LEP
LEOïVTICA (Asovrixâ). — Ce mot, qui se rencontre dans deux textes de Porphyre* et dans quelques inscriptions latines-, désigne un des degrés de l’initiation aux mystères mithriaques. L’initiation eomportaitsept degrés qui répondent au nombre des planètes : les trois premiers forment une sorte de noviciat, qui ne donne ' ‘-oit qua la qualité d’Ü7n|peTo3vT«ç ; les quatre degrés supérieurs comprennent les initiés proprement dits ou us-reyovTeç, dont la hiérarchie est la suivante : leo, perses heliodromus, pater3. Tous ces litres se rencontrent dans « es inscriptions \ Les leontica constituent donc le quatrième degré de l’initiation totale, ou le premier de 1 initiation proprement dite : de là leur importance particulière [mituriaca]. F. Durrbach.
LÉPASTÈ (AsTtcÛTTT], XsTtatmj). — Nom de vase1. Ce mot était un adjectif qu’on joignait aux mots xéXi£ ou (paX-q, pour désigner une variété de coupe à boire2; souvent aussi l’adjectif s’employait seul, substantivement3. Suivant leur habitude, les lexicographes et scholiastes anciens ont donné de ce mot des étymologies fantaisistes4; la seule vraisemblable est celle qui rattache Xettoottï) à Xstuxç sorte de coquille3. Ce n’est pas assez, d’ailleurs, pour nous faire connaître la forme exacte du vase communément appelé XsTratffTTi . Ce que nous savons de certain, c’est que la lépastè était un vase d’assez grandes dimensions, plus large et plus profond que la kylix ordinaire 6. La lépastè était surtout en usage dans les banquets de fête ; on la faisait circuler autour de la table, et chaque convive y h vivait à son tour7. Avec la lépastè , dit un texte, on pouvait boire de grandes gorgées à la fois, au contraire du pogguXto; qui ne permet de boire que lentement et goutte à goutte8. Beaucoup de vases de nos musées peuvent répondre à la définition assez vague que nous venons de donner; mais le nom de lépastè ne s’impose avec certitude a aucun type connu. Certains archéologues ont désigné, sous ce nom, un type intermédiaire entre la kylix proprement dite et le skypuos9.
Lépastè est devenu en latin lepesta 10. C’était, ditVarron, un vase servant spécialement dans certaines fêtes religieuses des Sabins ; on y mettait le vin sacré11. L. Couve.
LEPORARIUM. — Parc à lièvres, garenne et plus généralement enclos pour l’élevage des animaux. Varron, qui dans le livre troisième de ses Rerum rusticarum s'occupe des conditions où doit être installé le leporat'ium , déclare qu’il a en vue, non plus le leporarium tel que l’entendaient leurs aïeux, où il n’y avait que des lièvres, mais tous les enclos attenant à la villa qui renferment des animaux à l’élevage 1 . Il répète ailleurs que le nom ancien du leporarium lui a été donné d’après une partie de son contenu, mais que maintenant on n’y renferme plus uniquement des lièvres 2. La fécondité de ces animaux est d’ailleurs telle qu’avec quatre individus seulement le parc est bientôt peuplé3. Mais de son temps
LEONTICA. 1 Porphyr. De antro Nympharum, c. la; De abstinentia, IV, 10; Fr. Cumont, Textes et mon. fiy. relatifs au culte de Mithra, p. 40 b, p. 42 g.
— 2 Cumont, Ibid. Inscr. gr. et lat. nos 7, 11 a, 11 b, 12 = Corp. inscr. lat. VI,
I. 749, 751 a, 751 b, 753. — 3 Hieronvm. Epist. CVII ad Laetam-, Cumont, art. Mithras in Rosclicr's Lexikon, II, 3002 sq. — 4 Cumont, Textes et mon. n°» 45,
10, 140, etc. (leo); art. cité, 3063.
LÉPASTÈ. l Ussing, De nominibus vasorum, p. 152; Lelronne, Observ. sur les noms de vases, p. 50; Krause, Angeiologie, p. 342. — 2 Alhen. Deipnos.
IV, p. 131 c; XI, p. 485. — 3 Alhen. Ibid.— 4 Alhen. XI, p. 485 ; Schol. Clem. Alex. Paedag. II, 3. — 0 Cf. Ussing, Op. cit. p. 152. — 0 Athen. Loc. cit.; Poli. VI, 95; X, 75; Hesych. s. v. ; Schol, Aristoph. Pax, 910. — 7 Athen.
XI, 485. — 8 Ibid. — 9 Cf. Panofka, Recherches, IV, 30; Gerhard, Ultime ricerche, n° 30; 0. Jahn, Vasens. zu München , Einleitung, p. xeix ; Krause,