle se trouve le mot „v|«ai7.ov, lequel semble prouver que Pollux savait ce qu’il faisait en écrivant, deux lignes plus bas, 4|io.ii«e'ij«5Jo;, et non4|xsix«ca°s. — 4 Cf. llesycli. s. u.4n?;*eX°?y)..v>]v

ques en applique (fig. 4390) 11 .

Ajoutons, pour en finir avec ces remarques techniques, que l’équilibre du lil était souvent assuré par deux pièces de bois posées à terre et dont le dessus offrait une surface

Fig. 4389. — Hélène sur son lit.

plane, parfaitement horizontale, sur laquelle venaienj s’appuyer les pieds du lit. Une des figures de l'ad'^ hercules (fig. 3780), qui représente en perspectif 1 lit nuptial d’Héraclès et d’IIébé, rend très bien coiuU de ce détail, et explique en même temps une PartlCU'. rité des représentations archaïques, a savoir ces M" ^ cales dont on peut douter si elles adhèrent au meub c

Ê*cuîÇ(ü8iv jouira 4vax5.tvtrij.ov, où il ne parait pas nécessaire, comme on U ( de corriger &;a?.xiaoc (impi, tCxt/.o?) en à^ï.xÉçaXoç. 5 Hesycli. et . xvcoaXov ; Herodian. n. jaov. XéÇ. p. 1 37, Lclirs : tùav), Sittj ovvr,5=î p0ll.

xal.tïv ôjluvû|au« tO ittçttxo|Atviji t))v itîjiéxouaav. Cf. Slrab. XV, P- ll9,!’ ^las, X, 41. — 7 Raoul-Rochette, Choix de peint. I, p. 181 ; Overbock, Kunstnnj ^ ^ VI, 2. Cf. Monumenli, XI, 1882, pl. xi.ii, 2. 8 Poil. X, • ^,.a.

plus haut, p. 4015, note 31. — 1» Lenormant et de Witte, El. des moijr. IV, pl. i.xxii. — U Mon. Ann. e liullctt. dell' Inst, di cotr. pl xvi. .

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. llps en sont indépendantes. Probablement elles ne 51 G -e chose que les traverses indiquées dans la S°nt aoU-80 ou de gros cubes de bois supportant chacun f]gUrC l du lit Dans les deux cas, le but visé était atteint :

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Fig. 4390. — Lit nuptial.

il s'agissait de corriger les inégalités du sol formé, anciennement du moins, de terre battue et sur lequel, sans cette précaution, le lit eût risqué de paraître boiteux.

Enfin, comme complément du lit de table et du lit à dormir, il faut signaler le tabouret qui aidait à y monter [scabellum] et sur lequel souvent les convives déposaient leurs chaussures (fig. 4390) *. Ce tabouret varie, sur les monuments, de forme, de dimension, de décoration, etc.

Il reste peu de chose à ajouter, après ce qui vient d’être dit, sur les divers usages que les Grecs faisaient du lit.

On a vu à l’article coena (p. 1273) que les lits de banquet recevaient ordinairement deux convives, dont le second était le « compagnon de lit » (op-oxXtvoç) du premier 2; le chiffre trois paraît avoir été tout à fait exceptionnel ;i. Ces convives, lorsqu’ils étaient mal appareillés, se causaient l’un à l’autre toute sorte de désagréments S appuyant du coude gauche sur le coussin mis à la disposition de chacun d'eux 5, ils se servaient de la main droite pour manger et pour boire ; c’est du moins ce que nous montrent d’une façon constante les monuments. Les jambes de celui qui était placé à la tête du lit s'allongeaient derrière le dos de son voisin ; une table unique, haute de trois coudées °, portait les mets destinés à l’un et à 1 autre. La place d honneur appartenait au convive qui occupait la partie du lit située, dans les représentons, à la droite du spectateur : l’autre était dit avoir a place inf erieure (ûiroxâ tu xaTaxXivssôat)7. Le nombre es îts ne semble pas avoir été limité, excepté peut-être c ez es Lacédémoniens, à une certaine époque : Cléo-

ene ne faisait jamais dresser plus de cinq lits de table,

lors plus s

s meme qu il traitait des ambassadeurs être

angers ; le

v n s®lUei1|) d n en faisait dresser que trois 8. Quand il autre1 aU1S'- P^us*eurs Ms rangés à la suite les uns des S’ ° * 'e personnage couché le premier, ou quel-

heinach, Nécropole^deM 1 j ,Iartw,8. Op. cit. pi. xxxiv, xxxv, 2; Pottier et ~ 3 Plat. Com\ p «pi ‘ XL’ elc' 2 Hcrod. IX, 10; Lucian. Conv. 38.

n,l-'nic lit, et il jttrihnn ‘ LlCII°n parlc dc cin<l convives et plus couchés sur un authentique, il no pcut ê,UnC pareilIe coutume aux Grecs (In Pis. 27) ; si le fait est *0; Lucian. Gall. n aus®^ Ç11 exceptionnel. — 4 Plut. Quaest» symp. II,

°PPOsés aux iroofrvrm-t J • C8 UTiaYxwvia o"cpiû|AGcca cites par Pollux (VI, 9), cl - 7 Plat. Co„; ;trFÜTOtr *9. - 8 Evang. ap. Alhen. XIV, P. 6M E.

■ — - AU, en. IV, p. 142 C. Pollux (VI, 7) parle, pour les

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quefois seul, sur le premier lit a droite, qui présidait le banquet9. Ce serait d’ailleurs une erreur de croire que les banqueteurs ouïes buveurs fussent toujours disposés sur une ligne unique : ce devait être là, au contraire, une exception, que les procédés du dessin chez les Grecs feraient prendre à tort pour le cas le plus habituel. Quelques monuments placent sous nos yeux des dispositions différentes, qui doivent se rapprocher davantage de la réalité, témoin la figure 1693 [coena] et, dans le présent article, la figure 4383.

Le lit funéraire ne différait pas sensiblement, nous l’avons dit, de celui sur lequel on se couchait pour dormir 10. Dans les peintures des vases du Dipylon, il est généralement orné de draperies a damier noir etblanc11. Plus tard, on y retrouve les oreillers rayés et décorés de zigzags, les couvertures semées de croix ou de fleurs qui garnissaient les lits ordinaires. U ne fresque découverte à Kertch montre le mort étendu sur un lit de parade que protège un baldaquin soutenu par quatre colonnes; l’ensemble repose sur une sorte de soubassement dans lequel ont été ménagées des ouvertures destinées a recevoir des brancards; quatorze porteurs, septde chaque côté, étaient nécessaires pour faire avancer cette lourde, litière 12 [lectica] .

L’assimilation naturelle de la mort au sommeil devait conduire, dans le tombeau même, à placer le cadavre sur

un lit, mais sur un lit de pierre ou de marbre faisant corps avec l’une des parois de la sépulture. Cette coutume se rencontre de bonne heure en Orient; des lits semblables ont été trouvés en Phrygie et en Lydie ,3. Le tombeau de Cyrus à Pasargade présentait, d’après Arrien, une disposition analogue14. Les lits de marbre découverts dans les tombes de Palatitza, de Pydna, de Kourino, par la mission de Macédoine, et dont nous reproduisons le plus intéressant, actuellement au Musée du Louvre (fig. 4391), font voir comment les Grecs s’inspiraient, dans ces constructions funéraires, de la réalité que leur offraitla vie de chaque jour16. Ils n’avaient, pour décorer ces couches funèbres, qu’à suivre le goût qui semble les avoir portés de tout temps vers l’industrie du meuble, sur laquelle il nous reste à grouper ici quelques indications.

Elle florissait surtout dans certaines villes, par exem-

<ru;xsoï.a, de salles contenant trois, chu) ou dix lits. — 9 Plut. Quaest. symjios. I, 3; Eilstalh. ad II. VI, 241. — 10 Voir trocs, fig. 3332, 3335. — U Louvre, Salle A, n. 541 (Potlier, Vases antiques , p. 24, pl, xx). Cf. Fixes, fig. 3338 et 3342. — 12 Koudakof, Tolstoï et S. Reinach, Antiq. de la Russie mérid., p. 212, fig. 194. — 13 Perrot et Chipiez, Ilist. de l'art, V, fig. G9, 71, 125, 12U, 134, 143, 148, 178, 179, 211. Voir la môme particularité dans certaines tombes lyciennes (p. 374). — 14 Aristob. ap. Arrian. Anab. VI, 29.— 15 Ileuzcy, Recherches sur les lits antiques , p. 4 sip| ; Heuzey et Daumct, Mission arcli. de Macédoine, p. 250v2fifi, pl, xvi, xx et xxi,

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pie, comme on l'a vu, à Milet et à Chios1. Les draperies dont on recouvrait les lits étaient fabriquées à Milet 2 ; d'autres, moins renommées, venaient de Corinthe3. Carthage était réputée pour ses tapis et ses oreillers bariolés1. Quelques noms de tisserands célèbres nous sont parvenus, ceux des Chypriotes Akésas et Hélicon, de l’Ëgyptien Pathymias6. Il y avait à Athènes des fabricants de matelas (tuXucpâvTai) parmi ces esclaves laborieux

et habiles dont le travail procurait à qui en était le maître, ou à qui les avait loués, des revenus fort appréciables °. Le xXtvoTTQtoç ou xXivoupyoç, appelé ailleurs xXivo7t7]yd; \ y était au nombre des industriels les plus estimés 8. On sait que vingt esclaves xXivoitoioi figuraient dans la succession du père de Démosthène : ils lui avaient été engagés pour une créance de quarante mines et rapportaient annuellement douze mines, tous frais payés9. Parmi les matières premières mentionnées dans l’estimation générale et se rattachant à cet atelier, nous trouvons de l’ivoire destiné aux incrustations, des bois précieux (ÇüXa xXîvsia), de la noix de galle (xTjxtç), qui servait à faire une sorte de vernis l0. Ces détails montrent quelle était, à Athènes, l’importance de la xXtvo7roüxyi 1 1 , qui paraît avoir résumé pour les Grecs toute l'industrie du meuble, bien que chaque spécialiste fût aussi désigné par le nom qui répondait à sa spécialité12. Le riche vocabulaire employé pour caractériser les différentes variétés de lit et la multiplicité des formes figurées sur les monuments, sont d’ailleurs autant de preuves de l’activité et de la vogue des xXivoiroioi : depuis le divan ou le simple lit de repos 13 jusqu’à certains lits déformé étrange, probablement peu usités dans la pratique, comme ce lit de Procruste qui représente un animal marchant (fîg. 4392) 14 ; depuis le lit bas (yaasuv-^), souvent orné d’applications artificielles (^cqueuvY] TrapxxoXXoç) lb, jusqu’aux lits de luxe, étincelants d’or, d’argent et d’ivoire16 ; depuis le lit étroit, habituellement dépourvu d’ornements (cxi[X7rdStov, xpâêêaTo ç, kn xâvxrjç) l7, jusqu’aux lits de bois doré consacrés dans le Parthénon l8, aux lits plaqués d’ivoire à la mode chez les Agrigentins 19, à ces lits somptueusement drapés dont le beau groupe de

1 Coi'p. inscr. ail. I, 164, 176 ; II, 646 ; IV, fasc. III. u. 277 d. — 2 Aristoph. llan. 542 sqq. ; Theocr. Idyll. XV, 125 sqq. — 3 Antiplian. ap. Atlieu. I, p. 27 I).

— 4 Hermip. ap. Athen. I, p. 28 A. — 5 A tiieli. Il, p. 48 B. — 6 Hyperid. ap. Poil. VII, 191 el X, 39; cf. Ibid. les 7ivoçç!z.ip5j iu7.tïa dont parlait Sophocle. — 7 Corji. inscr. gr. 2135 ; cf. tvoic-4yiov (Poil. VU, 159). — 8 Plat.. Hesp. X, p. 597 A-B; l)emosth. In Aphob. A, 9. — 0 Demostli. Ibid. — '0 Id. Ibid. — ii Poil. Vil, 159.

— 12 Hugo Blümner, Technol. und Terminol. der Gewerbe und Kilnste, II, p. 326.

— 13 Monumenti, V, 1849, pl. vin ; Kondakof, Tolstoï et S. Reinacli, Op. cit. p. 21 1, lîg. 193. — 14 Millingen, Peint, de vases, pl. îx; cf. S. Reinach, Bibl. des mon. figurés; Peint, de vases ant. roc. par Millin et Millingen, p. 97, pl. ix.

