n91 nI. T r • « Marm°- 15 Phn. L. c
ruin gênera non atlinct diccrc in tanta notitia ». ,G dans
Montault. Les marbres antiques de Rome sont classés Pal ^ ^ ^ giiimncr l’ordre topographique, commode pour l'étude sur place. — ^Uiodique et **s et Lepsius ont les premiers ouvert la voie pour un classement ^ jeurs j)r£, ont banni à peu près complètement les noms italiens, pp l,sasc ijécesseurs.
(Iicses inexactes. — 8 JBliimncr, III, p. 9 Hist. nat. XXXVI, 45 ; Curlius, Griech. Etym. 5, p p. 236; XII, p. 567; C. inscr. <jr. 2059, 2061, 2J34 b , 2782, 3902 b , 3935, 3936, 2053 b add., 2056 d, 3521 Inscr. Gr. sept. 412; cf. 2544. Voir les passages Jlhein. Mus., N. F. XV (1860), p. 85. — ‘2 Plin. et 16; IV, 4, 4; Lampr. Helag. 25, 9; Scrnpcr, Ber Stil . I-, P* Plin. XXXVI, 54 à 126. — 14 Plin. XXXVI, 54
MAR
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I question, c’est que la même localité conip1"!11'' des marbres très différents d’aspect,
oflrc qU|’,|^llltation, la profondeur de la couche, etc.; *uivanl: , '"jnême nom géographique a pu s’appliquer eta,nS1 aUxquelles on ne serait nullement tenté
à îles vai j„jne commune. En outre, cer-
U „ri )Uer ii î* t o f ,
“! arriéres exploitées par les anciens sont aujour-
Misées; quelques-unes même l’étaient déjà sous ll !"" j'J'.'on a reconnu , par exemple, à Chemtou (Tunisie)1 lbT Romains y avaient ouvert au né siècle de nouq .irm tiers à côté de ceux où ils avaient travaillé u(i |..( parce que ceux-ci ne donnaient plus rien ou redonnaient plus que des matériaux de mauvaise alité2; aussi s’est-on exposé parfois à de graves déceptions en reprenant de nos jours les recherches au at ofl ds les avaient abandonnées. En somme, si on {ail le compte des marbres dont nous pouvons déterminer avec certitude le nom antique et la provenance, on arrive à un total très réduit. Dans la liste qui suit, nous indiquons les marbres qui sont connus aujourd’hui, soit par des textes anciens, soit par les observations ont faites au lieu d’extraction les voyageurs, géoi graphes ou archéologues. Le lecteur désireux de se renseigner sur les autres voudra bien se reporter aux | ouvrages spéciaux ouest appliquée la première méthode.
Grèce et îles grecques3. — Si on prend le mot marbre dans le sens strictement scientifique que lui donnent les modernes, il résulte notamment des recher - ! ches de MM. Lepsius et Philippson que ce minéral se rencontre dans la plupart des îles de la mer Égée4 ; dans la Grèce continentale, la couche suit à peu près ladirection de la côte de l’est. Plusieurs provinces en sont totalement dépourvues, à savoir : la Béotie, la Messénie, l’Élide et l'Aehaïe. Certaines hypothèses se trouvent exclues par là même : elles reposent sur de fausses leçons, ou bien sur des textes qui ne peuvent s’entendre du marbre que par un abus de langage5. Ces restrictions faites, voici quelles sont les carrières sur lesquelles nous avons des documents certains, ou acceptables, ou douteux0 : j ËpiRu. Pays des Molosses. — Variété incertaine, mentionnée pour la première fois à l’époque byzantine1.
Thessalie. — Carrières à l’ouest deLarissa sur les bords du Pénée, près du village d’Alifaka, qui est probablement 1 ancienne Atrax. Marbre blanc, parfois gris ou jaune rosé*. Il ne faut pas oublier que la « pierre de Thessalie », °u « pierre d’Atrax » des auteurs de basse époque, est un porphyre vert [lapides] parfaitement connu 9.
1 *''US ',as 'cs mal’bres d'Afrique. — 2 Toutain, Assoc. franc, pour 1896 n ^ (^GS ^Cience8i Compte rendu de la 25° session (Carthage-Tunis), £. ; . ~ 3 secours utile nous est fourni par la géologie. Voir
G loi' lll°" Sc'ent*f‘ de Morée, Sect. des sciences physiques, t. II, 2° partie, CnVrA- ' aUS (*833); Neumann et Partsch, Physikal. Géographie von Un l>"' P- 209-220; surtout Alf. Philippson, Der Peloponnes, Ber-
gcol pi a'CC 'CS car*,es géol., I, IV; Thessalien und Epirus (1897), caries pe(Ç|,’n ’ 11 °l Vl • ^titrage zur Kenntniss der griecli. Inselwelt , dans les Uue bibliom - !l\t l"'dan9eny Ergiinz. Heft 134, Gotha (1901), cartes géol., pl. ni et iv. P e laponne $ ° comP*^° du sujet pour la Grèce entière se trouve dans Der Délos, |{|)(l j-’ * ^es sans marbre : Sciathos, Péparèthe, Icos, Gyaros,
ne S(>nt incn|la S-liph0S' ^I0S’ Amorgos, Mélos, Théra. Iles dont les marbres Antiparos s ,|0Ull<'s (*ans aucun texte ancien : Géos, Cythnos, Syros, Siphnos, Plin. xxiviC;rSa’ ^erac^a’ ^os’ Sicinos, Pholegandros. — 5 Ainsi dans divers, (Ma^ff> Mlo ne peut être qu’une mauvaise leçon. Calcaires
'A,,;.,. || c ' " Point des. marbres : presqu’île d’Aclé au Pirée, À î 3 o ;
(p. 1 1 1) p’ rJl> C,<’ U’ *17), Eleusis (p. 123) et autres parties de l’Atcl Vïrzeichn f.m° 110B en Eéotie Orcliomènc, Thespies, Tanagra p. 111 *W). — 6 | (. " -^i-243) et sur quelques points encore ( Verzeichn. (n°s 214- 1 lus> p. 9. — 7 Paul, Silent. Il, 131 ; cf. Philippson, Thcs-
Attique10. Pentélique. — Marbre blanc d’un grain très fin, tirant légèrement sur le jaune. Les carrières, situées dans le mont Pentélique à 1 i kilomètres au nord-est d'Athènes, ont été exploitées surtout à partir du v® siècle av. J.-C. 11 De là proviennent les matériaux avec lesquels ont été construits le Parthénon, l’Erechtheion, les Propylées, le Théseion, le temple de Zeus, etc.12 Parmi les monuments où ce marbre a été employé en dehors de l’Attique, on cite le temple d’Esculape à Gorlys, en Arcadie13. Domitien lit placer des colonnes de marbre pentélique au Capitole, dans le temple de Jupiter réédifié par ses soins14. Pourtant, c’est un de ceux dont on a trouvé le moins de fragments à Rome15; mais le fait s’explique aisément : les carrières du Pentélique, sous l’Empire, étaient du petit nombre de celles qui n appartenaient pas à l’empereur; nous savons qu’au 11e siècle elles étaient la propriété du fameux Hérode Atticus, qui y prit les matériaux nécessaires à ses propres constructions10. Ce marbre, très apprécié par les architectes, ne venait qu’après le marbre de Paros dans les préférences des sculpteurs étrangers à l’Attique; mais il ne faut pas oublier que Phidias et Praxitèle en ont tiré des chefsd’œuvre17. Vingt-cinq carrières creusées par les anciens ont été reconnues et sont encore visibles. sur le Pentélique; M. Lepsius estime à environ 400000 mètres cubes le volume des blocs qu’ils en ont extraits18.
//// mette. — Marbre blanc bleuâtre, sillonné de veines grises. Carrières sur le mont Hymette, à 11 kilomètres au sud-est d’Athènes19. Ce marbre est bien inférieur au précédent; cependant on l’a exporté aussi20. L. Licinius Crassus, consul en 95 av. J.-C., fit placer dans sa maison du Palatin des colonnes en marbre de l'Hymette21, et depuis, son exemple semble avoir été souvent imité à Rome 22 . Les carrières devaient faire partie du domaine impérial 23 . Quoique ce marbre convint beaucoup mieux aux travaux de l’architecte, les sculpteurs grecs nel’ontpointcomplètementdédaigné ; on y a taillé notam ment des monuments funéraires, des inscriptions, etc. 21
Laurion , montagne située à l’extrémité sud de l’Attique. — Carrières près de l'ancienne Thorikos. Marbre blanc veiné de jaune et de gris*3. On ne sait pas dans quelle partie de l’Attique on exploitait le marbre appelé cpeAÀcxxaç 26 .
