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Tables, qui condamnait à mourir sous le fouet ''r'ini qui aurait composé contre quelqu’un des vers mé- “ a]llst ». Cettemenace n’empêcha pas que, dès l’époque l' sVlla des auteurs attaquèrent sur la scène Accius et "nilius: le juge condamna celui qui avait attaqué *jUC „„ . l’autre fut absous, probablement parce que
liiciljuS était poète satirique et qu on avait quelque lnHl delui rendre ce qu’il faisait aux autres 2. Quelques ■muées plus tard, Cicéron, plaisantant son ami Trebatius, ai est allé trouver César en Gaule et qui va peut-être le suivre en Bretagne, lui fait craindre que Laberius ne le mette dans une de ses pièces : « Ce serait un bon personnage de mime qu’un jurisconsulte qui exercerait son L chez les Bretons3. » Après la mort de César, quand Cicéron, inquiet sur les dispositions du peuple, errait autour de Borne, ne sachant pas s’il devait y rentrer ou s’embarquer pour la Grèce, il écrivait à Atticus : « Faitesmoi savoir ce qui se dit au théâtre; rapportez-moi les bons mots des mimes \ » Ainsi, dans cette crise terrible, les auteurs des mimes osent parler, et les gens sérieux s’informent de ce qu’ils disent pour connaître l’opinion publique. Ils ne sont pas muets non plus pendant l’Empire : sous Marc-Aurèle, ils plaisantent des amants de Fausline3 ; ils se moquent de la sottise de Maximin G ;
ils prennent part avec passion dans la lutte contre les chrétiens. Ce n’est pas qu’ils soient très respectueux à l’égard de la religion officielle : comme l’ancienne comédie d’Athènes, ils se moquaient librement d’Hercule toujours affamé, faisaient fouetter sur la scène la chaste Diane et fabriquaient un testament burlesque à Jupiter 7. Mais le christianisme est l’ennemi des représentations théâtrales et détourne les fidèles d’y assister, et d’ailleurs le mime, qui cherche avant tout le succès, a soin de se mettre toujours du côté des passions populaires. Les actes du martyre de saint Genest peuvent nous donner quelque idée de ce qu’étaient ces pièces composées contre les chrétiens 8. Ils contiennent une analyse de celle que jouait l’acteur Genest quand il fut touché de la grâce et se convertit . Ces indécentes parodies des rites de la religion nouvelle, ces railleries cruelles du martyre égayées de plates bouffonneries, nous montrent à quel degré le mime était tombé à l’époque de Dioclétien. 11 n’y avait plus chez lui, dit Lydus, aucun vestige d’art (tsyvixiv ’éyousoe oùSév) 9, et il ne se souciait plus que de faire rire la foule. C’est sous cette forme grossière qu’il conserva sa popularité jusqu’à la fin de l’Empire 10.
Gaston Boissier.
MINA (gva). — Une des principales divisions du système pondéral chez les peuples sémitiques et chez les Grecs.
Le nom de la mine est d’origine sémitique; les documents cunéiformes assyriens l’appellent Mana ; la Bible, ainsi que les textes épigraphiques phéniciens et puniques, et ce mot est passé en grec avec sa transcription littérale.
Les textes cunéiformes et les nombreux monuments pondéraux en bronze, en pierre et en terre cuite, retrouvés dans les ruines de la Chaldée et de 1 Assyrie, ont permis d’établir d’une manière indiscutable, quelque étrange que le fait puisse paraître a priori , que les Chaldéo-Assyriens faisaient usage simultanément de deux systèmes de poids, qui étaient exactement le double l’un de l’autre, et dans chacun desquels on trouve, comme unités essentielles : le talent , qui est la mesure fondamentale; la mine , qui est la 00e partie du talent ; le sicle, qui est la 60e partie de la mine. La base de ces systèmes est, comme on le voit, la division sexagésimale. Les deux séries parallèles sont, l’une et l’autre, désignées dans les textes cunéiformes sous les noms de « poids du roi » ou « poids du pays » Pour les distinguer, les métrologues modernes leur donnent les appellations de série forte et de série faible 2.
En combinant les données des textes avec les poids effectifs des nombreux monuments pondéraux chaldéoassyriens conservés dans nos musées, en particulier au Louvre et au Musée britannique, on a reconstitué de la manière suivante, approximative, les poids théoriques des étalons des deux séries :
Série forte :
Talent (bilat) = CO raines ou un sarde sicles (3600). G0 552 grammes.
Mine (mana) =60 sieles (ou 1 /60e du talent).... 1009sr,20 Sicle ( seqel ) =1/60° de mine . 16&r,82
Série faible :
Talent (bilat) = 60 sicles ou un sar de sicles (3600) 30276 grammes.
Mine (mana) =60 sicles (ou 1/60“ du talent) . 504sr,60
Sicle (seqel) = 1 /60e de mine . 8sr,41
C’est de ces deux systèmes que dérivent les poids usités dans tout le commerce asiatique, chez les Héthéens, les Juifs, les Phéniciens, les Lydiens. Le commerce maritime des Phéniciens et le commerce par caravanes des Lydiens introduisirent les deux systèmes pondéraux de l’Orient chez les Grecs qui les appliquèrent, avec des modifications locales très nombreuses, à la taille de leurs propres étalons pondéraux et de leurs monnaies.
Comme dans les systèmes asiatiques, la mine de tous les systèmes grecs est la GO’ partie du talent, ce qui
1 Cic. De rep. IV, 12. — 2 Ad Herenn. 1, 14; 11, 13. — 3 Cio. Ad
l«m. VH, 11. 4 Ad Att. XIV, 3. — 8 Hist. Aug. M. Anton, phil. 29. - ld. Maxim.'). — 7 Tertull. Apol. XIV. — 3 Bolland. 25 .1 utj . — 9 Lydus, ’Wgist. i, 40. — 10 Sur la condition des mimes au Bas-Empire, atlachés par naissance même à leur métier réputé infâme, sous l'autorité du tribunus um ou de magistrats municipaux, voir Cod. Theod. XV, 7 et les com-
leur
1 ’ohiptat
""-'il. de Godefroid ; Cassiod. Var. VII, 10; sur l’opulence, la popularité et ' 'os donneurs obtenus néanmoins par quelques-uns, Io. Clirys. VII, I* XI, p. 609, éd. Mon [faucon. — Bibliographie. Outre les ouvrages indi- I1" s dans le texte pour la partie grecque voir N. Calliachius, De ludis scenicis I ef pantomimorum, Patav. 1713 et dans le Thésaurus de Sallengre,
’ P- '33 sq. ; O. Ferrarius, De pantom. et mimis, Ibid. p. 733; Ziegler, De ' /tomanorum, Gfitling. 1788; Miiller, Comment, de genio , moribus et luxu ^ 1 Tlirodosiani, Ilafn, 1797, p. 91 sq. ; Magnin, Les origines du théâtre mo- , rir'si 1838, réimpr. 1868, p. 337 sq. ; O. Jahn, Prolegom. ad Persium, q |W" P' lxxxiv ; Wilzscltel, art. mimus dans Pauly, Realencycl. t. V, 1848;
du'lm r°m ^‘mus’ Sitzberichte der Wien. Akad. XII, 1834, p. 237 sq. ; Ed.
"t Hist.de la comédie ancienne, Paris, 1869, t. Il, p. 123, 313 et appendice,
p. 381; Friedlânder, Darstetl. d. Sittengeschichte Roms, t. Il, c. 3; II. Reicli, Der Mimus, 1" part. Berlin, 1903.
MINA. < Sur les poids chaldéo-assyricns, voir : J. Oppert, dans Mommsen, Hist. de la monn. rom. trad. Blacas, t. I, p. 401 ; Brandis, Das Münz-Mass und Gewichtswesen in Vorderasien, p. 44 à 52 et 596 sq.; G. Smitb, On assyrian weights and • measures, dans la Zeit. fur aegypt. Sprache, 187Î, p. 110; E. Schrader, Die Eeilinsçhriften und das alte Testament, p. 53; J. Oppert, L’étalon des mesures assyriennes, dans le Journal asiatique, 1874, t. IV, p. 469 ; Fr. Hultsch, Griech. und rôm.'Metrologie'p.'iOô ; Aurès, dans la Revue d’assyriologie, t. I, p. 12 (1884). On trouvera l’énumération sommaire de tous ces poids dans : Michel Soutzo, Étalons pondéraux primitifs, Bucarest, 1884, p. 6; Bortolotti, Del primitivo cubito Egizio, t. Il, p. 216 à 223. — 2 Aurès a voulu contester l’existence de la double série pondérale des Chaldéo-Assyriens, mais son raisonnement mathématique ne saurait prévaloir contre l’évidence des faits, puisqu’on a fort souvent, par exemple, la mention une mine, à la fois sur des poids de 1009 grammes et sur des poids de 504 grammes contemporains. A. Aurès, Essai sur le système métrique assyrien, VII' fasc. 1888, p. 17 du Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l’ archéologie égyptiennes et assyriennes.
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achève de démontrer son origine orientale1. Seulement, la mine grecque est divisée non plus en 60 sicles, mais en 100 drachmes, et la drachme en 6 oboles. De sorte que les quatre unités essentielles des systèmes pondéraux helléniques sont les suivantes :
Talent (= CO mines ou 6 000 drachmes.).
Mine (= 1 /60e du talent ou 100 drachmes).
Drachme (= 1 /100e de la mine).
Obole ( = 1/6° de la drachme).
Le talent valut toujours 6000 drachmes, quel que fût le poids de la drachme, dans tous les systèmes; la mine fut toujours le l/60e du talent et elle comprit partout 100 drachmes [drachma], Le statère était, en principe, la double drachme ou didrachme et équivalait, par conséquent, à 1 /50e de la mine 2; par analogie, on a aussi appliqué le nom de statère à la double mine: nous en donnons des exemples ci-après.
L’étude des différents systèmes pondéraux des Grecs est extrêmement ardue, d’abord parce que ces systèmes présentaient des variations de province à province, et même de ville à ville, comme les systèmes de la taille des monnaies; puis, parce que dans la même ville, ils furent réformés, modifiés à travers les âges; enfin, les monuments' pondéraux qui peuvent servir de base à cette reconstitution nous sont parvenus en nombre insuffisant, quoique dans une abondance relative ; ils sont, d’ordinaire, d’un classement géographique et chronologique incertain, et surtout, comme la plupart d’entre eux sont en plomb, leur état de conservation est souvent défectueux, de sorte qu’ils ont perdu une partie, difficilement appréciable avec exactitude, de leur valeur pondérale primitive. Les savants qui se sont avisés de prendre rigoureusement ces monuments pour base unique d’une reconstitution mathématique des systèmes pondéraux des Grecs, ont dû se résoudre à choisir des moyennes aléatoires ou à établir presque autant de systèmes qu’il nous est parvenu de monuments3. Par surcroît, les sources littéraires antiques sont loin d’être d’accord les unes avec les autres et ne nous fournissent guère que les calculs théoriques des métrologues alexandrins4. Sous ces réserves nous allons résumerles données les plus certaines, d’après les travaux récents.
Les plus anciens systèmes grecs que l’on puisse étudier par les textes, les monnaies et les monuments, sont le système éginète et le système euboïque qui ont été, dès l’origine la plus lointaine, l’un et l’autre et concurremment, usités sur le marché d’Athènes. Dans le système éginète, tel que nous le trouvons constitué ou réformé par Phidon, roi d’Argos, vers le milieu du vu® siècle avant notre ère, la mine pèse 637 grammes; le talent est de 38 kil. 220 grammes; le statère, de 12 gr. 75; la drachme, de 6 gr. 37. Tels sont les poids que nous four¬
nit l’étude des monnaies primitives d’Éeine , tortue8. Dans le système euboïque primitif, calcu hï ^ U les plus anciennes monnaies de l’Eubée et la drachme était de 8 gr. 73 ; le statère de 17 la mine, de 873 gr. ; le talent de 52 kil 380 . 8r' 46;
Mais si l’on ne peut douter que les poids moS'* fussent usités dans le commerce des marchandise non moins sûr que l’usage introduisit, sur le marché poids différents de ceux qui furent appliqués à h t des monnaies, et ces poids du commerce son' diversif suivant des usages locaux difficiles, aujourd’hui l déterminer. Rien qu’à Athènes, Bœckh\ Schillbach » et Fr. Hultsch 3 ont été amenés par des calculs mathéma tiques et l’étude des monuments à constater l’existence simultanée de sept systèmes dont nous nous contenterons, à titre d’indication, de donner l’énumération' 1° le système solonien, avec une mine de 436 gr. qq- 2° le système dérivé de l’ancienne mine éginète du commerce, avec une mine de 602 gr. 60; 3e l’ancien système éginète, avec une mine dont le poids normal originaire était de 672 grammes et qui, postérieurement à la
réforme de Solon, fut étalonnée à 655 grammes; 4° la mine faible phénicienne, dont le poids était de 373 grammes; 5° la mine faible babylonienne de 504 grammes et aussi la mine forte du même système montant à 1008 grammes; 6° la mine babylonienne d’argent qui sous ses deux formes, faible et forte, était de 560 grammes et de 1120 grammes ; 7° la mine babylonienne pour l’or dont les deux étalons, faible et fort, étaient de 420 grammes et de 840 grammes *°.
Mais, comme si cette complication ne suffisait pas, ces mêmes savants nous démontrent que chacun de ces systèmes subit des changements dans la suite des âges; c’est seulement, en effet, avec cette hypothèse qu’on peut expliquer l’extrême variation des poids effectifs des monuments pondéraux qui nous sont parvenus. Les efforts qu’on a tentés pour rattacher ces monuments à chacun des systèmes précités ont abouti à des résultats tellement dissemblables, suivant lesauteurs, qu’on doiten conclure que, dans la majorité des cas, ce classement est impossible ou arbitraire. Pourtant, lorsqu’on peut a peu près dater les monuments, on arrive à débrouiller cette apparente confusion. Par exemple, dans le précieux catalogue qu’il a dressé de tous les poids grecs connus de lui, M. Pernice décrit, en premier lieu, les poids athéniens, recueillis dans les fouilles récentes de 1 Acropole, cl sine
ment antérieurs à l’incendie des Perses en aSO. 11} a une demi-mine de bronze, du VIe siècle, avec les insci iptions .1 fcuru Upov et S Y) gofftov ’AOvpm'cov. C’est donc un étalon officiel; il pèse 426 gr. 63, ce qui donne pour la mine 853 gr. 26 “. Un autre poids est un 8ex«<rrwT)pov e 177 gr. 52, ce qui donne une mine de 887 gr. 60 On peu^ admettre, sans trop forcer les chiffres, que la moyenne
l Cf. entre autres restitutions théoriques, celle de C.-F. Lehmann, Pas altbabylon. Mass- und Gewichtssystem als Grundlage der antiken Gewiclits, JUiinz- und Masssysteme (Aclesdu Vil /' Congrèsintern. des Orientalistes, tenu en t889à Stockholm et à Christiania), Leide, 1893 ; et celle de Friedrich Hultsch, Die Gewichte des Alterthums nachihrem Zusammenhange (extr. du t. XVIII des Ahhandl. d. philol. hist. Classe der Sachs. Gesellschaft der Wissensch.), p. 8, Leipzig, 1898. L’évaluation théorique des poidsvariequelquepeu suivant lesauteurs. — 2 F. Hultsch, Gr. und rOm. Metrol.) 12e éd. 1882), p. 132. — 3 Voirà ce sujet : EL Michon, dans les Mém. de la Soc.nat. des Antiq. de France, 6e sér. 1. 1, 1890, p. 28 ; A. de Longpérier, Œuvres publiées par G. Schlumberger, t. II, p. 218; M. Soutzo, Op. cit. p. 18. — 4 Les sources antiques principales, sur les systèmes pondéraux des Grecs, sont : Pollux, dans son Onomasticon ; l’Anonyme d’Alexandrie, mg -eaXâvcw» ; Diodore, Ihg
; l’auteur inconnu du poème De pondenbus, et dans
d’auteurs grecs et latins des bas temps. Ces souices ^ feubner, Fr. Hultsch, Metrologicorum scriptorum reliquiae, - v0 • e 1 . prnish
1864 et 1866. — 6 Barclay V. Head, Calai, ol Grec co'” Op.cit.p-1'> Muséum, Attica, Megaris, Aegina, p. 126.-6 Barcl®* , Metrolog. Vntè- Id. Calai, etc. Central Grcece, p. MO et 136. - Boec .’ cf Ï-L L"-
suchungen über Gewichte , etc. des Alterthums, CI g’ ^ Schillbach, De
Œuvres choisies, publiées par E. Fagnan, t. V, p- *• , gg ; \A. BerÛ
ponderibus aliquot anliquis, dans les Annah dell « > “ ’ Métrologie,
'«-*4 p'-r- <m. - * rr , S*, p- *
p. 138 sq. (S- édit. 1882). - « Ench Pern.ee, Gnech.
— n Ibid. p. 61. — 12 Ibid. p. 82.
