‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 174 sur 275 · II. II · texte numérisé non relu

II. II

Nombreuse

'•“HVlOl At • -

111)330' V *»7r vu! n,eupent celles d àorjtçaToi ou d'àpvitxTâ^evoi :

s»'“ le« locutions o i.f' X’’ 8°° ; XV’ 315 ; XIX’ 31 ; XX“' 72’ etc - -

4,11 ; vll, 147 • 0I , personnifie la guerre elle-même, comme puuXo? vApyjo;,

Par désigner to 00111 age guerrier, XVII, 21 0 7 X Vif 1 , 264. Le même nom a li v, 704, S59 ",C m°fvviolente : Sopl,. A j. 234; Oed. R. 190. - 4 Par exemj Nom. Vil’ | ,‘j. C- XX11’ 132- — 6 XV, 005 ; XXI, 392. — ^ V, 289. — 8 Ryi ' ZZe/c. 441 ; 11. V, 31, 455; cf. Stesich. fr 1

Quiniu .,| s erc- 441

'4| S,1M il- ' 'CUl <4onne lcs noms de Phobos, Ailhon, Phlogios, Konabos *«L ion ,r,i°ntDfllS de Bor6e ct H’Erinys ; cf. 11. V, 330 sqq. ; XV, 119 sqq ~ /f. VII, 208 ()’ , P'Jth ' 1V’ 8D Virg. Georg. III, 90; A en. VIII, 43

plclbres de terrain f 4omBe blessé par Alhéna, il couvre de son corps se] V> «0; XXI, 40(1 ,3 V,407' ~ 11 V’ 843 ; XI1I> 521 ; Hymn. Hom. VII, 3. - 12 / P?^oXoiy0jï "a. . >.ot ^3^ » 605. — 14- VIII, 349: ropYÔoç oixpccc? * î/uy

•«Sifort

Arislar,

que „cur 0|, ,.’Ue.1“ait : 'W. - 18 XIII, 521 ; cf. V, 859 sqq. : il cr Ulx 'pblo guerriers ensemble. — IG V, 31, 840; XXI, 4

421 ; cf. Stesich. fr. 1 : — 17 V, 388, 803; VI, 203. — 1» V, 701 ; à;f„K...

o'î oûtivk oiS, 0£|riffTa. — 19 V, 832-834. C’est pourquoi Athéna lui donne 1 cpilhétc d’4>.XoTîpô(ra>./.o( : Ibid. 831 ; cf. 889. — 20 V, 890 ; cf. Ibid. 757 sqq. — 21 Soph. Oed. R. 215 : xô-, i^oxi^ov iv OeoT; 6e<!v. Cf. pour la caractéristique de Mars, les épithètes réunies au début de l’hymne homérique à Arès (VU), et C. Bruchmann, Epitheta deorum (1893), 30-43. — 22 //. XVII, 210 sq. Dans ce passage, W.iA..-

joue nettement le rôle d'un adjectif qualificatif : S: Si |*tv 'Afr,; 8i:*i;, iyjà).,o;.

Ailleurs il est employé comme substitut du nom; XXII, 131 sq. : ’A/aX-j; loo; ’Evja/.uo xoouSàtx, zoXE[xiffxîi *, cf. II, 512; XIU, 519; XV II, 211 ; XX, 09; Iles. Seul. Rerc. 371. — 23 Sloll, in Rosctier's Lexikon. I, 479 ; cf. Ibid. s. r. Engalios.

— 24 Preller-Robert, Gr. Myth. I, p. 337 cl n. 7. T,r, ’EvuaXr,., àW/.i'uv, Xcn. Anab. I, 8, 18; V, 2, 14; Hellen. Il, 4, 17 ; Cyrop. VII, 1, 20; Pollux, !, 103. Cel usage est déjà connu du temps d'Homère : piXxtEdlat "Afv, II. Vil, 241 ; cf. "A? iu; v9|xoç, Plut. De mus. 1141 C. Arès est aussi surnommé àXoïXàÏK,;, Cornut. 2t. Le cri de guerre est lui-même personnifié : Pind. fr. 78 (Plut. De glor. Ath. 319 c ) : xiJtT ’AXaXà IIoXe'ixo'j OûyaxEj. — 24 C Ol'p. inscr. gr. 1221 ; ’.Uiu; ’Evoe«X,oj ; cf. Paus. II, 35, 9. — ■ 2G Poil. VIII, 10G ; A;(sjXo;, 'Erysto; ’Ajv;, ZeO;, elc. A Athènes encore, c'est à Enyalios et à Artémis Agrolcra que sacrifie le polémarquc : Poil. Ibid. 91, et Aristot. Resp. Ath. 58, 1. Un prêtre d'Arès Enyalios, d’Emo et de Zeus Géléon est mentionné Corp. inscr. ait. III, 2. — 27 Plut. Quaest. rom. lit. p. 290 Ü; Paus. 111, 15, 7. — 28 Tliuc. IV, 07. — 29 Plut. Sol. 9; Toeppfer, Quaest. Pisistr. Uorpat, 1880, p. 19 sqq. — 30 Rev. are h. 1877, 1, p. 109 = Ditteuberger, Syll. inscr. gr. 2" éd. u. 000, 1. 34. — 31 Seliol. Aristoph. Pac. 457 ; tivèî “Aysc; xctl ’Eviioixî xôv ’ExuâXiov, ’r. Se Kytivoj xa\ ’Péa;, ’AXx^iàva Si Xi-joumx ôxt (jlèv xb-j xjxsv àe’yeiv, oxt Sx SiaigiTv ; Hesycll. : ’EvuâXio; ô ”Aort; r, ô xoûxou ulôî ; cf. Seliol. II. XVII 211. C’est sur une fausse lecture de Soph. Aj. 178 que se fonde le scoliaste pour prétendre que le texle distingue deux divinités : G. Wolff ap. Gerhard, Dcnkm. u. FotscIi. 1857, p. 104; Keil, Plutôt. XXIII, p. 219. D'après Arrien, fr.57 (Euslath. II. 073, 54) Enyalios aurait été un Thrace dont Arès s'est attribué le nom après l'avoir tué