Corinthe. — Pierre de couleurs variées21, «semblable à de la gomme ammoniaque ». 11 n’y a de marbre ni sur le territoire de Corinthe, ni en aucun point de l'isthme. Il faut donc supposer, ou que le texte de 1 auteur est cor-
salien u. Epirus, p. 256 cl pl. vu — « Lepsius, p. 37.-9 Lepsius, p. 39. 10 Lepsius, Géologie ron Attika, Berlin, 1893. — H Strab. IX, p. 399 ; cf, Xeu. De vectig. I, 4; T. Liv. XXXI, 26; Fiedler, Iteise durch Griechenland, I, 29, pl. i; Stackelberg, Vues pittoresques de la Grèce, pl. ■; Bursian, Geogr. von Griechenl. I, 253, n. 2 ; Welckcr, Tagebuch ci net- griecli. Iicise, 11, 122 ; Ross, Das Pentelikon bei Al lien und seine Marmorbrûclie, dans le Kunstblatt de 1837.
,2 Paus. I, 19, 6 ; Plat. Eryx, p. 394 E; Corp. inscr. att. IV, 1, 297 a et b ;
2, 834 A, col. Il, 97. — 13 Paus. VIII, 28, 1 ; cf. V, 10, 3. — 14 Plut. Poplic. 15. — la Bruzza, p. 163. — 18 Paus. I, 19, 6 ; VI, 21, 2; X, 32, l ; Philoslr. Vif. Soph. VI 5, p. 550; Eustath. I sm . amor. I, 6, 2; Schubart, Xeue Jahrb. f. Philol. XCI (1865), p. 487. — U Paus. V, 6, 6 ; VII, 23, 6 ; 25, 9 ; 26, 4 et 7 ; VIII, 30, 10 ; 47, 1 ; IX, 27, 3; Cic. Ad Att. I, 8, 2; Lucian. Jup. trag. 10 ; Atben. XIII, p. 591 B ; Anthol. Pal. VI, 317; Schubart, L. c. — Lepsius, p. 13 ; Id. Verzeichn. u«* 53- 94, 101-205; 332-343; 348-351; 363 ; 369; 378-379; 386. — 19 Bruzza, p. 163; Lepsius, p. 23.— 20 Peut-être est-il compris dans le témoignage de Xen .De vectig. I, 4. 21 Plin. XVII, 6 ; XXXVI, 7; cf. Val. Max. IX, 1, 4. — 22 Hor. Carm. II, 3, 23 Bruzza, L. c. — 24 Lepsius, Verzeichn. n“ 95-97, 206-216, 344- 347. — 26 Lepsius, p. 30. — 26 Hesych. s. u. ; Zeuob. V, 13, p. 121, Leutsch ; Clem. Alex. Prolrep. IV, 42, Pott ; Bliimner, p. 30, n. 4, 5, — 27 Isid. Orig. XVI,
I 5, 14; Bliimner, III, p. 50,
MAR
rompu, ou que le marbre expédié par Corinthe venait d'ailleurs, ou que ce n’était pas un marbre1.
Arcadie, chaîne du Parnon. — A deux ou trois heures au sud-est de Tégée; carrières anciennes près du village actuel de Doliana. Marbre blanc, qui présente des analogies avec celui du Pentélique, mais tirant légèrement sur le gris bleu. On s’en est servi pour les monuments de Jcgee, deMantinée et quelquefois pour ceux d’Olympie2.
J.acomk, vallée supérieure de l’Oenus, dans la chaîne du Parnon. —Marbre gris bleu, d’un grain un peu moins lin que celui de Doliana. Les carrières de Vamvaku situées à 20 kilomètres de Sparte, ont fourni des matériaux aux habitants de cette ville3.
Promontoire du Taenaron (cap Matapan), à la chapelle deSaint-Llie, au-dessus de Dimaristika. — Marbre rouge rouge antique), qu il faut se garder de confondre avec le porphyre vert du Taygèle et de Crocées [lapides’ dans les textes parfois ambigus des auteurs anciens4. Sous 1 Empire, on extrayait aussi au Taenaron un marbre noir, dont le gisement n a pas encore été retrouvé; peut-être n est-ce pas autre chose qu’un calcaire qui se voit au nord du port de Cisternaes5.
Tiiasos. — Marbre blanc qui, après avoir été très estimé à Rome à cause de sa rareté, y perdit beaucoup de son prix quand on l'y eut transporté par grandes quantités. Les carrières ont été reconnues en 1887 par M. Bent sur la côte méridionale6.
Eebée. Carystos, à la pointe sud de l'ile près du village d Aétos. Marbre blanc ou gris clair avec des ondulations de couleur verte. 11 ne semble pas que les Grecs en aient fait usage avant l’époque romaine; mais alors il fut en grande faveur 7. On se rappelle les colonnes apportées à Rome au temps de César par le fameux Mamurra8. De tous les marbres trouvés à l’Emporium, c'est de beaucoup celui dont il subsistait le plus grand nombre de blocs. Les inscriptions gravées à leur suriace nous font connaître le personnel employé aux lapicidmae Carystiae pour le compte des empereurs9. Avec ce marbre on faisait surtout des colonnes, des revêtements pour les murs, des dalles pour la décoration des parquets, etc. Il est tout à fait impropre à la sculpture.
Lesiîos. — Marbre noir 10. Pline en cite un autre dérouleur bleuâtre 11 .
Scyros. — Carrières au promontoire Oros, dans les baies de Tris Bukkaes et de Renes, et dans l’ile voisine
* t',liliPPsftn’ Peloponnes, p. 24-30 et carie géol. - 2 Lepsius. p. 31- Philippson, J'cloponnes, p. 161-104, fig. 24-27, carte géol. Il cl IV. - 3 ' Ibid. P- 31 ’ Pliilippson, p. 107; carte géol. IV. — 4 Slrab. VIII, p. 367 ; pij„. \V\W. l.': Henzen, Tenaro i i i marmi tenari, Bull. d. ht. di Rom. I8b7, p. 154 ; Grimm, Zeitschr. f. allgem. Erdkunde, Pi. F. XI, p. lu - Rursian Da * v»>gebirge Taenaron, Abhandl. d. Bayer. Alcad. I. Cl., VII Bd, III Abth
P; Ho 7“.î Ge°ffr- "' Gri';cl,enL P- i(|3 ; Blümner, p. 42 ; Lepsius, p. 36 et 1.9; Pliilippson, p. 175; cf. p. 215, 223, 225. - S P]in. XXXVI, 135- Cf. 158; Soit. Empir. Ptjrrh. hypot. I, 14, 130 (?) ; Blümner, L. c. ; Pliilippson’ P. 226, 230; carte géol. IV. - 6 Vitr. X, 7, 15; Son. Epüt. 86, G ; Stat. 677,1, 5’ 54: II, 1, 92; Plin. XXXVI, 44; Suel. Ner. 50 ; Plut. Cal. min. 11 ; Passio IV Coronat.p. 322 : Cousinéry. Voyage dans la Macédoine, II, 85 ; Conze, Reise auf
rfen /a.eln d. Mra*. Meeres, p. 24, 2#, 33; Bent dansl 'Athe, . . 1887, 2, p 123
“ ,:,-T,vU"- “l3’ 13: Po11- V». ln" : Eustatli. Im. . g, ; Slrab. IX,
T 5 34 itPV iâ : B>Z- p l00, “ ; MarL IX’ 75' 7 ’ Plin- ,V' «4 : sut. sur.
Or ’lXYIx’ „ 7 m "c ^ LuCa"' V’ 232 ; Sen' Troad- 846 ! Dio-Chrys.
Il '^4 t or N Capitol. Gord, an. 32; IsM. Orig. XVI, 5, ,5; Paul Silent.
r ’ yyi,8°; ln eccl- lom- nl- P- 633 D- ‘'ligne; Sid. Apoll. En. Il -, .
tara, XXII 1 40. Phn. XXXVI, 48. - 9 Bruzza, p. lio : Inscr. de Pan 130-
131, Legrand, Bull, de corr. hell 1880 n 519 r • , .
P- »19 ; C. viser, lat. VI, 8486 Sur les
carri res. v. Fiedler, 1 430-433 ; Bursian, II, 430-432 ; Lepsius, p. 41 ; Teller Ber
Z°Tk , n DMr- d- kai°- Akad- en wfen
Math. liât. Classe, XL (1880), p. 150 el la car[c )0 phj|ostr ^ ^ ^ g>
(le Y’alaksa ; on y voit encore des bine, employés. Brèche multicolore très •> ^ Prêts 4 <HPe d après Strabon », quoique e. k H rapportent soient en petit nombre13 ,? ^08 î»i A
déjà S0l,s Néron> et peut-être plus'tôf étaiJ empereurs14. ’ la propriété d J
Ciuos. — Marbre noir 15. Nous ne identique à un autre marbre exploité éïT* ^ S’i] estJ
9ue. r°" f «-"•■»« o®«nl ». «CrH
couleurs ; il est possible en effet que le ln 7 plu8i4» noir'6. L. Licinius Lucullus, consul en 7; â la mode à Rome un certain marbre noir H donna son nom17. Ce marnior Luculleum ’
Clnos? C’est assez douteux. Il semble bien '''na'Ul1 marbre uni ; alors il faudrait admettre qu’il y'-ivjt '"! ."n deux variétés, la première unie, la secon,lTa '°S veinée18. M. Teller a retrouvé des carrières ant ' °U ‘ cote orientale, à une demi-heure au nord de CastiTd : direction du village de Scariaes; elles donnent un n-Th gr-s bleu foncé, peut-être identique au marbre ! nÎ! dont il est question dans un texte19.
