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LIB
lin on confectionna des livres de toile
sous Cons air primitive, pour recueillir les actes
Linme d»ns ‘ répandre dans le public les textes de
des princes récemment un curieux échantillon
loiS‘' °r pgs sur une momie égyptienne conservée au
dC C6S luLm- c’était à l’origine un rouleau de toile, qui Hfusee cl Agraui ,
devait avoir une longueur de 3m,50sur 0m,36à0",, 40de hauteur. Il est couvertd’un texte en langue étrusque, emprunté sans doute à un rituel funéraire et disposé par colonnes de 0m,25 à 0m,26 de large. Ce livre a dû être copié au temps des Ptolémées. 11 a été découpé ensuite en bandelettes qui ont servi à envelopper la momie ; la ligure 4438
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Fig. 4457. — Manuscrit palimpseste.
resto!'1"!'"'1 Un morceau- Le texte, dont l’interprétation tlas douleuse> est un des principaux monu- ®^tede la langue étrusque L
f&rmikT.'l'n a^eurs tout °e qui concerne les livres n’avons . d ' otles de bois ou de métal [tabula] et nous teguu r.V1 dJaider ici de la terre cuite [ostrakon, riaux pPij,1 acilleüe on remplaçait quelquefois des matëlement de r!'I°^1CS U recev°ir l’écriture. Il importe seudu tout le v 6nU ^Ue d antdcluilë classique n’a pas connu I ldpitI Libriqué avec des chiffons de lin et de
I VOpigQ 1
I I1 uislè jusqu’au xvi» 1 ’ *~ocl’ Tlieodos. XI, 27, t. Cet usage de la toile a 5"c<‘. Marquardt-Mau, Hôm. Privatleb. p. 800, n. 3.
chanvre ; employé d’abord par les Arabes au ixe siècle, il ne s’est répandu en Europe qu’au xne. Quant au papier de coton, c’est une question de savoir à quelle date il a fait son apparition ; mais il n’est sûrement pas plus ancien.
3° Correction et annotât ion. — Que le livre fût grec ou latin et quelles qu’en fussent la forme et l’écriture [alphabetum, scriptura], l’œuvre du copiste une fois terminée pouvait laisser à désirer. Souvent même elle était très incorrecte ; quand on avait hâte de faire reproduire un texte en très peu de temps à un grand nombre
— 2 J. Krall, Dcnkschr. d. Akad. d. Wisscnsch. zu Wien , philos, hist. classe, XLI (11192), 3, notamment p. 20, laf. X, 4, c.
d’exemplaires, il est probable qu’il devait être dicté à toute une équipe de copistes travaillant ensemble1; d autres fois, au contraire, un même exemplaire était l'œuvre de plusieurs mains différentes; ces procédés multipliaient les chances d’erreur. Cicéron se plaignait que les manuscrits latins fussent criblés de fautes et il ne savait où s adresser pour en trouver de corrects ; même ceux des marchands ne valaient pas mieux que les autres '. De là la nécessité de faire revoir et corriger (àxptêouv, Stopôouv, emendare) par un homme plus cultivé et plus compétent queles copistes les livres qu’on voulait acheter ; du reste, les libraires soucieux de leurs intérêts avaient eux-mêmes dans leurs officines des lecteurs (àvoi yvwGTai, anagnostae ) et des correcteurs (SiopOcoxai), dont la fonction propre consistait à reviser tous les manuscrits destinés àla vente3.
Pour que le correcteur lui-même s’acquittât convenablement de sa tâche, il fallait qu’il eût sous les yeux un texte auquel il pût' se fier.
S’il s’agissait d’un ouvrage nouveau ou au moins de date récente, la chose était encore assez facile ; l’auteur avait intérêt à ne pas laisser répandre sous son nom des copies incorrectes ; aussi prenait-il parfois la peine de surveiller lui-même les premières qui paraissaient ; il faisait établir un exemplaire type, ou il corrigeait de sa main quelques exemplaires qu’il adressait à ses amis. Il suffisait ensuite que le correcteur d’une librairie eût à sa disposition l’un de ceux-là, ou au moins une copie voisine de la source pour qu’il pût établir à son tour une bonne édition Sa tâche était beaucoup plus délicate s’il s’agissait de reproduire des ouvrages anciens dont les auteurs étaient morts depuis longtemps et dont les premières copies étaient détruites ou perdues. Il fallait alors choisir entre les diverses leçons ou retrouver sous des formes barbares les leçons primitives ; de là naquit dans l’antiquité même la critique verbale avec toutes les nouvelles chances d’erreur que comporte l’interprétation personnelle du critique. Il fallait enfin dévoiler les altérations et les falsifications préméditées qu’on n’épargnait pas même aux plus grands écrivains. Bref on s’explique aisément quele soin de reviser la besogne des copistes fût parfois confié à un grammairien de profession, à un grammaticus , et qu’un exemplaire eût d’autant plus de prix que le travail de correction avait été fait par un homme plus instruit5
Sans entrer dans les questions épineuses, le correcteur avait au moins à redresser l’orthographe et à resti-
1 Le procédé de la dictée dans l'antiquité est rendu très probable par PI in. Ep. IV, 7, 2. Voir sur cette question Dziatzko, Untersuch. p. 164. — 2 Cic. Ad Qu. fr. III, 5, 6 ; ad Att. XIII, 23, 2; Hor. Ep. II, 3, 354 ; Strab. XIII, p. G09; Tit. Liv. XXXVIII, 55, 8; Lucian. Adv. indoct. 4; Aul. Gell. VI, 20, 6; Symm. I, 24. — 3 Cic. Ad Att. XII, 5, 3 ; XIII, 23, 2 ; Mart. X, 78, 12 ; Aul. Gell. V, 4, 1 ; VI, 20, 6. — 4 Cic. Ad Att. XIII, 44, 3; ad fam. XVI, 22 ; Mart. II, 8 ; VII, Il et 17 ; Hieron. De vir. M. 35. — 5 Sen. Controv. I, pr. il, p. 50, 4 Bursian ; Mart. VII, 12, 5, 8 ; X, 3 et 33 ; Fronto, Ep. ad M. Caes. VII, p. 20 Naber ; Aul. Gell. XVIII, 5, 11 ; Suet. De gramm. 2, 13, 24; Quintil. VII, 2, 24; IX, 4, 39 ; Serv. Ad Aen. VI, 289; Hieron. Ep. 71, 5 Vallars... etc. Pour le surplus, voir Marquardt-Mau, Privatleb. p. 831-833 ; Dziatzko, Buch. col. 961-962. — 6 Traité de Suet. r.ip. ev p'.SXtotç o-T]jAeiwv dans les Suet. Iieliqu. p. 137-141 ; Reiffersclieid = Keil, Gramm. lut. VII. 533 ; Macé, Essai sur Suétone (1900), p. 265. — 7 Pierron, écî. de
tuer les leçons du modèle là où le copist,* écarté; c’était proprement Yemendatio. En
sen
•Hait
mots n’étaient pas séparés les uns des auin' *es correcteur s’assurait que les paragraphes p,-*’ ma's*e les divers signes de ponctuation [scriptur'a1 <h à leur place ; autrement dit il contrôlait la " nl
Manuscrit sur toile.
