‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 201 sur 275 · liim · texte numérisé non relu

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Il, 1 1 j ,V ■> P' 145; Pallnd. Schol. in Hippocr. et Gale n. éd. Diclz

r.1"' dc l ll5climann, Neu|„ 19li|els ’ 1

b'oohAPHiE. Le manuel le plus récent (en cours de publication) est hurger et Pagel, Handbuch der Geschichte der Medicin , (utiles 0u n" * l, 0in'cra un très grand nombre d’indications bibliographiques

la médecine ** .^l,° °n Pourra compléter à l’aide des comptes rendus relatifs à ans ^ (Bursian's) Jahresb, ilber die Fortschritte der Alter-

l’amour /tour les hommes , il y a de l amour pour la

science 11 »> « Le médecin doit être silencieux, discret.,

de mœurs pures, l’air sérieux mais non renfrogné, réfléchissant avant de parler, évitant de rire aux éclats, pieux, mais exempt de superstitions '. » Ailleurs encore, on recommande au médecin la patience avec le malade ,

on l’avertit que sa profession <*sL pleine de déboires et de dégoûts qu’il doit surmonter avec constance , ou l’exhorte à soigner les âmes non moins que les corps : ou le détourne de .l’ostentation et des vaines parades devant la foule11. « Personne depuis Hippocrate, dit Daremberg, n’a eu une plus haute idee de la dignité médicale; personne n’a marqué plus de respect pour h*s malades et plus de sollicitude pour leur guérison, ou du moins pour leur soulagement et leur cons lation ; personne, non plus, n’a montré plus d admiration pour les utiles découvertes, plus de soin a les perfectionner, plus de déférence pour les médecins consciencieux qui appliquent leur intelligence à toutes les parties de 1 art , plus d’indulgence pour les erreurs inséparables de toute science et de tout art;... plus d’éloignement pour les médecins qui, tout occupés de leur fortune et de leui réputation, font étalage de leur savoir, caressent les préjugés du vulgaire et règlent leur conduite sur le prolil qu’ils en retireront; personne, enlin, qui ait lait preuve d’autant d’expérience et de bon jugement dans les relations journalières que la profession médicale établit entre le médecin, le malade et les gens du monde12. »

A l’exemple des hippocratiques, toute l’antiquité s’est fait une haute idée des devoirs du médecin, des égards dus par lui non seulement au patient, mais à sa famille et à ses amis. « Le chirurgien, dit Celse, doit être assez compatissant pour vouloir la guérison de son malade, mais assez ferme pour ne pas se laisser émouvoir par se> plaintes13.... Il ne doit pas tenter d’opérer un incurable14. Si le malade est en danger, mais non perdu, que le médecin avertisse ses proches que, le cas est sérieux; mais il est d’un charlatan d’exagérer le danger pour s’attribuer plus de mérite en cas de guérison 1 » « Le

médecin, écrit Lucien, ne doit pas visiter les malades contraint et forcé; il doit le faire spontanément et avec joie16. » « Là où il y ale plus de souffrance, là doit aller le médecin », dit Dion 1 Nous avons déjà rappelé les belles paroles de Libanius. On attendait du médecin qu’il encourageât le malade et lui apportât 1 espérance, à défaut de la guérison de son mal. Aussi en voulait-on à l’hérophilien Callianax de sa dureté et de son ironie