— 32 11. V, 592. — 33 Schol. ad 11. V, 333 (elle y apparaît en compagnie d' Athéné, Paus. IV, 30, 3); Cornut. 21; cf. (luiut. Smyrn. Il, 525; V, 29; VIII, 280, 425 Philostr. Imag. 2, 29. D'après Paus. I, 8, 5, les fils de Praxitèle avaient fait sa statue pour le temple d’Arès à Athènes. Les Grecs identifièrent Enyo avec la déesse Ma ou Anaïtis de Komana en Calaonic : Strab. XII, 533; cf Bull, de corr. hell. VII (1883), p. 127 sq. — 3» II. IV, 440 sq.; V, 891. Voir Roschcr, Lexik. \.

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combat'; enfin la troupe des génies cruels et sanguinaires qui se ruent au tumulte des batailles, comme KuSotgoç et les k kh iis 2.

Ce puissant dieu de la guerre n’est pourtant pas invincible. Sa faiblesse réside dans l’impétuosité inconsidérée avec laquelle il fonce sur ses adversaires; et ses lils ont hérité de lui cette fougue aveugle qui les voue à la défaite. Ce trait de caractère est souligné par le contraste avec la déesse au Courage calme et réfléchi, Athéné, que l’épopée met souvent en contact avec Arès, tantôt elle le saisit par la main et le désarme pour l’empêcher d’intervenir hors de propos entre les Troyens et les Achéens3; tantôt elle entre en lutte indirectement avec lui. monte sur le char de Diomède et guide la main du héros qui blesse son redoutable ennemi4. Enfin, dans le grand combat du XXIe chant qui met aux prises tout 1 Olympe, c'est Athéné qui se mesure avec Arès et l’abat d’un coup de pierre 3. La légende épique a également rapporté plusieurs combats singuliers enlre Arès et le héros ami d Athéné, Héraclès; et d’ordinaire, c’est celui-ci qui triomphe, grâce à la protection de la déesse. On connaît le sujet du Bouclier d Hercule attribué à Hésiode : sur les bords du golfe de Pagases, Héraclès attaque et tue Cycnos, fils d’Arès ; le dieu veut venger son fils, mais il est blessé à son tour par le héros, assisté d’Athéna [hercules, p. 105]. D’après une autre forme de la légende, Zeus aurait séparé les combattants d'un coup de foudre6. Dans une autre circonstance, devant Pylos, Arès est également blessé à la cuisse par Héraclès et dépouillé par lui de ses armes'.

C’est encore une défaite du dieu qui forme un des épisodes de la fable des Aloades [aloadae] : saisi par les deux géants, Arès est enchaîné et maintenu dans sa prison pendant treize mois; il y eût péri, sans l’intervention d’Hermès, averti par la marâtre des Aloades, Eériboia, qui se prit de compassion pour le dieu8. Cette mésaventure se serait produite au moment où les deux frères tentaient d’escalader l’Olympe en entassant le Pélion sur LOssa. D'après une autre tradition, le prétexte de cet attentat serait le meurtre d’Adonis, l’amant d’Aphrodite, tué à la chasse par Arès, jaloux de son rival9. Une fois délivré, le dieu s’enfuit à Naxos, où il se cacha dans la

(JlO^poêpCÔftÇ TTSTpOE.

