AU.. VI, ,53 A, A
:r exemple de ces déifications imprudentes, qui, P*1 .(ressei la cour-
a, avait été donné par Harpole en ^veur e ^ j;i F, 577 A; P|u ' Pylhionikè (Atb. XIII, 595 c). - 21 Alhen. XI , ■ jt u,„. bar-
,r. 7B3 D-F: Polyb. XIV, 1 1 ; XV, 25-26, 31-33. B h lie ^ „ n0„ achetée sur le marché; Ptolémée 1m élev ‘ “tambourin, « ^
, Odite Bilistichè. Agalhocléon, fille d «ne joueuse d d'une nia.*®
selon le mot de Plutarque, le diadème royal ». MjrUon
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. on trouve aussi quelquefois lupa 2. L’épithète fflere" 1,1 . nj fa[t allusion au costume imposé à Rome aux rflM" îes \ a également une signification générale C0" nliaire', par le mot prostibulum on enlcnd une A" Située de la classe la plus vile 4. Certains noms Pr°nrlenaient à une classe particulière de courtisanes :
api*
Enfin nombre de
l 'carias 5, ambubaiae G, bustuariae \
111 " désignant ces créatures, étaient de l’invention des ®° S’ ueg et ne se rencontrent que chez les glossateurs : ^micùlae\ icraptaeÇ) scrupedae stritta-
hilae^)"rmiraculae'2-
I Le type de la courlisane> tel due nous ravons vu se développer en Grèce, n’apparut que très tard à Rome. C’est qu’il suppose une civilisation à la fois raffinée et corrompue qui cherche la volupté, mais y mêle le souci de l’élégance. Or, pendant des siècles, les mœurs romaines restèrent saines et grossières. Le lien conjugal était étroitement respecté ; on ne connut à. peu près aucun cas de divorce pendant six cents ans13. Ce n’est pas que toutes les unions de ce temps fussent assorties : le mariage romain, conclu le plus souvent par les parents, n’offrait pas toujours des garanties d’affection mutuelle u. Trop fréquemment, cela est certain, les maris malheureux en ménage cherchaient des consolations indignes auprès des esclaves, toujours très nombreuses dans les maisons riches13. Ces amours ancillaires amenaient souvent des querelles conjugales 16 ; mais, du moins, ils ne faisaient pas scandale. Et maintes femmes même fermaient les yeux et se résignaient. Ainsi fit en particulier Tertia, épouse de Scipion le second Africain, «ne' voulant pas déshonorer le nom du vainqueur de l’univers 11 ». Quant aux jeunes gens, la sévérité de l’éducation domestique et l’autorité paternelle suffisaient sans doute à les garantir des graves écarts. Du reste, autant l’opinion publique eût été rigoureuse pour une liaison folle et prolongée, autant elle excusait certaines fréquentations passagères, regardées comme des nécessités physiques. Il y a à ce sujet un mot bien caractéristique de Caton l’Ancien, rapporté par Horace18: « Voyant un jour un personnage connu sortir d’un bouge: Bravo ! lui dit-il dans sa sagesse divine, c’est là, dès que l’âpre désir leur gonfle les veines, que doivent descendre les jeunes gens, au lieu de s’en prendre aux épouses d’autrui. » Le satirique arrête là malignement 1 anecdote, mais le scoliaste nous en a transmis la fin lui seule lui donne toute sa signification morale la :
« Caton, ayant vu à plusieurs reprises ledit personnage sortir du même lieu, lui dit : « Ce dont je t’ai loué, jeune « homme, c’était de venir ici à l’occasion, non d’y élire « domicile. » Comme on le voit, les seules courtisanes de ce temps étaient les misérables filles de joie, guettant les passants au coin des rues et des carrefours. L’état d’esprit que révèle ce mot de Caton est évidemment le même que celui de Solon fondant à Athènes le premier 7topveîov ; à tous les deux, la prostitution apparaît comme un moyen de salubrité publique, un préservatif de l’honneur des familles.