Dans ses attributions rentrait encore Yadnoian Alexandrins, particulièrement Aristarque, avaienr ’ ^ duit dans l’usage un certain nombre de signes 0/^°' tionnels (arrêta, notae) pour éclairer le lecteurTT mettre en garde contre les fautes de copie, les lernns°" ?
pectes,etc.Suétone comptait vingt et un signes de ce «eiinî
Ainsi dans le système d’ Aristarque la SitcXtj (y-, ou ligne bifurquée (>) renvoyait à un commentai^ rôëeXoç ou broche (— ) désignait un vers suspect d’interpolation, l’astérisque ($£) une répétition, 1 antisigma (D) une interversion,... etc. Quelques-uns de ces signes se retrouvent en effet dans nos papyrus homériques ; mais en somme ils sont rares 7. D’autres, qui sont devenus d’un usage plus général, remontent certainement aussi ï l’antiquité classique : les deux points (■•) sur h et lu pour indiquer la diérèse ou séparation des lettres, le point sur une lettre parasite (|î), le trait horizontal barrant les mots à rejeter ou à remplacer, le signe > ou = pour remplir un blanc à la fin d'une ligne, l'hyphen (u) j sous les mots réunis à tort.,... etc. Les bonnes leçons à substituer aux mauvaises étaient récrites dans l'interligne au-dessus des mots raturés ; une ligne omise était ajoutée avec un signe de renvoi dans la marge du haut ou dans celle du bas 8. Ce n’était poi nt la coutume de charger les marges de commentaires (Ô7rop.v7][jtaTa, commenta ); on les recueillait plutôt dans des livres spéciaux. Pourtant nous avons des exemples de gloses et de scolies sur des papyrusdel époque
alexandrine D. Lecorrecteurmettaitsonnomcommeunega
rantie au bas du manuscri t en le faisant suivre de la foi 11111 e legi,emendavi , contuli , relegi ; les copies exécutées p<w térieurement ont quelquefois respecté ces attestations^ nous en ont transmis des exemples dans la subacriptio ^ ^ plus ancien que nous connaissions remonte au n ■'ll notre ère ; c’est la subscriptio d’un grammairien, noi ^ Statilius Maximus, qui avaiL donné une ' n. de loge agraria de Cicéron; parmi sess ources, 1 premier rang l’édition procurée par Tiron, 1 •' ld' Cicéron : « Statilius Maximus rursus emendm 1 ^ ^ ^ nem et Lactatianum et Dom{itium ) et alios 1 d11
lf5 irailfc *
Y Iliade, I, p. xxxvi et II, p. 522. — 8 Liste de ces s'Sncj’ . 'flion'P80111 P‘ paléographie; voir notamment Kcnyon, Pal. p- 50-31 cl I — 0 Dziatzko, Bach, col. 903, 17. — 10 Omont, Vet. Test, gr. e '
(1897), pracf. IX ; Dziatzko, Bach, col. 901 , 38. — 11 C'c- n J , y. Saecjj^^
U eber die Subscript ionen in den Handschr. rôm
Classik. ( Ber
d. Wissensch., phil. Iiist. Ci. 1851, p. 327-372 (Ilaase, Bi I ' , ^ grcslMd®5-' scriptionibus, Ind. scliol. Brcslau, 1800-1801 ; Reifferschod, IM • , eol01,t de
r. d.kd ■11)11 CO'1
p. 123. L ’explicit des inss. du moyen âge vient pi Ç1 ,c„|ionnM“r
Mart. XIV, l B. « ,t|lW4.Sj
Virgile Medic. pl I- 3‘ ’ ’ n-cCS$ai!'C,,lCl1 1
1873 ; Birt, r. - - £ - .
mule explicitais est liber) ; cf. notamment Mart. Xl\ , saint Jérôme (Epist. 138) ofcse trouve dans le
il suppôt
n'en avons pas d’exemples plus anciens; mais comme ^juité ;
l'usage du rouleau, il y a des chances pour qu >1
LIB
LIB
„ ()rnmentation. - L’art d’orner les livres de dessins
ipnrs remonte à une très haute antiquité; car el dC possédons des papyrus hiéroglyphiques de l’ann0l‘i’ p’,vpte qui en offrent des exemples'. A ne con- ^”ne e les textes, il semble que cet art se serait S" l'iil assez lentement et assez tard chez les peuples
mlroiu C'T médecins grecs, Crateuas, Dionysios
classiquesetMetrodoros, publièrent un ouvrage sur les plantes, où chacune était figurée en couleurs au-dessus d’un texte qui en décrivait les effets ;
.Crateuas est un contemporain de Cicéron 2. Nous savons aussi que Varron, dans ses Imagines, publia les portraits de sept cents hommes illustres ; Pline, qui rapporte le fait, félicite Varron de cette très libérale invention .« bénir/ ni ssi- Vium inventum » ; mais il ne nous dit rien du procédé, il ajoute [ seulement que ■ces portraits, exécutés par un certain m°yen, « ali- (JUo modo
fin I '
« wJWn(!US a Un ®rand nombre d’exemplaires, dieux 1 Un h)enfait n rendre jaloux même les
seulement muneris etiam dits invidiosi), non
plais encore in 0nnc‘ 1 '“mortalité à ces personnages, partout on t T d envoyés Par toute la terre afin que
hypothèses chim Cr°lre présents3- » Sans parler des peux éloop t -i ncpJes auxquelles a donné lieu ce pompes eu de^dev-' résulterah de là que Yarron n’aurait la foi de Plin anCleiS ’ 011 1 a cru longtemps en effet sur e 1 mais son témoignage est aujourd’hui
B tcenians un„
\ pl' 246 ' Cllaba3’ lmp, mag. Harris, \
„ "|MM. m»t. de v mo (1882b n. 2031-2041 ; Papyr. Rainer, 03 ; F
BUt. nat kïxv 7,9°’ 97 Ct 184' ~ 2 PMn. Hist. nat.
C , " a c,'i voir là ‘ j. ’ . 1 ’{ Rltscbi> Opusc. 111, p. 452, 508 ct — 5 ti cboso comme la n-nn llslon ® un procédé mécanique de reproduction, J':1' chère surtout ™ele- °* ^r. pic . p. 22-23
f C'10n' ^ aii8t lÏ), 'J?'1™- *“*■ XLVIH (1893),
jvicmojumhona'
Fig. 4459. — Peinture sur manuscrit.
‘S, p. 2 ; ervot XXV,
quoique les preuves qu’il a cru tr
p. 91 ; Index ouver ne paraissent
contesté; on tend de plus en plus à admettre qu'il ne s’applique qu’aux livres des Romains et, à défaut de preuves positives, on considère au moins comme très vraisemblable que bien avant Varron les Alexandrins avaient eu l’idée de peindre des portraits sur les manuscrits5. En tout cas, on ne saurait douter qu’ils eussent déjà emprunté à l’antique Égypte l’art d’y tracer des
dessins et des figures coloriées 6. Sous l’Empire, ce fut un usage très commun de donner en tète des ouvrages classiques le portrait de l’auteur ; les plus grands écrivains deRome furent souvent représentés^ partir du temps d’Auguste sur la première feuille des rouleaux de papyrus qui conte naient leurs œuvres 7.
Parmi les papyrus grecs et latins que l’on a trouvés jusqu’ici, un petit nombre seule ment portent des figures tracées à l’encre et au calame ; elles se rencontrent
principalement dans les papyrus magiques8 ; un traité d’astronomie de l'époque alexandrine, mis sous le nom d’Eudoxe, contient aussi des figures géométriques rehaussées de couleur rouge9. Les papyrus proprement littéraires sont dépourvus de toute illustration. Mais nous avons des manuscrits sur parchemin, généralement attribués au ivc et au vc siècle, qui sont ornés de peintures comme les livres de l'àge classique, et même les savants qui ont étudié ces peintures en dernier lieu sont très portés à croire qu’elles ne font qu’en reproduire
V l NV VJ JUIMüAJU a t J ÇjlteX £ A l HU.
