‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 227 sur 275 · Mallet, p. 119. · texte numérisé non relu

Mallet, p. 119.

— 13 Ilerod. H, 161. — U Perrot, Hist deM. lleuzey, Gaz. arch. 1880, p. 145.-

de l’art, III, pl. v, p.

- 10 Mallet, Op. I. P- 1 23-1 2-4, U al

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fl,rent détruits; la ville qui s’était formée aux wa, 1111 \ du coup< c’est à Naucratis, et meme

fut ruinée

|environS .‘^autour de sa personne, qu’Amasis cantonna îi Memp ll^’^res ns occupèrent des quartiers à part; ils l6S mCI nlricter des unions avec des femmes indigènes; Purenl T. nés de ces mariages servirent à recruter la ’f ®" des interprètes, et adoptèrent les mœurs du pays ;

C ' n ninsi longtemps avant les Ptolémées, une ? ioToè dominait l’élément exotique. Bientôt les mer- ‘ ire8 jouirent auprès d’Amasis de la faveur dont ils “lit joui auprès de ses prédécesseurs; leurs anciens Vilèses leur furent confirmés; le roi alla même jusqu à accorder des avantages nombreux aux dépens des L les égyptiens *. Naucratis devint un centre de commerce très’ important; c’était un port franc, une ville libre que les Grecs, qui s’y étaient fixés, pouvaient administrer à leur guise. Quoique la branche Pélusiaque soûle fût ouverte aux Grecs, leur influence s’étendait de plus en plus en Égypte. Amasis mourut au milieu des préparatifs qu’il faisait pour repousser l’attaque imminente des Perses. L’invasion eut lieu sous le règne de son fils Psammétique III ; ce fut un mercenaire, Phanès d’Halicarnasse, homme de bon conseil et brave soldat, dit Hérodote 2, qui indiqua à Cambyse le moyen de traverser le désert pour arriver sur les bords du Nil.

Avec la conquête perse, finit la première période de l’établissement des mercenaires grecs en Égypte. Ils avaient été appelés dans ce pays par le Pharaon ; on les avait distribués dans des cantonnements fixes, d’abord à l est, puis à l’ouest du Delta ; ils avaient le libre exercice de leur culte et jouissaient de certains privilèges; mais ils étaient soumis, ainsi que les marchands qui habitaient auprès d’eux, à une réglementation assez étroite. Des unions se formèrent entre les mercenaires et les femmes du pays, et de ces unions sortit cette classe des interprètes qui fut bientôt assez nombreuse. Mais, malgré ces unions, les mercenaires ne firent point partie de la nation, qui leur donnait une hospitalité plus ou moins volontaire : Naucratis, après la destruction des stratopéda, est le seul port où les étrangers puissent se fixer; elle doit à ce privilège une fortune rapide. Cette ville, ainsi établie dans un pays comme l’Égypte, a joué, à un moment de l’histoire, un rôle important; elle a été un Irait d’union entre la Grèce et l’Afrique; elle a eu un art, nne industrie, un alphabet qui ont subi dans une certaine mesure 1 influence égyptienne ; revenu en Grèce, le mercenaire, le marchand qui avait vécu en Égypte y apportait u°fions nouvelles sur les hommes et sur les choses; ^ disaient connaître û la Grèce la civilisation égyptienne en même temps qu’ils faisaient apprécier par l’Égypte les Progrès rapides de la civilisation hellénique.

Ainsi , les mercenaires grecs s’établirent en Égypte au lllomi'ni 0ù ge proéiujsait cette grande expansion de la ^ac' grecque sur presque tous les bords de la Méditer- Uu'm a" momen^ 0Pl ^es colons grecs allaient fonder tou V ''"es 1u* devinrent bientôt si florissantes 3. Sur ts Points de la Méditerranée, les Grecs trouvaient peuples barbares divisés, ayant à peine quelques

1 Cf

lieu* (t'Imhiu Mallet’ P' ***■ un décret d'Amasis : « Qu’on leur donne dos Prient lcs dans les ter,’ains du territoire de Saïs ! Qu’ils s'appro-

