‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 203 sur 275 · XV · texte numérisé non relu

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364; Plin. Hist. nat. XI, 70; Sext. Emp. Pyrrh. mst. L II, 57 ; Isid. Orig. XI, 4, 3 ; XII, 8, 2 ; Porphyr. Antr. ny > I -, ^ III. m. 2,14, 21-36.-14 Colum. IX, 6, 8, 14, 19 ; Plin. XXI, 73, 74. ’ /nsc„ fHenchx

21, ne parle pas de déplacements aussi considérables. • C Colum-

Mettich, 2* face, 1. 0-13. - C. i. I. H, *242. - * Colum- |g ^ Gforg. IX, 14; 15 ; Toutain, Inscr. d'Henchir Metticli, 2* ««; : isle I». sept®'" 11

IV, 231 ; Colum. XI, 14; Pallad. VII, 7 ; XI, 13. Une tronu ■> 40, *».

d'après Varr. De re rust. III, .0, 32-33; Plin. B ,5, S 1 N* Geop. XV, 5, 1 ; cf. Aristol. Hist . amm. V, 22, 6. f#i> . Varr. HI, *6’ 1

VII, 7, 2 ; XI, 13. Autres proportions quand on réco a Geop. XV, 5, 4 : Plin. XI, 35, 40, 42.

MEL

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tacher I deux côtés

. lie postérieure de la-ruche, on en approchait ouvert Ut I'- ^ ^ gouf|lajt dans l’intérieur du vase pour la,oal’in,1 fumée sur les abeilles, que l’on chassait ainsi P°USS.ei î.jrur Alors on se mettait en devoir de couper vers rexU'mColumelle recommande de se procurer pour les rayonS ’ deux outils de fer mesurant un pied et demi CelU> 0".. 45) : “n couteau [cul ter) bien affilé pour dédel°nhi, s rayons par-dessous, et un autre, tranchant des et Crochu par un bout, pour nettoyer les | . . , Un bas-relief trouvé à Rome représente peut- T , h récolte du miel. On y voit au pied d’un arbre un I nuage ; devant lui sont placés à terre deux objets de Enc circulaire et au-dessus voltige un insecte ailé; en W .. on aperçoit quelque chose comme des flammes. K 'vant M. Hülsen, nous aurions là l’image d’un apieuli ur cn train d’enfumer ses abeilles. Toutefois cette interorétalion reste douteuse2. A peine détachés de la ruche, ieS rayons étaient portés en toute hâte dans une chambre obscure et bien close ( cella mellaria)3 et empilés dans un panier {qualus) en osier à larges mailles, de forme conique, semblable à ceux qui servaient à passer le vin ; de ce panier suspendu au plafond le miel dégouttait dans un bassin ( alveus ) placé au-dessous’'/ Il est probable que dans certaines contrées on remplaçait le panier par un vase percé de trous : on a trouvé dans les marnières des environs de Parme, au milieu de débris antérieurs à l’époque romaine, des ustensiles qui semblent avoir été affectés à cet usage ; ils sont tout à fait conformes à ceux dont on se sert encore aujourd’hui en Italie b. Lorsque dans le récipient supérieur il ne restait plus que la cire [cera], on transvasait le miel du bassin dans des pots, qu’on laissait ouverts pendant quelques jours pour lui donner le temps de fermenter, et où on l’écumait avec une cuiller ( licjula ). C’est tout l’ensemble de ce matériel nécessaire pour « faire le miel » ( met confîcere ) 6 et pour le conserver qu’on désignait sous le nom i'inslrumentum mellarium , vas a mellaria1 . Le vase que représente la figure 4895 d’après une monnaie de l’ile d'Anaphé, et au-dessus duquel voltige une abeille, est probablement un pot de miel8.

Espèces. — On distinguait un grand nombre d’espèces de miel différentes, par exemple le miel de printemps ou miel de fleurs ( mel vernutn , anthinum ) 8 et le miel d’été [aestivum) appelé aussi côfaïov parce qu’il avait été produit quand la belle saison (wpa) était dans son plein ; on

' Anslot. ix, 40, 2: Virg. Georg. IV, 320; Aen. XII, 588 ; Ov. Rem. am. 185;

“ IX, 15, 5 ; cf. 13 . Pün. Hist nat X1 t5 . paiiau vil, 7, 2 ; Geop. XV, 5, c'n./' N|0un' D'°nys. V, 250. — 2 Gori, Donii inscr. ant. p. 143, pl. îx, fig. 1 ;

• ulsen, Ein Monument des Vatican. Mus. Progr. d. gynm. zu Gross-Lichterij. ’ ' U^11’ G. Icit. VI, 23687. — 3 Cic. De sen. 16, 8. — 4 Colum. IX,

d'an-' FiS°rinh Le terremare e le palafitte del Parmense , 2* relaz.

de E,, ^îe Haliker in der Poebene (1879), p. 17. Le vase en bronze

? * (Uoualdson, Pompeii , II) pourrait bien avoir rempli le môme office l‘7' ^ 38°)- - » Colum, L. c. — 7 ilsC’ i'6"7’ U ; Plin- XXI- 82 1 Colum.

. - 1 pl, 21 = Greek(

était ^ ' XX’ — 9 ^ ne Pas ou^^er que pour les anciens le

Quilles aus' T ,0S^e c^es^e» que les abeilles recueillaient toute formée sur les Ri S(' nat y. 'tn ^lle sur ^es Heurs, et plutôt sur les feuilles en automne. — 10 Plin. 42. 1 12 M.cr’(3G' ~ 11 Varr’ He re rust. III, 16, 26; Colum. IX, 4; Plin. XI, 38- V|, 7 . |i|.e’ lstuu^' P- 154-160. — 13 Plut. Sol. 23. — il- Tbeoplir. Hist. plant.

Ahuv^. pijn ?*’ na^' Geop. XV, 1 ; Synes. Ep. 125. — 1» Lucian.

Cic- Le fin "h XXI11, r82' Voi‘’ cucore Aristoph. Pac. 252; Eq. 853 ; Han. 253; Arsam. III* 687 Geor9- 1V’ 178 ’» Hor. $at. II, 2, 15 ; 4, 24; 6, 14; Ov.

40 ; XX,' 85 ’ 135 .’ y ’ ^ "Ü3; TrisL V’ 4’ 30 » Strab. lx* -3 î Hist. nat. XI, o* ; XXXll, 31; Val. Flacc. I, 394; Sil. liai. XIV, 199; Paus.

Fig. 4895. — Monnaie d'Anaphé.

Toutain, laser. d'Henchir Mettich , IX, 5. — 8 Cadalvène, Monnaies gr.

ùland» ' ~ coins in the British Mus., Warwick-Wroth, Aegean

’ P- 85, pl. XX, 8.-9

le croyait bon surtout pour la pharmacie ,0. Les amateurs établissaient encore des catégories et des rangs d après les plantes que les abeilles avaient butinées; le miel le plus apprécié était le miel de thym; puis venait celui des auLres plantes aromatiques, le serpolet, le romarin, la sarriette, etc. Le plus dédaigné était le mel nemorense , silvestre , ericaeum , provenant de plantes sauvages qui poussent dans les bois, tels que le genêt, 1 arbousier et la bruyère (iptxr,); on mettait sur le même rang le mel villaticum ou miel des métairies, butiné sur les légumes et les plantes entourées de fumier". Sans entrer ici dans les autres distinctions établies par les spécialistes ’2, il importe de noter que le miel de certains pays avait sur le marché beaucoup plus de valeur que d autres.