Parmi les liaisons amoureuses que la légende attribue à Arès, la plus célèbre est celle d’Aphrodite. Dans Y Iliade, qui n’en fait pas une mention expresse, on rencontre cependant plusieurs traits où se marque une tendresse mutuelle. Tous deux sont du côté des Troyens. Quand Aphrodite veut retirer du champ de bataille son fils Énée

* II. IV, 440 sq. ; XIII, 299; XV, 119; Hes. Seul, itère. 193; Aesch. Sept. 44 Dans une énumération de divinités que présente une inscription archaïque de Sélinonle (RochI, Inscr. gr. antiq. n. 313 = //i«cr. Gr. Sic. et liai. n. 268 et Ditlenbergcr, Syll. 2, n. 751) se lit le nom de 4>o8os, I. 2. Il pareil plausible d’y voir un équivalent d'Arès lui-même; voir Dittcnbergcr, Ibid. n. 3. Sur un vase grec, on voit Phobos conduire le char d'Arès : Furtwaengler, Uerl. Vasensamml. n. 1732. Phobos représenté avec une tête de lion sur le coffre de Cvpsélos ; Paus. V 19 -> ■ il figurait aussi sur le bouclier d'Agamemnon ; Ibid. 19, 4. — 2 /l, XVIII, 535 sr[,( • lies. Seul. Hère. 145 sqq. — 3 II. y, 30 sqq.; XV, 110-142. —4 V, 599-909!

— s XXI, 391-433. - 6 Apollod. Il, 5, 11 (= 114, éd. Wagner). Dans cette version, le lieu de la scène est supposé différent; et c’est un second Cycnos, fils d’Arès et de Pyréné, qui en est le héros: Hygin. F ah. 31. - 7 Hesiod. Scut. Hcrc. 359 sqq

- » 11. y, 385 sqq. ; Apollod. I, 7, 4, 4 (= 55, éd. Wagner). - 9 Schol. Townl. B Ad Iliad. V, 3s. >. Sur le sens de cette légende, voir Prcller-Robert, Griech. Myth. I, p. 103, n. 2; p. 104, n. 1 ; Roscher, Lexik. I, s. v. Aloaden-, Pauly-Wissowa, s. v!

Ares, 044, III, 4; cf. 11. -D. Miiller, Ares, p. 55 -, Mythol. I, p 183 10 /; y

355 sqq. - n XXI, 416 sqq. 12 Qd. VIII, 266-360 ; ef. Quint. Smyrn XIV 47 sqq’

- 13 Hes. Theog. 937 et 975 (d’après Hésiode encore, v. 933 sq. c’est de là même union que scraiept nés les deux fils d’Arès Deimos et Phobos) ; Aesch. Sept I «5.129 .

blessé par Diomède, et qu’elle est elle-mêm la main par le héros, Arès lui offre son H fUteinl"à gner l’Olympe D’autre part, c’est Aphrodifî0" assistance au dieu blessé par Athéna I flUl Prèle des immortels ". V Odyssée a rendu amours d’Arès et d’Aphrodite. Tout le ,no„c '7 les quelle forme cet épisode est présenté au vil » ,S°Us par l’aède Démodocos. D’après la donnée ado, ’ ’U’

P°èle, lléphaistos y est l’époux légitime d'Aph^ H se rappelle comment, averti par Hëlins il ’ on liai*,.,, adultère de la dée s,e avec Zl Æ"' mailles fines et serrées où il saisit les coupables dan • palais de Lemnos, l’hilarité des dieux qu'il , ' h0n

pour leur offrir en spectacle les amants enlacés » Y Tîl dans ce joli récit, une simple anecdote imaginée m l libre fantaisie du poète? On a pensé, et sans , ! raison, que le point de départ tout au moins * "

faille était dans la combinaison de deux traditions dis! tinctes, qui font d’Aphrodite tantôt l’épouse légitimé d Ares, tantôt celle d’Héphaistos. La première est attestée par de nombreux textes, par le culte de différentes cités qui adorent en commun Arès et Aphrodite, par les monuments figurés, qui montrent fréquemment les deux divinités côte à côte et comme associées par un lien indissoluble. C’est à Thèbes que cette forme de la tradition a ses plus fortes racines : le couple divin y a pour fille Harmonia, l’épouse de Cadmos, par qui toute la descen¬

dance des Cadméones se réclame d’Arès comme ancêtre13. D’autre part on a conjecturé que les immigrés thëbains qui occupèrent Lemnos y trouvèrent un couple préexistant d Aphrodite et d lléphaistos Il fallut dès lors expliquer la double relation de la déesse avec ses deux époux; du

contact entre les deux mythes serait née, par un compromis, 1 anecdote telle que nous la trouvons dans le chant de Démodocos, et où lléphaistos joue le rôle de mari trompé16. Outre Thèbes, on a encore des indices sur l’union d’Arès et d’Aphrodite dans le culte à Athènes et en Argolide 10. Cette affinité a été consacrée, pour ainsi dire, par le rang qui leur est assigné aux côtés l’un de l’autre dans le système des douze dieux11. Un des motifs du coffre de Cypsélos montrait Enyalios conduisant Aphrodite t8. Dans le défilé des dieux du vase François, ils montent tous deux le même char 19 ; plusieurs vases peints les représentent également assis l’un auprès de l’autre D’après diverses traditions, d’autres enfants encore sont nés du même couple divin : ainsi l’Éros que Ion adorait à Thespies 21 et Priape22. En outre, un grand nombre d’unions passagères auraient donné à Arès, en

