Eurip. Phoen. v. • > • ^ III
ed.
cf. Bccker-Gôll, Chari/cles, III, p ,
rip. Phoen.i. v. 347. - I* Tliucyd. Il, 13. - « Harpocr. 5. r. . Mon- im
— 30 Collignon-Couve, Calai, des vases du Mus. nat.d At/à>ieS> 1888, pl- ' X, pi. xxxiv, 1 et Annali , 1876, p. 333 (Schreiber) , Wien . 0 J
n° 2; Wolters, Ath. AJitth. XVI, 1891, p. 381, n® 18. — 21 Herz°Ç» p. 140; Sticotti, O. I. p. 187,
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• , . on disposait sur les murs ces couronnes
4e gu‘rlanl '^les peintres de vases n’ont garde d’oublier d«"1'vrteq"|'|.|,senlati0ns de scènes nuptiales2. Tous ces dansll’n'' mettaient le voisinage en émoi et provopParl‘ ' cvlriosité des passants. Quelques lignes de qll8ieo1 ,l irmetlent d’évoquer un véritable tableau
de genre : « Klle m’engagea à me pencher du côté de votre ruelle pour voir partout des couronnes, des joueurs de flûte, le mouvement de la fêle, les choeurs chantant l’hyménée9. » Il est vraisemblable que la matinée était occupée à ces soins.
Dans le gynécée,' les femmes entouraient la liancee
Fig. 4861. — Scène de loutrophorie.
et procédaient à sa toilette, sous la direction de la nympheutria \ à qui était confiée la mission de parer la jeune tille (vup.^oa'ioXsïv) 6, de l’aider de ses conseils et de l’accompagner pendant toute la durée de la cérémonie. L'épousée revêtait des vêtements de fête dont les couleurs variées etles broderies rehaussaient l’élégance6 : une riche tunique (aioX-q), le manteau brodé (tp.«Tiov itotxtAov) dans lequel les peintures de vases la montrent drapée, et
le voile qui devait cacher son visage quand elle entrait dans la salle du festin; elle chaussait les vuacpioeç7, et l’on posait sur sa tète la couronne nuptiale qui figure souvent dans les peintures céramiques sous la forme d’une couronne de myrte ou d'un diadème radié8. Il est naturel que cette scène gracieuse de la toilette de l’épousée ait souvent inspiré les peintres de vases. On peut à coup sûr la reconnaître sur une pyxis de pur style attique
Fig. 4862. — La toilette de l'épousée.
conservée au Brïtisli Muséum9 (fig. 486i) : sous des noms Mythologiques, l’artiste a représenté en réalité la fiancée ^ L mines qui s’empressent autour d’elle, au milieu des Cl sso'U!S toilette et des cadeaux de noce (Tcpoyâgsta) *°, Non lesquels la loutrophore trouve sa place. Un sujet < oh"P’ traité dans le même esprit de demi-allégorie j. ' ' "Nllle, décore une des faces d’un ovoç d’Érétrie, au SU "ati°nal d’Athènes 11 (fig. 4863). Lascène-se passe
Dial, meretr i /" ~ " ' ^ Heydcmann, Griech. Vasenb. pl. n. I. — 3 Luc. Acharn \ p,. . ’ '» ' r. vunçcÛTçta, ; cf. Schol. Aristoph.
530. 7 h'1' ~~ J SUrab. VI, p. 398. — OSuid. s. v. pourri; cl'. Aristoph. Plutus, ^auaSta, Coll * V VU1A®1^£> — 8 Arch. Zeit. 1882, pl. v; cf. cratère de ~llu'i -Louve, Ccitcil. des vases d'Athènes , n° 4307. Suivant Plutarque
dans le gynécée. Déjà parée, accoudée sur le coussin d’un lit, la fiancée regarde en souriant ses compagnes, prêtes elles aussi pour la cérémonie, et qu i occupent les moments d’attente, l’une en jouant avec un oiseau, les autres en disposant des bouquets dans des vases. Une de ces dernières orne d’un bouquet de feuillage de myrte une loutrophore qui sans doute figurera tout à l’heure dans le cortège nuptial12. U serait facile de citer une longue
(Praec. conj. 2), l'usage était, en Béolie, d'employer le feuillage d’asperge pour la couronne nuptiale. — 9 Dumont et Cliaplain, Céram. de la Grèce propre , pl. ix, p. 364, notice de Poltie". - 10 Poil. III, 38. — U Collignon-Couve, O. I. n” 1388; Hartwig, 'Eyr.p.. 4o/.. 1897, pl. x, n» 2. — 13 Cf. le même détail sur un fragment de loutrophore, Wolters, Alh. Mitth. XVI, 1891, p. 382, n»21.