Pays producteurs. — Le miel de l’Attique était le plus estimé de tous; les poètes l’ont célébré à l envi et sa réputation a traversé les âges. Athènes eu consommait déjà beaucoup au temps de Solon43. On le récoltait principalement sur les flancs de l’Hymette. Ce qui faisait sa supériorité, c’était d’abord la qualité exceptionnelle du thym dont la montagne était couverte; on avait essayé d’en semer la graine ailleurs pour obtenir le même résultat, mais inutilement u. En outre, les cultivateurs de l’Attique avaient l’habitude de châtrer leurs ruches sans les enfumer, et l’on prétendait que leur miel sans fumée (àxa-rcvov, àxdbrvKTTov) gardait ainsi beaucoup mieux que les autres son parfum naturel15. La Thessalie, l’Achaïe et l’Arcadie ont pratiqué aussi l’élevage des abeilles 4\ Il ne réussissait pas moins bien dans TEubée, à Tliasos et dans les Cyclades, particulièrement à Scyros 11 . Le miel de l’ile de Calymna pouvait rivaliser avec celui de l’Attique18. Suivant certains auteurs, c’est en Crète que seraient nées les premières abeilles ; une légende de ce pays racontait que Jupiter enfant y avait été nourri de miel dans une grotte par Melissa, fille d’un de ses rois 19 ; on peut en conclure avec vraisemblance que l’apiculture y était en honneur depuis une antiquité reculée. Une abeille en or a été trouvée en Crète20. A Éphèse, les prêtresses de Diane s’appelaient des « abeilles » [melissai] et de vieilles traditions établissaient un rapport mystérieux entre ces insectes et la grande divinité locale, comme en font foi les monnaies de la ville21. Une plaque en or repoussé provenant de Rhodes semble bien représenter sous une forme symbolique cette Diane amie des abeilles22. Chypre et l’Afrique produisaient une quantité considérable de miel23. Il ne valait pas celui de la Sicile, surtout celui d’Hybla, très apprécié chez les Romains 2*.

I, 32, 1; Plut. Rio. 58 ; Athen. I, 50, p. 10G. — 16 Thessalie, Monnaies de Melilaea, A. von Prokesch Osten, lnedita (1854), pl. i, 30-35 ; Head, Hist. num. p. 256. L'étymologie rappelée par le symbole de l'abeille n'est probablement pas chimérique ; Achaïc, Colum. IX, 14, 19 ; Arcadie, patrie d’Aristée, Virg. Georg. IV, 283. — Il Colum. IX, t*, 19 ; Plin. Hist. nat. XI, 59; Conze, Reise auf den thrak. Inseln, p. 26. Voir la monnaie d'Anaphé, fig. 4895. Abeille symbole d'Aristée sur les monnaies de Céos, Cytlmos, etc. Hist. num. p. 411-413. — 18 Strab. X, p. 489; Plin. XI, 32. — 19 Cook, dans Journ. hell. stud., 1895, p. 1-6. Abeilles sur les monnaies des villes crétoises, Head, Hist. num. p. 382, 393, 397, 404; cf. Plin. Hist. nat. XI, 33; XXI, 79, 83. — 20 Cook, L. c. p. 1. — 21 Cook, p. 11-14 ; Head, Coins of Ephesus, in Num. Chronicle, il. s. XX, pl. v-\ni ; Hist. num. p. 494; lmhoof-Blumcr, l’ier und Pflanzbilder , pl. vu, n. 21 ; cf. u. 15-23; Bellori, Notae in numismata tum Ephesia tum aliarum urbium apibus insiynita, Rome, 1658. — 22 Cook, p. 12; Arabie, Slrab. XVI, 4. — 23 Virg. Georg. IV, 287-294; Hecat. in Hist. gr. fragm. éd. C. Millier, 1, p. 25, § 306; Herodot. IV, 194 ; Plin Hist. nat. XI, 33; XXI. 83; Corp. inscr. lat. VIII, 212, v. 86-90; Toulaiu, /user. d’Henchir Mettich , lace I, I. 29, face 2, l. 13. Gâteau de miel sur des bas-reliefs africains, Besnier, Mélanges de l'école de Rome, XVIII (1898), p. 488. — 21 Varr. III, 10, 14; Virg. Ecl. I, 55 ; Vll, 36; Ov. Ars am. II, 517; III, 150; Trist. V, 13, 22; 16, 38 ; Pont. Il, 7, 26; Strab. VI, 2, 2; Plin. Hist. nat. XI, 32; Sil. liai. XIV, 97; Mari. XI, 43; V, 39; XIII, 104; Claudian. Pros. II, 125; Nupt. Hon. 105.

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Quand Virgile écrivit les Géorgiques , il est probable que la récolte du miel en Italie n’était plus proportionnée à ses besoins et que, le bien-être ayant augmenté avec la fortune publique, Home était devenue de plus en plus tributaire des provinces pour cette denrée, comme pour beaucoup d'autres. De là la nécessité de donner un nouvel essor à l’apiculture dans les campagnes de l’Italie. Sous l'Empire, nous la voyons développée en Calabre, près de Tarente1 ; dans l’Apennin central, chez les Paeligni, aux environs de Sulmone, patrie d'Ovide2; dans la vallée du Pô, à Mantoue, à Ilostilia, entre Vérone et Ferrare 3 . L'Espagne * élevait aussi des abeilles; enfin Pline cite des rayons de miel d’une grosseur exceptionnelle obtenus dans les provinces de Germanie 6.

Comme tous ces miels de bonne qualité ne suffisaient encore pas à la consommation, on avait trouvé le moyen de les falsifier6, en les additionnant de matières moins coûteuses ou en les mélangeant à d’autres moins estimés. Il y en avait en effet qui avaient mauvaise réputation, par exemple le miel de Corse; on lui trouvait un arrière-goût amer, que l’on attribuait au buis, très commun dans les maquis de cette île1. On se défiait encore davantage du miel de Sardaigne ; butiné principalement sur les fleurs de la mélisse (peXiaad^iAXov, apiastrum), plante chère aux abeilles, il passait pour rendre fou8, comme celui que récoltaient les Sanni dans la région du Pont-Euxin, et qu’on appelait « miel fou » (patvôpsvov) ; la fleur du rhododendron lui aurait communiqué cette funeste propriété. Celui d’Héraclée du Pont tirait d’une sorte d’azalée des principes vénéneux, mais seulement, assurait-on, dans certaines années, si le printemps avait été mauvais. Et enfin on parlait de ruches observées en Perse et dans la Maurétanie Césarienne, dont les rayons n'étaient empoisonnés qu’en partie 9.

Prix. — L’élevage des abeilles présente un avantage précieux surtout dans les contrées du Midi, c’est qu’il permet de tirer un revenu de terrains arides et impropres à la culture 10. LaCorse, pays pauvre, payait aux Étrusques, quand elle faisait partie de leur empire, un tribut annuel de miel et de cire 11 ; les Romains, devenus maîtres de l’ile en 173 av. J.-C., lui imposèrent un tribut de 200 000 livres de cire (65490 kilos) l2, ce qui suppose une production de miel au moins égale. Varron cite un particulier qui tirait tous les ans de ruches qu’il avait louées 5 000 livres (1 637 kilos) de miel 13. Deux frères, qui avaient hérité de leur père, près de Faléries (Étrurie), une petite ferme mesurant à peine un arpent (2 500 mètres carrés), couvrirent tout leur terrain de ruches et de fleurs et ils arrivèrent ainsi à vendre chaque année au moins pour 10 000 sesterces (2 750 francs) de miel14. Tout le monde connaît par Virgile l'histoire du vieillard de Ta-

' Hor. Carm. Il, 6, 13, III, 16, 13; Macrob. II, 11; Slrab. VI, 6; Virg .Georg. IV, 139. — 2 plia. Hist. nat. XI, 33. — 3 Virg. Ecl. I, 54 ; Plin XXI, 73.