Apollod. 111, 4, 2 (=25, éd. Wagner); Corp. inscr. gr. 2120 B; cl. F’iml. /'AI IV, 155 sq. : xoViç 'Aoço8i’tï;ç. D’après une interprétation, Apln ]

serait, clans ce couple, substituée à la divinité primitive Erinys ou Enyo 11111 y Jahrb. f. Philol. suppl. XI, 1880, p. 71G; cf. Pauly-Wissowa, Real Enajc • I Aphrodite , p. 2731 et Ares, 647. — 14 Crusius, Jahrb. f. Philol. CXXIIfj p- ^ M

— 15 La relation eutre le citant de Démodocos et la tradition thébaiiu c. indiquée par O. Miiller, Prolcgom. p. 357. — 1° O. Jahn, Arch. Aufsüt^'.l j n. 20; Hink, Annali, 1866, p. 97 sqq.; Tümp c\, Jahrb. f. Philol. suppl- XI, P ^ ^ ^

— 17 Sur l’antiquité du système des douze dieux, qui remonte peut-être au \ ^ ^

voir Tümpel, L. c. p. 742. — là Paus. V, 18, 5. — 19 Monument i, D? 1 ^ ^

Wien. Vorlegebl. 1889, 1 sqq# — 20 Coupe d'Oltos et d’Euxithéos, M"'1 ^ ^

pl. xxin = Wien. Vorlegebl. D 1 ; coupe de Sosias, Gerhard, Trinksch. an ^ pi. vi et vu = Ant. Denkm. 1, 9 (Berlin, n. 2278); vase de Milo, Ra>anO^ ^ monts grecs , n. 4= Wien. Vorlegebl. 1894, pl. vu; vase de Kmo, i

cit. pl. h. — 21 Simon, fr. 43, Bergk; Schol. Apoll. Rhod. III, 26 (Lios e ^ ^ Cic. De nat. deor. III, 60. — 22 Schol. Apoll. Rhod. I, Lucien, ^ <rliePrjcr, rapporte un mythe d’origine bithynienne d’après lequel Priape, t < 1 ^ p^iiq

aurait enseigné à Arès la danse et l’hoplomachie. Virgile, Aen. HP • cj’unc version qui attribue à Arès et Aphrodite la naissance d L»"

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localités, une nombreuse progéniture di^nl- (1|I,|j3ue ]a paternité des héros Ascalaphos el "li^ je gon hymen avec Astyoché2. D’après *alm< " "(k' il est le père des Amazones 3. Dans les tra- ■' ..•('■ néalogiques de la Ihrace, de la Thessalie, iljoue un rôle important : il eut de Cyréné, dc ie sauvage roi des Bistones4; de Chrysé, ^"'T. ’s • Calydon, l’éponyme de la ville de ce nom, fc Tde'ses amours avec Astynomé6; Althaia lui HniinT Méléagre 1 ; Périboia, Tydée 8 ; Protogéneia, ûxvlos 9 ' une tradition fait naître OEnomaos de son union

I avec Harpinna, fille d’Asopos10, etc.

■ Clliu,ê __ « Les Thraces, dit Hérodote 11 , n’adorent que •g £jjeux ; Arès, Dionysos et Artémis. » C’est en effet | hez ces peuplades belliqueuses et sauvages de la K Thrace qu’il faut, selon toute vraisemblance, chercher [les origines du culte d’Arès, comme de celui de Dionysos baccuus, 1. 1, p. 592], et c’est de là qu’il a gagné les autres régions. Déjà, chez Homère, c’est la Thrace qui est considérée comme la patrie du dieu : c’est de là qu’il vient12 ! et c’est là qu’il retourne, en même temps qu’Aphrodite regagne Paphos, comme en son séjour préféré13. Dans maint texte, il est expressément désigné comme étant de nationalité thrace14, et une tradition veuEqu’il y soit né 18.

| Les Thraces, d’après Ammien Marcellin, lui sacrifient leurs prisonniers, en commun avec Enyo 1G. Enfin diverses légendes, d’origine soit locale, soit poétique, confirment sa popularité dans cette région n. Nous rencontrons en Thessalie un grand nombre de légendes analogues, la plupart d’un caractère généalogique18, et diverses inscriptions attestent la présence d’un mois "Apeto; dans le calendrier de plusieurs villes lhessaliennes, Lamia19, Magnésie20, Phalica21.