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laqu(
1]e ge rattachent ces deux poids, est la mine de 873 gr .
que
nous a re
évélée l’étude des monnaies, et nous allons
• .(ater que telle fut, en effet, lamine euboïque de Solon. c0- .'(-,slllte d’un passage de 1 ’AÔTqvafwv TroXi-reta d’Aristote, li"||(., par m. Hill *, que la drachme euboïque, dans la eîfPrme de Solon, avait un poids double de celui qu’elle " "u temps d’Aristote, et que le statère ou didrachme cul poids de la pièce qu’on appela plus tard le tétra- ' ' . llie Ainsi, le nom de drachme fut donné à la pièce ' 73, et le nom de didrachme ou statère fut donné,
l]CiVsnie système de Solon, à la pièce de 17 gr. 46. U Ensuit donc que lamine solonienne pesait 873 grammes. Si?Nous savons, d’autre part, que la mine qui circulait ini Soion sur le marché athénien ne contenait que -^pièces de 8 gr. 73. C’était donc une mine éginétique JH137 gr. 29, et l’on voit que ce poids est celui que nous 0ni donné les plus anciennes monnaies éginètes au type de la tortue. Nous pouvons ainsi conclure en toute certitude 'de ce qui précède, que le poids de la mine phidonienne était de 637 grammes ; celui de la mine euboïque
solonienne, de 873 grammes.
Mais on créa plus tard, sinon en même temps, sous l'influence des usages importés d’Orient, la petite mine solonienne, c’est-à-dire la mine de 436 gr. 50, qui était la moitié de la précédente et qu’au temps d’Aristote on désignait ordinairement sous le nom de mine attique 2
En outre,
la réforme de Solon ne fit pas disparaître
à Athènes la mine éginète, qui resta en usage sur le marché, en concurrence avec les deux mines euboïques officielles et avec celles qui venaient d’Orient.
On la désigna sous le nom de [j.va ÊfAirofnx7|. D’après un décret du peuple athénien du commencement du iiu siècle avant notre ère 3, cette mine du com-
Fig. 5037. — Tiers de mine attique (grandeur réelle).
merce valait 138 drachmes d’argent de poids euboïcoattique, ce qui donne pour la mine éginétique seulement (138x4,36) 601 gr. 68 A C’est sans doute parce que cette mine finit par s’altérer graduellement, qu’on fut obligé, pour éviter les réclamations des acheteurs, de placer sur la balance un surpoids (joTr/j) au sujet duquel le décret que nous venons de citer fournit quelques renseignements 5. Cette £o7 ïij passée dans l’usage finit par amener la formation d’une nouvelle mine du commerce, de 654 gr. 90, c’est-à;dire de la valeur de 150 drachmes Ce fut la (xva àyopaia; on a remarqué que son
poids est juste le double du poids de la livre romaine (327 gr. 45) 6.
Comment faire rentrer dans tous ces systèmes les monuments pondéraux de l’Attique qui nous sont parvenus, la plupart plus ou moins détériorés, et de date incertaine? Quelques exemples choisis parmi les mieux conservés suffiront à démontrer l’inextricable confusion où ils nous plongent. Deux doubles mines, au type de la tête de bœuf, avec l’inscription AIMNOYN, pèsent respectivement 1 559 grammes et 1 310 gr. 25, ce qui fournit deux mines d’environ 779 grammes et 665 grammes . D’autres doubles mines, au type de l’osselet, avec 1 inscription ITATHP, ont des poids qui s’échelonnent depuis 1 422 gr. 50 jusqu’à 883 gr. 02, ce qui donne des mines var ian t par échelons i n i n terrompus de 7 1 1 à 441 grammes 8 . Des tiers de mine au type de l’amphore (fig. 503/) se rattachent à des mines qui varient de 1 013 gr. 82 à 850 grammes et au-dessous 9. Les poids très nombreux au type de la tortue fournissent une mine qui varie de 1 058 gr. 64 à 750 grammes environ l0. Les poids au type du dauphin, non moins nombreux, donnent une mine assez fixe de 479 gr. 51 à 450 grammes environ 1 1 . Les poids au type du croissant se rattachent à une mine qui flotte entre 530 gr. 80 et 400 grammes ,2. Un poids du Musée britannique qui porte en légende p.vï ayocfaix), avec le type du dauphin, pèse 646 gr. 70 l3.
D’autres poids élèvent la même mine jusqu’à 741 grammes tandis qu’il en est qui paraissent l’abaisser à 632 gr. 64. Dans les autres parties du monde hellénique, on constate des usages locaux analogues à ceux de l’Attique, qui prouvent que les systèmes pondéraux des anciens étaient, en définitive, aussi diversifiés que les systèmes français avant la Révolution. Des poids au type du bouclier béotien fournissent une mine de 886 grammes u. Des poids de Chios au type du sphinx assis sur une amphore (fig.
5038) se rapportent à une mine que A. de Longpérier fixe à 562 grammes environ l5. Des poids de Cyzique au type du thon fournissent une mine un peu plus forte, de 596 grammes1'1. Un tiers de mine de Téos pesant 284 gr. 20 donne une mine de 852 gr. 60; mais un sixième de mine de la même ville pesant 156 gr. 80 se rapporte à une mine de 940 gr. 80 n. Des poids de l’ile de Naxos donnent une mine presque semblable iS.
Une mine d’Antiochus IV Épiphane au type de la Victoire (fig. 5039), avec la légende MNA BAIlAEfil ANTIOXOY 0EOY Eni<t>ANOYI, Pèse 519 grammes ,M. Une mine d’Antiochus X Eusèbe porte, au droit : BA-
Fig. 5038. — Poids de Chios d’une mine.
^ • Hill, Solon' s re for m and the attic standard , dans le Num . Chro- "'*( p. 284; cf. J. -P. Six, Num. Chronicle , 1895, p. 177; Kidgeivay,
) 1 I édition de l’'A0r,',a!iüv IIoliTïîa de Sandys, p. 40 ; Nissen, lïhein. Mus.
h P* 1. — 2 Le poids de 436 gr. 50 est déjà celui que Letronne (Op. cit.) reconaiSSa'*‘ a mine attique. Les monuments pondéraux donnent des poids effectifs urient depuis 479 gr. 51 jusqu’au-dessous de 300 grammes; Pernice, Op. V* ScH — 3 Boeckli, Corp. inscr. gr. n® 123; C. i. gr. ait. II, 476 ('di n*C*tum de mensuris et ponderibus ) ; Pernice, Op. cit. p. 57 ; B. Head,
Attica , introd. p. xv. — 4 Des monuments pondéraux donnent à cette mine
environ Hen
— f J grammes ; Pernice, Op. cit. p. 167. — ° Hullsch, Met roi. p. 135. Jl,ist> dans les Sitzungsber. d. Miinch. Akad. 1862, t. I, p. 68; Pernice, Op.
vu
cit. p. 54 et 83, n“ 2 (double mine du poids de 1301 gr. 55). — 1 Hullsch, Met roi. p. 142 ; M. Soutzo, Op. cit. p. 21 ; Pernice, Op. cit. p. 41 et 1G5. — 8 Pernice, p. 84.
— 9 Ibid. p. 85 à 90 ; la fig. 5037 d’après la pl. I, des Annali, 1865. — 1° Pernice, p. 100 à 117. — H Ibid. p. 117 sq. — 12 Ibid. p. 126 sq. — 13 Ibid. p. 164, n» 598.
— 14 Ibid. p. 116; M. Soutzo, Op. cit. p. 60. — n A. de Longpérier, dans les Annali d. Istituto, 1847, p. 333 ; Œuvres, 1. 11, p. 199 ; Le Bas, Voyage archéolog. pl. evi ; E. Babelon et Blauchet, Catal. des bronzes antiques de la Bibl. nat. p. 677, n" 2240; Et. Miction, Mém. de la Soc. des Antiq. de France , 1890, p. 2. — 16 A. de Longpérier, Œuvres , t. II, p. 204. — 17 Ibid. p. 218. — '8 Hullsch, Op. cit. p 5G1. — '9 Cabiuet de France, E. Babelon et Blauchet, Op. cit. p. 679, il0 2245.
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IIAEHI ANTIOXOY EYIEBOYI (J)IA0nAT0P02 et
le type de l'ancre ; au revers : ETOYZ Kl ATOPANO- MOYNTOI AIONYIIOY MNA(ran220desSéleucides = 92 av. J. -G.); ce poids pèse 614 gr. 40 *. Une mine d’Antioche de Syrie, avec ANTIOXÉIA MNA, pèse 498 grammes 2. Une autre mine de la même ville jfig. 5040), malheureusement mutilée, a, sur une face, un éléphant et la légende : AfOPANOMOYNT FIN ANTIOXOY KAI
nOnAIOY ANTIOXEON THI MHTPOTTOAEm KAI IEPA2 KAI AIYAOY KAI AYTONOMOY- Sur la face opposée, un autre éléphant et la légende : AfOPA-
NOMOYNTHN flOflAIOY KAI ANTIOXOY- ETOY2
EBAOMOY- AHM02IA MNA- Ce poids en plomb pèse
1069 grammes ; c’est donc une mine forte babylonienne U L’ère à laquelle se rapporte l’an 7 n’est pas déterminée.
Un TExaptov qui pèse 267 gr. 80 se rapporte à une mine syrienne de 1 071 gr. 20; il a été trouvé à Berytus
Fig. 5039. — Mine d'Antiochus IV Épiphane. (Beyrouth) et porte
pour type un dauphin autour d’un trident, avec l’inscription : LAIPMZ AIONY2IOY ATOPANO (’ExoG; AIP g.T|Vb; èêoôgou, A'.ovufftou àyopavogouvToç). Si Ion a affaire à l’ère des Séleucides, ce poids de l’an 161 serait de loi av. J.-C. 4. Il serait superflu de citer d’autres exemples pour
Fig. 5040. — Mine d'Antioche de Syrie.
montrer qu’il existait en Syrie, comme dans l’ancien empire chaldéo-assyricn, deux systèmes pondéraux,
l E. Michon, Z. c. p. il. — 2 M. Soutzo, L. c. p. 01. — 3 Au Cabinet de France; A. de Longpérier, Annali , 1847 ; Monumcnti , pi. xi.v, il = Œuvres, t. II, p. 211; E. Babelon et Blanchet, Op. cit. p. 080, n° 224G. — 4 Ibid, p. C83, h’ 2250. — - 5 sur ces différentes mines, voir les Metrol. Scriptor. de ilullsch, Index, s. v. M»S; Hullsch, Gr. und rôm. Métrologie, p. 072.
MIXERVA. l Meisterhans, Grumm. d. attisch. Inschr. p. 24. — 2 Le Bas- Foucart, Inscr. du Pélop. 352 d; Corp. inscr. gr. P. index. Forme corinthienne 'Aûavatîa {Corp. inscr. gr. P. 268), laconienne 'Ao-iysc (Aristopb. Lysist. 980, 1300; cf. Brugmann, Griech. Gram. p. 49'. — 3 Bruchmann, Epith. deor. p. II sq. ; Pape-Benseler, Wôrt. d. Eigennam, s. v. I ] '/>./. oc: ; Roscher, L exile, s. v. pau.as. — 4 Herod. II, 59; Plat. Tim. 21 E. Voir textes dans Jablouski, Pantli. Egypt. I, 3, p. 53-80; Mallet, Culte, de Neit à Sais , Paris, 1888, p. 42 et 239; Roscher, Lexik. art. nit, 4 p.42 (inscriptions). Wilkinson, au contraire, interprète le nom do
l’un double de l’autre, fournissant une mil peut évaluer à 1070 grammes et une mine d’environ 535 grammes.
Les métrologues de l’époque romaine coin core cinq mines différentes : 1» la mine de 1<; 0np 1 1/3 livre romaine ; c’est la mine attique pesant m ^ °U 2° la mine de 18 onces ou 11/2
, gf- 50;
livre romaine nesmt 491 gr. 20 ; on appelait cette mine „vï. 30’,.^ ? '
de 20 onces ou 1 2/3 livre romaine, pesant 545 o/JT 4° la mine d« 24 onces ou 2 livres romaines, l’ancienne [4v3 àyopata, pesant 654 gr 90; 5° la mine de 26 onces ou 2 1/6 livres romaines, pesant 709 gr. 50 :i. E H , MUYI5RVA. ’AQ-qva. I. Nom : formes et étymologie^ Dans les poèmes homériques prévalent les formes ’aq-v ’AÔTjvatïi, TlaXXàç ’AG-qv-q, IlaXXàç ’AO^vatr,. Les inscriptions attiques antérieures cà Euclide donnent ’Aô-^ata et ’A0r,vat7| (forme ionienne), qui se réduisent ensuite en ’A0Y]vaa et ’AG-qvrq, d’où la forme contracte ’AO^va1. En dorien et en éolien : ’AGocvdca'. (Alcée), ’AQivx (Pindare) ’AGavoda (arcadien, argien, corinthien), usitée dès le iv° siècle et dominante à dater du milieu du ive siècle2 IlxXXâç est une épithète poétique très ancienne, qui accompagne dans Homère et dans Hésiode le nom d’Athéna3. Ce n’est que chez les lyriques (Pindare) qu’elle apparaît isolément, comme le nom propre de la divinité.
Comme presque tous les noms des grandes divinités helléniques, celui d’Athéna reste énigmatique. Aucune interprétation vraiment satisfaisante n’a encore été trouvée. Celles des anciens sont, comme toujours, les moins plausibles : Hérodote4 a le premier identifié Athéna avec Neith ou Nit, la déesse égyptienne de Sais; les auteurs postérieurs ont justifié cette identification par toutes sortes de légendes, telles que l’origine égyptienne de Cécrops. De même l’assimilation d’Athéna avec l’Anaïtis ou Anâhita persane dérive d’un passage assez peu explicite de Plutarque 5. Les étymologies sanscrites tirées du mot énigmatique Ahanâ, peut-être épithète védique de l’aurore6, ou de vadh , frapper1, sont fantaisistes. Peutêtre celles qui dérivent Athéna de dhanus , convexité8, ou de adh, colline 9 sont-elles plus spécieuses? Les étymologies grecques ne valent guère mieux : citons ’AOvjvr, = ’AvO-qv-q de avOoç (Athènes = Florence ?) 10 ; ’AÔ7jV7| = TiOvjvv), la mère nourricière (de 0iw, GyiXûç)11- Il semble, en tout cas, que le nom de la déesse et celui de la ville soient étroitement liés ; l’un dérive de l’autre12; mais la question de priorité entre les deux n est pas tranchée. Une hypothèse séduisante h première vue lait d’ ’A0Tjvata une épithète dérivée du nom de la ville : Athéna serait alors Y Athénienne1* . Mais la forme simple A°0V/1 paraissant être la plus ancienne, les rôles doivent p u 0
être intervertis: c’est Athéna qui a donné son nom
ville d’Athènes, où son culte n’est pas d’ailleurs e p u ancien : la forme ’AO-ijvca peut être soit un pim ie , soi
, , u 1 1* , il n 260 ‘ cf. Mallet, O. I»
Neit (NH0) comme un anagramme d’Athéna {Herod. iv. , I • g ^ Muller,
p. 237). — B Artax. 3; cf. Hoffmann, Act. pers. Martyr, p. • 343]
Essays, II, 101 ; V. Henry, Minerve dans V Inde [. Mmerva (roui , , ^ ^ véda. constate que ce mot, encore inexpliqué, n est employé qu 1 intensif, comme
- 7 Roscher, Nektar u. Ambrosia, p. 105. - » p. H.
dans à-Stksi; (Crasbergcr, Griech. Ortsnam. p. )■ j ^ ^n^crmann, Curtius rapproche ’AO^vac des noms cariens E>WiJvai et Eût«v>|. ° 251.
Stud. IX, p. 252. — 40 Loheck, Rhem. 300; G. Cm-lius, »ju -• jj ^ Angern)ann
— n Rückert, Dienst d. Athéna, 7 ; Gerhardt, ^ ’ dérivés du même
(Jahrb. f. Philol. 1887, p. 0) croit que les deux Xâcs'.igjficrait . ,a ville des thème adh, se sont constitués îndépendammen , ^ Gesch.d. AlterthA
collines , et Athéna la déesse des hauts lieux.
II, p. 115.
MIN
MIN
... , C’est seulement plus tard que le nom propre de |oC:'" 1 l.jrait été identifié, sous forme d’épithète, avec
i.. déesse aman
. . de sa ville préférée.
' ,lllt Pallas, on en reste aux étymologies anciennes: ^""dpucMto, brandir, désignerait la déesse qui bran-
dit la lance ", un i>refè‘re au-
jour
d’hui
la
dérivation de j^ne
fille, rapprochée de l’épithète wapfiévoç.
11. Caractère PRIMITIF . légende de i a naissance. — La figure d’Athénaest assez complexe.
Dans ses traits
Fig. 5041. — Naissance d'Athéna.
généraux.
elle
dans Pindare11, dans Apollodore12. Les hymnes homériques ne connaissent pas de mère à Athéna. Ils la iont naître tout armée de la tète de Zeus, sans l’intervention d’un tiers ; à peine née, la jeune déesse pousse un cri dont les échos ébranlent le ciel et la terre. La Théogonie
ne fait pas allusion à l’inter ve n t i o n d’un secours pour la délivrance de Zeus, mais elle attribue comme mère à Athéna la déesseMélis13, que Zeus aurait avalée , alors qu’elle était encore grosse d’A théna, afin de
parait issue du fonds commun de la mythologie hellénique. Mais, par son contact avec les religions locales, sa figure s’est enrichie de détails qui lui ont donné un aspect composite. Nous essayerons de suivre, dans la mesure du possible, l’évolution historique de la personnalité et du culte d’Athéna.
