‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 257 sur 275 · 20 Zonar. XIV, 22. — 21 [Edm. Droum, Rev. archéol · texte numérisé non relu

20 Zonar. XIV, 22. — 21 [Edm. Droum, Rev. archéol

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, [,^s Galli^n, en même temps que cesse le monnayage

I villes grecques et des colonies latines d’Orient, les I !|'(rt>s SC disparaissent des pièces de bronze de coin

ajDi Dans le silence des historiens, qui nous ont oül transmis si peu de renseignements sur cette période, doit en conclure avec toute vraisemblance qu’Aurélien mjl la main pour l’autorité impériale sur la totalité du

de monnayage. Ce fut sans doute à la suite de la révolLe des monnayeurs *, qui fut le point de départ de g réformes dans le numéraire [aureus]. Sous Tacite et Florien, il y eut un retour momentané aux anciennes pratiques, et les lettres SC reparurent sur la monnaie je enivre 2, ou elles avaient cessé de figurer. Mais depuis lors on ne les revoit plus jamais.

Lorsque Dioclétien reconstitua l’Empire et fortifia d’une manière encore plus complète que ses prédécesseurs le système de centralisation qui y présidait, il n’eut garde d’abandonner à personne le droit important qu’Aurélien avait ainsi placé tout entier au pouvoir du souverain. La révolution considérable qu’avait opérée ce dernier prince dans l'organisation du système de monnayage de l’Empire demeurait incomplète tant qu’on n’avait pas organisé un autre système. Cette œuvre, les troubles qui avaient désolé le monde romain n’auraient pas permis de l’entreprendre ; Dioclétien la réalisa. Depuis longtemps déjà l’or et l’argent impériaux circulaient dans tout l’Empire ; mais il n’en était pas de même pour le bronze. La monnaie d’appoint, en cuivre ou en tout autre métal, ne se transporte pas à de grandes distances : elle circule seulement là où elle a été frappée et dans un rayon restreint aux alentours. Aussi, jusqu’au règne d’Aurélien, nous en avons la preuve par la rareté excessive des découvertes de bronzes de coin romain dans les contrées helléniques ; la masse du cuivre circulant comme monnaie d’appoint dans l’orient de l’Empire était exclusivement composée de monnaies frappées par les villes grecques. Entre Aurélien et Dioclétien on avait cessé de frapper de ces monnaies, mais comme la fabrication des monnaies officielles impériales n’avait pas été implantée en Orient, la masse du cuivre dans la circulation de cette moitié du monde soumis à Rome était restée la même, composée des pièces anciennement émises. Dioclétien, voulant qu’il n’y eût plus qu’une seule monnaie ayant cours dans l’Empire, aussi bien pour le bronze que pour lor et l’argent, celle de l’empereur, dut, pour atteindre un tel résultat, beaucoup multiplier les officines de fabrication de ces monnaies dans les provinces. Mais en mulbpliant ces ateliers il fallut, pour arriver à un contrôle régulier de comptabilité dans la fabrication, distinguer

1 \opUc. Aurel. 38; Aurel. Vict. 35; Eutrop. IX, 14; Suid. â. U. Mov>)-ràptoi. — - Ramus, Cat. num. vet. Mus. reg. Dan. n°s 35 et 36; Cobeu, Mèd. imper. l- V p. 215, 219 cl 220 (lr* éd.). — 3 Sabatier, Production de l’or , de l’argent du cuivre chez les anciens, Saint-Pétersbourg, 1850, p. 108-174; De Longpérier, ' nu,nism. 1866, p. 156-164; E. Babelon, Traité, I, p. 967 sq. — 4 Borghesi, "!/. de Unst. archêol. 1835, p. 1 sq. ; Ann. de l'inst. archéol. t. X, p. 61 sq.

■ Ul les ateliers de l’Empire romain à parlir de Gallien, voir surtout : Th. Rhode, " -1 lùnzen Aurel, etc. 1881; R. Mowat, Rev. nximism. 1897; 0. Voelter, „U"1’ de Vienne, t. XXXI, 1899; Marti, Riv. ital. di num. 1889 et Num. lis' 1 Hettner, Westdeut. Zeit. fur Gesch. und Kunst, Trêves,

II ' ' * VII; et surtout pour la période constantiuienne les beaux travaux de I LVl 03 ^ai-r*ce disséminés dans les Mém. de la Soc. des Anliq. de France, Y ^ dans les principales revues numismatiques de l’Europe à partir de 1899. der r r6sumé dans Babelon, Traité, p. 967 sq.] — 3 Friedliinder, Die Münzen

andalen, Berlin, 1849; Sabatier, Descript. qén. des monn. byzantines, ’ “ Voir Ch. Lenormant, Lettres à AI. de Saulcy sur les plus anciens

nte'r "um>sm • de la série mérovingienne, Paris, 1854; [M. Prou, Catal. des monn. " ' ^ Bibl. nat. Inlrod.J. — 7 Monnaies d’argent et de bronze des Ostrogotbs.

au moyen de marques particulières les émissions des différents ateliers. C’est ainsi que s’introduisit l'usage, continué par tous les successeurs de Dioclétien en Orient et en Occident, d’indiquer sur les monnaies, au moyen des initiales de leurs noms, les lieux où elles étaient fabriquées, tandis qu’avant cet empereur, à bien peu d’exceptions près, on n’avait jamais inscrit de semblables indications sur la monnaie romaine 3. Les marques d’ateliers monétaires provinciaux sont, en effet, extrêmement rares avant Dioclétien, et on n’en connaît pas une seule sur des pièces antérieures à Gallien L

Le système du monnayage concentré entre les mains de l’autorité suprême se maintint tel qu’il avait été établi par Dioclétien, jusqu’au moment où les rois des barbares qui avaient envahi l’empire s’arrogèrent, sur la monnaie frappée dans leurs Etats, le droit que les empereurs s’étaient réservé à eux seuls. Ce ne fut pas, du reste, d’une manière uniforme qu’ils se mirent en possession de ce droit. Tandis que les Vandales d’Afrique, immédiatement après la constitution de leur monarchie, commencèrent à battre monnaie à leur propre nom, comme des princes entièrement indépendants 3, les rois des Francs, des Burgundes, des Gotlis d'Italie et des AA isigoths de l’Espagne et de l’Aquitaine, pour lesquels le prestige de l’autorité impériale était beaucoup plus grand, et qui gardaient dans la forme vis-à-vis des souverains régnant à Byzance les liens d’un vasselage nominal, n’osèrent pas du premier coup consommer celte usurpation. Nous avons les monnaies d’or de Théodoric, de Sigismond, de Gondebaud, etc.0 Ce sont toutes des pièces au nom et à l’effigie des empereurs, semblables à celles que l’on frappait à Constantinople ; seulement le monogramme contenant les lettres du nom du roi barbare s’y glisse subrepticement dans le champ du revers, ou bien les légendes y sont altérées intentionnellement pour contenir des noms de villes ou de princes. L'ancienne idée du privilège impérial spécialement attaché à la fabrication des espèces d’or se maintenait encore entière, car quelques-uns des rois ostrogoths et burgundes, tandis qu’ils n’osaient pas usurper ce métal, frappèrent de petites pièces d’argent et de bronze d'un caractère plus indépendant, quoique toujours avec la mention de l’empereur7. Mais le premier roi de l'Occident qui osa ouvertement prendre possession du droit monétaire complet, et émettre des espèces d’or frappées à son propre nom, fut Théodebert, roi d’Austrasie, après ses victoires en Italie et la reconnaissance par Justinien de ses acquisitions territoriales dans la Provence 8. L’exemple de Théodebert fut bientôt suivi par d’autres ;

