‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 191 sur 275 · V. VI · texte numérisé non relu

V. VI

stt* ’ Hcydemann

- 2 Apoll. Rli. IV, 156; cf. 0. Jahtt, Iihein 8. — 3 Jason, p. 619. On trouvera un 2504 et do Je ss 'Ua ** Plôle d&ns les articles de Seeliger, Medeia (Roschcr), 2501 Bull N(ipoTu\ Argonautai (Pauly-Wissowa), 781-784. — 4 Coll. Jatta, n° 1501

Vo rlenpki , . 11 VI î IV, pl. vi ; Arc/i. Zeit. 1846, pl. xliv-xlv; Wicne

j fçui. sei’ip jy i - 1

G. " 5 Arch y ** ' ’ ’'elnac"i dtèpert. des vases peints, I. p. 361, 1 ; 408 lliïrii, Auterl y'1' P-'1 287 ; Heydcmann, Op. cit. p. 19, il. 48. — 1 Gc

"saih. pl. i.xx , 3 ; Keinacli, Ilépert. des vases peints, II, p. 43

n. 7 ; Wernickc ap. Roschcr, s. v. Alcdeia, 2305. — ^ Monumenti, XI, pl. ni; Klügmann, Annali, 1879, p. 38 sqq.; Heydemann, Up. cit. p. 6. — s Gerhard, Auserl. Vasenb. III, 157, 1-2= Rein&ch, Uêpert. Il, 81, 1. — !) Gerhard,

III, 157, 3-4 = Reinach, Ibid. 81, 2. — 10 .1/ns. Greg. I, 82, 1; Arch. Zeit. 1840, pl. xi. ; Rcinach, Ibid. I, 359, 6-9 ; cf. encore Berlin. Vasensammt. n. 2188 ; Annali, 1876, pl. k et p. 43 sqq. — U Hclbig, n. 1261 A et Atlas, pl. xix ; C. Robert, Arch. Zeit. 1874, pl. xiii c, 134 sq. ; Sogliano, La pitture nuirali Campane, n. 553 et 554. — '3 Betindorf-Schoeno, Lat. Mus. n. 92.

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MED

art qu'en littérature. 11 est représenté sur plusieurs vases de l'Italie méridionale. Il faut citer surtout la grande composition (fig. 4877) d’un vase de Canosa conservé à Munich : au milieu du registre supérieur

ligure allégorique, la Fureur (OÎctoo^' ] lag® de “"P»"1*; sur la gj^,’ l’alJ

costume or, entai, s’apprête à pereer '* "» rich,

11 s^ive uu de Sfis

Fig. 4878. — Fuite de Médée.

Mis qui s’est réfugié sur un autel ; un serviteur protège son second enfant; à droite accourt Jason suivi d’un doryphore, et, un peu en recul. apparaît l’ombre d’Aeétès, qui évoque les origines de cette tragique histoire1.

Deux amphores, provenant de .\ol a et de Cumes, représentent le meurtre des enfants Sur une autre amphore trouvée à Canosa,

Médée s'enfuit emportée par son char de dragons et poursuivie par Jason 3 ; enfin une autre peinture de vase la montre chevauchant un dragon et tenant encore son glaive à la main \

La statuaire et la peinture antiques ont été inspirées par ce même sujet5. En fait de statues, il ne nous reste guère aujourd’hui qu’un groupe de Médée et ses enfants conservé au Musée d’Arles6. Peut-être a-t-on quelque réminiscence d’œuvres célèbres dans les sculptures des sarcophages et dans les peintures murales de la Campanie. On ne connaît pas moins de onze sarcophages, entiers ou fragmentaires, qui se trouvent à Rome, à Paris, à Berlin et

' Millin, Tombeaux de Canosse, pl. vii; Arch. Zeit. 1847, pl. ni; Baiimeislcr, Denkm. fig. 980: Roscher, Lexikon, II, 2510, fig. 3 ; Rcinach, Itépert. des rases, I , p . '*»2sq. n. 2 ; cf. Robert, Bild undLied. p. 37 sqq.;Vogel ,Sceneneurip.Tra(j. p. I4G *qq. La mort de Creuse est encore représentée sur un cratèrcde Naples, Heydeniann, n. 520; Raoul-Rochette, Choix de peintures, p. 263. — 2 Raonl-Roclietle, Op. cit. P-2., ; Arch. Zeit. 1867, pl. ccixui = Reinach, Itépert. I,p. 402, i. — 3 Heydeniann,

