PCI. h
Büchsenschütz a montré (p. 421, n. 2) que ces «Pr ffiille homme» »»
lomme ou l'a cru, des navires capables de porter ^ ^ p- *, et »- 1
mille amphores; cf. Herod. 1, 19r, c ,
MER
vires de commerce de dimensions encore 1 "d'érables. Lucien parle d’un vaisseau qui a
lionnent ^
Ph,S C0-( mllres°’de long, 14 mètres de large, et plus environ creuX à pendroit le plus profond *. De
del3„m Embarcations, sans offrir la sécurité de nos Parel eb , e8 Sont néanmoins bien supérieures aux fircS in°' l’énoque homérique. Mais les traversées ne
nas sensiblement plus hardies; les routes de mer
»°“l.pa J Vlp moins possible des côtes. Ainsi la route H ‘ rOuest suit le rivage de la Messénie eide l’Elide de .. .v.trée du golfe de Corinthe la route qui vient Æd'du golfe et de l’Isthme, remonte le long de l’Épire, duf0 , r jCyre (ce qui explique les relations entre e*'i ^ pt Corcvre), gagne les côtes d Italie et de Sicile 2.
aliénés et eiorc/yic;, & » , , . .
n même les routes du Pont sont des routes de cabotage .
I„ commerce du Pont appartient d’abord aux Milesiens, ce qu’ils peuvent facilement y accéder en longeant les rôles d’Asie Mineure. Lorsque les Athéniens se substituent aux Milésiens, et font du Pont le grenier de ’Attique, leurs vaisseaux ne se hasardent pas à couper , ligne droite la mer Égée ; ils suivent l’Euripe (ce qui explique l’importance, pour Athènes, de Chalcis et d’Hisliaea) et longent la Macédoine et la Thrace 3. Pour traverser la mer Égée, on quitte le moins possible l’abri des iles. Il y a deux routes du Pirée vers l’Asie Mineure : celle du nord passe par Cliios et Lesbos 4 ; celle du sud, par les Cyclades (Délos, Paros et Naxos) et par Samos.
Le commerce d’Athènes avec l’Égypte et la Cyrénaïque emprunte aussi cette voie. 11 passe par Rhodes, Phaselis, dhypre, et côtoie la Phénicie : pendant la guerre du Péloponèse, c’est près de Cnide que les Lacédémoniens cherchent à intercepter les convois de blé d Égypte à destination d’Athènes 5. Cependant il existe une autre route d’Égypte suivie surtout, semble-t-il, en temps de guerre, par les vaisseaux péloponésiens qui veulent éviter de s’exposer aux attaques des Athéniens ou de leurs alliés : ces vaisseaux, après avoir doublé le cap Malée, relâché à Cythère et en Crète 6, font voile directement vers l’Afrique 7.
4. Monnaie et crédit. — Les moyens de transport matériels ne sont pas les seuls instruments de la distribution commerciale. Une circulation active et régulière des richesses serait impossible, surtout par la voie de terre8, s’il n’existait pas des marchandises intermédiaires, de maniement facile, pouvant servir de substiluls d toutes les autres 9. Ces marchandises sont la monnaie et le crédit, qui se ramènent, en dernière analyse, à des instruments de transport de valeur : si, au '■eu d’emporter avec moi le pain destiné à me nourrir, J1' u emporte que la pièce de monnaie destinée à acheter
p'mT 5‘ ~ 2 Thuc' '> 36’ 3; Xen' HelL VI- 2> 9: Biichsenschülz
Polyb. IV, 47; Biichsenschülz, p. 425 et s On ne s'expliquerait lit I'1 r°u^e Bosphore n’avait pas longé les cotes, pourquoi Xerxès sJh,'0'' llSt*lme Bu mont Athos ; cf. Prellcr, Ueber die Bedeutung des || "jCn ^eeres fur den Handei und Verkehr , Dorpat, 1842. — 4 Arr. - 7 \y- i 2i Büchsenschütz, p. 430 et s. — S Thuc. VIII, 35. — 6 Id. IV, 53.
