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pol. I. Il, ch. xvii ; Dem. Téom. et Apollod. C. If ter. §§ ,13’ a’,mA-8 Pl"1-^ Uagn. heretl. p. 294 ; Theoplir. Char. I et 17. — 1 l n’ont comp11*11
I.Vll.— 9C'est pourquoi les paysans affluent a Romee rcndpourlaca“se'!'
Sa!luste(CaG37),niVarron(fl.rinM. llp>'acf.3)- Ce ei guel, *“■
qui est plutôt un effet. — Appian. De bel. ctv. I , - ■
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• e époque il est vrai, mais qui peut-être ont lois. ^ '‘'^|H,i(TS que nous ne connaissons pas, indie" dl?S| ' '^occupation des pouvoirs publics à ce sujet. ‘l1"'"' u sporlule, si à l’origine elle n’était destinée 0“a"1 :lr.rjtabies clients, plus tard bien d’autres tentaient q,UaUN V.liU r et tous ces Graeculi dont Juvénal se d’cn l’''".unèreinent1 sont-ils autre chose que des men- Pla"'L -‘««rs mendiants déguisés et plus industrieux d'autre», mais véritables mendiants néanmoins?
(’l't ' ' , sait' rien de précis sur la question de la mendisiècles de la République, mais on
On ne
cite pour les premiers
. M hardiesse admettre que dans une cité où les ihnieurs eux-mêmes cultivaient leur champ, comme Cincinnatus 2, la mendicité paresseuse aurait eu peu de
■ . ;i n’-iilhmrs. la monnaie était rare et chacun succès . U amt u . , ... .. ,,
n’avait que le nécessaire pour soi et les siens. Il était inévitable toutefois que, pour des causes diverses, il y L quelques indigents. Les ravages de l’ennemi, les emprunts à un taux usuraire, les terres laissées sans cu]ture à cause des expéditions militaires devaient créer des misères au moins momentanées. Aussi les édiles distribüaient-ils du grain au temple de Cérès'ù On n’a d’ailleurs aucun détail sur les règlements qui régissaient les secours publics. Tant que Rome fit des conquêtes très proches et assura ainsi des terres nouvelles à un peuple qui ne demandait alors qu’à les cultiver, la misère habituelle dut en somme être rare 5. Dès le temps des rois, des terres conquises furent distribuées à la plèbe. Aux deux jugera primitifs [heredium] Servius Tullius en substitua sept par chef de famille plébéienne [agrariae leges]. Après l’expulsion des rois, le Sénat fit don au peuple de la dépouille des Tarquins Chaque plébéien reçut, selon Pline, sept jugères \ c’est-à-dire la quantité de terre qu’après la victoire sur Pyrrhus, Manius Curius estimait suffisante pour l’entretien d'un citoyen, et de sa famille évidemment8. Cincinnatus se contentait de quatre jugères9. Plus tard, pendant la première guerre punique, sept jugères étaient tout le bien de Régulus. Il en lirait la subsistance de sa femme et de ses enfants 10. Rome se trouva donc, durant quelque temps, et toutes réserves faites pour les périodes les moins favorisées, à peu près dans l’heureuse situation d Athènes en ses plus beaux jours : tout le monde était pauvre, sans que personne ou presque personne fût misérable.
Mais cet état de choses ne pouvait durer toujours, et ■a pour trois raisons principales, comme le remarque ’ N'|||||1|,I : le mépris où l’on tenait les métiers manuels ampe "lait les citoyens d’en exercer aucun ; les guerres ^us mutâmes et plus longues nuisaient à la culture des ' dllx récoltes ; enfin le luxe s’introduisit dans ne ' ’ lnMnl des besoins nouveaux auxquels beaucoup J!;:iU'au;nl satisfaire avec leurs anciennes ressources u. usure et le mal que nous avons signalé plus
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des ■ o'1 Savo'r 1 al fluence des oisifs de toutes sortes et métiers" ^ ^anS Une caPitale vivent d’une foule de petits «louables ou non 12, qui souvent confinent à la
mendicité. A défaut de documents historiques, les nombreuses allusions de Plaute à la mendicité montrent qu’elle était déjà fort répandue dans le premier quart du u1' siècle avant notre ère et depuis longtemps, car elle avait à Rome ses habitudes bien arrêtées13.