En Béotie, Thèbes est le siège d’un très ancien culte du dieu : 7taXaiy0wv "Ap^ç, comme l’appelle le chœur dans hs Sept d’Eschyle22 : il y est intimement associé aux plus antiques légendes de la contrée. Cadmus, avant de fonder la ville, extermine le dragon né de l’union du dieu ot de l’Erinys Tilphossa23, et qui avait pour repaire la source nommée ’Àp-qTtoi; ou ’Apefa xpTjvT) 24. Chez Euripide, ce dragon est fils d’Arès et de la Terre28, et plus

tard une interprétation évhémériste fil de lui un personnage humain26. On sait que Cadmus massacra les Spartes, hommes armés nés des dents du monstre : pour ce meurtre, et pour celui du dragon, comme Apollon après la mort du serpent Python, il dut servir toute une « longue année » (àtotoç éviauTÔç) en guise d’expiation auprès d’Arès ; c’est à la suite de cet esclavage que le dieu lui donna pour épouse sa fille Hannonia27. Par cet hymen, Arès et Aphrodite deviennent les ancêtres des Cadméones28. Mais la légende veut que le dieu soit resté toujours irrité contre Cadmus et sa descendance ; et dans les tragédies qui empruntèrent leur sujet aux sanglants épisodes de l’histoire thébaine, les poètes font de fréquentes allusions à la colère d’Arès qui persécute la ville20. Ces légendes, dont nous ne donnons ici que quelques linéaments, et qui nous sont parvenues avec diverses variantes, témoignent de la haute antiquité d’un culte d’Arès dans la région thébaine. On a longtemps pensé que ce culte était un emprunt fait par les Cadméones aux peuplades de la Thrace30 ; plus récemment, on a émis l’opinion que le processus était inverse, et que c’est à Thèbes que se sont formés les principaux développements du mythe d’Arès, dont quelques éléments ont passé aux tribus thraces 31.

A Athènes, nous retrouvons la trace d'un très ancien culte d’Arès. D’après un certain nombre d’interprétalions, anciennes ou modernes, c’est au dieu Arès que devrait son nom la colline de l’Aréopage [aréopages- C'Apetoç uayo;), située à proximité de l’Acropole32. La version la plus répandue à ce sujet voulait qu’Arès eût tué de sa main le héros Ifalirrhotios, fils de Poséidon, pour avoir fait violence à la fille qu’il avait eue d’Agraulos, Alkippé : pour juger ce meurtre, les dieux auraient siégé en tribunal sur la colline33; les voix se partagèrent, et le dieu, finalement acquitté par le suffrage de Zeus ou d’Athéna34, dut se soumettre à une longue servitude, suivant un usage dont on trouve tant d’exemples dans la fable38. C’est en souvenir de son propre procès qu'Arès aurait institué le tribunal de l'Aréopage, destiné à juger les meurtres. On reconnaît dans cette forme de la légende une variante de l’histoire d'Oreste. La version dont nous

1 Hvgin. Fn6. CLIX. - i 11. 11,512 Sq.{ III, 82 ; XV, 112.-3Pherccyd.fr. 2a (Fiaym. hist. tjr. I, p. 75), Leur more, d'après cette source, est la naïade Harmonia ; c . poil. Rliod. Il, Olin ; cf. la variante du dernier vers de Y Iliade (XXIV, 804) d'après ^ .colics Tonuley, et Proclus, argum. Aethiop.-, Kinkel, Epie, graec. Aelliiop.

• i- Amazones sacrifient des chevaux à Arès : Schol. Aristoph. LjsisÊr. 191. ~ * Apollod. 11, 5,8 (éd. Wagner, 96). - 5 [>aus. IX, 36, 1; Steph. Byz. v. <PUri«. ft/n °vv' ^ a ^ Wagner, 41), donne à la mère le nom de Dotis. — 6 Plat. Plwènlu *' ~ ^ AP°Uod- ■> 8- 2 (éd. Wagner, 05). — 8 l)iod. IV, 35 ; Eurip. ■j. - ~ ° AP°H°d. I, 7, 7 tèd, Wagner, 59). — 16 Paus. V, 22, 6; Diod. IV,

plè'te d Z 143 î Schol. vct. ad Pind. 01. XIII, 16 ; cf. pour la liste com-

-11 Uo,' 1 1191801 des enfants d'Arès, Pauly-Wissowa, art. Ares, XXXV (p. 660 sq.). 361. U: Cornut- J>e. nat. deor. 21. - 12 II. XVIII, 301. — 13 Od. VIII, a « Plan. IV, 176, 6; Nonn. Dionys. XXVII, 313; Clem. Protrept.

ï(. Ar“°b. IV, 25 ; Vèget. De re

£!j «WJ. Fast v , Viü, 335. -

mil. I, 28; cf. Virg. Aen. III, 335; XII, sqq. ; Slat. Theb. VII* 6 srjrj. ; 35 sqq. ; Quint. Smyrn. ares, p ci» i ^arce^- XXVII, 4. — 17 Pauly-Wissowa, Real Encycl. art. P°|yb. XIII in 1 l (' P^on désolée de la Thrace portail le nom d’^Açeiov «eStov, Convenait n ^ ^z‘ s ' v * Ouant à la détermination de la région à laquelle

remarr|ue de *1*nemen^ nom de Thrace, voir Pauly-Wissowa, Ibid, et la était anciennoni > ^ syche, 2e éd. t. II, p. 8, n. 1. Le nom même de la Thrace