P* /|f36. — 8 Radet, p. 155-156. — 9 Nô|AtajJta Çù|t6o^ov TÎ;;
^ Plat‘ Rep‘ 1T* p‘ 371 B* ~ 10 ArisL p°lit- l"57 A’ 30‘ “ 11 Babelon’ nJ!!!ne,8 .de 1,1 m°nnaie, Paris, 1897; Traité des monnaies grecques et
'ômische
feWain — "lunnaie, raris, 1897; Traité des monnaies grecque.
Métro™- ' yiéor*e et doctrine, Paris, 1902 ; Hultsch, Gricch. und rômi 1878 • Brin p*" < B Bcrbn’ *882 ; F. Lcnor niant, La monnaie dans l'antiquité , Pt ^8n6rosçf>„lS' '^Pinz~ ’Mass-und Gewichtswesen in Vorderasien bis au f Alex an Standard1'' c 1866 ’ B*Bgeway, The origin of metallic currency and we ;
80ecldi-Fr.ni! a,m^r^^c’ *892; Hermann- Blümner, p. 445-452 ; Hüllmanu, p. ! Ges ch. P-441» 690-695; Beloch, Griech. Gesch. I, p. 212. — »2 Me
l 'h- ii p. 150 ; Radel, p. 155 et s. — 13 Curlius, Studicn sur Gc
ce pain, cette pièce constitue évidemment un instrument de transport de valeur; ou si, sans me dessaisir même de cette pièce de monnaie, j’obtiens mon pain contre une simple promesse de le payer plus tard, le crédit dont je jouis et qui, basé sur ma solvabilité présumée, constitue un élément actif de mon patrimoine, joue bien le rôle d’un instrument de transport de valeur.
Nous savons comment les échanges effectués par 1 intermédiaire d’une monnaie se substituent en (o-èce aux échanges opérés par troc : la monnaie se développe en même temps que l’économie commerciale. Monnaie et commerce, comme le remarque déjà Aristote, sont deux phénomènes concomitants10. C’est de 1 Orient que les premières monnaies, comme tous les cléments de la civilisation commerciale, parviennent dans le monde grec [nummus, pecunia] “. Les premières monnaies qui s introduisent dans les colonies d’Asie Mineure sont celles du royaume de Lydie12. Dans la mère-patrie, la grande cité commerçante d’Égine commence à frapper des monnaies dès le début du vnc siècle; après elle, ce sont les villes de l’Eubée, Chalcis et Érétrie; au commencement du vie siècle, Corinthe13. Athènes frappe d’abord des monnaies au poids lourd d’Égine, puis, après Solon, des monnaies au type léger de l’Eubée1'. Au ve siècle, sa concurrence grandissante fait fermer les ateliers monétaires de l’Eubée (446) et d’Égine (431); la drachme attique devient la monnaie commerciale du monde.
A partir de la deuxième moitié du vic siècle, mais surtout dans la période hellénistique, l’essor général du commerce développe partout la frappe des monnaies.
A l’origine, la mère-patrie frappe presque exclusivement de la monnaie d’argent; le cuivre n’apparait que comme monnaie d’appoint15, et encore tardivement16. Les monnaies d’or sont rares jusqu’au règne de Philippe1 .
Le développement du crédit commercial est parallèle à celui de la monnaie. Peut-être les principales opérations decrédit, originairement inconnues dépopulations purement agricoles, ont-elles pénétré dans la vie économique grecque par la voie de l’Orient, où la plupart d entr e elles (prêt, et notamment prêt à la grosse)18 sont dès longtemps en usage. On trouve de très bonne heure de» banquiers en Lydie. Nicolas de Damas nous raconte comment le banquier Sadyatte refusa, vers 566, du crédit àCrésus13 .Quoi qu’il en soit, au ve et surtout au ive siècle, le crédit personnel, malgré la prévention générale que les philosophes manifestent contre lui 20, tonclionne en Grèce sous ses principales formes : prêt (et notamment prêt à intérêt) 21 , dépôt (et notamment dépôt irrégulier)22, vente à crédit23.
