‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 218 sur 275 · __ 24 Id, p. 203-.Par.set,^ ^ H · texte numérisé non relu

__ 24 Id, p. 203-.Par.set,^ ^ H

Paris, 1862; Schrader, p. 220 et s.; Vidal de la B Jg Uead. des

commerce de la soie par voie de mer (Comp p 208 **

et Belles-Lettres , 1897, p. 5-° et .. a.„j7 p 4, H.15» 4 Pa,jsi

p. 192 et s. - ** Blümner, Gewerbliehe ^ Verrerie °-nt'1ue'

scliütz, Bauptstaetten, p- ° rn n<1,

- 20 Herod. II, 105. — p 45 — 23 Hüllmann, p

27 et s.

MER

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I mdises des marchés cl des foires (Délos) pa'es ma-'r 'viennent surtout des bords de la mer Noire)' !?p8 articles d’exportation, pour les livres2. débouchés. - Les courants de circulation com- *' ■ i , . dirigent vers certains débouchés qui servent 'nCrCia r,„dises de centres de pénétration et de diffuna" ' , ulx consommateurs. Ces débouchés sont si°n JTlou temporaires. Les places de commerce perfflam nles sont les villes, qui offrent aux commerçants per(Tt ,eur emporion et leur agora. Le port, l’empokUI Vvmra comportent toute une organisation et tout rl° Aiitillaee pour la manutention, la conservation et la | ,buùon des marchandises. Celle organisation est u diée à d’autres places [portus, acora, mercator, ociator]- La répartition des grandes villes commercaotes a varié avec les époques, selon les directions muses par le commerce grec; on a indiqué plus haut quelles sont, à chaque époque, les plus importantes d'entre elles. Les places de commerce temporaires sont te foins, c’est-à-dire certains rendez-vous périodiques i acheteurs et de vendeurs, qui peuvent exister en dehors de toute agglomération permanente U On en rencontre dans tous lesmilieux économiques encore .jeunes, comme un moyen naturel de triompher de l’obstacle que l'espace le temps opposent aux rapports entre les hommes 4. Les foires grecques sont, comme celles de toutes les livili salions 3, liées aux grandes fêtes religieuses itïvrp/ûpeiç) [panegyris] . C’est autour des temples, à la fois iièges de congrès politiques, banques et sanctuaires, que > rassemblent périodiquement, grâce aux voies sacrées, es convois de marchands et les cortèges de pèlerins. J’après Diogène Laërce G, les panégyries attirent trois iortes de visiteurs : des athlètes, des marchands, et suroul des badauds. D’où la fameuse comparaison de ’ythagore entre la vie et une foire 7. Toutes les grandes êtes grecques ont leurs foires. Les plus importantes sont elles d’Olympie 8, de Delphes (à l’occasion des réunions lu conseil amphiclyonique) 9, de Corinthe (à l’occasion les jeux isthmiques)10, et surtout de Délos. La foire de 'clos existe très anciennement; à partir de l’époque lellénistique, et surtout sous la domination romaine, son tnportance devient universelle". A Athènes, les panéfyries des Panathénées attirent beaucoup de marchands12, -es plus petites cités, les colonies les plus lointaines ont les foires fréquentées. A Tithorea, une foire se tient au •rintemps et à l’automne, à l’époque des fêtes d’Isis13 : la ■ille ' - - - ....

marchand es frontièi

grecque de Komaria, dans le Pont, attire pèleri aux fêtes de la déesse assyrienne Mylilla

ins et

et

itières sont marquées par des lisières de marchés E<p°pioti àyopat)18. L’organisation de ces foires ressemble ans d°ule à celle des marchés des villes. Il y existe des

agoranomes, sur le compte desquels nous possédons quelques renseignements10.

Comment s’effectue dans ces débouchés, au point de vue économique, l’écoulement des marchandises ? Les conditions d’écoulement d’une marchandise varient, sur un point donné, selon l’abondance ou la rareté de cette marchandise et le besoin que le consommateur en a (offre et demande). Il y a parfois de bonnes allaires, mais parfois aussi des méventes ou des impossibilités de vente17. 11 appartient à l’expérience professionnelle et à l’intelligence du négociant d’éviter, s il le peut, les mécomptes d’enlrcprises portant sur des objets de défaite difficile (par exemple par un système de renseignements et de correspondance avec les places étrangères, système qui paraît régulièrement organisé dans les grandes maisons marchandes)1*. Quelquefois l’habileté des marchands devient déloyale. Les auteurs grecs nous signalent plus d’une spéculation douteuse, destinée à provoquer des hausses ou des baisses factices de prix (par exemple en répandant de fausses nouvelles 1 )•

3. Moyens et voies de transport. — Entre les centres de production et les débouchés s établit un courant commercial, grâce à un outillage important et complexe. Il faut transporter matériellement les marchandises et les hommes, et pour cela, suivre les chemins les plus sûrs, les plus commodes, les plus avantageux {voies de transport), et employer certains instruments [moyens de transport). Moyens et voies de transport sont étroitement liés, et doivent être étudiés ensemble. Il y a lieu de distinguer les transports terrestres et les transports maritimes.