Virg. Georn n',*'" (PeuUtre ’A^*?), Steph. Byz. s. v. 0pâxy| ; Probus in Antiq, fou g ’ 18 Pauly-Wissowa, Ibid. 644-64G, III. — 19 Rhangabé,

P- 442 ; Bisc|IOff ' n 20 Athen‘ MÜth * Vl1, P* 71* — 21 BulL de corr' helL V> Sept. 103; Cf.0,r j ^aSth helL iu LeiPz- Stud‘ V1I> P- 337 sqq. — 22 Aesch. Vw TtYX05 . .ans ^0raére, II. IV, 407, les remparts de Thèbes sont appelés : Schol (îmiSCence ^ans Eurip. Phoen. 831 sqq. Thèbes est sa ville chérie, Antig. 128 ; va0- T* Stoll, Ares , p. 3, 5 sqq. — 23 Schol. Soph.

Alitiop. ap j.'|j|l(i' ?**wv’ Pdid. lr. 29, Bergk; Eurip. Phoen. 657 sqq. — 2* Eurip.

CrS Pelrie t. U, p. 7 ; Apollod, III, 4, 1 (22, éd. Wagner);

Apoll. Rhod. III, 1179; Steph. Byz. s. ».; Schol. II. Il, 491; L'nger, Pnradoxa Ikebana, p. 103 sqq.; Bursiau, Geogr. ron Griechenl. I, p. 226. — 25 Eurip. Phoen. 931 : y»iY£v»i;, et Schol. ad loc. : 1* y?; *al — 20 Dercyll. fr. 4 ( Fraytn . hist.

gr. IV, p. 387) = Schol. Eurip. Phoen. 7. — 27 Apollod. III, 4, 1-2 (éd. Wagner, 22-25); Nonn. Dionys. IV, 442; Suid. s. v. KaS^tia vixr, ; Schol. 11. II, 494; cf. Schwartz, De schol. homer. p. 456-468 ; Iloschcr, Lexikon, art. kadmos (O. Crusius), 827 sqq.; 887 sqq. — 28 Aesch. Soph. 125-129 : K . - ; i ; fi. o-j; — - 29 Les

testes sont réunis dans Stolt, Ares, p 24 sqq. — 30 Welcker, Griecli. Goetterlehre, 1, p. 415 sqq. ; H.-D. Millier, Ares, p. 80; Gerhard, Griech. Mytli. I, p. 368. — 31 Stoll, Ares, p. 39 et Roscher, Lexikon, 485 sqq.: Tümpel, art. ci.té de la Realencycl. 642. On sait qu'à bien des égards la légende de jason n'est qu'un doublet et une adaptation de celle de Cadmus ; très certainement elle a pris naissance chez des populations de même famille. Bans le poème d’Apollonius se retrouvent des souvenirs du culte d’Arès : le bois sacré d’Arès, le dragon né de lui, le champ d'Arès. Devant le temple du dieu, était uu autel, où l'on sacrifiait des brebis

et des bœufs (11, 1172 sqq.); à l'intérieur une « pierre noire », (ifkot; YAoi(lbid 1 175 sqq.) ; les Amazones y sacrifiaient des chevaux (Ibid. 1 179). D’après une interprétation, la Colchide ne serait que le nom mythique de Chaicis eu Eubée : Maass, Goetting. gel. Ans. 1890, p. 352; Pauly-Wissowa, art. ares, 649, V, 1 ; c'est donc dans cette dernière ville qu’il faudrait chercher le culte mentionné par le poète. — 32 Eu dernier lieu E. Curtius, Stadtgcsch. «on Athen , p. 53; Tümpel, s. v. Ares, 650, VII, t, dans Pauly-Wissowa (cf. Jalirbücher (. Philol. suppl. XI, p. 688 sq.). D’autres repoussent toute relation entre les deux noms : Wachswuth, Die Stadt Athen, I, p. 428, et art. 'Ajiio? ràyo; dans Pauly- Wissowa; Gilbert, Griech. Altertli. 2« éd. 1, p. 425. — 33 Heilanic. fr. 69, Fragm. hist. gr. 1, p. 54; Demosth. In Aristocr. 66; Eurip. El. 1258 sq. ; Iphig. Taur. 945 sqq. 961 sqq. ; Apollod. 111, 14, 2 (éd. Wagner, 180); Paus. I, 28, 5. — 3V Eurip. Iphig. Taur. 945 sq. ; Paus. L. c. — 35 fanyasis, fr. 16, éd. Kinkel .

trouvons l’écho dans Eschyle présente autrement l’origine de l'appellation donnée à la colline : ce seraient les Amazones, filles et adoratrices d’Arès, qui, lors du siège (|u elles mirent devant l’Acropole, auraient établi leur camp sur cette éminence, lui auraient donné le nom de colline d Ares et y auraient fondé un culte en l’honneur du dieu •. Quelle que soit la valeur de ces étymologies et la relation du nom d’Arès avec l’Aréopage, le dieu avait un temple dans le voisinage de la colline, à l’entrée de la citadelle. Ce sanctuaire renfermait une statue d’Arès exécutée par Alcamènes, une Athéna d’un artiste parien une Enyo, œuvre des f.ls de Praxitèle, et deux statues d Aphrodite2. Une inscription attique mentionne un pretre d Arès et d’Enyo* ; une autre, des sacrifices à Aii> , ( i nous axons déjà rappelé que son nom figure parmi les divinités invoquées dans le serment des ephebes \ In temple d’Arès se trouvait à Acharnes6, et Solon fit construire à Salamine un sanctuaire à Enyalios en l’honneur d’Ajax et en commémoration 'de 1 annexion de l'ile par Athènes1.