Axuros. - Marbre blanc tirant sur le gris ou le bien assez semblable à celui de l’Hymette. Vestige* din exploitation antique, dans la partie nord, près defLion Gisements sporadiques et en petit nombre, disséminé au milieu de la masse des micaschistes 20.
Ténos. — On y rencontre sur quelques points (Polemoi Campos, Livadas, etc.) un marbre blanc à grain fin quelquefois veiné de bleu, qui rappelle le précédent; i est aujourd hui 1 objet d’un commerce assez important11: mais il ne semble pas avoir joui dans l’antiquité de la même réputation que le serpentin, qui se rencontre en bien plus grande quantité dans cette île [lapides) 22.
Naxos. -■ Marbre gris clair avec des parties plus foncées, tout à fait dominant sur la côte de l’est23. Ce fut le Aaxien Byzès, qui le premier, au commencement du vic siècle, imagina de tailler en marbre des tuiles Pour couvrir les toits24. Dans les carrières de Comiaki, gît encore une statue colossale d'Apollon à peine ébauchée. Quelques-unes donnent un marbre à gros grain, d un blanc pur, assez semblable à celui de Paros28.
Paros. — Marbre d’une éclatante blancheur, d’un grain moins fin que le pentélique, mais se prêtant admirablement aux travaux du sculpteur, ce fut par excellence le marbre statuaire de l’antiquité grecque26; nous
11 Plin. XXXVI, 44 ; Isid. Orig. XVI, 5, 13; Conze, Reise auf d. Insel Lesltos, p. 48 ; Blümner, p. 45, note 2. — 12 Slrab. IX, p. 437 ; Blümner, p. 49, n. 8. — !3Ensl. ad Dion. Perieg. 521 ; cf. Plin. XXXI, 29; Stat. Âchill. II, 17. — H Bruzza, p. 151; fiedler, II, 7 i ; Bursian, II, 392 ; Pliilippson, Inselwelt, p. 116 el pl. ni- Figure ilanS; l Expetl. de lï/orée, L. c. II, 2, pl. vin. — to Tlieoplir. De lapid. 7. 1,1 1 lin.
XXXVI, 46; Bruzza, p. 143 ; Blümner, p. 46, n. 2. — 17 Plin. XXXVI, 49 (Maylioff)» Melo est certainement une mauvaise leçon (v. plus haut) quoique Isid. Orig. » I 5, 17, soit une faible autorité. — 18 Blümner, p. 45, n. 3. Voir encore Cic. De divin, j I, 13, 23; II, 21, .49 ; Strab. XIV, p. 645 ; Plin. V, 136. - ^ Teller, Geolotj. lirobachtungen auf der Insel Chios, Den/csc/ir. d. Alcad. d. Wiss. su W ien, Mal *- Classe XL (1880), p. 343 avec la pl. - 29 p,edler, II, 218 ; Pliilippson, lnselire^ p. 9 et pl. iv. — 2! Fiedler, II, 2i-3 ; Ross, Inselreisen , I, 15; Bursian, Il
— 22 Pliilippson, Inselwelt, p. 21 (pl. iv), assure même n’avoir pas conslaR l ' J1 ^ j
preuves évidentes que ce marbre ait été exploité à l’époque antique. ! 1'°^ ^ .
Bursian, II, 490-6 ; Pliilippson, Inselwelt , p. 73, 77, pl. iv. 4 fati*'. 7 ^
— 23 Lepsius, p. 52; Verzeichn. n. 255 ; Pliilippson, L. c. — 26 V "| J() |
132; Theocr. VI, 37 ; Antli. Pal. VI, 317 ; Virg. Georg. III, 34 ; Hor. (arm' j i>; Vitr. X, 7, 15; Strab. V, p. 224, 487; Petron. 126: Plin. Hist- nul. ^ ^
86; Quintil. Inst. or. II, 19, 3; Pans. I, 1 4, 7 ; 33, 2; 43, 5 : 7
25, G; C. inscr. ait . III, 487; Schubart, Neiæ Jahrb. f. Philo! ■ ‘ cn p. 488. Les qualités du Paros et son influence sur la statuaire ont (t ^ ^ ^ lumière par Stephani, Zeilschr. f. d. Alterth. Wiss. 1843, n° 73; ferto l'art , VI, p. 48-49.
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|hlS |iaut qu’on l’employa dès l’époque mycé- Ivbas v" |( (j‘ e, d’après une tradition rocti liée par la »i«”ne’ I1" )(l|.ne’ Mêlas de Chios passât pour l’avoir le ; Scopas, entre tous les artistes, arliculièrement fidèle2. Les gisements de marbre
iscience nloderne’ t
L, icrnnjen honneur*
|lul fllt.!,L lïne bonne partie de l’ile, principalement .u Pi,li',"||!S anciens, qui la mirent si longtemps à contri- Plu ’s.lllSVépuiser jamais, s’imaginaient que le marbre rrnuait au fur et à mesure dans les entrailles du 1'^ il ' l es couches les plus remarquables par leur pureté ®° tliouvent dans la partie nord, au pied du mont Mark prèg je parikia et de Saint-MénasL Les anciens Citaient surtout le marbre de Paros appelé Xu^vérqç, sans s'entendre sur le sens qu’ils attachaient à ce nom : uivant les uns, il rappellerait l’éclat exceptionnel du marbre de Paros; suivant les autres, il s’expliquerait par le fait que le travail d’extraction s’exécutait, non point dans des carrières à ciel ouvert, mais dans des galeries souterraines ou les ouvriers étaient éclairés par des lampes (Àû/voç)5. Cette seconde opinion, adoptée par Yarron et Pline, est très probablement la vraie °.
M. Lepsius a parcouru les galeries creusées par les anciens, qui portent aujourd’hui le nom de Grottes des nymphes, et il y a même reconnu de peliles cavités où les ouvriers suspendaient leurs lampes 7. La qualité appelée lapis lygdinus ne se rencontrait que sous la forme de blocs de petite dimension et par suite ne pouvait convenir que pour des plats, des cratères, etc. On n’a pas encore réussi à l’identifier8. Les carrières de Paros étaient comprises dans le domaine impérial. Nous voyons, par les numéros d’ordre inscrits sur des blocs trouvés à l’Emporium, qu’on en expédiait chaque année à Rome des quantités considérables9.
Sicinos. — Marbre bleuâtre employé dans l’ile même au temple d'Apollon Pytbien ; il est douteux qu’on l’ait
exporté 10.
Anapuk. — Marbre blanc à grain lin. Vestiges d’une exploitation antique11.
I Rhodes, — Marbre à veines jaune d’or12.
Asie. — Propontide, île de Prüconnèse (île de Marmarui. — Carrières sur la côte nord, près du village de alatia. Marbre blanc à veines noires 13. 11 doit être idenlique au marbre dit de Cyzique, ou encore marbre du osphorc, parce que les villes des côtes voisines s’en
servirent pour la construction de leurs monuments u. 11 fut même transporté d’assez bonne heure dans des villes beaucoup plus éloignées; ainsi on avait songé à l’employer dans le grand temple d'JÜphèse, terminé en 416 av. J.-C., et il fallut une circonstance toute fortuite pour qu’on y renonçât15. À Halicarnasse le palais de Mausole(morten .‘153) était entièrement décoré en marbre de Proconnèse 16. 11 ne semble pas avoir été aussi apprécié en Occident; du moins on n’a pas pu jusqu’à présent l’identifier d’une façon certaine avec les marbres qu’on y a recueillis. Pourtant on ne peut douter qu’il y en eût des spécimens à Rome 11 .
Bituynie. — Marbre noir18.
Troade. — Variété incertaine19.