— 13 poil. X, 35-36; Scliol. Aristoph. Av. ad v. 816; Corp. inscr. att. IV, fasc. III, n. 277 d. — 16 Clem. Alex. Paedag. Il, 3, p. 188. — 17 Hesych. s. vv. <m|McoSiov, ffxqMtouî; Moeris, s. vv. s.tr/ivT/,;, rolniiouî; Poil. X, 35. — 18 Corp. inscr. att. I, J76. — 19 Tim. ap. Aelian. Yar. hist. XII, 29. Voir le lit entièrement revêtu d’appli-

Myrina, au Musée du Louvre, nous offre un si

curies

spécimen20, ils ont tout conçu, tout exécuté, se pija^ aux circonstances, aux besoins, aux goûts, avec une sou plesse qui se retrouve dans toutes les industries de:

Grecs et où se marque, comme dans leur art, leur

esprit

d’initiative et d’invention.

Étrurie et Rome. — Le lit, chez les Étrusques et chQ les Romains, servait aux trois usages auxquels nous l’avons vu employé chez les Grecs. Le lit étrusque, te[ qu’il est représenté sur les monuments, reproduit ]a structure générale et l’ornementation du lit grec. Gomme dans celui-ci, on y retrouve les pieds découpés, décorésde palmettes et surmontés de volutes ioniques, qui rappel, lent l’ébénisterie gréco-ionienne: nous citerons comme exemple le sarcophage de terre cuite figurant un lit et provenant de Caeré, qu’on voit au Musée du Louvre (fîg. 4393); on y remarquera la riche décoration du grand côté, qui répond à ce que les Grecs ont eu de plus luxueux 21 . Les pieds tournés étaient aussi en faveur chez les Étrusques : on en peut voir la preuve dans

Fig. 4393. — Lit funéraire étrusque.

une urne funéraire en forme de lit, récemment trouvée à Pérouse, et où les moulures façonnées au tour sont interrompues par un motif sculpté, représentant un monstre ailé à visage de femme22. Les matelas, les couvertures étaient disposés sur le lit étrusque à peu pré» de la même manière que sur le lit grec. Les oreillers; ont la même forme et y paraissent faits de la mènie matière, c’est-à-dire d’étoffe remplie de duvet végétal ou de plume. Il faut signaler, cependant, une espèce * coussin que nous n’avons pas rencontrée en Grèce : ce»1 l’outre à demi gonflée d’air et repliée sur elle-même, p®' faitement reconnaissable dans le grand sarcophage ®l Caeré, où elle sert d’appui au coude gauche delà f®nlll,e couchée23. ,

De nombreux monuments montrent l'usage 0 grec que les Étrusques faisaient du lit dans leurs 1,311

calions el de sculptures en os, qui a été trouvé dans un tombeau de *''ou"1^tr#. ant. delV Accad. dei Lincei, I, p. 234, pl. i et n). - 20 Potticr et Rcin®cb’ pote de Myrina, pl. xl. Cf. Mus. Gregor. I, pl. xLvi, 1, 1 a et 1 b, >• jj, Op. cit. p. 36, pl. MX ; p. 40, pl. I.xix, etc. — 21 Longpérier, Musée pl. xxxv, Louvre, Salle D ; Potticr, Catal. des vases ant. 2e partie, p. 414 ('> ' jf(( cf. Mar Ilia, L'art étrusque, p. 199, fig. 155 (pieds en forme de colonne canin I chapiteaux ioniques; époque postérieure). La persistance et, en même temp^ ^ nérescence des formes de l’architecture grecque se manifestent d’une faÇ011 sanie dans le lit de terre cuite (sarcophage de Chiusi) dont les Antikc U' " ‘ ^ (I, pl. xx) ont donné une reproduction en couleur. — 22 Atti dei ^‘ncC^ jp p. 264. Cf. pour les pieds de lit travaillés au tour, Marlha, Op. cit. ^ ^ [fonds, fig. 3359], 262, 263, 285 [fonds, fig. 3350J. — 23 Cette particularité , (f| aussi ailleurs : voir Marlha, Op. cit. p. 214, fig. 165, etc. C est peu1 ^ usage que Pollux fait allusion quand il parle (X, 40) de xjo«£ià7.tuov l”J'1

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, j-,jen qUe, anciennement du moins, la coutume semble' avoir existé chez eux de manger et de boire ssis 2. Les femmes s’asseyaient sur le pie'd du lit 3 ; celles qui y prenaient place dans la même position que les hommes étaient, semble-t-il, des courtisanes *. Un curieux texte d’Aristote nous apprend que, chez les Étrusques, hommes et femmes mangeaient couchés, les épaules couvertes du même manteau ; il est peu probable que ce renseignement concerne les matrones6.

Pour le lit funéraire, celui où le mort était exposé, nous renverrons à l’article funus, p. 1382 sqq. Notons, comme dans le monde gréco-oriental, la tradition du lit servant, dans le tombeau même, de support au cadavre et constituant l’un des éléments essentiels de la sépulture 6.

Les éléments du lit romain étaient les sangles (fascine, institue , lora ) 7 : on peut se rendre compte de l’espèce de treillis croisé qu’elles formaient par un lit de bronze trouvé au commencement de ce siècle dans une tombe de Corneto, et dont nous donnons le profil et la partie supérieure (fig. 4394 et 4395) 8. Venaient ensuite le matelas

Fig. 439"). — Lit de bronze romain.

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{torus) et l’oreiller ( culcita , cervical) 9 , garnis d’un< bourre ( tomentum ) 10, consistant à l’origine en paille oi en foin ", plus tard en laine ou en plume12.

Les couvertures (vestes stragulae)13 se composaien d une draperie qu’on étendait sur le matelas et d’un< large pièce d’étoffe dans laquelle on s’enveloppait14. Elle: étaient souvent brodées et décorées avec un grand luxe 16 celle qu on ramenait sur soi s’appelait proprement oper toriiim *\ Tels étaient les accessoires du lit à dormi ( e< tus ru h h k taris) . Ordinairement en bois, il présentait u côté de la tète, une assez forte saillie formant cheve 6 esl’n('(1 tl ca^er 1 oreiller1 ‘ ; souvent, quand deux per

sonnes j det aient prendre place, il offrait sur un de se,

côtés, celui qui était appliqué contre la muraille, un rebord ( plut eus ) dont les fouilles de Pompéi nous ont fourni un intéressant spécimen ; le côté opposé, ou côté extérieur du lit (spotida), était celui par où l’on y montait18 ; on se servait pour cela d’un escabeau [scabellum],

Fig. 4390. — Bidon sur sou lit de mort.

ou même d’une sorte d’escalier à plusieurs degrés19, dont peut donner une idée la figure 4396, empruntée au Virgile du Vatican, et qui représente Didon sur le point de se donner la mort20.

Les Romains, comme les Grecs, mangeaient à demi couchés, et le lit de table ( lectus tricliniaris ) était chez eux un meuble de luxe sur lequel se donnait carrière la verve ingénieuse des fabricants. Mais c’est surtout à partir de l’an 187 av. J.-C. qu’on trouve à Rome une certaine recherche dans cette partie de l’ameublement, c’est-à-dire à partir du jour où Cn. Manlius, vainqueur des Galates, fait figurer à son triomphe un grand nombre d’objets précieux, d’un caractère artistique, qui initient les Romains aux industries d’art de l’Orient21. C’est à dater de cette époque qu’on commence à fabriquer, au lieu des larges tréteaux de bois, plus hauts du côté de la table que du côté opposé22, des lecti aerati , inargentati , inaurati , eborati, testudinei , c’est-à-dire de bois revêtu de bronze, d’argent ou d’or, plaqué ou incrusté d’ivoire ou d’écaille23. La figure 4397 reproduit un de ces lits recouvert de bronze, non pas précisément dans l’état où il fut trouvé à Pompéi, mais tel qu’on le voit aujourd’hui, reconstitué, au Musée de Naples24 : on peut se rendre compte sur notre dessin de la riche ornementation qui en décore le chevet; des incrustations d’argent se détachent sur le placage de bronze ; l’élégance des pieds, travaillés au tour et qui reposent sur deux longues traverses, ajoute encore à la grâce de l’en-

fi‘ 'V v6’ P'’ XXX,,; V> 1851' PL «*"; VIII, 186.4, pi. „ [n

laquelle sont figurée °U’ Marllla- °P- P- 214, fig. 163, stèle funéraire convives sont s c oux seene^ de banquet, celle du registre supérieur, oi p. 460 fi- 304 r i*0 °9’ C° C' (*U roglsl,'e Inférieur, où ils sont assis; cf. j menti' 1 m ». [Cü"Ar’ 1C9l]’ - 3 Martha- °r- cit- %• 233 - 4 M

1 aTA’ ?g’ 1G98] etxxx‘“; IX- 1870> !>'• *««, L pl. xiv, 1

pl. xxxu, o - 7 Cio n ,ICn' P- 23 D- — 0 Monumenti, V, 1850, pl. x.v, G ; 1 X- 6 ; cf! les tenta i ,r f ’ ’ °5 ; Mart’ V- C2’ 6 I **•*«»■ « 1 Cat. De rc , I, pl. xv. 9 Lo !' 'a d°nt Parlc IIora«e (Epod. XII, 12). — 8 Mus. Gre le matelas (Suct. dCUX tel'mcs était aussi employé pour dési

Ht (Virg. A en u ln ’ ’ 0 n,ômc 'illc torus désignait souvent l'ensembl

Vl«. 193 ; Mart.’ XIV loo jfnr’ V1, 23 ; SueL Tib‘ 54‘ ~ 11 PU". Hist. CIc. Tusc. Ri, )9 . , P1,n- Hist. nat. VIII, 192; XIX, 13; Id. X

ligner l-oreiUer’(Juv'v,'Sî’o\f<f”L?CIX’ 26> 4 ; cf- ,c mot pluma servi monument étrusque fiw’v! ' ' lS9)’ “ 13 Liv- XXXIX- «• ~ 1

Y SSt ePociue donne une idée de la façon dont le

meur était enveloppé de la tète aux pieds dans ce second tissu. Voir Martlia, L’art étrusque, p. 356, fig. 243. — 13 Cic. Tusc. V, 21 ; cf. Marquardt-Mau, La vie privée des Domains, trad. par V. Henry, II, p. 180. — 16 Sen . Ep. 87,2. — 17 Voir Overbeck-Mau, Pompeji , p. 424, fig. 225. — 18 Isid. Hispal. Etÿm. XX, 11, 3; llor. Epod. III, 22; Ov. Am. III, 14, 26; Mart. III, 91, 9; Overbeck-Mau, Op. cit. p. 424, fig. 224. Au contraire, dans Suétone (Caes. 49), la sponda est désignée comme étant le côté intérieur du lit, celui qui était contre le mur. — 19 Varr. L. I. V, 108; Serv. ad Aen. IV, 685; Luc. Phars. II, 336. — 20 Virg. Vatic. éd. Mai, 1833, pl. 38. — 21 Liv. XXXIX, 6-7 ; Hin. Bist. nat. XXXIV, 14; XXXVII, 12. — 22 Marquardt-Mau, Op. cit. I, p. 355. — 23 Dig. XXXII, 100, 4; XXXIII, 10, 3, 3; Plaut. Slich. 377; Varr. L. I. IX, 47; Mart. IX, 59, 9. On faisait aussi des lits cn bois précieux, par exemple, en bois de citronnier (lecti citrei) : voir Virg. Cir. 440; Mart. XIV, 89; Pers. I, 52-53. — 24 Niccolini, Le case ed i monumenti di Pompéi, III, Descr. gen., pl. xxxv ; cf. Overbeck-Mau, Op. cit. p. 426 sqq., fig. 228 ; Baumeislcr, Denkm. des Alterth. art. Bette n, fig. 329 (d’après des photographies).

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semble. D'assez bonne heure, semble-t-il, on avait imaginé de plaquer d'afgent les lits destinés aux femmes, mais ce fut un chevalier romain, Carvilius Pollio, qui eut l'idée d’ajouter à cette parure, sur les lits de table, de minces lames d’écaillc qui en diversifiaient l’aspect On en vint même, par un curieux raffinement, à imiter, à l’aide d’écailles habilement coloriées, toute sorte de bois2. L’ivoire jouait aussi un grand rôle dans la décoration des lits3 ; de même l’or L A une certaine époque, on ne se contenta plus d’applications métalliques et c’est d’argent massif qu’étaient les lits de table et les lits à dormir d’Héliogabale s.