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XNUfOMSSVJBlt'û^OMVJVjLlV) Sfio NTCOlO XV) \) y $ ■ MCSJCOMaMA\AM5lPviCOMAl$rDa^VJ5ADmlVV»; R.ACOA M I VJ I MMOACÊt|l VJ1 DI iy • *
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pas très solides ; Tliielc, p. 29, et de nouveau Betho, Wochensehr. (. Klass. Philol. 14 déc. 1898. — 6 Ms. du ps. Eudoxe (vers 190 av. J.-C.),
Brunet de Prcsle, Notices et extraits , XVIII, 25; Atlas, pl. i-x. — 1 Coru.
Ncp. Alt. XIII, 3 ; Son. de tranqu. an. x, 7 ; Mari. XIV, 186 ; Plin. Hist. nat. XXXV, 8 ; Juv. IX, 145. Voir encore Suet. Rom. 10 ; Thiele, p. 30. — 8 Papyr. of the Brit. Mus. XLVI, col. 2 recto, 5 verso; CXXI, col. 6, 9, 17, 27;
CXXÜ; Lccmans, Papyr. gr. Lugd. Batav. t. I, pap. magique U, col. 5.
— 9 Brunet de Presles, Loc. cit.
LIB
d'autres plus anciennes, tracées sur papyrus au u% et peut-être au i" siècle1. Comme exemple,' nous citerons tout d abord un Virgile ( Vatican. 3225) qui ne peut guère être postérieur a Théodose ; il nous en reste 76 feuillets ornés de 50 peint ures à la gouache ; elles occupent le bas, le haut ou le milieu de la page, quelquefois une page tout entière ; elles sont encadrées par un filet noir et par un second filet extérieur de couleur rouge, sur lequel ont été posés au pinceau des losanges d'or. Quelquefois comme sur les bas-reliefs antiques, on voit représentées dans le même tableau deux actions successives où paraissent les mêmes personnages2. La figure 4459 montre Enée et Acliate conduits par la Sibylle de Cumes au temple d’Apollon; des légendes tracées dans le champ désignent par leur nom les trois personnages et le temple.
A en juger d’après les costumes, les armes et le style de ces morceaux , il
— LIB
Romanus ; d’après une hypothèse séduisante -, rait fort bien que ces trois exemplair ’ Se Parviennent de trois rouleaux de bonne époou^ ldenli(îUe8 cédaient les trois parties de l’œuvre vi \°ÙilsPr<i* copistes intermédiaires les ont déplacés m-!b' , nne; les sans leur faire perdre tout à fait leur caract '"llement. qui tranche sur celui des autres peint, iro.'!
du manus-
IllAM-SVMMA-rivOCVLviiLAAVM-CVlAAlNA'fvMANI
M M OU 5CIV I-Ç \ DV M T-A IT l $-Q [ MO N 1 1 b V SV M 5 AA £ :
Fig. 4460. — Portrait de Virgile.
n est pas impossible que nous ayons là des copies d'un volumen qui remonterait au temps des Antonins3. Le Codex Romanus de Virgile ( Vatican . 3867) est du vr siècle ; les 19 peintures qui subsistent encore appartiennent à un art plus barbare que les précédentes et ne peuvent provenir d un original antérieur à Constantin; mais dans le nombre se trouve un portrait de Virgile, échantillon curieux de ces portraits d’auteur qu on mettait en tête des livres (fîg. 4460) ; le poète, tenant lui-même un volumen, est assis entre un pupitre et une capsa ’. Ce qui est surtout digne de remarque, c est que ce portrait est répété trois fois dans le Codex
1 Tliiele, p. 17 et suiv. — 2 Les procédés techniques de ces peintures sont étudiés et décrits arec beaucoup de soin par P. de Nolhac, Les peintures des manuscrits de Virgile, Mélanges de l’École française de Home, 1884, p. 305. — 3 Codices e Vaticanis selecti phototypice expressi, 1 (1899), pict. 31 ; cf. Tliiele, p. 21; Dzialzko ,Untersuch. p. 181, n. 2. 4 De Nolhac, l. c. pl. xi. Comp. lamosaïque de Sousse, re¬
présentant \ irgile (imago, fig. 3973J. — 3 De Nolhac, l. c. p. 320, n°! 2, 4et 0, elp. 327 ; Tluele, p. 20. — G Séroux d'Agincourt, Hist. de l’art (1823), t. V, pl. lxiii ; Mai, Virg . picturae antiq. ex Cod. Vatican. (1835); De Nolhac, l. c. p. 319, pl. xii, L. Trauba, Ailes das Codex Homanus d. Virgil. in Siiena Belbiqiana, 1900, p. 307. — ' Jhadis fragm. antiq. cumpicturis, éd. Ang.Mai, Mediol. 1819; Palaeograph. society, pl. 39, et suiv.; Thiele, p. 23.-8 Hartel et Wickhoff, Jahrb. d. kunsthist.Samml.zu Wien, Erganz.Band 15/16 ; Tliiele, p.26.- 9 Léo, mernJtfua.XXXVIH (1883), p. 317; Crusius, Philologue, 1897, fasc.HIjThiele.p. 21. Ces peintures n'ont été
cri l
11 fa«t faire rentrer dans ia
même catégo-
rie UI1e Iliade, conservée à Milan, ouvrage du ve siècle, qui deva‘f contenir dans son état pù
niitif, environ 130 peintures et une Bible de la même époque, dite la Genèse de Vienne8. On est même de plus en plus disposé à admettre que les dessins et les peintures, qui ornent plusieurs manuscrits de Trencée copiés en plein moyen âge, du ixe au xic siècle, procè dent d’un exem plaire sur papy rus datant de premiers temps de notre ère9 Comme il est naturel, les ou
vrages antiques qui touchent aux sciences sont aussi illustrés dans quelques-uns de nos manuscrits en parchemin ; tel est un exemplaire du traité du médecin Dioscoride sur les plantes10; il peut donner une idée de la Botanique illustrée de Crateuas dont pade Pline H. Tels sont encore un Nicandre13 et un mu nuscrit des Àratea de Germanicus 13, conservés llDl à Paris et l’autre à Leyde ; il y a de fortes .. tions pour que les enlumineurs qui les ont ornés aie travaillé d’après des modèles remontant par une ?l'n® d’intermédiaires jusqu’au temps même de Nicandr-e d’Aratus. Georges Lafaye.
publiées qu'en partie; Séroux d’Agincourt, V, pl. 35, 36; WicseN î , ^ sonj Bühnenwesens. Gôtting. 1851, laf. X ; Mai, Plauti fragm. Milan, I'1 |UCi,|Ues mss. de Châtelain, Pcilêogr. des class. lat. Térencc, pl. vit, 'Il,! ' ^ri„cl)i Die autres cités par Thiele, p. 22. — 10 A Vienne (an 500 environ). ,u^|n)aI10 Vornehmsten Kunstdenkmaeler in Oesterreich , p. 510; Thiele» P* ^ prépare une étude sur ce mss. ; Ibid, note 1. — 11 Plin. Hist. ; ^ lia»
— 12 Paris, Bibl. Nat. suppl. gr. 247 (x° siècle); Gaz. arclu ’ul- 1
ion A. COATOON 101 1 OA AVON! SVAl’COATDON-f AAI O AAIDE BAÎ’AI E XiN DtLîCl A S'DOMl N i-N I GQV l D5 ü A AAI XHA b E 5 AT 1 A N XVM1 M X f A D I R$7\$VM B i\OS AC ACV AAI N A fAGQA ADSl OVAEVt N i î BAH A L-tfAE 01 N COM DIX A\SOl^$ f
lui in
- - - j 3 Vossia»* ‘
pl. xvm, xxxu; 187G, p. 34, 37, pl. xi, xxiv; Thiele, p. 31.- . !,.ailés d*
- B.BLIOGRAPH.E. La P1"?^ ^1. «
paléographie grecque et latine depuis Montfaucon (1708) Ipuchu^ ^ j{cuyon> ce qui concerne spécialement les papyrus, voir la bibliographie < < ^ ^ j-jjjgloi^
l.c. Appendix , II et III, p. 129-153. Nous mentionnerons eU partie ^erllA I du livre : C. G. Schwartz, De ornamentis libronu» et varia >"
LIB
tFR __ Liber ou Liber pater était un dieu
I,BFR VAimie dont le caractère et le sens primitifs |d'orig'ne l l1 , lrè’g bonne heure sous l’influence de la [ s’altérèreu <> plusieurs savants modernes ont
'myth0l02sf d’admettre l’existence d’un Liber pater inêmC b n’ont voulu voir dans le Liber de la religion jtahque , i t> ^ . imp0rté en Italie, dont le nom
romaine q>' Aéottoç, ’EXsuôs'pioç, données
rfrlu zeus ou au Dionysos hellénique ■. Celle pa. "lb 0a inexacte. Il est possible en effet, d’une part, Tdémontrer la très haute antiquité du culte de Liber Lr et de sa parèdre Libéra à Rome même ; d autre Z de mettre en lumière la physionomie très originale l Ce dieu physionomie réellement différente de celle L divinités grecques auxquelles plus tard il fut assimilé.