Les écrivains latins s’accordent à signaler vers la fin de la seconde guerre Punique les débuts d’une transformation radicale des mœurs romaines20. A l’école des nations qu’elle a vaincues, Rome, enrichie, a pris le goût des arts, du luxe, mais aussi du libertinage. Une démoralisation, qui ne fera que s’accroître de jour en jour jusqu’au temps de l’Empire, gagne toutes les classes de la société, mais en particulier la classe supérieure. Celle-ci se forme un idéal de vie facile et voluptueuse, la vie grecque, comme on dit (graecari)2' . Dans cette vie l’amour libre et les courtisanes tiennent naturellement une grande place. Toute une série de témoignages, des deux derniers siècles de la République et de l’Empire, nous montrent combien le sentiment public a changé sur ce point. Comme jadis en Grèce, les liaisons des jeunes gens riches avec les courtisanes deviennent chose courante et acceptée. Nous en avons un exemple de l’an 184 av. J.-C. dans le récit de Tite-Live, relatif aux amours du jeune P. Aebutius avec l’affranchie Ilispala : « liaison, dit l’historien, qui n’avait fait tort ni à la fortune, ni à la réputation du jeune homme22 ». Au siècle suivant, Cicéron, pour excuser les désordres de son client Caelius, s’écrie 23 : « Si quelqu’un prétend interdire à la jeunesse l’amour même des courtisanes, je le trouve vraiment bien sévère. Il faut en convenir, tant de rigueur est en opposition non seulement avec la licence de notre époque, mais encore avec les usages et la tolérance de nos ancêtres. A quelle époque, en effet, n’en a-t-on pas fait autant? A quelle époque la chose a-t-elle été défendue? A quelle époque ne l’a-t-on pas permise ? » Dans ce témoignage il y a deux parts à faire : s’il prouve bien qu’au temps de Cicéron les meretricii amores n’étaient plus imputés à crime aux jeunes gens, c’est à tort et pour les besoins de sa cause que l’orateur affirme qu’il en a toujours été ainsi. Sous l’Empire la conception nou-
1 Le sens premier de scortum esl «peau ». Même métaphore en français Feslus, p. 33[ Millier, l’explique : quia ut pelliculae subiguntur. — 2 Celle métaphore existe aussi en grec, où nombre de courtisanes portent des noms 011 «ntre ]a racine lu* = loup: quia , ad luparum instar, sunt rapaces (For- Cellinit Les noms de Lycon, donné chez Plaute à un usurier dans le Curculio , cl <•« Lycus, attribué au leno du Poennlus , recommandent l’interprétation de 01c<- mi. - 3 v0jr piug j[)as^ p 1839, n. 10. — 4 Dans le même sens on dit *USS' proseila, voir p. 1836, n. 11. — 6 Voir p. 18,37. — 6 On appelait ainsi une pr°i"^lle cour tisanes syriennes, du plus bas étage. Voir p. 1835, n. 23. — 7 Voir *’ n* *-• — 8 Le mol schoenum (ou schoenus) signifie roseau, jonc. Et l'adjectif pour C < rte Veu^ dire, Par suite, les courtisanes qui se servent du schoenum. Mais arornT USa^ ^es R°ma‘us, dit Freund ( Dictionn . lat. s. r.), s’en servaient pour a 'ht le vin ; les courtisanes dépravées, pour un usage infâme. Forcellini (s. i>.) p 3^lemot d une façon plus satisfaisante, d’après les sources antiques, Fest. Ü".7''e / U er ( ^c^loer^iculas appellare videtur meretriculas Plautus propter nsum [Ho 1 SC^0enî’ Qll°d est pessimi generis ), et Varr. De ling. lat. 7, 3 ad fin.
n\ culae, ab schoeno, nugario unguento). Il s’agirait donc, dans celte seconde 55 jjl . ll'°U’ ^ un Pai'fum de basse qualité, fait avec ce jonc. Plaute, Poen. I, 2, Mais <?a*ernenL en parlant de courtisanes du plus bas étage : schoeno delibutae. aussi |IU' lues‘uns lisent coeno. — 9 Cette lecture n’est pas sûre : on trouve 3tg. v terattiae, scratiae. Terme employé par Piaule, ap. Aul. Gell. III» Marcell. 169, 8 ; Varr. De ling. lat. 7, 3 ; Fest. p. 258 : « Scraptae diceban-
tur nugatoriae ac despiciendae mulieres , ut ait Vcrrius , ab iis quae screa iidem appellabant , id est quae quis exscreare solet , quatenus id faciendo se pur g ar et ».
— 10 Terme de Plaute, rapporté par Aulu-Gclle, Nonius et Varron, Ibid. Freund traduit : « qui marchent avec peine, peut-être comme «pointera, qui portent des sabots, qualification des femmes de mauvaises mœurs ». Forcellini explique :
« JSomen a scrupus et pes, quo significatur qui aegre incedit, velut quae pedibus scrupos calcans difficile ingreditur et distorto corpore ». — 11 Lecture peu sûre.