Elle ne put que s’accroître en même temps que Rome se développait eL que les causes de misère se multipliaient. Sans retracer ici l’histoire de la lutte entre h* peuple et la noblesse, rappelons que dès le premier siècle de la République la question des dettes se pose. La fréquence des guerres est un (léau pour le petit cultivateur. 11 emprunte à un taux élevé, ne peut rendre, et tombe sous le coup d’une législation impitoyable. Entre la première dette et l’esclavage final, un large champ s’ouvrail à l’indigence et à la mendicité. De là les retraites du peuple sur le mont Sacré ou l’Aventin, ces menaces de rupture avec la Rome impitoyable des patriciens. Les lois sur les dettes, les mesures de circonstance se succèdent pendant toute la durée de la République, mais ce sont de simples palliatifs dont le peuple ne relire qu’un soulagement momentané. Il en est de même des lois agraires. La plus efficace, celle dont les conséquences heureuses se firent le plus longtemps sentir est certainement la loi Licinia, promulguée en 376, et qui portait à la fois sur les dettes et sur Yager publicus. C’est surtout après la chute de Carthage que la disproportion des fortunes s’accentue au point de substituer aux petites propriétés les latifundia qui rabattent sur Rome beaucoup de campagnards [latifundia]. Plus lard enfin, la dépossession par les généraux, à partir de Sylla et jusqu’à la fin des guerres civiles, de propriétaires italiens au profit de leurs vétérans qui eux-mêmes ne gardaient pas toujours ces terres, mais les vendaient et en dilapidaient le produit, accrut encore la turba forensis, toujours prête à se mettre aux gages du premier politicien venu. Ces gros bataillons constituaient la réserve de la mendicité14.
11 nous faut distinguer entre les pauvres, c’est-à-dire la partie de la population qui, ne pouvant se soutenir par sçs propres moyens, avait besoin de secours, et les professionnels delamendicité.
De ceux-ci il nous est impossible de rechercher le Fig. 1899. — Mendiant dans la rue.
nombre. En re- ,
vanclie, poètes et prosateurs nous font assez bien connaître leurs mœurs. Ils avaient l’habitude de stationner sur les ponts, dans file d’Esculape l5, autour des temples 16, aux portes de la ville et particulièrement à la porte Trigemina11, aux endroits fréquentés des environs, comme
juridica ad Y air f '■*' 2 4j’v' — 3 Vau Leuncp, Disputatio
p. 40 __ ; ,, ni"“‘ eonstitutionem de mendicantibus validis, Lugd. Bal. ~ 8 Tit. Ljv. u’ : ar^ ap' Non- Marc- b 209. — 5 Pliu. Hist. nat. XVIII, 3.
dc ceUc assertion 'de Pr "“''Z’ ~ ’ PUn Hi*tm ’ lat ' XVI"’ 4’ Au s"iet
— 9 Ibid, io y , . e’ cl- achahue leges, p. 138, col. 1. — » Id. L. I.
' • ,ax- IV, IV, 6; Sen. Cons. ad Hdv. 12. — U Naudet, Mém.
de l'Acad. des inscr. t. XIII, Des secours publics chez les Domains , 2* partie. 12 Juv. Sat. VU, 11-16. — 13 Flaut. Capt. prol. 13; I, 1, 22; 11, 2,39; Trinum. II, 2 ; Epid. Il, 2, 39; Bacch. Il, 4, 16; Fragui. Vidul. V, 15, etc. — U Til. Liv. IX, 46; Cic. ProSext. 17, 27, 49,50, 33; Ad Quint, fratr. II, 1; AdAttic. 1, 13, 16; V, 2, 3 ; Philipp. 1, 9. — 13 Juv. V, 8; XIV, 34; Sen. De vit. beat. 23 ; Suet. Claud. «3. — 16 Mart. IV, 53; Amin. Marc. XIV, 6; XXVII, 3. — 17 Plaut. Capt. I, 22.