— 4 Ibid. XXI, 74; XI, 18; Slrab. III, 0; Corp. iriser, lat. Il, 2242. — S Ibid. XI, 33. Thulé, Strab. IV, 5. Miel des Alpes, Ibid. IV, 9. — 6 Plin. XI, 30.

— 1 Diod. V, 13-14; Plin. XXI, 83; XXX, 28 ; XXXVII, 195; cf. Or. Amor. I, 13, 9; Mart. IX, 27; XI, 42. De même le miel de Colchide, Slrab. XI, 17.

— 8 Virg. Ecl. VII, 41 ; Hor. Ars poet. 374; Plin. Hist. nat. XX, 116; Nemesian. Ecl. IV, 50 ; Drepan. l'acat. Paner/. Theodos. XXV, p. 294,16, Bachrens; Serv. et schol. Bernens. ad Virg. Ecl. IV, 24 et VII, 41; E. Pais dans Atti dell' Accad. dei Lincei, S. III, Mem. d. science morali, vol. V, (1880), p. 71. — 9 Plin. XXI, 74-78; XXIX, 97 ; Dioscor. Sic. XIV, p. 260; II, 103; Eup. II, 138 ; Aelian. Hist. anim. V, 42; cf. Strab. XII, 18 ; Xen. Anab. IV, 8, 20. — *0 Varr. De re rust. III. 16, 7. — *1 Diod. V, 13. — 12 T. Liv. XL, 34, 12; XL1I, 7, 2. — 13 Varr. De re rust. III, 16, 10. Sur la production moyenne des ruches en Grèce, voir Aristot. Anim. histor. IX, 40, 24. — 14 Varr. L. c. — 13 Virg. Georg. IV, 1 16, 148 ; cf. Cic. De

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rente, « possesseur de quelques arpenU , abandonné, qui n’était ni propre au labour ' ^ lei’rai* aux troupeaux, ni propice à la vigne >, \\y' faVOraljle formé entièrement en jardin ; grâce .!lVa‘l lr»nSétai! le premier dans le pays « 4 voir ses abeiHes « ‘"'l 6 se multiplier et à presser ses rayons ,, "d,s

écornant18 ». L’édit de Dioclétien16 fixe cop— " miel prix maximum du miel : miel de première

fixe comt«e il suit le

mum ), le seli«r italique (.demi-litre) 40 dènimloVT*' miel de seconde qualité (, secundum ), le setier iùqj’

qualité il faul

20 deniers (0 fr. 45). Par miel de première

entendre celui qui dégouttait de lui-

entassés dans la passoire; le miel de

meme des rayons

seconde qualité

ssecundae notae ) s obtenait ensuite en pressant la cire dans d’autres vases; il était naturellement beaucoup moins pur etmoins fluide que le premier ; aussi se vendait-il la moitié moins 17. Le prix maximum est presque identique à celui d’aujourd’hui. L’édit mentionne encore le miel foenicinum , qui se vend à très bas prix, soit 8 deniers (0 fr. 20)le demi-litre; mais ce miel n’était pas l’ouvrage desabeillesc’était une sorte de liqueur qu’on obtenait en faisant bouillir des dattes (ÿoévixs;) légèrement fermentées ; elle est encore en usage en Syrie ; comme on peut la fabriquer en utilisant des fruits de rebut, elle ne coûte presque rien 18.

Usages. — Les méridionaux ont toujours eu beaucoup de goût pour les sucreries. Les Grecs et les Romains considéraient le miel comme un présent céleste et ils s’imaginaient que la nourriture des dieux devait être d’une nature analogue; c’est ce qui leur a donné l’idée de l’ambroisie et du nectar [ambrosia, nectar] is. Après le lait de la nourrice, c’était un des premiers aliments que l’on présentait au nouveau-né20. Frappés de ses vertus hygiéniques qu’ils exagéraient encore, certains philosophes tels que les Pythagoriciens lui accordaient une place d’honneur dans leur régime 21. Sans miel point de gâteaux (TrEftpaxoi, [xeÀiTOÙTTat, [AêXcVijXTa, crilStulae , lihtl, placentae mellitae )22, point de pâtisserie fine [pistor] J Avec le miel on fait des confitures de coings et de toute espèce de fruits, soit qu’on prépare chaque espèce à part, soit qu’on les mélange les unes avec les a»iu s-^n peut encore plonger les fruits entiers et sans cuissim dans du miel très liquide; on a ainsi une provision R llUlS pour tout l'hiver et en outre un sirop qui s impo niu leur goût (ptqXôjjtsXt) 23. Servi en rayons, h im régal des tables rustiques24; épuré et mob ■' ]l,nl^ friandises, il a sa place marquée sur les table* t* P riches ; Néron se fit un jour offrir par un personnage 1 1 cour un banquet dans lequel le miel seul it P10]5411 ^ dépense de 400000 sesterces (110000 franco) • part, la plus forte peut-être, dans cespro 1^

sen. 56.-46 Edict. Diocl. éd. Blumner, III, 10-12. - 11 PoUrtl"t|*" "p^oé. Il, t5’ pas toujours, Colum. IX, 15-16; Virg. Georg. IV, 1 ’un,i mbrosia, p-

— 18 Waddington, Edit de Diocl. L. c. — 19 Roscher, . Joe. 49; JacobS*

— 20 Boeckli ad l'ind. Ol. VI, 46 ; Spanbeim ad Callim. Hym

Delect. epigr. p. 400; Robert-Tornow, p- 119-1--» 0 »

p. 62; Usener, Milch u. Honig, Rhein. Mus . U>02^p-

[ 39 ; frag1»-

, 742, Kuhn. - 22 Poil. VI, 108 ; Athcn. U', P

ai uiH'ii.

UïK: XIV, j 6 10 ;

Lucian. Asin. 46; Alciph. I, ^ j,*.

10 ' de-v»

u. Künste, I, p. 84. - 23 C'est ce que noos avons remplace F» - ^ avuc k,s conh-

wXomAi nedoit pas eue

fast.W*

___ 25 SiH’l ^L’r'

Geop. XV, 7; Galen. VI p. 645 B; Isid. Orig. XX, 2, 18; sur leurs formes et leurs noms, Hermann

quardt-Mau, Vie privée des Rom. Il, p. 42 : Magerslaci . , fruits à l'eau

- 3mpUcé par tes ,

Colum. XII, 47 ; cf. 10 fin ; H 12. Le nedoit pas . „aut incopt mcll<>

turcs ; Pline XV, 60, 66, a bien soin de dire à propos jsc ^ VI|^ 677

tet». Columelle est moins précis.

r. De re rust. ML ">•

ea immergwe opor 547. Miel au dessert [seconda mensa ), Varr.