Dans la hiérarchie des dieux homériques, Athéna vient iromédialement après Zeus , avant Apollon. Elle est la fille favorite de Zeus, qui l’a enfantée lui-même 3 ; elle est pour son père comme un autre lui-même. Ainsi que Zeus, elle manie l’égide, le terrible bouclier armé du Gorgoneion [aegis] et qui résiste à la foudre elle-même 4. Dans l’épopée, la déesse joue le rôle de protectrice de ses guerriers favoris, Diomède, Ulysse, Achille, Agamemnon. Elle fait jaillir du feu de la tête et des épaules de Diomède s, entoure Achille de flammes 6, fait retentir le tonnerre en l’honocur d’Agamemnon 7 ; elle-même se cache dans un nuage de feu 8. Elle a le regard clair, yXauxûiuç ; elle ost TpiTûyÉvs'.a, née près du fleuve Triton. Ces traits sont complétés par les récits ultérieurs de la naissance d Athéna dans les hymnes homériques9, dans Hésiode 10,
1 Goberger, Griecli. Ortsnam. p. 147 ; cf. le nom 'AOîjvat, ville de la mer °*re> dans Arrien. Peripl. 6. — 2 Plat. Cratyl. p. 406 D; Apollon. Soph. ^ ^ //owj. p. 1 2G, 29 ; Etym. Magn . 649, 53 sq. ; Pliot. Lex. s. v. TlaV/.à;; Euslalh. p. 1742. Keller (Lat. Volksetym. p. 228) propose une autre étymologie 'e ion ne ; pallat , sauver, rapprochée du rôle des Palladia; cf. Amer. Journ. P>d: X111> 1892, p. 233. — 3 H. V, 875, 880. — 4 11.. II, 440 ; V, 738 ; XXI, 400.
" 11 ■ v’7- —6 II. XVIII, 203. — 7 XI. 45. — 8 IV, 74; V, 745; VIII, 389. 9(1(1 ,l0m • *n Apoll. Pijth. 129 sq. ; Hymn. 28. — 10 Hesiod. Theog. 880-
a lflterpolalion), 924-926 ; cf. Stesich,fr. 02, et extrait d'une Théogonie de Chrysippe ,Pj J.alen- De Uippocr. et Plat. dogm. III, 8. — U Pind. Ol. VII, 35. - 12 Apollod.
C’ - 1 h Apoll. Rhod. Argon. IV, 1310 sq. et Schol. — 13 D’après Mousaios (Scliol. (loi! '" * • '• ®i Xinkel) et Philodemos (iteçi e0teô. 59) ce fut Palamaou qui ,J Zeus; la légende laconienne faisait intervenir Hermès, d’autres Prométhée
Fig. 5042. — Naissance d’Athéna.
prévenir la naissance d’un fils qui le détrônerait. Toutefois, ce dernier passage, interpolé, parait n être qu une adaptation apocryphe du mythe de Kronos 14 avalant ses enfants.
La figure 5041, empruntée à un vase de Vulci représente ’AOevxta sortant tout armée de la tète de Zeus, assis sur un trône, en face d’Ilithye ( ’HéXeftua), derrière qui se
tiennent Héraclès et Arès (ces deux derniers très restaurés) ; derrière Zeus , Apollon joue de la cithare, suivi de Poséidon et d’Héra ; h gauche Héphaistos s’enfuit effrayé. Sur cette figure, comme sur d’autres analogues et plus anciennes 16, la déesse sort du crâne de son père. L’art classique, trouvant cette représentation peu esthétique, parce qu’elle obligeait l’artiste à donner à la déesse des dimensions trop exiguës, préféra reproduire la scène au moment suivant, quand Athéna a mis pied à terre et marche à la victoire. Tel était, sans doute, le parti adopté par Phidias pour la composition du fronton Est du Parthénon. La figure 5042 reproduit un bas-relief du iv° siècle av. J.-C., connu sous le nom de Putéal de Madrid 17 ; on y reconnaît une imitation de l’œuvre de Phidias : derrière Zeus, Héphaistos (ou Prométhée) se
(Eurip. Ion. 452) et surtout Héphaistos [vulcxsus]; Pind. Ol. VII, 35. 88S-9.
— 14 Meyer, De compos. Theog. Hesiod. Bcrl. 1887, p. SS. Variantes postérieures de la légende : Athéna, Pille de Poséidon cl du lac Tritonis en Libye (Herod. IV, 180) ; fille du géant Pallas et de la nymphe arcadienne Koryphé (Cic. De nat. deor. III, 59 ; Lycopbr. 355); fille d’Hépliaistos (Clem. Alex. Protr. Il, 28), sans doute pour expliquer l'épithète Athéna Hephaistia. Sur les mythes et monuments figurés relatifs à la naissance d'Athéna : Rob. Schneider, Die Geburt der Athéna, Vienne, 1880, et S. Reinach, Dec. et. gr. XIV, 1901, p. 130.
— 15 Monuni. 111, pl. xliv (Reinacli, Rêpert. des vases, 1, p. 115-116). — 16 Voir Gerhard, A userles. Vas. I, 1-6; de Witte et Lenormant, Élite céramogr. I, 54-66; S. Reinach, O. I. II, p. 20-21. — 17 Schneider, O. I. pl. i, 1; Baumeister, Denkmâler, 1, fig. 172 ; Amelung, Basis d. Praxiteles, p. 13; cf. Winckelmann, Mon. ined. II.
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retire avec sa double hache ; Athéna, couronnée par Nike, s’éloigne d’une allure rapide; sa main droite tenait sans doute la lance. A droite, le groupe des Trois Parques.
De ces traits, combinés avec les légendes locales des luttes d’Athéna contre les Géants et la Gorgone [cigantes, gorgona], quelques mythologues, Lauer ', Schwartz 2, Roscher 3, ont voulu déduire le caractère primitivement naturiste de la déesse : Athéna aurait été d’abord une déesse de l’orage, des nuages, du tonnerre et de l’éclair qui jaillit au faite du ciel4. Welcker s, Preller6 l’interprètent comme la souveraine de l’éther tantôt clair et serein, tantôt tumultueux, de qui relèvent le soleil, la lune, les eaux, la fécondité de la terre, aussi symbole de la sérénité intellectuelle et morale, de la pensée, du travail. Mais toutes ces interprétations ont un caractère plus spéculatif et théorique que réel : ni dans la légende ni dans le culte Athéna ne préside directement aux phénomènes atmosphériques. Si l’Athéna hellénique, comme la Valkyrie germanique, a pour berceau le nuage orageux d’où jaillit l’éclair, cette conception s’est assez vite obscurcie dans l’imagination des Hellènes. Aucune des épithètes de la déesse n’a perpétué le souvenir précis des antécédents qu’on lui attribue. On ne saurait donc, sans forcer les données de la légende, comme l’a fait Roscher 7, parler des attributions effectives d’Athéna comme déesse de l’orage et de l’éclair, mais seulement constater que les détails de sa naissance ne s’expliquent qu’en référence aux phénomènes dont on lui confère arbitrairement la direction ou la personnification. En réalité, ces phénomènes sont pour elle un cadre accessoire dont l’a entourée l’imagination poétique, plutôt que son entité personnelle ou la manifestation propre de son activité. Toute cette météorologie a pour point de départ l’adoration très ancienne et quasi fétichiste des Palladio, pierres censées tombées du ciel et où l’on croyait renfermé le pouvoir protecteur qui rendait les villes inviolables. A ces talismans fournis par la nature, se substituèrent, sous le même nom de Palladia , des Sjôavx anthropomorphiques, personnifications de la ville armée et sauvegardes de sa puissance militaire. •
Le caractère sacré de ces bétyles leur venait de l’ori-
l Lauer, Syst. d. griech. Myth. p. 320. sq. — 2 Urspr. d. Myth. I8G0, p. 83 sq.; cf. Benfey, Nachr. d. Gesell. d. Wissensch. Gôtting. 1868, et Myriantheus. Augsburg, allg. Zeit. 18T5, p. 2270. — 3 Gorg. 1879, p. 30 sq. ; Nektar u. Ambrosia, 1883, p. 93; Lexik. d. Myth. I, p. 675. - 4 V. Henry (Z. I. t. I, 1902, p. 314 sq.) retrouve le prototype indo-européen de cette Athéna météorologique dans la déesse védique Vâk, la voix, le bruit du tonnerre « qui se répand à travers les mondes », et qui « enfante son père sur sa tête » ; cf. Rig- Véda, X, 125 ; A tharva- Véda, IV, 30. — » Gr. Gôtterlehre, 1857, I, p. 303. — 6 Gr. Myth. p. 186. Voir la discussion de Lang, Mythes, cultes et relig. (trad. Marillier), p. 546 sq. — 7 Lorsqu'il interprète par exemple [Lexik. s. v. Athéna , p. 678) comme une déesse du tonnerre l'Athéna Salpinx d’Argos, sous prétexte qu’Homère compare au tonnerre le son de la trompette (II. XXI, 388) et aussi Athéna Khaliuitis, qui apprend à Bellérophon à brider Pégase, sous prétexte que Pégase est le symbole du tonnerre. — 8 C'est à tort que Dümmler (Pauly, Realencycl. s. c. Athéna) classe dans cette catégorie la pierre d'Acarnanie avec l’inscription 'A0«v5; Acô;, et la pierre de Mantinée Aiï; »£f».uvô.Le génitif indique bien que ce sont, non des bétyles, mais des bornes d’enclos sacrés (Foueart, Inscr. du Pélop. 352 a; Bohl, lnscr. gr. ant. 101). Lorsque la pierre est considérée comme l'image de la divinité, le nom de celle-ci est au nominatif; cf. ’AOocvai» sur une pierre pyramidale de Mantinée (Foucart, Inscr. du Pélop. 352 d) et ■'Aptsptî (Fougères, Mantinée, p. 539; cf. Paus. VIII, 35, 6 et 48, 6). — 9 C’est une question fort obscure que celle de la priorité de la conception d’une source Trito, placée dans le ciel, par rapport à celle d un fleuve terrestre, du nom de Triton, comme on en trouve plusieurs dans les légendes locales de la naissance d’Athéna. Nous inclinons à croire à la priorité historique d’un Triton terrestre, celui près duquel se trouvait le sanctuaire primitif de l’Athéna Itonia de Thessalie (voir plus loin); le nom de Triton suivit dans son expansion le culte de la déesse, en Béotie (Paus. V l 11 , 2G, 6-7), en Arcadie à Phénéos (Ibid. VIII, 14, 4), en Libye (Herod, IV, 180), où le culte d’Athéna associée à Poséidon ne peut provenir que d’une assimilation de divinités indigènes avec le couple hellénique,
gine céleste qu’on leur attribuait à tous [,ÎAEty qu’elle n’était réelle que pour quelques-uns On 1 ill°'’S sidérait comme des débris de foudre, tombés h"' violemment déchiré par l’éclair, au milieu des êZ T tonnerre. Les premiers Palladia anthropomornhin bénéficièrent du même honneur ; on vit on !°S images d une vierge sortie tout armée du faîte du i entr’ouvert, brandissant un bouclier étincelant et D0,î! sant un cri de guerre. La conception anthropomorphicmë du ciel lui-même donna naissance au mythe d’Ath sortie de la tête de Zeus, près de la source Trito (de TiTfcuo, percer), c’est-à-dire du nuage entr’ouvert d’où s’échappe la pluie d’orage 9. L’égide (de àW, briller! ■« est le symbole de l’éclair, dont on fit une peau de chèvre (aVç) décorée du Gorgoneion. De là les épithètes primitives d’Athéna, ôfipptpoTTâxpr), yXauxwTtiç (au regard étincelant), yopywTrtç (au regard de Gorgone)11, o'uSIp^;12, etc.
III. Attributions : 1 0 Attributions po/iades. — Beaucoup plus consistant et plus fondamental que le prétendu rôle météorologique, dont Welcker et Roscher ont voulu faire dériver tous les autres caractères de la déesse apparaît son rôle de divinité poliade, protectrice des acropoles et gardienne des villes. Là les réalités du culte le plus ancien s’accordent avec les données de la légende. Elle est bien la conception originale et primitive de la déesse, celle qui a donné naissance à toutes les autres et dont l’extension en sens divers explique le mieux les différents aspects de cette figure.
Athéna, gardienne des villes, habite des temples généralement situés sur les parties les plus fortes, au point de vue défensif, du territoire, soit sur l’acropole et dans la citadelle de la ville, soit sur une hauteur ayant une importance stratégique. La plus ancienne mention d’un culte de ce genre se trouve dans Y Iliade. La protectrice de Troie habite sur l’acropole un temple fermé, desservi par une prêtresse. Sur l'invitation d’Hector, les matrones de Troie vont déposer sur ses genoux un péplos et lui promettre un sacrifice de douze génisses si elle met Diomède hors d’état de nuire 13. Cette description, probablement inspirée des détails du culte athénien, semble avoir été introduite dans le poème au moment de la
assimila lion peut-être opérée par les colons grecs.ilc la Cyrénaïque. Quand le celle d’Athéna fut devenu panhellénique, le fleuve qui l'avait vue naître fut transporté dans la région céleste d’où provenaient les Palladia primitifs et converti en source. Bergk (Kl. Schriften, II, 641) considère la source Trito et la hesio ique
comme une source (ou une rivière) et une cime idéales où l'imagination localisai e séjour des dieux. La glose antique rapportée par Hésychius (tjî™ - «««M) « évidemment dérivée de la légende. — 10 Dans Homère, 1 égide de eus t est un bouclier d’or qui brille, œuvre d’Hépbaistos (Stengel. Jahrb. /• P ■ 1882, p. 518, et 1885, p. 80). La transformation de ce bouclier en .
de peau de chèvre, telle que les plus anciennes représentations 4
figurent, est peut-être le produit d’un jeu de mot sur le thème *tE’ a celui qui se fit aussi sur le thème à propos de pi lc ' I “
Les hypothèses de M. Mayer (Roscher, Lexik. II. p. *524) su™ paiDuinn ^ (Pauly, p. 1990) sont très aventureuses. D apres eux, le mo y . attribue d’ordinaire une origine sémitique, se rattacherait au cr ois d
peau de chèvre [bastvua, p. 645]. On se serait figuré que les béty « tombaie^ . ciel enveloppés dans une peau de chèvre, symbole des “ui*»es ° Qn de l’assimilation des nuages à une toison peut être admise, c es a i rli„0fiiWMî
à une peau de brebis qu’on a dû penser tout d aboul (cf. Zeu, î ^ ^ au
et les infulae de Yomphalos delphique). On pourrait ega enien ^
lieu de dériver d’une confusion verbale sur les thèmes prum ' jm0I,djauiel les concepts de chèvre et de chouette sont au contraire dose e hallteurs. dont
réalistes du culte de Zeus et d’Athéna. Ces deuxdivim 1 » ia , anfractuosités sob!
les escarpements ne sont accessibles qu’aux chèvres, e on gt Michaelis,
hantées par les hiboux (à Athènes, 1 acropole s appelle ’ ’ . fou()rc, d’où
Arx Ath. p. 42 et 65). Ces sommets sont de préférence rapp . ux< U Corp. le mélange entre les concepts animaliers et les concep QG9--80, 286-
inscr. gr, 6280 b. - 12 Paus. Il, 24, S. - '3 H. H
MIN
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recension
ordonnée par Pisistrate h' Iliade ne men-
)|u, j,ag le véritable Palladion troyen, qui représentait
I "jéesse en armes et debout : la légende du Palladion, ' ie se rapportant à un culte certainement très j(1|1) n’apparaît que dans les Homérides, d’abord dans \liiou Persis d’Arktinos 2. La statue était un présent de /eus à Dardanos ; elle passait pour être tombée du ciel 3;
I el|e était enfermée dans l’adyton du temple, tandis qu’une réplique était exposée dans une partie ouverte au public : ce serait cette réplique que les guerriers grecs auraient enlevée, tandis que le Palladion authentique aurait été emporté par Énée en Italie \ Les bagues et intailles de Crète et de Mycènes attestent la très haute antiquité du culte des Palladia 5. Ce n’est pas ici le lieu de rechercher dans quelle mesure ce culte primitif est indépendant de celui d’Athéna proprement dite. Dans Y Iliade, l’identilication est déjà faite; elle est localisée à Troie, dont le Palladion parait avoir été entouré d’une vénération superstitieuse. Plusieurs Palladia des villes grecques qui se donnaient comme originaires de l’Acropole de Troie, étaient aussi des représentations d’Athéna, tels l’Athéna JijuSépxï^ d’Argos G, le Palladion du Phalère 7, très probablement plus anciens que le Palladion troyen, avec qui on cherchait à les identifier par des artifices delégende afin derehausser leur prestige. On attribuait aussi une origine céleste au vieux xoanon de l’Athéna Polias d’Athènes *, probablement la statue assise et sans armes 9 qui inspira la description de l’Athéna troyenne dans Y Iliade.
Athéna, gardienne des acropoles, est appelée lpu<ji'7roXtç 10 ànsY Iliade ; elle est la 7roXtxç, 7toXtxTiç, 7roXtouy o; à Athènes11 (le sens primitif de 7rôXiç ou ttxo'Xiç étant celui d'acropole'-), à Larissa 4 3, Argos 14, Chios 13, Erythrae lli,Priène 1T, Lindos de Rhodes (de là àGéla et Agrigente18), àTrézène19, Tégée20, Sparte 2l, Mégalopolis 22, Amorgos 23, Cos 24, etc. Comme protectrice des remparts, elle présidait à la conservation des tours (l7rt7typyïTi;) à Abdère 2S, des portes et des clefs (71-jXaïxtç et xXetooay oç) à Athènes 26. Installée en Béotie sur le mont Tilphossion, elle personnifie la force défensive de cette hauteur ; elle s’y identifie avec la divinité locale Alalcoménia, « celle qui repousse27 », sous le nom d Athéna ’AXaXxogevYjt; 28 ; en Arcadie, elle s’identifie avec ladéesse indigène de l’asile, Aléa, et devient Athéna ’AXéot,
« la tutélaire », à Manlinée29, Tégée30, delà à Sparte31.