« Stritare abeo qui sistit aegre », dit Varron, L. I. Dans Aulu-Gelle, L. I. le mot est écrit strictivilla [stringof villus) = celle qui s’épile. De même, dans Nonius, L. I.
— 12 Ce mot signifie une horrible femme, un monstre de laideur : Plaul. ap. Varr. L. I. ; cf. Fest. p. 123, Müller : « Miracula quae nunc digna admiratione dicimus, antiqui in rebus turpibus utebantur ». — 13 Aul. Gell. IV, 3, 1 ; Tertul. Apol. 6; cf. J. Marquardt, La vie privée des Rom. (dans le Man. des antiq. rom. par Th. Mommsen et J. Marquardt, t. XIV), I, p. 84, trad. Henry. — 14 J. Marquardt. O. I. I, p. 38. — 15 Augustin. De verb. apost. Serm. 153, 5; Id. Serm. 224, 3.
— 16 Plaut. Menaechm. 604 sq. ; Asin. 851 sq. etc. — 17 Val. Max. VI, 7, 1. De même Livie, d’après Suet. Octav. 69-71. — 18 Sat. 1,2, 31. — 19 Schol. ad h. I.
— 20 Tit. Liv. XXXIX, 6, 7; Plin. Hist. nat. XVII, 244; Val. Max. IX, i, 3; Juv. VI, 298-300; Fest. p. 285 6, 25, Müller. — 21 H serait plus exact de dire la vie asiatique ; car le modèle que se propose la société de ce temps, ce n’est pas Athènes, mais la sensuelle et fastueuse Asie. — 22 Tit. Liv. XXXIX, 9.
— 23 Pro Cael. XX, 48.
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velle est si bien entrée dans les mœurs qu’elle paraît indiscutable. Dans une de ses Controverses, Sénèque fait parler ainsi le défenseur d'un jeune homme accusé de mœurs débauchées : « JVihil peccaverat : aniat meretricem; solet fèeri; adolescens est; exspecta , emendabitur, ducet uxorem *. » C’est, mot pour mot, on se le rappelle, la morale grecque du iv° siècle av. J.-C. Quant aux hommes mariés, la fidélité au lien conjugal devient vers le même temps un mérite tout à fait exceptionnel 2. Qu’on lise dans Cicéron, par exemple, le récit des relations publiques d’un Verrès avec les courtisanes Chélidon 3 et Tertia 4, ou celles d’Antoine avec Cythéris 5. Enfin, outre les jeunes gens et les maris, il faut compter à cette époque, parmi les clients ordinaires des courtisanes, la foule chaque jour grandissante des célibataires obstinés 6. Dès la fin de la République le mal est tel qu’Auguste, par des lois spéciales d'une sévérité draconienne, essaye en vain d’y remédier1. Cette répugnance au mariage n’est qu’un symptôme, l’une des formes d'un mal plus général, qui est l'égoïsme, l’amour de la tranquillité, la peur de toute charge et de tout souci. Ce qu’on recherche dans le célibat, c’est une vie facile, indépendante, propice aux inclinations changeantes. Souvent, comme ce Largius Macedo dont parle Pline le Jeune, le célibataire riche a autour de lui plusieurs concubinae 8. Tout au moins sa vie, comme celle d’Ilorace, n’est, jusqu'aux approches de la vieillesse, qu’une succession de brèves et frivoles liaisons avec des femmes galantes 9.
A partir de cette époque, les courtisanes se peuvent diviser, à peu près comme en Grèce, en deux catégories principales, entre lesquelles Nonius Marcellus fait la distinction suivante : « Inter meretricem et prostibulum hoc interest quod meretrix honestioris loci est et quaestus. Nam meretrices a merendo dictae sunt, quod copiam sui tantummodo noclu facerent; prostibula , quod ante stabulum stent quaestus diurni et nocturni causa ,0. » Le second de ces termes [prostibula) désigne surtout les pensionnaires des maisons de prostitution. Leur nom venait de ce qu’elles se tenaient à la porte de ces maisons ( stabula ), le jour et la nuit, attendant et provoquant les clients 11 . On a exhumé à Pompéi au moins deux lupanars. Ils se composent essentiellement, chacun, d’un vestibule entouré de cellules. Ces cellules très étroites (elles ne mesurent guère que 2 mètres carrés) sont munies d’un lit de pierre, que l’on recouvrait sans doute de matelas et de coussins. Elles sont éclairées, soit par une petite lucarne ouverte sur la rue, soit par une imposte donnant sur le vestibule d’entrée. Dans ce vestibule siégeait le leno ou la lena , dans un petit réduit, abrité par une cloison. L’entrée principale de 1 établissement présente au-dessus de la porte un emblème obscène12. Ces maisons étaient décorées a 1 intérieur de peintures appropriées, très réalistes 13. A ces renseigne-
l Controv. II, li, 10. — 2 J. Marquardt, O. I. I, p. 82. — 3 Verr. I, 40, 104; 52, 137 sq.; V, 13,34; 15, 38.— 4 Ibid. III, 34, 78 ; V, 12, 31; 16,40.— s Philipp.