Du dieu lui-même, nous ne connaissons guère que le nom Le plus souvent il est appelé Liber ou Liber pater ; Quelquefois Liber apparaît comme une épithète de Jupiter: le temple de Jupiter Liber à Furfo, chez les Vestins 2, est bien connu; des inscriptions dédiées J obi Libero ont été trouvées sur le territoire des Frentans3, en Sabine4, etàCapoue8; la même mention se lit à Rome sur le Calendrier des Arvales à la date du 1er 'septembre6. Les plus anciennes formes du mot Liber furent Loebasius ou Loebesus \ Leiber\ Leber'L Les anciens s’efforcèrent de retrouver le sens originel de ce mot. Varron, cité pai saint Augustin, Sénèque, Paul, ont pris pour base de leur
exégèse le sens ordinaire et courant de 1 adjectif liber. Saint Augustin dit : « a liberamento , quod mares in coeundo per ejus beneficium emissis seminibus liberentur\ hoc idem in feminis agere Libéra m 10 » ; Sénèque : « Liber ... non ob licentiam linguae dictas est inventor tiini,sedquia libérât servitio curarum animum, et asseoit vegetatgue et audaciorem in omnes conatus fac.it 11 » ; Paul : « Liber... ideo sic appellatur, quod vino nimio usi omnia libéré loquantur 12 . » Au contraire, Cicéron rapproche le nom du dieu du mot liberi , enfants : « Quod ex nobis natoè libéras appellamus, idcirco Cerere nati nominal. i sunt Liber et Libéra 13 ». Ainsi les Romains du dernier siècle de la République ne connaissaient plus avec certitude le sens ni l’étymologie du mot Liber ; cette incertitude et ces divergences d’opinion nous indiquent déjà la haute antiquité du culte de ce dieu en Italie. La plupart des savants* modernes rattachent le mot Liber Leiber , Leber, Loebesus) à la racine indo-européenne îb' do(l sont dérivés les mots libare , Xetêstv, etc. u.
| lbu ou Liber pater était donc le dieu qui répand, qui Veise l’abondance et la fécondité.
L Paim‘ l®s cérémonies du culte de Liber , il en est deux fUl nous paraissent propres au Liber italique. C’est
iwi AufsaH ' ' °u bips. 1758, 4» ; C. F. Mausci. Vennischte Abhandlungei Mlhe; les jl ■ 1 x - * ) • P • 27-1; Géraud, Essai sur les livres, part iculièremen. m (issu Paiis’ 18i° ’ B^fcw-Goell, Charikles, H* (1877), p. 133 ; Galles
livre, Paris! isso'- Tl' 'ajj|^lau3en’ Grieeh. Palaeogr. (1879); Em. Egger, Hist. di gtkhrte An-r ' 11 h Das antike Buchwesen, Berlin, 1882 ;E.Rohde, Gôtting
L ) ' ' ' 33^ ' C. Uaeberlin, Beitraeqe sur Kenntniss d. ant
bl, S7i;CJ.;frtMpWe,e'ii' CeMralblatt für Bibliothekwesen, VI, 481 ; VII, 1 !>■ 107; F B|as's "fyri’Ibid. XIV, 1; Marquardt-Mau, Rom. Privatleben (1886) vt|n Minier, }]n 1 "P^ie, Buchwesen u. Handschriftkunde, dans Iwai
8- Lndweln. Slu r ^ass‘ Alterth. Wissenscliaft, 12 (1892), p. 297
119; p. j] !,Iju d"s pntilee Buchwesen, Archiv für lat. Lcxicogr. VI [ J- ScliuluCj nolle 0n’!’sou’ Èandboolc of gr. and lat. palaeography (1893) feitmw. studie\Codex' ein archaeol°e- Beitrag s. Geseh. d. Ar. Test. Sth*ft nesenim fT' GrCmer dar8ebr- C893)- 1'- 1*7; W. Waltenbach, Da
I Mappurei \m-' ' *b899) ; G. Thicle, De antiquorum libris pictis capih
I x9>td (1899) ; Daia ùko ( i ' G. Kcnjon, Tlic palaeography of greetc papxjri y ’ 01 ' dans Pauly-W issowa, Realeneyclopaedie d. klass
LIB
d’abord la fête romaine des Libéra lia , qui se célébrait le 17 mars, et qui n’avait rien de commun soit avec les Diongsia , soit avec les Ludi Liberales de création postérieure. Cette fête des Liberalia était très ancienne a Rome; elle est inscrite sur l’un des plus anciens calendriers, le calendrier dit de Numa, et elle y figure en grandes majuscules, ce qui est une preuve de sa haute antiquité ls. Malheureusement, nous ne possédons sur cette fête que des renseignements peu nombreux et peu explicites : le plus curieux assurément est celui qui nous a été transmis par Ovide16. Le jour des Liberalia, c eslà-dire le 17 mars, on rencontrait partout dans Rome des vieilles femmes, que Varron appelle des prêtresses de Liber ( sacerdotes Liberi ), couronnées de lierre; elles vendaient aux passants des gâteaux, faits avec de la farine, du miel et de l’huile [l'bum] ; elles portaient en outre avec elles un petit autel, et de chaque gâteau qu’elles vendaient elles détachaient un morceau, qu elles offraient au dieu sur cet autel, au nom de 1 acheteur. Nous savons en outre que, le même jour, les jeunes gens quittaient la toge prétexte pour revêtir la toge virile1,
(, loga virilis. libéra , para), c'est-à-dire abandonnaient le vêtement des enfants pour prendre celui des hommes. Tertullien ajoute enfin que, le jour des Liberalia, chaque famille avait l’habitude de dîner dans la. rue, devant la porte de sa maison18.
Ces rites sont pour nous assez obscurs. En tout cas, la date du 17 mars exclut toute relation entre le Liber pater romain et les vendanges. Nous n’avons point affaire ici à un dieu de la vigne. Il est plus vraisemblable que Liber était un dieu qui présidait à la fertilité des champs ; on célébrait sa fête au début de labelle saison ; pour invoquer sa protection en faveur des récoltes futures, on lui offrait des gâteaux dans la composition desquels entraient les principales productions agricoles de 1 Italie, le blé, l’huile, le miel. Quant à la coutume qu’avaient les jeunes Romains de revêtir, pour la première fois le jour des Liberalia, leur toge virile, on n’en connaît point l’origine. Liber protégeait peut-être la croissance des hommes et le développement de la vie humaine, comme il présidait a la vie productrice des champs.