Les commerçants dont les aflaires portent sur 1 argent
von Korinth (Gesamm. Abhandl.) I, p. (89 et s. - H Boeckh -Frankel, 1, p. 23; Hermann-Büimner, p. 4*6. - « Boeckh-Frankel, I, p. 69t. - « A Athènes, peu avant la guerre du Péloponèse, Athcn. XV, p. 069 D; Eckhct, Doctrina numorum. I, p. XXX et s. - U Hermann-Blümncr, p. 449, n. 2 ; Boeckli-Frankel, 1, p. 28-37. 18 Lassen Ueber die altindisclie Handelsverfassung ( Zeitschr . der morgenlaendischen ' Geselhchaft), XVI, i862, p. 427-438; Oppert et Mènent, Documents juridiques de l’Arabie et de la Chaldée, Paris, 1877 ; Revillout, La créance et le droit commercial de l’antiquité , Paris, 1897 ; Matthiass, Das naulicum foenus,
I ct s. 19 Nie. de Damas, Fragm. hist. gr. t. III, p. 397, fr. 65. Voir aussi Aelian. Var. hist. IV, 27. — Plat. Leg. XI, p. 915 E; Souchon, p. 105. __ 2i Qaiilemer, Le contrat de prêt à Athènes (Afém. de l’Acad. de Caen, 1870, p. 106-202) ; Tlialheini, p. 90 cl s. — 22 Uemosth. XXXVI, 20, p. 950 ; Isocr. XVII, ‘f p. 358 B; Caillemer, Le contrat de dépôt, le mandat et la commission à Athènes (Mém. de l’Acad. de Caen, 1876, p. 508-542 ; Thalhcim, p. 1 18. — 23 Demoslli. XLI 8, p. 1030; Corp. inscr. Gr. sept. I, 3171, 1. 50; Caillemer, Le contrat de vente à Athènes ( lier . de législation, 1870-71, p. 031-671 ; 1873, p. 5-41).
MER
«HTAPXCiKAVO;
et le crédit sont les banquiers Le commerce de banque comprend trois grandes branches, souvent exercées concurremment par les mêmes hommes. Ces trois branches sont: le change manuel des monnaies, qu’exercent les chaîtgeui's (àç'(vacLi>.oiÇio( ou xoXXuêtsxai) 2; l’avance de capitaux, qu’exercent les prêteurs (Savsid-cai, Toxurrat ou y privai) 3 ; enfin le transport d’argent et le paiement pour autrui, qu’exercent les banquiers proprement dits (Tftt-rceÇtTa!) [argentarius, trapezites] . Le change des monnaies est particulièrement utile dans la Grèce ancienne à cause de la grande variété des types monétaires. Le change n’est d’ailleurs qu’une espèce de vente (vente d’une monnaie contre une autre)'*. Le gain du changeur se nomme xataXXotY''i » êTtixaTaXXay vj ou xôXXuêoç 5. Le changeur fait en outre métier d’éprouver et de peser les monnaies6. Le préteur avance de l’argent à ceux qui en ont besoin (particuliers ou personnes publiques)1, soit sur simple signature, soit plus ordinairement sur garanties (caution, gage, hypothèque) 8. Il en retire des intérêts élevés : au v.e et au ivc siècle, la banque du temple de Délos prête au taux de 10 p. 100 9.
A Athènes, les prêts commerciaux ordinaires rapportent, au ive siècle, de 12 à 18 p. 100; les prêts à la grosse de 22 à 33 p. 100 10. Le trapézite reçoit des dépôts d’argent en compte courant de clients pour le compte desquels il effectue des paiements, soit en argent comptant, soit au moyen de virements de comptes (Siaypa®^) 11 sur leurs registres (ÜTrogvYjfxïTa)12. Grâce aux correspondants qu’ils possèdent sur d’autres places13, ils peuvent réaliser des paiements a distance (transports d’argent)14.