II, 24, 58 ; Ad AU. X, 10, 5 ; Plin. Hist. nat. VIII, 16. — 6 J. Marquardt, O. I. I, p. 86 sq. — 7 O. I. p. 90 ( Loi Papia Poppaea, 762 de Rome). — 8 l’lin. Ep. 111,
14. 9 Voir p. 1839. — 10 V, 8, p. 423. — 11 Le mot prosedae a le môme sens.
Fest. p. 226, 2, Muller : « Prosedas meretrices Plautus appellat, quae ante stabula sedeant ; caedem et proslibulae ». Peut-être cette différence de nom tient-elle à ce que les unes se tenaient debout, les autres assises, à la porte des lupanars; cf. Juven.
III, 136. — 12 p. Gusman, Pompéi , p. 259 sq. Cet emblème qu’on retrouve placé en maint endroit comme un préservatif [àmulaetum, fascindm] n’est pas nécessairement l’enseigne d’un mauvais lieu. — 13 Helbig, Wandf/emaelde des Campan. n° 1506, p. 370-1. Reproduction de quelques-unes de ces peintures dans Roux,
ments les textes ajoutent quelques détails com u taires. Chaque prostituée avait dans le lumn, 1 m°ndistincte [cella) 14 ; sur la porte était un écriteau ï portant le nom de 1 occupante13. C’est ainsi que . ''
dans le passage fameux où il dépeint Messaline T la nuit, sous un déguisement, les mauvais lieux de lu' ^ nous la montre entrant dans un lupanar, et s’v donner une cellule ( cellam vacuam atquè suam) s'uh] porte de laquelle on écrit le nom mensonger de Lycise-t " Lorsqu’une de ces femmes avait un client, elle mettait semble-t-il, au-dessous de son nom la mention- oceit patal\ Le prix se payait en entrant13. 11 était naturellement fort modique : nous trouvons chez les auteurs et dans les inscriptions de Pompéi des prix divers, allant d’un as à un denier, c’est-à-dire de 0 fr. 06 à 1 fr 07 environ l9. Les maisons de débauche, à Rome, ne s’ouvraient qu’à la neuvième heure, « afin, dit un scoliaste de Perse, que les exercices du matin ne fussent pas désertés par la jeunesse20 ». Tel est le type du lupanar [sta- , bulum , prostibulum ), où un groupe de femmes vivaient en commun sous les ordres d’un leno ou d’une lena à qui elles appartenaient à Litre d’esclaves et qui touchait le prix de leurs amours vénales.
Outre les lupanars proprement dits, on rencontre encore à Pompéi, dans plusieurs ruelles, des cellules isolées ( cellae ), s’ouvrant au rez-de-chaussée de certaines maisons (avec lesquelles elles ne communiquent pas, toutefois), et donnant immédiatement sur la rue. Comme dans les cellae du lupanar, une couchette de pierre occupe environ la moitié de la superficie de la pièce. Chacun de ces taudis appartenait à une prostituée, vivant seule, et qui le louait au propriétaire de Lunaison
dont il fait partie 21 .
Au même usage servaient encore les chambres placées j sous la voûte des arcades (fornices), qui, à Rome, entouraient certains monuments, le Cirque, le Théâtre, le Stade [fornix, p. 1264] **. Là se tenaient, en particulier, ces I Syriennes et ces Orientales, dont parle Juvénal, paiéesl d’un costume étrange, et qui exécutaient,^ au son des! cymbales et des castagnettes, des danses impudiques .
