‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 228 sur 275 · Un corps de 200 archers à cheval · texte numérisé non relu

Un corps de 200 archers à cheval

•4. Un corps de 1600 archers à pied.

Tous ces corps, à l’exception de la troupe des 3 000 métèques, sont exclusivement composés de citoyens athéniens 3. Parmi les 1600 archers à pied et les 200 archers à cheval, il n y a, comme on l’a cru faussement jusqu’ici, ni esclave ni mercenaire. C’est là l’armée régulière’ prête à entrer en campagne sur l’ordre des autorités compétentes [exercitus].

Il faut noter que des deux armes de jet qui figurent désormais dans 1 armée athénienne, l’arc et le javelot, c est la première qui passe pour la plus efficace, puisqu’elle est donnée à des troupes à cheval et à des troupes à pied. Le javelot [jaculum] n’est donné qu’à des cavaliers ; on sait qu’à cette époque c’est là le seul moyen d’action que la cavalerie peut avoir contre l’infanterie. Cependant si l’arc [arcus] est considéré comme une arme redoutable, c est une arme méprisée. Le tir de l’arc était enseigné aux éphèbes ’, mais il ne figure pas à Athènes dans les concours des jeux publics. Il y a, au contraire, des prix pour le tir du javelot à cheval ; c’était un exercice aimé des jeunes Athéniens [heraia, fig. 3752]; ils savaient même lancer le javelot en se tenant debout sur le cheval 5.

Dès le début des hostilités, l’insuffisance de cet armement se fitsentir. La guerre avait désormais de nouvelles exigences ; plus que jamais la phalange des hoplites avait besoin d’être protégée et éclairée. Comme autrefois les Athéniens s’étaient adressés à leurs alliés les Thessaliens, pour avoir de la cavalerie, ils s’adressèrent cette fois encore à leurs alliés du nord de la Grèce pour avoir des troupes légères. Sitalcès, roi des Odryses, fut sollicité d’envoyer une armée de cavaliers et de peltastes G. Cléon, allant combattre les Spartiates enfermés dans l’ile de Sphactérie, amena avec lui des hoplites de Lemnos et d Imbros et un fort contingent d’archers et de peltastes; au moment d’attaquer, il avait 800 archers et 400 peltastes ; ces derniers venaient de l’île d’Ainos, à l’embouchure de 1 Ebre ; une autre arme légère est signalée aussi dans son armée, des frondeurs ; mais leur effectif n’est pas indiqué '. L’expédition que Nicias et Nicostratos con-

< Eschyle dans les Perses oppose souvent l'arc des f'erscs 'au Si»u des Grecs, v. 85, 147, 239, etc. - 2 Time. II, 13. - 3 La démonstration

e ce que nous avançons ici se trouvera dans uu article qui paraîtra au Case. 1" de la /ter. de philologie de 1903. — 4 Dans les insc. épbébiques le To-Jvaî est toujours indiqué parmi les professeurs qui reçoivent un éloge, Corp. ,nscr. ait. II, 465 1. 22 ; 407, I. 53 ; 409, I. 39 et 84 ; le plus' souvent le est

mcnlionné après I 4*ovr urrfc. — 5 C’est ainsi que faisait le fils de Thémislocle,

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duisirent contre Mendé, en 4^3 rnm

* C00,archers athénie”S. 4OOO TI,racerll0(l0llo«J des pelustes fournis par 1<,S peu , Trcc"“'ni «

un moment de l’Atlique et regarde» ° '' S«««

<1 autres peuples grees. Le! &*£"**•*** tr, on, pl.onl d'une expédition athénienne !! *>* a cote des hoplites, un corps de pcCi ' venir d’Olynthe et de l’ile de oisi.'ilJ’ ?" lls ""'Ml maïque *. A Délion, les Thébains !! • " S°lrc Th«- 7000 hoplites, plus de 10000 tw n km

500 peltastes-. Après la victoire] Hs’cîu^ L'"*'5 « encore assez de troupes légères ils fi,.- i navoil‘pas! Maliaque des acontistes et des frondeurs T"' dU 8°1 Brasidas réunit en Thrace en 424 avait amée que qui révèle chez ce général une conditions nouvelles dans lesquelles devJC f •“ a ors la guerre, connaissance qui était , 1 chez un Spartiate. Celle armée comprenait JL re le corps de peltastes qni étaiti, *45,

2000 hoplites, plus de 1800 Thraces mercenaire/] 1 cavaliers et des peltastes édoniens en grand „„ml« enliii 1000 peltastes myrcinicns et chalcidiens C’estl

»e ces peUastes

Nous arrivons à l'expédition de Sicile. C’est le nias grand cfforl qu’Athènes ait encore fait dans cette guerreen même temps, à cause de la grandeur même de l'entre] prise, Thucydide est moins avide de renseignements. Dans l’assemblée du peuple où cette expédition fui décidée, Nicias avait fait observer que les villes siciliennes étaient abondamment fournies d’hoplites, I d ai chers et d acontistes ; il avait demandé que le corps ] expéditionnaire, à côté d’une nombreuse phalange d hoplites athéniens, alliés ou mercenaires, eût beaucoup d archers athéniens ou crétois et beaucoup de frondeurs, La nécessité d’avoir des troupes légères s’imposait d'autant plus qu’on ne pouvait pas songer à amener si loin de la cavalerie, et l’on savait que les Syracusains en avaient une très nombreuse12. L’armée que les généraux athéniens amenèrent en Sicile comprenait 5 100 hoplites, dont 1500 d’Athènes, 480 archers, dont 80 de Crète, 700 frondeurs rhodiens et 120 tfuXof de Mégare13. Rien déplus instructif pour nous quela composition de cette armée. On en est encore aux anciens errements : des archers et des frondeurs [funda]. Nicias avait signalé la présence de nombreux acontistes dans l’armée syracusaine; il n on réclame pas pour l’armée qu’il commande; il ne réclamé pas non plus des peltastes, cette troupe légère de mercej naires, que, dès le début des hostilités, nous voyons w souvent à côté des troupes nationales, et qui a dejarendu bien des services. Ainsi donc cetLe fois encore 1 armernt n était insuffisant. Le danger s’aggrava lorsque, •s0USj l’impulsion de Gylippe, les Syracusains eurent pris l’offensive. Dans une première bataille, ils sont '<"I1C11S’ I parce que Gylippe, comme il l’avoue

tirer parti de ses acontistes et de sa cax alerie ,^g

un second engagement, il répare sa faute et les Ail" 11

Clèophante, Platon, A tenon, 93 D ; Plut. Thcmisl. 32. h 'j"1] loph. Acharn. 141. — 7 TIiuc. IV, 28 et 32. — s Ibid. P » **" jl>os dans su»

— 10 IV, 93. — il V C et 10. Cléon lui aussi avait des mercenain

’ i ' Poilus, I’"1 ■

armée; il s'était adressé à Perdicas, roi de Macédoine, et nombre possible

mantes: il avait demandé à celui-ci de lui envoyer le pins ^ ^ jfrjj,

de Thraces mercenaires, V, 0, 2. — 12 Tliuc. \ \, 20, 3 ; 2-, 1 » »

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