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le bois d’Égérie (où les Juifs pouvaient élire domicile)1 et la route d’Aricia8 oii ils poursuivaient les chars en envoyant des baisers aux voyageurs ; ils portaient besace et bâton (fig. 4899) 3 , leur costume était parfois des plus sommaires4. Un naufrage était souvent la cause ou le prétexte de leur dénuement. Ils en portaient avec eux l’image peinte sur un tableau et le racontaient ou le chantaient en complainte5. Ce n'était pas toujours d'ailleurs une pure invention6, en un temps où il n’existait rien qui ressemblât à une assurance maritime. Un as était l’aumône qu’on leur jetait d’ordinaire7. Beaucoup simulaient des infirmités qu’ils n’avaient pas; les larmes, les serments accompagnaient leurs plaintes8. Mais il arrivait que Ion Unissait par les connaître et que l’on se moquait d’eux9. L'un feignait une jambe cassée, un autre des crises d'épilepsie *°. Certains se livraient à des extravagances, telles que de ronger et d’avaler de vieilles semelles de souliers, de s’enfoncer des clous dans la tête, de se plonger en hiver dans l’eau glacée. Alors la foule s amassait, riait, admirait et leur jetait en quantité des petites pièces de monnaie11. Il y en avait qui chantaient et, pour s’accompagner, plaçaient au bout de leurs doigts des coupes, des gobelets qu’ils entrechoquaient en cadence. Leurs chansons avaient un caractère licencieux. Ils obtenaient de grands applaudissements et tout le monde donnait12. Quelques mendiants cependant restaient respectueux des passants et gardaient une attitude pleine de dignité, mais ceux-là n'avaient pas tant de succès13. Toutes ces turpitudes bouffonnes ne sont rien auprès des abominations que stigmatisent à plusieurs siècles d’intervalle Sénèque le Rhéteur et saint Jean Clirysostome. Il existait, au temps du premier, de véritables entrepreneurs qui ramassaient des enfants exposés et leur infligeaient toutes sortes d’infirmités, épaules déformées en bosses, yeux crevés, pieds brisés, langues coupées; puis, quand ils étaient en âge, on les envoyait mendier, et ils devaient remettre à leur patron la plus grosse part du bénéfice11. Le second nous signale des parents assez barbares pour crever les yeux à leurs propres enfants à peine nés pour s’en servir comme d’instruments de compassion15. D’autres affectaient des allures bien différentes. Richement vêtus, ils se targuaient d’une noble naissance, feignaient des dettes ou des pertes imaginaires et se présentaient ainsi chez les particuliers et plus tard chez les dispensateurs des aumônes de l’Église, comptant sur leur mise soignée pour obtenir une plus forte somme. Cette catégorie devait être aussi nombreuse qu’intrigante, puisque saint Ambroise se plaint qu’elle épuise le trésor des pauvres, et qu'il met en garde les fidèles contre leurs entreprises16. Au ive siècle encore il en est qui se donnaient pour des moines quand ils se présentaient chez des chrétiens17, mais ils n'en avaient que l’habit, et sans doute adoptaient-ils quelque autre apparence pour s’adresser à des païens. Us couraient ainsi la terre et la mer l8, pleins
1 Juv. III, 13-10. Sur les mendiants juifs et leur importunité, voir Mart. XII, 57 s.
— 2 Juv. IV, 117. — 3 piaut. L. I. ; Mart. IV, 53 ; XIV, 81. Figure tirée d’une peinture d’Herculanum, Pitt. Erculan. 111,43, 227. — 4 JUv. XIV, 299 — & Mart. XII, 57 ; Hor. Ad Pis. 20; Juv. XIV, 298 et suiv. ; l’ers. V, 8 ; V, 32. — 6 Paul. Nol. Ep. XLIX; S. Greg. Naz. Or. XIV; De arnore paup. 6. — 7 Juv. XIV, 301 ; Pcrs. V, 88.
— 8 Hor. Ep. I, 17, 58 sq. — 9 Ibid. — 10 S. Joli. Chrys. In I ad Cor. Hom. 21.
— 11 Ibid. — 12 Id. In epist 1 ad Thessal. cap. V , Hom. X. — 13 Id. In I ad Cor. Hom. 21. — 14 Son. Controv. I. V, 33, et X, 4. — 15 S. Joli. Chrys. L. I. — 16 S. Ambros. De off. II, 10. — 17 Paul. Nol. p. 24; De Nauf. Mart.