MEL

MEL

toit être aUribué6 jdsie»» sortes

ëu aux boissons sucrées. Il y en avait de

p‘usi"u‘' I «me 1 (ÙÔpdaeXi, aqua mulsa ), mélange d’eau '• Si on le buvait sur-le-champ.

et dk> ■ L flVnsive eau sucrée. Mais on pouvait aussi, c’était11110 in(’ ^ ]e inélange dans des proportions déter-

ËrèS ^"liisser fermenter, et celle aqua mulsa inveminées’ 6 ‘ ii| alorS une boisson enivrante*. En appli- .recettes des anciens, on obtient en effet une qU!Ul1 " i ,nr sa couleur, son goût et ses propriétés, liqUeUhîpU comme ils nous l’ont dit, aux meilleurs vins Fesse" ’ oint de tromper les connaisseurs les plus “nérîmcnt'sh L’hydromel, qui à époque historique Encore en usage chez des peuples barbares, a peut- “ sons le nom de P™«de en Grèce le v,n lut-

EL ■ les anciens en avaient déjà fait la remarque De |àle rapport qu'ils établissaient entre le miel et Bacchus Lccuusj3. Mais, sous l’Empire, l’hydromel était depuis longtemps condamné comme une boisson inférieure4.

I i Le lait au miel (^XtWov) 8 représentait dans l’esprit des anciens ce que la nature avait produit de plus parfait et de plus suave pour la nourriture de l’homme; le lait et le miel avaient été l’aliment de l’âge d’or et ils étaient les délices de l’enfance. Leur mélange a pris un sens symbolique, que l’Église primitive lui a longtemps conservé dans son rituel : on le donnait a boire aux fidèles pour leur rappeler qu’ils devaient un jour renaître en Jésus-Christ6.

3° Le rnellitites se faisait avec du moût de raisin, dans lequel on diluait du miel. On pouvait le laisser fermenter si on voulait en garder une provision. Mais au temps de Pline « il y avait des siècles » que l’usage en était passé et il n’en donne la recette que pour être complet7.

4° A u contraire, le mulsum (otvôgeXi) jouissait de la plus grande faveur; après avoir fait bouillir le miel, on le mélangeait avec du vin des meilleurs crus tels que du Massique ou du Falerne8, et de préférence avec du vin vieux. Dans un repas bien ordonné c’était l’accompagnement ordinaire des entrées ( gustatio , promulsis ) s. On citait des personnes qui étaient parvenues à une extrême vieillesse en ne prenant pour toute nourriture que du pain trempé dans du vin au miel. Un jour qu’Auguste avait été invité à dîner chez Romilius Pollion, vieillard plus que centenaire, il lui demanda par quel moyen il s était entretenu dans une telle vigueur de corps et d’espdt: « Mulsum au dedans, huile au dehors », répondit son hôte"1. A Pompéi on a trouvé sur des tables de boutiques les traces des vases où avaient bu les clients; il y avait du miel dans toutes. Outre les boissons énumérées plus haut, il est possible qu’on ait consommé là de l’eau chaude, sucrée avec du miel [calda] 1 1 .

lh ****, 112, fait très nettement la distinction. Varr. De re rust. III,

«le M 13; Plin. XI, 58. — 2 Je dois ces renseignements à l’obligeance

■ Pari ,as*on hunier, professeur de botanique à la Faculté des sciences de [ mjeJS:J a ral>i’>qué de l’hydromel au laboratoire de Fontainebleau avec le Nektnr 'ej**es ^uon Y élève. — 3 Plut. Qu. sympos. IV, 6, 2; Roschcr, lJ; j!"h’ ]’• 34'37- - 4 PI™. XXXI, 69. - 6 Euslath. ad Hom. Odyss. X, p. Ml, — G | s ' * S"p'1, Oed. Col. 482 ; Moeris Alt. p. 187 ed Lips. ; Eurip. Or. 114. Colunàil,,"v|| Vi(C/l Honig. I. c. — 7 Plin. XIV, 85 ; XXII, 115. Cependant Lll- M Y ■ : en <lon,le ta recette sous le nom de mulsum. — 8 Hor. Sut. 11

p'aus H a, X‘U- 10s- ~ 9 Cic. Ad fam. IX, IG, 8 et 20, I. — 10 Diod. V, 62 Ho' $« m , XX11'53; cf. XIV, 85; Varr. De re rust. 111, 16, 2,5, 35

Vill, 26 • Orib " ’ 1>elron- 34; Colum. IX, 9; Dioscor. V, 15-16; Geop

ielt y,(’it p- 3<J9i Macrob. Sut. Vil, 12, 9. Amphores de mulsum, Bull

187#, p 5| fi >ma ' 188L P- 234; Bull. d. commiss. municip. di Roma

' ~ 1 Overbeek-Mau, Pompeii, p. 378, 443. — 12 Plin. XIII, 18, 9, 11 12

Les parfumeurs faisaient entrer le miel dans la composition d’un grand nombre d’huiles aromatiques destinées à la toilette, huiles au lis, au fenugrec, au cinname, etc. [ünguenta] n. A cause de ses propriétés adoucissantes, il jouait un rôle très important dans la pharmacie ; on l’employait pour combattre les affections des yeux, dés oreilles, du nez, de la gorge et de la poitrine. Pur ou mêlé à d’autres substances, il passait pour < guérir les blessures, les morsures des animaux venimeux, l’empoisonnement par les champignons, etc. 1 Certaines boissons composées avec du miel semblent avoir été surtout des boissons médicinales : le OaXad-roaeAi se fabriquait en mélangeant par parties égales du iniel, de 1 eau de pluie et de l’eau de mer; c’était un purgatif On donnait à boire aux fiévreux l’ô;üueAi, où le miel était mêlé à. du vinaigre, du sel et de I eau de mer, il n’était plus en usage au temps de Pline'5, hnlin le poSotAEXt, qu’on obtenait en faisant macérer des roses dans du miel, devait ressembler beaucoup à notre miel rosat16. On avait une telle confiance dans la médication par le miel qu’on attribuait au Soleil le mérite de l’avoir inventée, symbolique légende dont le sens est manifeste 1 '.

Provenant, suivant les anciens, d’une origine céleste, ouvrage d’un insecte dont ils faisaient un emblème de pureté, le miel avait à leurs yeux l’avantage de ne pouvoir être atteint par la corruption : ce fut un de leurs principaux antiseptiques18. Nous avons vu qu’ils s’en servaient pour conserver les fruits *9. Aux naturalistes il rendait le même office que leur rend aujourd’hui l'eau-de-vie : on y plongeait les monstres et autres curiosités naturelles-". De la vint aussi l’idée d’embaumer avec du miel les cadavres des grands personnages qu’on ne voulait pas incinérer immédiatement ou auxquels on voulait assurer une durée éternelle21. L’exemple semble en être venu d Asie par 1 intermédiaire de la Crète22. Quelquefois on employait la cire au lieu du miel, xztaxqpouv 23 lCERa]. Ces deux procédés pour embaumer les morts (rap/ÛE-.v, Tapt^éeiv2*) pouvaient en effet empêcher la décomposition en fermant complètement tous les pores de la peau à 1 air extérieur. Il est certain qu’on les pratiquait déjà a 1 époque homérique . il y en a un souvenir dans le passage de Y Iliade, où nous voyons Thétis verser le nectar et l’ambroisie dans les narines de Patrocle mort, pour le préserver de la corrup lion28. On ne peut s'expliquer autrement que les corps d’Hector et d’Achille restent exposés l’un neuf jours, l’autre dix-sept avant qu’on les livre au bûcher26. Les auteurs nous ont transmis quelques exemples qui datent de l’époque historique 27. Le plus fameux est celui d’Alexandre, enseveli dans du miel, comme l’avaient été probablement les souverains asiatiques ses prédéces-