■ 221 ;Arch. Zeit. Ibid, pl-, ccxxiv = Reinach, Op. cit. p. 402, 2. — '* Raoul- Rochette, Monum. inéd. pl. vi, 1. — ■> Pour la statuaire, voir Libanius, t. IV, éd. Reiske, p. 1093 ,t Callistr. Orscript. 13. Pline cite un célèbre tableau du peintre Timomachos de Byzance. \ U, 126 ; XXXV, 145 ; Overbeck, Schriftq. n. 2122 sqq. ; cf. Plin. XXXVII, 137 (tableau d'Aristolaos). -0 Millin, Gai. myth. pl. en, 427; Arch. Zeit. ls .6, pl. vin, 2; Reinach, Itépert. de la stat. t. II, p. 507, 8. Peut-être faut-il voir un groupe analogue dans une œuvre mutilée de Budapest : Arch. Ep. Mitlh. XIII, p. 44 , Reinach, Op. cit. Il, 812, 7. Milchhœfcr reconnaît une Médée dans une statue de Florence : A/onumenti, III, 28, I ; Duruy, Hist. de, Itom. IV, p. 130 ; Fricderichs

Fig. 4879.

ailleurs, où se déroulent, plus ou moins complètement les differents épisodes empruntés aux amours de jasone{

de Creuse et à la vengeancede Médée7: on y distingue le nj

t iage de Jason et de Creuse, 1 échange des présents entre les époux, la mort, de Creuse, le meurtre des enfants de Médée, la fuite de la magicienne sur son char traîné par des serpents (fig. 4878)®.

Parmi les peintures murales, une des plus remarquables provient de la maison des Dioscures à Pompéi : Médée, la main sur la garde de son poignard, jette un regard sur ses deux enfants qui jouent aux osselets à côté d’elle sous les yeux de leur pédagogue (4879) Enfin c’est encore à la même tragédie que sont empruntés les motifs de deux terres cuites, l’une au Musée de Naples10, l’autre à Berlin", et d’un certain nombre de gemmes l2.

A la légende athénienne se rapportent les peintures

de quelques vases : une coupe

de Kodros, où l’on voit Médée au milieu de la famillf royale d’Egée13, un vase prox

enfants de Médée.

menant de Panticapée qui

Wolters, 1563; Reinach, Op. cit. H, 5Ô7, 7. —7 Ces reliefs sont aujouril lnn dans Robert, Sarkophagreliefs , II, pl. lxii-lxv, n. 189 sqq.; ils sont ' I |

Seeliger, Roscher, Lexic. p. 2508 sqq.; cf. 0. Jalin, Arch. Zeit. 1866, I1, '

Dillhey, Annali , 1809, p. 5 sqq. et pl. a-d; L. v. Ulrichs, Em "s Würzbourg, 1888. Le relief du Louvre est aussi publié dans Clarac, -lu- )r0duit nacb, Itépert. I, 92 et Bail meis ter, fig. 982; celui de Würzbourg < ^ ' l)(/ qj. — I

(fig. 4878). — 8 Robert, Op. cit. II, 194 ; Winckelmann, Monum. ined. ^ ^ J 1 » Mus. liorb. V, 33 ; Raoul-Rochelle, Choix de peintures, 22 ; MüHer- V\ k s< i j • ^ , imiter, I, 419; Hclbig, n. 1202 ; Roscher, Lexikon , II, 251 1. Le ». ^ Miiralii J

sente une scène analogue; cf. encore Ibid. 1264-1265, et Sogliano, > ^ jgjs, 1

n. 555. — 10 No 6087. — U Kckulé, Terracolt. v. Sicilien , p. 21 ; cf. Autref

p. 355. — 12 Annali, 1829, tav. I) 2 et 3; M aller- Wieseler, Denkm. L *- i8j3;

références dans Roscher, II, 2513. — 13 E. Braun, Schale des hodio^ ^ ^ sg.; I Heydemann, Analecta Thesea , p. 30 sq. ; Michaelis, Arch. Ztd.

Baumeister, Denkmûler, fig. 2149.

MED

MED

i(1 ](. combat de Thésée contre le taureau de rei11'1"1' f>dée comme spectatrice1, un cratère

Mara j., un vase de Meidias au Musée Britannique3.

d<’ raisons suffisantes pour reconnaître

il n Y I

, 0,nme on l’a voulu, sur deux vases de l’Italie r •c 'alp uni ont pour sujet la représentation des

méridiona* ]

Enfers *• F- DÜRRBAC"\ mediastini [servi] .