Déesse des acropoles, Athéna est aussi, par une transition naturelle, déesse des autres rochers, hauts lieux et promontoires, qui, s’ils ne sont pas tous fortifiés, servent souvent de guettes pour la surveillance du territoire. Elle a un sanctuaire au sommet du Pentélique32 ; elle s’appelle ’A/.pta à Argos33, K p xv a t'a à Ëlatée34, Souvta;38 sur le cap Sounion, Kopu^axt'a au promontoire Koryphasion, HxXpuovt-a 36 sur le cap Salmonion de Crète, ’ApxxuvOtxç sur l’Arakynthos de Béotie37, BoptSuXeta sur le mont Bombylion en Béotie 38, Zxtsxç sur les falaises de Salamine 39, llaXX-qvt'ç sur la hauteur qui domine la route d’Athènes à Marathon40, At'Ôuta (la Mouette) sur un rocher de la côte de Mégare44. Peut-être aussi l’épithète "Oyyx ou "Oyxx rentre-t-elle dans le même ordre d’idées (de oy/.o? ?), ainsi que celle d ’Axptxta, à Krisa42.
2° Attributions guerrières. -- La déesse des acropoles revêt forcément un aspect guerrier. Athéna Polias s’identifie de bonne heure avec la divinité figurée par les Palladia armés; Athéna est, essentiellement, la déesse de la guerre, coiffée du casque, vêtue de l’égide, couverte du bouclier et pointant de la lance. Les épithètes les plus nombreuses se rapportent à son rôle guerrier. Il serait superflu d’énumérer toutes celles que les poètes ont inventées et que les textes épigraphiques nous ont conservées43. Comme npop-xyo;, elle est celle qui combat au premier rang, à Athènes, en Thessalie et ailleurs 44 ; comme Ntxv), celle qui donne la victoire, à /Athènes, à Mégare45; comme "Apsta, la compagne d’Arès46, à Athènes et à Platées ; même comme £iprtvocpôpoç 47, elle reste guerrière, puisque c’est elle qui met fin aux combats. Dans Homère, elle est l’indomptable (àxpuxoovri48) ; elle est la vigoureuse (xOevix;49). Elle préside, en qualité de Çwcrx7]pi'a, à l’équipement guerrier50, aux engins de guerre comme ptayavfxtç ou [j.a^avt’ç 34 , au dressage et au harnachement du cheval comme oxpxcri7t7roç 52 et yaXivïxu;53, à l’élevage du cheval de guerre comme butta S4, attribution qu’elle partage avec Poséidon Hippios. C’est elle qui avait appris aux Cyrénéens et aux Barcéens à élever et à atteler les chevaux65, et qui avait donné à Érechthée le premier char de guerre s6. Elle-même, dans Y Iliade, monte sur le char de ses guerriers favoris, et plusieurs monuments la
Sur le type de l'Atliéna assise, voir plus bas. — 2 Dion. Haï. Anl. ">»'■ I, 69 (Kinkel, Ep. gr. fr. p. 50, t). — 3 Apollod. 3, 143; Scliol.
"*'J 11 ‘ v' Dictys Crel. ap. Seplim. V, 5. — 4- Roscher, Lexik. s.
!.' P“lkdio»- Voir plus bas. - 6 Chavannes, De Palladii raptu. — 6 paus. J1’ CorP- inscr. gr. P. 1074. — 7 Paus. I, 28, 0-8. — 8 Paus. 1. !! V oir plus loin (Pernice, Jahrb. d. Jnstii. 1895, p. 105). — 10 //. VI, (Jl ~ " Paus- h 27> 1; Corp. inscr. ait. I, 188; II, 112, 593, et les j, y r ™ls 11:1,18 1 Appendix epigrapliica de Iabn et Michaelis, Arx Athenarum, an„!| 1 A Atbènesi 'a déesse s'installe sur l'acropole occupée par Cécrops et >opia (St. Byz. s. a.). Il semble plausible de reconnaître en Cécrops uu
. "catlon primitive et masculine de la hauteur (*E-xofo*-s = xoçoîtaTo;, de
®He il " K Un re^ou4j'en]eid, comme dans xExpûfoùo;). Athéna est donnée comme
àlaio. ' ^4C' deor. 111, 59; Lycophr. 355) et Cécrops est assimilé à
Rumen °vi-r l'(anaos (F’ans. I, 2, 6; Apollod. III, 14; Aristopb. Au. 123; Acschyl. localités 0 • ,C ITlêmc’ 1 Érecblheus atlique équivaudrait au Triton des autres 6'cau e ^écl|irer, = ■trrpàw.), c'est-à-dire à une personnification du cours
- u'c", absorbéePar Poséidon. — 12 Tliucyd. Il, 15; V, 18, 57; Paus. I, 26, 7. Herod. 1° tro' DiaL Insckr- '* 343' “ 14 (Callim. V, 53). - 16 noTi.oïpî,
fiimi p' | !■' PaUS' V’ 3’ 9' — 47 CorP ■ inscr- Qr- 2904. — 18 Boeckh, Explic elle temnln ~ 19 PaUB' 3°’ 6' - 20 (PauS- VIH, 47> 15)- Sur
(Rôhl /», ,.V°il ^us^°*n- 21 Elle est aussi ^aXxcotxoç (Paus. III, 17, 2) et ’Ao-otuo^o;
^ittenber ^ 94b — 22 Paus- VIH, 31, 9. — 23 Corp. inscr. gr. 2263 c;
■-ASLÿ T’ SylL éd-)> 4'2. —21 Dittenberger, 616, 619. — 23 Hesych. s. v.
(Arist Irl", C nSSiandr ■ 35C> ct Tzelzès, Ad l. ; Scliol. Aescbyl. Sept. 1 71 ; KXEiSoffZo5. t'notiinr * ” 4 1 k2) . 27 Ce nom est une épithèle is.-ent. s, 0eoç), comme ’AOijvala.
Ie "om di. Pn Seia‘l dont le locatif (non le pluriel) ’Akakeoatvai a donné
'■‘liage. - 28 U. IV, 8; Slrab. IX, 2, 36; St. Byz. a. u. ’AkakxoptvEov ; cf.
Fougères, Mantinêe, p. 271 sq. — 29 paus. VIII, 9, 6. Inscriptions dans Fougères, Mantinée, p. 526. — 30 Voir plus loiu. — 31 Voir plus bas. — 32 Voir plus bas. — 33 Hesych. s. v. — 3V Voir plus bas. —35 paus. I, 1, t. — 36 Corp. inscr. gr. 25 55. — 37 St. Byz. s. v. — 38 Lycophr. Cass. 786; Tzetz. — 39 Herod. VI II , 94; Plut. Sol. 9; Lolling, Ath. ilitth. 1, p. 131; cf. Robert, Hermès , 1885, p. 349. ■ — l11 Herod. I, 62; Eurip. Heracl. 849, 1031; Amelesagor. ap. Antig. Karyst. 12: Corp. inscr. att. I, 222, 224, 273. — 41 paus. I, 5, 3 ; 41, 6 ; Lycophr. 359 ; cf. Maas. De Lenaeo. p. 14. +2 \ oir plus loiu. Ax'.'.n 7, de ■ ocris (Gruppe, Gr.
Myth. p. 182). — 43 Voir les Index des Corpus ct Bruchmann, Epitheta deorum.
44 Corp.inscr.gr. 1068 ou nÇoj/àZo?!.a (Paus. 11, 34,8); cf. Athéna Anchemachos à Agrigente (Rôm. Mitth. X, 1895, p. 236-239).— 45 paus. 1,42, 4 ; Eurip. Ion. 1529. Voir vicToniA. — 46 paus. I, 28, 5; IX, 4, l ; Plut. Arist. 20 ; Corp. inscr. gr. 3137 ; Cornut. Nat. Deor. 20. —47 Corp. inscr. gr. 6833. — ’>8 II. II, 1.57, etc. — 49 paus!
II, 30, 6. — B0 A Thèbes (Paus. IX, 17,3; Hesych. W<mij«). — Bi A Cos (Dittenber-
ger, Sijll. 617) et à Mégalopolis (Paus. VIII, 36, 5). Pausanias interprète l'épithète au sens abstrait : celle qui préside à toutes les inventions humaines. M. Bérard (Orig. des cultes arcad. p. 151) allègue une origine sémitique : Mokkanat, deèsse du camp [cf. Aphrodite Machanitis (Paus. VIII, 31, 6), Zeus Méchaueus (Paus. II, 22, 2; Corp. inscr. gr. sept. 548)]. Une légende attribuait à Athéna la coustruction du cheval de Troie ( Od . VIII, 493 ; 11. XV, 7, 1 ; cf. peintures de vases : Annali, 1880, pl. k; Gerhard, Anti/c. Vas. III, 229). — 82 Schol. Arist. iVuê. .967. — 53 a Corinthe (Paus. II, 4, 1, 5; Pind. Ol. XIII, 15). Elle apprend à Bellérophon à brider Pégase. - 54 A Colone (Paus. I, 30, 4; Pind. Ol. XIII, 79; Soph. Oed. col. 1071), à Acharnes (Paus. 1, 31, 0), à Manthyrée d’Arcadie (Paus. VIII, 47, 1), à Olympie (Paus. V, 15, 6). - 55 Soph. El. 727; Mnaseas, Libye, fr. 40 (Hesych. s. «.); St. Byz. s. v. — 56 Schol. Arist. Panath. III, 62; cf. Humn hom
III, 12 sq. ‘
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figurent dans cette attitude. En Arcadie, on lui attribuait même l'invention du quadrige1.
De là, par une attribution connexe, on lui prête l'invention de la charrue et de l’attelage du bœuf, en qualité de Poatpjjua, jüoéosta2, Ta’jpoTtoÀoç 3, àypùpa (agriculteur)4.
Comme ffiXiriyü, à Argos, elle est la déesse de la trompette guerrière \ On lui attribue aussi, à Athènes, l’invention de la danse en armes ou pyrrique, qu’elle aurait été la première à danser pour célébrer sa victoire sur les Géants ou qu’elle aurait apprise des Dioscures6.
Elle est aussi, par extension, la déesse de la guerre navale : on lui doit l’invention du navire de guerre ; elle a enseigné à Danaos ou à Argos la construction et l’équipement de la première pentéconlore aux Phéaciens la construction de leurs navires rapides 8. Comme la déesse Harmonia, elle préside à l'assemblage des pièces du navire; elle chérit Harmonidès, constructeur de la Hotte troyenne. Les navires emportent leur Palladion9. En qualité d' ’AvsjAWTt;, à Mothone10, elle octroie lèvent favorable à la navigation ; à Lindos, de Rhodes, son culte est un culte de marins. A Athènes, la procession du navire sacré et des régates font partie du programme des Panathénées.
3° Attributions industrielles et commerciales. — La fabrication des armures et des armes offensives ressortit naturellement à la déesse de la guerre. De là ses rapports étroits, à Athènes, avec Iléphaistos, le dieu des forgerons, et aussi avec Prométhée11, rapports qui s’expliquent très simplement sans qu’il soit nécessaire de faire intervenir la prétendue identité de leur nature ignée. Athéna préside aux arts mécaniques, comme patronne des armuriers, puis par extension de tous les artisans du bronze et des autres métaux, si bien que ces attributions finissent par se confondre avec celles qu’elle a d’autre part, en qualité de Poliade, comme protectrice des arts de la paix (voir plus bas) et de l'industrie en général, — de même que le patronage du cheval de guerre finit par lui conférer le département de l’agriculture,’ — comme la sauvegarde de la marine militaire l’entraina à la protection des marines de commerce, de la navigation et du commerce en général, — comme, enfin, la surveillance des citadelles et la garde de la cité primitive devait, par un processus en quelque sorte fatal, étendre sa compétence au gouvernement de la cité tout entière, aux institutions civiles
i Cic. De nat. deor. I IF, 23. — 2 Tzetz. Lycophr. 520; St. Byz. s. v. Boû^Eta ; Serv. Ad Aen. IV, 402; Eust. Ad II. XVI, 571. — 3 Schol. Arist. Lysist. 44-8 ; Suid. s. v. — 4 Hesych. s. v. Le charron, qui fabrique la charrue, est appelé serviteur d'Athéna : ’AOtivaîiiç (Hesiod. Op. d . 430). L’invention du char par
Athéna dérive de la légende d’Erichthonios (Eratost. Catast. 13, p. 98; Germanie 57 ; Avien. 409; Varr. ap. Philarg. Geor. III, 113; Serv. Ad Geor. I, 205; Virg. Geor. III, 113; Aristid. 1,19, 22, 170 et Schol. III, 62. Monuments: Welcker, Anli/c. Denkm. I, 144- sq.). L’invention de la charrue se rattache à la légende de Bouzygès (Aristid. I, p. 20; Liban. Progxjm. Parad. IV, p. 952; Serv. Ad Aen. IV, 402).
— 5 Paus. 11,21, 3. — 6 Schol. Pind. Pyth. II, 127 ; Dcn. liai. VII, 72; Plat. Leg. 796 B :1a danse en armes faisait partie du programme des Panathénées. — 7 Apollod. I, 9, 16 ; II, 1, 4; Mann. Par. Ep. 9. Voir argonautae, fig. 504. — 8 Od. VII, 108.
— 9 11. V, 60; XV, 410; Max. Tyr. Diss. XXXVII; Amm. Marc. XXII, 8 ; Val. Flacc.
I, 93; II, 287; Claud. Bel. rhet. 15 ; Tertull. Spect. 8; Phaedr. IV, 6, 9; Aristid. Oral, in Min. 1, 23, 26; Schol. Aristoph. Acharn. 546. — 10 paus. IV, 35, 5; Aristid. p. 19; Lycophr. 359 et Schol. — H Od. VI, 233; Soph. Oed. Col. 55 et Schol. ; Plat. Leg. XI, p. 9zl et Critias, 109 c; cf. Solon, fr. XII, 49 ; IL. VI, 232; Paus. I, 14, 5. Il y avait une Athéna Héphaisteia à Athènes (Hesych. s. v. et Corp. inscr.
att. Il, 114) etune Athéna Telchinia à Teumessos en Béotie (Paus. IX, 19, 1), que l'on interprète comme une déesse de l'enchantement, équivalent de l'AO, paer/avia, mais qui, originairement, devait être une déesse des forgerons introduite en Béotie par l'intermédiaire de Chalcis. — 12 Façyàva sur une dédicace de Delphes (Perdrizet, Mêl. Perrot , 1903, p. 259), ou ’OpyàvY), d’après des inscriptions d’Athènes et de Délos [Bail. corr. hell. 1884, p. 22) qui est une épithète plus noble dérivant de opyavov.
— 13 Paus. I, 24, 3. — 14 Plat. Leg. XI, p. 921 ; Procl. Ad Tim. p. 52; Soph. fr.
aussi bien qu’à la défense militaire à h v
raie et intellectuelle de la cité. ' lrecll0n mo-
Comine manufacturière, Athéna recevait i„ d’ ’Epyàv-,! 12, c’est-à-dire ouvrière , qui lui aurnhViT010 Pour la première fois à Athènes » A ce lU tét?.doitaé la protectrice des artisans salariés et genwl* manuels (èpyâ 8«ç, t<*tov.ç, S^toupyoî, ^
cette qualité, elle participe à la fête' athénienL rf" chalkeia ls, appelées aussi athenaia, fête mixte 7 tant de la fusion du culte d’Héphaistos dans la ville W avec le culte aristocratique de la déesse poliade. C’étv! une fête populaire, d’où son surnom de •7d.v871u.oc 16 • Pu ava.t lieu le 30 (29) pyanepsion (novembre). On 0ffr a la déesse dans des corbeilles des pains de froment n offrandes modestes représentant la dîme du salaire18’ Un bas-relief du Musée de l’Acropole nous montre un artisan, graveur ou bijoutier, déposant ainsi dans la main d’Athéna Ergané l’iirap y/, de son travail (fig. §043 u\ A partir de la fête, commençait le travail du péplos sacré20.
Manufacturière du bronze industriel, Athéna Ergané préside au travail du bronze d’art et de tous les objets d’art fabriqués de main d’homme. Elle protège l’artiste Lroyen Harmonidès, qui savait ouvrer toutes sortes d’objets bien agencés 21 . Tous les métiers ' relèvent d’elle : orfèvreciselure, sculpture,
rie
Fia
5043. — Alliéna Erganc recevant la (lime d’un artisan.
architecture, charpenterie, carrosserie, peinture à l’encaustique, poterie, cordonnerie, etc. 23.