Tout ce luxe ne rappelle que de loin l’antique simplicité, qui consistait à manger sur des planches formant un plan incliné autour de la table carrée ou triclinium, dont un côté

était laissé libre pour les besoins du service [cogna, p. 1278, fig. 17Ut)j.

A l’origine, d’ailleurs, à Rome comme en Grèce, l’usage était de prendre ses repas en étant assis ; plus tard, le père de famille seul eut le droit de manger couché : la femme était assise sur le pied du lit et les enfants à côté, sur des chaises ou des escabeaux [cogna, p. 1277- 1278] G. Plus tard encore, la coutume de se coucher pour manger devint générale; au lieu de diner dans I’atrium [domus, p. 850], on disposa dans la maison des salles spéciales [triclinium], oit la famille se réunissait aux heures des repas 7 : c’est alors surtout qu’apparaissent ces meubles de luxe dont la vogue va grandissant sous l’Empire.

Nous n’avons pas à revenir ici sur l’arrangement des

Fig. 4397. — Lil plaqué de bronze cl incrusté d’argent.

Fig. 4398. — Lit en sigma.

lits autour de la table, sur la façon dont les convives s’y accommodaient, sur la hiérarchie des places et les épithètes par lesquelles on désignait chacune d’elles [cogna, p. 1278 i s. Aux trois lits distincts dont chacun contenait trois convives, les pieds tournés vers le bord extérieur, le coude gauche appuyé sur un pulvinus, on eut 1 idée, a

t Plia. Bist. nat. IX, 39 ; XXXIII, 144. - 2 ld. Ibid. XVI, 233; cf. IX, 139; Scn. De baie f. VII, 9, 2. — 2 Varr. L. I. IX, 47. — 4 Cic. Tusc. V, 21; Suct, Cacs. 49; Sen. Ep. XVII, 12; CX, 12. — 6 Laniprid. Beliog. 19; cf. Di g, XXXIII, 10, 3, 3. — ü Cf. Marquardt-Maü, Op. cit. I, p. 352. — Id. Ibid. I, p. 353-3o4. 8 Ibid. I, p. 356-359. — 9 Niccolini, Case e monum , di Pompei , fasc. XV, p). 10 Laniprid. Beliog. 24. — » Voir Campana, Di due sepolcri del secolo

di Augusto, pl. xiv (peinture actuellement au Louvre); d'autres indiqués par Stepbani, Auarw/i. Beraldés.p. 56 ; O. Jalm. Wandgemillde des Columbariums in der Villa Pam/ili, p. 42, pl. vi, 17. Cf. Garrucci, dans les Mélanges darchéol. de Cahier et Martin, t. IV, p. 3 et 8. — 12 Serv. ad Aen. I, 698; Plin. Jun. Ep. V, 5, 36-37; Mari. XIV, 85; Ed. Diocl. éd. Waddington, p. 29-30. — 13 Varr. L. I.

une certaine époque, de substituer un lit unique, demicirculaire, appelé s à cause de sa ressemblance avec le sigma lunaire des Grecs. Comme le montre lu figure 4398, empruntée à une peinture de Pompéi 9, une sorte de bourrelet ininterrompu régnait sur le bord intérieur des lits de ce genre, remplaçant les coussins à l’usage de chaque convive; on remarquera en même temps que, dans cette combinaison, la matière du lit disparaissait tout entière sous les draperies,

ne permettant plus ■ que le luxe des riches étoffes. Héliogabale, d’après Lampride, aurait le premier réduit le sigma aux seules draperies et au coussin circulaire, disposés à terre sans aucun support10, disposition qui se voit dans quelques monuments d’un temps postérieur 11 . On retrouve l’usage du sigma jusqu’à une époque avancée de l’ère chrétienne, comme l’atteste une miniature du manuscrit de Virgile au Vatican [cogna, fig. 1704]. Cette forme de lit portait aussi le nom de stibadium 12 : elle supposait naturellement lu table ronde, et non carrée13.

En dehors du lit de table et du lit où l’on dormait, dont remplacement était fixe, les Romains connaissaient le lit portatif, qui semble avoir été formé d’un cadre monté sur quatre pieds très simples et assez bas ; un treillis analogue à celui qu’on a vu plus haut y servait de sommier (fig. 4399) u. Ils avaient des lits de repos pour les malades ou les convalescents, sorte de chaise longue munie, sur trois côtés, d’un rebord plus ou moins haut, où les membres trouvaient un appui13. Les pauvres couchaient sur des lits peu confortables ( grabati ), dont les textes nous ont conservé Ie souvenir 18. Il faut enfin signaler le leclus lucubratorius , sur lequel on s’étendait pour écrire et travailler' Un passage topique de Suétone le distingue de la façon la plus précise du lit à dormir et du lit de table. Auguste, nous dit cet historien, avait coutume, après le repas du soir, de s’installer commodément sur une lecticula lucubratoria , où il travaillait jusqu’à une heure avancée de la nuit ; delà, il gagnait son lit et y dormait sept heures1 • Ovide et Pline le Jeune nomment ce meuble lectulus f\ Ovide, encore et Perse le désignent simplement par h mot lactus 19.

V, 118. Voir encore sur le sigma, Mari. X, 48, 6; Laniprid, Beliog , 28 ; fleckeC-Ooi'H, Câlins, III, p. 384 sqq.; Marquardt-Mau, Op. cit. I, p. 360 sqq. — *4 Srron' d'Agincourt, Recueil de fragm. de sculpt. ant. en terre cuite (Paris, pl pl. XXVIII, 10). — 13 Mus. Veron. p. cxxxvn, 3; Mus. Capitol. IV.pl. xxxv ; H'"»'' meister, Op. cit., art. Detten, fig. 330 ; cf. Gell. XIX, 10; Rio Cass. LW'I- 13. Voir le lit du paralytique, figuré sur le» monuments chrétiens : Garrucc*, Storia delV arte crût., III, pl. ci.xxvii, 2, 3 et 4 ; Botfari, Seuil, e pdsagre, I, pl. xxxi, 3, xxxv i et xi.i, etc. — 111 Cic. De div. U, *3; N" Ep. 18, 20; Virg. Mor. 5; Petron. 97. - ” Suct. Aug. 78. - *» Ov. Tris- I, 11, 38; Plin. Jun. Ep. V, 5, 5. - l» Ov. Ars amat. III, 542; Pers. . 52-53.

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funèbrc, sur lequel le mort était exposé dans

U ! Z la maison, les pieds tournés vers la porte, ne laTiiiv'-uait pas, à ce qu’il semble, du ledits cubicus° -dhuiire, si ce n’est parle luxe des draperies qui larU 01’!it La figure 3360 [funusJ, qui représente une fornaiem ndue ^ ^ ut de parade aux quatre coins

Daniel brûlent quatre grandes torches, fait voir le soin Romains apportaient à ces expositions qui cons- ? tuaient un des rites essentiels des funérailles. Conlrai- ' enl à l’usage grec, ce n’était pas, en général, le lit de l’exposition qui servait à transporter le mort au tombeau • on retirait de ce lit le cadavre pour le placer dans un cercueil de bois (capulus) qu’on portait sur des branlé rpTiwis n 1390; lectica]. Dans certains cas, ces carets [i uinus, p- > . J . .

sortes de litière étaient très richement decorees. Voici, d’après Dion Cassius, comment se fit l’èxcpopâ d’Auguste : un lit magnifique avait été préparé, tout d’or et d’ivoire, orné de draperies de pourpre brochées d’or ; on dissimula dans ses profondeurs le cercueil (xTjOv)) contenant le corps; une image du prince, à visage de cire, le représentait en costume triomphal, donnant à la foule l’illusion de sa présence L Aux funérailles de Pertinax, une image en cire de l’empereur fut de même couchée sur un lit somptueusement paré ; près d’elle se tenait un jeune esclave muni d’un grand éventail de plumes à l’aide duquel il chassait les mouches loin du prince qui était censé dormir 2. Ce sont là, il est vrai, des cérémonies d’une nature un peu exceptionnelle. On voit, de toute façon, quel était le rôle du lit dans les différents actes des funérailles : soit qu’il servît de principal ornement à l’espèce de chapelle ardente dans laquelle le cadavre était exposé, soit que, porté sur un char, le plus souvent à bras [funus, fig. 3361], on y vît étendue l’image du défunt3, ou sa personne même \ il y avait sa place et contribuait à accentuer le caractère théâtral que les Romains aimaient à donner aux obsèques.

La fabrication d’un meuble aussi nécessaire et dont les usages étaient aussi variés, devait faire vivre de nombreux artisans. Nous sommes malheureusement fort peu renseignéssur la condition des lectarii romains 6. Sansdoute, la plupart d’entre eux étaient étrangers, cette industrie, commebeaucoup d’autres, étant venue à Rome du dehors, particulièrement d’Orient. Les matières premières qu elle employait arrivaient elles-mêmes, en général, de 1 étranger ; jusqu’aux accessoires du lit avaient une origine orientale : Y Edit de Dioclétien fait allusion aux matelas et aux oreillers de Tralles en Carie, d’Antinoupolis d Égypte, de Damas de Syrie, comme si c’étaient là des spécialités de ces différentes villes 6. C’est peut-être pour cette raison que, malgré sa richesse et l’esprit e imitation heureuse que nous y devinons, le lit romain n a four nous ni la valeur, ni l’intérêt du lit grec, beaucoup plus original et qui procède directement du grand art’ avec }ecinel il a d’étroits rapports. P. Girard.

Ll.C'i 1IIUS (AVjxuSoç, Xtjxijôiov). — Le mot n’est guère

Sévère Ilr 2 LXX1V, 4, 2-3 ; cf. sur les funérailles de Sepli

était le ni lan,n, 2, 2 sqq. — 3 Au temps de Polybe (VI, 53, i), cette im bo Cass I \|0U'C”1 ^e^ouL’ — 4 A visage découvert : voir Vcll-Palerc. II, 4,

cloaca. maxima - i r~n &7°a C°1P' laL VI’ 7882’ Un faber lectarius

üiucl h i ai C 9303, la mention d'esclaves lectarii. — 11 i

donnent • l . • ' ,10U' 21 « lecythino perfusos oleo ». D’autres variai

dans la Vulfjâ l ? ^ovcellini, Lexic. lat. ad. h. v. ; cf. lsid. Gloss, s. i

cy. 3, 17, 12. — 2 Lelronne1 Observations sur les noms des vi

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latin et il no se trouve employé que sous une forme adjective, lecythinus , dans un seul cas, encore assez douteux, ou bien dans la basse latinité L Dans la langue grecque, il s’applique d’une façon très générale a toute espèce de vases à parfums, spécialement aux récipients à huile. Si, dans les usages de la langue archéologique, il désigne

avec précision une certaine catégorie de vases à col long (fig. 4401 à 4004), il ne faut pas oublier, comme l’a démontré Letronne2, qu’aux yeux des anciens c’était un terme générique, seconfondantavec d’autres mots comme I’alabastron, I’aryballos, le bombylios, le prochous, I’olpè, etc., et admettant des formes très diverses. En latin, il est traduit surtout par ampüLla3.

I. La destination du lécythe comme vase à huile est déjà mentionnée par Homère4. A l’époque classique, c’est l’accessoire indispensable delà maison, du bain, de la palestre, pour frictionner les membres et leur donner de la souplesse [gymnastica, lig. 3677] ou pour se parfumer 3 [gynaeceum, fig. 3684]. Il est aux mains de tous les jeunes gens et des femmes. Mais il prend aussi une acception particulière, celle de vase funéraire6. Placé près du mort pendant la durée de la prothesis, il sert d'abord à oindre le corps, puis il combat et purifie par ses émanations l’œuvre de la décomposition ; enfin il fait partie du mobilier que l’on dépose dans le cercueil, des offrandes que les survivants apportent au tombeau [funus, p. 1371, 1379, 1381].

Fig

4402. — Lécythe à fond blanc.

yrecs, dans les Œuvres choisies, III" série, I, p. 397-400. — 3 Vampulla est nommée à côté de la strigilis par Apulée, Florid. p. 122, comme en Grèce on réunit la et la a-ridy-ji;. La remarque est de Krause, Angeiologie, p. 395,

note 3; cf. Cic. Fin. 4, 12. — 4 Odyss. VI, 79. — S Aristoph. Han. 1200-1203; Plut. 810; Diod. Sicul. XIII, 82; Suidas, s. v. Aristopfîane parait dire proverbialement (Av. 1589) : tkaiov oûx ê'vettctv Iv /.rixùOi.,, comme nous disons : il n’y a plus d’huile dans la lampe. — 6 Aristoph. Eccl. 996, 1032, 1101, Mil; Scliol. Plat. Hipp. min. p. 334, Rekk. Cf. E, Potlier, Etude sur les lécythes blancs attig. p. 2, 19, 20.