Les plaidoyers d’Isocrate (Trapézitique) 13 et de Démosthène nous fournissent d’intéressants détails sur l’activité des banquiers athéniens, et, notamment, sur la grande banque de Pasion et de Phormion10; ils nous font apprécier l’importance de leurs affaires et l’étendue
l Salmasius, De foenore trapezitico , Leyde, 1640; Hüllmann, p. 183-189; Becker- Goell, 1, p. 93-117 {Die Trapeziten) ; II, p. 210; Bocckh-Frankel, I, p. 159 et s.; De Koutorga, Essai historique sur les trapezites ou banquiers d'Athènes, Paris, 1859; Bernadakis, Les banques dans l'antiquité {Journal des Économistes, juin-août 1881) ; Biichsensckütz, p. 500 et s.; Hermann-Blünmer, p. 452 et s. ; Cruchon, Les banques dans V antiquité, Paris, 1879 ; Perrot, Le commerce de l'argent et le crédit à Athènes au iv« siècle avant notre ère {Mém. d'archéol., d'épigr. et d'histoire, p. 337 et s.) ; Beloch, Griech. Gesch. I, p. 347 et s. ; Pestalozza, p. 47. — 2 Poil. VII, 170. — 3 Demosth. XXXIV, 50; Hermann- Blümner, p. 453. — * Isocr. XVII, 40 ; Becker-Goell, II, 210. — 6 Theophr. Char. 30; Poil. VII, 170; III, 84; Athen. VI, p. 225 B; XI, p. 503 A. — 6 Theocr. XII, 36 et s.; Becker-Goell, I, p. 115, n. 25. — 7 Isocr. XVII, 7 et 38 ; Demosth. LUI, 9. p. 1249; Wachspiuth, dans Iihein. Mus. nouv. sér. XXIV, 1869, p. 451 et s. (Banque de Tauromenium). — 8 Demosth. XXXIII, 10, p. 895 ; Billeter, Gesch. des Z in s fusses, p. 18 et s. — 9 Billeter, p. 9-10. — 10 Ibid. p. 20-41 ; Boeckh-Frankel, I, p. 156-175; cf. Meyer, Gesch. des Alterth. V, p. 288. — n Demosth. LU, 4, p. 1236; Harpocr. v° 8i«Yjà4a»To; ; Cebes, Tab. 31,4. — ,2 Demosth. XLIX, 5, p. 1186; LII, 4, p. 1236; Hermann-Blümner, p. 454, n. 6; Büchsenschütz, p. 504.
13 Demosth. L, 56. — 14 Lys. XIX, 25, p. 154; Isocr. XVII, 35 et s. p. 365 E;
Becker-Goell, I, p. 114, n. 24. — 13 Galle, Deitraegc zur Erklaerung des Trapezitikus des Isokrates (Progr. Ziltau, 1696). — 16 Voir surtout Perrot, L. c.
-G en
s possé.
A E JEk.
Fig. 4927. — Pesage de marchandises.
de leur crédit. Nous savons par exemple n Pasion mourant voulut mettre en règle ses '"ir °rSque fortune ne s’élevait pas à moins de 60 talents V"**’ sa immeubles et 40 placés dans les affaires11 ' dons aussi des renseignements sur les Vin, temples. Ces établissements, en Grèce comme S ^ coup d’autres civilisations18, sont des établis ^ ^ financiers19, et reçoivent des dépôts privés ou puîS Ainsi le trésor d’Athènes est déposé dans un IpIV d’Athéné21; celui delaconfédération maritimealhéni,, ^ dans le temple de Délos 22 ; Lysandre dépose autemïî’ Delphes une somme qu’il ne peut emporter à Sparte 21 ç 6| dépôts et les riches trésors dus à la piété des fidèles • 1 employés en prêts fructueux consentis à des particuliers ou à des États24 : ainsi la banque de Delphes prête à Cli j thène de l'argent pour ses entreprises contre les tyrans25-
la banque du temple de Délos a de nombreux débiteurs qui lui paient intérêt26. Il existe de semblables banques danslaplupartdessanctuaires vénérés (Delphes, Délos, ÉphèstqSamos,etc.). Lesproxènes:
de ces temples leur servent de correspondants dans les principales places de commerce !\ o. Poids et mesures.