envers ses patients18. En un mot, on n’exigeait pas seule¬

ment du médecin ce que nous appelons la correction

thumsmssenschaftX XI, p. 132 : XIX, p. 224; XL, p. 51 : I.XIV, p. 281. Voir aussi le Cliarikles de Becker, la Sittengcschichte de Friedlaender cl les Handbüchrr de Hermann-Blümner ( Griechhche Privataltert htmer el Marquardt \Privatlebt liômer). Eu général, la vaste littérature rc'alive à la médecine dans l'antiquité est fort sujette à caution; parmi les ouvrages modernes que j'ai lus en vue du présent article, ceux de Littré cl de Daremberg sont les seuls où je n’aie pas trouvé d'erreurs résultant de l'emploi de textes mal datés, mal interprétés ou apocryphes. Je donne ici une liste de travaux suivant l'ordre chronologique des éditions, mais eu réunissant ceux des mêmes auteurs: Dan. Le Clerc, Histoire de la médecine , Amsterdam, 1096 cl 1729; Curl Sprengel, Versuch einer pragmatisehen Geschichte der Arsneikunde, Halle, 1792-99 (4e éd. du t. 1" par J. Rosenbaum, Leipzig, 18 40 ; les notes de Rosenbaum valent beaucoup mieux que le texte); Marx, Herophilos, H extra g sur Geschichte der Medicin, Carlsrulic, 1838; E. Isensec, Geschichte der Medicin, 4 vol. Berlin, 1840-43 ; 1.. Choulanl, Bibliotheca medico-historica, Leipzig, 1842; H. Haescr, Lehrbucb der Geschichte der Medicin un i der epidemischen Krankheiteri , lénn, 1845 (3<- éd. revue, léna, 1873); G. Wolckor, Zu den Alterlhümern der ffeilkande bei den Griechen, Bonn, 1850 (Kleine Schriften, l. 111); Ch. Daremberg, Essai sur la détermination et les caractères des périodes

MED

MEI

professionnelle, mais le désintéressement, la bonté- et la charité. Lerescrit impérial de 368 se fait simplement l'écho de la sagesse hellénique lorsqu’il prescrit aux médecins publics de mieux aimer soigner les pauvres que de servir bassement les riches, obsequi tenuioribus quant turpiter servire divitibus. Il ne semble pas que le christianisme ait rien ajouté à la déontologie médicale du paganisme.

Salomon Reinach.

MEDIMNUS et MEDIMNUM (MÉotgvoç). — Dans le système attique des poids et mesures créé par Solon1, le médimne est la principale mesure des denrées sèches; il a pour subdivisions : le xptxsûç, tiers; l’éxxeûç sixième; l’vjgisxxov, douzième; le yoïviç, quarante-huitième ; la xoxôXt|, cent quatre-vingt-douzième du médimne. Le médimne représentant deux pieds cubes et le pied attique ayant, d'après les évaluations ordinaires, O m. 30825, le médimne a une valeur d’environ 51 1. 842. Plus tard, dans le nouveau système qui s’introduit en Grèce vers le m° siècle av. J.-C., le pied ayant été porté à 0 m. 355, le médimne vaut environ 58 1. 92; il a les mêmes subdivisions que précédemment, mais la cotyle [cotvla] n’est plus que la deux cent quatre-vingt-huitième partie du médimne.

A Sparte, à l’époque classique, les mesures laconiennes étant aux mesures attiques dans le rapport de 3 à 2 ou de 11 à 83, le médimne valait de 71 1. 16 à 77 1. 58 : c’était l'ancien médimne éginétique mensura]. Ch. Lécrivain.

MEDITRUXALIA. — Fête de la vieille religion romaine, encore en honneur du temps de Varron et qui disparait ensuite de la littérature, comme beaucoup d’autres du même genre1. Seuls les calendriers en font mention à la date du il octobre2; elle peut être considérée comme l'épilogue des vendanges, généralement commencées un mois auparavant3. Le nom est à rattacher à celui de Meditrina, divinité latine dont il n'est question que dans le texte de Festus qui mentionne la fête1. Les honneurs qu’on lui rendait à cette occasion étaient aussi à l’adresse de

Jupiter, et ce détail a son importance • cYsi pices de Jupiter que s’ouvraient les ven,f S°US 1(‘s aUs. I encore qu’elles se terminaient, en son n0inT?’ par 1|J> Vinalia d’avril on goûtait le vin nouveau • " qUaux céder aux soutirages : il y a là autant' faveur de l’antiquité de la viticulture dansTlf - , " L‘n Aux Meditrinalia il était d’usage de boire l’Iveau et du vin vieux, en prononçant ces paroles "! T' du vin vieux , je bois du vin nouveau J, men:r maladies anciennes et des maladies récentes*1'")'''* *** prêtait donc Meditrina par rnederi ; la divinité' serait celle de la santé, fonction qu’elle céda plUs T"! à salus dont la signification était plutôt politique" puis l’une et l’autre en furent déchargées PV i’ groupe d’Esculape et d’IIygie, dont l’introduction danl les cultes italiques ne parait guère antérieure à 293 avant! J.-C.8. Les Grecs avaient une fête analogue à celle des Meditrinalia, celle des Pithoïgies [dionysia, p. 235] qui à d’autres égards, ressemblait également aux Vinalia ] on y priait en dégustant la première coupe de vin nouveau, pour que ce vin, considéré comme un remède fût toujours salutaire au corps9. J. -A. Hild.