Outre les Liberalia , nous connaissons, par saint Augustin 19, qui cite sans aucun doute Varron, une autre cérémonie en l’honneur de Liber. Cette cérémonie, qui semble avoir été d’abord purement rurale et qui plus tard seulement se célébra dans certaines cités, comme Lavinium, avait un caractère nettement phallique; le phallus, en effet, y jouait le rôle principal: Hoc turpe membrum per Liberi (lies festos cumr honore magna plostellis imposition prias rare in compitis et asque in urbem
Alterth. Wissens'ch. et Untersucliungen ueber ausgewaehlte Kapitel des antiken Buchwesens, Leipzig (1900).
LIBER PATER, l Helm, Kulturpflansen und Hausthiere, 3' éd. p. GO; Grafsmann, Dieital. Gôtternamen, in Kulm's Zeitschrift für rergleich. Sprachf. t. XVI, p. 107; 0. Gilbert , Geschichte and Topogr. der Stadt Rom in Alterthum, II, p. 209 et suiv. — 2 Corp. inscr. lat. IX, 3313. — 3 Zvelaicff, Syll. inscriptionum Oscarum, 3. — 4 H. Joedan, Analecta epigr. lat. p. 3. — B Corp. inscr. lat. X 3780. 6 Corp. inscr. lat. t. I, 2e éd. pars prim. p. 214. —7 Servius, ad Georg.
I 7 • Paul. p. 121. 8 Ephcm. Epigr. I, 21 ; Corp. inscr. lat. I, 1409 ; III, 1784.
9 Corp. inscr. lat. I, 174. — io De civ. Dei , VU, 21. — H De tranq. an. XV,
12 Paul. p. 113; cf. Ovid. East. III, v. 771 : Sire, quod es Liber , vestis
quoque libéra per te Sumitur et vitae libérions iter. — 13 De nat. deor.
K go u par ex. Curtius, Grieeh. Etym. 5e éd. p. 363 ; Buecheler, Lex liai.
p. xvi ; Vanicek, Etymol. Wôrterb. der latein. Sprache, 2" éd. p. 237. — 15 Fouler, The Roman Festivals of lhe period of the Republic , p. 20. — 16 Ovid. Fast. III, 725 et sq. ; cf. Varr. De l. I. VI, 14. — 17 Cic. Ad Att. VI, 1, 12. — ISTerlulI. Apol. §42. — 19 De civ. Dei, VII, 21.
LIB
postea vectabatur. In oppido autem Lavinio unus Libero talus moisis tribuebatur , eu jus diebus on, nés verbis fïagitiosissimis uterentur, donec illud membrum per forum transvectum esset atque in loco suo quiesceret. Cui membro inhonesto matrem familias honestissimnm palan i coronam necesse erat imponere: sic videhcet Liber deus placandus fuerat pro eventibus seminum, sic ab agris fascinatio repellenda. » On pourrait être tenté de rapprocher ces fêtes italiques des phallophories grecques ; mais ce rapprochement, fondé
sur une ressemblance purement superficielle, serait inexact. Car les phallophories grecques étaient en rapport étroit avec les vendanges et la fabrication du vin [dionysia, p. L232 et suiv.]. Il n’y a rien de tel dans les phallophories italiques. En outre, bien que nous ne sachions pas avec précision quel était le mois de l’année consacré a ces fêtes, nous pouvons croire qu'ellesse célébraient au
printemps : le printemps est, en effet, la saison pendant laquelle il est naturel d’invoquer la protection divine pro ei entibus seminum , et de détourner des champs le mauvais œil (ab agris fascinatio repellenda). A l’époque des vendanges, de telles cérémonies n’ont plus de raison d être. Ajoutons d ailleurs que Pline l’Ancien signale le culte du phallus ou fascinas , comme un culte proprement romain : «... fascinas,... qui deus infer sacra Bomana Vestalibus colitur
Autant donc que nous pouvons l’induire soit du sens primitif de son nom, soit des fêtes proprement romaines ou italiques qui étaient célébrées en son honneur, Liber ou Liber pater nous apparaît comme un dieu de la fécondité; le phallus était son symbole; il était invoqué comme protecteur de la fertilité agricole; il présidait peut-être aussi à la génération animale.
Ce caractère originel de Liber nous permet de com¬
prendre comment se fit la première assimilation de ce dieu italique à une divinité grecque. Dès le début de la République romaine, sur l’ordre des livres Sibyllins consultés pendant une famine terrible, fut institué à Rome le culte de la triade Ceres, Liber et Libéra - , qui n’est autre que la triade éleusinienne Démèter, Iacchos-Dionysos et Koré-Persèphone [ceres, p. 1078], Liber correspond dans le groupe latinisé au dieu Iacchos d’Eleusis. Or les. plus récents travaux ont démontré que le culte éleusinien était, du moins à l’origine, un culte essentiellement agraire, dont « les rites et les symboles exprimaient surtout l‘idée de la fécondité universelle » [iaccuos, p. 369]. Bien que Iacchos ait été plus tard confondu avec Dionysos, ce jeune dieu n’est en rien le dieu de la vigne ou dee vendanges; comme la plupart des autres génies ou héros locaux d’Eleusis, tels qu’Eubouleus, Ploutos ou Pluton, Triptolème, Iacchos est essentiellement une personnification de la fécondité. Qu’il ait pris dans la triade latinisée le nom de Liber, cela nous prouve encore que Liber pater, lui aussi, était primitivement pour les Romains un dieu de la fécondité. D’ailleurs, dans ce culte nouveau, Liber ne joua qu’un rôle très effacé: c’était surtout en l'honneur de Cérès-Démèter que le sanctuaire voué par le dictateur A. Postumius fut construit, et que
1 Hist. nat. XXVIII, 39. — 2 Dion. Haï. VI, 17 et 94; Tacil. Ann. Il, 49. — 3 Colum. III, 21, 3 et pas sim; Arnob. II, G5 ; Augusl. De civ. Dei, IV, Il et 22. t— 4 Corp. inscr • lat. V, 5543. — 3 Corp. inser. lat. I, 2° éd. pars prim. p. 281 et 332. — 6 Colum. XII, 18, 4. — 7 Fcst. p. 250 Lindémann, p. 319. — 8 Corp. inscr. lat. VI, 467. — 9 Ibid. 8826; cf. 879G. — 10 p»ar ex. Corp. inscr. lat. VI.
LIB
se célébrèrent les Cerealia [cerealia, p j ().M)
La confusion d’iacchos et de Dionysos ame,ïa Jument l’assimilation postérieure de Liber ni,/,!'" ■ ’ Dionysos. Car Liber pater ne tarda pas à devi^ ^ ^ les Romains et les Italiens, le dieu de la vimCï que Cérès était révérée surtout comme la dées; > trice de la culture des céréales, Liber pater fut ' P"°te<^ comme le dieu de la viticulture. C’est la le rôle"'0^ attribuent les Script ores rei rusticae, entre aiin!"V‘ lamelle, et les Pères de l'Eglise, par exemple Arnl saint Augustin3. Une inscription l’appelle vint,, ^ conservator *. Les vignerons l’adoraient en même J""1 que Libéra au moment des vendanges. Dans plusi!!f rus t ica \ le mois d’octobre lui est consacré. On r offrait, comme prémices de la vendange, et pour sous sa protection toutes les opérations que comporte la fabrication du vin6, une libation de moût frais, appelée sacrima ‘ ; c’était là le pendant du praemetiùm offert a Cérès au début de la moisson. Outre les vignerons les marchands de vin honoraient Liber pater : ainsi à Rmnc des documents épigraphiques nous font connaître le culte que rendaient à ce dieu le collège des négociants en vin du Vélabre, Coll(egium) Velabrensium* , et les N egot ianteê cellarum vinariarum Novae et Amintïanae\ Les vignerons associaient son nom et son culte à ceux de Silvain et d’Ifercule 10, protecteurs des champs; les marchands de vin Punissaient, dans leurs invocations, à Mercure, le dieu du commerce1’.