— Pour la rép.ii'lilioa et la distribution de certaines mardi, 'uidises
(choses fongib'es), un système de poids et mesures est nécessaire28 (fig. 4927) [pondus, mensura, ubha]1 Comme la monnaie et le crédit, les poids et mesuies, con j nus de bonne heure en Grèce, etdontôn rattacliol < u inine au roi d’Argos Phédon 29, proviennent d Orient . 1 >on L les poids et mesures babyloniens qui, pari intoi p y 1 ,nr® j des Phéniciens, ont acquis droit de cité chez b s 1 ' 1 I
Poids etmonnaies suivent la même évolution. Egun ^-1^ ]
l’Eubée, imposent leurs poids au monde égeen, a a ^ ,
du commerce. Athènes, qui s’est d abord si • ^
d’Égine32, emploie depuis Solon le talent euboupufaitle poids du commerce mondial. On relioux^ 1^ et les mesures d’Athènes jusqu en Sicile et
— n Demosth. XXXIV, 5. — 18 Inde moderne, Andrée, Geog. ^ imm.
p. 62; Europe occidentale, pendant la période franke, In> (Mélanges Monod,
nités commerciales accordées aux églises, du vu0 au ix s'- p. 506-509Ï
Paris, 1896). — 19 Hermann-Blümner, p. 456, n. 7; uc 1 al7. — 22 Xen.
— 20 Dio Chrys. XXXI, 54; Thue. VI, 20. - 21 Boeckh-Frankel, ,fl) ,U.
Dell. VI, 4, 2. - 23 Plut. Lysand. 18. — 24 Thuc. I, i ■ ^ 1887, et Bnll- j
— 26 Homolle, Les archives de l’intendance saciée a ' ’ , ggo, p. 389 ot s''
de corr. hell. VI, 1882, p. 1 et s. ; VIII, 1884, p. 282 eU^; MetTol»>J'sck
XV, 1891, p. 113 et s. - 27 Monceaux, p. 271 e‘ <>■ AUertlmms in ‘hrem
Untersuchungen über Gewichte , Mùnz fusse uni * ( Hui tsch, G^ieC^
Zusammenhange , Berlin, 1838 ; Bocckh-Frânke , , P* * 33.445 5 Nissen, ^'l,°
rômische Métrologie , Berlin, 1862; Hermann-Blümner , I • ^ ^ La fig. *• -
logie { Bandbueh de rklassischen Alterthumswissenscil . Millin, ivm !■'
représente une peinture de vase autrefois dans a c0 y0rlegel>laclter' ..
vases, II, 61; Klein, Meistersignaturen, p. 46; « Gesch. des kltcrt ' .'
pl. v, n» 1. 22 Her. VI, 127; Strab. VIII, P- 3o8 ; Meye , ™Mÿpro,cMf P. 543. - 30 Poil. IX, 76. - 3i Hermann-B'nmuer, P. p.weir. /
Bezeichnung von Mass und Zahl m , Sehrador, P- £
Vôlkerpsyllogie und Sprachuoissenschaft, XII ; P- * - « JM"* s. (notamment p. 156 : origine sanscrite du mot g Métrologie , p. 289 et s.