13. )g. 13 Aristot. Eth. Nicom. V, 9, 15; Mir. ausc. 18 ; I.Hcret. I, 936; Plin. XI, 37; XXII, 107; ef. Galen. (Kühn), VI, 266 ; VII, 102; X, 475, 501, 733, 823 ; XI, 34; XII, 70; XIII, 731; XV, 651, 809; XVII B, 329, 369, de. — M Colum. XI, 2 ; Plin. XXXI, GS; Dioscor. V, 17, 20. — Plin. XIV, 114; XXUI, 60 ; Dioscor. V, 22; Orib. I, p. 391- — 16 Pallad. VI, 16; Dioscor. V, 35. — 17 Plin. VII, 197 ; cf. Pliylarch. ap. Atlien. p. 093. Sur cet usage du miel, voir encore Magerstaedt, p. 171-173; Koscher, p. 48-51; Kaibel, /user. gr. Sicil. et liai. 966, 13, IG. — lS Lucre!. 111, 886- Colum. XII, 45; Plin. XXII, 108; Porphyr. De antro nymph. 15.— 19 Colum. Xig 10. — 20 plin. VII, 35; cf. XXX, 115. — 21 Varr. ap. Non. Marc. 230, 26; Stob. VI, 3 ; Roscher, p. 56-58 ; Helbig, D. Uomer. Epos, p. 41. — 22 Hvgin. Fub. 136; Apoll. Bibl. III, 3, 1 ; Euslath. ad Hom. p. 369, 20 ; Preller, Gnech. Alythol. U3, 1>. 475 ; Herod. 1, 198; Strab. p. 746. —23 Herod. I, 140 ; IV, 71 ; Cic. T’use. I, 45 ; Strab. XV p. 735 : Corn. Ncp. Agesil. 7 ; Plul. Agesil. 40. — 2t Hom. Il Vil, 85 ; XVI, 45G 674 ; Helbig, p. 42/—* Hoin. II. XIX, 38, 39. — 26 Hom. II. XXIV, 664 ; Od. XXIV, 03 23 Xcn. Bell. V, 3, 19 ; Diod. XV, 93 ; Joseph. Ant. XIV, 7, 4.

MEL

seurs 1 . On embauma de la même manière le corps de J ustinien3. Il est plus difficile d’expliquer pourquoi les Grecs dans les funérailles plaçaient des pots de miel sur le bûcher; on doit peut-être voir là une tradition symbolique, souvenir d’une époqpe très reculée où ils n avaient pas encore adopté l’incinération et où ils embaumaient tous les corps avant de les livrer à la terre 3 .

Le miel servait en outre à plusieurs usages domestiques ou industriels; avec du vin cuit et du sel il formait une saumure où on faisait macérer les olives noires, hors-d’œuvre toujours apprécié dans les pays du midi4. Les joailliers donnaient de la limpidité et de l’éclat à certaines pierres appelées cochlides en les plongeant dans du miel qu’ils soumettaient à l’action du feu pendant sept jours et sept nuits; le miel de Corse, peu comestible, convenait bien pour cette opération6. Après avoir beaucoup douté de son efficacité, on a fini par reconnaître qu’elle peut réellement être utile pour traiter les agates et qu’elle est encore pratiquée de nos jours avec succès dans certaines conLrées6. Les anciens mentionnent aussi des étoffes de pourpre dont la solidité et l’éclat avaient résisté d’une manière étonnante à l’action du temps parce qu'on les avait trempées dans du miel en les apprêtant. Il ne nous est pas possible de déterminer en quoi consistait au juste ce procédé7.

Religion. — Les anciens ont souvent fait de l’abeille un symbole et lui ont prêté un rôle dans des fables relatives à plusieurs divinités [apes]8. Les idées morales et religieuses que le miel éveillait dans leur esprit les ont conduits à la conception de l’ambroisie et du nectar ] ambrosia, nectar]. Il était naturel qu’un aliment aussi précieux, considéré comme un présent céleste, fût mis au nombre des offrandes qu’on déposait sur les autels des dieux. Les p.eXt57rovoa avaient leur place surtout dans les sacrifices où on ne faisait pas de libations de vin (vT,<pxXia) 9. Cet hommage s'adressait ordinairement aux divinités rustiques, protectrices de l’apiculteur, telles que Pan, Priape, les Nymphes, Hermès àyporqp, etc. 10 Mais nous voyons aussi qu’on offrait du miel à des divinités chthoniennes, qui présidaient à la mort et qu’on adorait dans les mystères : Pluton, Hécate, Dionysos, Déméter, etc.11 La raison en est sans doute que le miel, comme l’abeille, était un symbole de résurrection et d’immortalité12. A la même idée se rattache la coutume

i Stal. Silv. III, 2, 118 ; Q. Curt. Alex. X, 10. — 2 Coripp. Laud. Just. III. Sur cette coutume, voir encore 0. Bemulorf, Grabschrift von lelmessos , livre en l’honneur de Gomperz (1902), p. 404. — 3 Hom. 11. XXIII, 170 ; Od. XXIV, 68 ; Helbig, p. 43.

— * Colum. XII, 50; Pal lad. Od. 10; Nov. 17. — 5 Plin. XXXV1I,47, 194. — G Nôggerath, Jahrb. d. Alt. Freunde im Jiheinl. X, p. 82 ; XII, p. G5; Blümner, Gewerbe und Künste, III, p. 303-300 ; cf. II, 386. — 7Vitr. VII, 13, 3 ; Plut. Alex. 30 ; Blümner, L. c. I, p. 230; Sludniczka, Gesch. d.alt. griech. Tracht , p. 48-50. — 8 Voir en outre Weniger, Roscher, Robert-Tornow, Cook, Op. cit. Abeilles sur des gemmes, Imhoof-Blumner, Tieru. P/lanzbilder , pl. xxiii, 17, 39, 40, 41 ; XXIII, 48, 49; XXV, 21, 22. Terre cuite, S. Reinach, Chron. d'Orient, p. 22. — 9 Varr. De re rust. III, 16; Paus. V, 15, 10 ; Schol. ad Sopli. Oed. Col. 100: Plut. Qu. Sympos. IV, 6, 2 ; Euseb. Praep. ev. IV, 9, 6. — 10 Antipat. Sidon. ap. Brunck, Anal. II, 13, 28 ; Ov. Fast. III, 735 ; Phylarch. ap. Athen. p. 693 ; Euslath. ad Od. 1668, 25 ; Calpurn. Sic. Ecl. Il, C6 ; Euseb. L. c. ; Porphyr. Antr. nyrnph. 16; Anth. Pal. V, 226 ; VI, 232,

3 ; Emp. ap. Athen. p. 510 rf; Corp. inscr. att. III, 77. — H Aescli. Eum. 106; Soph.

Oed. Col. 481 ; Apoll. Rhod. III, 1035; Virg. Aen. VI, 419. — 12 Cook, p. 20-23.

— *13 Hom. 11. XXIII, 170; Od. X, 518 ; XI, 26; XXIV, 36? 67 ; Aesch. Pers. 607;

Eurip. Iphig. Taur. V, 160, 632; Or. 1 15 ; Marquardt, Le culte chez les Hom. I, p. 374,

u. 1 1 ; Roscher, p. 64-67 ; Cook, L. c. ; Usener, p. 182. — 14 Voir plus haut, p. 1702,

n. 9.— 1S Toutain, Inscr. d'Henchir Mettich,ïtLce 2, I. 6-13, p. 37. Diodore, V, 14,

prouve que ces dispositions n’étaient pas particulières aux Romains et que les Barbares

mêmes les ont appliquées. Dig. XXXIII, 7, § 10; XLI, 1, § 5, 2; Instit. II, 1, § 14.