Mais en Grèce Dionysos n’était pas seulement le dieu rustique de la vigne, des vendanges, du vin et des vignerons ; il était le centre d’un thiase; son culte avait un caractère mystérieux, dans lequel se mêlaient des influences thraces, phrygiennes, lydiennes, orientales [bacchus, p. 391 et suiv.]. C’est à ce culte que se rattachent étroitement les fêtes orgiastiques connues sous le nom de Bacchanalia (t. I, p. 390-391). Ce culte se répandit de bonne heure dans la Grande-Grèce; il pénétra à Rome vers la fin du mn siècle av. J.-C. Dès l'année 186, le sénat romain interdit les Bacchanales par un sénatus-consulte fameux.
Sous cette forme, Dionysos prit aussi le nom d t Liber ou Liber pater. De même que certains souverains de ; l’époque hellénistique s’étaient fait honorer comme de*. véo; A'.ôvutg'., plusieurs Romains tout-puissants, Marins ,
pompée ’
Marc Antoine u, et des empereurs
comme
Elagabal 13 voulurent qu’on leur décernât le titre de Li ba
et qu’on les honorât sous ce nom. Ce culte, puremen oriental, de Liber pater se propagea et prit une fÇ|JIU lire; à Rome, des inscriptions limh
ris
Empi
un
extension sous
font connaître un Hiérophantes Liberi pair Archibucolus dei Liberi/11 ; ailleurs, par exemple en ,k|a 1 les prêtres de Liber assistaient aux tauroboles eu jl neur de la Grande Mère des dieux18. Souscrite 101
Liber pater subit, comme d’autres divinités, latlmn
p siècle «
c et au in
syncrétisme qui se manifesta au n notre ère dans la religion païenne : une inscription tionne un signum Liberi patris Panthei, à l)|(,|M En tant qu’il est simplement Iacchos ou i)1"n-
mer
>ste *'• SOS,
i; cf. Corp. inscr. lat. VI, 4G2, 707; III, 3923, 3937; IX, ' \\Ht
H Corp. inscr. lat. VI, 882G. — 12 Val. Max. III, 0, 0; f|in- ' ,Ii6i Aug-> h — 13 RI in. Hist. nat. VIII, 4. — U Vell. Pat. il, 82, *- y l] !'orjlJ> I* * agab. XXVIII, 2. — 1 11 Corp. inscr. lat. VI, 307. — Ibid. ’
I 1^07 19 f'ni', i inscr Int YIV. 2865.
LIB
— dl 91
LIB
. , citer ne- présente aucun caractère original, et ne /y/ riirr ne en rien des dieux grecs auxquels il a été 80 prend tous leurs mythes et adopte même
fSSim‘ ,’noms Le mot Liber n’est plus qu’une simple aduction de A«ivU<w ou de [bacchanalia, bacchus,
fgB.Eg: niONYSIA, ELEUSINIA, IACCUOS].
' A R’ome inême, le culte proprement dit de Liber n avait as une importance considérable. Liber jouait un rôle fout à fait secondaire dans VAedes Cereris , Liberi cl Liberae, qui fut vouée par le dictateur A. Postumius en 496 av J.-C., et dédiée trois ans plus tard par le consul Sp Gassius; ce temple était situé près du Circus Maximum. Le Calendrier des Arvales nous apprend que le septembre on célébrait une fête sur l’Aventin en l’honneur de Jupiter Liber ; un sanctuaire du dieu se trouvait donc là. Nous savons, d’autre part, qu’un temple je liber et de Libéra existait sur le Capitole1.
Pour la célébration des mystères dionysiaques et leur
vogue à Rome, voir bacchanalia, bacchus.
En Italie, Liber pater fut toujours très honoré; le culte deDionysos avait été de bonne heure populaire dans le sud de la péninsule; plus tard, il se répandit jusque dans la vallée du Pô2. Hors de l’Italie, dans les provinces de l’empire, le culte du dieu se répandit en Espagne3, en Gaule 4, dans l’Afrique du Nord B, et surtout dans les provinces voisines du Danube, en Pannonie particulièrement et en Dacie ’3. Là le couple Liber et Libéra , que l’on rencontre très rarement ailleurs, apparaît fréquemment
dans les dédicaces ; aussi est-il vraisemblable, comme l’a supposé Wisso.wa \ qu’il y avait dans ces pays, avant
l’occupation romaine, un couple de divinités indigènes, qui furent assimilées à Liber et à Libéra.
Du Liber pater proprement italique ou romain nous ne possédons aucune image, aucune représentation. Toutes les statues de Liber, tous les bas-reliefs, toutes les peintures ou mosaïques, toutes les effigies monétaires où le dieu est figuré nous montrent, sans exception, le Dionysos grec, ieUn p in-H „ i , presque toujours du type
ronne de ^ ^ ^ aUributs habituels sont la coupanthère Sui'T ' °i' d|* I,erre’ le thyrse, le canthare, la nom Se aS ' rî ^ Pl^este (fl* «61), où se lit le attribut mm i. ’ 6 Ieu est l>ePrésenté barbu, sans autre du tvpe le ni ' '^Ue ' C esL tlonc héjà le Dionysos grec, récit de Vairon* anCi*en 11 semljle d’ailleurs, d’après le saient soit in J <*U? . dnS les cérémonies qui s’accomplisreprésenté sYiuhr lUlltae' soit àLaviniumJe dieu fût L ' hohquementparlephallus.Les Romains ont
ü!£' 1 uf =jii> p.siT~2vni 2“„éd-’ ?r* **"•«» p- 312 ; c°^ w.
, p. 849 2 y • r 1 l *‘ " 1,1 l,n”> olz 1
3 C> mer. lut. n j, p- rr,- tat- V’ Ix’ X' XI- Passim et In-
: CurP- ^ 4 Id- XH, Ind. ” r",
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’ 1 ' -u-l et SUIV
gr.
« Liberi
:ilel' s Lexitcon dur gr. and rom.
purement et simplement emprunté à l’art grec le type de Dionysos pour représenter leur dieu Liber. J. rI ’OCTAIN.
LIBERA. — Libéra était une ancienne déesse italique, parèdre du dieu Liber ou liber pater, et honorée en même temps que lui le jour des Liberalia. Comme Liber , elle fut de très bonne heure assimilée à une divinité grecque. Le nom de Libéra fut employé pour désigner la seconde divinité féminine de la triade Éleusinienne, lorsque cette triade fut transportée à Rome, sur 1 ordre des livres Sibyllins, au début de la République. Libéra fut alors assimilée à la déesse grecque Korè-Perséphone ; elle entra ainsi d'abord dans le cycle proprement éleusinien, puis plus tard dans le thiase dionysiaque. Les vignerons l’associaient à Liber dans le culte qu’ils rendaient à ce dieu au moment des vendanges1. Ovide 2 et Pline3 l’assimilent quelquefois à Ariane. Dans une inscription d’Apulum4, dédiée à Libéra triformis , il s’agit évidemment d’Hécate.
Libéra lut toujours à Rome une divinité très secondaire. Elle n’v a pour ainsi dire pas de culte propre ; aux Liberalia du 17 mars, elle est la compagne de Liber ; dans le temple de Cérès , Liber et Libéra , elle occupe un rang tout a fait inférieur à Cérès. Elle est très rarement mentionnée dans les provinces de l’Empire, sauf en Dacie iJ où elle forme avec Liber un couple, qui est probablement d’origine locale [liber pater].