Sabatier, Descr. gén. des monn. byzantines, p. 194-211. — 8 procop. De bell. goth. III, 33 ; voir Rev. numism. 1841, p. 100 ; [Prou, Op. cit. p. 9], — Bibliographe. — J. C. Rasche, Lexicon univ. rei numariae vet. Leipzig, 1785-1884; Eckhel, Doctrina numor. vet. Vienne, 1792-98; Fr. Lenormant, La monnaie dans l’antiquité, Paris, 1878-79 ; Th. Mommsen, H ist. de la monn. romaine, trad. par le duc de Blacas, Paris, 1865-75; T.-E. Mionnel, Descript. de médailles antiques grecques et romaines, Paris, 1806 à 1813; Supplément, Paris, 1819 à 1839 ; 11. Cohen, Descript. générale des jnonnaies frappées sous l’empire romain, 1880- 92; E. Babelon, Monn. de la Bépubl. romaine, 1885-86; Id. Traité des monnaies grecques et romaines, t. I, 1901 ; Barclay V. Ilead, Historia numorum, Oxford, 1887 ; G. -F. Hill, A. Handbook of greelc and roman coins, Londres, 1899 ; British Muséum, Catalogue of greek coins in the British Muséum, by R. S. Poolc, B. Head, P. Gardner, W. Wroth, G. Hill (25 vol. parus) ; P. Gardner, The types of greek coins, Cambridge, 1882 ; F. lmhoof-Blumcr, Monnaies grecques, Paris, 1883; ld. Griechische Münzen, Munich, 1890 ; Id. Kleinasiatische Münzen, Vienne, 1901 ; B. Pick, Dacien und Moesien ( Die antiken Münzen Nord-Griechenlands ), Berlin, 1898; G. Macdonald, Catal. of greelc coins in the Hunlerian collection University of Glascou', l. 1 et 11, Glascow, 1899-1901 ; Al. Heiss, Monn. antiq.

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toute trace monétaire de la suprématie impériale disparut dans les royaumes germaniques de l’Occident, et de celte manière s’inaugura le monnayage des peuples modernes. Aussi est-ce à l’usurpation de Théodebert que nous arrêterons notre coup d’œil sur la nature et l’histoire du droit de battre monnaie dans les temps antiques. F. Lenormant. [E. Babelon].

MOIVETA FALSA. Fausse monnaie. — A Athènes les faux-monnayeurs étaient poursuivis en vertu d’une action publique appelée vop.tap.otTo<; ota^Qopaç ypacp/| ; ceux qui étaient convaincus de ce crime étaient punis de mort et il parait en avoir été de même dans les autres cités grecques1. A Rome, ce crime ne dut pas rester impuni pendant la République. Sous la dictature de Sylla, il fut l’objet spécial de la loi Cornelia nummaria , qui paraît n’avoir été qu’un chapitre de la loi Cornelia de falsis , portée par le dictateur en 673 de Rome *. Elle frappait de Yaquae et ignis interdictio et de confiscation générale quiconque avait fabriqué ou altéré des pièces de monnaie d’or ou d’argent, en les raclant ou en les lavant avec des liqueurs mordantes, ou avait vendu ou acheté sciemment des monnaies de plomb ou d’étain3. Il paraît que d’autres délits analogues furent soumis à la pénalité de cette loi, par des sénatus-consultes ou des constitutions impériales postérieures. Ainsi, sous Néron et sous Vespasien, on punissait les argentarii et les marchands qui refusaient la monnaie de bon aloi4. Du temps de Paul3, on leur appliquait la peine des faux-monnayeurs. Mais à cette époque, l'usage s’était introduit de réprimer extra ordinem le crime de fausse monnaie, ce qui laissait au juge une certaine latitude. Les peines indiquées par le jurisconsulte ne semblent pas s’accorder avec celles qu’énonce Ulpien3, parce que celui-ci n’a parlé sans doute que des personnes humiliores. En combinant ces textes, on arrive à dire que les honesliores étaient déportés dans une île ; les hommes libres, de basse condition, condamnés aux mines ou livrés aux bêtes; les esclaves crucifiés. La première de ces peines était réservée, comme moins grave, à certains cas. Ainsi le fait de rogner ou fabriquer des écus d’or était plus grave que celui d’altérer la composition de la monnaie d’or, ou de fabriquer celle d’argent. En effet, il n’est guère possible à d’autres qu'aux ouvriers de l’atelier officiel, ou qu'à celui qui fournit les lingots, aliquid in aurum vitii addere ; la fabrication de la monnaie d'argent offre également moins de danger7. On trouve au Code Théodosien8 trois titres consacrés au crime de fausse monnaie. Le second s’occupe spécialement de ceux qui circumcidunt solidi circulum, ou qui font passer sciemment dans le commerce des pièces altérées, ou refusent une monnaie

de l'Espagne , Paris, 1870; Ant. Delgado, Medallas autonom. de Espaüa , Séville, 1871-76; E. Muret, Catal. des monn. gauloises de la Bibl. nat., Paris, 1889; H. de La Tour, Atlas de monn. gauloises , Paris, 1892 ; R. Garrucci, Le monete dell’ Italia antica, Rome, 1885; H. Dressel, Berlin. Muséum, Catal. Italia, 1. 111, part. 1, Berlin, 1894 ; Arllmr-J. Evans, Syracusan Médaillons and their engravers, Londres, 1890 ; G.-F. Hill, Coins of ancient Sicily, Wesminster 1903; Ludwig Miiller, Numism. d' Alexandre le Grand, Copenhague, 1855 ; E. Beulé, Monnaies d'Athènes, Paris, 1858 ; Svoronos, Numism. de la Crète ancienne , Mâcon, 1890 ;

E. Babelon, Les Perses Achèménides , satrapes et dynastes tributaires, Cypre et Phénicie , Paris, 1893 ; Id. Les rois de Syrie , Paris, 1890; le même, Invent, de la coll. Waddington (Asie Mineure), Paris, 1898 ; E. de Saulcy, Numism. de la Terre Sainte , Paris, 1874; Fr. Madden, Coins of the Jews, Londres, 1881;

F. Feuardenl, Numism. Égypte ancienne, Paris, 1870-73 ; G. Dattari, Numi Augg. Alexandrini , Le Caire, 1901; Ludwig Miiller, Numism. de lanc. Afrique , Copenhague, 1860-1862 : Supplêm. 1874 ; W. Froehner, Les médaillons de l'Empire romain , Paris, 1878 ; J. Sabatier, Les monnaies byzantines, Paris, 1862.

MONETA FALÇA. 1 Demoslh. C. Leptin. § 167 ; C . Timocrat. § 212. — 9 Cicer.

portant l’effigie du prince. Constantin punil ces de mort, même par les flammes,

au gré du

crimes

ugc (317 E

). Cependant le même empereur, en 319 nonca que la déportation et la confiscation conlT' 1 faux-monnayeurs décurions outils de déçut-', . S| mines contre les plébéiens, et la croix conLy I esclaves9. En 321, il dispensâtes accusateurs des pd ] de la calomnie et refusa le droit d’appel à l’accusé 1 frappa de confiscation la maison dans laquelle on aviittl l’insu du propriétaire, fabriqué lafausse monnaie ; en 326 1 il renouvela les prohibitions précédentes11. Ou,*l, restrictions furent toutefois introduites à la rigueurde ' la pénalité contre le maître de la maison qui avait servi! d’atelier12. Ces constitutions remaniées par Justinien n’en forment plus qu’une seule dans son code 13 . Bien plus il attribue à Constantin une constitution rendue en 743 par Constantius, et qui inflige la peine du feu aux fauxmonnayeurs14. Enfin Valentinien, Théodose et Arcadius les assimilèrent aux criminels de lèse-majesté,en389ls et s’interdirent le droit de les gracier, en 39310. G. Humbert

MONETARII. — Nous réunirons sous ce titre les notions qui se rapportent aux officiers monétaires, ainsi qu’aux ouvriers et artistes de cette fabrication.