— 16 Corp. inscr. lat. I, 263 ad n. 1409 = Bruns, Fontes juris row.6 (1893), p. 156,

lîl h>mbe

MEL

de porter du miel et d'en faire des libalioi, de ceux qu on avait perdus 13. Sl

Droit. - Non seulement les ruches étaient ir aux manœuvres des voleurs14 mais r leS(ixP'«ées! souvent donner lieu à des contestations entr^ devail la dans les codes plusieurs dispositions d.sii •°IS'nS’De la question de droit, si importante pour <> Les essaims d’abeilles étaient rangés en , même catégorie que les oiseaux ; ils n’avai , ^ un propriétaire que pendant qu’ils étaient eî IwT une ruche. Hors de la ruche, et hors de la vue d, 8 priétaire de la ruche, ils n’appartenaient à personne premier venu pouvait se les approprier16 ,, Un , municipale de provenance inconnue défend d’étal 1 T ruches sur un terrain public, le long d’une voie J exemple10. Georges Lafaye. 1

MELAMPODEIA (Me/.apjtdoeta). — Un texte de Pausanias signale à Aegosthènes, dans la Mégaride, un sanc' tuaire de Mélampus ; on y honorait par des sacrifices et par une fête annuelle le prophète divinisé1 [lustratio p. 1419]. Des monnaies de l’époque impériale reproduisent peut-être l’image du temple2. 11 nous est connu encore, ainsi que les fêtes (MsXagTtdSsia), par quelques textes épigraphiques3. Nous voyons que ces fêtes comportaient des concours 4. Le vainqueur recevait, comme prix, une portion des victimes. La même récompense est encore décernée par l’État, en d’autres circonstances, à des citoyens ou à des étrangers 6. F. Düriuuch.

MELAMPUS [bacchus, p. 595, melampodeiaI.

MELEAGEK (MsXéaypoç). Meléagre. — Héros de la légende étolienne, qui doit être mentionné ici seulement à cause de la place que l’art lui a faite dans les nombreuses représentations de la chasse de Calydon'.Iln’en a aucune dans les fêtes ni dans les religions de la Grèce antique. E. S.

MELIASTAI (MsXiasxat). — Les Méliastes étaient une sorte de confrérie bachique, attachée au sanctuaire de Dionysos à Mélangéia, bourgade suburbaine de Manlinée, en Arcadie. L’existence des Méliastes n’est signalée que par Pausanias '. 11 y avait, à 7 stades de Mélangéia, dans la ' direction de Mantinée, une source des Méliastes (xp^ MsXtaffTÛv), voisine d’un piyapov de Dionysos et d un I t£po'v d’Aphrodite Mélainis. Les périboles de ces ^eux sanctuaires contigus et la source des Méliastes ont été , identifiés parles voyageurs

i 2 et récemment explorés3

.32, I. — Bibliographie. Magerstaedt, Bienenzucht d. \ôlkei d. A ^ ^

, Bilder ans der rom. Landwirthschaft , VI, Sondershausen, l* 1 1 ■ " 1 #

ymbolik d. Biene in d. ant. Mythologie , Breslau, is . l , K. IN yektat

'onig im Volksglauben , Globus, XXXIX (1881), il. 11-15, W. • produkm

. Ambrosia , Leipzig, 1883; Glock, Die Symbolik d. Biem u. , sl„n;ticaeidclberg, 1892; W. Robert-Tornow, De apium mellisqueapud se - e. < J|

one et symbolica et mythologica , Berlin, 1 893 ; A. -B. Cook, i ie '< 1 ...M dan!

gy, Journ. of hell. studies , XV (1895), p. 1-24; Olck, Bien, i .« Bu -.nen^ ^ ïuly-Wissowa, Realencyclopaedie d. Alterth. VI issensc <■

Honig , Rhein. Muséum, LVII (1902), p. 1 . 4 uer[ humer !

MELAMPODEIA. 1 Pans. I, 44, 5; cf. Hermann, Gcettesd^^ ^

1, 43; Preller-Robert, Griech. Myth. I, p. «91, »■ 3 I R.°SC |,nhoof-Blunier,

relampus, 2571 sq. — 2 Annali , 1860, p- 336, P- 1 ]ir pélop.

’umism. comm. on Paus. pl. a I, p. 9. — 3 Le Bas et ouca , ( ;r . sept. U

2, 12; Diirrbacli Bull, de corr. hell. IX, 1885, p. 318 11^ ^ n ; ; ; III. 3091. 17,208,219, 223 = Collitz, Sammlung der griech. Dtal--»sl ] ,

193, 3094. —4 Inscr. Gr. sept. I, 219. — 5 Jbtd. 20/, ~l- . • ' ^ par Kulin«rt* MELEAGER. 1 Voir l'énuméralion et l'analyse des mon" ins le Lexikon der Mythot. de Roscher, s. v. Afeleagius. pjjysam’n®'0^ MELIASTAI. l VIII, 6, 5. — 2Curtius,PeIoponnesos,l,2 . ^ VUPS,ii" Plill<le5

3 Fougères, Mantinée et l'Arcadie orientale, p. 84 sqq. svoc lonan, uneouW,

actuaires et (p. 72, fig. 8) la photographie d'un satyre il i)P ^ jinti((Ue desM|li,a!tes'

itue en marbre trouvée dans le puits qui répond à a sim

MEL

smage Erinys '

termes de Pausanias que les Méliastes forresSn" ' i collège de Bacchants, analogue peut-être au '"'''‘"il dionysiaque des [HÇam;, à Phigalie 1 : d’ordisvn°' ' ,,t office était dévolu à des collèges féminins J comme à Delphes, en filide, en Attique. Pau- TI°A" nous laisse ignorer le caractère des cérémonies sanl.|S , U \<j uelles participaient les Méliastes. On peut X | inférer® de la nature rustique du sanctuaire se“'"'vl jndique une caverne ou un bosquet3), du voil'Aphrodite Mélainis (hypostase de Déméter do nom de MeÀayyeta ( Terres-Noires ) et des Méliastes (de geXia, frêne?; ”, que le Dionysos de Mélan- ;lait Un dieu chthonien, envisagé dans ses rapports 'ivcc la Végétation, un dieu à la fois infernal et sylvestre, de la famille des Dionysos Skianthias, Kryphios, Mélanthidès! Mélanaigis, Dendritès, Anthios0. Ce double caractère se retrouve aussi chez les nymphes Meliai ou Meliades , qui sont en même temps des Dryades et des espèces d’Érinnyes 7 [nymphae]. G. Fougères.

MELICERTES, MsXixéottiç. — Personnage mythologique dont la légende se rattache à la Béotie, à la Mégaride et à l’isthme de Corinthe. Il était lils d’Athamas, prince béotien, et d’Ino, fille de Cadmos. 11 est inutile de rappeler ici les nombreuses versions de la légende d'ino i no leucothea]. La plupart de ces versions aboutissent au même dénouement. Ino s’enfuit de Béotie, portant dans ses bras Melicertes enfapt; après avoir traversé la Mégaride, elle arrive sur les bords du golfe Saronique ; là, du haut de la roche Moluris, située entre Mégare et Corinthe, elle se précipite dans la mer avec son fds. Les malheurs d’Ino touchent la divinité. D'après les uns, Poséidon, d’après les autres Dionysos place la fille de Cadmos parmi les déesses marines ; désormais les navigateurs l’invoquent sous le nom de Leucothea’ .