La plupart des établissements où, dans l’intérieur I des villes, on vendait à boire ( thermopolia , cauponae , ganeae) n’étaient eux-mêmes que des lupanars I déguisés21». « Si qua cauponam exercent, dit le Diges e, in ea corpora quaestuaria habeat, ut mullcu " sub praetextu instrumenti cauponii prostitutx lieres habere, dicendum hanc quoque lehae aPP tione contineri^ . » On a découvert a Pompéi un I cabarets: les peintures qui le décorent mon ren ^ |
rement que c’était en même temps un marnai ^ I L’une d’elles représente les servantes qui Jouen “ , 1
clients, les excitent à boire, les poursuivent, es
Uonlnno de ces tavernes est ai •
cûnl T d r»nr»n
2^ ^3 — 1 v Suct.l
miL et Pompéi , t. VIII (Musée secret), pl. i». 18’ 1 pro loi
g. 41: lupanar in Palalio constituit distinc nsque limina cellae;
tate édite. - Mart. XI, 45, 4 : intrasf quot.es P ^ ,c Juv. | Controv. I, 2, 1 : dcducta es in lupanar, tilulu yam] esse sc.
2, sq. - U Haut. Asin. 760 : in foribus senbat, oeeupata» )g Juv VI, il n’est pas certain qu’il s'agisse d un usage ree S y , reg. A cfl?J .9 Mart. II, 53, 7 ; 1, t04, 10 - 1X’ ’p. l38 sq. - 29
178 (cf. art. caüpona) ; Rhein. Mus. N. F- XV (U ^ ^ 06; Lampr«
13 et Schol. ad h. I. - « P. Gusman, L.L Svet. N». -1’
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un édit de l’empereur Alexandre Sévère qui | encore P(a|i |ti ^ qù une esciave aura été vendue, sous pieSCI1 l'de n’ètre pas livrée à la prostitution, elle ne C(l11 ^ être employée comme servante d auberge . Pourra.t£lU je même de ces hôtelleries, si nombreuses 11 ®n jes grandes routes de l’Italie, où les voyageurs 1,3 k"'uent legiteella nourriture. On a reproduit ailleurs lr0ll'M!N \ fig. 1258] un relief d’Aesernia2, qui représente ^" 'ra-eur, au moment du départ, tenant par la bride Un 'mulet et réglant son compte avec son hôtesse. in] jjHllogue gravé au-dessus du sujet nous donne tous I délajs je ce compte : à côté du vin, du pain, du mlmentarium et du foin pour le mulet figure l’article niivant : « Pour la fille, 8 as — Nous sommes d’accord >» Tpuellam : asses oclo — Et hoc convenit). Varron nous apprend à ce propos que les propriétaires, dont les domaines bordaient les grandes routes, installaient souvent le long du chemin des tabernae qu’ils louaient ou faisaient gérer par leurs esclaves3. Et il est bien probable qee c’est à ces établissements que fait aussi allusion un texte d’Ulpien, où il est dit que « in multorum honestorum virorum praediis lupanaria exercentur »*. Même les boulangeries de Rome et de la Campanie s’étaient, de bonne heure, transformées en cabarets (, cauponae ) et, conséquemment, en lieux de prostitution \ Plaute dépeint les alicariae mérétrices 6 comme un gibier d’esclaves, qu’on a pour deux oboles.
Outre les endroits déjà cités, la prostitution s’étalait encore à llome dans les bains 7 et dans maints autres lieux. Son quartier général était Subura 8; c’était un quartier très populeux, habité par la basse classe, où abondaient les cabaretiers, les revendeurs de toute espèce, et les filles publiques. Le vicus Patricius sur le mont Esquilin 9, les remparts de Rome [ submoenium) i0 , les temples11, les monuments funèbres mêmes12, en un mot touslesréduits retirés et sombres abri taientla prostitution.
Mais, comme en Grèce, il y avait à Rome, au-dessus des créatures dont il vient d’être question, une classe très nombreuse de femmes galantes, vivant seules, ou avec leur mère, ou sous la protection d’un mari ordinairement complaisant. Presque toutes étaient ou des étrangères ou des affranchies, c’est-à-dire de ces femmes « in (puis stuprum non committitur ». Leur mariage même, quand elles étaient mariées, n’était pas reconnu par la loi romaine ; par suite, il n’exposait point leurs amants aux peines sévères portées contre l'adultère ; mais, en revanche, il permettait à la courtisane d’élever le prix de ses faveurs. Ovide, dans Y Art d'aimer , a pris soin d’énumérer aux galants les lieux et les occasions où Ion a le plus chance de rencontrer les belles. Au premier rangil faut mettre le théâtre, ou plutôL les trois théâtres de Pompée, de Marcellus et de Balbus : l’affluence aux jeux était énorme, toutes les femmes y venaient, éblouissantes de parures, « moins pour voir que pour être I 'ues‘3|>. LeGrandCirque n’était pas un endroit moins favorable. Ovide nous donne un spécimen piquant des préve-
Kj, '' — - Bull. Napoleian. vt, pl. 1. — 3 De re rust. 1, 2, 23.