On ne sait rien de positif sur les magistrats qui étaient chargés de surveiller et de diriger la fabrication des monnaies dans les villes grecques au temps de leur indépendance. C’est à peine si l’étude attentive des monuments numismatiques fournit à ce sujet quelques observations.

A Athènes, les tétradrachmes de la seconde série (à partir de 220 av. J.-C. environ) montrent constamment les noms de trois personnages qui interviennent pour donner leur garantie à la monnaie L Les deux premiers sont des magistrats annuels; le nom du troisième change douze fois pendant l’année de fonctions des deux premiers officiers ; sa charge avait donc la durée d’une prytanie [pRVTANEiAj.Mais les pièces ne portent que les noms propres de ces magistrats et jamais l’indication de leur qualité. Les inscriptions attiques, si riches pourtant en documents sur la constitution de la cite, ne contiennent non plus aucune donnée sur la nature des officiers monétaires. 11 faut donc se borner là-dessus à de pures conjectures plus ou moins vraisemblables.

Beulé a pensé que le premier nom, inscrit avant tous les autres sur les tétradrachmes d Athènes, devait ' fie celui du magistrat politique, préposé à la monnaie, exerçant une haute direction, responsable plutôt que competent. S’il y a une place d'honneur sur les monnaies, ces celle-là, car on la trouve occupée quelquefois pin 1 ^ personnages considérables, par le roi Mithridate-, J"1 Antiochus IV de Syrie, avant qu’il fût roi 3, PaI - "

1 n Verr. act. Il, 42; Ileinec. Antiq. rom. Syntagm. IV, 18 ’ ’l,^]

Dig. De leg. Cornet, défais. XLVI1I, 40 ’JnsL ' ' ’ 18’ ôf PauL Sent.receM Laboulaye, Essai sur les lois crin,, p. 264 Pans, ««. - ■ CL Pa ^ ;j __ y 95 1-1.9, 19 Dig. h. tit. — 4 Aman. Commentai, de p ct

«1. -• L. 1, Cod. Theod. 11,11. - 1. »■ «*■ T ” VJ, Od. '*■

1 4 h. tit. 13 IX, 24. — 14 Cf. 1. 5, Lod. Theod. IX, . , Quaesti

15 L. 9, Cod. Theod. h. tit. - « L. 10, cod. - BiBUOGRAran . ^ no812,

de jure crim. Marburg, 1842, p. 223,224; 1857-59, II, §

3* édit Bonn., 1860; Rudorff, Rôm. Rechtsgeschichte, P ^ 677, 779,

p. 387 sci. ; Rein, Das criminal Recht der Romer, elPzlS’ ’ 2o6 9q, Taris,

786 sq. ; F. Lenormant, La monnaie dans l’antiqm e, ’

Les monnaies d'Athènes, P- 109 ^es monn, E. Babelon, Traite .

MONETARII. 1 Voir Beulé,

1 ttica Catal. du Rrit. Mus., Introd. p. xxxvm et 28 ; Bautl" ’ ? ReV, numism.

. , „ . , n CCI 9 Ko., IA Tes monn. d’Athènes, p- *>' > tr. et rom. t. 1, p

838J. — 2 Beulé, Les monn.

— 3 Beulé, O. c., p. 206.

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,an d’Athènes1, par Apellicon son complice2, par un unrnonius3, un Thémistocle 4, descendants des plus 'llustres familles, par le roi de Cappadoce Ariarathe Philopator qui séjourna à Athènes vers 158, par les procon- |g romains Q. Cœcilius Metellus et L. Mummius6. Mais je (jUei magistrat le nom est-il inscrit à cette place? On serait tenté de penser, avec Beulé, à ce grand administrateur des finances publiques que l’on appelait tantôt at'aç TŸ| ; xoivri? ■KÇOGOOOU et tantôt O S7TC SlOtXYj<7£t 6 et dont les fonctions furent remplies par Aristide, par l’orateur Lycurgue, par Ilabron son fils et par Aphobétos frère d’Eschine. Cependant, avant la guerre lamiaque et 1rs révolutions qui en furent la conséquence dans la constitution athénienne, les fonctions d’administrateur suprême des finances avaient une durée de quatre ans, ei d’un autre côté les indications numismatiques ne permettent pas d’admettre que le premier magistrat monétaire occupât son poste plus d’une année. Si c’était le magistrat È7Ù Btotxvjffet que l’on devait reconnaître en lui, il faudrait que dans les siècles de la décadence athénienne son office, de quadrennal, fût devenu annuel, ce qui n’a, du reste, rien d’inadmissible. Il est pourtant possible qu’en dehors de cas exceptionnels ce fût un magistrat d’un ordre moins relevé, dont l’office se serait borné exclusivement à la surveillance et à la direction de la Monnaie. Albert Dumont 7 a très ingénieusement reconnu le premier magistrat d’un des groupes de tétradrachmes athéniens, Aropos 8, dans le personnage du même nom qui figure sur une inscription attique9comme trésorier d’une confrérie d’éranistes. Il était tout naturel qu’ayant été dans l’association l’un des officiers de linances de la république, on en eût fait le trésorier.

Le second nom a paru à Beulé être celui du directeur spécial de la Monnaie (àpYupoxo7reïov), du citoyen qui la prenait peut-être chaque année à entreprise, ou plutôt qui était désigné pour cette liturgie [leitourgia]. Ce qui serait de nature à faire penser que c’était une liturgie, une fonction imposée, c’est l’annuité. Du reste, quand Démosthène tenait à honneur d’être commissaire pour l’achat des grains, il n’y avait pas moins d’honneur à être commissaire pour la fabrication des monnaies.

Telle est encore, en ce qui concerne les deux premiers noms des magistrats monétaires d’Athènes, l’opinion de M. Barclay Y. llead, dans le Catalogue des monnaies d’Athènes, du Musée Britannique. Récemment, M. Th. Reinach s’est efforcé d’établir que les deux premiers noms des monnaies d’Athènes étaient le stratège des (innés (<jTpa.T7]Y ètù 07tAa) et le stratège des préparatifs, c’est-à-dire des finances (<rrpaT7]Yi>s Itû ty,v TOpaaxeu-qv) 10. Les quelques exemples que cite M. Reinach à l’appui de sa théorie ne permettent pas de la généraliser d’une manière absolue. En la combattant, Erich Premier a cité des cas positifs où il ne saurait (‘h’e question de ces deux .stratèges11. M. Kirchner a démontré par d’autres arguments que les identifications de stratèges proposées par M. Reinach ne sont pas sûres12.

Néanmoins, il paraît certain* que les deux premiers noms sur les monnaies d’Athènes sont ceux de personnages appartenant à des familles illustres, souvent même apparentés l’un à l’autre, dont les fonctions dans la République étaient variables et de tout ordre au moment où on leur donna le droit de signer les monnaies, honoris causa. C’est là ce qui explique la présence sur les monnaies athéniennes de personnages étrangers ou même de rois.]