"nif-ncu t i,, ’ O1 (’s. bois de chauffage (qu'on donnait aux temples). Qu’ils

‘"ercenaiiYs .**'UUX’ ~ 2 III, A; voir au ch. U, la vengeance que les Cidéles à Amasis, tirèrent de Phanès. — 3 Cyzique en 720,

commencements de civilisation ; souvent même ils succédaient à des premiers envahisseurs qui avaient préparé le terrain, à des Phéniciens ; il leur fut donc facile de fonder dans de tels endroits des établissements considérables, de refouler ou de soumettre les habitants et même d’helléniser complètement le pays. I! en fut tout autrement en Égypte. Là les Grecs avaient devant eux un pays qui était centralisé, qui avait conscience de son unité, qui possédait une religion, une dynastie nationales, qui avait su créer un état de civilisation très avancé. On comprend qu’un tel pays ait résisté a l’action des Grecs. Ils y furent toujours considérés comme des inférieurs ou des subalternes: ils étaient, à la solde des Pharaons. A côté de ces soldats, on permit à des marchands de fonder une ville, Naucratis; mais le reste de l’Égypte leur fut fermé; c’était un bloc qui ne voulut pas se laisser entamer.

Grèce. — La plupart des tyrannies disparurent de la Grèce vers la fin du vie siècle. Elles furent remplacées par des républiques, dans lesquelles le pouvoir appartenait aux citoyens ; il s’ensuivit que c’est à eux que fut confiée la défense nationale. Faire partie de 1 armée comme hoplite ou comme cavalier était un devoir et un honneur. Le mercenaire disparait donc pour un certain temps des armées grecques ; il n’en est pas fait mention dans les guerres contre les Perses; ou plutôt, c’est dans l’armée de Xerxès qu’on signale quelques mercenaires grecs, des Arcadiens dénués de tout, dit Hérodote L

Pendant la guerre du Péloponèse, le mercenaire a reparu dans les armées grecques, même dans les armées Spartiates. Il y en avait, comme nous le verrons plus loin, dans cette armée que Brasidas commandait en Tlirace. A la fin de la guerre aussi, quand le roi Pausanias attaqua le Pirée, défendu par Thrasybule, Lysandre commandait l’aile gauche qui était composée de mercenaires 5.

Athènes. — Comme toujours, c’est pour Athènes que nous sommes le mieux renseignés. La question des mercenaires est importante, non pas seulement parce que cet élément étranger, une fois introduit dans l’organisation militaire d’Athènes, y a pris un développement chaque jour plus considérable ; elle est importante aussi parce qu’elle nous permet de voir d’après quel modèle les Athéniens ont compris la composition de leur armée, et, en particulier, comment ils ont tenté de résoudre ce problème de l’emploi des troupes légères qui s’est imposé à tous les États grecs du ve et du iv° siècle. La question des mercenaires, en effet, est en grande partie la question de l’emploi des troupes légères, au moins durant l’époque qui marque le point culminant de la grandeur d’Athènes.

Pendant les guerres médiques, l’armée athénienne, comme toutes les armées que les divers peuples grecs opposèrent à l’envahisseur, comprenait presque exclusivement 6 un corps d’hoplites, armés de la lance et du bouclier. On signale quelques archers à Platées \ un plus grand nombre à Salamine 8, à peine quelques cavaliers pour le service d’ordonnance 9 . Les Perses ont

Byzance cil 057, Cume, Syracuse en 735, Sybaris en 721, clc. — 4 Herod. VIII, 2fi. S Xen. Hcll. Il, A, 30. — 6 A Marathon, il n’y a ni archers, ni cava¬

liers, Herod. VI, ttî. — 3 Herod. IX. 22, 00. — s Plutarque ( Tliemist . 14) indique quatre archers sur chacun des 1 80 vaisseaux athéniens. — 9 Herod. IX,

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pour arme nationale l'arc 1 ; ils possèdent en outre une forte cavalerie. L’expérience de cette guerre montra aux

l.recs que, si leur phalange d’hoplites avait sur l’infanterie perse une supériorité décidée, cette phalange lourde et massive avait besoin d’être protégée contre les troupes légères et contre la cavalerie. Dans les cinquante ans qui séparent les guerres médiques de la guerre du Péloponèse, les Athéniens se sont appliqués à donner à leur phalange d’hoplites l’appui de ces troupes légères qui était devenu nécessaire.

Quand la guerre avec Sparte éclata, l’armée de terre, comme Périclès l’expose devant les Athéniens 2, se . trouve ainsi composée :

1. Une grosse infanterie de 29000 hoplites, dont 3000 métèques;

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