‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 185 sur 275 · IL · texte numérisé non relu

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-n Ibid. 43; Hesych. s. v. — 12 S, Reinach, Bev. arch. |8hl’' ' j’ 1 ( Nl ,, p Collier cl S. Reinach, Myrina , p. 446. - 13 Pottier el S. Remae

r, cf

MAT

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i , vnlpur documentaire des scènes si vivantes

i,“i*paricspei°ire9derases ques'

m. Le lendemain du mariage. — C’était encore un jour de fête, consacré à la cérémonie des . Ce jour

des twwXia est celui qui suit la nuit nuptiale, où, pour la première fois, l’épousée a habité dans la maison de son

mari (sitY|ûXt(TTou) 2. On le célébrait par 1 envoi de cadeaux qui s’appelaient les èiraüXia Sois* Offerts par le père et

les parents de la jeune femme, ces présents étaient en quelque sorte envoyés par réciprocité au jeu ne couple pour

reconnaître ceux que le (lancé avait apportés la veille au moment du repas de noces. Ils étaient remis avec un

Fig. 4869. — L’arrivée du char nuptial à la maison de 1 époux.

Ili|in apparat. Suidas nous a laissé une description du l ■ 1 * * ^ ‘Iui se formait à cette occasion, et une énuméra- 1011 tll's °bjets qu’il était d’usage d’offrir aux mariés.

1 hrulin

Eïïl“''>x, Jahrb. des aecli, Inst I960, n. 144-154. — SHesycll. s. r.

D’abord venait un jeune garçon, en chlamyde blanche, tenant un (lambeau allumé ; puis une jeune tille remplissant la fonction de canéphore ; enfin, d’autres jeunes

Suid. s. v. ; Poil, lit, 39; Eust. ad 11. <1, 29, p. 1337. — 3 Eust. Ibid.

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iilles, portant les cadeaux : c’étaient des lécanés, des vêtements, des peignes et autres objets de toilette, des alabastres, des chaussures, des coffrets, des parfums, du nitre, cadeaux utiles, convenant à une maîtresse de maison1. Au dire de Suidas, c’est ce jour-là qu’était remise au mari la dot de sa femme. Le cortège des s7ratJXia a été reconnu très ingénieusement par M. Deubner parmi les scènes qui décorent une pyxis d’Erétrie du Musée de Berlin - (fig. 4870). En tête marche un jeune homme portant une torche; derrière lui s’avance la canéphore, une fillette aux cheveux courts tenant une corbeille qui n est pas à proprement un xxvoùv, mais la corbeille à laine si ordinairement représentée dans les scènes de gynécée ; une jeune fille qui la suit tient de chaque main un de ces vases à pied et à couvercle qui sont si souvent décorés de scènes nuptiales3; de la main gauche elle présente une

pyxis ; derrière elles vole un Éros nom,, , phore. Une joueuse de flûte prend part Une lo,llroréception des cadeaux offerts par lV ,r, !‘!‘ Ü

était le dernier acte des cérémonies du n' ? 1’éP0u««*l mais la jeune femme commençait sa vie 1Ulll,l*’e' ^‘‘Sormaison de son mari, devenue la sienne " v.''' Ue lK'nslîl

"• Rome- - Le ™™ge est „„e des moins connues du droit romain ; nous ne les exactement quelle a été sa forme primitive pas

comment se sont établis deux modes de mn’iÜ'T0' el effets sont radicalement différents le °ntles

™anm et le "lariaSe sans manm. il est pr„]X ""

1 epoque primitive le mariage el la manu, x J’ daient [manus]. 0n'

A. Formation du mariage {justae nuptiae trimonium justum, legitimum). — i. __ , ’ ...

clG*

Fig. 4870. — Scène nuptiale et cortège apportant les cadeaux des IrcaiiXtc

ments communs aux deux formes du mariage étaient :