Quant au troisième magistrat, qui changeait à chaque prytanie, nous trouvons, dans 1 organisation du gouvernement d’Athènes, plusieurs fonctionnaires dont l’office avait exactement cette durée et qui pouvaient avoir dans leurs attributions la charge de s occuper des monnaies. Tels sont les métronomes ou surveillants des mesures [metronomos], les apodecles ou receveurs publics [apodektai], enfin les âp/ovxe; tou àpYuotou que mentionne une inscription atlique13. Ces derniers officiers" étaient, d’après 1 inscription même qui en parle, plusieurs à remplir leurs fonctions dans une même année, circonstance qui empêche absolument de reconnaître, avec Cavedoni u, un ap/iov tgü apyoptou dans le magistrat nommé le premier sur les tétradrachmes athéniens.

Dans la plupart des cités de l’Asie Mineure, au temps des successeurs d’Alexandre, c’était aux prytanes qu’appartenait la direction du monnayage [prytaneiaj. Une célèbre pièce d’or de Smyrne, frappée à cette époque, porte la légende IMYPNAIflN TTPYTANEIZ, et les tétradrachmes d’argent de cette ville portent un monogramme qui contient les éléments du nom des prytanes16. Sur les cistophores frappés à Pergame on lit aussi la mention des mêmes magistrats dans un monogramme composé des lettres TTPYT 16.

A Naples, Ch. Lenormant et de Witte” ont reconnu dans le XAPIAEfïZ mentionné sur plusieurs monnaies 18 le Charilaüs qui, étant premier magistrat de la ville, la livra aux Romains19. On doit conclure de ce rapprochement presque incontestable qu’à Naples le nom inscrit sur la monnaie était celui du principal magistrat, appelé démarque 20.

Corcyre avait un gouvernement calqué sur celui de Corinthe21, sa métropole. Le pouvoir suprême appartenait à cinq prytanes annuels, dont le premier était éponyme, c’est-à-dire donnait son nom à l’année pendant laquelle il exerçait ses fonctions22. Or, il résulte de la comparaison des monnaies et des inscriptions de Corcyre, que c’est le prytane éponyme qui est mentionné sur les espèces monétaires de cette ville quand on y trouve un nom de magistrat23.

A Rhodes, il semble que les magistrats qui signent les monnaies de la ville, et dont plusieurs ont aussi leurs noms inscrits sur les tétradrachmes d’Alexandre le Grand à la marque de l’atelier de Rhodes24, doivent être considérés comme des prêtres d’Hélios. C’était, en effet, à ce pontife annuel qu’appartenait l’éponymie23, et c’est par

I Beulé, p. 216. 2 Ibid. p. 211. — 3 Ibid. p. 194. — A Ibid. p. 305.— 8 [B.

I ]’a<R ^atal. Attica, Introd. p. lui]. — 6 Boeckli, Staatshauslialtung der Athen. Iv' R c*,aP- VI. — 1 Essai sur la chronologie des archontes athéniens , p. 118.

Beulé, O. p. 222. — 9 Rhangabé, Antiq. helléniques , t. H, n° 811 ; àp^aioX. n° 861. — 10 [Th. Reinach, L'hist. par les monn. p. 111.

II Bons le Rhein. Mus. t. XL1X, 1894, p. 376. — 12 Kirchner, Zeit. fur Num. 1 P. ”1]. — 13 Boeckli, Corp. inscr. gr. no 82. — * ’+ Alemoric di religione,

"'de et littéral ura , Modéne, t. V, p. 344. — 15 Eckhel, Doctr. num. cet A. III,

p. 537-539 ; [B. Head, Bist. numor. p. 509], — 1® Pinder, Ueber die Cistophoren , p. 544. — 17 Elite des monum. céramogr. t, I. Introd. p. xlvii, et Rev. numism. 1844, p. 251 ; de Wilte, Etude sur les vases peints, p. 103. — 18 Mionnet, Suppl. 1. 1. p. 242, no 300, et p. 243, n» 302. — 19 Tit. Liv. VIII, 25. — 20 Franz, Corp. inscr. gr. t. III, p. 717. — 21 Paus. IV, 4, 4. — 22 Franz, Corp. inscr. gr. I. II, p. 23. — 23 F. Lenormant, fier, numism. 1866, p. 150-155 ; [Brif. Mus. Catal. Thessaly to Aetolia, Introd. p. l], — 2t Millier, Numism. d' Alexandre, p. 260 ; de Witte, Rev. numism. 1864, p. 1)4. — 25 Foucart, Inscr. inédites de l'ile de Rhodes, Paris.

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les noms des prêtres d’IIélios que sont datées tes anses d'amphores rhodiennes *.

Le monnayage des villes grecques sous les empereurs romains, dans les longues légendes inscrites alors sur le revers des pièces, fournit un plus grand nombre de renseignements que celui de l’époque pleinement autonome sur les autorités qui y présidaient. Nous voyons par les monuments numismatiques de cette série que la surveillance monétaire n’était pas attribuée uniformément dans toutes les villes au même magistrat. Dans un grand nombre de cités de Lydie et de Phrygie, à Cliios et à Mélos, c’était l’archonte 2 ; en Ionie, en Éolie, en Mysie, à Lesbos, le stratège3 ; à Rhodes, le Ttxgia; ou questeur à Attuda, à Cymé, le prytane dans plusieurs villes d’Ionie, de Lydie et de Phrygie, le Ypot[jL[jiaiT£Ùç ou secrétaire public6-, a Lacédémone enfin, l’un des éphores 7. Il importe de ne pas confondre les mentions de ces fonctionnaires avec d’autres mentions de magistrats qui se rencontrent fréquemment sur les pièces de la même époque et de la même série et qui y figurent à titre de notation de date pour l’émission monétaire. C’est ainsi qu’un assez grand nombre de bronzes des villes d’Asie portent le nom d’un des hauts fonctionnaires de l’ordre sacerdotal, en exercice au moment où fut frappée la monnaie, de l'Asiarque, du grand prêtre (àpxupeùç), du stéphanéphore, de l’hiéromnémon, de l’agonothète, etc. ; c’est ainsi que, sur beaucoup de pièces du même pays, on lit le nom du proconsul précédé des mots ETTI AN0TTTATOT , « sous le proconsulat de N.

Les cistophores, assez multipliés, qui offrent des noms de proconsuls en latin portent tous, en même temps, en grec le nom du magistrat local spécialement chargé du

soin de la monnaie8.

Dans les colonies romaines qui jouissaient du droit de monnayage, c’étaient les autorités municipales qui y pré sidaient ; mais il n’y avait pas non plus de règle fixe pour la détermination du magistrat qui avait cet office important dans ses attributions. En interrogeant les monnaies elles-mêmes, nous y voyons la garantie donnée tantôt par les duurnvirs 9, tantôt par les quatuorvirs l0, tantôt par Y édile1', tantôt par les décurions'2.

Ni les auteurs, ni les monuments ne fournissent aucun renseignement sur la condition des ouvriers monétaires dans le monde hellénique, soit aux beaux temps, soit sous la domination romaine. C’est seulement par conjecture, et d’après l’analogie de la condition des ouvriers employés dans les mines et dans les travaux de 1 administration des mesures publiques, qu’on les considère assez généralement comme ayant appartenu à la classe servile et ayant été pris parmi les esclaves publics.