«ED1CAMENTUM, MEDICAMEN. 4>ap|i.axov. — Ces m. s’appli<Tuent Pas seulement aux remèdes en rm ,„ne in médecine, mais, par suite de l’habitude ue prirent les médecins de ne plus préparer eux-memes Tde demander au commerce, tout fabriqués, les produits pharmaceutiques qu’ils fournissaient aux malades riiKDicus], les mêmes noms se sont étendus, en dehors de ja médecine, à toutes sortes de substances, drogues, mixtures, parfums servant aux soins du corps et à la toilette, à la teinture et aussi à la composition des poisons, philtres et breuvages magiques [unguenta, tinctora, venenum]. E. Saglio.

MEDICUS. 'IaTpôç, le médecin. — Le mot latin a été rapproché du titre donné au magistrat suprême chez les Samnites, meddix tuticus1, équivalent, suivant Briau, de curator publiais [meddix]2; ce titre impliquerait l’existence d ecuratores privât i , qui auraient été les médecins des Samnites. On trouve le mot clinicus 3 (xAmxôç4) pour désigner spécialement le médecin qui visite les malades alités; la médecine ainsi exercée au lit des malades s’appelle clinice 6. Le mol archiatrus (apyiacrpo; ou àpytatfoç) désigne les médecins publics ou constitue un titre honorifique [archiatrus]. Le médecin public d’une ville est parfois appelé salariarius 6 . — En grec, on trouve les formes larqp, ’nrjT^p et les termes poétiques àxÉ<mr|p, àxsatup, àXOsuç ; des désignations telles que ot AcxÀT|7ttM(ït, oî tarpaiv TtaïÔEç, pour signifier les médecins, s expliquent par la célébrité de la famille médicale des Asclépiades. Le iaTpaXstVnr)ç, pratiquant la ’uxTpaÀetTmxiq, est un médecin masseur, intermédiaire entre le gymnasiarque et le lorrpà; • ; à Rome, il est dit iatraleiptes 8 ou aliph's (aliptay [aliptes]. Le taTpop.a6r1|j.axtxôç, pratiquant les taxpop.a0Y)p,aTtxà, prétend connaître la marche des maladies par 1 observation des planètes 10. Le îarpégavriç est un médecin adonné à la divination11. Le txrpoffocptdT^ç (iïTposocptffTixTj) est à la fois médecin et sophiste ; c’est un sophiste* qui fait des conférences sur des sujets médicaux, un proiesseur de médecine. Suidas qualifie ainsi Gesios, T11 M'nit sous l’empereur Zénon, alors qu’Estienne de , ' a,n(;c appelle le même personnage b Ttepiçavqç xwv c-oçptffxTqç. Le conférencier médical, beau diseur, ‘snorant de toute pratique, est appelé par dérision

p. m Kolchis’ P- 11 ; Anh- Ze.it. 1883, p. 163 sqq. ; 1885,

pl. Lxui a ct'n %• 5; Antiq. du Bosphore, éd. Reinach,

douteux qu’il f -n .'elnach’ ^éPert- des vases peints, 1, p. 421, I. Il est plus 1885, P 117 et3'] ° '0I1 dans ,e même motif sur un autre vase : Arch. Zeit.

- 2 Hiibner Jle V“ ;.^eydemann. Op. oit. p. 12; Reinacli, Op. cit. I, p. 459, I. Col. nvjth, 'pi \kK. rer*Ce in A!ar,r‘d. 11 • 370; Heydemann, p. 13. — 3 Millin, n8' Une terre . ' ’ Gcrhard' Akad. Abhandl. pl. xiv ; Roscher, II, 2503, notifde lalénend’" ir " Museum reproduirait, d'après 0. Jahn, un autre

lue M édéc lui a 'tlU° ' GM'C détournant Thésée de boire la coupe empoisonnée Sannlmg antik .Ve ' Baun,eister> *>enkm. p. 1794, fig. 1818 ; cf. Masmer, Die ircll-Zeit. aSe“ und Terrac°tten. III, 934. — 4 Infeki, p. 510, fig. 4952;

°ulrclcs monoCTnh”"1'’ Rcinach- diépert. I, p. 258, 4; 455, 1. - Bibliographic. VOlr t. Maiij n„cr ^ [!'eS sPéc‘a*es citées plus haut et les mythologies classiques, "iniCtis. il’-* y.. 6’ de littérature comparée , Louvain, 1897.

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