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A deux reprises, Aristophane compare une vieille femme à un lécythe, d’abord pour dire qu’elle est toute fardée, ensuite pour marquer son grand âge qui la destine prochainement au tombeau1. 11 servait aussi de fiole odoriférante, placée sur les tables de banquets pour parfumer les convives2. C’est donc un ustensile à deux fins : vase à contenir et à verser l’huile, récipient*immobile dont les émanations profitent à l'entourage. Cette double destination n’a pas été sans influence sur les formes très variées qu’a prises le lécythe dans le monde hellénique, tantôt adapté merveilleusement à un usage pratique et manuel comme l’aryballe (fig. 543-545), ou comme le lécythe de palestre et de bain (fig. 4400, 4401), tantôt compliqué à plaisir et enrichi d'un décor plastique qui en faisait un véritable meuble artistique (fig. 4404). Il en résulte que la capacité de ces vases pouvait différer beaucoup, les uns contenant quelques grammes d’huile, d'autres jusqu’à un cotyle, parfois même sept cotyles3. Les matières précieuses, l’or, l’argent, remplaçaient souvent l’argile4. On fabriquait aussi des fioles de ce genre en verre 3. Le prix variait en conséquence, depuis une obolè 6. Quant aux lécythes de cuir, dont il est question dans un texte de Plutarque, peut-être s’agit-il de gourdes en peau, semblables à celles dont se servaient les soldats en campagne, ou bien de bourses de cuir pour mettre de l'argent [crumena, marsupium]7.

IL Quand on étudie les formes du vase auquel l’archéologie moderne réserve d’ordinaire le nom de lécythe, on constate qu’il doit être le produit d’une fabrication déjà avancée. On ne le rencontre pas dans les séries du style mycénien. Dans le style géométrique, il garde une structure si voisine de l'alabastre et de l’aryballe qu’il se confond encore avec eux 8. C’est seulement dans le courant du vic siècle av. J.-C. qu'il paraît se constituer définitivement et entrer dans le répertoire des formes classiques. 11 offre alors l'aspect d’un alabastron que l’on aurait posé sur une base solide et auquel on aurait ajouté une anse de grand module (fig. 4400) 9. Les fabricants des vases à figures noires modifient et perfectionnent ce premier essai ; ils régularisent la forme cylindrique de la panse, allongent le col trop court, évasent l’embouchure de façon que l’huile, en sortant de l’étroit goulot, trouve un large rebord pour s’y étaler (fig. 4401) 10 : c’est la série des lécythes pansus que l’on avait à tort attribués aux ateliers béotiens “. Les fabricants de vases à figures rouges adoptent d’abord un type analogue 12. Ils réalisent ensuite, dans la seconde moitié du ve siècle, un modèle d’admirable pureté que l’on peut considérer comme un

1 Aristoph. Eccl. 1101 el 1111. — 2 Atlieu. IV, 3, p. 129; cf. Xeuopli. Sympos. 2, 3. Voir la dissertation de Treu, Griech. Thongefiissc ( 35 e Winckelmannsprogramm, 1875) et l'article de J. Six, Revue arch. 1897, II, p. 1G2. — 3 Athen. Ibid.., et X,67; Poli. Onomast. X. 67. — b Athen. Ibid.\ Diodor. Sicul. XIII, 82; Hom. Odyss. VI, 79; cf. l'article de J. Six sur un lécythe en argent, Op. I. — 5 Hesych. s. v. ûàl.ivov. — 6 Aristoph. Ran. 1236. — 7 Plut. Sylla, 13,

p. 460. Les Athéniens assiégés par l'armée romaine en sont réduits, pour sc nourrir, à mettre sur le feu et à manger le cuir des chaussures et des lécythes (SittlS/.ixaTà te *aî Xti*ù6oo; IitSiovtuv). Pour le sens de Bourse, cf. Pholius, s. v.

Pour le scholiaste de Platon (Ad Hipp. min. p. 334), c’est même une enveloppe de cuir assez grande pour y emballer des vêtements; cf. aussi Athen. XIII, p. 584. Voir Letronne, Op. I. p. 399. — 8 Voir l'étude de la catégorie des lécythes dits protocorinthiens par M. Couve, Revue arch. 1898, I, p. 214 ; cf. E. Potlier, Catalogue des vases du Louvre, p. 425. — 9 De La Borde, Coll, des vases de Lamberg, 11, pi. xlv, n° 36. — 16 CeTiick, Griechische Keramik, pl. xxxix, n° 2. — n Les exemples sont très nombreux : Inghirami, Mon. etruschi, V, pl. lxv ; Galleria omerica, II, pl. xciv ; Millingen, Vases coll. Coghill, pl. xxxv; Millin et Dubois- Maisonneuve, Peint, vas. antig. I, pl. xxxm; Moses, Coll. Englefield, pl. xxxm à xxxvi, etc. L’origine en pourrait être ionienne, d'après Boehlau, Aus der ioniscli.

des chefs-d’œuvre des formes céramiques grecques ie lécythe à fond blanc (fig. 4402) 13. C’est celui qui ^ vait dans les cérémonies funéraires et dont l’emploi est bien démontré par le décor même de certains de ces vases où l’on voit la morte étendue sur un lit et ]es lécythes disposés autour d’elle (fig. 4403) u. Dans b lécythe appelé aryballisque, dans le lécythe à base imi¬

tant la cupule d’un gland, on suit les modifications incessantes qui tendent à altérer ce type et à le faire revenir à une forme plus basse, plus réduite, en somme plus voisine des créations primitives13.

Les lécythes à décor plastique, déjà usités avant les guerres médiques 1C, jouissent d’une grande vogue à la fin u ve et durant tout le iv° siècle (fig.

4404) 17 : figures de sphinx, cueilleuses de fleurs, joueuses d’osselets, danseurs, slatuettes de Bacchus, de Coré, tètes de femmes, tels sont les motifs préférés des céramistes ; ils rivalisent avec les produits d’une fabrication similaire, celle des rhytons [ruyton]. Il faut encore ranger parmi les

und italisch. Necropol. p. 147-148, pl. vu, fig. 8 et 9. Mais l'extension en esl sm» ment due aux Attiqucs. M. Lœsehcke a le premier démontré la provenance aUi(|at> et non béotienne, de la plupart de ces vases; Arch. Zeitung , 1881, p. 32 ; cf. lHinio11 el Chaplain, Céramiq. de la Grèce propre, I, p. 375, note 5. — 12 Voir exemple le lécythe portant la signature de Douris, un autre avec le nom( Chairestratos ou celui de Diogénès, etc.; Hartwig, Meisterschalen, p. 228, •

— 13 Furtwaengler, Coll. Sabouroff, pl. i.x. Voir aussi Rayet et Collignon, < miq. grecq. pl. xi; E. Potlier, Étude sur les lécythes blancs attiq. p- •*'

— H Dumont el Chaplain, Céramiq. de la Gr. pr. pl. xxxn, vase du Jlll(u d’Athènes. Sur ces représentations, cf. E. Potlier, Op. I. p. 19-20. — 13 Furt'v aeng ® j Coll. Sabouroff, pl. lv; Benndorf, Gr. und Sicil. Vasenbilder, pl. xxxvm;

et Collignon, Céramiq. fig. 95 ; P. Milliet, daus les Monuments Grecs, I f93!^

— 10 Voir le lécythe en forme de coquillage signé par l'artiste Phiutias; Ep/“ 11 arch. 1885, pl. ix(10); Hartwig, Meisterschalen, p. 167.— U Lécythe en sphinx du Musée de St-Pélersbourg; Rayet et Collignon, Céramiq. grecq.

cf. celui du British Muséum, Journal of hell. studies, Atlas, pl. lxxii. Sur a de ces vases-statuettes, voir la dissertation déjà citée de M. Treu, et 1 ni tu* ^

Colt. Sabouroff, pl. ux, lxxi, lxxii; Heuzey, Atlas des figurines anttq^ Louvre, pl. xxxvu, xxxvm; Six, article cité, etc.

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, décor plastique du iV siècle les lécythes ornés typ6S , tZ reliefs dont les plus célèbres sont le vase de pebts k tr0UVé en Crimée elle lécythe d’An-

de Xénophantos,

■f nVpc Astyanax".

drn?rnsase très courant du lécythe avait introduit dans ' Le Tirées maintes expressions métaphoriques toujours facile à démêler. Ainsi, on

thiUÙToXVixueo. les jeunes gens de mise élégante et de

C dissolues, peut-être parce qu’on les comparait a b?» 7^1 toujours onctueux •. On a vu plue ? 1 la pittoresque image d'Aristophane comparant une S, « femme amoureuse à un lécythe funera.re. Au contraire, les pauvres gens étaient des ««oMxoO»., parce qu

soit

’ils n’avaient même pas le llacon d’huile que tout le monde possède, soit plutôt que le mot contienne le sens déjà signalé de bourse à mettre de l’argent 4.

On disait aussi ^xuefoiv, XvjxuOoç et dans le

Se„s de phrases de rhétorique, couplets d’éloquence sonore et vibrante6. Cicéron s’en sert encore et écrit en grec le mot Mjxuôoi comme une sorte d’expression proverbiale °. Cette métaphore est exactement traduite par les mots ampullae et ampullari qu’emploie Horace 1 et qu’on ne rencontre pas ailleurs. L’origine en est expliquée par Pollux qui rapproche le mot X-qxuOi^wv des mots Lpuyyi'Çwv, cpapuyyi'Çojv et papucpwvoç, s’appliquant à la voix d’un acteur 8. C’est la déclamation tragique, les phrases

ronflantes, comparées au son que rend la cavité du lécythe ou de l’aryballe quand on parle dedans E. Pottier.

LEGAT10. npÉaêeia, TtpéffSsup-a, -jtpéffêsugiç, députation, ambassade. — Grèce. — A l’époque homérique, les relations internationales comportent déjà l’emploi de député pour les réclamations1, la conclusion de trêves2, d accords quelconques 3 . Le député porte l’épithète de o-qpuo; (public)4; c’est soit le héraut, agent permanent du roi [praeco], soit un mandataire spécial, ayyeXoç. Leroi généralement ou un grand personnage est chargé de le loger et de le nourrir 5. Les députés, quoique généralement respectés, ne sont cependant pas considérés comme inviolables6; aussi leur adjoint-on des hérauts pour les protéger1.

A l’époque historique, le droit international grec a connu toutes les formes possibles de députations, sauf

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les ambassades permanentes8, remplacées dans une certaine mesure par les proxénies [proxenos]. Distinguons d’abord les députés des hérauts. Les auteurs, depuis Hérodote9 *, en font deux groupes de personnages, sauf Xéflophon à l’égard des députés des Perses, dont il ne sait sans doute pas exactement quelle est la condition . Leurs fonctions sont différentes, quoique pour les déclarations de guerre on puisse envoyer tantôt les uns, tantôt les autres; les hérauts agissent surtout pendant la guerre, les députés surtout pendant la paix 11 ; les députés traitent, les hérauts ne font qu’annoncer une décision, un ordre, exécuter un mandat12 et sont de plus en plus rarement employés en paix13 * * * *.