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série de vases où l’on retrouve des scènes de même nature; pyxis, lecanés, amphores à couvercle montées sur un pied, tous ces vases de luxe qui ornaient le gynécée se prêtaient fort bien à ce genre de décoration. Les peintres traitent souvent ces scènes avec une fantaisie qui permet d'v introduire tout un monde d’Ëros ailés, voltigeant autour des jeunes femmes, apportant des coffrets et des bandelettes, et s’acquittant même parfois des fonctions dévolues à la nympheutria en
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posant la couronne 'nuptiale sur la têt,, a
2# Le *«cri'ice et terw*. - Lacérémol , comprend un sacrifice et un repas auquel les parents et les amis des fiancés On COnvifc! que certains érudits placent à ce moment J" P'US 1,ilut > TTforéXs^. Nous avons adopté un avis d m "T S* % parait certain que le repas de noces était 1 ■ is ü sacrifice aux dieux du mariage rt.ot v*,,./; d'Un Zeus Téléios, Héra Téléia, Aphrodite’, Ptfîfi’ ‘‘“T"’
Fig. 4863. — Scène de gynécée. L’épousée et ses compagnes.
mis - niERos gamos] . D’après Athénée, le banquet avait lieu en quelque sorte sous les auspices des 0eot yagvj- Xto- 3, et Suidas rapporte que c’était l’usage à Athènes de sacrifier et de prier pour la fécondité de l’union des deux époux4.
Le repas (yàaoç, 6otV»j yxiA-.x-/), yagoSaiffta) a lieu dans la maison du père de la fiancée. L’ordonnateur (o xpaTreso~ o-.ôç) a tout disposé pour que la salle présente un bel aspect. Dansunfragment d’une comédie attique, YAnakalyptoméné d’Évangêlos, un personnage donne ses ordres pour un banquet de noces. « Il faut que le repas soit copieux et que rien ne manque; nous voulons que les noces soient brillantes 5 ». Une des femmes de la maison, qui remplit le rôle de STjgtoupyôç G, celle-là même à qui est échu le soin de surveiller les apprêts du sacrifice, a préparé un des mets que l’usage commande, en pareille circonstance, d’offrir aux convives; elle a pétri des gâteaux de sésame (7tXaxov? yagixdç), symbole de fécondité7. On a disposé les tables suivant l’ordre prescrit. Dans le passage de Y Anakalyptoméné d’Êvangélos auquel nous avons fait allusion, il est fait mention de quatre tables destinées aux femmes ; six autres sont réservées aux hommes. A Athènes, au iv° siècle, la loi intervenait pour limiter le nombre des convives8, de même qu’elle interdisait une trop grande affluence de monde aux cérémonies des funérailles, et les gynéconoines étaient chargés de visiter les maisons où se célébrait un mariage, afin de faire respecter cette prescription. Quand les convives prenaient place, la nympheutria introduisait dans la salle du festin la jeune épousée, stricte-
• W ien. Vorlegebl. 1888, pl. vm, 3 ; cf. pyxis d'Erétrie, Jahrbuch des arch. Inst. 1000, pl. il, où on Bros apporte à l’cpousèc un collier de perles. La toilette du fiancé est aussi quelquefois représentée sur les vases; cf. Mon. ined. IV, 24 bis. —2 Plul. Quaest. rom. c. 2, p. 264 B. — 3 Athen. V, p. 185 B. — 4 Suid. s. v. TjiToitàwftî. — 5 Atlien. XV, 52, p. 644 L>. — 6 p0U. 111, 41 ; Athen. IV, p. 172. A 7 Schol. Aristoph. Pac. v. 869. 8 Athen. VI, p. 245. C’était un décret de Timoklès et
de Ménandre; cf. Becker-Goll, O. I. p. 370. A lasos, on n’admettait que la pré¬