Les transports terrestres n’ont qu’une importance secondaire, au moins dans la Grèce continentale. Les conditions du relief, nous le savons20, et le morcellement politique du sol expliquent suffisamment le défaut de grandes routes [via]21. Mais tout au moins existe-t-il des chemins, généralement établis, pour faciliter l’accès des temples et des fêtes, par les soins 'des corporations et des collèges religieux22. Une voie sacrée va, par exemple, d’Athènes à Eleusis, passe par l’emplacement des jeux isthmiques, près de Corinthe, et probablement traverse l’Arcadie jusqu’à Élis et Cyllène23. Une autre conduit à Marathon, et, de là, par Tauagra, jusqu’à Thèbes et à Delphes24. A la différence des routes romaines, ces chemins ne comportent pas une chaussée pleine et unie, mais seulement des sillons creusés pour les roues; il y a parfois deux séries de sillons23, quelquefois une seule, avec des garages de place en place pour le croisement des voitures26. Ces chemins, fréquentés d’abord par les processions de pèlerins, sont bientôt suivis aussi par les marchands27, qui y font passer leurs voitures déchargé28. Ces voitures 29n’ont pas sensiblement progressé depuis

,j 1 ’ Av®?t™So>!air/.lXtîo7. sive de nundinatione servorum apud veteres, Lcip- I|b| ml, Buchseaschütz, Besitz und Erwerb, p. 117 et s.; Hüllmann, p. 57-62; I) ^l "" *^mncr> P* 84-85; Burckhardt, Slclavereiin Griechenland (Zukunft , VII, S,clavereiim Altertume, Dresde, 1898. — 2 Xen. Anab. VII, 5,14; loiiu, . ' * inner’ P* 432 * Boeckh- Frankel, l, p. 61. — 3 Exemples de foires

aj?// " <lcb0rsde toule agglomération: Strab. VIII, 341 ; IX, 394; Arist. Mirab. Hcrlih \s\y' ^ ^ a> ^3^> Curtius, Pnyx und Keramei/cos ( Gesamm . Abhandl. iroii ' i ' *’ p' 343'- ~ 4 Sur tous ces points, Huvelin, Essai historique sur le 6 | et rfes f^res, Paris, 1897, p. 00-79. — •> Huvelin, p. 37-47. XXV 1 1 U vin8'1 'l *"’ 8; c1' Arrian. Diss. JZpiot. Il, 14, 13; Dio Chrys. Or. XI, «' Sel v ~ 1 Plat" Rep- Ix- 38- — 8 T1,uc- >b G9. 113 ; pind- Olynth. ®“®liscnscl!"| ' 8- — 9 Zenob. V, 3G ; Monceaux, Proxénies , p. 271;

~~ 10 Bai lli '1/ Res‘t: îmd Erwerb, p. 475-476; Herniann-Bliimner, p. 427, n. 2. lorine tJ./ lsse"a^° inauguralis Corinthiorum commercii et mercaturae his- I J 11 ens particula, Berlin, 1844, p. 9. — U Paus. VIII, 33, 2; Strab. X, 5,

— 12 Herod. VI, 3.— <3 Paus. X, 32, 15.— HSlrab. XII, 3, 36.— 15 üemostb. XXIII, 37 et 39 ; cf. Poli. IX, 8. — 16 Inscr. d'Andania, Sauppc, Die Mysterieninschrift von Andania, Goettinguc, 1800. ’Ayojotvono; itavïiïéjtu;, dans Le Bas, Waddington et Foucart, III, 655; Huvelin, p. 76, n. 1; Francottc, I, p. 305. — 17 Dcmoslh. XXXVI, 8 et s. — 1» ld. LVI, 8 et s.; Xen. Oecon. 20, 27. — 19 Lys. XXII, 14; Bücbsonscbau, p. 4G1-462. — 20 Neumaun-Parlscli, ch. ii. — 21 Belocli. Griech. Gesch. I, p. 206. — 22 Curtius, Zur Gesch. des Mregebaus bei den Griech. | Gesamm . Abhandl.). p. 15 et s.; Herniann-Bliimner, p. 480 cl s.; GoeU, Die Yerkehrswege im Dienste des Welthandels , Stuttgart, 1888, p. 248 et s.; BüchscnscbüU,

p. 445 et s. 23 Strab. VIII, p. 378; Paus. VIII, 5, 8. — 2t Voir une énumération,

d aprés Pausanias, des principales routes terrestres de Grèce, 'dans' BiichsenschüU, p. 447 et s. Eu Arcadie, Fougères. Alantinée, Paris, 1898. — 25 Eurip. Electr. 775.

of, Curtius, p. 19-21. — 27 ld. p. 51 et s. — 28 Dès le temps d'Hésiode, Op. et dies,

692 et s. 29 Ginzrot, Die Wagen und Euhricerke der Griechen und liümer,

Munich, 1817 ; Bcckcr-Gocll, II, p. 12-14.

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