Le mot ayyeXoç n’est plus employé que par Hérodote1* et les poètes tragiques pour désigner les députés ordinaires des Grecs; mais il continue à désigner souvent les envoyés des rois barbares, surtout des Perses , les simples messagers, généralement esclaves 1(\ les députés d’une faction11, surtout pour faire jurer un traité, une réconciliation entre différents partis18, quelquefois les députés chargés de recevoir des serments19. Les mots usuels sont maintenant irpÉtrêo; et 7tpec6eu rqç. A Athènes, il n’y a que les anciens auteurs qui* emploient upeffëuç au singulier 20 ; la forme habituelle est np^i? au pluriel 21. Le mot Trpscêîoxat ne commence à apparaître que dans Aristote et dans Dinavque22 et sur les inscriptions du 11e siècle av. J.-C.23 * * ; ailleurs, on ne constate pas chez les auteurs de règle fixe ; ils emploient indifféremment les deux mots. Plutarque, Arrien et Pausanias se servent presque exclusivement du premier2'; il en est de même des inscriptions. Le mot le plus ancien est irpsGosu; , la mention la plus ancienne de 7rpEef6suTGd est de la première partie du me siècle av. J.-C.23; on trouve les formes particulières : TrpsffysuTOu, 7tpEiyeuTat, TipstayeuTat et 'jrpeyysuTai en Crète, «pteryeieç, en Béotie 20. Tous les actes imaginables de la vie politique ont comporté en Grèce l’envoi de députés. Il suffit de signaler : la demande ou la conclusion de trêves, de traités de paix, d’alliance, de symmachie, de commerce21 [foedus] ; l’intercession en faveur d’alliés ; la défense des intérêts d’une ville dans une autre -8 ; 1 arrangement des affaires d’alliés29 ; la demande de passage pour une armée30; l’obtention de promesses, de satisfac-

1 Rayetet Collignon, flg. 100-101. — 2 R. Rochette, Mon. inédits, pl. xlix, 3. — 3 De-

moslh. Contr. Conon. 14, p. 1261; cf. Krause, Angeiologie, p. 398-399 el les notes,

rhotius, s. v. appelle de ce nom les pauvres gens, obligés de s’expatrier; il est probable qu il y a confusion avec les àicoXVjxuOot (voir la note suivante). — '*■ Schol. Plat.

Hipp, rnin. p. 334, Bekker. — 5 Aristopli. Acharn. 589 et Schol. ad h. loc. ; Suidas, b* V.^xu’t^etv (pour fojxuOtÇeiv) ; Strab. XIII, 54, p. 009. — 6 Cic. Ad Atticum , 1, 14,

' “ Nostl lllas toptûOouç » ; Plin. JEpist. I, 2, 3. — 7 Horat. Ars poet. 97; Epist. I,

» l*- T oll. 1\ , 114; cf. le Schol. Aristoph. Acharn. 589 : ).y,xy8iÇeiv, u.eï£ov 6oà'v

u Suid. Loc. cil. — 9 L,e texte des Anecd. Dekk. p. 50, 8, est explicite :

8 f °‘*0Tav T0'jô lüvTai ot œwvatrxotjvTeç xoYAov xt ©Geypia tîo'.eïv wentep et; 7kY|y.jQouç

réfuTTl’ " 3 ^ Par Krause, Angeiologie, p. 394, note 2, qui

fc'br ' ’^)0l*l4Se 11 Ussing [De nominib. vas. graec. p. 04); celui-ci pensait

nécessa' ^ Un 'lc*ui(l0 en s’échappant du goulot d'un vase, mais il serait

D’autre" C covr'8er *° texte, de mettre Ix 5o)xù6uv et de sous-entendre CSoij.

cograph!'ai ''Clronnc atlmel que l’étymologie de l.-^xuOo; donnée par quelques lexi-

élroil d ( 'i"CS’ 1ctxàÇElv, crcpare, clamare, désignerait les vases à col

contre , " ' '‘'lu'de s échappe avec murmure (Op. I. p. 397). 11 faut noter, par

qui a là voix 01,'ll0C^e’ Clté Pai’ Suidas, s. v. J.r,xu6«rtr,;, appelle de ee nom l’homme

qui se Irom t'l L' ^aiS sans <lou^e ** faut corriger par le mot {xax^osuvo;

temeutrélahli ^ ^cs^cl‘*us’ s- v ■ ‘um-fkiaim «. Dans Hesychius, le sens est correc-

qui sera inséré \ *’1 Sur tout ce sujet, je renvoie à un article

— Birnmr ° anS 'a ^evue des Études anciennes, 1900 ( Sur un vers d'Horace).

utsuiv. (iu jon j lonnei Observations sur les noms des vases grecs, p. 397

■ports» nr ' ^ 'a s^1-*0 <les Œuvres choisies ; Ussing, De nominibus

l-KGATlê lT/ P- 60 el suiv’ ^ Krause, Angeiologie, p. 393-400.

- 4 Oll. 3 u. ,:d' u’ 15‘21 ; H- 3, 205. — 2 n. 7, 381-415. — 3 Od. 9, 89. i

10, 286 ; Od. 4, 314. — 6 II. 41, 139-141. - 7 Od. 9, 89 ; II. 9, 105-170. - 8 Un surveillant permanent de port, envoyé par un roi du Bosphore, porte cependant le titre de iujt.r6c.nr,? [Corp. inscr. gr. 2132 d). — 9 7, 9, 2. — l» Hell. 2, 4, t, 18 ;

3 j 3 4-2, 6, 9; 3, 1, 28. - 11 Suid. s. v. xfjoui; ; Poil. 8, 137. — Corp. “inscr. att. 37, 38, 47 ; Time. 1, 131, 1. - 13 Cf. Plut. Per. 30 (Périclès envoie un héraut à Mégare et à Sparte pour accuser les Mégariens). - 14 U n’emploie qu’une fois rcf£<rSuî (3, 58) et le verbe dérivé (5, 93). — !•> Xen. Hell. I, 4, 2; 2, 1, 7; 3, J, i ; 3, 2, 18 ; Diod. 11, 2, 6 ; 11, 5, 4 ; Arrian. Anab. 2, 14, 1, 3 ; Paus. 4, 35 4;’ 7, 25, 3; Corp. inscr. att. 2, 175 b. Mais on trouve aussi le mot (Xen. Hell. 3, 4, 11, 25; Ages. 1, 13; Arrian. Anab. 1, 4, 0; 1, 5, 2 ; 1, 28, 1) .

16 qqluc 2 0, 1 ; 4, 72, 1 ; 8, 40, 1 ; Xen. Hell. 3, 4, 3 ; Paus. 4, 20, 4; Plut.

Tinwl. 23 ; pàdyb. 4, 00, 1. - n C. i. gr. 2106. - 18 Le Ras, Voy. arcli. 5, 1530 a ; C i. ait. 2, 140 (restitution de Kochlcr) ; Thuc. 5, 82, 4, où Poland [De leyationibus Graec. publicis, p. 10-11) supprime avec raison, comme glose, le mot -£ff8euv; Arch. Zeit. 1875, p. 131, 1. 23.-19 Cauer, Del. 181,1. 102.-20 Aeschyl. Suppl. 728 ; Aristopli. Acharn. 93 ; Schol. ad II. 4, 394; Suid. I. c. 21 Herod. 3,

38 ; C. i. ait. i, 33 a, 40, 01 a ; 2, 15, 13 i, 17, 18, 19, 49, 50’, 31, 52, 52 c, 58, 64 60, 80, 87, 88-90, 98, 108, 109, 135 b, 104, 105, 191, 235, 238, 239, 251, 254, 286, 297, 300, 301, 311, 332, 366,415, 488, 552 ; 3, 39 a. —22 1, 20 , 82. —ïiC.i. ait. 3§(j 24 Voir la statistique dans Poland, Loc. cit. p. 15-19. — 2° C. i. gr 3595.

— 20 c. i. att. 2, 547 ; Le Bas, Loc. cit. 5, 04, 60, 65, 74, Cl, 07, 03, 81, 75, 76, 77,

81 82, 118 ; Bull, de corr. hell. 3, 292 ; Inscr. gr. Sept. I, 24 1 8. — 27 Dem. 18,

165 ; 19, 10, 273 ; 2, 1 ; 18, 79; Diod. 12, 4, 72 ; 16, 87 ; 14, 82 ; Aesch. 2, 18, 57,

132; Thucyd. 4, 118; 5, 22; 2, 7; 8, 54; 3, 86; Xen. Hell. 1, 5, 8 ; 2, 2, II ; Andoc. 3, 31 . Lys. 13, 8-9 ; Plut. Per. 17; Herod. 5, 73.- 28 C. i. att. 1,40, 1. 16;Thuc.

i’ 73; Xen. Hell. 4, 8, 12, 13; 7, I, 33 ; lier. 5, 90. — 29 Thuc. 3, 3 ; 3, 70.

— 30 Aesch. 3, 151 .

lions1 ; la demande de livraison de citoyens, d’orateurs2; la demande de faveurs à des souverains, suzerains des villes à l’époque macédonienne 3 * ; l'envoi de remerciements de toutes sortes et surtout d’honneurs, de dons honorifiques, soit à une ville, soit à quelques-uns de ses citoyens S soit à un roi. 11 est impossible d’énumérer toutes les causes d envoi de députés B. Nous laissons de côté, en renvoyant aux articles spéciaux, les fonctions particulières des députés chargés de prêter et de faire prêter serment [foedus, p. 1208], des députés envoyés comme juges et arbitres [epiiesis, p. 641-642], des députés qui représentent les villes dans les confédérations et les amphictyonies ! koinon, synedroi, hieromnemones, pylagoroi], des députés avocats municipaux [ekdikoi, syndikoi], des députés pour les affaires sacrées [theoroi]. Faisons seulement observer, pour cette dernière catégorie, qu’on peut confier à des Oewpo-', par supplément, une mission purement politique 6 *. Les députés chargés d’aller demander à une autre ville l’envoi d’arbitres s’appellent quelquefois 8ixat7TaY«Y01 1 .

L’envoi et la réception de députés sont une prérogative de l’État. Les généraux ont quelquefois en cette matière des pouvoirs très larges; il en a été ainsi quelquefois à Sparte8; quand les généraux n’ont pas ces pouvoirs, ils sont quelquefois eux-mêmes les députés 9. Les envoyés des souverains barbares sont moins estimés par les Grecs que ceux des villes grecques ; on les appelle simplement &yysloi ou oî t]xovteç 10, quoiqu’on leur applique parfois aussi les termes habituels 11 ; c’est surtout avec les rois et peuples barbares que les villes grecques échangent les marques dites (7Ûii.êoXa pour faire reconnaître réciproquement leurs députés12 [hospitium, p. 297], Théoriquement, les États autonomes ont seuls le droit d’envoyer et de recevoir des députés13 ; cependant, dans les confédérations de la dernière époque, chaque ville garde son droit1'", sauf chez les Aehéens où l’autorisation des pouvoirs fédéraux est nécessaire 15 [achaicum, aetolicum foedus]. Les Aehéens reconnaissent la suprématie d’Antigone en s’interdisant d’envoyer des députés sans son autorisation10 *. Les députés envoyés par une faction d’une ville sont désignés simplement par le mot v.yy eXgi ou par des périphrases11 ; cependant, à Athènes, à la chute des Trente, les députés des deux factions s’appellent -Trpéa-ëetç 18 C’est seulement à l’époque romaine que des villes grecques envoient des députés à un Romain, particulier 19 ; plus tard, on appelle abusivement Tcpéo-ëeiç les députés envoyés par une ville à un de ses généraux ou réciproquement20; il est naturel¬

1 Her. 5, 84; Dem. 19, 121; Thuc. 1, 135; Diod. 11, 55; 10, 22. — 2 Plut.

Hem. 25; Diod. 17, 15. — 3 Diod. 17, 15, 20, 45; 18, 00; Plut. Dem. 23;

Hemetr. 9; Arrian. Anab. 1, 10, 6; 1, 29, 5; Plut. Cat. maj. 22. — 4 Aescli.

3, 47, 242 ; C. i. ait. 2, 104, 311 ; Plut. Dcmetr. 13 ; Diod. 20, 46; Ditlcnberger,

Syll. 104, 160. — 0 Autres causes : Her. 9, G ; Tliuc. 1, 90 ; 2, 101 ; 5, 4, 01 ; 0,

6 ; Dem. 1, 2; 19, 306; Aescli. 3, 100; Diod. 11,43; 15, 28; 16,54; Plut.

Ages. 24; et les inscriptions qu’on va citer. — 6 Bull, de corr. hell. 4, 472

B; C. i. att. 2, 592; C. i. (jr. 2070. — 7 Inscr. Gr. Sept. I, n“ 4130; lnscr. cjr.

Insul. III, 172. — 8 Thuc. 8, 5, 3. — 9 Thuc. 4, 15, 2 ; 3, 28, 1 ; Xen. Dell. 2,

2, H, 12, 17; 5, 3, 23. — 10 Aescli. 2, 83; C. i. att. 2, 12, 6G b, fr. c, 80.

— 11 C. i. att. 2, of, 52, 235; Bhein. Mus. 33, p. 418. — 12 C. i. att. 2, 80.

— 13 C’est sans doute pour cette raison qu’Athènes appelle oî tjxovVî; les députés

de l ile de Julis révoltée (Dittenherger, Syll. 79, 1. 51-50). — 14 Polyb. 23, 1, 10.