ment voilée, et celle-ci s’asseyait parmi les femmes. Lucien nous a laissé la description d’un repas nuptial’: les femmes occupent un lit (xXivxijp) à droite de l’entréa de la salle ; le père de l’épousée et celtii de l’époux sont en face des femmes. A vrai dire, le dialogue de Lucien nous offre surtout une amusante scène de parodie. Les convives de marque soulèvent des questions de préséance ; des intrus arrivent sans avoir été invités. A la fin du repas, on apporte les lampes, les coupes circulent, des poètes débitent des épithalames ; les têtes s’échauffent, les discussions tournent à la rixe et l’on finit par emporter l’époux, la tête fendue. Parodie à part, c’est encore le dialogue de Lucien qui nous a conservé le tableau le plus vivant d’un repas de noces. Les libations, les vœux adressés aux nouveaux époux, les épithalames étaient de règle10. Au milieu des convives circulait un jeune garçon, dont les parents devaient être encore vivants (mft
àji®tôaX-rçç) ; il présentait une corbeille remplie de pains,
et disait : « J’ai fui le mal, j'ai trouvé le mieux » (£ÎUT6V xxxov, eùpov àgetvov) **.
3° Les Anakalyptéria. — Ala fin du repas a\ail h' 11 a cérémonie du dévoilement de l’épousée (àvaxaXui:.^1* ! C’était le moment où la jeune fille, qui avait voilée au repas, découvrait son visage pour la po 1111 § fois en présence des hommes12. S’il fallait aj°ul" ^ ^ certains textes, cette cérémonie devrait se plan ' ] ^ sième jour du mariage13. Mais, après M- ' '
; anakalyptéria], M. Deubner a démontré q»" I' ' ^ ment de l’épousée a bien réellement lieu a la h" quet. avant la formation du cortège qui 'l'"1
, . j) |(uC. (■ 0111'^'
scncc de dix hommes et de dix femmes. Hcracl. Poleni. *' ’ ^ fl j p. IW*
— 10 Sappho, p. 51 in Athen. XI, p. 4-75; cf. h\an ',,n * ^ Anecd. !lraCC'
— il Zenob. Proverb. III, 98; Paroem. I, P- 82. c ^ allSSi 6iwp’iT?*’
p. 390; Hesych. 8. V. àvaxa^JitT/.çiov. Cette cérémonie s (Jcsych- otctvi?1*'
et en Attique on l’appelait fan?? ta. Marpocr. a. v. p. 1 1 - pragni. Plier®®?'1*' Moeris, éd. Bekker, 205/ 24. — M Hesych. I, 325,
Diels, Abhandl. der Berl. Alcad.\ 897, Phil. hist. Cl. p. •
,Ylle quitte la maison paternelle 4. Cet acte pr"'101";1';; mariage est en quelque sorte officielle- |sig»ifie qUI (,t‘que la jeune tille est désormais une hent consaeie ^ ^ moment, l'époux lui offre des ca-
H* ,^P'« Sôpa*. Il faut sans doute reconpe8UX’. ; , . avenir d’une coutume en vertu de laquelle, ®ili"'elC1 ',hns ia maison de l’épousée, il est l’hôte Pf. ‘ ‘ bienséance, apporter des cadeaux. On verra
tr îoin L cet usage a sa contre-partie, et que, lelen- Plusl° , , noces les parents et les amis de 1 épousée uTorter leurs radeaux dans la maison de l'époux.
\ dé pari de l'épousée (gÉÔoooç, aycoy^). — La céréf nie du dévoilement terminée, l’heure était venue où r isée devait quitter la maison paternelle. Ici encore, fse conformait à un cérémonial où l’on peut retrouver omme un souvenir très atténué des usages primitifs, au HL où le départ de la fiancée était un véritable enlèvent [uieros gamos]. Le mot iywy/], qui est quelquefois employé pour signifier la « conduite » de l’épousée à la maison du mari, est significatif3. Comme le repas s était prolongé tard, le départ de l’épousée avait lieu à la tombée delà nuit4 et la scène se passait à la clarté des torches nuptiales (BàSsç vugcptxai'). A la porte de la maison attendait le char qui devait emmener les époux, accoirigagnésd’unami du marié qui remplissait lerôle de itapo/oç; on l’appelait aussi le 7totpavû(/.cpio; ou le viig-fEur/jç J ; ses fonctions consistaient à conduire le couple jusqu’à la maison du mari. Le char (Çsuyo; -/]p.iovtxôv \ 6o£txdv) 0 était attelé de mulets ou quelquefois de bœufs. Ce sont des mulets qui forment l’attelage dans un vase archaïque
Fig. 4864. — Le cliav nuptial.