Piirygie. Synnada (Tchifout-Kassaba). — Marbre blanc -à veines violettes. 11 porte aussi quelquefois le nom de Docimia, ville voisine de Synnada. Ce fut un de ceux dont les Romains firent le plus grand cas20. On admirait beaucoup les colonnes qui ornaient la Basilica Pauli i , au Forum, où elles furent érigées par un membre de la famille des Aemilii Paulli, probablement au temps d’Auguste, à la suite d’une restauration de l’édifice [forum, p. 1301] 21 . Le marbre de Synnada est très souvent cité dans les textes et il abonde à Rome ; Strabon raconte que de son temps, malgré la distance et la difficulté du transport, on l'y faisait venir par grandes masses22. C’est alors que furent mises en place les colonnes qui décorent l’intérieur du Panthéon2’. Hadrien en attribua cent vingt autres au temple d’Héra et de Zeus Panhellénique à Athènes21. Les carrières appartenaient aux empereurs25; elles étaient pour la contrée un sujet d’orgueil et y faisaient vivre beaucoup de gens; aussi les villes de Docimia et de Synnada ontelles représenté sur leurs monnaies (iig. 48 3 4) 26 la montagne, d’où elles tiraient leur richesse.
Hiérapolis (Tambouk-Kalessi). — Marbre veiné, sur lequel nous n’avons d’autre témoignage qu’un texte assez obscur de Strabon 27.
Lydie. Téos (Sivri-hissar). — Marbre multicolore 28, peut-être identique à un certain marbre appelé lydien par un auteur de basse époque, et qui était rouge avec des taches jaunes29.
Fig. 4834. — Monnaie de Svnuada.
J,Pgt" XXXV1’ 17 ; O^beck, Grieck. Plastik , 13, 66. — 2 Blümner, p. 33. Il ( p. 2- k 4 Yirg. Aen. VI, 471, et Serv. Ad h. I. ; Stepli. Byz. p. 192, Pltilinnc ’ Hall. d. Jst. di Rôma , 1861, p. 183; Fiedler, II, 183;
imi; TlV'dt: P< °3’ 68’ P1- lv- — 5 Ps. Plat. Fryx , p. 400 E ; Poil. VII, XXXYI 14. r’n Fab. 223; Ilesycli. s.v. Xuyvîaç. — 6 Varr. ap.Plin.
383;I*l]ili 01Slan’ Hi-uzza, p. 158. — 7 Lepsius, p. 45 ; Verzeichn. no
Pro'oem ■ H -s ' l nseh'eU’V-69- — *Anthol. Pal. Y, 13, ^8 ; VI, 206; Philoslr. Imag. S«n. ad J, , ' WïS°! : Üiod- 52 ! Anacr. 15, (28), 27 ; Mart. VI, 13. 3 ; 42, 21 ; P- 15*, 161 "g v93 ’ P1'n' XXXV1’f>2’ 158 i lsid- Orig. XVI, 5, 8. —9 Bruzza, XXII, Hft j.."V'enc01’eThemist 0r- Xl|fi P- 179a; Sidon. Apoll. Carm. XI, 17; Viep zeicha Goth. I, 22; Prudent, c. Symmach. 11,240; Lepsius,
Breslau, t8g3 __ i E. Dopp, Quaestiones de marmore Pario, diss.
1>I. iv. h Fj f'iedler, II, 1 oG ; Bursian, 11, 507 ; Pliilippson, Inselwelt, p. 88,
— Pün XXXVII j* ** ’ ^urs‘an' ù, 517 ; Pliilippson, Inselwelt, p. 107, pi. îv. triPlion de Spon v ' " ‘XoHS ne savons pas si la carrière était impériale. L'ins- ■A, n, 3 i;; g ' p. 268 = Muratori, 319, 7, est fausse : Bruzza, p. 154 et
"’iu. nr: ''s ’’ Geolog. Bau der Intel Bhodiis, Sitz. ber. d. Akad. d.
Nul. Siltnl „ NaL Classe, XCV1U I Kit
• Silcnt. H, ffert, Se,
I GO- 1 90 ; Auctor De
. (1890), p. 208. — 13 Slrab. XIII, p. 588; marmoribus, ap. Salmas. Exercit. Plin.p. 495 bc,
t, ùpcçinl/ hivi tüito, a|j. oduiius. ijxcilu. nui, ji. o oc,
151 i Marc|iiarii| nr‘e Von Westl- Kleinatien (1892), feuille II. - H pliu. V, ' Vitr, x. 7 'p ,,nd sein Gebiet , p. 34; Paul. Silcnl. I I, 250.
bi^otk „ ' 111 'Br. U, 8,10; Plin. XXX VI, 46; Memnon ap. Phot.
>W.B B°eckh,C. inscr.
IX, s», 9 . ’ U1CKII> L. viser, gr. I, p. 21 et n. 3268, 3282, 3311 ; Cod. h’Esculopç y, 1 ) ■''''*• Apoll. Ep. Il, 2 ; Zosim. II, 30. — 17 Colonne dans le ’ss. u Sanct. iy Coronat, Biidingcr, Untersuch. z. rôm. kais.
Gesch. 111, 337. — 18 Auct. De mannor. ap. Salmas, L. e. — *9 Sial. Silv. IV, 2, 27 ; Cod. Ilieod. IX, 28, 9. — 20 Tib. III, 3, 13 ; Hor. Carm. III, 1, 41 ; Slrab. IX, p. 437; XII, p. 577 ; Plin. Hist. nat. II, 2, 87; XXXV, 3; XXXVI, 102; Sial. Silo. I, 2, 148 ; Mart. VI, 42, 12 ; IX, 75, 8 ; Dio Chrys. Or. LXXIX. p. 604 M ; Juven. XIV, 307 ; Luc. Bipp. 6; Pans. 1, 18, 8, 9 ; Themist. Or. XII, p. 179 a; Capitol. Gordian. 32 ; Prudent. In Symm. Il, 248 ; Auson. Mosell. 48 ; Claudian. in Eutrop. Il, 272 ; Sidon. Apoll. Ep. 11,2; Carm. V, 37 ; XVI, 17 , XXII, 138 ; Poil. VU, 100 , Cod. Theod. XI, 28, 9; Grog. Nvz. Hom. III in Ecoles, p. 656 D, 657 B ; Stopli. Byz. s. v. Aôxt|Atov ; C. inscr. gr. 3148. — 21 Et non en 179 av. J.-C., date invraisemblable (Blümner, p. 53), Plin. XXXVI, 102. — 22 Slrab. XII, p. 577. — 23 Corsi Barbier de Monlaut, Pullen, op. cil. Panthéon. — 21 Pans. I, 18. —23 Bruzza, p. 155 ; 35 inscr. depuis l'an 69 ap. J.-C. Corp. inscr. lat. III, Suppl., 7005 à 7010 ; Ramsay. Mélanges de l'École de Borne , 1882, p. 294 à 301; Monceaux, Bull, de la Soc. des antiq. de France, 1900, p. 323. — 26 Eckhel, Doctr. numm. 111, p. 151 et 173 ; Friedlünder, Zeitschr. fùr Numism. VI (1870), p. 18 : la figure féminine représente la ville personnifiée ; Babelou, Inventaire de la collect. Waddington, n“’ 5914, 5948, 6525, 6526, pl. xvni, 14. Sur ces carrières voir encore Texier, Descr. de l’Asie Mineure, I, pl. lv; ('Asie Mineure ( Univers pittoresque), p. 429 ; Leake, Asia Minor, p. 36 et 54; Hamilton, Mesearclies in Asia Alinor, 1,41,11,178; G. Perrot, Ber. arch. 1876,1, p. 190; Athen. Miltlieil. XXII (1897), 28; Kiepert, Specialkarte von Kleinasien, feuille IX. Sur l’emploi de ce marbre dans la statuaire, Blümner, p. 53, n. 6. — 27 Stral). IX, p. 437. — 2S Dio Chrys. Or. LXXIX, p. 604 M; C. i. lat. 111, 419 (13 inscr., 163-166 ap. J.-C.) ; de Rossi, Bull, di arch. crist. 1868, p. 24 ; Le Bas, Inscr. 111, 53, n, 112. — 29 Paul, Sil. II, 216.
MAR
Ephese (Ajasolouk). — Marbre blanc. Découvert par hasard, suivant la légende, vers le commencement du 'i siècle av. J .-G., il servit à la construction du grand temple d’Artémis1. On l’exploitait encore sous l'Empire2; mais peut-être ne fut-il jamais exporté.
Alabanda (Arabi-hissar). — Marbre noir 3.
Carie. Iléraclée (Kapoukrou). — Marbre blanc4.
Mtlet (Palatia). — Marbre d'un rouge très foncé allant presque jusqu'au noir3.
lassos (Asynkaleh). — Marbre blanc et rouge, dont il n est pas fait mention avant l’époque byzantine6.
Mylasa (Milas). — Marbre blanc7.
I iiénicie. Sidon (Saïda). — Marbre blanc, avec lequel fut édifié le temple de Salomon 8. Il était connu des amateurs a Rome sous les Flaviens9.
Afrique. — Province proconsulaire, Zeugitane, monts de Djebba. — Marbre à nummulites10.