En revanche, depuis la belle étude que Raoul Rochette a consacrée à ce sujet*3, nous savons avec certitude que ceux qui gravaient ces admirables coins des médailles grecques étaient de véritables artistes, tenus pour tels et assez considérés pour qu’on leur permit quelquefois d’inscrire leur nom à côté de celui du magistrat responsable, quoique dans une place moins saillante. Il semble que ces artistes exerçaient le métier de graveurs sui

pierres fines en même temps que celui de gPavpu médailles11. Les érudits ont déjà relevé les

. . , - - n°ms d’une

quinzaine de ces graveurs sur les monnaies de la Sini

Monnaies signées par Cii:

Fig. 5120.

de quatorze sur celles des villes de la Grande Grèce, de trois sur celles de Cydonia de Crète, enfin de quelques

autres à Érétrie d’Eubée, à Samos, à Clazomène. Tous appartiennent à la plus belle époque de l’art. Les plus habiles de ceux dont on possède les œuvres signées sont Cimon (fig. 5119, 5120)

et Événète (fig. 5121), au-

Fig. 5122. — Monnaie signée par Euclide.

teurs des merveilleux mé daillons d'argent de Syracuse, Euclide qui travailla également pour Syracuse (fig. 5122), et Théodote, dont les œuvres se rencontrent dans la série de Clazomène (fig. 5123). Quelquefois deux artistes s’associaient pour graver en commun une même monnaie, 1 un exécutant le droit et l’autre le revers ; ainsi nous possédons des pièces de Syracuse où ont travaillé en commun Eumène et Euclide ou bien Événète et Eumène, et des pièces de Catane, œuvres de la collaboration d Apollonios et de Choirion. Quand un graveur de monnaies avait acquis une certaine réputation d’habileté et devaient, la sphère de son activité d artiste ne se restreignait pas à la cité qu’il habitait, et de nombreuses villes se disputaient l’avantage de lui voir graver les coins destinés à la frappe de leurs espèces métalliques. C’est ainsi que les monuments numismatiques nous font voir Événète travaillant pour Syracuse et pour Ca- . . ti D0

tane ; Parménide pour Syracuse et pour Naples , Ai JP pour Tarente, Héraclée de Lucanie et Métaponte Apolb nios pour Métaponte et pour Catane, etc. Leu était donc la même que celle de tous les au dans la société grecque, libre et honorée • ^

Pour ce qui est de Rome, nous possédons les l ^ les plus abondantes et les plus positives s degrés de l’organisation du monnayage

pjo-, 5123. - Monnaie signée par Théodole. 1

l Stoddart, Transactions of the royal Soc. of Lite rature, 2' série, t. 111 et IV , Franz préfacedu t. 111 du Corp.inscr.gr A. Dumont, Inscr. céram.de Grèce, Paris, 187j.L2Voir Eckhel, Doctr. num. t. IV, p. 192. — 3 Ibid. p. 193. — Mbid. p. 202. 5 Ibid, p 200. — 3 Ibid. p. 194. — 1 llnd. p. 199. — 8 Pinder, U. I. p. 507-571 .

9 Eckhel, t. IV, p. 474. — 1074. p. 480. — n Jb. p. 481 . — 12/4. p. 482. - 13 lettre

à AJ. le duc de Luynes sur les graveurs des monn. gr. Paris, 1831. — 1 JacoOs,

141 ; des

Münchner Uenkschrift.puH. V,p. 9 ; Meyer, Gesch. de ^ |es graveurs grecs < Welcker, Kunstblatt, 1827, n« 84, p. 334.-15 Voir enco ’ ?A von Sallet,

monnaies, F. Lenormant, Gaz. des Beaux-Arts, . , „ cad, Coinage

imnniaico, i . ~ — - - 4fl7l .

Künsllerinschriften aufgriech. AJünzen Berlin 871 , « , . der SW»

cuse, Londres, .874, p. ,9 ; Rudolf Weil, Dut Londres, .«4

MUnzen, Berlin, 1884; Arthur J. Evans, Syracusan

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archaïques représentant des déesses nues 1 . Enfin, il convient de noter qu’aucun tombeau royal intact n’a été ouvert en Chaldée, jusqu’à présent : sans doute les bijoux n'v auraient point manqué.

D’ailleurs, une mode analogue persiste en Assyrie, où jcS |l0mmes portent habituellement de lourds bracelets ol des boucles d’oreilles (fig. 3994), mais point de colliers. Seuls, les rois sont parfois décorés d’emblèmes suspendus au cou par des chaînettes 2. Les femmes et les eunuques 3 portent de simples colliers de perles rondes et lenticulaires ; les génies, mêmes barbus, et les monstres suivent la mode des femmes \ On a recueilli bon nombre de ces colliers, dans le palais de Sargon et àKouyoundjik (VII1« siècle), dont un seul en or, les autres composés de pierres précieuses 5.

On peut remarquer la même différence des sexes sur les monuments phéniciens : les sarcophages féminins sont seuls ornés de colliers f>.

II. Grèce. — 1. Époques mycénienne ». — La civilisation dite « mycénienne », éclose et développée dans les cours somptueuses des tyrans de Crète et de l’Argolide, devait nécessairement produire une floraison extraordinaire de l’orfèvrerie ; les trésors, dont la salle mycénienne du Musée d’Athènes regorge, en témoignent.

Dans les procédés techniques, dans la richesse et le mode d’emploi des bijoux funéraires, dans leurs formes mêmes, l’orfèvrerie « mycénienne » offre tant de rapports avec l’Égypte, qu’il serait difficile d’exclure une influence, probablement réciproque, influence prouvée, d’ailleurs, par les relations suivies entre les deux

Fig. 5125. — Détail de collier mycénien.

pays7. Aussi les colliers « mycéniens » montrent-ils une richesse et une variété bien différentes de la simplicité monotone des bijoux chaldéens, dont se rapprochent encore les colliers recueillis à Troie 8. Les tombeaux de Mycènes nous ont montré les princes et les princesses couverts de bijoux, comme ensevelis sous un flot d’or.

Comme en Égypte, les colliers n’étaient point réservés aux femmes. Sur les fresques de Cnossos, les hommes portent également ces grands colliers à un ou plusieurs rangs 9, dont bon nombre sont sortis des tombeaux «mycéniens» ,0. Nous en avons d’or, d’ivoire, de pâte de verre

1 Far exemple Heuzey, Figurines en terre cuite, pl. 11 ; de Sarzcc, Découv. e“ Chaldée, pl. xxxix, 5. — 2 Par exemple Samas-vul (va' siècle) sur la stèle célèbre, Perrot-Chipiez, Hist. de l'art, II, 620 ; cf. 763 ; Lavard, Mon. of Nin. 1, 82 ; If V; collier simple, I, 5, 12. — 3 Layard, Mon. of Nin. 1,5, 12, 93 ; cf. lescaptifs étrangers, I, 40-41. — 4 Perrot-Chipiez, II, 701 ; Assyrian Sculptures, IX, XXV; l avard, L. c. 1,5, 7 (très riche), 7 a, 25, 34-38, 92. — 3 Kouyoundjik : Perrot-Chipiez, 11,705; Nimroud : Longpérier, Musée Napoléon, 111, pl. vu ; Palais de Sargon : Pcrrot- Chipiez, II, 702. — 6 Perrot-Chipiez, III, 184. Exemple de collier trouvé à Carthage dans P. Delattre, Tombeaux de la Nécropole de Douimès, 1897, p. 16. — 7 Objets cSyptiens trouvés en Crète et à Mycènes, influence « mycénienne » dans la peinture égyptienne, vases « mycéniens » trouvés en Égypte, etc. — ■ 8 Idole féminine de plomb, avec un collier à cinq rangs, Schliemann, Ilios, 380 (éd. franc, p. 580 et 620). Colliers de perles minuscules d'or, disposées en rangs multiples par des traverses Perforées, Ibid. 514-5. Perles ornées de pointillé, Ibid. 548. Collier de quadruples spirales, Ibid. 546, semblable à Schliemann, Mykenae, 226. — 9 Evans, dans Annual of brit. school, VII, 1901, p. 17, fig. 6. — 10 Mycènes ; Schliemann,

souvent plaquée d'une mince feuille d or, selon la richesse du mort ou la piété des parents. Ce sont, en général, de petites plaques ajustées de façon à former un collier, ou plutôt un bandeau ininterrompu où les mêmes motifs se répètent : rosaces et volutes, feuilles et fleurs, étoiles formées de quatre feuilles de lierre, animaux stylisés, coquilles, poulpes, poissons volants, aigles, papillons, etc. La figure humaine y apparaît rarement ".