public par jq cecp Smith 1. Un fragment d’dvo; en leri(' ni1,e nous conserve une représentation qui répond as]' z 'J|en à la description du char dans Photius (xXtvtôoc 'i-'. v tgoia Stsopw) : c’est une sorte de charrette montée fln ^eux roues, d’un type fort simple8 et cpii rappelle « s m bicules usités dans nos campagnes (fig. 4864). Il y ,Va'l| p*ace Pour trois personnes : l’épousée au milieu ; f 'aque côté 1 époux et le Ttotpo^o; qui conduisait l’atte¬
lage3. Sur ce fragment d’Svoç, on voit un personnage à cheval qui suit le char: c’est un des amis du marié, l’opeojxdgoç, auquel fait allusion un passage d llypéride10. Si telle était le plus généralement, d'après 1rs lexicographes, la forme du char, on pouvait aussi faire usage d’un véhicule plus élégant. Dans la peinture qui décore une belle loutrophore du Musée de Berlin11, le char a une caisse munie d'une an/yx m uni s], et sur une coupe du même musée, où il offre la même forme, il est traîné par un attelage de quatre chevaux 12. Dans certains cas, lorsque l’époux contractait mariage pour la seconde fois, il n’était pas admis qu’il emmenât luimême l’épousée : ce soin était confié à un de ses amis qui s’acquittait du rôle de vupupxytüy ô;, en conduisant seul la jeune femme à la maison de son mari11. Enfin il arrivait encore que celle-ci fil le trajet à pied
[y oqjt-atTrou;) 14 .
Quand est venue l'heure du départ, un cortège (7cc-u.Tr/j) se forme pour conduire le couple jusqu au char qui doit l’emmener. En tète marche l'ordonnateur (icoo^yry/y) 15 qui peut-être accompagne le char pendant tout le trajet, et porte le kérykeion comme insigne de sa fonction de héraut10. Le couple vient ensuite, suivi de la nympheutria qui escorte la mariée ; derrière elle s'avancent les parents de la jeune femme, la mère portant les oïoe; vugcpixac,les torches nuptiales quiattestent que le mariage a été célébré comme une union légitime 11 ; enfin, c'est le cortège des parents et des amis, des enfants couronnés de myrte (iraïoEç •7iGG7r£(J.7tov7r£ç) qui font escorte a 1 epousee et le défilé des joueurs de flûte et de lyre accompagnant les chants d’hyménée 19.
Cette scène du départ des époux était un des épisodes les plus caractéristiques, un de ceux qui pouvaient le mieux suggérer aux peintres céramistes de gracieuses compositions. Us l'ont en effet souvent reproduite sur les loutrophores et les vases de luxe, avec une délicatesse de sentiment qui s’allie à la plus exquise pureté de style. La voici traitée sur une belle loutrophore du Musée de Berlin20 (fig. 48G.j). Couronné de myrte, charmant de jeunesse et de grâce, le jeune homme s approche de l’épousée pour lui prendre la main. Celle ci s’avance pudiquement, la tète légèrement inclinée, tandis que la nympheutria , avec une sorte de coquetterie maternelle, dispose les plis de son voile; un Éros volant lui apporte un collier de perles, allusion évidente aux cadeaux offerts par l'époux au moment du dévoilement. A droite, la mère tient les deux torches nuptiales. La scène est conçue et traitée à peu près de la même manière sur une loutrophore du Musée national d Athènes ■’ . Au centre de la composition, la jeune femme, à demi voilée, se dirige vers l’époux qui fait un geste d’accueil. Entre les deux personnages vole un Éros jouant de la double flûte. On reconnaît aisément, dans les autres figures, la nympheutria et la mère tenant les torches. Laloutrophore de Berlin que nous avons déjà mentionnée
Fftuly-Wi, 1900, p. 149; cf. Hiller von Gaertringen, Anakalypteria, in
III 35 . ri Uyclopacdie . — 2 Bckker, Anecd. gr. p, 390; Poil. II, 99;
■ni»! ;, T"' *' *' i7’ 20' ~ 3 Hesych- *• »• i'.uyt. — 4 Pbot. Lcx- P- 52’ 22’ Stud | p”±~ lo"' "h 40, 41. — ophot. Lex. p. 02, 22. — 7 Jour n. of hell. V# pleocii ,s V*’ '"'~8 Eeimdorf, Griech.u. sicil. Vasenb. pl. xxxvit, l ; Wien .