Ni jiidie. Similthus Chemtou). — Marbre jaune veiné de rouge jaune antique). Appelé par les anciens marbre de Numidie, il apparut à Rome pour la première fois au début du ue siècle av. J.-C. ; c’était à cette époque une rareté, dont trafiquaient les marchands carthaginois11; au temps de Sylla, on criait encore au scandale lorsque M. Lepidus en fit faire des seuils de porte pour sa maison Bientôt après on tira de Numidie des colonnes entières et des plaques de revêtement pour les murs. Après le meurtre de Jules César, le peuple éleva au forum en son honneur une colonne monolithe de près de vingt pieds, portant l'inscription : « Au père de la patrie13 Le second siècle paraît avoir été pour les carrières numides l’époque de la plus grande activité14; Hadrien les fit contribuer à la décoration de ses villas de Tibur et d Antium 1 ■ ; en une seule fois il donna vingt colonnes au gymnasede Smyrne 16 ; il en donnacentàcelui d’Athènes17. Sous Marc-Aurèle on ouvrit de nouveaux chantiers appelés de son nom lapicidinae Aurelianae 1S. Les Gordiens placèrent cinquantecolonnes de marbre numidique dans leur i ilia de Préneste 13 ; les habitants d'Ostie en reçurent cent de 1 empereur Tacite20. Enfin Justinien fit servir ce marbre à la décoration de Sainte-Sophie, à Constantinople21. Les carrières numidespeuvent compter parmi les plus importantes du domaine impérial. On lésa retrouvées récemment à Chemtou, dans la partie occidentale du territoire umsien, qui relevait autrefois de la Numidie, et elles ont même été remises en exploitation. Les traces encore visibles des travaux exécutés par les Romains, les nom-
1 Vilr. X, 7 (2), la ; Brunn, Griech. Künstler, II, 382. — 2 Vitr. L. c. 13. 3 PIjn.
XXX VI, 62. —4 Vilr. L.c. 15. — 6 Plin. L. c. — 6 Paul. Sil. II, 213. — 7 Strab. XIV ! p. 058 . — « z?ii/. III Reg. V , 12 ; Joseph. Ant. jud. VIII, 2-9. — 9 Slat. Silo. I, 519. (.arrière inconnue. On n’a signalé jusqu'à présent dans celte région qu'un calcaire commun : Renan, Mission de Phénicie, p. 97, 321, 342, 003, 832 à 825. 10 Ch. Tis¬
sot, Géogr. comparée de la province romaine d'Afrique , I, p. 201 . — tl Cal ap Fest. p. 242-17. - 12 Plin. XXXVI, 49. - 13 Suet. Caes. 85. Voir encore Hor. Carm. Il, 18, 4; Senec. Ep. 80,0; 115,8; Plin. V,22; Mari. VIII, 55, 8; IX, 5,
8; Stat. Silo. I, 5, 30; II, 2, 92. - H Juv. VII, 182; Luc. Hipp. 0. — 15 Bruzza,’ p. 150. - 10 Marm. Uxon. 21 ; Reines, cl. II, 08. — 17 paus. I, 18,9. — 18 Bruzza,’
L. c. — 1» Capitol. Gord, très, 32, 2. — 20 Vopisc. Tac. 10, 5. — 21 pau], gil II 218. Voir encore Isid. Orig. XVI, 5, 10; Solin. 20; Sid. Apoll. Ep. 11,2; Carm’.
' ’ 3; : XXII< 138 ; Grce- Ni*- P- 653 II, 056 C, Migne; Prud. in Symm. II, 247 ; C. i gr. Il, 3148. - 22 C. lat. VIII, 10589, Suppl. 14551, 14552, 14561 à 14000 (années 107 ap. J.-C. et s.); Ch. Tissot, Op. cit. I, p. 201 ; Cagnat, Archives des mis s, ans scient, et lut. 3* série, XI (1885), p. loi ; Héron de Villefosse, C. R. de l'Acad tr’-'J ’feS le‘lres’ ,8S8’ P- 303; Toulain, Mélanges de l'École de Rome,
’ P' . ^■Jranç.pourl avan, des sciences, C. R. de la 25' session (Cart'iîm ""îà. ,9-! > Monceau», Bull. de laSoc. des Antiquaires de France,
1.0 , p. 3-5. Mart. M, 42, 13; Stal. Silv. I, 2, 148; IV, 2, 27; Poil. VII 100; Sid. Apoll. XI, 17; Prud. in Symm. Il, 240. - 24 J. Tezier, Bull’, de là Soc. éoloy. de Avance, IV, p. 100; Fournel, Richesse minérale de l'Algérie, I, p. 34
MAR
breuses inscriptions tracées par l’admini i riale sur les blocs laissés en place nous permlf, '°n iniPé‘ sidérer cette identification comme certaine» , ldeconont quelquefois parlé aussi des marbres anciens
« libyques » ou «puniques.; tout poi Y™
ne sont pas distincts du marbre de Chemtou » qU ’ î
SxôSoppiov axpov (cap de Garde), au nord-es't d’n Regms (Boue). - Marbre blanc veiné de vri p, Ppo carrières qui datent de l’occupation romaine n
JJjcbd Felfcla , à l’ouest de Bône. — n grain fin « d'une beauté remarquable », statuaire. « A en juger par l’importance des exe vu' “ les carrières ont dû fournir des blocs énormes pT’ offrent tous les indices d’une longue exploitation» ,
Aïn-Smara, près de Sigus, un peu au sud de'ciJ (Constant i ne) **. - On y a découvert sept ..arrière! antiques. Elles offrent trois variétés différentes : un nnrbre d’un rouge vif, à zones concentriques multicolores! un autre du même rouge, mais bréchiforme; enfin J onyx jaune blond [alabaster] 27.
Italie. — Sicile. Tauromenium (Taormina). — Variété incertaine28.
Ëtrurie. Lima , près de Carrare. — Marbre blanc d’un grain fin, qui compte parmi les plus purs et les plus brillants. LesÉtrusques l’ont connu, mais ils .nosemblent pas en avoir fait grand usage29. Il fut introduit à Rome par Mamurra, vers l’an 48 av. J.-C. 30 ; il n'y a donc paru ] qu’après certains marbres de Grèce ou d’Afrique. Auguste fit construire le temple d’Apollon Palatin en blocs massifs de Luna31. Dès lors ce marbre devint l’objet d’un trafic important3-; on l’embarquait à Luna même sur des bateaux qui l’amenaientà Rome par la mer et par le Tibre tout comme les marbres d’Orient33. Déjà au icr siècle on l'expédiait dans d’autres villes que Rome, et même en Gaule34. La plus grande partie des sculptures italiennes d’époque romaine, que l’on conserve dans nos musées sont en marbre de Luna33. Il faut le considérer comme identique au marbre dit de Ligurie, Luna sel trouvant tout à fait à la limite de cette contrée 30.
Il y avait à Luna une autre carrière, d’où l’on extrayait un marbre veiné de couleur verdâtre. Nous n’en savons rien de plus 37.
Pisae (Pise). — Marbre blanc, un peu inférieur à celui de Luna, mais non sans valeur, que l’on exploite encore aujourd’hui ; les Étrusques y ont taillé des urnes tune-, raires, des sarcophages, etc. 38
Ch. Tissot, Op. cit. I, p. 201 ; Pouyanne, Richesses minérales de lAlyéi ii J8 j I
— 25 Ch. Tissol, Op. cit. I, p. 200. — 20 Sur cette localité, voir Covp. mser. J VIII, G033 à 0040. — 27 Le Blant, C. r. de l'Acad. des inscr. et belles ^
1894, p. 345; Gsell, Mélanges de. l'École de Rome, 1895, p. 339. ■
riére d’onyx a élé retrouvée récemment dans la Maurétanie Césarienne a 111 ^ i
sur la route de Portus Divin! (Oran) à Pomarium (Tlemcen), uu Moi , ; j| j
1895 par M. d’Aulerroches, sc voit au Musée du Louvre dans la saU: y UL ;0| ! .-n L, porte une inscription latine en lettres cursives, encore indéchiffui . .
Bull, de la Soc. des Antiq. de France, 1890, p. 284; cf. La Llan 221!;
dé Oran, p. 10. — 28 Atlien. V, p. 207 F. — 29 Müller, Die Etius . h ^ ^ jj Deunis-Meissner, Stüdte u. Begrâbn. Etruriens , p. 411, Blünincr,
— 30 plin. XXXVI, 14, 49, 135. — 3i Serv. ad Virg. Aen. VIII, ^ ',/ Bn|M)
IV, 2, 29; Juv. III, 257; Sil. liai. VIII, 480. - 33 Strab. V, P; ,'^corc C. >>«4 Fontes juris romani Ç (1893), p. 275. — 33 Bliimner, L. c. 4 °ii el ' (au«sc lat. VI, 8484, 8485 ; X, 6337 ; XI, 1350 (ans 16-22 ap. J.-C.), 6723. v^,„0r.