1° Les fiançailles (sponsalia) l. Les fiançailles exigeaient les mêmes conditions de validité que le mariage, sauf pour l'âge, où on pouvait descendre jusqu’à sept ans 5. Elles n’avaient pas à l’origine de caractère juridique; elles se concluaient par contrat verbal, par une stipulation unilatérale qui promettait la femme au mari0; dans le droit latin, il y avait une double stipulation sanctionnée par Faction de sponsu 1 ; le droit romain autorisait peut-être aussi une action en dommages-intérêts pour inexécution du contrat. Plus tard on se contenta du simple consentement8, souvent avec témoins, et les fiançailles purent avoir lieu entre absents 9, mais elles ne furent plus obligatoires, et elles étaient résolubles par voie de renonciation unilatérale ( repudium renuntiarc, remittere ; sponsalia dissolvere ); aussi on y joignait souvent une stipulatio poenae'0. Cependant elles produisaient quelques effets juridiques; ainsi les fiancés ne pouvaient porter témoignage l’un contre l’autre, un fils ne pouvait épouser la fiancée de son père ni un père celle

1 Suid. s. v. lïca-jXta ; cf. Etym. Magn. s. v. p. 354. — 2 Jahrbuch , 1900, p. 151 et suit. pl. n. M. Léchât a contesté l'interprétation de M. Deubner, et voit dans la scène en question une représentation d’un thème banal, celui de l’offrande des cadeaux de mariage (fiev. des ét. grecques, 1901, p. 478-479). Je ne partage pas le sentiment de M. Léchai. Les rapprochements établis par M. Deubner entre les textes et la scène figurée sur la pyxis me paraissent très précis. — 3 Cf. Coll. Sahouroff , pl. lx. — 4 Dig. 23, 1 (De sponsaiibus) ; C. Just. 5, 1 ; voir Friedlander, Darstellungen , I, p. 463-405. — b Dig. 23, 1, 7, § 1, 14, 15, 16; 3, 2, 1. On a de nombreux exemples de fiancés fort jeunes (Dio. Cass. 54, 16, 7; Suet. Caes. 1 ; C. ÎVepos. Alt. 19). — G Yarr. De ling. lat. 6, 69-72; Dig. 23, 1, 2; Isid. Orig. 9, 27, 3; Sert . ad Aen. 10, 79; Fest. Epit. 141, 14; Arnob. Adv. gent. 4, 20; Plaut. Aul. 255 : « Meg. Quid nunc ? etiarn mihi despondes filiam ? -- Eucl. lllis legibus , cum ilia dote quam tibi dixi. — Meg. Sponden ’ ergo? — Eucl. Spondeo » ; Trinum. 500, 1157-62; Curcul. 674; Poenul. 1157 ; Terent. Andr. 1, 1, 75. Les fiançailles avaienl généralement lieu pari intermédiaire d’amis, souvent d hommes d'affaires (Dig. 23,

de son fils ; un rescrit de Septime Sévère autorisa la poursuite de la fiancée pour adultère11. Celui qui se fiançait avec deux personnes à la fois était frappé d’infamie et perdait le droit de postuler pour autrui l2. Constantin punit même la rupture injustifiée des fiançailles parla perte de tous les présents que le fiancé avait faits, et il autorisa la fiancée ou ses héritiers, en cas de décès du fiancé après le baiser des fiançailles, à conserver In moitié des présents13. Le futur remettait en effet habituellement à la future une somme d’argent, arra, ou, à titre de gage, un anneau soit de fer, soit d’or, dans ce dernier cas, souvent orné d’une pierre précieuse, que celle-ci portait au quatrième doigt11. La fête des liiin cailles comportait des invités, un repas, et la l,lluri épouse pouvait y recevoir des présents1".

2° Les cérémonies du mariage. Elles étaient iM ' >un pli fiées pour la veuve qui contractait un second ijmi ' V’ et ce remariage parait avoir été assez mal vu p11 d nion publique jusque dans la période la plus 1 Les inscriptions font souvent l’éloge des unira n"

I, 18; 50, 14, 3 ; C. Just. 5, 1). — ' Gell. 4, 4 (d'après la lecture de

bolae Bethmanno Hollwegio oblatae, p. 99). — 8 Dig. -3’ *' * !" , | l ; Juven.