vin, fig. G, et fig. 5 pour la restitution de la scène complète.
' 10 Hyper]
PF win-
n . ' i • 'III.
°U. X, ; Pl)0t , , ....
-* 111 11 ■ ( • f*E<nr| jxtv /j vûjjkœyj , Ixaiéçoiôev o xe vujxœio; xai o «aço^oç.
‘lSs. Il ( ^ rlo Auxiççovo b, 4. — il Furtwnengler, Coll. Sahouroff ,
voir
Stackollierg, Graeber der Fell. pl. xi.ii; Wien.
Vorlegebl. 1888, pl. vm, fig. 1 ; cf. Pyxis d'Erétrie au Musée national d'Athènes, Collignon-Couve, Calai, n» 1959. —13 Hesych. II, p. 091 ; Poil. III, 41. -r- H Poil.
lliid. 40 14. 1’ Hyper, éd. Blass, Il (Tito Aux.', 5; Hesych. s. v. ; cf. Plut. Qu.
qraec. 27, VII, p. 190. — n' Coupe de Berlin. Wien. Vorlegebl. 1888, pl. vm, fig. I. M. Benndorf le restitue dans la scène peinte sur le fragment d'ivc?. Ibid. fig. 5.
n lc9 mariages clandestins étaient appelés àS«8o jy^voi Schol. Eurip. Ale.
v j(lp| 18 Hyper. L. c. — 19 C. Smith , Journ. of licll. Slud. I, p. 207. — 20 Herzog,
Arch. Zeit. 1882, p. 131, pl. '. — 21 lleydemann, Gr. Vasenb. pl. x, 1 ; Collignon- Couve Calai. n“ 1224 ; cf. Amphore de Basseggio, Wien . Vorleg. 1888, pl. vm, tig. 4.
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à propos du char nuptial1 (fig. 4806) nous montre, non plus le cortège d’adieu, mais la scène même du départ. Dans le tableau de gauche, on voit le rràpoyoç déjà monle sur le char, tenant d’une main l’aiguillon et de 1 autre les rênes rassemblées. Le cortège, figuré par la mère et un des ttocïoeç itpoTTÉjxTtovrsç, est arrêté au seuil de la porte, et 1 époux, soulevant doucement de terre la jeune épousée tout émue, va lui faire prendre place sur le char. C’est bien une sorte de rite qu’il accomplit ainsi avec une sorte de respect religieux, et celte jolie peinture pourrait servir de commentaire au passage où un poète comique attique fait allusion au départ de l'épousée (o7tWÇ OS 'TTjV vépcp-qv (É7]v) àv y.a'.pbç yj,
[XETÉwpov ' Ittî to Çsoyoç avaÔvjffS'.ç g'u ®oüW)2.
5° La réception dans ta maison ' de V époux.