à rejeter, VI falsae, 4288*. — 3ii Juv. III, 257 ; Quintino, Deiniamu jgo et -l'K* délia R. Accad. di Torino, XXVII, p. 211; Bruzza, Annah, [[(1884),
marmi Lunesi, Dissert, délia pontif. Accad. rom. di archeol. st T' P, 227.
p. 389-448. — 37 Strab. V, p. 222. — 38 Strab. V, p. 223 ; Mü r’ inachevées «vec Dans l'ile de Capri (Campanie), deux colonnes de marine iou0 ■ l.aliuCi
1 • /’ • / Y r.ariK Maraues diverses *lal
marques, provenance incertaine: G. ?. G a, o»un.
11U\ XIV, -131 à 2133, 2G70, 2974, 3030.
MAR
MAR
tirer
« Aujourd’hui, dit Pline, on taille les Alpes mille espèces de marbres1. » Il y a là
Gaule-
I P0111' une hyperbole ; mais de ces nombreuses |Cerl''u'"l(|oiit le versant de la Gaule transalpine ne four- |V:I"' M ins doute qu’une partie, aucune ne nous est nh 'iM. le sujet a été jusqu’ici peu étudié par les
I archéologues J.
' I marbre noir de la Gaule, mentionné dans un texte 3, I enail peut-être de l’Aquitaine, comme d’autres qui ornaient vers la ün du ve siècle une église de Lyon | ,écrite par Sidoine Apollinaire4. On a relevé dans les Pyrénées les traces de plusieurs exploitations antiques 5 :
Saint-Béat (Haute-Garonne). — Marbre blanc, bon pour la statuaire, qui se rapproche des marbres de Paros et de Lima. Les carrières, largement mises à profit parles plus grands sculpteurs modernes, ont fourni dans l’antiquité la matière d'un très grand nombre de monuments, stèles votives, statues, bas-reliefs, etc., qui remplissent les musées du Sud-Ouest, depuis Toulouse jusqu’à Poitiers. On a calculé que les marbriers gallo-romains auraient extrait de la seule carrière de la Penne-Saint- Martin « près de G 000 mètres cubes de marbre, dont les blocs ne doivent pas avoir beaucoup perdu, grâce à la régularité de l'exploitation. La tranchée a -40 mètres de hauteur maximum, sur 20 mètres de profondeur et 12 mètres de largeur. Elle ressemble exactement au vide d’une tour carrée, dont un des murs latérauxseraitécroulé et laisserait voiries parois dénudées de l’intérieur6. » Marignac , à 2 kilomètresde Saint-Béat. — Brèche àfond jaune avec des marbrures blanches ou rousses1. Une inscription trouvée à Marignac nous fait connaître deux personnages, qui les premiers y avaient taillé des colonnes monolithes de vingt pieds de haut, et les avaient exportées; ce document doit dater à peu près du mp siècle8.
Barousse (Hautes-Pyrénées) . — Marbre blanc, dur, présentant des analogies avec le Luna, mais d’un travail difficile9.
Espagne. — Les principaux gîtes se rencontrent au sud de la péninsule ibérique, dans la Sierra Morena et la ueira Nevada. L’Andalousie, l’Estramadure (Espagne), Aeiniijo, Estremoz (Portugal), possèdent plusieurs ranierus importantes, signalées par les minéralogistes m° UnRsl°- N est probable qu’elles furent mises en
ftédonn’' ^ uY'. " " P'U ^hlcau général des marbres des Alpes françaises a
fc Franc? "i ' '*Ca' ^ ^lury’ ^ aPP°>'t sur l'état actuel des carrières de marbre 'sqoissc du su "l'^U !^tS m!ne*> VIII (1823), d'où Clarac, Op.cit. I, p. 184, a tiré une Posit. univers'1 V ■>*. ' l e^ris Par Colosse, Matériaux de construction de VEx- 221.- t sy'"1 Voir encore Bull, monum. 1840, p. 337. — 3 Paul. Sil. Il, Pyrénées »• j,| j)0^1 U. 10. — B Ch.-L. Frossard, Mém. sur les marbres des tresTolosane ,/ é*' 'S’ 1836 ’ c^‘ Joulin, Les établissements gallo-romains de Mar- — c Frossard' > P"sentes “ l'Acad. des inscr. et belles-lettres, XI, I (1901).
Frossard * Y V Cf' 'asseiu' et Garez, Carte gêol. de France (1885-80). |“î. Des morcca ' " 8 ’• L XIII, 38 ; Joulin, Z. c. — 9 Frossard, p. 15,
1,0 tU , on l été Iroiu aul 'U'^s en marbre de Campai) (Hautes-Pyrénées), Frossard, p. -29, ““Us beaucoup | S ! "IS 'a ®ar^10’ Bull, monum. 1837, p. 33S. D'autres rapproche- F,r Frossard, ,, \ " (°n|eu\ sont indiqués par Bunsen, Corsi, Pullen, etc. et aussi ^tollifères, Paris' ! ' 111 I‘ nclis et Dclaunay, Traité des gîtes minéraux et
l6'37. — p p||n ' X h P- 543 ; cf. la Carte géol. internat, de l’Europe, feuilles
i'°ii p. ’ 111 ’ XXXIII, 07-08. — 12 Fischer ap. Kirchlioff, Unser Wissen ',J|t Ssr.ô, Suml T\m3’ * ' I1- V 1 2-7 13. Sur celle localité, cf. C. i. I. II,
U 1132; cf. |a Cart "T 13 *■ L 'C43, — H Ibid. 1 131 et Ilübncr, ad h.
*(2l; à Villavicin .r? °l' *ntcrn,lL Z. c. Marbriers à Cadix, Corp. inscr. lat. Il, J’ 14h Sur colle i 0l.lu®ab> ; fabri subidiani à Cordouo, 2211. — IB Plin. vlUe- Kaipir, ,)e °Ca ,lé’ cf- C- «• I- Hl, 2075' à 2705. — 10 Plin. XXXII, 79; ' X'L 158. — i, p . tcam ■ XIII, p. 97 ; Diosc. De mat. med. V, 103 ; cf. Plin. n,XXllI,45;Ge “UmnX|I, ^'*n-XXXiI, 79. — 18 Coluin. L. c. ; Plin. XIV, I, " '"nnuori/,ils V L 18. — Bibliographie. Blas. Caryophilus, De anti-
urg, 1776 ; Mongoz ,1, 1 1+3 ’ FerI)er> Lettres minéralogiques sur l’Italie , Slras-
Im C t,onn- de l antiquité, de V Encyclopédie, arl. Marbre (1
valeur par les Phéniciens et les Romains et que Pline a spécialement en vue ces différentes parties de l'ancienne Bétique lorsqu'il parle, sans préciser davantage, des carrières d’Espagne11. Nous connaissons les suivantes :
Albanches , sur le versant nord de la Sierra Filabres, en Andalousie 12.
Pagus marmorarius (Alinaden de la Plata , dans la Sierra Morena, à l’ouest de Cordoue. — Carrières où l'on travaille encore aujourd’hui 13.
Italien (Santiponce), près Séville. — Des carrières impériales devaienL se trouver à peu de distance, car une inscription d’Italica mentionne un poste (statio) de scieurs de marbre, esclaves ou affranchis de l’empereur u.
Dalmatie. — Carrières à Tragurium (Trau, /Autriche), sur le bord de l’Adriatique16.
Le marbre jouait un certain rôle dans la pharmacie antique; on lui attribuait, comme à beaucoup d’autres minéraux [gemma, lapides], des vertus curatives; réduit en poudre, il entrait dans diverses compositions; ainsi on le mêlait à de la cendre de poisson calciné pour en former une pâte, que l’on croyait propre à guérir le mal de dents 1C.
On se servait de la poudre de marbre [fias ou farina marmoris)1 7 , comme on le pratique encore aujourd’hui dans le Midi, pour clarifier le moût, avec lequel on faisait le vin cuit appelé defrutum [vinum] 18. G. Lafaye.