In certain nombre de cités du Péloponèse rendent un culte à Arès : on suppose qu’il a pu y être introduit par les envahisseurs doriens, lesquels l’ont eux-mêmes emprunté à la Béotie. A Trézène, devant les portes de la ville, s’élevait un temple du dieu, rattaché par la légende a la présence des Amazones dans la contrée8. A Hermione, Pausamas signale un temple d’Arès, contenant la statue du dieu, auprès de deux sanctuaires de divinités chthoniennes, Klyménos et Déméter Chthonia9. l.ntie Argos et Mantinée, un sanctuaire double d’Arès et d’Aphrodite renfermait les images des deux divinités, consacrées par Polynice et les héros argiens10.

A Aigos même, Enyalios était devenu le patron spécial des femmes, 6soç yuvatxàjv, en souvenir d’une victoire, d’ailleurs légendaire, remportée par elles sous la conduite de la poétesse Télésilla sur les troupes du roi Cléomène11 [hybrisïik.v ; des monnaies de la ville portent 1 image du dieu debout et casqué, tenant soit un rameau, de la main gauche (fîg. 4837), soit la lance et la patère1-. Al agora de Tégée était dressée une stèle avec un îelief archaïque d Arès, qui y était désigné par l’épi— thete de yuvouxoôoi'vaç : les femmes seules célébraient son culte et se partageaient les victimes immolées aux â-mxt*, en souvenir d’une victoire qu’elles avaient remportée sur l’armée Spartiate commandée par Charillos 13 (fig. 4838). Près de la même ville, sur le mont Krésion, on adorait un Arès à^vstdç, surnom qui se rattache à une

1 Acscli. Eum. 688 sqq.; Eustalli. ad Dion. Perieg. 033. — 2 paus. j] 28, 0 ■ F Curlius, O/j. cil. 171 (carte). L'opinion de Ross (Dos Theacion und dêr Tempel de s ■\res, 18o2), qui voyait dans le Tbcseion un temple d'Arès, n'est plus acceptée par aucun archéologue : voir B. Sauer ,Daa sogenannte Theseion , p. 9 sqq. -3 Corp. inser. ail. III, 2. * /bld. II, 409 A, V. 10 sq. — 5 Demosth. De fais. leg. 303: Poil.

0nom- ' ■H. >06- — c Ross, Demen von Attika , p. 63, n. 58. — 7 plut. 9 — s l’aus. 11, 32, 9; Wide, Sacra Troezen. Upsal, 1888. — 9 Paus. II, 35, 9; cf. à ermione, le prêtre d Arès 'Ey.i4Xio, : Corp. inscr.gr. 1221. — 10 Paus. II, 25 1 7” Luci»n- -I»«or.30 ; Plut. De mulier. virt. IV. — 12 Imhoof- Blümner el P. Gardner Joai-n 0 bel. stud. IV, 50 ; VI, 91; VIII. 56. - 13 Paus. VIII, 48, 4. La fig 4838 reprodm, une mouna.e du Cabinet de France. - H Id. VIII, 44,7. - 13 Mionnel,

II’ ÂrLT VI11’ 37’ 12' “ 17 Id' VI11' 3i <=f. lo culte d'Arès

v, ,X \eô . “r vui: :i Te: Arkadiens' *■ *>•

... „ ... . ; V ’ 8‘9- En oulre. monnaies de Corinthe et d’Aigion

VII 86 20 P : vm'T BIÜmner C' P' Ga'dncr, Journ. of hell. stud. VI, 70 ;

V i 0 “y S"r. n- h U Cf' |Jind’ °‘- XlU’ 16 et le Sc,‘01' Paus.