— 15 Polyb. 2, 48; Paus. 7, 9, 3 ; 7, 12, 2; 7, 11, 1. — IG Plut. Arat. 45.

— 17 Aescli. 2, 142-143. — 1» Thuc. 8, 71, 3; 8, 89, 2, 92, 2; Xen. Hell. 2, 4, 28,

35. D’après Poland, Aoc. cit. p. 30, il faut supprimer, connue étant une glose, le mol

tzoïitôi'.i; dans Thuc. 8, 53, 1; 8, 77 ; S, 80, 1 ; 8, 89, 1, et peut-être 8, 90, 1.

— 19 Plut. Cio. 32. — 20 Diod. 13, 5, 4; 14, 9, 4; 14, 12, 4; Aesch. 2, 109.

— 21 Dem. 19, 120 ; Thuc. 5, 60, 1 et G ; Aesch. 3. 250 ; Xen. Hell. 5, 3, 11.

— 22 Thuc. 5, 43, 3 ; 8, 47, 2 ; 8, 48, 1 ; Plut. Arat. 11 ; Xen. Hell. 6, 1,2; lier.

8.25. — 23 c. i. lat. 1, n" 203. — 24 Exemples : Frankel, lnschr. v, Pergam

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lement interdit aux particuliers, sous les peines les i graves, d’envoyer des députés 21 ; cependant, des hoim 'S politiques puissants ont souvent pu traiter avec une a'a^ ville, sans avoir de mandat spécial, mais à leurs risqu ; et, périls22 ; Rome a accordé à quelques Grecs le privila d’envoyer des députés à Rome pour leurs affaires23^ l’époque romaine, des corporations ont souvent envoyé des députés soit aux magistrats romains, soit à l’empereur21

En temps de guerre, les députés ne sont pas inviolable;, à moins qu’ils n’aient avec eux des hérauts ; s’ils n’en oui pas, ils peuvent être tués, emprisonnés 20 ; mais on épargne en général les députés d’une ville non ennemie quand ils se rendent auprès d’ennemis ; on se contente d’arrêter leur voyage 20. En temps de paix, on respecte les députés sauf quand ils se livrent à des intrigues ou à des machinations contre le pays qui les reçoit : en ce cas, ils peuvent être accusés et jugés27. Avant les déclarations de guerre on signifie aux députés d’avoir à partir dans un certain délai, le plus souvent le jour même28. Il ne manque pas d’exemples de députés maltraités en paix, ou même avec des hérauts, en guerre ; mais ces actes passent pour contraires au droit des gens29, sauf à l’égard d’une ville qu’une autre a mise hors la loi 30.

La fonction du député n’est pas une magistrature, mais un simple mandat, une ÈTnpsXeîa; aussi, à Athènes, au début, il n’y avait pas de nom propre pour la désigner31, Le député n’est chargé que d’une mission spéciale, temporaire, généralement dans une seule ville, rarement dans plusieurs32. Aussi il peut y avoir en même temps quelque part plusieurs députations d’une même ville13. C’est le décret, instituant les députés, qui indique leur mission, soit d’une manière très précise, soit dans des termes vagues, selon le cas3'"; elle est quelquefois résumée dans les réponses qui leur sont données35 ; les députés peuvent en outre agir, selon les circonstances,, au mieux des intérêts de leur ville, mais avec circonspection, car ils engagent leur responsabilité 30. Il leur est interdit sous les peines les plus graves, amendes énormes, mort, de recevoir des dons37. Leurs pouvoirs sont eu général très restreints et il en résulte que pour les affaires importantes l’accord final exige souvent l’échange de nombreuses députations 38. Aussi c’est seulement quand les principales conditions ont été fixées qu’on envoie, souvent sur la demande de l’une des parties contractantes39, des députés qui ont le pouvoir de conclure, de faire la convention définitive ; ils sont désignés par l’une das deux formules, tsao; e^ovrsç 40 ou atiToxpàxopeç41, I'0l‘l

274 ; Bull, de corr. hell. 1899, p. 1-50 ; II, 1. 13-15 ; III, 1. 1-2. — 23 Time. F '"l

1; 2, 07, 4; 7, 32, 2; 8, 86, 9; 5, 80, 1; Polyb. 21, 20, 8 ; Aescli. 2, '13; Ua>'P'

s. v. ’Ayvîa;. — 20 Thuc. 4, 50 ; Aman. Anab. 2, 15, 2 ; 3, 24, 4; 2, -L ^

— 27 Xen. Hell. 5, 4, 22; Diod. 11, 40, 2; Plut. Them. 19; Tliuc. I, !|L 1

— 28 Her. 7, 149 ; Dem. 15, 22 ; Tliuc. 2, 12, 2 ; Arrian. Anab. 7, 19, 2. — -11 f1'’1" 12, 3 ; Aesch. 2, 133 ; Plut. Ages. 10 ; Polyb. 39, 10, 1 ; 20, 10, 7 ; Diod. 16, U,»;

18, 48, 3 ; 19, 79, 1. — 30 Décret d’Athcnes contre Mégare (Plut. SüV. r

- 31 Andoc. 3, 0; Dem. 23, 122; Aesch. 2, 18; 3, 03, 100; C. i ■ att. h”-’

2, loi b, 197, 251, 311, 592, 17 A; 4, 22 a, 27 a, 40. — 32- Tliuc. 5, 4, 47; ”

108; Plut. Per. 17; Xen. Hell. 0, 2, 2. — 33 Polyb. 28, 19, 3; 30, 5, 4. - 3>L'- ]

att. 2, 17, 1. 74; Aesch. 2, 104. — 35 C. i. gr. 2070, 3508 f, 2577 B, 364 >

Le Bas, Loc. cit. 5, 87; Bull, de corr. hell. 4, p. 32" ; 5, p. 157. -- 30 AesU'- -■

104; Thuc. 2. 07, 1 ; 5, 27, 2; cf. Hcr. 7, 161 et Thuc. 1, 72. — 37 Dem. L' ’

7, 31, 137, 279 ; Xen. Hell. 7, 1, 38 ; Plut. Pelop. 30 (condamnation à mort). I1'"

19, 273 (amende de 50 talents). — 38 Xen. Hell. 5, 1, 32; 7, 1, 39. — 39 Aesc\.! 03; Arisloph. Lysist. 1009. — 40 Thuc. 4, 118, 10 ; Corp. inscr. ait. L -i’0, ^ ^ C’est le sens habituel de tüo; (Polyb. 21, 39, G; Andoc. 3,41; Dem. IL 1 ^

— 41 Thuc. 5, 45, 1-48 ; Xen. Hell. 2, 2,17; 5, 3, 20 ; 7, 1, 1 ; Arisloph. Av. ] Lysist. 1010; Andoc. 3, 0, 33, 34, 39 ; Polyb. 24, 9,9; Diod. Il, 24,4;

Plut. Phoc. 26 ; Arrian. Anab. 1, 26, 2 ; 0, 14, 1 ; Dionys. 3, 59 ; 0, 71 ■ 1 1 " lnschr. v, Pergam, n° 5, 5; Schol. ad. Thuc. 4, 118, 10.

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I, ■ est incontestable. Les députés ainsi désignés ont Pouvoir déterminé, plus ou moins large 1 ; s’ils ne im j sl.nt pas, ils peuvent être remplacés par d’autres, " "'hirïe même titre2 ; ils peuvent naturellement, après p!r ,'rl prêter ou recevoir de suite le serment3. Du reste, Autorité des députés, surtout de ceux qu’envoyaient les Jri, est toujours allée en diminuant; ils ont été de plus en plus liés par le texte de la pièce officielle qui établisgait leur mission, (décret du peuple), ou, en

général, ypWaTa 4- Dès r<:‘Poclue ancienne, les députés emportent avec eux cette pièce qui leur sert de lettre de crédit auprès des magistrats de 1 autre État et qui prend une importance de plus en plus considérable; à l’époque postérieure, la réponse mentionne le décret et les députés 6 ; on félicite les députés de s’être exactement conformés dans leurs discours aux termes du décret 7. Les rois de Perse les premiers ont envoyé aux Grecs des lettres scellées 8 ; les autres rois et tyrans envoient à la fois des lettres et des députés 9 ; on sait quelle importance avaient les lettres de Philippe de Macédoine aux villes grecques et surtout à Athènes10.

Les villes imitèrent cet usage royal et rédigèrent souvent leurs réponses ou leurs envois sous forme de lettres11. Les messagers de l’époque primitive furent remplacés par des ypaup-aToa/opcu 12, fhêXtocpôpoi 13, qui se distinguèrent théoriquement des députés u, quoique ceux-ci ne fussent plus guère, surtout pour les députations aux empereurs romains ls, que de simples porteurs de lettres.

Les députés ne sont jamais tirés au sort, mais élus ou choisis; la procédure est naturellement conforme à la constitution de chaque peuple ; en règle générale, le sénat exerce, ici comme ailleurs, son rôle probouleumatique [boulé], à Athènes, les députés sont élus par le peuple10, parmi tous les Athéniens 17 ; cependant, quelquefois, par délégation spéciale, le sénat choisit une partie des députés 18 et même toute la députation19, ou remplace un député Les candidats se présentent eux-mêmes ou sont recommandés par des citoyens21. On prend souvent les mêmes députés pour plusieurs ambassades relatives au même sujet -L Les citoyens frappés d’atimie sont exclus 23 ; dans la période macédonienne et plus tard, on a pris parfois des étrangers21. On a prétendu à tort23 que l’auteur un décret instituant une députation ne pouvait pas primdh omcnt être élu député ; en tout cas, cette règle aurait

— 2 Ti ’ ll0't G'1110, b *18, 10; Lys. 13,9), largo (Corp. inscr. ait. 1, 40), 10 ’ ^ndoc' 3, 39. — 3 Xen. Bell. 5, 3, 26 ; Arisloph. Lysist. 1183, 10 27S m[ ] Ml,‘i;Al,doc; 3>35; Àesch. 2,l°i. — B Poil. 8, 9G ; Andoc. 3, 35;Dcm, 251 • nùn i '' "paii des ln8cril’ti0“ citées. — 0 Le Bas, Loc. cit. 5, 64, 63,07, 70-80. 552 J. ».!,/' cou'-hel1- 383 ; 0, 171; Ditlcnbergcr, Syll. 166. — 7 C.i. ait. 2,

7, p ■);, '9 C°" ' heJl; °> 383. — 8 Thuc. 4, 30, 2; Xen. Bell. 3, 1. 30:

p. oo-oi -ni' ’’ <J> ' ~~ 3137, 3605 > Le Bas, Loc. cit. 5, 88 ; Atli. Miltheil. 7

07, 08 o, 75, ! 12 p ' *' a' ' 'jj7> 2060 1 Le Bas, Loc. cit. 5, 00, 61,02,64

25, â- 27 , , aus' l3, 1 ’ Pyrrh. 10 ; Demetr. 22; Polyb. 4,9, 9 ; 19.

‘9> 100, 3 ; 20 18 . D»?d', 21’ *' li,28> 8; 14’ 10,.2; l9> «, • 1 1», 13,5;

Aristot. Ath.pol 4-i jr' 7'.‘* Polyb‘ 27’ *> 3 '> Diod. i», 13, S; Plut. Dio. 26 d'aljard l’exnrpss 7, ' ’ •' ' c- *•#<’. 3838 ; Iloss. Inscr. ined. 129, 312. — 16 On trouve

(«• 2, (C- " aLL 1»27“-; 2, 12; 4, 7 ô, fr. 6, L 10), puis

| b Arrian. t" m f ‘ ~ J , 22 <l ; 2, 06, 231, 311,392, 393; Aude

déroiia comme anflm !■ ’ 18 a^‘ b 7 b L’. b , 1. 10. — 19 Nous con

~ 20 Dem. (o "[Uocclle Partie des décrets qu'il y a dans Dem. 18,

; Andoc consi

'20 Dem. 19 Uj[l'7 CClte l,tu't‘e des décrets qu'il y a dans Dem. 18, 161

39i Aesch. 2! [V b 81 1 Xcn. Bell. 2, 2, 16; Lys. 13, 9; Diod. H

- -Uem. 19, 121, 163-105; Time. S, 19-24. — 23 Aesch

L 19 • TV , ’ ~~ - Dem. 19,

’ Diod. 18 IR- a 1 ,

T 2o Heyso De Ip, 3‘ 24 DDit. Phoc. 27; Cic. De orat. 2, 15:

f46; C.'i, att. 2 ,ia [ P- 24, d'après Plut. Arist. 10. —26 Thu<

Procédure à Lampsacme fDi’t,70 ,(378/7)l “ 27 Po"‘ 8* 88 i Dcm‘ l9’ lu- Môm

81 189 1 Dem. 19 :J38. J. ltteul)ei'ger, Syll. 200, L 10). — 28 Aesch. 2, 23; 2, 113 l0t ■ 10, 83; 18, 10. — 29 Schol. Aesch. 2, 94; Dem. 1!