MEDUSA [gorgones].

MEGALESIA [cybélé, J, 2, p. 1684 ; ludi, II, 2, p. 1372].

MEGARON [domus, templum].

MEILICHIOS et MIL1CHIOS. — Il a été traité, à l’article diasia, du culte hellénique de Zeus Milichios1. On a découvert, au Pirée, une série d’ex-voto provenant du temple d’un dieu qui porte le même nom, mais qui n’est grec que d'apparence. Si l’un des bas-reliefs le représente sous la figure ordinaire de Zeus, sur les autres, Zeus Milichios est un serpent de grande taille, enroulé, comme le montre la figure 4893 2. C’est le serpent qui est appelé le dieu ; c’est à lui que s’adresse l’hommage ou le sacrifice. On ne connaît rien de semblable dans les cultes grecs. Du reste, aucun des consacrants n est citoyen

de l'histoire de la médecine , Paris, 1851 ; Œuvres d’Oribase, lexte el li-ad. par Bussemakcr et Daremberg, (i vol. Paris, 1851-1876 ; Œuvres choisies d' Hippocrate, Paris, 1855; Œuvres anatomiques, physiologiques et médicales de Galien, 2 vol. Paris, 1854-56; Gymnastique de Philostrate , avec trad. et notes, Paris, 1808; La médecine dans Homère, Paris, 1805; État de ta médecine entre Homère et Hippocrate. Paris, 1869; Histoire des sciences médicales, 2 vol. Paris, 1870-71; Œuvres de Rufus d'Ephèse, texte et trad. par Daremberg et Ruelle, Paris, 1879; Wunderlich, Gescliichte der Medizin, Stuttgart, 1859; E. Rouger, Etudes médicales sur / ancienne Rome, Paris, 1859; E. Littré, Œuvres d' Hippocrate, texte et trad. 10 vol. Paris, 1859-61; Monnier, Histoire de l’assistance publique dans 1rs temps anciens et modernes, Paris, 1860; R. Briau, L assistance medicale chez les Romains, Paris, 1869; L’archiatrie romaine, Paris, 1877; Introduction de la médecine dans le Latium et à Rome, in lier. arch. 1885, 1, 385; II, 192 ; A. Vedrèues, Traité de médecine de Celse, texte el trad. Paris, 1876 ; 1. Jacquey, De la condition juridique des médecins privés et des médecins officiels ou archiàtres, Nancy, 1877; Hirsch, Gescliichte der Augenheilkunde, Leipzig, 1877; J.-E. Pélrequin, La chirurgie d’Hippocrate, 2 vol. Paris, 1877-78; Th. Puschmann, Alexander von Traites, texte et trad. Vienne, 1878-79; Vercoulre, La médecine publique dans l' antiquité grecque, in Rev. arch. 1880, 1, 99, 231, 309, 348; Dechambrê, Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, Paris, 1. XXVII (1880), p. 680 sq. (critique approfondie des travaux de Vercoulre); G. Pinto, Storia delta medietna in Roma al tempo dei re e delta republica Romana, Rome, 1880; P. Girard, L’Asclépiéion d’Athènes, Paris, 1881 ; Paye, Spitdler und milde Stiftungen im Alterthum, Christiania, 1883; J. UlTelmann, Die Entwickelung der altgriechischen Heilkunde, Berlin, 1883; R. Friedlaender, Die wichtigsten Leistungen der Chirurgie in der byzantinischen Période, Breslau, 1883; J.-M. Guardia, Histoire de la médecine d' Hippocrate à Broussais, Paris, 1884; A. Gorlieu, Les médecins grecs depuis la mort de Galien jusqu’à la chute de l'Empire d’Orient, Paris, 1884; Dupouy, Médecins et mœurs de l’ancienne Rome d'après les poètes latins, Paris, 1885 ; Chauvet, La philosophie des médecins grecs, Paris, 1886 ; S. Güntlier, dans le Handbuch d'Iwan Miiller, l. V, 1, p. 103-114, Munich, 1888; Burdett, Hospilals and Asylums, their origin, history, 2 vol. Londres, 1892; .M. Albert, Les médecins grecs à Rome, Paris, 1894; C. Brunner, Die Spuren der romischen Aerzte auf dem Boden der Scliweiz, Zurich, 1894; Uielricli, Geschicht-