23, 1,5; Plut. Cat. maj. 21 ; Macrob. Sat. 1 , C, 29 ^ ^ y, |,

Sat. 6, 200 ; Apul. De mag. 68 ; Dig. 45, 1 , 134 pr. : 24, -, -• s - ^ , | 1 1 pii;.

10 ; Plaut. Aul. 783, 799 ; Plut. Cat. min. 7 ; Caes. 14 ; SucU (•««• - x

3, 2, 12, § 12; 48, 5, W, § 3. — '2 Dig. 3, 2, I ; 3, 2, 13, § »-*• ^ ,, 36,

5-16 ; Livre syro-romain, èd. Bruns, 8 91. — 1 * Juven. ■'uut. . - 1 ^ ^ Torlull. § 1 ; Plin. Uisl. nat. 33, 12; Isid. Orig. 19, 32, 4; De ecrt. «W- 'ncal dt Apol. 6; Rossbach, Hochzeitsdenkmiiler, p. 27; Deloche, ' '' ^ J

Jnscr. t. XXXV, 2, p. 224. — <3 Sucl. Oct. 53 ; Plin. Ep. 1 ’ ) y; Fes!

benef. 4, 39, 3 ; Tertull. De idol. 16 ; Plin. Hist. nat. 9, U7> ll":l ,

Ep. 343; Cic. Ad Quint. 2, 6. —16 Plut. Quaest. rom. 105 u-r-— ^ nc Ann. a,n». tar. 6. 3 ; Val. Max.2, 1 , 3 ; 4, 3, 3 ; Plut. Tib. Grâce. 1 ; L'V. ’ J n Corp . „iscr- Serv. ad Aen. 4, 19; Fest. p. 245 «; Trcb. Poil. Trig.tyr^ ■ ^ :t3r,|, îl* lat. 6 , 3604, 12405 , 7732, 14404 ; 3, 3572 ; 8, 7384; 9, 51 !

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. llUptiales s’appliquaient donc essentiellement p-fléinonies motifs religieux rendaient impro-

illlX célébration des noces un certain nombre de Pres a ï mois de mai marqué par les Lemuria et le jours : . ,

J0tll> des Argei, la première quinzaine de juin con-

rrll"'l,„l l.jte de Vesta1, les dies parentales du 13 au ■iirec <*u . j 2 1™

( la première quinzaine de mars2 *, les trois

sa»r<

joli'

cvrier, . 1 „ , . , - f „

^4 août, 5 octobre, H novembre ou les Enfers

J,t ■ Vréputés’ouverts, tous les dies religiosi , les calen- K ' les nones, les ides, et, en général, au moins à Epoqûe primitive, les jours de fête ».

la veille des noces, la future quittait sa robe de jeune ■fille sa tof/a praetexta, la consacrait avec ses jouets à Ides 'dieux, probablement aux Lares de sa famille4 *, et I evètait en se couchant un costume spécial, une /.unira ou regilla et une résille rouge [reticulumf. La |robe de noce était blanche; c’était aussi une tunica Inr/a6 * *, par quoi il faut entendre soit une tunique tissée I à la mode ancienne avec Mis de chaîne verticaux |tela], I soit une tunique sans sinus \ par-dessus la ceinture | de laine qui la serrait à la taille avec un nœud (nodus I hercideus)*. La mariée se couvrait en outre la tète I (i nubere , obnubere ) d’un voile rouge [flammeum) 9 * ; elle lavait changé sa coiffure, ses cheveux avaient été par- I tagés au moyen de la hasta caelibaris'0, dard ou I aiguille à pointe recourbée, en six tresses ou bandeaux,

[ maintenus par des bandelettes ( vittae)u . Cette coiffure,

[ insigne de chasteté, était celle des matrones et des ves- I taies. Les figures de vestales retrouvées à Rome dans l 'atrium Venta a11 * nous permettent de nousen représenter l’arrangement autour de la tête. Les maires familias la portaient dans l’ancien temps relevée en tutulus13. Le voile qui les couvre, dans les scènes de mariage que nous voyons sur des monuments d’un temps assez récent, n’en laisse apercevoir que le bas; mais dans l’une de ces scènes, sur un sarcophage du Musée de Naples14 *, la mariée par exception est sans voile, et la femme qui se tient debout derrière elle est occupée à disposer la chevelure dans l’ordre qui convient à son nouvel état (fig. 4871) : on y distingue très bien la touffe relevée en masse audessus des bandelettes du front. Elle portait sous le flamneum une couronne de fleurs cueillies par elle-même16.