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disparu de bonne heure26. Le député élu, qui ne peut pas ou ne veut pas partir, doit immédiatement se récuser, devant le peuple, par le serment dit ê^wjxoffta27. Avant leur départ, les députés subissent sans doute devant les héliastes une dokimasie qui porte sur leurs qualités civiques et morales. On les a choisis autant que possible dignes de confiance et surtout orateurs28. C’est le sénat qui veille au départ des députés ; pour les voyages maritimes, l’État leur fournit un navire29. Leurs noms sont inscrits sur le décret, au moins à partir du ive siècle av. J.-C. 30. Nous trouvons à peu près les mêmes pratiques dans les autres villes, le rôle préliminaire du sénat, le choix par le peuple, parmi tous les citoyens81. En beaucoup d’endroits, les magistrats ont un plus grand rôle qu’à Athènes; à Sparte, ce sont les éphores32, à Rhodes, les prytanes qui choisissent les députés33 ; ils sont pris quelquefois dans le sénat ou parmi les magistrats34; à Sparte, ce sont souvent les rois33; à Rhodes, le navarque est de droit député 3G; les rois choisissent souvent leurs parents, seuls ou avec d’autres députés3' ; les Achéens et les Etoliens leur stratège ou d’autres magistrats 38. Partout on choisit les personnes qui peuvent être agréables à l’autre partie 39, et particulièrement ses proxènes; l’emploi des proxènes en pareille matière a été extrêmement frétaient 40 et encore à l’époque romaine on trouve quantité de proxènes parmi les ambassadeurs envoyés par les villes grecques aux commissaires, aux généraux ou au sénat de Rome41. Primitivement, comme l’indique le mot irp écrSetç, les députés étaient pris parmi les gens âgés ; et pendant longtemps il fallut pour cette fonction à Athènes42 et à Chalcis43 l’àge de cinquante ans.

En règle générale, on choisit plusieurs députés ; c’est seulement à l’époque de la décadence que souvent on n’en prend qu’un seul, comme à l’époque primitive. A Sparte, il y en a généralement trois 44, rarement deux ou quatre43; le roi est tout seul46 ; auprès du roi des Perses, Sparte envoie souvent un seul député, mais qui a une importance particulière 47 ;plus tard et à l’époque romaine, il y a des chiffres variables48. A Athènes, le nombre des députés varie selon l’importance des affaires ; mais les chiffres usuels sont surtout ceux qu’on trouve aussi dans les mandats analogues, c'est-à-dire trois 49 , cinq50 et dix51. On trouve aussi le chiffre de cinq dans les ambassades des clérouquies32. On a des exemples de beaucoup d’autres

134; Thuc. 8, 86.- 30 C. i. ail. 2, 17, 546.— 3i C. i. gr. 1837 b, 2334, 2166, 3395, 3640, 3137, 2270 ; Le Bas, Loc. cit. 5, 87, 281 ; C. i. insul. II, 42, 509. — 32 Voir l’article ephokoi, p. 652, col. 2. — 33 Polyb. 29, 10,1-4. — 34 Duchesne et Bayet, Mission au mont Atlios , p. 80, u° 127; Ditteuberger, Syll. 171, 1. 15. — 33 Aristot. Pol. 2, 9, 1271 n; Xen. Ages. 2, 25. — 30 Polyb. 33, 1 3, 3. — 37 Diod. 14, 02, 1 ; 21, 13; Polyb. 30, 1, 1 ; 32, 3, 2; 33, 28, 1 ; 33, 18, 1 ; C. i. ait. 2, 66 b, 173 6; Bull, de corr. hell. 4, 48, 1. 6. —38 Pans. 7, 14, 2; Polyb. 18, 1, 4; 20, 10, 1 ; 21, 25, 11.

— 39 Thuc. 5, 40, 3-5, 44, 3; Xeu. Bell. 6, 5, 4; Arrian. Anab. 1, 10, 3. — 40 Xen. Bell. 0, 3, 3-5; Anab. 5,. 4, 26; Aesch. 2, 141*143 ; 3, 138; Thuc. 3, 52; 5, 43, 59, 70; G, 89 ; Plut. Alcib. 14; lier. 8, 136 ; Arisloph. Av. 1021 ; Curtius, Anec. Delpli. 68-69. Voir Monceaux, Les proxénics grecques , p. 1 8-19. — 41 Liv. 23, 7,11; 35, 38,

1 ; 35, 46, 9; Polyb. 23, 3; 30, 4; Wcscher-Foucart, Inscr. Delph. n° 18, 1, 122,

2 3 0. — 42 Plut. Per. 17; C. i. ait. 1, 40, 1. 17. — 43 Heraelid. Pont. p. 222 (éd. Didot, t. 11). — 44 Thuc. 1, 139, 3; 2, 07, 1 ; 4, 119, 2; 5, 21, 1; 5, 42, 1; 5, 44, 3; Xen. Bell. 3, 2, 0; 3, 4, 6 ; 5, 4, 22. — 43 Thuc. 5, 22, 2; Plut. Ages. 10 ; Arrian. Anab. 3, 24, 4; Curt. 3, 13, 13. — 46 Xen. Hell, 0. 5, 4. — 47 Xeu. Bell. 4, 8, 12 ; 7, 1, 33 ; Plut. Ages. 23; Diod. Il, 110, 2 ; Arrian. Anab. 2, 15, 2.

— 48 Plut. Demetr. 42 ; Polyb. 22, 15, 7 ; 4, 23, 4. — 40 piut. Aristid. 10 ; Thuc. 1, 93, 3; 5, 4, 1 ; 8, 86, 9 ; Dem. 24, 12 ; Diod. 18, 04, o; Curt. 3, 13, 13; Gell. 7, 14, 9 ; C. i. atl. 1, 40, 1. IG; 2, 17, 52 c, 251, 311 ; 4, 14 c. — 50 Xen. Bell. 1,

3, 13; Plut. Per. 17; C. i. att. 1, 52, fr. a; 2, 18, 19, 546 ; 88, 15; 4, 15 c, 22 a, fr. a et b, 59 b, 110 b. — 51 Andoc. 3, 6 ; Thuc. 8, 72, 1 ; Xeu. Bell. 2, 2, 17; Aesch. 2, 18, 98; Dem. 23, 172; 18, 178; Arrian. Anab. 1, 10, 3; C. i.atl. 2, 105,

4, 7, b. — 52 C. i att. 2, 592, 593.

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chiffres, de deux ' , de quatre 2, d’un chiffre compris entre seize et vingt 3; l’exemple de sept députés s’explique peut-être par une énumération incomplète *, ceux de onze et de douze par l’adjonction d’un ou de deux hommes politiques à une députation de dix 5 ; enfin, si dans beaucoup de cas les textes ne nomment qu’un député en laissant ses compagnons dans l’ombre G, il est certain qu il y a souvent des députations d’un seul membre 7. Pour les autres États, on peut distinguer la période avant Alexandre et celle après Alexandre ; avant Alexandre, on trouve les chiffres de deux8, trois9, quatre 10 et cinq11, un seul député dans plusieurs petits États 12, un nombre i ariable de la part de rois 1 3 ; l’assemblée des Grecs envoie quinze députés à Alexandre14. Après Alexandre, nous trouvons une variété encore plus considérable de chiffres ; il n y a aucune fixité ni de la part des villes ni de la part des rois. On a prétendu à tort10 que les villes grecques envoient toujours trois députés à Rome ; c’est un chiffre fréquent, mais il y en a d’autres. On a donc les chiffres suivants : un16, deux17, trois18, quatre19, cinq20, sept21, huit--, trente-3. La formule employée fréquemment par Polybe, o'. Tcept, avec un ou plusieurs noms propres, désigne toute la députation24.

Les députés touchent non pas un traitement, mais une simple indemnité: elle s’appelle généralement ItpôStov (au singulier ou au pluriel)25; on trouve aussi les expressions iropetov20, à Smyrne geôôoiov27, en Crète irpeiyqïa Ttoprpto 28 . A Athènes, cette indemnité a été payée jusqu’à une époque très tardive29, généralement par tète et par jour; a l’époque d’Aristophane, c’est deux ou trois drachmes par jour30, à l’époque de Démosthène environ neuf à dix oboles31 ; quelquefois il y a l’indication de la somme totale, fixée sans doute pour tout le voyage d’après le tarif de la journée32; quant au mode de paiement, il est vraisemblable qu’on payait l’indemnité à l’avance, comme 1 indiquent beaucoup de textes 33, quand on pouvait fixer approximativement la durée du voyage ; et qu’autrement on la payait au retour34; l’argent était remis par le trésorier du peuple sur les fonds destinés à ces sortes de dépenses 33. A Smyrne, il y a aussi un tarif de la journée et le peuple fixe immédiatement le nombre de jours, comme dans d’autres villes30; à Abdéra, il y a un budget spécial pour les députations 37.

A l’époque postérieure et surtout à l’époque romaine,

1 Xen. Bell. 7, i, 33; Allien. G, 229; Tliuc. 2, 07, 2. Les stratèges paraissent aussi envoyer deux députés (Aescli. 2, 134; Lys. 19, 19). — 2 Bull, de corr. helt. i 899, p. 1-50, I, 1. 7-8. — 3 C. i. att. 2, 88. — 4 Xen. Hell. G, 3, 2, — 8 Tliuc.

8, 54, 2; 8. 90, 2. — 0 Plut. Nie. 10; Tliuc. 5, 4G, 2 ; Paus. 5, 21, 3; Plut. Dem. 23; Dem. 19, 162. — 7 Andoc. 3, 29; Arrian. Anab. 2, 15, 2; 3, 24, 2; Xen. Hell.

2, 2, 10; Plut. Demetr. 13; C. i. att. 4, 179 i, 1. 36. — 8 Argos (Time. 5, 40, 30 ; Xen. Bell. 1, 3, 13); Thèbes ( Corp . inscr. att. 2, 18 ; Plut. Artax. 22); Ampliipolis (Dem. 1,8); des villes du Péloponnèse (Tliuc. 4, 119, 2). — 9 Samos (Hcr. 9,90) ; Colophon (C. i. att. 2, 164); Leontiui ( lb . 4, 33 a) ; les Étoliens (Tliuc. 3, 100, 1).

— *0 Rhégion et Cliios (C. i. att. 1, 33; 2, 15). — 11 Byzance (C. i. att. 2, 19) ; Syracuse (Plut. Dio. 42). — 12 Egine (Plut. Tliem. 19); Epidaure (Tliuc. 4, 119, 2).

— 13 Plut. Dem. 18; Justin. 9, 4; C. i. att. 2, 15 b, add. n. — H Diod. 17, 48,

G ; Curt. 4, 5, 1 1. — lo Buettner-Wobst, De leyationibus reipublicae liberae temporibus Bornant missis, p. 19, réfuté par Poland, Loc. cit. p. 05. — 16 C. i. ait. 2, 253, 387 ; Frankel, Loc. cit. 224 A ; C. i. gr. 2485, 3137, 35GS ; Le Bas, Loc. cit. 5, 394, 409 ; Inscr. gr. Insul. 1, 48, 701; Collitz, Dialekt Inschr. 318, 215, 305; Diod. 21, 15; Polyb. 5, 102,4. — 17 Polyb. 23, 16, 5; 27, 1, 1; 2, 48, G; 10, 30, 7; 22, 5, 3;

28, 19, 5 ; 18, 52, 2 ; 30, 13, 4 ; 7, 2, 2 ; Bull, de corr. hell. 5, 157 ; 4, 48 ; 3, 400 ;

G, 364 ; 4, 352; 5, 383; Frankel, Loc, cit. 5; C. i. insul. II, 15; C. i. gr. 2557 B, 5491, 2058 A; Le Bas, Loc. cit. 5, 87, 195-198, 251. — 18 Dittenberger, Syll. 120,200 ; Collitz, Loc. cit. 345 ; Inscr. gr. Sept. I, 413; Le Bas, Loc. cit. 5, 193-198; C. i. gr. 2270, 3137 ; Polyb. 18, 34, 4 ; 23, 1,5. — 19 Dittenberger, Loc. cit. 171 ; Polvb. 29, 10,4.