Très à la mode sont les chaînes de fleurs de lis diminuant de grandeur des deux côtés, dont une fresque de Cnossos nous enseigne la disposition 12. Assez fréquentes aussi, les traces d’émaux multicolores, qui remplissaient les creux des rosaces et des fleurons, les ventouses des poulpes. Nous reproduisons ici un échantillon choisi dans le Musée d’Athènes (fig. 5125) 1,1 . Ces petites

pièces ajustées, ces incrustations polychromes, rappellent les mosaïques de faïence, d’ivoire et de crista',

fréquentes tant à Tirynthe 11 et à Mycènes 16 qu’en Crète 16 et en Égypte17, où les artistes « mycéniens »

Mykenae, 123, 213, 364. Moules de bijoux, Ibid. 121-2; ’Eoyiji. ijyaiok. 1888 pl. vm-ix; 1887, pl. xm ; 1897, pl. vu; Spala : Bull. corr. hell. 1878, pl. xv. xvi; Menidi: Bas Kuppelijrab, pl. îv; lalysos : Mylc. Vas. pl. a-c. — U 'E»r,n. ijyaioX. 1887, pl. xm ; 1888, pl. vin; sphinx, Ibid, pl ix ; Démons, Journ. hell. stud. XXI, 117; Murray, Excav. in Cyprus, p. 19, fig. 36-37. Un exemplaire excellent au Louvre, d'autres à Delphes (fouilles de l'École française), et dans la coll. Augusto Castellani à Rome (Chypre); cf. Furtxvaengler, Mimch. Sitz.-Ber. 1899.

12 Evans, British School Annual, 1901, 17; Revue de l'art anc. et mod.

XII, 190?, 89. — '3 D’après des photographies et avec l'obligeante autorisation du Conservateur, M. Tsounlas. — 14 Frise d'albâtre, Perrot-Chipiez, VI, pl. xiii ; Schliemann, Tiryns, pl. iv; cf. les ornements peints, Ibid. pl. vi-xii.

15 Fragments recueillis dans la tombe nr. 4, et appartenant probablement

à un échiquier semblable à celui do Cnossos. Schliemann, Mykenae, 278. — 16 Échiquier de Cnossos, Annual brit. school 1901, 79; faïences à incrustation de Phaistos, Mon. ant. d. Line. XII, 94; mosaïque de Cnossos, Ann. brit. school, 1902, p. 15, 21. — U Grébaut et Maspéro, Musée égyptien, pl. x.

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qui décorèrent le palais de Tell-Amarna semblent les avoir importées. Créés pour une autre technique, ces ornements ont trouvé dans les colliers leur application la plus somptueuse.

Cependant, à côté de ces bijoux compliqués , simples perles de métal ou de pierres fines reit î fréquentes. Un morceau de bas-relief en stuc' troin Cnossos * nous montre deux doigts d’homme tenant un

Vers la fin de l’époque

Fig. 5129. — Femme chypriote avec ses colliers.

collier de perles d’or, avec, au milieu, deux petites têtes de nègre qui rappellent de nouveau les relations des Crétois avec l'Égypte.

mycénienne », la Grèce continentale a fourni encore une trouvaille importante, le trésor d’Égine, publié par M. A.

Evans 2 : on y voit des colliers de perles à plusieurs rangs, d’or, d’améthystes et de cornalines, enrichis de pendeloques compliquées dont les chaînettes et les figures rappellentles types archaïques des bijoux de Troie (fig. 5126), tout en annonçant l’avènement prochain de l’art géométrique. En effet, ce trésor marque le déclin de l’orfèvrerie « mycénienne », succombant à cet art primitif du Nord, dont les traces ont survécu très longtemps dans les pays balkaniques 3.

Comment ces grands colliers se portaient et se fixaient dans l’ajustement féminin, c’est ce que l’on comprend bien au moyen des terres cuites, tant « mycéniennes » que géométriques, que nous ont révélées les fouilles de Mycènes, de Tirynthe et d’Argos. Comme en Égypte, le collier, formé souvent d’une double ou triple rangée de pendeloques, couvre comme un pectoral une grande partie du buste (fig. 5127) 4. Les chaînettes ne passent pas par

* Grâce à l’obligeance amicale de M. Evans, j’ai pu examiner sur place et à loisir toutes les trouvailles, encore inédites, de ces fouilles merveilleuses. — 2 Journ. hell. stud. XIII, 195 sq. — 3 Cf. par exemple la statuette au collier du Musée de Belgrade, Hoernes, Urgesch. d. Kunst , pl. iv , Perrot-Chipiez, flist. de l'art, VII, 188. - 4 Idole de terre cuite, trouvée à l'Héraion d’Argos; Hadaczek, Oesterr. Jahreshefte, 1902, p. 209, fig. Gl. - S Scbliemann, Tirynthe, fig. 87-89, 159, pl. xxv c; Perrot-Chipiez, VI, fig. 344- 345; Ch. Waldstein, The Argive Heracum, p. 44-47, fig. 17, 18, 20, 21, et surtout

derrière et ne sont pas visibles dans le dos : elles sont fixées sur chaque épaule, par devant, à de grandes fibules qui servaient en même temps d’agrafes pour retenir le chiton sur les épaules, et qui reproduisent des types connus par les fouilles d’Olympie surtout8.

2. Chypre. — C’est surtout dans cette île, exposée à toutes les influences, que la bijouterie « mycénienne » se fondant avec des courants égyptiens et orientaux reçoit un développement spécial et curieux. Les fouilles récentes du British Muséum en ont fourni une moisson abondante, où l’on remarque l’influence égyptienne la plus prononcée, à côté de bijoux purement « mycéniens ». Un grand collier à pendeloques de fleurs de lotus, incrustées de pâtes multicolores 6, rappelle les cloisonnés égyptiens ; un collier plus simple 7 pourrait être confondu avec des bijoux égyptiens, si les petits boucliers d’or n’en dénotaient l’origine « mycénienne » (fig. 5128) 8. C’est de cette orfèvrerie mixte, qu’on peut attribuer à la fin de l’époque « mycénienne » (xir-xe siècles), que dériveront les bijoux lourds et disgracieux, les multiples colliers et les chaînes chargées d’amulettes, qui couvrent le cou et la poitrine des statues chypriotes,

représentant des femmes ou des

déesses, à l’époque dite gréco-phénicienne (ixc-vii" siècles) 11 . Notre ligure 5129 10 montre la disposition particulière de la

parure

serrant

Fig. 5130. — Collier du Trésor de Curium.