7" 1 O'tà* l'ast- 5, 487 ; 6, 225; Plul. Quaest. rom. 86. — 2 Ovid. Fast. 2, 555; v, Ci., ,j Macrob. Sat. 1, 15, 21 ; Fest. s. v. nonarum\ Plut. Quaest.

■ rom. 105. - 4 Fest. p. 245a, il ; Propert. 1, 11, 33 ; Nonius, p. 538, 14; Schol. ad Uorat. Sat. 1, 5, 66. Cependant à la Fortuna virginalis dans Àrnob.

7 ,l7’ a Venus dans Pers. Sat. 2, 70. — 5 Fest. 286 b. — * Plin. Hist. rat. ^ 19 i. I) après Rossbach, Untersuchungen über die rom. Ehe , p. 274-276, les 1Ct’0S aura*ent porté la toga. Ce qui ne peut s’entendre que pour un temps 1res Ser Cn < ai ^°°C’ communei au début, aux hommes et aux femmes (Nonius, p. 540 ;

I D 1 V6"’ * ^ remPtacée Par stola, et finit par n’être plus portée que

Pl,d\ mmGS de mauvaise vie (Juven. Sat. 2, 68; Martial. 2, 39; 10, 52; Cic. c ^ 7 , ' ^°rat. Sat. 1, 2, 63). — 7 C’est le sens adopté par Rossbach, L.

averi, j' ' second par Marquardt [La vie privée des Romains, I, p. 53, note 2) Fcsl * -- U 1 S au^euis flu* se son^ occupés de l’habillement des anciens, d’après voir L 22, 18. Sur la signification qu’il faut donner kregilla ,

I cetto ru i' mCS auleurs’ L. c. — 8 Fest. Ep. p. 63. Voir nodus. Le mari dénouait nuptial" \'U. SUl *C ^ nuPl*al (Fest. s. v. Cinxiae Junonis). — 9 Le flammeum Ep 12 ^ Us souvent cité, était de couleur rouge (Plin. Hist. nat. 21, 46 ; Hieronym.

1 voile \ U<an ^ Paraît avoir eu la forme non de la palla , mais d’un

^nlôt roc "11"1 a ta tète. Sur les monuments figurés la mariée a

[ Æér» //o, / * 11 taU^^ voilé ; Rossbach, Dntersuchung. p. 279 et s. ;

i,5.S8 ^^'U'und E^denkmàler^ p. 16,44,96,120, 153. — 10 Ovid. Fast. j tcut dise •• ' ' ’ , lul* ft°m‘ 15 5 Quaest • Rom. 87. C’est un discerniculum ou

I ®(7), 34 ( "l,,^s [ agus, p. 63]. D’après Fest. (Ep. p. 62 ; cf. Plin. Hist. nat. XXVlll, f Nerstid0;"1 Ôlrc un de lance pris sur le corps d’un gladiateur; cette , Terlull / CP.rla‘nen,eilt d’origine récente. —.11 Fest. p. 339 a; Plaut. Most. Ovid Ar< ’ 6 V'rg' VeL 12 î Scrv. Ad Aen. 7, 403; Plaut. Mil. glor. 791;

‘*1 J, nninf I n. ~

Le premier acte de la fête commençait dès 1 aube par une prise d’auspices, par l'intermédiaire des nu/it iarum auspices attitrés, qui observaient à l’origine le vol des

Fig. 4871. — Scène de mariage romain.