MARMORARIUS1, marbrier. — Les mots grecs tj.af.uapâpiGç2, [j.apjj-apciupydç 3, (jtapjjuxpoTroiôç4', sont rares et de basse époque ; comme le marbre a longtemps été appelé Atôoç [marmor], l’ouvrier qui le travaillait était rangé au nombre des ktOoupYot ou Xtôoljôot5. Les Romains ont marqué plus nettement la distinction : le lapidarius façonne la pierre de taille [lapidarius] ; la tâche du marmorarius est d’un ordre plus relevé : c’est un ouvrier décorateur; il débite le marbre et le polit; s’il faut en faire des placages, il l’ajuste sur les murs; il fabrique des stèles, des piédestaux, des balustrades, des autels, des candélabres, des sièges, des tables, des fontaines, des baignoires, etc.; il les orne de moulures et de sujets6. L’édit de Dioclétien fixe le salaire du lapidarius à 50 deniers (1 fr. 85) par jour, plus la nourriture; le marmorarius doit en recevoir GO (2 fr. 20) ;. D’autre part, le marbrier ne doit pas être mis sur le même pied que le sculpteur [sculptor], mais il peut en certains cas s'en
Uggieri, Edifices antiques de Home, I, III, Matériaux dont se servaient les anciens, Rome, 1800; Hirt, dans Bottigcr, Amalthea, 1820, I, p. 225; Plalner-Bunsen, Beschreih. der Sladt Bom (1829), I, p. 335; Faustino Gorsi, Dette pietre antiche (2° éd. 1833); O. Millier, ffandbucli der Arcfuïol. (1833), §§ 268 et 309, 1 ;-de Clarac, Musée de sculpture antique et moderne, l (1841), p. 165; Belli, Calalogo délia collezione di pietre usate d. antichi per costruire ed adornare le loro fabbrxche, Roma, 1842; Krausc, arl. marmor, dans Pauly, Beat Encycl. d. Altertli. Wissensch. 1846; von Rcinnont, Bôm. Briefe, Leipzig, 1840, I, 65; Geschichte d. Stadt Bom , I, p. 335-354 (1867) ; Barbier de Monfault, Tableau raisonné des pierres et marbres antiques employés à la construction et décoration des monuments de Rome, Ballet, monumental , XXXV (1869), p. 837 ; Brnzza, Iscrizioni dei mariai grezzi, Annali d. lstituto archeolog. di Borna, 1870, p. 106; H, Bliimncr, Technologie und Terminologie der Gewerbe and Kilnste bei Grieclien und Bômem 111, 1884, p. 26; G. Richard Lepsius, Griecli. Mannorstudien, Abhamll. d. Alcad. d. Wissensch. zu Berlin, 1890; Marquardt-Mau, Vie privée des Domains, Irad. Henry II (1893), p. 263 ; H .GW. Pullen, Hundbook of ancient Roman marbles, Londres, 1894; Sittl, Arcbaeologic der Kunst, Munich, 1895, p. 290 el 712 ; H. S. Washington, The identification of tlie marbles used in greek sculpture, dans American Journa of Archaeology, 2e série, I. H, 1898, p. 1-18.
MARMORARIUS. 1 Vilruv. VI, G ; Son. Ep. LXXXYI1I, 18;XC, 15;Co</. Theod. XIII, 4, 2.-2 Corp. inscr. gr. 1107. — 3 Tzelz. Chil. IX, 131. — 4 Strab. X, 487 ; Gloss, gr. lat. s. r. — 6 Sur cette terminologie, voir Blümner, Technolog. d. Gewerbe u. Kilnste b. 1 1. Gr. u. Bôm. III, p. 3. — 6 r les divers ouvrages du marbrier, voir les exemples réunis dans Marquardt-Mau, Vie privée des Bom. Irad. Henry, I. II, p. 273, elles articles ara, bai.nki m, cancelli, caxdei.ahuvm, ross, i.abrom, beu.a, tabula, etc. — 7 Ed. Dioclet. éd. Blümner, VII, 5; ef. Corp. inscr. lat. XII, 3070.
MAR
rapprocher beaucoup. Nos musées renferment de beaux objets en marbre, ayant servi à des usages domestiques, qui sont sortis des mains de ces praticiens; comme il arrive encore dans les contrées méridionales, ils déployaient souvent plus de goût, d'invention et d'habileté qu’on n'en attendrait de simples artisans voués à un art industriel, et la ligne de démarcation qui les séparait du sculpteur était souvent franchie. Pour les Grecs, Phidias était aussi un XtQoupy&i;* 1 1 0,1 conçoit, à plus forte raison, que la différence se soit effacée encore davantage quand il n’y a plus eu de Phidias ni de Praxitèle2.
Pans 1 antiquité, comme de nos jours, les marbriers
tiraientune bonne partie de leurs ressources de la décoration des sépultures. Ils se chargeaient de graver les inscriptions, et surtout les épitaphes, comme en fait foi une enseigne trouvée à Rome (fi g.
4835). Pour attirer l’attention des passants, le marbrier a mis en tête le D(îs) M (anibus), la formule ordinaire par laquelle débutent les
épitaphes; on lit au-
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Fig. 4835. — Enseigne de marbrier.
dessous :« titulos scri-
bendos , vel si quid o pé ris mai"jnor\ari{i) opus fuerit , hic habes. Gravure d inscriptions, travaux de marbrerie en tout genre 3 ».
Parfois le marbrier signait son ouvrage, comme on le voit sur des monuments conservés jusqu’à nos jours 4 *.
Nous possé dons aussi le cippe funéraire d’un marbrier de Regium Lepidi (Reggio , Emilie) qui se distingue par la richesse des ornements dont il estchargé; la famille et peutêtre les ouvriers du dédigne de lui ; ils
Fig. 4836. — Marbrier.
font ont tenu à lui élever un tombeau
1 ArisloL Et b. Nicom. \ I, 7, p. M41 a, 10. — 2 Définition du marmorarius, voir
U. J afin, W andgem.d. Columbarium in il. Villa Panfili, Munich, 1857p. C ;=Abhand
d. Bayer. Akad. d. W, philos. Cl ., VIII, B. II, p. 231; Ber. d. süchs. Ges. d. Wiss.
plulol. Classe , 1861, p. 298. — 3 Cagnat, Cours d'épigr. lut. 3» éd. (1898), page de
l'Ire = C. 1. I. VI, 9550. Aulre enseigne, Ibid. X, 7296. — 4 C. i. I. II, 3222 ; III,
287 ; V, 7070; VIII, 2482; XII, 944, 33; Annal, d. Islit. di Borna, 1808, pF 137.
“ J ■ '• ' Xl’ 901 ■ Bas-relief inédit, à la villa Saint-Maurice, près Keggio.
- i- Uas-relicf au Musée du Vatican, 0. Jafin, Ber. d. Sachs. Ges., I. c., pl. vi, 3 ;Blii-
nmer, Op. al. III, p. 219, fig. 27; cf. p. 217-220. — 7 C. i. I. Il, 133 — 8 Ibid VI
6318, 8893,9102. - 9 /ê. X, 1549; cf. Hor. Carm. Il, 18, 17. - 10 lb. XII, 307û!
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ont représenté divers animaux, un groum. i sonnages, et plus bas les outils de lu „ 7 deux P^rniveau, une équerre et un fil ù n]m T*’ OSsi0n : un maillets6. Enfin on connaît toute une S<sri ' T* dp"x ments qui nous montrent ces artisans à V !.. m°nu' verra quelques-uns à l’article sculptura Cel'' ' ^ ’ °n °n duitla figure 4836 représente un marbrier' • vaillant en présence d’une dame, qui, à en coiffure, doit avoir vécu vers le temps des 11 **
l’ouvrier, tenant de la main gauche un ciseauT^ droite un marteau, termine un médaillon IclùiZ , femme, semblable à ceux qui ornent le devan i ' sarcophages0. 1 ^es
Les grandes maisons avaient des marbriers parmi le esclaves, comme elles avaient des ouvriers de tout aut ' genre, travaillant pour le compte du maître, soit qu’ü Z employât à ses propres constructions, soit qu’il vendit les produits de leur industrie ou qu’il louât leurs bras7 Naturellement les empereurs disposaient toujours de leurs marbriers particuliers, esclaves ou affranchis aussi bien dans les provinces qu’à Rome, pour les besoins de leurs palais et de leurs luxueuses bâtisses; nous en connaissons quelques-uns8. Il y avait des entrepreneurs qui se chargeaient, après avoir soumissionné, de tous les travaux de marbrerie à exécuter dans un édifice: tel un redemptor marmorarius , que mentionne une inscription de Naples9 ; tel encore probablement un personnage qui avait fourni les pierres et le marbre d’une basilique de Nîmes : exact or o péris basilicae marmorari(i) et lapidari(i)i0. Les marbriers11 formaient des corporations dans les villes où ils étaient assez nombreux pour en avoir les éléments12.
Une inscription nous a fait connaître un marmorarius subaedianus 13. D’autre part, on en a trouvé plusieurs qui mentionnent des subaediani ou des fabri subaediani'^ Mais nous sommes hors d’état de définir le sens de ce mot, et rien ne nous garantitque tous les fabri subaediani fussent des marbriers. L’opinion la plus vraisemblable est encore que ces ouvriers exécutaient les travaux nécessaires à l’aménagement intérieur du bâtiment, par, opposition avec ceux qui travaillaient en plein air, comme les maçons et les charpentiers ; le marbrier subaedianus serait donc particulièrement celui qui fabriquait et posait les placages de marbre pour la décoration des appartements; par cette spécialité, il se serait distingue notamment du marbrier qui sculptait les monuments funèbres. Il y avait des subaediani dans les provinces! comme à Rome; en certains endroits, ils étaient consti I tués en corporations16. Georges Lafaye.