étroitementlecou,

à la façon des bijoux modernes appelés « colliers de chien ». En général, dans ces figures, l’ornementation suit une règle constante, évidemment fixée par les coutumes religieuses : collier à pl«8ie»« ^ et à médaillon central, serrant le cou, bulle su. p

l’article instructif de M. Hadaczek dans les

— G Murray, Excavations in Cyprus, pl. v. 8 çf Gaz. arch.

xiv, et le collier égyptien du Louvre, Perrot-Chipiez, 1, =>• , LXXX„ et xc;

1883, pl. lvi ; Cesnola, Descriptive Atlas of cjpiio c ■ ^ Helizey, Les 11, pl. ci.xxxvii ; Olin. Richter, Kxjpros, pl. xr, xmx-liu, . ^ ^ Non)breux figurines antiques, pl. ix; Murray, Excar. in yPrus% LonclrcSj de Berlin, exemplaires dans les Musées de Paris, de Vienne, ^ ^ ^ 3.

— 9 Murray, Op. I pl- vi (604) i cf- P1' vl">

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. une chaîne entre les seins et rappelant encore les li gu ri nés chaldéennes.

jVt. Cesnola a déterré de semblables colliers d’or à Curium1- D'autres colliers plus récents, du même trésor Je Curium (fig. 5130) 2, dénotent déjà la prépondérance de l’art ionien le plus pur, dans leurs pendeloques élégantes, amphores, glands, Ileurs de lotus, têtes de Méduse : la tradition archaïque et barbare en disparaît complètement.

i luant aux hommes chypriotes, ils semblent n’avoir porté de colliers qu’en endossant le costume égyptien 3. Comme le reste du costume, les colliers de ces statues gardent le type égyptien pur.

3. Ionie , Rhodes, Sicile. — Cependant des îles de la mer Égée les traditions « mycéniennes » passèrent dans l’orfèvrerie archaïque de l’Ionie, presque sans subir l’influence étrangère. Rhodes, féconde aussi en trouvailles purement « mycéniennes », nous a fourni les meilleurs exemples de cette transition de style, dont chaque fouille exécutée dans les nécropoles archaïques Je l’Ionie apportera de nouvelles preuves.

Lesbijouxde Camiros (Rhodes)sont surtout admirables par la linesse du travail, par le grènetis délicat des

Fig. 5131. — Collier rhodicn.

meilleures pièces, qui avaient été portées par les vivants avant d’être déposées dans les tombeaux : ce sont de solides et authentiques parures, tandis que les bijoux purement funéraires ne sont qu’estampés dans une mince feuille d’or à bas alliage. Dans cette série nombreuse, que les vases trouvés dans les mêmes tombeaux permettent d’attribuer à la seconde moitié du vne siècle, on remarque surtout des plaques rectangulaires 4 (fig. 5131), qui formaient des colliers semblables aux

plaquettes « mycéniennes » que nous venons d’étudier Cependant, les types estampés sur les plaques de Rhodes sont purement ioniens : ce sont d'abord un centaure à avant-train humain * et l'Artémis dite persique c, qui se répètent avec des variantes insignifiantes. L’on trouve encore des femmes drapées, parfois ailées, une déesse à corps d’abeille 7, des têtes imberbes 8, des sphinx 9, des rangées de perles cannelées portant, comme pendeloque centrale, soit des tètes de taureau ou de lion 10, soit des plaquettes rondes à dessins géométriques 11 , soit encore de grandes rosaces décorées de granulés très fins, de petits masques et de tètes d’animaux appliqués. Enfin, deux pendeloques plus compliquées, trouvées à Camiros par Salzmann et entrées au Louvre12 (fig. 930), vrais chefs-d’œuvre de la toreutique ionienne, rivalisent, par la finesse exquise du travail (du grènetis surtout), avec les bijoux étrusques les plus délicats.

Dans les orfèvreries lydiennes du Louvre13, le même art apparaît, mais plus grossier et provincial; ces bijoux, dont la plupart servaient de pendants de collier, décèlent l’influence prépondérante de l'orfèvrerie ionienne des îles, non point sa dépendance de l'Asie.

C’est encore à des traditions ioniennes que nous devons sans doute l’abondance de bijoux que nous remarquons sur certaines terres cuites de Sicile : les colliers y figurent sous l’aspect de plusieurs rangées de pendeloques qui s’étagent sur la poitrine des déesses (fig.

3132) 14.0n y reconnaît encore le souvenir de ces grands « pectoraux », que nous signalions plus haut dans les idoles de Mycènes et d’Argos (fig. 5127).

4. Grèce continentale. — Dans la Grèce continentale, l’invasion dorienne ramena un âge de simplicité barbare. L’art géométrique est très pauvre en bijoux et les colliers font presque entièrement défaut15; cependant, les témoignages de l’épopée nous enseignent que si les hommes s’étaient désaccoutumés de ces bijoux, les femmes des grandes maisons en portaient toujours

Plusieurs opp.ot font partie de la parure nuptiale

1 Cf. Cesnola, Cyprus, p. 312, avec les statues, Ibid. p. 141 ; la statuette (1 A star té, p. 275; l’oenochoé à tête de femme, p. 401. — 2 Cesnola, Cyprus , PtxiH-xxv; cf. Olin. Richter, Kypros, pl. xxxiu, lxvh ; Perrot-Chipiez, III, 819, 829 (cf. notes 36, 37); Myres, Cat. of the Cyprus Mus. 131 sq. — 3 Telles les statues d’Alhiénau, Perrot-Chipiez, III, 531-533 (Cesnola, Cyprus, 129-131). ~ 1 Salzmann, Nécrop. de Camiros, I (entrées au Louvre). Série très riche du hrilish Muséum. Autres séries semblables aux Musées de Berlin (Milani, Studi e foateriali, I, 194) ct de Boston ( Report of the Trustées, XXIV, 1900, 102 sq.). Un M exemplaire à Oxford ( Report , 1899). — 3 Supra, fig. 1285, p. 1011 ; Fontenay, Bijoux une. et mod. p. 144. — 6 Supra, fig. 935, p. 789 ; Rev. arch. VI, 1862, 264. ~~ 1 Journ. hell. stud. XV, I ; Milani, Studi e Materiali, I, 209. — 8 Arch. Zeit. *884, pl. |Xj J 1-12 (Délos). — 9 Exemplaires inédits du British Muséum.

0 autres pendants à tête de lion ou de taureau, au Cabinet des Médailles

t" s 2857 ter, 2878 bis, ter-, trois belles pièces de la coll. de Luynes), au

Musée de Bologne (coll. Palagi). — 10 Arch. Zeit. 1884, pl. ix, 6-8 ; cf. 7.

r°i)<!clles, dont le décor est incisé ou granulé, se rapprochent de très l’tés, lant de certains bijoux de Chypre (Perrot-Chipiez, 111, 829, trésor de

Curium, Musée de Ncxv- York), que des pendeloques étrusques, n. 72-73. — H Par exemple Fontenay, Bijoux anc. et mod. p. 151. La plus belle série sa trouve au Cabinet des Médailles (n0* 2858 ter, 2881, 3004, deux exemplaires très beaux de la coll. de Luynes) ; d'autres aux Musées de Boston (Report of the Trustées, 1899, 105), de Munich, de Bologne (coll. Palagi), du Louvre (superbe pièce de la coll. Tyskiewicz), dans la Coll. Nélidoxo (pl. xm, cccxi). — 12 D’après la Rev. arch. VIII, 1863, pl. i, qui est encore la meilleure reproduction ; Fontenay, Les bijoux anc. et mod. p. 95-G. — 13 Dumont, Bull. corr. hell. 1879, pl. îv-v; Froehner, Coll. Hoffmann (1886), pl. xx; Perrot-Chipiez, V, 295 sq. ; cf. le collier iycicn, Coll. Tyskiewicz, pl. xxxvti.