Plus commun que ce genre de spéculation. Sur la voie Appienne, l ^.C'emPle> a y avait les tabernae Cacditiae ; Fest. p. 43, 13, Muller. — 4 />/</. V, Hist ~ j'ocra1, Hist. eccl. V, 18; Fest. 7, 18, Muller. — 6 Poen. 266. — 1 Tac. Surlo-11’8.3’ — 8 M art. VI, 66 ; XI, 61, 3; 78, li; Fers. Sat.X, 32.
H ‘ ’ "lais°ns de prostitution à Rome, voir Gilbert, Gcsch. und Topogr. d. Sladt , ^"CLeipsig, 1890, 111,,,. 30t. - 9 Mart. X, 68.— 10 Id.I, 35, 6 ; 111,82; XI, 6 1 ; XII, aâ. 8^ 1IIJUV‘ IX’ 2i'26 ■> Min- Fel. Oct. p. 67;Tert. Apol. 15 \ De pud. 5. -12 Mart. I,
’ ’ (bustunriamoccha . — >3 1 89 ; III, 394. — 11 1, 135 sq. ; 111, 393 sq. ;
nances et des petits soins par lesquels un galanL s y insinue dans les bonnes grâces d’un sexe frivole u. Un autre endroit très fréquenté aussi des courtisanes, c’étaient les Portiques, en particulier ceux de Pompée, d’Octuvie et de Livie. Ces galeries couvertes, où l’on trouvait en été l’ombre et la fraîcheur, étaient le rendez-vous du beau monde des deux sexes. A côté des matrones sévèrement drapées dans leur stola, et escortées de gardiens et de suivantes qui les isolaient de la foule, passaient des courtisanes connues, autour desquelles s empressait un essaim de jeunes élégants 1 ’. Les temples aussi étaien t des lieux ordinaires de séduction, surtout ceux qui étaient fréquentés par les femmes. Ovide nomme, entie autres, le temple de Vénus, patronne des courtisanes, ou l’on célébrait selon le rite syriaque le culte d’Adoms 16 ; le temple d'Isis, dont les prêtres faisaient à l’occasion le métier d’entremetteurs17; le temple de Diane Aricie, situé tout au fond d’une forêt sur la voie Appienne ,
Fig. 4973. — Scène de banquet romain.
enfin le sabbat des Juifs 19. Du reste, au témoignage des écrivains chrétiens20 et même païens21, il n'y avait pas de sanctuaires, de bois sacrés, de lieux du culte qui ne fussent en même temps un asile de débauche et d'adultère. Un autre endroit propice aux intrigues d'amours, c’étaient les festins22, trop souvent accompagnés de chansons obscènes, de danses voluptueuses, de parades impudiques23. Les femmes honorables, à plus forte raison les courtisanes, assistaient à ces orgies, avec cette circonstance aggravante qu’au lieu de s’asseoir à table, selon l’usage ancien, les femmes, depuis le commencement de l’Empire, prirentl'habitude de s’y étendre couchées, au milieu des hommes (fig. 4973) 2U Enfin les plages à la mode, où toute la Rome élégante se trans-
cf. I, 219, sq. — 15 1, 67, 69, 71, 492; III, 387, 391. — >6 I, 75. — >7 I, 77; III, 393; Joseph. Antiq.jud. XVIII, 3, 4. — >8 1,259. — >9 1, 76. — 20 Minut . Fel. Octao. p. 67; Tcrlul. Apol. 15 \Dcpudic. 5. On peut consulter les écrivains chrétiens sur l’empire exercé jusqu'à la fin de l'antiquité par les courtisanes : \ oir, pour Constantinople et Antioche, Jean Chrysostome, notamment les homélies sur iÉpitre aux Romains — 2t Juv. IX, 22-26. — 22 1, 229 ; Tac. Gennan. 19. — 23 Quint. I, 2, 8 ; Juv. XI, 162. — 24 Val Max. Il, 1, 2. Ce n’est guère qu'à leur mise qu’on y peut reconnaître des courtisanes. La ligure 4941 d'après Gusman, Op. c. p. 352. Voir encore p. 351 et Pitt. d'Ercolano, 1, 19.