oiseaux, plus tard simplement les entrailles d'une victime16, probablement d’une brebis1', offerte en sacrifice. Nous ne savons pas exactement à partir de quelle époque les plébéiens ont pu employer les auspices, qui étaient en principe réservés aux patriciens. Ce fut peutêtre après l’établissement du connubium entre les deux classes. Les augures annonçaient le résultat de leurs observations aux nombreux invités18. C'est à ce moment que l’on concluait le contrat de mariage, qu’on le faisait signer par des témoins, qui, jusque dans les derniers temps, paraissent avoir été au nombre d au moins dix 1 , et que les deux fiancés donnaient leur consentement au mariage. Puis une femme qui devait n’avoir été mariée qu’une fois, la pronuba , amenait les deux époux l'un vers l’autre et mettait la main droite de la femme dans la main droite du mari (fig. 4872, et jono fig. 4180) ; c était la dextrarum junetio 20 . Elle était suivie d’une prière

' amat ■ I, 31 ; 7V,

2, 522; Pont. 3, 3, 51. Marquardt conclut qu’elles

étaient doubles, d'après Propert. 5, 1 1 , 33, et Val. Max. 3,2.1 (L.c. p. Si, noies 1-3).

- 12 Jordan, Der Tempe l der Vesta, p. 47, pl. vm-x ; voir supra , les lig. 4056, 4057. — 13 Varr. Ling. lat. VII, il. — U D'après une photographie. Cf. Baumoister, Denkmaler , I, fig. 754. — <5 Fest. Ep. p. 63;Lucau. Plwrs. II. 358. Plus tard le mari porta aussi une couronne (Plut. Pomp. 55; Sidon. Apoll. Ep. 1,5; Tcrtull. Pc cor. mil.

1 3), ainsi que les assistants et le père de la mariée, sous l'influence des coutumes grecques (Claudian. De rapt. Proserp. 2, 328 ; Fescen. 13, 1,2; Epi thaï. 921. Voir jcxo, fig. 4165 ; cf. Dilthey, Ann. d. ht. 1869, p. 15. - 16 Oeil. 3, 2. 10 ; Scrv. ad Aen. t, 314 • 3, 136; 4, 45, 166 ; Plaut. Cas. prol. 86 ; Plin. Hisi. nat. 10, ït ; Cie. De div. I, IC 28 ; Val. Max. 2, 1, 1 ; Slat. Silv. I, 2, 229.- ‘7 Opinion de Karlo«a, Die Forme, i de’rràm Ehe, p. 7, et de Studcmund, Mittheil. ans den Palimps. des Gains, p. 6.

- 18 Suel. Claud. 26; Tac. Ann. Il, 27 ; 15, 37 ; Juven. Sat. 2. 119 et 132;

6 200- 10, 335; Mart. 12, 5; Apul. Apol 68; SUl. Silv. t. 2, 229; Aml.ros.

De lapsu v irg. cons. 5, 20. - U Fest. 242 é. 29; Ep. p. 2H, 3; Terlull. Exhort.

castr. 13; Serv. ad Acn. 4, 166; Isid. Orig. 9, 7, 8 : Douai, ad Tercnt. Euu.

3,5, 45 ; Claudian. 31, 128; SUl. Silv. 1, 2, 11 ; Trch. Poil. Gall. 11. — 20 poul¬

ies représentations de la dextrarum junetio sur des sarcophages, des monnaies,

v Rossbach, L. c. p. 37 et suiv. Sur le bas-relief ici figuré d'après uuc photo¬

graphie d'un sarcophage du Musée de Florence (cf. Rossbach, Hocliseits. Denkm.

,49- Diitschke, Anf. llildwerke in Oberitalien , 111, p. 124, il» 63). Sur celui de

Mantoùe (Labus, .Wiiseo délia r. Accad. di Mantova, III, Uv. lui, p. 30a), sur

celui de San Lorcnto à Rome (Uartoli, Admir. fioman. 68 ; Rossbach, p. 42) cl d'aulres

encore, on voit, outre les deux époux et la pronuba, un enfant qui porte une torche,

personnification de ITiyméuéc ; voir Schmidt, De hymaeneo et lalasio, etc. Kicl, 1886 [hymaeneus, p. 335]; à côte du mari sc tient un paranymphus, à côté de la

femme une paranympha ; les paranymphi sont aussi mentionnés ap. Augustin. De civ. Dei, 14, 18; cf. Concil. Carthag. 4, 13; Isid. Orig. 9, 7.