MARRA. — Instrument d’agriculture et de jardinage, servant à enlever du sol les herbes et les racines mu j sibles, sarcloir. Pline1 dit qu’on l’emploie pour net In) pr la luzerne lorsqu’elle a trois ans, alors qu’on ne peut p l|s, en arrachant les plantes qui l’étouffent, dt*li un* • ■ ^
racines, qui ont poussé profondément. D’après Co »ni<
ou" y J fi 18 I b * j
- H Voir oncore Ib. II, 1043, 1131, 1132, 1724; VI, 9551 à 95w ; ^ VI,
3985, 7039; XIII, 916; XIV, 3560. - 12 Ibid. V, 7044; VI, 935°' .'x|| U1U.
7814. — H/6. Il, 2211; VI, 9558, 9559; VIII, 10 523; cf. 3743; X,» • . ’ j5;
— H Ibid. L. c. Voir, sur celle question, Bail. d. Istit. di <,.pengescli.
Bull. d. commiss. municip. di Borna, 1877, p. 255-258; Friodlan< ci ^ ut
Bonis, III», p. 23G ; Marquardt-Mau, Vie privée des Boni (lins, 1 a' gur ks ,
p. 273, n. 4; 381, n. 4; Blümner, Technol. Ilf, P- 185; «f- Wal'I^ü corporations professionnelles chez les Romains, Louvain, I®93 'latis eradere
MARRA, l ffist. nat. VIII, 43, 3.-2 Col. X, v. 72 ; “ Pem viseera marris » ; cf. Ibid. 89.
MAR
MAR
rapproche la marra du sarculum.
• d’un outil à fortes dents 2, comme notre
i r| large et avoir des dents entrant assez avant
dans la terre. Juvénal 1 h syril donc
11 9 . ajn) ct non du sarcloir en forme de ratissoire,
‘1°l" ' S(J sei,( aussi actuellement et à laquelle on a dont on • • «
aYé de l’assimiler, h. éaglio.
I cs — Dieu qui préside à la guerre, un des
Lands dieux du panthéon gréco-italique.
I g \iiiis chez LES Grecs. — Caractère et légendes. — ( Son type est fixé dès l’époque homérique et marqué en I traits" nets et forts. Le caractère qu’IIomère et les poètes suivants lui attribuent n’offre pas la complexité de ( uelqiies grandes divinités helléniques, comme Apollon ou Dionysos, et sa légende se réduit à quelques mythes sommaires et rares. La tradition commune fait de lui le (j|s je zeus et d’IIéra 1 ; il est ainsi frère d’Hébé et d’Ilitlivia; quelquefois aussi on lui donne Enyo pour mère2. C'est le dieu guerrier par excellence, et son nom est souvent pris comme synonyme de la guerre elle même 3. Il a péquipement des héros de l’épopée ; il a leur démarche et il combat comme eux, mais avec une violence qui ^appartient qu’à lui. Revêtu d’une armure d’airain xso;)4, la tête couverte du casque étincelant, à la crinière ondoyante (^puaeoirqXvi?, xopuôtxï!;, xopuôat'oXoç) B, il brandit la lance (èyy é<ntaXoç, ptvoTÔpoç) 6, et son bras est armé du bouclier de cuir (taXaupivo;) 1 . D’ordinaire, il combat à pied, brisant les chars, renversant les murailles (pfKjàpgaTOî, Tsi/effi7tX-qTY|î) 8 ; mais on le voit aussi monte sur un char attelé de deux ou quatre chevaux magnifiques que l'épopée a célébrés A Au physique, les épithètes qui lui sont appliquées indiquent une stature colossale 1 7rsX.tôptoç) 1 0 , la vigueur (oêpigo;, xap-rspoystp) H, la rapidité impétueuse (Oooç, Ocupo;, ôçuç) 12. 11 s’élance au combat emporté par une vraie folie belliqueuse (gatvo- ,u.evo;i 1 ', les yeux égarés u, poussant une clameur énorme (fiprqjtuo;) ls, altéré de sang et de carnage (gtocttpdvoi;,
ppoToXoïydç) "1, insatiable dans sa fureur rroç TroXégoio ) IT, indifférent d’ailleurs à la justice et ne reconnaissant aucune loi18. Dans X Iliade , on le trouve du côté des Troyens, bien qu’il eût promis à liera et à Athéna de seconder les Achéens19. Sa frénésie guerrière le rend odieux à Zeus lui-même, et parfois on le trouve en lutte contre sa propre mère 20 : c’est le plus détesté des immortels21.
Arès est fréquemment désigné sous le vocable d ’EvuxXto;. Déjà dans l’ Iliade ce nom est employé couramment, soit comme une épithète, soit même comme un équivalent d’^Ap-qç 22. On a cherché l’origine de cette appellation soit dans le nom de la déesse Enyo, qui est associée à la légende d’Arès 23, soit dans le cri de guerre àXaXq, àXaXâ, que poussaient les guerriers en allant au combat 2 *. Nous trouvons cette épithète jointe au nom d’Arès dans les actes officiels d’un certain nombre de villes: ainsi à Ilermione 2| et à Athènes, ou le serment des éphèbes invoque le dieu sous ce double vocable 26. En d’autres cités, c’est décidément Enyalios qui est le nom officiel de la divinité, à l’exclusion de celui d’Arès : ainsi à Sparte21, à Mégare 28, à Salamine 29, à Érythrae où nous trouvons mentionné un prêtre d’Envo et d’Enyaliôs *°. C’est seulement à une époque tardive, à ce qu'il semble, que quelques auteurs ont considéré Enyalios comme une personnalité distincte d'Arès et ont fait parfois de lui son fils 31 .
Autour d'Arès gravitent un certain nombre de divinités secondaires, qui personnifient comme lui la guerre et l’épouvante : telle est Enyo, l’analogue de la Bellone des Romains 32, et dont on fit plus tard la mère, la nourrice ou la fille d’Arès33 ; telle encore Eris, déesse de la Discorde, sœur et compagne du dieu31; tels ses fils Deimos et Phobos, la Crainte et l’Épouvante, qui attellent son char et l’accompagnent au
'O V\, IGG. 2 En fer : Ilcsycli. ixot^ov * mSigçoiïv.
MAlis. *//. V, 806; Hes. Theog. 921 sqq. ; Seliol. ad Aescli. Suppl. 823 ; Apollod 1 1 ’’ Wagner). Sur la tradition rapportée par Ovide seul, Fast. V, 251 sqq laquelle Junou est fécondée par une fleur, sans l’intervention de Jupiter, voi iOiioPéiici, Mon. de la Soc. des Antiq. de France , 1850, p. 105 et s. = Œuvres ' ’ **' * reller-Robert, Griech. Myth. I, p. 336, n. I ; Preller- Jordan, Roem
341,n*3; üsener» Mein. Mus. XXX, 216; Tümpel, in Pauly-Wissowa’
EUmC*1 S V' ^ ’ 652’ X’ 5* ~ 2 Scho1* 11 * V’ 333 î Corn. NaL Deor’ 21 Sa^ l 2. — 3 Le sens étymologique d’"Apy;ç (forme éolienne "Apeu;
cs|,iiir ' ,jG’ 91 ’ ^lcaeus, fr. 124, Bergk ; Ilerodian. II, p. 639 sq. éd. Lentz
des cl 11 1 C°mme CC^U* du nom de *a P^uPar^ des divinités. On trouvera la lisli ^XXlli TT ^r°l)0S^es Par *cs anc*Dns à l’art, cité de la Real Encycl. 660 WJ ■ , *n Lexikon , I, 478, se rallierait à l'une des deux étymo
ou (je Cornutus, L. c. : A ?r,ç dériverait de apw, af?w, tollere , tuer
jv?!. | rn a a»ssi rapproché le. sanscrit am, ennemi, et le gre<
Myth | 33? Cl* ^emer^un9e)h P- 45, etc.; cf. encore Preller-Robert, Griech
Spracheinheù «iu Gnindz^e rf* Or- Et'Jm- 5‘ éd* P- 540 î *ick
^"Asi-o* \ • * • A ce même nom d’’'Apr(; se rattachent peut-être les surnoms
28, 5; \\ 80,1 ^ attrihués à Zeus : Paus. V, 14, 5, et à Athéna : Paus. I
lu . ' 1 1 CorP- inscr- au. II, 332, 53; Corp. inter, gr. 3137, 4393. Le;
Ikér
t*°s, dans 17/' / . . 41* 00 ’ ruser, yr. 010/, vôvô. l
A- r ( ' porlent fréquemment les épithètes d’àpqtoi, àp>i?©iXot, àpr.t'Oo