— Dans la peinture de la loutrophore de Berlin, l'artiste a représenté ingénieusement la contre-partie de la scène du départ. Un second tableau représente l’arrivée dans la maison paternelle de l’époux (fig. 4866). Sur le seuil, se tiennent les parents de ce dernier, le père, en costume de fête, couronné de myrte, tenant un sceptre, la mère portant les torches nuptiales3. C’est que, ep effet, la réception du jeune couple était aussi réglée par un cérémonial obligé, et les parents de l’époux lui faisaient accueil lorsqu’il descendait du char. En Béotie, au dire de Plutarque, l’usage commandait de brûler devant la porte une roue du char, pour témoigner que désormais la jeune femme n’avait plus d’autre demeure que celle de son mari ’\ On peut citer d'autres peintures de vases attiques où la répétition d'une scène analogue à celle de la loutrophore de Berlin, indique bien que la réception du couple est
aussi un des épisodes importants de la cérémonie. Sur une coupe de Berlin5, la mère du marié, tenant les torches, et accompagnée d’un joueur de lyre, se tient sur le seuil de la porte pour recevoir les époux, suivis de la nympheutria (fig. 4867). Sur une pyxis du Louvre, c’est le
1 Coll. Sabouroff', pl. i.vm-u\-. — 2 Araros, ’l'gîv. Fragm. comic. graec. éd. Didot, p. 468, V, 2. — • 3 Cf. Scliol. Eurip. Phoen. v. 346. — 4 Plut. Qu. rom. c, 29, p. 2/ 1 D. 3 Slackelberg, O. I. p], xr.n ; W ien. Vorlcgebl. 1888, pi. vin, n° 1. — 6 Slackelberg, O. I. pl. xxx» ; Wien. Vorlegebl. Ibid, n» 7. — 7 H. Thiorah, Tyrrhenische Amphore n, Lcipz. 1899, pl. v, p. 65 ; cf. fragment d'une livdrie de
Fig. 4863. — L’époux emmenant l'épousée.
Fig. 48G6. — Le départ des époux. L’arrivée à la maison de l’époux
pere du marié qui s’avance à leur renm , de la liberté que permettent de pareils suiio" ^ cl’ vent dans un esprit d’allégorie, le peintre' 1 ité8s<>» sonnages deux divinités, Apollon et Arténfi^ ^U*PPN Nous citerons encore une amphore d’ancieic i i86fiJ
conservée à Saint-Pétersbourg, où estreprésenu !,alliqile
du char devant la maison. On aperçoit à droit,. 'Tivée et la porte de la chambre à l’intérieur du laquSîel,U<
s serïa"ie V*
nuptuvl ■ (fig, 4869).
Quand le couple avait Lui son entrée dans 1 maison, on lui offrait une collation de bien
venue (xorrayuagocfj) s
composée de dattes, de
gâteaux, de figues sèche
et de noix. S’il faut ajouter foi au texte de Plutarque9, l’usage vou lait qu’avant d’entre dans la chambre nuptiale l’épousée mangeât un coing, fruit qui passait pour le symbole de la fécondité. Puis le couple se retirait dans la chambre où était dressée la xÀiV/j ymtr( 10, et dont l’entré était gardée par un des amis du marié, le dupais d;11. Les peintures des vases attiques, si riches en renseignements ne nous offrent pas de documents figurés comparable à la célèbre peinture des lYoces Aldobrandines , de l’époque romaine, où l’artiste a représenté la chambre nuptiale, l’épousée entourée d’un cortège de femmes, e prêtant l’oreille aux paroles de la pronuba. Mais, à l’époque
hellénistique, lescoro plastes grecs ont par fois emprunté à la même donnée le sujet de leurs compositions En publiant un joli groupe de Myrina con serve au Musée Britan nique, M. S. Reinachla interprété dans cet esprit, et dans les jeune femmes assises sur un lit, il a reconnu l’ê
pouséeet une amie nia
riée« engagées dans un entretien discret 1 ' Un autre groupe du Louvre, de mèine pro • m ■ lu iiHinP
venance l3, montre un couple assis sur un . ■
homme semble écarter doucement le voile T 1 p pagne, et peut-être le modeleur a-t-il songé a 1111 ^
de dévoilement dans la chambre nuptiale. 1 1,111
indécis et SQ»1
compositions gardent un caractère un peu
■le 06
Gela, où Hauser reconnaît le vvusayûiyoi -
maison, Jnhrb. XI, 1890, p. 189, n» 32. — «Scliol. Aristopl^ n"’j0 p0||, |[1, «
tenant deux torches, devant m P"' ^ „ Plut- V. ?ü8 ’ ...
s. d..; Demos (b. p. 1123. — « Plut. Praec. conj. c. 1, P