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prononcée par un auspe x nuptiarum , et adressée à Jupiter, à Junon, à Vénus, à Diane et à la déesse Fides *. Ensuite les mariés accomplissaient eux-mêmes le sacrilice d’un bœuf 2 ou d’un porc3, soit dans la maison, soit même devant un temple public, comme paraissent le prouver plusieurs textes et des monuments figurés qui indiquent soit un temple, soit un cortège de sacrifice1. Après le sacrifice et les vœux de bonheur formulés par les témoins au moyen de l’acclamation féliciter % avait lieu le repas de noces ( cena ), régulièrement dans la maison du père de la femme6. A l'époque primitive, il se terminait à la nuit7.

Alors commençait le second acte de la cérémonie, la conduite à la maison de l'époux {domina deductio ). Après avoir fait semblant d'arracher l'épouse aux bras de sa mère 8, le cortège des parents et des invités l'accompagnait à la maison du mari9, avec des joueurs de flûte et des porteurs de torches10, en chantant des vers fescennins, dont les principaux caractères étaient la bouffonnerie et l'obscénité iJ, et en poussant le cri talasse , épithète d'une ancienne divinité oubliée, peut-être du dieu Consus dont la fête avait coïncidé avec le rapt des Sabines 12 .

Ces réjouissances étaient en général très indécentes et devaient être condamnées plus tard énergiquement par les pères de l’Église chrétienne13. Les petits garçons demandaient à l’époux de leur jeter des noix, soit parce que ces fruits étaient le symbole de la fécondité, soit parce que l’époux en avait fini avec les jeux de l'enfance L’épouse était accompagnée par trois

garçons patrimi et matrimi (c’est-à-dir< leurs père et mère); deux d’entre

formé par une branche d’aubépine les invités s’emparaient ensuite comme*d

Fig. 4872. — Cérémonies du mariage romain.

eux 1- ayanl '‘ncore troisième portait en l’honneur de \w,°IKluiSuienl’ Je

‘ • ’ 18 (nlh Un.tlaiïlbeail

ba dont

Derrière l’épouse on portait une quenouille et^r'81"*11 Le troisième acte était la réception de l’én0Ui ' maison du mari. Elle frottait de graisse ou j'i'u"'! enveloppait débandés de laine les montants delà , »

Elle prononçait la formule: « Ubi tu Gains , ego S''' détournée de son sens primitif, par laquelle elle répond' ï à l’interrogation de son mari et donnait son nom nui pour entrer dans la maison, elle était soulevée au-diss^’ du seuil. Cet acte était-il le symbole du rapt ou avait-il 3

but d’éviter une chute, et partant, un mauvais présage ? Les textes donnent

les deux explications20. Le

mari recevait son épouse en lui présentant l’eau et le feu, symboles de la vie et du culte communs dans V atrium , brillamment éclairé 21 , où la pronuba avait préparé eh face de la porte le lectus genialis H.

Il y avait alors quelques rites accessoires mal connus: la prière aux dieux de la maison 23 ; la cérémonie obscène où on plaçait la jeune femme sur une représentation de Mutunus Tutunus pour lui . assurer dans l’avenir lafécondité51; l’offrande par la lemme de trois as, l’un à son mari, l’autre au foyer des Lares, le troisième à l’autel du carrefour voisin Le lendemain elle offrait à ses parents un repas, les repotian,& taux dit ux c sa nouvelle maison son premier sacrifice-1. Juvcnal Dita lusion àun don, au lendemain des noces, fait par le mai i

1 Tac. Ann. J I, 27 ; Plut. Quaest. rom. 2. — 2 Varr. De re rust. 2, 4, 9; Val. Flacc. Argon. 8, 243; Senec. Octav. 700; Tac. Ann. 11, 27; pour les monuments, voir la note ci-dessus, et Gerhard, Ant.Bildtcerke, l,*taf. lxxiv; Monum.d.Ist. IV, tav.ix; Rossbacli, L. c. taf. I. — 3 Varr. De re rust. 2, 4, 9. Le sacrifice était sans doute offert aux dieux Pilumnuset Picumnus d’après Yarrou (ap. Non. p. 528, 12). — 4 C’est la conclusion de Marquardt ( L . c. p. 63) d’après Senec. Octav. 700; Tac. Ann. 1 i, 27; Apul. Metam. 4, 26 et Bartoli, Admir. tav. lxxxii et lviii. Mais le dernier texte cité se réfère plutôt à des usages grecs. Voir la fig. 4872 et les monuments cités note 11, où le temple est indiqué par des colonnes et un fronton derrière le sacrifice, tandis qu’un rideau tendu derrière la dextrarum junctio fait comprendre que la scène se passe dans 1 habitation.