liche Entwickelung der Krankenpfleye , t. 1, Berlin, 1898 ; G. Ui-ageinhu il, ie Heilp/lanzen der verschiedenen Vôl/cer und Zeiten, Stuttgart, i 1 1111 •

Gescliichte der Chirurgie, Berlin, 1898; André-Pontier, Histoire I lu l'l"n Paris, 1899; Laboulbènc, Œuvres, publiées par Beurnier et Camhous, Ihjon,

(p. 118 sq.bihliogr. des œuvres de Daremberg; p. 159 si|. étude sur Ci Im ) 1 ’

Eragment-Sammtung der griechischen Aerzte, I. L Berlin, LWI (du nu ■> , articles relatifs à l'histoire de la médecine dans la Real-hncycloim ^

Wissoxva) ; H. Magnus, Die Augenheilkunde der Alten, Breslau, n'"L []'\,|ie remerciements à M. le D‘ Garnault, qui a bien voulu me luiu 1"

bibliothèque médicale. , , ainail

MEDIMNOS. 1 A ri s toi. At/i.pol. 10. — 2 D après Dorpfeld, <’ 1)10 ^ exactement 0 m. 2957 : cela ne donnerait pour le médimne qu 1IuHrctc)-

Les amphores panalhénaïques ont un contenu moyen de 11 ^ ^ ^ ^ vil). ( Beitrüge sur antiken Métrologie, I; Mitth. d. d. hais. » IIÜ(-uapuik. Bflckk

— 3 D’après Plut. Lyc* 12 et Dicacarch. ap. Athen. D ^ ^ j/aasse des

MetroLonische Untarsuchungen über Crewic/ite, Miln* " . tfhùtoirt

Alterthums in ihrem Zusammenhanye, Hcrim, irliquiaey

ancienne, Paris, 1863, p. 197-219; Hultsch, Metrologicoi un ; \issffl,

Leipzig, 1864; id. Griech. und rôm. Métrologie, i* « ■ 'n’,taml .vissent- Griech. und rom. Métrologie (Millier s Handbuch du - " chaft, Nôrdliugen, 1886, 1, p. 665-794).

MEDITRINALIA. 1 Varr. Ling. lut. VI, 21.

Sab. —3 Cat. Agric. 25 ; Varr. De re rust. L al: ^a,

Rust., Corp. inscr. lot. I, p- 359; Tac. Ann. XI, 31. j-',,,!!. voir

Preller-Jordan, Roem. Mylh. I, p- l;|5 s. 1 oui ' - iinü- lot. ' '

Fast. IV, 863 s.; Fcst. p. 46 et 65 et les calendriers; ^ (- ^

16 et 20; Fcst. p. 264, 265; Vinalia rustica et Corp. tcIte de Varr»

— 6 Varr. et Fcst. L. c. : Meditrinalia dies dictas a medei • Mo W,eri» «•

est corrompu ; Festus donne la formule exacte ; vêtus novum 37« cl s*'cs-

morbo medeor. - 7 Cf. Marquardt-Mommsen, ill, 7, b

8 TU. Liv. X, 47, 7; Dcn. liai. V, 13. - » PI»1- ^ ct

MEILICHIOS et MILICHIOS. ' Furtwaengler idcnli ... /wx< 1897,1'. Milichios en les rapprochant d'Asclépios (Sitsungt >ei •

— z Bull, de corr. hell. 1883, p. 507.

2 Calend. d""1-

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