— 20 Polyb. 21, G, 4. — 21 C. i. gr. 1837 b ; Bull, de corr. hell. 0, 171 ; Polyb.

13, 10, 9. — 22 Dittenberger, Syll. 209; Inscr. gr. Insul. II, 35. — 23 Députations des Crétois à Rome, — 24 33 , 8 , 6 ; 33, 9, 3. — 28 Aristoph. Acharn. 53;

ce sont presque partout les citoyens riches qui f0n, , frais des députations et en sont récompensés par ^ éloges et des honneurs publics 38.

ï a-t-il dans les députations un chef analogue au chef des théories? A l’époque ancienne, ce n’est pas la règle ],; 1 mot àpxtTrpstrêEUTijç n’apparaît qu’à l’époque d'Auguste* I dans Diodore et dans Strabon39. A Sparte, les formules J 7rspt tov osîva et ot p.£xà tou oeïvoî indiquent peut-être une supériorité d’un des députés 40 ; mais c’est seulement;)

1 époque de Polybe qu’il y a un véritable chef41. A Athènes la mention d’un seul des députés peut indiquer simple! ment son rôle général comme homme d’Ëtat ou son rôle I spécial dans l’ambassade42; mais cette mention accompagnée d un chiffre et du mot auxo;43, ou l’emploi delà I formule ol Txspi ou ot gsxx 44, de formules analogues, et I 1 énumération des autres députés suivie des mots [j-Exà. xoù ôstvoç 4o paraissent souvent exprimer l’autorité particulière ] d’un des députés40. Celui que les formules donnent I comme chef parle quelquefois seul ou le premier47. Plus lard, Polybe ne cite qu’une fois expressément un chef I d’une ambassade athénienne48. Dans les autres États, ] il semble y avoir eu aussi des chefs pour les I députés désignés par les mots ot p.£xà xoù oeïvoç, ot auu.- TrpÉaêEtç 49 ; c’est ce qu’indique aussi l’emploi d’autres formules et surtout du mot apyt7rpsc,ë£UT7]ç00. A l’époque pos- I térieure, la pauvreté des villes grecques a rendu déplus ] en plus nécessaire la nomination d’un chef des députations, surtout de celles qui allaient à Rome; elles se I déchargeaient de tous les frais sur un citoyen riche I qui en était récompensé par ce titre honorifique. J On a vu que dans l’état de guerre il fallait adjoindre I des hérauts à la députation ; à l’époque de la guerre I du Péloponnèse, on pouvait envoyer le héraut avec I les députés ol ; plus tard, il dut les précéder. Les I députés avaient quelquefois avec eux des scribes s2; I les àxoXou 0oi, que mentionne une fois Thucydide53, I paraissent avoir été des délégués de petites villes qui accompagnaient, comme cela se faisait souvent54, les députés des villes principales.

Nous arrivons à la gestion du mandat. En règle géné-1 1 raie, avant de comparaître devant le peuple, les députés remettent d’abord leurs lettres de créances à certains I magistrats ou à une délégation du sénat, analogue aux prytanes d’Athènes, ainsi à Iasos aux 7rpoffxàxat u5, à I

Dem. 19, 138, 31 1 ; Theophr. Car. 30 ; Le Bas, Loc. cit. 5, 395, 409; Bull, de corr. I hell. 5, 453; 303 B; C. i. gr. 3040, 3837 add.; C. i. att. 2, 15 *, add. n. 89, 108, I fe. c et b, 1. 24, 31 1, 360 ; 3, 37 ; 4, 179 b. A Alhènes, il y a toujours le pluriel, sauf I à C. i. ait. 2,251 (avec restitution probable). — 2G Elym.magn. 684,8. — & LÀ- I gr. 3137, 1. 31; Hesycli. s. h. v. — 28 C. i. gr.' 2556, I. 29. — 29Sous Coin- 1 mode (C. i. att. 3, 702). — 30 Aristoph. Acharn. 66, 602. — 31 D’après Dem. C1, I 158, et C. i. ait. 2, G4. — 32 C. i. att. 2, 108, 271, 15 i, add. n. 311; L 179 1 b, 1. 3G. — 33 Theophr. Car. 31 ; C. i. att. 2, 15 b, add. n. 108, 251, 311. — 0 I

att. 2, 89. L assertion des scholiastes qu’on fixait à 30 jours la durée de lad'l1" I talion est fausse. — 38 C. i. att. 2, 15 b, add. n. 89, 251, 300; Dittenbcrgtt, I Syll. 85. — 30 Dittenberger, Syll. 171, 1. 31 ; C. i. gr. 3640 ; Bull, de corr. hell . a, I 304 B. — 37 Bull, de corr. hell. 4,p.48. — -31 Le Bas, Loc. cit. 5, 395, 409,1-U-i7, I 2737; C. i. gr. 2099, 2721, 2780, 3495, 2271, 1625. — 39 Diod. 12)53, 2; 13. ,lJ’

2; 14, 23, 1; Slrab. 17, 796 c; cf. C. i. gr. 4347. - 40 Tliuc. 5, 21, 3; 5, U, l; I Xen. Bell. 3, 2, 8; cf. Diod. 13, 52, 2. — 41 Polyb. 4, 23, 5. - « Plut.*'"1- I 18, 23; Phoc. 26, 27; Tliuc. 7, 54, 2; 90, 2; Diod. 17, 15, 4. — «, Tliuc. 5, *• I

Xen. Hell. 2, 2, 17. — 44 Tliuc. 5, 46, 2 ; lier. 7, 151 ; Dem. 19, 331 ; Acscb.

174. — 45 Xen. Hell. 4, 8, 13. — 46 Sur la question des ambassades athénien111'5 Philippe, voir Poland, Loc. cit. p. 73-75. — 47 Xen. Hell. 2, 2, 22; 6, 3, 2; U111)' fl, 75, 4; cf. Aristoph. Av. 1587. — 48 28, 19, 4. — 49 C. i. att. 2, 58; Diu. L ' ’ I Aescli. 2, 143. — 80 Polyb. 28, 12, 4; Diod. 18, 42, 1; 28, 15, 2; 12, 2; W I

52, 2; 14, 25, 1 ; C. i. gr. 2905, 0, 1. 5 ; C. i. att. 4, 01 a; C. i. gr. 1837 b, I- ^ I Le Bas, Loc. cit. 5, 395, 399 ; Ditlenbergcr, Syll. 200. — Cl Time. I, 53, I- C. i. att. 4, 33 a; C. i. gr. 1837 b. — 53 4, 118, G. — 54 Tliuc. 2, 07, I ; AcsC ’

2, 97; Xen. Hell. 7, 1, 33. — 55 Le Bas, Loc. cit. 5, 281.

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’ Methymnaau irputcm;1, à Rhodes aux a p^ovteç en généra. puis, soit immédiatement, soit après quelques | j0Urs d’attente3, ils sont introduits, soit devant le sénat 4, ! comme à Athènes, soit devant certains magistrats, tels I que les éphores à Sparte e, les cosmes en Crète6, les | stratèges à Smyrne \ les xayot en Thessalie8. Les pouvoirs du sénat ou des magistrats à l’égard des députés varient selon les villes; ils sont plus considérables dans les États aristocratiques ; ainsi à Sparte les éphores trai- [ tent quelquefois seuls avec les députés 9 et peuvent les j congédier sans les présenter au peuple10; il en est de même à certaines époques à Argos11, à Marseille12, à Mantinée13, à Mélos14. Dans la ligue achéenne, les députés 1 vont d’abord devant le stratège qui convoque les démiurges et ces magistrats réunis avaient sans doute pleins pouvoirs aux époques où l’assemblée fédérale ne se trouvait pas réunie15. Dans la ligue étolienne, les députés traitent avec les stratèges et les à7roxÀY)Tot16. Nous . connaissons mieux la procédure suivie à Athènes. Les députés se rendent d’abord devant les prytanes qui les introduisent devant le sénat; ils remettent leurs lettres de créance et exposent leur mandat au sénat17 ; celui-ci doit , les introduire devant l’assemblée du peuple ; il n’a pas besoin pour cela d’une autorisation spéciale 18 ; mais il n’a pas le droit non plus de renvoyer une ambassade sans la présenter au peuple19; il peut louer les députés dans le décret probouleumatique 20 . La présentation des députés au peuple doit figurer sur le programme de l’assemblée,

■ elle est réservée en principe aux deux dernières séances ordinaires de chaque prytanie où le peuple doit traiter

I régulièrement trois affaires de ce genre (audition de I hérauts ou de députés) 21 ; mais quand le programme obli- • gatoire est épuisé, le peuple peut traiter d’autres affaires I u meme genre, non seulement dans ces deux séances mais même dans la première de la prytanie, dans la xuPfc

^X T'a -Devant ]e peuple, les députés exposent de nouu t ui mandat ,quelquefoisàplusieursreprises;onpeut

■ W XT' S f Uler; 11 y » “»« discussion, comme à If' . auPres des rois, puis dans toutes les villes !t ils

lab If" °" leur lil équité la réponse- ;

mit,:,, . ,fl généralement une preuve d'hos-

’ * lUt fois, il y a en outre une réponse orale 29 :

l \ac- dt- S. 281 ; C.7i.err^lfl7Pc01 30G77’p4’l h f 3 P°'yb' ~7’ 3' “ 4 Le

200. B „er 3 , 8 • - J c’ 3067 ; Polyb. 27, 4, 3; 29,11, 1 ; Dittenberger, Sy

> «'• - 7 c. 1, ;r313 , CU ‘ "f 771 Cf- 5' G2’ G3' GA 7Ù 73, 7

— 8 Hcr. t), 7 j | . y ' ' 8 C.ollitz, Loc. cit. 345, I. 2, 11, 2

(al 'ls les présentent au peuple 'V P°lyb' 4’ 343' ~ 10 Mais cn ëén *■*. 38; 3, 2, u - 6 , £Upla Tl,«<=- 1, 67, 3; 1, 119; Xcn. Hell. 2, 2, 4

ber^, Syll. 200. ’ J à Z ~ù „ ’ 7’ 1471 TI‘UC- 5- G1« '• - 12 Mlle

f - 13> 28, 7, 3: 38 10 2 P , ’ 5’ ^ ~ U Thuc' 5> 84- 3- - 15 Poly

8- "l Tl, uc. 5, 43. ph , ’ t PaUS- 7’ «• *■ - 16 Polyb. 21, S, 2. - 17 Roi

17 A; Aristot. Ath poZi^r A,’‘Stopl1- Eq' 007 ’ C • »• atL 2. 49, 51, S

AàTp; vU * l°rt d’api’ès Aesch 2’ V™ lk,'tel Studien’ 2’ P-

[■ \l; Phi. 1880, p, SOI. - 19 n ’ /o ' pas ce sens- Voir H°eck, John

' 'ques, le sénal renvoie le dé t'”i *’ J8' *>ar excePlion’ pendant les guerrt

^ ^ophon, où le sénat n’invite ^ <H- 9’ *> 1 11 X * - cas°obscn

I *90j[Hf0T„r«; (Aristot far V ’ 1 C-l-att • 2. 191, 238. On discul

•P ‘calton excellente de KelU/Z ' Y°'r ^ ‘B Sens conteslé do la W‘f«ovî Ï “. 117> «04, 238. iSf T°’ lm> P- l»«-202). - 23 C. i. att\ 5t ' l43;Dem. 18,136.23Ae„u , ’4,’ Plut’ Alcib- 1*1 Nie. 10; Aesch. 3, 72

L:1;79-1 (SpaUc). 2C Dent ' in' |P'“!ipPe): Curt- 4’ H’ 10 et 16 (Alexandre)

2g . ,, °’Dem. 7, 19 20- Tl, i’ * ; Plut- Arist. 10, pour Athènes. — 27 piu(

Sfcfi -% ï"' 5' «-••« •«> -

k CùV-n 1, j i .. C. 1,

, -• iu. — 31 c . . 7 •» -u* — 29 Plut. Arist. 10. — 30 TLi.p

Voir°p llell‘ 5- 383 ; LeBas / ’ 8’ ‘°8’ 109- 1 ,7’ IGL 23«. 323, 332, 532- B

- PT°bland- cü B V L°^ «V.. 73,70, 77, 78 ; Cor,, inicr.yr.l

TW- a,«iPolyb. i r*7 'l 5> 27' 2'28- '• - 33 Thuc. I 22,

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