MER
MER
ierce et l’opinion publique.- On “discuté, c> le comme* ^ ,a question de savoir en quelle et on discule encl V,. ue tenail le commerce dans l’an- I iropin!°nLa difficulté provient, d’une part, de ce tienne c,I'ece . "ments que nous possédons sont assez que les ren J t> de Ce qu’ils sont suspects de
disparates, e ment p0pinion moyenne du milieu
pepas relie te r es agriculteurs méprisent volontiers
d’où ilS S°nl f i 1 époque des origines, la Grèce, pays !es ^ , -Tmontrer quelque défiance au commerce
agric°lc’ d°u cette défiance subsiste fort longtemps, grandissant , ^ demeurées fidèles à l’économie
0nleSil ïsivirte3 Thèbes4, Épidamne6, etc.). Mais dans igriCul enrichies depuis longtemps par le commerce Athènes à partir du vP siècle, U serait
pai
le dédain primitif du rural pour le
S“'Cr.nl puisse survivre dans l'opinion commune. Cependant, s’il faut en croire les témoignages que nous
possédons, qu
ils émanent d’un Platon, d’un Aristophane,
Y „ Yénonhon ou d’un Aristote, l’état de commerçant dl"i ' l être tenu en médiocre estime. Pour ces auteurs^ le commerce et l’industrie sont les deux plaies J( b société. Lorsque Platon construit sa cité idéale, il se félicite de ce que son futur Etat est situe a quelque distance de la mer, car il aura moins de relations avec le dehors et son commerce sera forcément moins actif b : il reconnaît, à vrai dire, qu’un minimum d’activité commerciale est nécessaire 7; mais encore est-il bon que les citoyens soient exclus de ce trafic, et qu’on le laisse aux métèques et aux étrangers 8. La profession de marchand n’est « ni honnête ni honorable : ceux qui s y livrent ne connaissent aucune mesure dans la recherche du gain. Si on pouvait former le corps des négociants, commercants, etc., de personnes vertueuses, ces professions seraient estimées à l’égal d’une mère et d’une nourrice 9 ». De son côté, Aristophane ne cesse de railler ceux qui travaillent de leurs mains dans le commerce et l’industrie. Tour à tour il s attaque à Eucrate, le marchand d’étoupes ; à Lysiclès, le marchand de moutons; à Cléon, le marchand de cuirs; à Euripide, le fils de la marchande de légumes 10. Aristote eniin, prenant les choses de plus haut, condamne en bloc la chrématis tique, qui a pour but. non de satisfaire nos besoins, mais d’en créer de factices, et le commerce, qui est l’instrument par excellence de la chrématistique 11 . Il condamne aussi les marchands, artisans et mercenaires, dont le genre de vie est vil, dont les occupations n ont rien de commun avec la vertu12. Comme Platon, il reconnaît cependant la nécessité du commerce13, mais il en interdit l’exercice aux citoyens14. Que penser de ces opinions?
A vrai dire, les préventions qu’elles reflètent oi>t une double source : d’une part, c’est le mépris de l’activité intéressée, et de la lutte pour l’argent, mépris qui se développe assez naturellement cjiez des intellectuels,
surtout depuis que la sophistique a établi une opposition entre le sophiste, homme du travail de tète, et le marchand ou Partisan, hommes du travail manuel1'; il ne faut pas oublier que Platon ou Aristote sont des représentants de l’opinion savante. D’autre part, c est la pré-
vention politique. Platon, Aristophane, Aristote, sontaussi
des représentants de l’opinion aristocratique, et combattent pour leur parti. L’aristocratie a ses bases originaires dans la possession du sol et dans l’agriculture, comme la démocratie a les siennes dans la possession de la richesse mobilière et dans le commerce. On conçoit facilement la défaveur que nos auteurs attachent au commerce. Mais, si l’on recherche quelle peut être, dans 1 opinion moyenne et courante, la situation du marchand, nul doute qu’elle ne soit plus relevée qu’on ne le croit généralement. A vrai dire, le petit marchand, le xxirr,Xoç est considéré d’ordinaire comme un mince personnage; mais son mauvais renom tient à ce qu’il est pauvre, et, par surcroît, peu honnête [mercator]. Cela n’empêche pas, d’ailleurs, que tel marchand, comme ce Cléon qui vend des cuirs, cet Ilyperbolos qui vend des lampes, ce Cléophon qui vend des luths, ne soient les favoris de l’assemblée du peuple16. Quant au grand commerçant, à l’éfjLTcopoç, il occupe une place honorable dans la société : Chrysippe plaidant contre Phormion sait bien se recommander aux juges de sa qualité de gros importateur17.