Comme divinité féminine, elle dirige notamment les travaux de la femme, où elle excelle24. C’est là une de ses attributions les plus anciennes et les plus importantes. Les œuvres d’Athéna (’épya ’A07]vat7)ç) sont le lot des femmes à la fois laborieuses et sages, dont Pénélope et Arété sont les types accomplis23. Athéna est donc la patronne des fileuses et tisseuses 26. Elle-même donne l’exemple aux mortelles. Elle a tissé et brodé de ses
705; cf. St-Éloi, cité par Tliiers, Traité des superstitions, t, I, p. 13, 17/7, cl Perdrizet, Mélanges Perrot, p. 259, n. 2. — Harpocr. et Suid. s. r.\ Poil. VII, 105; Eust. in 11. II, 552; Étym. Magn. p. 343, 1 ; A. Mommsen, Peste d. Stadt Athen. p. 342-344. — 18 D'après Suidas, L. c. la fête, commune
à l’origine à toutes les classes populaires, aurait été à la longue cin en i la classe ouvrière. — ^ Soph. fr. 705; Hesych. p. 968, Corp. insu. ■
2, 954. — 18 Et non un symbole agricole. Solon I fr. XII, 49) disait que ‘‘(J ()))'(
d’Athéna et d'Hépbaistos assuraient la subsistance de louvrier. — er ’
Mélanges Perrot, p. 26t (Sur les offrandes déposées dans la ^
dieux, on peut rapprocher le passage d'Aristophane, Av. 518) et Je lônc, pl. xix, 83. On a trouvé à l’Acropole plusieurs dédicaces d artisans )vels . poliers, charpentiers, tanneurs, constructeurs do bateaux, bouan0ciL) a L sac de 480 par les Perses (Perdrizet, O. I. p. 202, n. G). - ».**»»• f T' p,^ XeXxtT*. - 2. II. V, 60.-23 Od. VI, 233; XX.lt, .59. - De forum. 99; Qu. sympos. III, 6, i- Praec. de ger ’ M ct p. 18 (Dindorf); Ovid. Fast. III, 815; Oppian. Habeut. -1--3, J tue
Phot. ». ». A Olympie, les phaidryntes charges de 1 allMi le
de Zens par Phidias lui sacrifient (Paus. V, 14, 5; cf. 5oln- ’ raraj(,ue,
petit poème K4|iivo 5 $ KEpoc|ieïç, Hom. épigr. 14. Dans 1 Hép aïs ic potier :
il y avait une statue d’Athéna (Paus. I, 14, 5). Athéna dans un atelier «P ^
FiGi.iNUM opus, fig. 3041. Offrandes de potiers à Athéna. - rC 23 IL IX»
Bull, de corr. hell. 1884, p. 547. - 2t Hymn. hom In Ven. . -■ - boljl|UC
390 ; Od. 11, 116; VII, 1 10 ; XX, 72 ; Hesiod. Op. d. 03 sq. - mstjère les
(Mannhardt, Schwartz, Lauer, Roscher, etc.) a fait intervenir eu etc.
ziz„„„i„».v„,»s ■ assimilation des flocons de lame arc
xme m o 1 1
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5044. -- Alliéna Ergané en Filandière.
• • son péplos merveilleux 1 et le voile d’Héra 2. Elle '"confectionné et orné des vêtements pour ses héros \oris p0lU' lIerCL1^e- a instruit dans les travaux de
lingerie les femmes phéaciennes 3 et les fdles de Pandaros \ D’après un conte de la Lydie, pays des riches tissus, Arachné, pour avoir voulu rivaliser d’adresse avec elle, avait été métamorphosée en
araignée 5. Un proverbe qui courait les ateliers
féminins disait : « Jouer des doigts avec l’aide
d’Athéna6. » Comme filandière, Athéna Ergané reçoit les épithètes titjvTtiç, TzavôÎTiç 1 . Elle a pour attributs la quenouille (vjXaxctTr,) et le fuseau (atpaxToç) avec lesquels elle est souvent figurée 8 (fig. 5044), et qui sont un de ses présents, et aussi la corbeille (xâXaQoç) (fig. 5045); pour vêtement le péplos, offrande rituelle que lui consacrent ses adoratrices5 à Athènes [voir arriiéphoria, panatuenaia, peplus], ou le ehiton ; pour coiffure, le polos ou la stéphané, à qui s’ajoute parfois le voile, au lieu du casque guerrier 10, avec le Gorgoneion caractéristique (fig. 5046)".
Elle a pour emblème la chouette vigilante avec laquelle
elle s’identifie aussi bien comme Ergané 12 (fig. 5044) que comme Polias, ou le coq, l’oiseau guerrier et matinal dont le chant est le signal de la reprise du travail quotidien 13.
Il s’ensuit que la toilette et la parure féminine rentrent aussi dans les attributions de la déesse14.
4° Attributions agricoles. — La divinité tutélaire de la cité veille sur toutes les sources de la richesse publique. L’agrifullure est de son ressort, aussi bien que l’industrie.
‘ ous avons vu que l’élevage du cheval de guerre et 11 lj,"uf se trouve sous son patronage. En Attique, étant
-'/n V3*: VHI’ 385- - 2 11 XtV> 178- - 3 0d ■ Vtl- l»8- - 4 Od. XX, 72. Zcnol/v 9 h. « *** IV’ ~ 6 ^ X«*« «"*.
57. - 8 V ’’ ’ M,llcr)-,- • Leon. Anth. Pal. VI, 289; Aelian. Nat. an. VI,
®«epw ".auîi V11’ S’ 9 (Lryüirées) ; Apollod. III, 12, 3, 4 (Ilion) ; Wclcker, Gr. i «PMUilT’v P’ 301 Sf|' 1 Roscher’ Lexik- s' ”■ Athe»e, p. G99. La figure 5044 Uèl Per") jas'rc]lef rupeslre de l’Acropole de Philippes, en Macédoine (Perdrizet, debout Ji *' f*"' l'ePrésenlc Athéna Filaudière coiffée du polos et du voile,
pwco” Ti 'T Cl'0UeUes’ ct tenantla quenouille et le fuseau; au-dessous la «créa ALI, t , are : AeSia A‘hena ex votum fccit, c'est-à-dire Aegia a confeproduit na (Albcna’ coP'e du daÜf grec ’ASr.væ). La fig. 5045 ( Ibid. p. 2G4, n“ 4) du temple d" °!?llum en terrc cuite’ de Tarente; cf. les représentations de la frise lcrres ça,," ' 'UCIVe dans le forum de Nerva (A/on. dell. Inst. X, pl. xi.i) et les P1- vu. __G9 L°tlVes de ' Acropole d’Athènes, Journ. of hell. slud. 1897, p. 309,
<ie Bcotie (H 'C°Ct’’ XXVI11’ *• ~ 10 Cf- lcs bustes de terre cuite de Locride et hsei9- im™*’ FigUrines' P1- XIÏ> n° 3) et les statuettes d’Athènes (Arcli. //..■Pea-I ’ r' l4aj Gerhard, Akad. Abhandl. pl. xxu; Stackelberg, Grâber d. "«lirai d'Aii '' "’ '°lr rlus bas> 5053). — U Terre cuite d’Assos, au Musée VlUî3.- i3 p (Pu,'drizel- MéL- Perrot’ P- 2Gfi)- - 12 Antipat. Anth. Pal.
ausamas (VI, 20, 3) commente une statue d'Athéna, à Olympie, dont
Fig. 5045. — Athéna Ergané sous la forme d’une chouette.
Fig. 5046. — Athéna Ergané voilée.
la divinité de l'aristocratie foncière, elle préside à lu culture et s’identifie avec la déesse de la végétal ion, sous les espèces d’une autre Déméter. L’olivier, qui représente la culture la plus lucrative en Attique, est placé sous sa protection ; elle possède ses oliviers sacrés (g optât) dans la plaine el sur l’Acropole ,:i. La légende et le culte la mettent en rapports étroits avec les personnifications de la nature locale et de l’agriculture en Attique, avec érecutheus-érichtxionios, les CÉCROPIDES et les héros agricoles Boutés et Bouzygès. Érichthonios est une transposition du nom d’Érechtheus, sans être toutefois le même personnage 16 :
il personnifie dans le mythe attique la glane de blé confiée au sol et que la rosée (Pandrose, Hersé) doivent entretenir au sein de la terre et ne faire paraître au jour qu’au moment prescrit (mythe des cécropides).
En Attique, il est remarquable que les fêtes de la déesse correspondent aux épisodes principaux de la vie agricole [Voir arruephoria, kallynteria, oscuophoria, panathenaia, plynteria, prociiaristeria] ”.
A ce caractère d’Athéna se rapportent les épithètes de Kicsa-'x à Epidaure18, de Ku7taçt(7ffta en Laconie *9, de KoXoxxdta, déesse de la fève, à Sicyone20; de Kty|<7i<x, déesse des biens de la terre, figurée avec des épis dans les mains21. Dans le même ordre d’idées, Athéna est invoquée dans ses relations avec les cours d eau. Outre ses rapports avec les fleuves ou lacs Tritons auprès desquels on localisait sa naissance en Béotie22, en Arcadie23, en Crète 24 et en Libye25, elle est adorée en qualité d”A<jia, déesse des marais26, et de NeSouuia 2", près du Nédon, en Laconie et Messénie, de Aaptaata 28, près du Larisos d’Ëlide, de ruyaiv) 2H, près du lac Gygès, en Lydie. C’est aussi en qualité de déesse de la nature et de nourricière qu’elle entretient la jeunesse (xoupoxpdcppç et TTxtSoTpdœoç) 30 et prend soin de la santé des
hommes, comme 'YYt£[a31,Sokstpa32,ô<j56xA[xrTiç33, ÔTmXsTiç34,
àXsçi'xaxo;35, aTtorpoTtasa, Ittiuxotto? 36. Sa compétence plus spécialement médicale résulte aussi de l’emploi de l’huile en médecine et des attributions scientifiques qui font d’elle la patronne des médecins i telle 1 Athéna Ttxtcovtx d Athènes etd Oropos1 ' , et la Miner va rnedica desRomains38[HYGiEiA] .
5° Attributions virginales , purificatrices et mater-
lc casque était surmonté d’un coq (cf. Plut. Qu.symp. III, G, p. G34). — 14 Hesiod. Theog. 573 ; Op. et d. 72. Le culte d’Athéna Ergané est attesté à Athènes (Paus. 1, 24, 3, etinscr. Corp. viser, att. index), Olympie (Paus. V, 14, 5), Sparte (III, 17, 4)[ Mégalopolis (VIII, 32, 4), Thespies (IX, 2G, 8), Samos (Suid. el Hesycli. s. v. ’Eçvàvj, ou ’EP~à-r,; ; Hesycli. s. D.), Délos (o’çyivr;, Bull. corr. hell. 1884, p. 22), Delphes (Faf?iv«, Mil. Perrot, p. 239), Cyzique, qui se vantait d’avoir reçu d’AUiéna l’aptitude aux arls parce quelle lui avait élevé le premier temple (Anth Pal. VI, 342.; Bull. corr. hell. 1882, p. 613). — 15 Herod. V, 82; VIII, 55; Soph. Oed. Col. G95; Schol. Arist. Nub. 1005; Suid. s. v. copiât (cf. Harrison. Clàs. Itev. IX. 1895, p. 89). Sur Athéna et l’olivier à Rhodes, Anth. Pal. XV, 11. IG \'0jr plus haut, p. 1913, n. 11. — 17 Apollod. III, 14, 1 ; Hygin. 1G4. — 18 paus || o9 ;
- 19 Ibid. III, 22, 9. - 20 Alhen. III, 72. - 21 Hippocr. De insomn. /, p~ 3’78'
- 22 Strab. IX, 413; Paus. IX, 33, 5; Schol .II. IV, 8. - 23 A Aliphéra, Paus! VIII, 26, 4. — 24 Diod. V, 70, 72. — 25 Herod. IV, 180. — 2G paus. RI 2 4 7
- 27 strab. VIH, 3G0. - 28 paus. VII, 17, 5. 29 Eustalh. In H. p.’ 3~G6 3
- 30 Soph. Oed. Col. 693. - 31 paus. I, 23, 5; 31, 3. — 32 Au Pirée Lyc In
Leocr. G ; Diog. Laert. V, 16.- 33 Plul.Aj/c. 11,2.-34 pans. III, 18, 2.’ - 33Aristid. In Min. p. 26. ’Axotço, nia à Érylhrées avec Zeus (Dittenber-er
Syll. 600). - 3 G Sol. fr. III, 3, Bergk. - 37 pans. [ 2> + :U) f 38 Voi[. p,us
MIN
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nelles. — La déesse poliade, la guerrière indomptable (x8âu.rroç Osai àxpuTwvT]) est naturellement inviolable et vierge, Trapôévoç 2, servie par des vierges dans son Parthénon 3. Elle est la fdle, xopîoc, à Kleitor4, xoc-qci'a, eu Crète 5. Les monnaies attiques à son effigie s’appelaient xopai G. Le nom primitif de la rivière thessalienne et béotienne, le Kouarios, se changeàcause d’elle en KopaXto; \ Elle reçoit des poètes les épithètes d'aiSonq, «puyôXsxTpoç, aXexxpoç 8, et se présente vêtue au jugement de Paris 9. Tirésias perd la vue pour avoir voulu la contempler au bain 10 ; c'est en vain qu’Héphaistos tenta de la posséder 11 . Les rares légendes qui lui attribuent des enfants sont des adaptations récentes de mythes divers12. En plusieurs endroits, sa statue est l’objet d’un rite purificateur qui lui impose un bain dans une rivière sacrée13. Aussi estelle la Pure (\Ayvx)14, la Purificatrice (xaOâpaioi;) *3. Les rites de la divinité libyenne du lac Tritonis, que les colons minyens identifièrent avec Athéna, mettaient sous sa sauvegarde la virginité des filles du pays l6. Athéna ne connaît pas les faiblesses de son sexe; elle soutient plutôt le droit masculin contre l’égarement des femmes et défend l’honneur du foyer conjugal. Eschyle lui fait dire à la fin des Euménides 17 : « Je n’ai point eu de mère pour me mettre au monde. Mon cœur toujours, jusqu’à l’hymen du moins, est tout acquis à l’homme : certes, je suis ici du côté du père. Peu doit me toucher dès lors la mort d’une femme qui avait tué l’époux, gardien du foyer. » Comme TraiSoxpo^oç, elle étend sa protection sur les enfants. Sa sollicitude quasi maternelle pour le petit Érichthonios est un exemple pour les mères18. Aussi, a Élis, les femmes l’adoraient-elles sous l’invocation de Mt)tyip19. A Athènes, elle tient dans sa main la grenade, symbole de la fécondité20. Sa prêtresse portait l’égide sacrée chez les jeunes mariés21. Enfin, elle-même assiste Léto dans ses couches à Délos22.
G0 Attributions politiques et pacifiques. — Athéna est la déesse du bon gouvernement et la protectrice du droit. La divinité poliade inspire les conseils de l’État, les assemblées, les tribunaux et veille sur les institutions de la cité en temps de paix. Son rôle s’identifie parfois avec celui de Déméter Thesmophoros ou de Thémis. Dans Ylliade , elle intervient auprès des héros pour les conseiller; elle se fait l’arbitre de leurs querelles et leur suggère une attitude conciliante23. Dans l 'Odyssée, il y a harmonie complète entre le caractère de la déesse et celui de son héros favori, qui a taillé son lit conjugal dans
l Sopli. Ajax, 450. — 2 Bymn. hom. IX, 3. — 3 Voir plus loin.
4 Paus. VIII, 21,3. — 5 St. Byz. s. v. Koçtov. — 6 Plat. Leg. 706 B;
Poil. IX, 75. — 7 Alcae. ap. Strab. IX, 411; Callim. Lav. Pall. 63; Schol. Apoll. Rhod. I, 531. — 8 Bruclimann, Epith. cleor. — 9 Callim. Op. I.
10 Voir plus loin. — U Voir plus loin. — 12 Apollon Palroos, fils d'Athéna et
d’Héphaistos (Clem. Alex. Cohort. p. 8 ; Cic. Nat. deor. 111, 22, 23; Lyd. De mens. 54; Harpocr. s. v. ’A-. r.ax s.). L union ou fooç yàjzoç d Héphaistos et d Alliéna au milieu de l'orage (Hygiu. Fab. 166; Eratosth. Cat. 13) d’où serait issu Érichlhonios ou Lyclinos. Tzetzès, Lyk. 111, rapporte qu’Athéna, dite Béloniké, était une princesse altique, fille de Brontaios, unie à Héphaistos dont elle eut Érichthonios.
— 13 Voir plus bas. — H Schol. Arist. Nub. 967. — 18 Acsch. Eumen. 578; Arist. In Min. — 16 Herod. IV, 180. — 17 V. 736-740, trad. Mazon. — 13 On mettait aux enfanls, en souvenir d’Érichthonios, des bracelets en forme de serpent (Eurip. Ion. 25, 1427). — 19 Paus. V, 3, 2. — 20 Harpocr. s. v. Nî»i|. — 2iSuid. s. v. aiyiç.
— 2-2 Hyper. Del. fr. 70 (Blass, Aristid. I, p. 21, 157 et Schol.). — 23 II. |, 207 sq. Déesse de la Concorde, elle s'associe comme 'OiaoW; à Zens Homolôios en Béolie. Schol. Lycophr. 520. — 24 Od. XXIII, 190. — 23 Callim. L. Pall. 52. — 26 Schol. Arist. Av. 515; Corp. inscr. gr. 477. — 27 Sur une gemme, Leake, Morea, II, 80.
— 28 Pind. Olymp. VII.71. C'est par elle et Zeus Boulaios, que les Bouleutes athéniens prêtent serment à leur entrée au Bouleutérion, où les deux divinités ont un hiéron (Antiph. Dechor. 45, p. 146 ; Corp. inscr. att. 111,272, C83). — 29 A Sparte (Paus. 111, 13, 6). — 30 Sparte (Paus. III, 1 1, 9). — 3! a. Oftu; (Corp. inscr. ait. III, 323).