Des rares images de Libéra qui sont parvenues jusqu’à nous, aucune ne se rapporte à la déesse italique primitive. Libéra est représentée sur quelques bas-reliefs de Pannonie et de Dacie 6 avec une physionomie purement dionysiaque ; ses attributs sont la couronne de pampres ou de lierre et le thyrse ; une panthère est figurée à ses pieds. De même, sur les deniers de L. Cassius de l’an 79 av. J.-C., la tête de Libéra est ornée de pampres et de grappes de raisins7. J. Toutain.
LIBERALIA. — Les Liberalia étaient une fête romaine très ancienne, qui se célébrait, en l’honneur de liber pater et de libéra, le 17 mars de chaque année. Elle est inscrite sur l’un des plus anciens calendriers romains connus, le calendrier dit de Numa. D’autres calendriers portent pour le même jour la mention Agon{ium) ou Agonium Martiale ; mais ilfaut nevoirlàqu’une coïncidence. D ailleurs, le nom de Liberalia était, pour le 17 mars, le seul nom couramment employé; les pontifes savaient que le même jour pouvait être désigné par les mots Agonium Martiale1 ; mais cette désignation n était pas populaire ni courante. Nous ne savons que très imparfaitement en quoi consistait la fête des Liberalia [voir liber]. Elle était nettement distincte des autres fêtes et cérémonies qui se célébraient en l’honneur du Liber pater hellénisé [cerealia, liber, bacchus, bacchanalia]. Ce n’est pas aux Liberalia , mais aux Cerealia , que se rapportent les jeux scéniques, quelquefois appelés ludi Liberales. Cicéron2, Servius3, saint Cyprien 4 nous donnent sur ce point les détails les plus explicites et les plus formels. J. Toutain.
LIBERA. 1 Colum. XII, 18, 4. — 2 Ov. Fast. III, 512. — 3 piin. jpist nat XXXVI, 29. — 4 Corp. inscr. lat. III, 1095. — 3 Corp. inscr. lat. III, pass. et Indic. — 6 Corp. inscr. lat. III, 4927, 7916. — 7 Balielon, Alonn. de la République romaine , I, p. 329, n. 6. — Bibi.iogbaphie. Preller-Jordan, Jlomische Mythologie Berlin, 1881-1883.
LIBERALIA. i Macro!). Saturn. 1,4, 15; cf. Fasl. Caere!, et Yatic. in Corp. inscr. lat. T, 2' éd. pars prim. p. 212 et 242. — 2 Cic. Verrin. V, 36. — 3 Servius.
Ad Georg. I, 7. — 4 Cyprian. De spectacul. 4. - Bibliographie. Mommsen et Marquait, Manuel des antiquités romaines, trad. franc. I. XII, Paris, 1889. Le Culte
LIBER ALITAS. — On peut considérer comme une forme de YAnnona cette personnification dont le nom parait sur une tessère en plomb, avec la tête d’Antonia, qui porte au revers en cinqlignes, l'inscription : Ex liberahtate fi. Claudi(i) Coe[soris ) Aug[usti ), monument particulièrement précieux, puisqu'il démontre le rapport de beaucoup de tessères en plomb avec l’Annone1. Sous les premiers empereurs, les distributions portent le nom de congiaria [congiarium] 2. A partir du règne d'Hadrien, la Libéralité est désignée spécialement sur les monnaies et accompagnée d'un chiffre qui indique le nombre des distributions, par exemple: liberalitas avg vii (Hadrien). Ces distributions étaient fréquentes ; ainsi, on compte neuf libéralités pour Antonin 3, sept pour Marc Aurèle, trois pour L. Yerus, neuf pour Commode, une pour Pertinax, six pour Septime Sévère, neuf pour Caracalla et Gela, une pour Macrin, quatre pour Elagabale, cinq pour Alexandre Sévère, une pour Maximin, Balbin et Pupien, cinq pour Gordien III, trois pour Philippe père, quatre pour Philippe fils, une pour Trajan Dèce, trois pour Trébonien Galle, une pour Yolusien, trois pour Valérien, trois pour Gallieh, une pour Salonin, Postume, Tetricus père, Claude II, Quintille, Carin, Carausius. La dernière monnaie portant le nom de la Libéralité est un sou d'or de Constantin le Grand avec la légende liberalitas xi imp iiii cos PP.
Les types monétaires les plus fréquents sont les suivants : 1° la Libéralité debout à gauche tenant une tessère et une corne d’abondance (fig. ; 2° la Libéralité de¬
bout sur une estrade, où figure l’empereur (ou les empereurs), accompagné quelquefois du préfet du prétoire et de soldats ; un homme monte les degrés pour recevoir les pièces de monnaies, que la Libéralité répand (voir fig. 1894 à 1896). La Libéralité, coiffée du modius, paraît exceptionnellement sur un denier de Julia Domna, car les monnaies des impératrices ne portent pas cette personnification. Adrien Blanciiet.
LIBERATIO. — I. Aux premiers siècles de Rome, la liberatio est un acte solennel destiné à constater qu'un débiteur a donné satisfaction à son créancier et n’est plus obligé envers lui. A cette époque, le paiement ne suffit pas: le débiteur reste obligé tant qu’il n’est pas libéré1. L'emploi d’une solennité se justifie par une règle ainsi formulée par les jurisconsultes classiques : pour éteindre un droit, il faut observer des formes analogues à celles qui ont servi à le faire naître, et procéder en sens inverse 2.
La solennité requise pour la libération d’un débiteur s’accomplit de trois manières : per nés et llbrnm, verbis ou litteris. L’emploi de l’une de ces trois formes dépend de la nature de l'obligation.
chez les Ro?nains, t. I ; Wissowa, De feriis anni Romani vetustiss. ; Fowler, The roman festivals of the Period of the Republic, 1899.
LI 15 EK ALITAS. 1 Rev. Numism. 1898, p. 81, 91 et 98. — 2 On trouvera une liste des congiaires dans J. Marquardt, Organis. financ. chez les Rom. trad.
A. Yigié, 1888, p. 174. Mais cette liste donne seulement les indications fournies par les textes, et il convient d’y ajouter les nombreux renseignements que procurent les monnaies. — 3 Une monnaie d’Alexandrie d'Égypte révèle, pour la vingtième année du règne d’ Antonin, une libéralité distincte des neuf autres mentionnées par les monnaies romaines. R. Stuart Poole, Catalogue of the coins of Alexandrin and the nomes , 1892, p. Ixxxviii, pl. xxvu, no 1007.
— 4 Exemplaire du cabinet de France. — Bibliographie. Roschcr, Lexikon der Mythologie , s. v. ; Stevenson, Diction, of rom. coins , s. v. ; R. Engelhard, De personificatio7iibus quae in poesi atque arte Rnmanorum inveniuntur, 1881,
Fig. 4462.
1° La libération per nés et libram ex iKe
i rvr» e •
lions
* do
ux
condji
a) Une déclaration verbale faite par le débit,, sence d’au moins cinq témoins citoyens r(Mn. ^ 6n ^r<1' bères et d’un libripens [libripens]. Les t,T|,!' e^)u'
déclaration ont été conservés par Gains • z^8 5e
tnt milibus condemnatus
Quod
e,Jo tiii
s s su/n, me eo noinine (l
liberoque hoc aere ■aenenque libra. Hanc tib • ■ primnrn postremamque expendo lege jure 'dhr'^" Le débiteur constate solennellement qu’il
liberatus , et qu’il a pesé, de la première à, fu 61 les livres de métal qu’il avait promis de Payer * ermere'
P) La Pesée de la somme remise à titre de paiera I La pesée, réelle à l’origine, devint fictive lorsqu’c 'fi usage de la monnaie4 et qu’on appliqua ce mode de JJ ration à des choses qui n’étaient pas susceptibles dêtre évaluées d’après leur poids. Dès lors, l’emploi de l’airain et de la balance n’eut lieu que pour la forme5.