’ ’ ’ ’ " ’ ’ lod' 'G 73 (Pise)i Tzetz. in Lgcophr. 149. — 21 La pre-

sunc-

légende: Aéropé, nymphe aimée du die,, -, moment ou elle donnait naissance à son n ‘ m°rle i 1 enfant trouva du lait en abondance m ' • f morte1. Des monnaies de la ville lnn “ de sa mèl AlW-na se donnant la main Me„lion „°" 7" ** «I Arcadie, un autel d’Arès à I-ycosoara 2 Uuure de Despoina16, et, à Mégalopo- 1 tlu lis, un ancien autel du dieu”. Le culte d Arès se retrouve en Achaïe à Patrae 18 et à Tritaia >9, où le dieu aurait engendré Mélanippos, de Tri- Utia, fille de Triton. A Olympie, où il est considéré comme père d’OEnomalis, il est adoré sous le surnom d iTmoç en commun avec Athéna- Ir.-zrj. -°. En Laconie, entre Sparte et Thëranmi va.t un très ancien temple d’Arès @,psi„2u g'** avec une statue que les Dioscures auraient rappSl Colchtde : quant à cette épithète, les habitants d„ pa2 ( cuvaient de ©qpw, nom d’une nourrice d’Arès ■ i>i„. sanias lui donne simplement le sens de « Sauvage .. I Therapné même, les éphèbes Spartiates sacrifiant e jeunes chiens à Enyalios22; et l’on conservait à Sparte une antique idole d’Enyalios enchaîné23 : singularité qj 1 on expliquait par le désir de fixer le dieu dans le payset qui provient peut-être du dessein de le rendre inoffensd **. D’après, un texte, c’étaient des prêtres d’Arès que les deux ™p?<5poi, magistrats Spartiates qui précédaient les armées et portaient des torches enflammées avec lesquelles ils donnaient le signal du combat25. Dans la xille laconienne de Géronthrae, Pausanias mentionne un temple et un bois sacré d’Arès26.

En Crète, on signale des fêtes guerrières, sous le nom d’HEKATOMPHONiA, consacrées à Arès 2T. Dans les villes de Lato, d Olus et d’Hiérapytna, son nom figure, avec celui d Aphrodite et d’autres divinités, comme garantie des serments 28. A Smyrne et à Magnésie, il est associé en cette même qualité à Athéna ’Apsta 29. Son culte nous est signalé en Carie, où on lui sacrifiait des chiens 30 ; il avait un temple à Halicarnasse 31 . Il est adoré, sous 1 épithète de ôe b; geyai;, en compagnie d’Ëleuthéria, à Kyanéae.en Lycie32. Enfin nous trouvons son culte mentionné en Pamphylie 33, sur la côte nord du Ponl- Euxin u, à Syracuse en Sicile 3S.

Les Grecs ont identifié avec leur Arès plusieurs divinités étrangères. Ainsi c’est par son nom qu’ils ont désigné un dieu des Scythes, le seul qui eût chez eux ses statues et ses autels 30, et auquel on sacrifiait des hommes, des brebis, des chevaux 37 et des ânes ’• Au sud de la Perse, les Carmanites n’adoraient qu Arès

mi Are forme est donnée par Paus. III, 19, 7 sq. ; la seconde par Hesycli. s. ' ■ cf. Wide, La/conische Kulte, p. 150; Studniczka, Kyrene, p. 148. 1 jUSi j 1

14, 9; 20, 1; Plut. Quaest. rom. 111, p. 290 D; Porphvr. De nbstin. H, ^

- 23 Ibid, ill, 15, 7; Wide, Op. cit. p. 151, n. 1. - *5- Cf. l’Acléon cncbai.ic d’Orcliomènc, Paus. IX, 38, 4; H.-D. Muller, Ares , p. 33; Mythol. deryr. StûnmCi II, 119; Pauly-Wissowa, art. ares, G53 sqq.; XIV, I. — 25 Schol. Eurip- I b- ^

1377 : ce texte parle de wupsopoi pour toutes les armées grecques; mai» ll,nL

' ‘ ^ , j viii > • paiiiy*

connaissons de magistrats de ce nom qu’à Sparte: Xen. Rcsp. Lacea. ai > j

Wissowa, s. v. Ares, IV, I in fin .; XIV, 3 in fin.-, XXXI in fin. Ce)'

qu’on interprèle par cet usage l’expression de Sophocle ; ô Tiupœopo; Un ■ ^ 8

— 26 l’aus. III, 22 , 6. — 27 Steph. Byz. s. v. Bitvvoc. — 28 (-orp. insci. '/

2555. — 2!) Ibid. 3137. — 30 Arnob. IV, 25 ; Clem. Alex. Protrept. p- 23. - (‘

II, 8, 11 ; Ross, Deisen auf d. Inseln, IV, p. 37. — :,2 Corp. inter, g' ■ * ^

— 33 Bull, de corr. hell. VII, p. 263. — 31 Panticapée, Corp. insci ■ )j,”(jerod. Tanaïs, Ibid. 2132 e. — 33 Pind. Pxjth. 11,1 sq. nomme un t£>ivo; "Aqwî- —

IV, 59; Cornut. 21. — 37 Herod. IV, 02; Prise. Panit, fr. 8 *6, Fuujm.

IV, p. 90 et 90. — 38 Arnob. IV, 25; Clem. Alex. Protr. p. 23,

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( |Ni immolaient des ânes'. Les Assyriens ren-

' mi culte ii i|n Arès rc ôXepoç -. Hérodote donne le

|iolU d’Arès à une divinité égyptienne de Pampré-

, i.„ cité Dar Plutarque, mentionne un dieu Arès

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