Il suffit de voir en quels termes Périclès fait l’apologie des artisans et des marchands 1 8 pour être convaincu que l’opinion moyenne de la Grèce commerçante n'a pas été aussi ingrate qu’on le pense envers ces marchands à qui elle devait, avec su prospérité économique, une part de sa grandeur. P. Huvelin.
Rome. — L’histoire du commerce des Romains n’est pas indépendante de leur histoire générale ; il se développe a mesure que leur puissance s accroît, et s étend avec elle sur tout le monde connu des anciens ; il profite de tous les succès de Rome et souffre de ses malheurs.
On peut donc diviser cette histoire, comme celle des Romains elle-même, en quatre périodes : la première, contemporaine des débuts de la ville ; la seconde, de son expansion en dehors de 1 Italie, a partir des guerres puniques jusqu’à l’Empire; la troisième, toute d épanouissement, est l’époque du haut Empire , la quatrième, de décadence, correspond aux derniers siècles de la domination romaine.
1. Depuis la fondation de Rome jusqu'à la fin de la première guerre punique. — On sait fort peu de chose du commerce de Rome pendant la période primitive Les vieux Romains étaient essentiellement guerriers et agriculteurs 20; quand la nécessité de défendre la patrie ou d’eu étendre les limites ne réclamait pas leur bras, ils se donnaient à la culture de leurs terres, pour en tirer tout ce dont ils avaient besoin pour eux et pour leur famille, vêtements et nourriture : ils ne comprenaient pas qu’un agriculteur eût l’idée d’acheter ce que sa propriété
t)e opificum apud vetercs Graecos conditione , 1866, I, ch. 11; j'“5 8chmidt’ Univmalgesch. des Sandelsrcchts, p. 57 ; Clerc, Métèques, p. 225, 0(1 s-, Ed. Meyer, daus les Jahrb. filr JS ationalokonomie und Statistik, 1895, dfsj 91 *• ; G^ch. des Alterth. II, p. 79 cl s. ; Souclion, Les théories économiques 7,1 / ' Grèce anH1ue’ Paris, 1898, p. 71 et s. ; Francolte, 1, p. 234 et s. ; Guiraud, "(,0“ du travail dans la Grèce ancienne [Rev. des Deux Mondes , l,r févr. 158 i ! ' Slb — 2 les reproches du Phéacicn Euryale à Ulysse, Od. VIII,
3 Prancotle, 11, p. 294 et s. — 4 Arist. Polit. 111, p. 1278 A, 25. ut- (Juaest. gr. 29. - c pl0t. Le n. IV, p. 705 A; Guiraud, Propriété fon¬
cière, p. 586- - 1 plat- (*9- XI, p. 918 B; Rep. 11, p. 370 E. — 8 Plat. Leg. XI.
9»0 A — 9 Plat. Leg. XI, p. 918 B. — 10 Francotle, 1, p. 250. — H Arist. Polît. I, p. 1256 cl s. - ia Ibid. VII, p. 1319 A, 25. - 13 Ibid. VII, p. 1327 A, 25. u y^Yef. p. 1328 B, 1; 111, p. 1278 A, 5. — ‘5 Francotte, I, p. 239-249; en sens contraire, Meyer, Loc. cil. p. 213 et s. — 16 Clerc, Métèques, p. 318 et s. 17 Demosth. XXXIV, 38. — 18 Plut. Per. 19; Thuc. 11, 40, 1,2. — 19 Büchscnschütî Bemerkungen ilbcr die rômisclie Volkswirtschaft der Kûnigszeit. —20 11. Blümner, Die geuierbliche Thütigheit der Vôlker des ktassischen Alterthums, p. 110 ; Cuti, Institutions juridiques des Romains, I, p. 5