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de force, et sans autre raison de menHi de vagabonder 19. ‘r (llltî le plajsit
Parmi les mendiants professionnel
ranger les philosophes cyniques29, les
qui couraient les marchés des grandes v accoutrement bizarre, au bruit des bourins, des triangles et des flûtes
. aul encore Prêtres de Cybèlej es Vllles dans un Cymbales- destam.
bruit dans les maisons riches et ’se' nV,1 "L a grand excentricités sanglantes, en récompense de^ n miBe valent force pièces de monnaie, vin froL, ®' Mendiants d'habitude encore, ces poivres c iL*'" lecuelle à la main, vont le matin solliciter cruelrnl v’ ment ou une petite pièce de monnaie à la porte de le! patrons et dont cette aumône quotidienne est le revenu22. Et ne serait-on pas tenté de mettre aj j nombre des mendiants, et des plus éhontés les riche! qui ne craignaient pas de tendre la main avec les misé I râbles, comme ce personnage dont parle Juvénal qui" chaque jour, va toucher la sportule chez de plus grands que lui, s’y fait porter en litière, et pour mieux faire sa cour, traîne avec lui son épouse languissante ou près d’accoucher, ou feint seulement sa présence, en interpellant l’absente à travers les rideaux delà litière vide23?
Mais le mot mendicus ne désigne pas seulement le mendiant professionnel. Il comprend, et c'est bien ainsi que 1 entendent les textes de lois, quiconque vil en totalité ou en partie de dons gratuits faits par l’État ou les particuliers, sans aucun service rendu en échange. Nous avons donc à reprendre ici, au point de vue particulier qui nous occupe, la question de l'annone [annona, annona civica]. Les distributions de blé vendu à prix réduit furent fréquentes, mais intermittentes avant les Gracques. Elles avaient lieu en temps de disette Si. La loi de C. Gracchus, promulguée en 123 av. J. -G., les rend régulières et le prix du modius est fixé à G 1 '3 d’as io. On ignore quelle quantité de blé était mise à la disposition de chacun, mais tous, patriciens aussi bien que gens du peuple, en pouvaient profiter26. La loi de L. Apuleius abaisse ce prix à 3/6 d’as. En 91, le Sénat empêchai d’appliquer la loi de Livius Drusus qui marquait des tendances analogues, et à une date inconnue, mais sans doute peu de temps avant ou après la loi Livia - , suhantj M. Mommsen, les patriciens font passer une loi Li.iucoup plus raisonnable du tribun M. Octavius 's. U semiib que Sylla ait supprimé entièrement les distributions, puis! qu’après sa mort Lépidus, en 73, demande et lad sans résistance la distribution de cinq modu • après diverses vicissitudes, la loi Clodia, en . la gratuité des distributions30. En59, Pomp" 1
le nombre des participants31. Quel fut ce nom!
rentes époques? Laissons de côté les disti ibut '« >" ^ ns
réduits qui paraissent s’être appliquées à tous 1 sans distinction. D’ailleurs, les discussions aux I 1 donné lieu la loiTerentia et Cassia sont peu com ^
Occupons-nous seulemenldes distributions
-i8S.Paul. L. I. — 19 S. Ambros. Z. I. 20 Mart. IV, Apul. Met. 1. VIII ; Terlul. Apol. 13. —22 Juv. ■ n
. v ac c . VV
31 l'Iiac-
: Ibid. I-9
Met. I. vin ; 1er un. npui. ... - i - XXXIIL *-
il. Liv.1V, 13-16 ; XXX, 26, 6; XXXI, 4, 8;XXX . 5 • ' noteC
nat. XVIII, 15, 17. — an Marquardt, Organ. fin. ‘ 7W«
au. Del. civ. I, 21 ; Cic. Tusc II, M. «• (lomo *«• [
28 Cic. De off. II, 21, 72 Brutus, I.X1I, *-- ■ Fragrn. httl-
n. Licin. Fr. ex libr XXXVI, Ad ann. i< . ^ yjo (;asS. XX- 'j
reon. in Pis. p. 9; Uio. Cass. XXXVIII, 13. ardt, L c. p 117. — 32 Marquardt, L. c. P-