La libération per nés et libre m est nécessaire mi toute obligation impliquant une damnatio. La darnmtÛ confère en effet au créancier un pouvoir analogue à celui d’un maître : elle donne lieu à la mnnus in jectio 5 mars i.xjectio). On ne peut s'y soustraire que par un mode solennel, celui qui était usité dans l’ancienne Rome] placer un acte sous la garantie de l’État h • ‘
Les obligations impliquant une dnmnatio sont celles qui résultent du nexum 8 [nexum], du legs per damnationem> lorsqu’il a pour objet des choses qui se comptent ou qui se pèsent, ou même qui se mesurent, d'après certains jurisconsultes ®. Ce sont aussi les obligations qui résultent de la loi10, d'une déclaration des pontifes en cas d'inaccomplissement d’un vœu11 [vomC, d'une condamnation au civil ou au criminel12.
2° La libération verbis est d’une époque plus récente. Elle consiste en une interrogation suivie d’une réponse concordante. Le débiteur demande au créancier : Quod ego tibi promis i, hnbesne acceptum ? Le créancier répond : Hnbeo 13. C’est une acceptilation [acceptilatio, 1. 1, p.57].
Au troisième siècle de notre ère, on admet des formules
équivalentes en latin ou en grec
Accepta facis decenU i Aj.6oüv Y
Fado 14. — "Eystç a oYjvapix rosa; Eyw
Ce mode de libération est spécial aux obligations toi-
mées par stipulation i6. On l’a employé, non sans hésita I
tion, pour l’obligation résultant du jusjurandum ‘ j
berti11 ; quant à celle qui résulte d’une dotisdicti o, i
en a pas de preuve certaine 18. On pouvait d ailleuis aPP*
quer Facceptilation à toute espèce d’obligation, < 11
soin de la transformer au préalable en une
verbale, par une stipulation novatoire 11 [novah" •
1 1 composa
ne i
L’acceptilation est un actus legitimus qui ^
aucune modalité expresse20. On discuta la qn* ^ 1
1 rrait être par
des parti*5*
savoir si la libération par acceptilation pounn tielle21. L’acceptilation exige la présence
p. 58 ; M. Rostovtscw, Étude stn'les plombs antiques , dans U à 1899; Cohen, Descr. Monn. Emp. romain, pas sim. iain$, t. •• P
LIBERATIO. l Cf. Éd. Cuq, Institutions juridiques des orna > ^nt,rS
; Cf. Senec. De benef. Vd ^ ^
, Mil» in*-
oblif/atus es, hoc fxdem exsolve. -- 3 Gai. HL „e th\l ei "
p. -200. —8 Gai. III, 174: Deinde asse pereutit libram^cn ^ ^ 333 et L' liberatur, veluti solvendi causa. — 0 Éd. Cuq, Op- cl p, 34'.
— 7 Ibid. n. 256. — 8 Ibid. t. I, p. 370. — Olbid. p. -J‘" l3 /jaj, III- 1
— 2 ülp. 48 ad Sab. Uig. L, 17, 35 obligatus es, hoc fidem exsolve.
liber
— 7 Ibid. p. 256. — 8 Ibid. t. J, p. - — - .
12 Ibid. p. 424-425, p. 583, n.
t, Ed. Cuq.
U Ibid. p. 423. n. 2.
i:i lia1-
j , ntl®
- n Ulp. 50 ad Sab. Diq. XLVI, 4, 7. - m ülp. 48 ad Sab. <’» ^ |3 pr-
eod. 8, 3 ; cf. Éd. Cuq, Op. cit. t. I, p. 578-579. - » JJ. ® ( ^ __ » W*
- 18 Cf. Éd. Cuq, Op. cit. t, I, p. 232, n. 5 et G. - a ■ . XLV1. *• 1 ' I
Quaest. -Di g. L. 17, 77. — 21 Gai. III, 172. — 22 Ulp. 30 ac t-a 1
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,(re fajte par mandataire1 : le créancier et Wne PR!"(ioivent y prendre part en personne, pourvu f rblteaU Capables. Seul le débiteur peut être remq"'iIS S°!une des personnes placées sous sa puissance2, plaf 'l'bérdion est un acte qui rend sa condition meilcar 1:1 ‘atiqlie avait d’ailleurs imaginé un moyen de leu;6' J.i'de la présence de l’une des parties : on avait
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recours à une novation .
1 libération litters est spéciale aux obligations B 7 îvm'ture 4 L’existencedecemodedelibéra-
ffïuees par t uuuu „
■ es| rertaine mais on a peu de details sur la forme I lobserver. Gaius n’en parle pas; de son temps, Yexpen- Wkatio n’avait qu’une application restreinte6. Il n’en est I as davantage question dans les compilations de Justi- 1 Pjen . l'expensilalio n’était plus en usage 7. Seul un Ipàssage de Pline le Jeune donne une indication importante sur l’accepl dation littérale : il en signale une application en matière de remise de dette et prouve qu’il y avait, conformément au principe ci-dessus énoncé, concordance entre la forme suivie pour la libération du débiteur et; celle qui était observée pour créer l’obligation. Pline engage Calvina à accepter la succession de son père sans se préoccuper des créanciers. Il a désintéressé les plus pressés, et, en ce qui le concerne, il l’informe qu’elle n’a rien à craindre : il lui fait, à Litre gracieux, remise de tout ce que son père lui devait. Ne te verbis magis quarn rebus horler , quidquid mihi pater tuus debuit, acceptum tibi ferri jubeo 8. On retrouve ici l’inscription sur le codex accepti et expensi [codex accepti et expensi, t. II, p. 1267] et le jnssus du créancier, correspondant au jusm donné par le débiteur pour la formation de l’obligation9.
II. Aux derniers siècles de la République, on voit apparaître des modes non solennels de libération du débiteur : tel le contrarias consensus pour les obligations formées par le seul consentement des parties I0, et surtout le paiement [solutio] qui devint, peu à peu, le mode régulier d’extinction de toute espèce d’obligation ; ce fut imohtio naturalisa par opposition à la resolutio ci- WM Jusqu’alors exigée11. Dès lors, le mot liberatio prit un srim arge équivalent à celui de solutio : Liberationis niiw earndem vim habet quarn solutionis 12. Solu-
2l7rPertinet ad omnem Merationem quoquo rtferhn' lnarjis<lue ftfl substantiam obligations in '\ Hain nd numorum solutionem 13 .
Wïalrdamment ^ C6S m°deS dG “dation, il en cier (novin'"1"1 °nt deU S0lt avec l’assentiment du créanpacte de reinD .Mn ATI°]’ datl0n en paiement [solutio], lonté (décès rintiL-i>A, rUMj1’ transacti°n), soit sans sa vosibles canith '/ ".teUr P0ur les obligations intransmisf *»>">«;<> [CAPUT, t. H. p. 912], confusion.
1 Ibid.
K 6 Lois, 1 v • ^ ,
.. 3 % Loc. cit. __ 4p’f 3> 71 1 Paul. 9 ad Plaut. eod. 63.
7;I>36’ heUo À,- ^ Op. cit. t. 1, p. 071. - 5 Cic. 2" m
Ouutun^rz/Tir ; PIin- Ep- n’ 4’ 2 ; cf- El'mau’ Ges-
plÏT; Bue hfüJnnn vnd Solutlonsal^ P- 67 ; Morilz Voigt, Ueber dit 13 „ S;.cl ier Kôniqi. Socl IS r'e L>Uteralobhflation (1er Rômer (Abh. der - 9 (■', I?' ~ 6 Gai. lu l30 ' w'ssenschaften, 1887, p. 535 et suiv
“u. I1(|. c,,„ «, 1U' ~ 7 Inst. III, 2]