Quant à Melicertes, la légende le sépare dès lors de sa mère. Son corps est sauvé par un dauphin qui le transporte sur son dos jusqu’à, la côte orientale de 1 isthme de Corinthe, et qui le dépose en cet endroit du rivage sous un pin. Le petit cadavre est recueilli par Sisyphe, frère d’Athamas, qui régnait à Corinthe; Sisyphe l’ensevelit et fonde, en l’honneur de Melicertes, les jeux Isthmiques [isthmia]. A l’époque de Pausanias, on voyait encore à quelque distance de Corinthe, près de la mer, un autel de Melicertes (MsXixépTou pcogôç) ; la tradition locale voulait que cet autel eût été élevé à l’endroit précis où le dauphin était venu déposer son précieux fardeau2.

A la legende de Melicertes se rattachent étroitement le mythc et le culte d’une des principales divinités de Corinthe, Palaemon. De même qu’Ino était devenue la cesse Leucothéa, on croyait dans l’Isthme que Melicertes a'ait été élevé au rang des dieux, sous le nom de Palaemon Mater matuta, p. 1626]. Comme Leucothéa, Palaemon l1,1’1 un dieu marin, secourable aux navigateurs 3 ; s0ni |ille était associé à celui de Poséidon1; dans son

Uni f l'1" ' aP- Allien. IV, 1 48 F. — 2 Fougères, Op. I. p. 265 sqq. ; — 3 Béfeanl t) 'llS c“^es arcad- p. 217. - 4 Immerwahr, Kultc Arkad. p. 190; fmigori's ''t 1 107 ~ ^ p0uS3l'cs> Op. L p. 260. — •> Immerwahr, Op. I. p. 189; Dallrc s /*’ ' P' *87' Le prétendu Dionysos Méliasle, que Mionnct croyait recon- 2'9, N ' n'om'eics mantinéennes, n'est autre qu’Ulysse (Mionnet, Suppl. IV, or j VOI'onos’ Gaz. arcli. XIII, 1888, p. 262 sq.). — 7 Rosclier, Lexic. d. J »rt. Al et ta.

“ÈLlCERTpo , . ,

a pou Bibi i ,Voir pus haul’ l- In> p- 52i>- — s Paus- >. 44; R. *; cf.

Ùiblioth ' |||°( * ll’.4, ! 3; HYS>n- Fabul. éd. Schmidt, p. 38-39 et 147. — 3 Apoll. injcr ?r 1 ^ 3 ’ Lurip. Jphig. en Taur. v. 271. — 4 IJaus. 11, 2. — 5 Corp.

' °4’ ~ 6 paus. L. c. - 7 Paus. II, 1. 8 ld. Il, 2. — 9 p. Mou-

temple, appelé le Palaemonium firaXatgoviov) *, se trouvaient, auprès de sa propre image, les statues de Poséidon et de Leucothéa6; lui-même figurait dans un groupe considérable, consacré à Poséidon par Hérode Atticus, et qui représentait un char attelé de quatre chevaux dorés, sur lequel se tenaient debout Poséidon et Amphitrite1. Le Palaemonium faisait partie du grand sanctuaire où se célébraient les Isthmia. D’après Pausanias on y voyait, outre le naos proprement dit du dieu, un adyton souterrain, dans lequel, suivant la légende, Palaemon se cachait8. M. P. Monceauxcroitavoirretrouvé l’emplacement du Palaemonium sur un tertre rocheux qui s’élève à gauche de l'entrée principale du sanctuaire isthmique : au pied de ce tertre ont été découverts plusieurs débris d’un temple ionique, tambours de colonnes à vingt-quatre cannelures, morceaux d’entablement, etc. ; ce seraient là les restes d’un temple de Palaemon relativement récent. Quant au vieil adyton, « c’était sans doute une grotte creusée dans les flancs de la colline 9 ».

Il paraît bien certain que, pour les anciens en général et pour les Corinthiens en particulier, Melicertes et Palaemon formaient un seul et même personnage mythique. Comme Melicertes, Palaemon était souvent représenté debout ou à cheval sur un dauphin ’°. Pausanias, après avoir raconté que les jeux Isthmiques furent fondés par Sisyphe en l'honneur de Melicertes, affirme ailleurs" que les couronnes décernées aux vainqueurs des jeux Isthmiques étaient faites de pin, pour rappeler les malheurs de Palaemon; il fait évidemment allusion ici au pin sous lequel le dauphin légendaire déposa le corps de Melicertes. Rien ne montre mieux, semble-t-il, l’identité du fils d’Ino et du dieu corinthien.

Melicertes-Palaemon fut l’une des divinités favorites des Corinthiens. Son culte était très populaire dans tout l’Isthme ; il y était encore célébré sous l’empire romain. Le Palaemonium est mentionné dans une inscription grecque de l'époque impériale12. Les monnaies corinthiennes sont, à ce point de vue, très significatives. Sur des monnaies coloniales, postérieures par conséquent à la reconstruction de Corinthe en 47 av. J.-C., sont représentées diverses effigies qui se rapportent soit à la légende, soit au culte de Melicertes-Palaemon. Ce sont : Ino-Leucothéa tenant son enfant dans ses bras et se précipitant dans la mer (fig. 4896) 13 ; le corps de Melicertes étendu sur le dauphin, avec quelquefois, à l’arrièreplan, un pin14; Melicertes-Palaemon à cheval sur le dauphin 15; l'autel de Melicertes sous un pin16; un pin, à la droite duquel ou voit le dauphin apportant sur son dos le corps de Melicertes 17 ; enfin un temple de forme circulaire, à l'intérieur duquel on voit (fig. 4897) le corps de Melicertes gisant sur le dauphin : de chaque

ceaux, Fouilles et recherches archéol. au sanctuaire des Jeux Isthmiques , dans Gaz. arch. 1884, p. 357 et suiv. — ,0 Paus. II, 1 ; II, 3 ; Barclay ilead, Catal. of greek coins , Corinth. etc. ; Imlioof-Blumer et P. Gardncr, Numism. commentar. in Paus. p. 11, pl. B. — U VIII, 48, § 2. — 12 Corp. inscr. gr. 1104. — 13 Imhoof-

Blumer, Mon», gr. p. 160 ; Imlioof-Blumer et Percy Gardncr, O. I. p. 10, pl. B,

xx-xxiv. — 14 Barclay Head, Op cil. p. 67, n. 545, p. 7a, n. 594; p. 78, u. 611 ; p. 80, n. 622; p. 82, n. 635; p. 85, n. 648 ; Imhoor-Blumer cl P. Gardncr, Ibid. 1, III. — 15 Ibid. XIV-XVII ; Barclay-Head, L. I. p. 77, n. CIO; p. 82,

n. 636. — l1» Barclay-Head, p. 78, il. 612; Imlioof-Blumer et P. Garduer, V,

VI. — 17 Barclay-Head, p. 78, 11.013; Imhoor-Blumer cl P. Garduer, XII: cf. XI cl

xnr.

MEL

côté du temple se dresse un pin; dans le soubassement de 1 édifice est représentée une porte voûtée, où l’on a voulu voir 1 entrée de l'adyton souterrain mentionné par Pausanias 1 . Quant au temple circulaire lui-même, M. P. Monceaux y reconnaît le temple ionique dont il a retrouvé les ruines ; parmi les morceaux d’architecture qu il a recueillis, il a remarqué des morceaux d’architraves et de corniches circulaires fort anciens2.

Hors de Corinthe, le culte de Palaemon n’est signalé que dans l’ile de Fénédos. 11 y avait revêtu un caractère particulier. Lycophron, dans son poème intitulé Cassandra , attribue à Palaemon l’épithète ppsffô/txovoç3. Le scoliaste Tzetzès l’explique ainsi : Palaemon Fig. 4897. — Mélicerte. n’est autre que Melicertes, le fils d fno ; ce dieu était adoré à Ténédos, où on lui sacrifiait des enfants1.