— 5 Juven. Sat. 2, 119. — 6 Dig. 23, 2, 5 ; Macrob. Sat. 1, 15, 22 ; Senec. Controv. 7, 21, p. 222; Quintil. Declani . 306; Capitolin. V. Pii , 10; Sidon. Apoll. Ep. 1, 5, extr. ; Catull. 62, 3. Cependant il y a quelques exemples de repas faits dans la maison de l’époux (Plaut. Cure. 728; Aul. 262; Cic .ad Quint. 2, 3, 7 ; Juven. Sat. 6, 202).

— 7 Serv. ad Bue. 8, 29; Fest. p. 245 a, 3; Catull. 62, 1. Une loi somptuaire d’Auguste avait limité la dépense de ce repas à 1 000 sesterces (Gell. 2, 24) ; elle ne devait sans doute pas être respectée. — 3 Fest. p. 289 a, 4; Macrob. Sat. 1, 15, 21 ; Catull. 61, 3. — 9 Claudian. 10, 286 ; Stat. Silv. 1, 2. 233. — 10 Plaut. Cas. 4, 3, 1 ; 1,1, 30 ; Terent. ,Ad. 5, 7, 6 et 9 ; Mari. 12, 42, 3 ; Claudian. 14, 30 ; Fest. p. 245 a , 280 a; Serv. ad Bue. 8, 29; Ad Aen. 4, 167; Senec. Controv. 7, 21,9; Cic. ProC tuent. 6, 15; voir Rossbach, £. c. p. 337, 342. — H Fescennini versus : Fest .Ep. p. 85 ; Serv. ad Aen. 7, 695 ; Calp. Flacc. Declarn. 44; Pliu. Hist. nat. 15, 86 ; Senec. Controv. 7, 21, 12; Sidon. Apoll. Ep. 1,5; Auson. Id. 13 ( cento nupt.) ; Claudian. Fescenn. 4, 29. On ne sait pas exactement quelle est l’étymologie de ce mot : est-ce le nom d’une ville d’Élrurie, Fescennium ? Est-ce plutôt le mot fascinum [fascindm]? Voir Raoul Rochette, Mém. de l'Acad. des lnscr. t. V ; O. Müller-Deecke, Die Etrusker , 1877, II, p. 296; Corssen, Ueber Ausspracke , Vokalismus und Betônung d. lat. Sprache , 2e éd. I, p. 707-748. — *2 On trouve les différentes formes du nom : Talasius (Plut. Quaest. rom 31), Thalassius (Liv. 1. 9, 12 Cat. 61. 134), Thalasio (Serv. Ad Aen.

1, 651 ; Plut. Pomp. 4), Talassus (Mart. 12, 42, 4), Talassio (Mari. ^

25; Sid. Apoll. Ep. 1,5. La légende y voyait un des ravisseurs des .. Uv

rattachait ce nom au mot grec ràXapos, corbeille de lileusc (lesl. I - ornom^

1, 9, 12); d’après Werkliu [Ind. Schol. Dorpat. 1860, p. 13), 00 se'‘l l||a|.jnüi

du dieu Consus. D’autres y voyaient une épithète grecque ( |IP. sostoni.

— 13 CvpriaD . De lmb. vin,, c. 18 (Migne, Pair. lat. IV) ! odn"’ ....

Cyprian. De lmb. virg. c. 18 (Aligne, -> IV, . 211 (Aligne.

Homil. 49, p. 443: 56, p. 486, 488 (Migne, hati. gi • • 172 ; Serv.

t. Ll). — H II y a ces explications et dautres encore dans es lialull.

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