«ouver-
un tronc de vieil olivier24. Comme directrice du nement, Athéna reçoit les noms de p«<x{Xet# ’ ; àyTjffteoXtç21; comme conseillère des pouvoir!* ceux de pouXcua28, à^odXtx 29, àyopaîa30; comme Lr-n’.'r 1CS’ du droit (Oljxtç)31, de l’hospitalité (Ç,vfc) 32 des s u, i 'enne (*P"afc)« des tribunaux criminels asiles où se réfugient les meurtriers en attendu t il résultat des transactions avec la famille de h .'!!• ° (Athéna ’AXÉx) 3S. C’est pourquoi elle admet auprès d’efil les divinités de la Poursuite et delà Vengeance, les Pr \ dèques36, les Euménides ou Arai31. C’est elle qui fonde 'Ji Athènes l’Aréopage 38 et préside le tribunal ètù IlaXXaS.'.o 38 Elle interprète le droit criminel dans le sens le' plus I humain et le plus philosophique, et proportionne le châtiment à la responsabilité. Elle répudie les violences sanguinaires du droit archaïque, la vendetta et la foi <ju talion. Le légendaire ’Aû-qvSç entraîna l’acquitte¬
ment d’Oreste40. Les figures 491, 492, 493 [areopagus] représentent Athéna déposant son vote dans l’urne.
Comme cnraOuta, Athéna surveillait la justesse des poids et mesures41. Elle présidait aussi, comme montai* à Athènes42, comme àTcaxoupta à Trézène43, peut-être aussi comme lirnTopyrriç 44 à Abdère, aux subdivisions intérieures du corps des citoyens. On la voit enfin invoquée comme déesse fédérale par des groupes d’États et de grandes ligues : comme ’Itwvïx, elle préside aux Parnbœoties de Coronée43 ; comme riavayat;46 et ’AgaptVqelle est à la tête de la Ligue achéenne.
7° Attributions intellectuelles . — Athéna est la déesse de la raison, de la pensée, du savoir. Toutes les qualités morales et intellectuelles qu’implique la protection d’une grande cité sont réunies en elle. Déjà la divinité prudente de l’ Odyssée personnifie la pensée réfléchie, la cppdvTjtrtç, la Ttoôvotoc, la [ATjTtç. En intelligence, elle égale son pière et surpasse les autres dieux, autant qu’Ulysse surpasse les autres hommes48. Elle estla rcoXûêouXoç 49 et la 7roôvo'.a 60 : nous avons parlé de la légende qui lui donne pour mère Métis : « Nous attribuons à Athéna, dit Aristote, la science et l’art51. » En effet, des arts mécaniques I sa compétence s’étend à tous les arts en général, à la lit-l térature, à la philosophie, à toutes les manifestations de la pensée. Elle est comme une Muse encyclopédique. Musicienne (lyxéXaSoç52, àiqSùjv 33, pog^uXta l4, ffâXitty, ^ )t d’après la légende béotienne38, elle invente la flûte, qu’elle enseigne à Apollon et dont elle accompagne a danse pyrrhique51. Cependant la légende athénienne, au
- 32 Sparte, avec Zeus Xénies (Paus. I.I, 11, 8). - 33 A Delphes A. -*«£. dontle
sanctuaire, situé à l’entrée du téménos d'Apollon, a été dégagé par e ^ J3 c),
de l’École française d’Athènes (voir plus bas). 34 ’Aïttluoivo; a par e 1 31 ’Ac,ch
- 33 Voir plus loin. - 36 Au Tilphossion de Béolie. Vo.r Pusba3’ J
Eumen. 745 sq. 38 Sur l’Aréopage, colline des ”Ajat, vo.r
Athen. I, 428. 39 Suid. ’E.t n.XX.J.Vi Tkes. 7; Corp. ms ■ « *
- 40 Aesch. Eumen. 745 sq. ; Eurip. Elect. 12Go; Jph. Tauu ■ p
41 Hesych. s. v. „«»*.. - 42 Avec Zeus Phr.lr.os, Plat. Euthy . P ^
- 43 Paus. H, 33, t. - 44 Hesych. a. «. Ahdêre était une colonie de ^ ^
population était divisée eu itûjyot (Corp. inscr. gr. >’ __ 4S Od. XIH>
- 46 Paus. VII, 20 , 2. -47 Le Bas-Foucart, Inscr du Pélop. M 5fl,
297. — 4J II. V , 260 ; XVIII, 311 ; Hesiod. Theog. 896 np Alhéna Pronoia à
1, 17, 55), à Prasiao (Bekkcr, Anecd. 299). La mention fusion avec l’Athéna Delphes par certains textes littéraires repose sur un IV (VII), 1341 L
«?»»«« (Demosth. XXV, 34; Paus. X,8,6; Suid. s. v . . ‘ 1 52 Hesych. s. v.
21 ; cf. Plat. Cratyl. 407 A ; Paus. V’III, 36, 5 (Alh. Mêcbamt.s).^ ^ ^ ^
- 53 En Pamphylie, Hesych. s. v.; cf. la Minerva musica ^ Voir pIus haut.
XXXIV, 8, 19. - 34 Lycophr. 786; Schol. et Hesyc . s- »• ^ A Gell.
36 Pind. Pyth. XII, 6-12 et Schol. Nonn. XX1\, 36. ,je mus. 1136 c;
Noct. att. XV, 17 ; Athen. XIV, 616 e. - 51 Connu. t . - , 96 „ . Aristid.
Athen. IV, 184 f; Schol. Pind. Pyth. II, «7 i cf. Plat. Leg.
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siècle, était toute différente. Par haine des Béotiens, ■uuateurs de flûte, les Athéniens racontaient qu’Athéna 'était dégoûtée de cet instrument, parce qu’il altérait sa
beauté, et l’avait rejeté avec colère aux pieds du satyre Marsyas l. Un groupe célèbre de Myron, consacré sur l’Acropole 2 , représentait cet épisode, dont les bas-reliefs, monnaies et vases peints se sont inspirés 3.
L’activité intellectuelle d’Athènes s’est personnifiée dans la déesse sculptée par Phidias. La figure 5047 représente Athéna écrivant sur un diptyque ouvert, et portant à ses lèvres le stv-
let*. A l’époque hellénistique, notamment à Pergame, Athéna est devenue la protectrice des poètes et de tous les savants. Elle se mêle aux Muses ; son effigie préside dans les Bibliothèques à toutes les formes du travail
intellectuel 3.
On attribuait aussi à Athéna la science des enchantements et la connaissance de l’avenir G.
Conclusion. — En résumé, la Pallas-Athéna classique paraît résulter de la combinaison de deux divinités très antiques préposées à la sauvegarde des cités primitives : la Pallas, personnification des hommes d’armes, représentée par les anciens Palladia debout et armée, et l’Athéna Polias, personnification de l’acropole fortifiée, où résidait la noblesse militaire, et figurée sous les traits d’une déesse assise couverte de l’égide. Les rapports de cette déesse avec les cours d'eau qui l’ont fait qualifier de Tritogéneia, et avec le Poséidon Érechtheus, dieu des eaux terrestres, s’expliquent par le fait qu’aucune acropole n’était habitable sans la proximité d’une source ou dune rivière ; ces rapports sont symbolisés en plusieurs endroits par le bain sacré de l’effigie divine dans la
rivière voisine1. Une fois opérée la fusion entre les personnifications de la citadelle et de ses défenseurs, Pallas Athéna devint la patronne (SécrTroiva) de la cité et de son territoire, la déesse (tj 0 eô«) 8. C’est à Athènes que sa figure s’est le mieux développée. Elle y est devenue la personnification idéale de Loute la cité. Ses attributions se sonL identifiées avec l’activité de la ville. Leur multiplicité est à l’image de l’organisme complexe que la déesse avait mission de protéger. Elle y est comme un premier ministre réunissant sous sa compétence tous les départements de l’État : conception essentiellement réaliste, et qui atteste à quel point certains dieux grecs sont créatures et reflets de l’humanité9.
IV. Principaux lieux du culte. — Thessalie. — L’un des cultes les plus anciens d’Athéna était celui des Éoliens delà Thessaliotide et delà Phthiotide ; son principal sanctuaire se trouvait près de la ville d'Iton ou Itonos, en Phthiotide, sur les bords de la rivière Kouiçto;10 ou KoupàXto;11, non loin du temple de Poséidon Kouérios et de la ville de Coronée. La déesse portait le nom d'Itonia ou Itonis, et aurait été une déesse agricole, une crt T&a.dp&ç. si l’on accepte l’assimilation ’Itwv =ffixu>v donnée par Étienne de Byzance12. Athéna Itonia portait aussi le surnom de Poûôeta13. Elle était pour les quasi fédérale qui les assistait pendant leurs expéditions (fîg. 5048 et 5049] u.
Béotie. — Le culte d’Athéna Itonia est aussi un des plus vieux et des plus importants de la Béotie. A en croire Strabon15, suivi non sans raison par la plupart des érudits modernes, il y aurait été importé par les Béotiens de la Phthiotide, chassés de Thessalie par l’invasion thessalienne après la guerre de Troie. On retrouve, en effet, en Béotie la ville deCoronée, le fleuve Kouarios ou Koralios16 et le temple d’Athéna Itonia17. D’après Gruppe, ces rapports devraient être intervertis : c’est le sanctuaire béotien, d’origine cadméenne lui-même, qui aurait été le métropolitain. L’épithète d’Itonia serait phénicienne,
Fig. 5048. — Alliéna Itonia.
sur une monnaie de Coronée (Thessalie).
Thessaliens une divinité
Fig. 5049. — Athéna Itonia sur une monnaie de la confédération thessalienne.
1 Pol, IV (VII), 1340 a, 30; Flut. De cohib . ira. 456 sq. ; Hygin
Fab ■ 163 ! l'ropert. 111, 30, 17; Alyth. vat : I, 125; 11, 115; III, 10, 7; Fulgent. III, 9;Eurip. 1085; fferacl. 1, 40, 80 ; Apollod. I, 4, 2; Schol. Plat. Symp. 215 B; Weslcrmann, Myth. gr. Append. 47, 1,2; Tzelz. Chil. I, 15 ; Ovid. Fast. VI, 690 ; a aipli. 48. fous ces témoignages varient sur les circonstances et le théâtre de cet épisode. -2 Plin. fiist. nat. XXXIV, 57 ; Paus. 1, 24, I. — 3 Beulé, Atonn. d'Ath. Jl '°>iSybel, Athéna u. Alarsyas, Marburg, 1879; Hirschfeld, Athen. u. Mar- *!/«*, 1872; Fougères, Bull, de corr. hell. XII, 1888, p. 110 et 112. Bibliographie ,/ ' ,-)vcl'beck, Gr. Plastilc. I, 208, et Roscher, Lexik. s. v. Alarsyas, p. 2448. °! ShEtil el tibia. — 4 Lenormant et de Wilte, Élite céram. I, pl. i.xxvu. I 219- Statue d’Athéna, réplique de l’Athéna de Phidias, trouvée
la Kran(le salle de la Bibliothèque de Porgaine, Conze, Sitsungsb. d. Berl. ! :"'1, * 260. — 6 a. Bà«avc{ (Nie. Dam. p. 309); v Or/mV à Teumessos de ,a;VUpiè9 ^ iulerprétation de Pausanias (IX, 19, 1), déesse de la magie; ernii'a I . ' I hémios) à Érythrécs (Diltcnbergcr, Sylt .2, G00), c’est-à-dire la Réuéla-
Alliéna Tritogéneia avec un casque orné de crabes, Lenormant, Gaz. ^Ur *e *>a'n *a dallas au Phalèro, voir Corp inscr. att. Il, ~ 8 l’i 1' ^ 7 1 Cette cérémonie semble différente de celle des Plyntéries.
706 B ; ^ xap’ Kôpr] vat Afaxocva ; cf. Diuarch. C. Déni.
a j>l<n'0lV ’A9'|V® **>l Ztï SSxeç. Corp. inscr. att. I, 31, 1. 24 et 32, I. 34, etc. COm * ",ls Pour mémoire l’interprétation totémique d’Athéna, considérée ' 1 11 dan des boucs (Robertson Smith, art. sacrifice dans 1 ’Encycl.
29 p"!"™’ 7 10 Slrab- IX, 5, I 4, p. 435. — H Strab. IX, 5, 17, p. 438 ; cf. IX, 2, d" leniplè Giann°P°ulos {Bull. corr. hell. XVI, 1892, p. 473-478) situe les restes
s,n une bulle voisine du Xérias (Kouralios), près du village moderne de
Vf.
Karatzatagli. Il y avait en Hestiæotidc un autre Kouralios, affluent du Pénée, et qui passait près de la ville de Pélinnæon. Le leste de Strabou (IX, 5. 17, p. 438) présente une lacune. Voir à ce sujet Bursian, Geoyr. v. Griech. I, p. 52; Jahrb. f. Philol. LXXIX, p. 234; Georgiadès, ©caaaVa, p. 56. O. Muller a supposé à tort l’existence d’un troisième temple d’Athéna Itonia en Thessaliotide, près de Kiérion et d’un quatrième enlre Larissa et Phères ( Dorier . Anhang.). Mais la Larissa visée par Pausanias (I, 13, 2) est Larissa Crémaslé et non Larissa de Pélasgiolide. Donc le temple en question n’est autre que celui dltonos. Mention des mois Kouralios et Itonios sur des inscriptions de Pyrasos et d ltonos : Bull. corr. hell. XV, p. 5G3 et 568. — 12 S. v. ’l-niv. Diimmler ( Athéna , dans Tauly-Wissoiva, Beal-encycl. 112, p. 1947) préfère avec raison !te»v = saussaie. — '3 Lycophr. Alex. 359 et Schol. Eustath. In 11. XVI, 571, p. 1076 R et St. Byz. s. v. — 14 Paus. X, 1, 10, où sou nom est donné comme mot d’ordre pendant la guerre contre les Phocéens. Sur l’Acropole de Larissa, culte d’Athéna Polias, Cauer, Del.ï, 409 ; Uollilz-Bechlel Dial, inschr. 1, 345. La figure 5048 reproduit une monnaie d’argent, de Coronée avec la tête d’Athéna Itonia coiffée d’un casque à triple aigrette; la figure 5049 une monnaie d’argent de la Confédération Ihessalienne avec la tête laurée d’Apollon et Athéna Itonia. — 15 Strab. IX, 2, 29, p. 411. — 16 Aie. ap. Strab. L. c. ; Callim. V, 64. — 17 D’après Paus. IX, 34, 1, le temple se trouvait entre Coronée et Alalcoménai, après qu’on avait traversé le Phalaros en descendant du mont Laphystion (cf. Plut. Ages. 19). Cet emplacement correspond au site actuel de Mamoura, sur les bords de l’ancien Copaïs (Foucart, Bull. corr. hell. IX, 1885, p. 427) où plusieurs décrets de la Confédération out été découverts (Corp. inscr. gr. sept. 2859-2869; 'cf. 3426). ’a6. dans Keil, Syll. inscr. beot.,
p. IIS.
MIN
MIN
el signifierait /'impérissable, pour désigner l’esprit qui survit à la mort et révèle au croyant les secrets de l’enfer 1 . D’après une indication, peut-être fautive, de Strabon, une légende mystique rapprochait en Béotie Athéna Itonia et Iladès 2, tandis que c’est Arès, d’après les inscriptions, et Zeus, d'après Pausanias 3, qui s’associaient à la déesse. De Béotie, suivant Gruppe, le culte d'Athéna Itonia se serait propagé de bonne heure dans les colonies béotiennes, en Épire, en Thessalie, en Thrace, en Lydie, à Amorgos, à Athènes 4. En tout cas, c’est auprès du sanctuaire de Coronée que les Béotiens célébraient, vers le mois d’octobre 3, la fête fédérale des Pambœotia 6. La déesse belliqueuse (TtoXsgoBdx&i;) 7, protectrice de la Ligue 8, recevait des trophées après la victoire (fig. 5050) 9. On lui consacrait aussi des statues 10 *. De plus, la légende officielle faisait d’itonos un filsd’Amphictyon De l’amphictyonie
Fig. 5050. Athéna primitive naquit la Confédération béo-
itonia sur une tienne [boeoticum foedus, KOiNON].Le sanctuaire était probablement aussi un asile amphictyonique.
Athéna Itonia absorba probablement un ancien culte local, celui d’Iodama, sans doute personnification de quelque vieux Palladion en forme de bétyle, dont la présence était expliquée plus tardpar une légende : Iodama, prêtresse d’Athéna, ayant pénétré la nuit dans le sanctuaire, villa déesse et fut pétrifiée à 1 aspect du Gorgonéion fixé à son chiton. De ce culte primitif subsista l’usage de faire allumer par une prêtresse un feu quotidien sur l'autel d’Iodama, en prononçant trois fois la formule rituelle : « Iodama vit et demande du feu »12. Le cas d’Iodama présente beaucoup d’analogie avec celui d’Hyakinthos à Âmyclées [hyakinthia] et de Lvcaon au
sur une monnaie de la confédération béotienne.
Lycée [lykaia]. Iodama semble bien être la divinité aborigène supplantée par Athéna Itonia13 * *.
Non loin de là, à mi-chemin entre Coronée et Ilaliarte, se trouvait un autre sanctuaire d’Athéna, peut-être plus ancien encore, l’ Alalkotnénion, situé au pied du mont Tilphossion, près de la source Tilphossa, et sur les bords de la rivière Triton, affluent du lac Copaïs. La légende de la naissance d’Athéna était localisée à cet endroit Une
autre légende, conforme à celle des Palladix que le xoanon en ivoire de la déesse élail" tonT*01^1 ciel 16. On disait, aussi que Tirésias, dont le tombé" " • ^ proche16, était devenu aveugle pour avoir apn','' 'T déesse au bain n, légende qui semble attester l’usaKe'r & bain rituel de l’idole dans les eaux du Triton18 am t"" Portait l’épithète d’ ’AXaXxcpsvTjtç « celle qui repoussé"1 Il y a lieu de croire que, à l’origine, la déesse n’éfïl
autre, sous le nom d’Alalcoménia, que la personnification!
même du mont Tilphossion20, considéré comme une f0P teresse naturelle commandant la route d’Orchomène l\ Thèbes*1. Il y avait aussi sur la pente du Tilphossion un sanctuaire à ciel ouvert des Praxidiques22 (dont une! appelée Alalcoménia)23, de même qu’à Athènes les Euménides s’installèrent sur l’Aréopage, rocher attenant à l'Acropole25-. Alalcoménia, personnification locale de la forteresse du Tilphossion, puis Praxidique, se combina avec Athéna sous le nom d’Athéna Alalcoménéis, et imposa à cette déesse une part de sa personnalité de Justicière. Le sanctuaire d’Athéna Alalcoménéis était un asile inviolable23. Les Minyens de Béotie transportèrent le culte d’Alalcoménia en Arcadie26, et celui d’Athéna, née du Triton, en Libye 27.