Les représentations certaines de Melicertes-Palaemon sont fort rares. Les plus nombreuses sont les effigies des monnaies corinthiennes citées plus haut. Le dieu se voit aussi sur une mosaïque trouvée à Saint-Rustice, dans le sud de la France5; il y est nommément désigné par une inscription. On a voulu reconnaître des images du dieu sur d’autres monuments, par exemple sur le fronton occidental du Parthénon0, sur le grand camée de Vienne sur plusieurs vases peints de Corinthe8, sur une mosaïque du Vatican2. Il est bien difficile d’affirmer que ces monuments nous présentent des images certaines de Melicertes-Palaemon; l’interprétation n’est que vraisemblable. Pausanias vit dans l’Isthme plusieurs statues du dieu : l’une dans le sanctuaire de Poséidon, l’autre dans le Palaemonium, la troisième à Corinthe même 10. La première de ces statues représentait Palaemon debout sur un dauphin ; la troisième le représentait eV; SeXorîvoç, sans que l’auteur indique cette fois si le dieu était à cheval, couché ou debout sur le dos de l’animal. Enfin Pliilostrate 11 décrit un tableau où l’on voyait Palaemon sauvé des flots par Poséidon et accueilli dans l’Isthme par Sisyphe. Melicertes-Palaemon étaitleplussouvent figuré sous les traits d’un enfant porté par un dauphin.

Tels sont les renseignements que les documents antiques nous fournissenl sur Melicertes-Palaemon. Que pouvons-nous en conclure ?

Un premier point nous parait incontestable: le culte de Melicertes-Palaemon a été apporté dans l’Isthme du dehors; il y est arrivé par le golfe Saronique, c’est-à-dire par l’est. Melicertes-Palaemon est, de plus, un dieu marin ; ses parèdres habituels sont Poséidon et Leucotbéa ; il protège la navigation ; Euripide l’appelle veûv <pXa!;12.

Quelle est l’origine de ce culte? Il y a des raisons sérieuses de croire qu'il est de provenance phénicienne. Depuis longtemps l’analogie des deux noms Melicertes et Melqart a été remarquée ,3. En outre Melicertes, parsa mère Ino, est un petit-fils deCadmos; il est né en Béotie,

1 Barclav-Head, p. 80, n. 624; cf. p. 78, n. 614 ; Imhoof-Blumer et Percy-Gardner, pl. B, xii ; Donaldson, Archit. numism. p.62. — 2 Gaz. arch. 1 884, p. 362. — 3 V,229.

— * Schol. ad v. 229-231. Voir le lexlc épigraphique cité par Maas, Orphelin, p. 26, t ^ Witle, Bull, dell’ Inst. 1834, p. 157 sq.; Ile vue arch. Il, 2, p. 629 sq.

6 Michaelis, Parthenon, p. 181. — 7 Miiller-Wiescler, Denkm. d. ait. Kunst , II,

6, 75 a ; Baumeister, Denkm. d. klass. Alterth. lig. 1528. — « Furtwaengler, Berliner Vasensammluny, p. 81, n. 779 et 780; p. 103, n. 914. — 9 Helbig, Führer, 2«éd. t. I, p. 1. — 10 Paus. II, 1, §8; 2, § 1 ; 3, § 4. — H lmagin. II, 16.

— 12 Jphig. Taur. 271. — 13 Voir la bibliographie dans Roscher, Lexikon, s. v. Melikertcs, p. 2633 ; ajouter Brown, Semetic influence in hellenic Mythology ,

MEL

c’est-à-dire dans une des régions de h r s accorde à reconnaître que l'influence ni s • . oùl’°« exercée le plus profondément. D’autre îv .ni,Clenne s’est sanglant du culte de Palaemon à Ténu/, 6 carac^re mer ces inductions: le dieu, auqôel 0^ “"H enfants, ressemble de bien près m m ,Sacnlil; (1« de Phénicie. P aU Melek ou Moloch

Mais une des questions relatives à ce dieu m , Palaemon reste obscure. Pourquoi ce dal ^l Diverses explications ont été proposées. Farm getes, les uns rattachent le nom de Palaemon \w\ au verbe grec TraXaùo, TraXa-gi, lutter, et font remaS qu Héraclès portait le surnom de Palaemon “ rapporte que cette épithète fut donnée au héros fa*?

TtaXaiaai auxov xcù Ait \ xû 'AyeXoco uoxâg,.

l’Héraclès grec a été souvent identifié avec le BaaldeTvr Melqart. Faut-il en conclure que les deux mots MeliceL et Palaemon sont synonymes, l’un étant la transcripüoi du mot phénicien Melqart, l’autre étant une épithète d’Héraclès, le héros grec identifié à Melqart? 11 nousparail difficile d’admettre cette explication, parce que la tradition n’établit aucun rapport entre Héraclès et Melicertes- Palaemon. On ne saisit pas pourquoi le dieu marin dt Corinthe aurait été nommé : le Lutteur. Rien, dans « que nous savons de son mythe ou de son culte, m justifie une telle appellation. D’autres savants onl demandé à la langue phénicienne l’explication du mol grec rtaXaip-cov. 'Brown voit dans ce nom la transcriptior du mot Baal-haman ou Baal-hamon 16. Ici encore uni objection grave se présente. Baal-haman signifie : lt dieu qui brûle , qui consume. Brown le traduit er anglais : the Burning Lord. Il n’y a rien de commui entre une divinité de cette nature et le Meli certes- Palae mon des Corinthiens. Le dieu grec n'était pas plus, dam l’Isthme, le dieu Brûlant que le Lutteur. Peut-être cettt explication vaudrait-elle davantage pour le Palaemor de Ténédos. Mais pour la divinité corinthienne, elle ni nous semble pas admissible.

Ainsi l’étymologie grecque et l’étymologie sémitiqm sont également impuissantes à nous expliquer ce doubh Melicertes-Palaemon. Dans l’état actuel de le

que

nom

nous

science, il nous paraît sage de reconnaître que savons pas pourquoi le dieu portait ces deux noms, est probable que Melicertes est une transcription grecq du phénicien Melqart ; quant à Palaemon , il n a cure été, suivant nous, clairement expliqué ni par le grecj par le phénicien. J. Toutain.

MELINA (MeXivvj). — Sacoche en peau de martre [me \ qu'on portait avec soi en voyage1. Georges Laeau.

MELISSAI. — Dans la religion grecque, les prelresst surtout des Mystères, étaient souvent compaiu; a abeilles et appelées de leur nom Métissai1, huit par que cet insecte était le symbole de la pureté , bod I ^ que les grands temples pouvaient être compai'b ^ ^ ruches. Ce nom est naturellement en rapp011

. , r c V P(ll(linl0n • ^

p. 89 et 132. — H Weiszacker, in Roscher s Lexicon, s. • ^ __ Uibi.ioura,hi1, — *5 Schol. ad Lycophr. Alexand. 663. — 16 Op. I • P- 1 ^ AUSfnhrl- Lexikw Preller-Robert, Griecliische Mythologie , I, p. 602-605 ; Roscher, ^ ^ Weiszacker)* der griech. und rom. Mythologie, s. v. Melikertes (Stoll) et 1 " ^ ^ giünincr,

MELINA, l Plaut. Epidic. I, 1, 23, Léo. Edict. Diocl. VII > ^ re mt.

Ad h. I. Dans le meles on a quelquefois voulu voir le blaireau , Quneg ■

III, 12, 3; Ser. Samm. 890; Plin. Hist. nat. VIII, 72, 13-, 13 .

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