14 R. Kekulé, Die Terracotten von Sicilien, 1884, p. 12, fig. 14, 15;

p. 17-18, fig. 21 à 25; pl. n, fig. 1; cf. P. Delattre, Nécropole Punique, voisine de Ste-Monique, 1898, p. 15, fig. 29. — 13 Par exemple quelques figurines de femmes en terre cuite, Heuzey, Fig. en terre c. pl. xvii (Louvre) ; Arch. Anz. 1902, III (Dresde). — 16 11 faut remarquer, d’ailleurs, que l’épopée évoque les anciens temps h(."OÏques, et garde un reflet de la somptuosité des cours « mycé¬

niennes ».

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d'Aphrodite 1 ; les princesses et les nymphes avaient des colliers d'or et d’électron2. L’opp-o; d’Ériphyle joue un rôle prépondérant dans le mythe d’Amphiaraos. Cependant, ce même opp-oç n'est qu’un long collier de grosses boules, assez simple et même grossier, sur une kélébè corinthienne â, qui n’est pas beaucoup plus récente que cette partie de l’épopée 4. Au début du vi° siècle, on avait gardé la simplicité de l’époque géométrique.

Les figures de femmes drapées, si nombreuses au vic siècle, les Kôpat de l’Acropole, les caryatides delphiques, les figurines de bronze, tout en portant en général diadème, bracelets et boucles d’oreilles 5, manquent le plus souvent de colliers. Il ne faudrait pourtant pas exagérer les conclusions à déduire de ce fait, car, en plastique, on sait que les bijoux étaient souvent figurés par des pièces rapportées ou par de simples traits de couleur, aujourd’hui disparus. C’est ce que M. Léchât a noté en particulier pour les statues archaïques de l’Acropole ; parfois le collier est taillé en plein marbre et composé de fines perles juxtaposées ou de petites pendeloques espacées ; ailleurs il était rapporté en bronze, ou indiqué par une ligne de couleur 6. Les bulles attachées au cou par des chaînettes, qu’on remarque sur certaines statues et statuettes archaïques viriles \ sont plutôt des amulettes que des colliers. On les retrouve au cou des enfants et des hétaïres 8. Même absence à peu près complète de colliers dans les peintures de vases, tant corinthiennes et chalcidiennes qu’attiques, sur les stèles archaïques, dans les tombeaux du vi-v® siècle. Les héroïnes, les jeunes épouses, les déesses parées pour les réunions olympiques 9 ou pour le jugement de Paris ne portentpoint d'hormoi 10 ; ces bijoux manquent encore aux sculptures d'Egine et de l'Olympie, du Parthénon et du temple de Niké, aux caryatides de l’Érechthéion.

Réserve faite des lacunes dues à la disparition de la peinture ou des pièces rapportées (lacunes qui ne valent pas pour les vases peints), on peut conclure que le collier était devenu d’un usage moins fréquent, en Grèce, au vic et dans la première moitié du ve siècle. On se rendra bien compte de la même transformation, dans le sens de la simplicité, en comparant, en Sicile ou en Grèce, la série des terres cuites appartenant au commencement du vie siècle ou se rapprochant au contraire du ve Les colliers s’y font tout à fait rares.

Cependant, les inventaires du Parthénon nous apprennent que la déesse possédait, dès 434, un opp.o; àvôspwv et d'autres ornements dorés, qui servaient probablement de pendeloques à un collier 12 ; plusieurs opp.ot ypusoï

oixAiOoi (d’or et de pierreries), sont cités dans les in M ' taires de la première moitié du ive 'siècle 13 | ,, v"' toires en or de l’Hécatompédon portaient, elles nus"'' des colliers u. Les colliers ioniens et étrusques posés souvent de fleurs de lotus et ornés de wiub' loques ia, peuvent nous donner une idée de ce qu’tRaît la parure de la Parthénos, inspirée sans doute de tradi lions ioniennes. On constate d’ailleurs la présence de collier à pendeloques sur la pierre signée d’Aspasios (fig. 3523) et sur le médaillon de Koul-Oba (fïg. 347m „ C’est que, dans cette seconde moitié du ve siècle la mode changeait, sous l’influence de l’Ionie, où les

Fig. 5133. — Collier grec de Crimée.

bijoux n’avaient point perdu leur vogue. Les colliers reparaissent plus nombreux à Athènes, sur les vases à figures rouges du beau style n.

5. Époque hellénistique. — Mais c’est le ive siècle surtout qui ramènera la mode des oppot. Encore fleuritelle surtout en pays ionien, soit en Asie Mineure, soit en Égypte, en Grande-Grèce et surtout en Crimée. Les artisans athéniens suivent le goût de leurs clients. Cependant, les colliers sont encore très modestes sur les vases atliques du ive siècle 18, comme sur ceux de la Grande-Grèce et surtout de la Pouille, inspirés par des modèles attiques. Les simples rangées de perles, parfois enrichies de pendeloques, s’y répètent à 1 infini (fig. 105, 862, 905, 3736, 3737, 4389, etc.) 19. En Asie Mineure, les plaques estampées de l’orfèvrerie « rhodienne » survivent, décorées maintenant de têtes de style libre - . On remarquera encore, à cette epoque, le type non veau des colliers composés de grands cylindres 21. En Égypte, à côté des motifs grecs, nous trouvons un q ncrétisme curieux, se combinant avec 1 ancienne |lJ 1 tion artistique du pays 22 .

i Hymn. liom. VI, 10; IV, 88, 164. -2 II. XVIII, 401; Od. XV, 460; XVIII, 295; Hesiod. Op. 74; Helbig, Hom. Epos 2, 268. — 3 Wiener Vorlegebl. 1889, 10. La faute de cette grossièreté n’est point à 1 inhabileté del artiste, qui savait parfaitement rendre ce qu’il voulait. Un vase attique à figures noires (Overbeck, Bilder. d. theb. u. troisch. Heldenkr. 102) montre un collier un peu plus riche. — 4 Ud. XI, 326;

XV, 247. 5 Cf. inaures. — 6 Lecbat, Au Musée de l’Acropole d'Athènes

1903, p. 212-213. — 7 Colosse des Naxiens à Délos, qui montre les trous dune ceinture et d’un collier de bulles; statuette de bronze trouvée à Delphes, Perdrizet, Bull. corr. hell. 1896, G03; cf. l'Apollon de Ferrare.au Cabinet des Médailles, p. 47, Babelon-Blanchet, Bronzes de la Bibl. nat. n° 101, — 8 psykter d Euphronios, Wien. Vorlegebl. V, 2; cf. les statuettes chypriotes d’enfants, Atlas of the Cesnola Collection, I, 132 ; 11, 36; la cymbalistria laconienne. ’Esrip. 4oy. 1892, pl. i. — 9 Sur le vase François, une des Hores semble porter un collier épinglé à la poitrine ; mais c’est peut-être un ornement brodé du cliiton. Voir Furtwaengler-Reichhold, Griech. Vasenmal. pl. i. — )0 Quelques rares exceptions sur des vases à figures rouges de style sévère, comme chez Over-beck ,Kunstmyth. Atlas, 1, 6 ; Wien. Vorlegebl. 1890-1, 1 1, 2 c, ou Furtwaengler-Reichhold, Griech. Vasenmal. 16, ne font que confirmer la règle. — li Voir par exemple les terres cuites publiées par Kékulé, Terracott. v. Sicilien, pl. xvii-xvm, xxu-xxv, etc.; cf. Hcuzey, Les pyur. ont. du Louvre, pl. xi-

Parthénon ;

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