A Thèbes, le culte d’Athéna Onka (’'Oyxa28, ’OyxatTj29* "Oyya30) était lié à la légende de Cadmos. D’après Eschyle31, le sanctuaire était voisin d’une porte de la ville, probablement la porte ogygienne32. C’est là que Cadmos aurait sacri fié à Athéna la vache qui l’avait guidé 33 . D’après Pausanias, la déesse possédait, en un endroit non déterminé, un autel et une statue en plein air35. Les auteurs anciens35 s’accordent à attribuer à Onga ou Onka une étymologie phénicienne ; mais les savants modernes, qui les ont suivis36, n’ont pas encore pu la découvrir 31. Athéna était encore adorée à Thèbes sous le nom de Çaxrrqfia !8.
Attique. — L’Attique subit très anciennement l’influence mythologique de la Béotie et de 1 Eubée 3 . Si 1 on ne peut affirmer que le culte d’Athéna ait été introduit en Attique par l’intermédiaire de la Béotie, il est avéré? que les légendes des deux pays se combinèrent de bonne heure40. Dans certains dèmes altiques, le culte de la déesse était très ancien et, semble-t-il, indépendant celui de la capitale : au sommet du Pentélique , et t ans
l Cf. en Crète Itonos, Itané. Gruppe, Griech. Myth. p. 77. — 2 Foucart (Bull corr. hell. IX, 1885, p. 432) propose de corriger 'AïSik en "Aç^ç, d'après les inscriptions agonistiques des Pambœotia. — 3 IX, 34, 1. 4 Bull. corr. hell. Mil,
1884, p. 450; XV, 1891, p. 590; Corp. inscr. att. I, 210, 12. — 5 Latiscliew, Festzeit d. Pamboeotien, Ath. Mitth. VIII, 1882, p. 31-39. — c Strab. et Paus. L. c.\ Plut. Am. narr. 4.-7 Alcée, Fr, 9. — 8 A l'époque impériale, du moins, c'est le *«vov qui désigne la prêtresse (Corp. inscr. gr. sept. 3426). — 9 Polyaen. VU, 73. I,a figure 5050 reproduit un bronze de la Confédération béotienne : Atliéna Itonia en Niké armée de la foudre. — 10 Liv. XXX\ I, 20, 3. 11 Paus.
[X 34 j 12 Paus. IX, 34, i. — 13 Ce que confirme une autre version rap¬
portée par Tzetzès, Lyk. 355 et 1200 : Iodama, fille d’itonos ou sœur d’Atliéna, engage avec celle-ci un combat singulier où elle est tuée par Athéna ; cf. Étym. magn. ’Ixcvîs, et flead. Hist. num. 292 R (monnaies de Coronée). — 14 Strab. IX, 413; Paus. IX, 33, 5; Schol. 11. IV, 8. — ^ Aristid. Panath. p. 320.
— 16 Paus. IX. 33, 1. — 17 Pherecyd. ap. Apollod. III, 70; Callim. V, 57-130.
— 18 Rückert, Dienst d. Athen. p. 64; cf. Plut. De Daedal. fr. 4; Paus. IX, 3, 2-3.
— 19 II. IV, 8. — 20 Autochtonie d'Alalcoméneus, Paus. IX, 33, 5 ; Plut. De daed.
6 ; cf. fragments lyriques dans Bergk, Poet. lyr. fr . adesp. 83, 3, et Schol. Eurip.
Plioen. 159. — 21 Fougères, AJantinée, p. 271. Le Tilphossion s identifie avec la
butte aujourd'hui appelée Pétra. — 22 Strab. et Paus. L. c. - 33 Suid. et Phot.
s. ». — 24 Voir plus haut. — 23 Strab. IX, 2, 36. Sur le site, Leake,
North. Greece, II, p. 235. — 2« Paus. VIII, 12, 4; cf. Érinys Tilphossa en Arcadie,
Bérard, Cultes arcad. p. 140 ; Gruppe, Griecli. Myth. p. 200 ; Fougères, Alantinee,
P 271 sq. — 27 Herod. IV, 180. — 28 Aescli. Sept. 164, 487, 501 ; Euphor. Fr. 22;
Antim. Fr. 33; Anal. Alex. p. 57. — 29 Nonn. Dion. V, 15; 44, 39; 45, 69.
30 paus. IX, 12, 2; Hesycli. s. v. — 3i Sept. 486, 601. — 32 Hesych. L. c. ; cf.
Fabricius, Tlieben. p. 28; Frazer, Paus. V, p. 49 ; Bethe, Theban. Heldenlied. 85;
el, Phil. Jahresb. suppl. XI, 1880, p. 690. 33 Schol. Ac^ch. ’ p J
. Eurip. Phen. 1062 ; Apollod. II., 4, 1. Il y aurait eu ,U Le
i (Schol. Pind. Ol. 11,48; Tzetzès, Schol. Lycophr ° qvrvanoglu]
sentation du sacrifice de Cadmus sur un vase pc d 1 ^ doraptcrlc
. Zeit. 1865, p. 68-70, pl. cxcix, 3). Athéna conseï e fr> 8;Cf.
n elles Spartes (Eurip. Phen. 061; Hellamc. ap. Sf |a Iierre avec Theban. Heldenlied. p. 161, 36). Athéna donnant a C J
lie il doit tuer le dragon, sur une coupe attique d^ * c.;Schol(
. Ges. d. Wiss. 1875, pl. m). - 34 Paus. IX, 12 S. 10M;Sf. Byz.
Ol. II, 44; Schol. Acsch. Sept. 473; Schol. Eui p- Syriis f- 295i
•Oyxarou. - 3« Movers, Phoen. p. 642-650 ; Selden, e J Bérard, y, Hist. desrelig. I, p. 97; Lewy, Semit. e ’ J"1896s ,p. 394. Rappro-
’s arcad. p. 140; Ph. Berger, Rev. des Deitx . on , The|’usa eù Arcadie entsavec l'Onkéion, l’Onchos et l'Apollon Oncliéa a l[l()ka de Chypre
,. VIII, 24, 4 sq.; Immcrwahr. Fuite Arkad. p. h ^ p. 200).;
mann, Griech. Dial. I, p. 56, n» 100; Gruppe, ./ 1( t9*; Rückert,
Étymologies grecques h*°'A0- Mu ®T’ ' , Ambrosia, P- 9‘H
if d. Athen. p. 70), (Boscher Nektar undA ^ ^ ,38j
rochement avec ’Oy/.r,(zr°ç (Wilamowitz- 6 cm o > pag01.a de Thèbes,
Paus. IX, 17, 3. Mention de deux temples de a ^ Lycophr. 520)
. Oed. r. 20. Le culte béotien d’Athéna P»«9t““ 'sso9 original
pas localisé. Sur le culte d’Athéna Telchinia a ^ de de Cécrop| is, voir plus haut. - 33 Gruppe, Gr Myth. P- q cn Attique (A«« '• otie (Str. IX, 2, 18, p. 407 ; Paus. IX, 33 I) of __ „ paus. |, Si, ■ ist.gr. 1, 10.2, 14; Phi.och .Ibid. 385, 8 i f a“ J* ^ jans le mythe de lAuia, considérée comme déesse des collines c e d’Hépliaistos.
nos qu'elle aurait laissé tomber en fuyant la poursuite
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de Pallène, par exemple Il était, d’ailleurs, " |u slir tout le territoire, comme l’attestent la i ,in svnœcisme religieux et politique attribué à
Thésée et le nom meme d Athènes 2.
iléesse guerrière des Palladia prit possession de Mcropole appelée Cécropia ; elle s’y identifia avec la divi 1 V ïoliade, protectrice de l’olivier, et qui avait pour sym- 111 1 , la chouette, l’oiseau vigilant qui niche dans les "•lins des rochers et des vieux remparts. Elle déposséda
la personnification indigène de l’Acropole, Kékrops 1 [cecrops, cecropides]; à la fois comme déesse de la citadelle et comme protectrice de l’olivier, elle devait entrer en relations avec le dieu des eaux locales, ehechthees. absorbé lui-même plus tard par le Poséidon venu d Eleusis ou de Calaurie. La légende racontait de différentes façons la fameuse dispute entre Poséidon et Athéna. Tous deux prétendaient à la possession de l’Attique ; pour affirmer leurs droits respectifs, Poséidon, d’un coup de trident,
Fig. 5051. — Dispute d Athéna et de Poséidon.
fit jaillir une source d’eau salée au sommet du rocher, et Athéna, plantant sa lance, fit pousser un olivier4. Cet épisode, sujet du fronton Est du Parthénon B, est représenté par la figure 5051, d’après une hydrie à reliefs de Kertcli, du ivc-mc siècle, qui semble inspirée de la partie centrale de la composition de Phidias 6 [Cf. neptunus].
L’association d’IIéphaistos à Athéna 1 s’explique, à Athènes, par des raisons plutôt politiques que mythiques. Le culte d’Héphaistos transmis à Athènes par la voie de Chalcis 8, était particulier à la classe des artisans, habitants de la basse ville. Les progrès de cette classe et de la démocratie amenèrent une fusion avec le culte eupatridique de la haute ville : la fête des chalkeia fut le symbole de cette fusion, La légende fut remaniée dans le même sens. Peut-être faut-il chercher dans le mythe delà poursuite d’Athéna par Héphaistos eide son dénouement aussi répugnant que ridicule 9, une intention satiri(Iue 'La mythologie, qui est en grande partie le pro-
^ lluod. I, f,2; Eui'ip. Beracl. 8 4-9, 1031. — 2 II est vrai que certains . '«existes considèrent ’A8ijvai non comme un pluriel primitif, mais comme au s'ngulier (Grasberger, Griech. Ortsnam. p. 147). — 3 Le sens attrils i "s au nom de Kékrops est confirmé par la parenté du héros,
j " M"icesseur d”AüTaîoç, et à qui succède Kçavdoç. (Apollod. III, 14, 11 ; Paus. I, lanliil | * J'P°dod' ai, 177 ; Hygin. f. 164. Tantôt c’est Cécrops, tantôt Zeus, H | assemolée des dieux qui sont donnés comme juges de la querelle ; cf. Suid. lull ' v] Aii; Aiô; Oàxoï. D’après le Schol. d’Euripide, Hipp. 974, la
Stenl,aC'8erait produite eulre Arès ct Athéna. — 6 Pans. I, 24, 4. — B D’après [i0scjj "’ J omptes rendus, 1872, pl. i. A droite Cécrops et Amphilrite (?), derrière tourn S dauPhins et le cheval qui symbolisent la source; eu haut Niké scèuc , Uls Athéna, à gauche Dionysos-Iacchos ct en haut Pandrose (?). Même 1„, pl S x* ln relief <Je Sm5'nic> A</(. Mit h. 1882, pl. i; cf. de Witte, Élite céram. f’ele, '"’XXXVI a ; Monum. gr. IV, 187G, 13-22, et la discussion entre Robert et 48-58 ' XVI> 1881’ G°-87l XV11. 1882, P- 124-133 ; Atli. Mith. VII, 1882, Üutnisin Ul' V, 1883, 42-51. Monnaies d'Athènes, Imhoof-Blumer ct Gardner, comment. on Pausan. AA. II, 14, 13. — 1 Autel d’Hépliaistos à
duit d’une ère sacerdotale et aristocratique, n’est pas indulgente pour le dieu plébéien qu’elle bafoue à plaisir.
A Athéna Polias s’associait aussi, sur l’Acropole, Zeus Polieus [dipoleia] 10 et Zeus Herkeios 11 .
Le plateau de l’Acropole était tout entier consacré à Athéna [acropolis]. Primitivement, le sanctuaire de la déesse s’identifiait avec le palais d'Érechthée, c’est-à-dire que le temple d’Athéna Polias et celui d’Érechthée- Poseidon ne faisaient qu’un 12. Dans ce téménosdes deux divinités eruvvaot13, situé au nord du plateau, on montrait les signes (gaoTupta) qu'elles avaient produits comme leurs titres de propriété sur ce terrain sacré : la OaXassa ’Eps/ôt-qç u, les marques du trident dé Poséidon dans le roc 15 et le premier olivier 16.
Quelques restes du palais d’Érechthée, c’est-à-dire du double temple primitif d’Athéna et d'Érechthée, ont été retrouvés sous les substructions de l’Hécatompédon et de l’Érechtheion ultérieurs11. Ces restes répondent au
l’Érechtheion (Paus. I, 20, 5). Peut-être, comme le suppose Gruppe (Gr. Myth. p. 27), l'union des deux cultes a-t-elle eu lieu après que les nouveaux citoyens eurent obtenu le droit de mariage avec les anciens ylw,. — 8 Schol. ap. Euslalh. B. 350 : Plut. Thés. 27; Gruppe, Gr. Myth. p. 18 et 28. — 9 Harpocr. s. u. Aùto^ove; ; cf. Ilavafl^vata ;Eurip. /on. 268, fr. 925; Apollod. II, 14, 6; Schol. 11. B. 547; Hygin. Astr. Il, 13; Fab. 166 ; Serv. Ad Georg. 111, 113; Callim. Hekale. — 10 Inscr. Lolling, AeItîov, VI, 1890, p. 143; Steugel, Berm. XXV1I1, 1893, p. 489-500 ; Paus, I, 24, 4. Au Piree, culte d’Athéna Sôteira et Zeus Sôler (Paus. I, 1, 3; Slrab. IX 1, 15, p. 395; Corp. inscr. ait. 111,281). — 11 Philoch. Fragm. hist. gr. I, 408, 146, ap. Dion. liai. Dein. 3. — 12 11. R, 547 sq. ; Od. Vil, 81 ; Acscli. Eumen. 855. — 13 Inscr. gr. sept, insul. 1389, II, 30; Plut. Qu. symp. 9, 6; Herod. VIII, 55; Apollod. 111, 196; V, 82. — H Herod. VIII, 55; Paus. I, 24, 3; 20, 5; Apollod; III, 178. — 13 Paus. 1, 20,5; Slrab. IX, p. 396. — 16 -a™, HeSycli’
a. Paus. I, 27, i ; Dion. Hal. XIV, 2; Hyg. Fab. 104. Voir les textes dans iahn ct Michaelis, Arx Athen. (1901), p. 71. — 17 Michaelis, Jahrb. d. k. Instit. 1902. p. 3; cf. Iahn et Michaelis, Arx Athen. 3, tab. 1(1, 22
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Tîuxtvô; oôjxoç ’Epe/0T,o; de V Odyssée, au 7mov vt,oc; de l'Iliade, à l'’Epey0éoç v^ôç d’Hérodote 1 et à l’àp/aîoç vsw; des textes et des inscriptions 2. Là se trouvait l’àp/aïov ayaX[j.a, ’éSoç ou £ôavov d'Athéna Polias, en bois d’olivier, qu’on attribuait à Érichlhonios 3, et qui joua un rôle pendant la conjuration de Cylon, vers 632 *. Le vieux sanctuaire était devenu insuffisant, par suite de l’extension du culte d’Athéna Polias et de la fête des Panathénées au vi° siècle 5. Dans la première moitié du vie siècle, vers 560, sous Pisistrate, fut construit à quelques mètres au sud un nouveau temple en tuf in antis, àdouble cella, et dont les frontons en pierre tendre peinte représentaient à l'ouest le combat d’Hercule contre Triton devant le monstre Typhon c, et à l’est Athéna et Zeus entre deux serpents, sculptures découvertes en 1882 et 1886. C'est l'édifice désigné sous le nom d Hécatompédon 7, à cause de sa longueur qui était en tout de 105 3/4 pieds éginétiques sur 41 de large (34 m. 70 sur 13 m. 45) s. Cet édifice, devenu lui-même trop petit, fut agrandi par l'adjonction d’une colonnade dorique extérieure qui le convertit en temple périptère, dans les dernières années du vie siècle, à la fin de la domination des Pisistratides ou dans les premières années de la démocratie9. Ces deux édifices, l’àpyaïo; veak et P'Exa- Topt-TtsSov du vie siècle, furent pillés et incendiés par les Perses en 480 l0, et partiellement restaurés ; l’Hécatompédon, privé de son portique 11 et réduit à la double cella primitive, subsista jusqu’en 406, année où il fut définitivement détruit par un incendie 12. Mais ces restaurations n’étaient que provisoires, destinées à assurer la continuité du culte en attendant l’achèvement des constructions nouvelles dont le projet fut ébauché dès la reconstitution de la puissance athénienne. Un premier projet de construction d'un llécatompédon nouveau et plus vaste sur un stéréobate artificiel aménagé au sud de l'Hécatompédon de Pisistrate, fut en partie exécuté entre 479 et 467 13, puis interrompu. Périclès fit reprendre les
travaux sur un plan nouveau ; la consln.Hi thénon d’Ictinos commença en 447'*. En ,1 ‘ fn du Parplace la statue chryséléphantine d’Athén-,’ ',L11.niae en Phidias [Voir plus bas]. En 435, le gros 1 ° las Par
miné, l’opisthodome employé à la conservation Tl ^ public : dès 434, commencent les inventaires des t ésol déposés dans les autres parties de l’édifice p * Hécatompédos Néos et Parthénon 13 Les f™\ IOn°0s’ eu tels sous la direction de Phidias. représentaTi f6' la naissance d’Athéna, à l’ouest la dispute d’Athéné? Posetdon - Le nom traditionnel deParthéno,,.. pas*î 1 ed, ,ce a la deesse, parfois désignée sous le nom d’Atw! Par henos ep.thètequi n'était pas une épithète de culte”
1 Athéna de Phidias étant une Athéna Polias Quant ’
1 ocpxato; vsok, ou temple double d’Érechthée et d’Athén J il fut reédifié en marbre après la paix de Nicias, de 420 a 447 l9. Interrompue par la guerre de Sicile,’ reprise en 409 20, la construction fut terminée vers 408. L’incendie qui consuma en 406 l’ancien llécatompédon voisin lui causa quelques dommages qui furent réparés en 395 21 L’édifice comprenait une double cella, l’une à l’est, consacrée à Athéna Polias, et renfermant l’àp/aîov iya),^22 de la déesse et le candélabre de Kallimachos23 ; l’autre à l’ouest, consacrée à Poseidon-Érechthée, d’où le nom traditionnel d’Érechtheion donné à l’édifice tout entier n, que les inscriptions attiques désignent sous le nom de o vsoiç ô àp^atoç ty|Ç ’A9'/]vaç T-fjç üoXtxSoç 2S, ou simplement b vswç ttjç rioÀtâSoç26. Le téménos d’Érechthée renfermait les autels d’Érechthée, de Boutés et d’Héphaistos 27 ; une citerne représentant la 0-/Xoc7Cf« ’ Epsy 0-q tç, avec un puits28; un portique adjacent, au nord, abritait l’empreinte du trident de Poséidon 29 et les trous qu’il avait creusés dans le roc 30. Contigus à l’Érechtheion, du côté ouest, étaient le Cécropion et le Pandroscion . avec l’olivier sacré31.
Il y avait aussi, sur l’Acropole, d’autres statues, autels et sanctuaires d’Athéna : statues d’Athéna Hygieia, l’une consacrée probablement après la peste de 430 32 et exé-
1 Voir p. 1919, note ii. — 2 Schol. Aristoph. Lys. 273 ; Slrab. IX, p. 396 ; Corp. inscr. ait. I, 93, C. ; 323 ; II, 650, 672,758,751 ; II, 464,733 ; IV, 1, J c, 25-20 (Ditlenberger, Syll.%, 646; ; cf. lalin el Michaelis, Arx Athen. p. 65 et 66. — 3 Apollod. 111,189.
4 Herod. V, 71; Tliuc. I, 126; Plut. Sol. 12. La fondation du sanctuaire était
attribuée àÉrichtbonios (Eratosth. ap. Hygin. Astr. 2, 13). C'était un adyton interdit aux üoriens (Herod. V, 72). — “ Vers 566/5, sous l'archonte Hippocleidcs, furent institués les concours panathénaïques (Pberecyd. ap. Marcel!. Vit. Tluic. 3).
6 Léchât, Au Musée de l’Acrop. d’Ath. 1903, p. 145; Wiegand el Schradcr,
Arch. Anzeio. 1899, p. 135; 1901, p. 100; Micliaelis, Jahrb. d. k. Inst. 1902, p. 5. Sur les frontons eux-mômes, voir Léchât, Op. I. p. 36 sq. — 7 ’EgaTo^eSov ou ixct-cop-sSoi; veo'î, Corp. inscr. att. IV, 1, 19; Hesych. s. v. *Ex'i-.ô;,-£So; vin;; cf. Michaelis, Jahrb. 1902, p. 3. Cet édifice répond au puye cçov d’Hérodote (VIII, 53 ; V, '77) et au icaXouô; t»;; ’ASx.vï; vul; de Xénophon, Hell. 1, 6, 1. Le terme d’IIécatompédon fut transféré ensuite au Parthénon (voir plus bas). — 8 Voir les plans et restaurations par Dôrpfeld dans Atli. Mith. 1886, p. 337, et Antik. Denkm. 1, 1 ; lahn el Michaelis, Arx Athen. pl. îv et v, et Jahrb. 1902, p. 2. — 9 Michaelis, Jahrb. 1902, p. 4 et 5, avec une figure de Wiegand montrant le rapport entre les deux états successifs de l’édifice; cf. lalin et Michaelis, Arx Athen. pl. îv. Les frontons agrandis reçurent de nouvelles sculplurcs en marbre, représentant une Gigantomachic (Studnizka, Ath. Mith. 1886, p. 185 ; Schradcr, Ibid. 1897, p. 59 sq. ; Furlwangler, Meisterw. p. 158). Sur les fragments architectoniques, voir Wiegand, Arch. Anzeig. 1899, p. 135 ; 1901, p. 100, et Antik. Denkm. I, 50; cf. Brückner, Ath. Mith. 1890, p. 124 ; Michaelis, A Itattische Kunst. p. 16. Un travail d’ensemble de Wiegand et Schradcr sur les édifices de l’Acropole antérieurs au v' siècle et sur les sculptures qui les décoraient doit paraîlre prochainement (Léchât, Au Musée de l'Acr. p. 144). C’est probablement sous les galeries de ce périptère qu’étaient exposées les statues votives d'ancien style, en marbre rehaussé de peinture [elles représentent des jeunes femmes (nop-xi), non des Alliénas], trouvées dans les déblais de l'Acropole (Voir l.echat, Ibid. p. 147 sq.). — 10 Herod. VIII, 51-54. — U Les débris en furent employés dans la construction du mur nord de l'Acropole (Curtius, Stadtgesch. v on Athen, p. 125, 126, 147 ; lahn el Michaelis, Arx Athen. pl. xiv-xv). — 12Xen. Hetlen. I, 6, 1. — 13 Epil. hist. att. ( Papxjr . argentor. Cor. 84), éd; Keil, p. 78 sq. et 116 sq. Les tambours des colonnes encore non cannelés furent employés à la construction du mur de Cimon conlinué par Périclès (lahn et Michaelis, Arx Ath. pl. xv, fig. 4).
dans de ce Proto-Parthénon par Dôrpfeld, Athen. Mitth. 1892, p. 158 sq. (lalm t Michaelis, Ara Ath. pl. vin, 1). Le trésor de la Confédération attico-déliennc, ransporté sur l’Acropole en 450, dut être déposé dans la partie occidentale de ancien llécatompédon ( Epit . hist. attic. Papyr. argentor. Keil, p. 116 sq-'. -U Foucart, Bull. corr. hell. XIII, 1889, p. 176; Keil, Papyr. argentor. p. 108; lichaelis, Jahrb. 1902, p. 12. — 15 Ussing, Parf/iennn, 1849 ; Michaelis, Der Parlienon ; Magne, Le Parthénon. Plans dans Dôrpfeld, Ath. Mitth. 1881, pl. xn,
. 283; lahn et Michaelis, Arx Ath. pl. ix-xm. Sur les noms des diverses parties, oir les textes : Ibid. p. 53 sq. L’Hécatompédos Néos était la cella proprement dite, vcc la statue de Phidias; le Parthénon renfermait les jarres contenant les éserves en numéraire; l’opisthodome servait à la comptabilité et à la 1 1 1 ification u trésor par les commissaires (xa^at) nommés à cct effet (Michaelis, Jahib. j nst. 1902, p. 24 sq.). — ™ Michaelis, Parthénon ; Petersen, Kunst d. Phci tas*
- 17 Lapièce ainsi désignée le fut sans doute àl instar d un compartiment de I u ^
lécatompédon, où se tenaient les Errhéphores. Schol. Demosth 13, 1^ ’
1, 10; X, 34, 8. —18 11 paraît sur une dédicace privée du v' s. accompagna» ne œuvre de Critios et de Nésiotès. C. i. att. I, 374; cf. I, 51. Aiistop^ ^ 70; Phidippid. ap. Plut. Demetr. 26; Schol. Aristid. III, P- 637 D >; Greg. • W I, 2, 10, 864. -.9 Michaelis, Ath. Mitth. 1889, p. 363,
Jeisterwerke, p. 1 92 sq. — 20 Sur la proposition d Epigénès, sous a ^ y
architecte Pliiloclès. Corp. inscr. att. I, 60, 282, 321, 322, 324, ^ ^
tell. I, 6, 1 ; Corp. inscr. ait. II, 829; Michaelis, Jahrb. 1902, p. - • .,h
nscr. att. I, 322. » Pans. I, 26, 6; Slrab. IX, 396 ; lahn et M.chaehs
. 69. — 24 Pans. I, 26, 4; lalin et Michaelis, Arx Ath. p. 65. J ' h tt. II, 464; cf. Strah. IX, p. 396. — 20 Corp. inscr. att. IV, I i j 'g 4;
- 27 Pans. I, 26, 4. - 23 Apollod. III, 178. - 29 T,..f«n
trab. 9, 396; Nilsson. Journ. hell. stud. XXI, 1901, p. • pr!.rhtheion> ahrb. 1902, p. 19 et 82; Peters. IKd. P- 62; cf. f’erSuss°"’ “s Michac-lis, le 880; lalin et Michaelis, Arx Athen. pl. xx-xxix. — ■” iota. f 322
ortique dit des Caryatides (vj icpovraff i; toi Kexpoiuy» ^ |902, p-
. 5 G ot 83) servait seulement à couvrir un escalier d enlree ( a n - ^ans
iur l’olivier sacré, Herod. VIII, 55; Paus. I, 27, -, ct cs yjst. nat.
ihn et Michaelis, Arx Athen. p. 71. 32 Plut. Perte .
:xil, 17, 20.
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! , |,ar Pyrrhos 1 [iiygieia, p. 3241; slatue colossale ^''bronze d’Athéna Polias, vulgairemant appelée Pro-
tnach°s
lindia :
et exécutée par Phidias; une Athéna dite et une autre dite Lemnia, œuvre de Phidias, , ]es clérouques de Lemnos 4. Le petit temple
n le rit
„e connu sous le nom de temple de la Victoire " .i[ip (qait, en réalité, un temple d’Athéna Nike3, onstriiit par Callicratès, architecte entrepreneur lu Parthénon, d’après un décret du milieu du
ve siècle 6.
Ou a cru longtemps, d’après Pausanias7, à l’existence, . l’Acropole, d’un téménos d’Athéna Ergané. Il est reconnu aujourd’hui que ce téménôs n’a jamais existé. gn somme, c’est surtout comme Polias, Iiygieia et Niké qu’Athéna était adorée sur l’Acropole.
l u tribunal criminel Itù riaXAxoùo qui siégeait au sud de l’Acropole 8, atteste la présence, dans la basse ville, d’un culte très ancien que les chroniques attiques faisaient remonter à l’introduction du Palladion troyen 9, et qui était héréditaire dans la famille des Bouzygides ,0. 'Nous avons cité en leur place les légendes attiques d’Athéna. Pour les détails du culte et des fêtes, nous renvoyons le lecteur aux articles spéciaux déjà signalés.
Mégaride. — Sur l’acropole de Mégare, Athéna avait trois temples, comme Polias , Niké et Aiantis u. Ce dernier culLe et celui d’Athéna Aithyia 12 sont en rapport avec ceux d’Ajax et d’Athéna Skiras à Salamine, qui dépendait primitivement de Mégare13.
Phocide. — En Phocide, Athéna était adorée à Delphes comme rioovatV4 et comme fxpyâvx (Ergané) 1B, à Daulis l0, àÉlatéecomme Kpxvata n. En Locride, Amphissa possédait un Palladion rapporté, disait-on, de Troie18.
Péloponnèse. — Dans le Péloponnèse, en Argolide, à Trézè.ne, le culte d’Athéna Polias ou Sthénias et de Poséidon Basileus et la légende d’une querelle des deux divinités pour la possession du territoire 19, ainsi que le culte d’Athéna Apatouria , à qui les jeunes filles consacraient leur ceinture avant de se marier 20, sont des
emprunts faits àl’Attique. A Hermione, elle voisinait avec Poséidon et s’appelait IIpoii.â/opp.a 21 ; à Épidaure, on la connaissait comme Kenraia22, Polias 23, KaXXt'epyo; (Ergané)21, ikot/Eto- (qui range les troupes)23, ’Ap/^yÉT-.? 2fl ; comme 'Yyûtx 27, elle se trouvait en rapport avec les dieux guérisseurs ; on l’invoquaitencore comme ’Avpoçuç ( Promachos )28, Ifypala29, Oxyderka 30 ; à Argos, comme SxX7tiy; 31 , ITavia 32 (ou Kairaveia?)33, ’0l;u8epxr1ç 34, Axpta 3o). On célébrait le rite du bain sacré du Palladion d’Athéna Oxyderka30 et du bouclier de Diomède dans l’Inachos; les
hommes en étaient exclus. Citons, à Lerne, Athéna Xxîtiç 3 ' . A Corinthe, Athéna XaXivt-riç est en rapport avec Bellérophon 38, et l’énigmatique Athéna 'EXXwti; ou 'EXXwxta30 avec l’Europe crétoise, et peut-être quelque divinité sémitique [hellotia] 40.
En Arcadie41, Athéna Aléa occupe une place importante à Aléa42, Mantinée43, Tégée44, d’où elle passa en Laconie par Thérapné ls. Le temple de Tégée, dont la fondation était attribuée à Aléos 4li, semble avoir supplanté Je sanctuaire primitif d’Aléa et être devenu le centre d’une amphictyonie, avec hiéromnémons, trésor amphictyonique et panégyrie régionale 47. La fête des aleaia se célébrait à Tégée dans un stade voisin du temple; on a voulu l’identifier avec les halotu = uellotia. Le sanctuaire donna asile à d’illustres fugitifs de Sparte et d’ Argos48. Le double sens du mot àXéoc (refuge, chaleur) permit d’attribuer aussi à l’ancienne déesse arcadienne de l’Asile, Aléa, absorbée par Athéna, un caractère solaire49. On en lit aussi une déesse de l’accouchement. Elle absorba, à ce double titre, une autre divinité locale, qui devint son hyposlase avec le titre de prêtresse, Augé, mère de Télèphe, désignée sous le nom caractéristique de Auyq èv yovxscv 50. L’ancien temple, brûlé en 393, fut reconstruit en marbre et décoré de sculptures par Scopas : c’était un des plus beaux du Péloponnèse31. L’idole, œuvre d’Endoios, sauvée de l’incendie, fut transportée à Rome par Auguste, et remplacée par un xoanon d’Athéna Hippia, enlevé au bourg des Manthyréens,
1 Pans. I, 23, 4; Corp. inscr. att. II, 163; IV, p. 154; lalin et Micliaelis, 0. 1. p. 47, pl. xwvm, 2, 1 ; cf. Bohn et Wolters, Ath. Mitth. 1880, p. 331 ; 1891, p. 136. — 2 Paus. I, 28, 2; lalin et Micliaelis, O. I. p. 76; Schol. Hem. XXII, 13; Furhvhnglcr, Meisterw. p. 46 sq. — 3 Cedrenus. Hist. comp. I, p. 565; Constant. KM. [Rev. des ét. gr. 1896, p. 41, n. 153|; lalin et Micliaelis, O. I. p. 77.
— 1 Paus. 1, 28, 2; lalin et Micliaelis, Ibid. p. 78, pl. xxxvu, 11. Sur la reconsti¬
tution Ho Furtwiingler, voir plus bas. — 8 Paus. I, 22, 4; V, 26, 6; 111, 15, 7; Harpoor. N!x»j ’Aîr.vi ; Demoslli. XXIV, 121 ; Corp. inscr. att. IV2, 198 c et 371 é; à lu ; 111, 059. — 0 1897, pl. xi. Les sculptures de la balustrade
sont postérieures. — ' 1, 24, 3 ; Diirpfcld, Ath. Afith. XIX, 1889, p. 304. Robert [Semés , XXII, p. 135) soutient que, pour les Athéniens, Athéna Ergané s’identifie 9,oc Athéna Polias. Dédicaces à Athéna Ergané ou Ergoponos : C. i. att. Il, t'tLt, 1428, etc.; III, 217, 1330; IV, 373 ; lalin et Micliaelis, Arx Athen. p. 123.
— nul. Thés. 27. — 9 Kleidemos, fr. 12 et Phanodemos, fr. 12 ap. Suid. s. v. ‘sUaoin, ; cf. Paus. I, 28, 8; Pherccyd. fr. 101. — 10 0. Millier, Eumen. p. 155 ;
"l't'ci1, Att. Geneal. p. 145. — n Paus. I, 42, 3, 4; Collitz, Dial. Inschr. 3001. , *" ' IUS' t 5, 3 ; 41, 6 ; cf. Bérard, Des Plié nie. et l’Odyss. I, p. 235. — 13 Gruppe, '' ^ylh. P- 137. — 14 Acsch. Eum. 21 (na'Uà; njovam) ; Herod. I, 92 ; Acschin. , Cte^Ph- 108 ; Ilesych. et Harpocr. s. v. ; Plut. Praec. Ger. reip. p. 825 B; u Im, Anpdot. Delph. inscr. 43 et 45. Le sanctuaire a été récemment déblayé par ,Uinçaise d’Athènes (Homolle, Bev. de l’art anc. et modem. 190 1 , 11, p. 361).
1 confusion a remplacé dans certains auteurs itoovaia par rpdvota : Paus. X, 8, 4;
fiemoslh. " - - vus