‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 64 sur 275 · acte des · texte numérisé non relu

acte des

m^'nes, Paris, 1886 3- i'',-.. * ' Bouc“®-Lcclerq, Manuel des Institutions r

dernière t'oionhM] ■ ” 3ll5'3(i8 ; Teissier, Des affranchissements par ac

«iTronc/iis, thèse doct p * aris> 1886 ! Pagès, De L'infériorité sociale d

^flr*s, 1880; Trayer h i ' ' ' Xagre, Condition des affranchis , thèse doct. l^ris, 1887; Lemonnier C"'n^lt‘on en matière d’affranchissement , thèse doct. ■y*r'si 1887 ; Fricdlündoi. ’ r! ' ^'slor‘1ue sur la condition privée des affranchis , R888’ c' M- 1, p. 82-132 \na2telhm°en aUS rfe’’ Sittengescliichte Roms , Leipzig, I romaine, par;s jg^.. " 3'U-397 ; Fei'rcro, Dei libertini ; Michel, Du droit

j 8 ’ ’ Rallier, Condir ' a^naE Cours d’épigraphie latine. 3» éd. Paris, 1S98, ■ tc»ias, Précis de drotl °" Jurid'1ue des affranchis, thèse doct. Paris, 1890; r‘"’ 5* éd- Louv^T""1’ 4“ éd’ Paris- i Willems, Le droit public B laT8,"11' des n ]■' *12 c8 suiv-’ 646 et suiv. ; Mommsen et

Mai

’ h P- W-ill 'vï'1'!,11™ romain es> Uad. fr. Paris, 1889-95, t. V, V, ’ ’ P- 1-’s'8 1 X, 355-350; XIV, 1, p. 25-27, 192, 222,

une Persephoné latine, tantôt rappelaient qu’à Delphes on honorait une Aphrodité avec le surnom de ’Eirrn>p.6toia, déesse de la mort en même temps que de l’amour Des modernes ont même cru que des statuettes de caractère archaïque, prises par d’autres pour des représentations de Spes, nous restituaient l’image de Libitina en réunissant dans un même type les traits de Vénus et de Proserpine. Wissowa a démontré qu’il n’existe de cette déesse aucune représentation certaine, ni sous les traits combinés de Vénus et de Proserpine, ni autrement8.

Le seul monument connu de son culte est le sanctuaire où, depuis la fin de la royauté romaine, se faisait, pour des raisons de statistique plus que de religion, le versement d’une pièce de monnaie à chaque décès3. Et même au déclin delà République, il n’est plus fait mention que d’un lucus Libitinae qui paraîtavoir été situé sur l’Esquilin, plus exactement dans la dépression de terrain entre cette colline et le Caelius ; cette localisation même est douteuse et une inscription où il est question du lucus en question a été trouvée assez loin de là, près du tombeau de Bibulus10.

A la même époque, le nom de Libitina garde à peine, et chez les poètes seulement, la signification- religieuse 11 ; ailleurs il est presque synonyme de funus. Dans la Lex Julia Municipalis , libitinam facere signifie: célébrer des funérailles; ailleurs il désigne l’appareil même de ces funérailles et tout ce qui concerne leur organisation matérielle. Le registre des décès est appelé: ratio Libitinae 12, les revenus qui y sont consignés: Libitinae quaestus ; un déclamateur appelle le lit de mort: tori Libitinae ; un grammairien dit que Libitina est ou le lieu où les morts sont ensevelis ou le lit de parade13. Les croque-morts, ceux que le poète Horace désigne par la périphrase poétique de lictores atri , sont les libitinarii, qui libitinam exercent u ; d’où ces constatations faites par Tite Live pour des épidémies de peste : que Libitina

237-239, 433-430; Ed. Cuq, Institutions juridiques des Domains, Paris, 1891,

1, p. 170-171, 492; Girard, Manuel de droit romain, 2" éd. Paris, 1898, p. 111-

LIIïITIXA. 1 Varr. Ling. lat. VI, 47 ; Aug. Civ. D. IV, 8 ; Aruob. IV, 19 ; cf. Bréal et Bailly, Diction, étymol. lat. p. 101. — 2 Dion. Hal. IV, 15; Ascon. pro Mit. 34 ; Plut. Quaest. Rom. 23 ; Num. 12 ; Val. Max. V, 2, 10 ; Suet. Ner. 39. 11 existe une inscription de Bergame, Corp. inscr. lat. 5128, où est nommé un-lucar Libitinae, expression qui ne se rencontre nulle part pour Rome; voir le commentaire de Mommsen et Roem. Staatsrecht, II, 1, p. 59, noie 4. Le rachat de ce droit par un riche citoyen pour la ville entière prouve que les raisons de statistique qui l'avaient fait instituer n'exislenl plus. — 3 Voir juno, p. 082, et juventas, p. 785.

4 plut. jVnm. 12 : i- ' rr* ro; vwv ictçi toù; ovtkç o-tiwv. — 5 Uartung, Rclig.

der Roem. Il, p. 89; Preller-Jordan. Roem. Mythol. I, 440; la première interprétation doit êlre rejetée. — 6 Venus Lubentina, chez Cic. Nat. Deor. II, 23, 01 ; Scrv. Aen. I, 720; Lubentia, chez Plaut. Asin. 268, et dans les Indigitamenta, aussi appelée Labia et Volupia ; Aug. Civ. D. IV, 8 ; Fest. p. 205 ; Plut. Quaest. Rom. 45 ; Cal. Vall. au 19 août ; Corp. inscr. lat. I, p. 392. Pour la confusion de ces divinités avec Libitina, voir Peter, chez Roscher , Lexikon der Mythol., II, 210 (Indigitamenta). — 7 Plut. Num. 12; Quaest. rom. 23 ; cf. Plac. Corp. Glossar. V, 30, 14 sq : Venerem infernalem. — 8 Bernouilli, Aphrodite, ein Raustein zur griech. Mythol. Leipzig, 1873, p. 07 ; réfuté par Wissowa, De Veneris simulacris romanis, Varsovie, 1882, p. 5 sq. et chez Roscher, Op.cit. Il, 2035. — » Jul. Obs. 12. Ce sanctuaire semblait faire pendant à celui de Nenia, situé près de la porte Viminale ; voir Preller-Jordan, Roem. Mythol. p. 200. Pour la question topographique, voir Becker, Topogr. p. 537, et Gilbert, Gescli. und Topogr. der Stadt Rom, I, 175 sq. ; 238 sq. ; III, 91. Le passage de Plutarque, Quaest. rom. 23, prouve que le lucus exislait encore de son temps. — 10 C. inscr. lat. VI, 9974; 10022 ; cf. Orelli, i 378 ; Hcnzcn, 5083. — H Hor. Ep. 11, 1, 49 : Mirât ur que nihil nisi quod Libitina sacravit-, Od. III, 30, 7 : Multaque pais mei vitabit Libitinam-, cf. Juv. XII, 122 ; Mari. VIII, 43, 4. — 12 C. i. 1. 1, 206, ligne 94 ; Val. Max. V, 2, 10 ; Suet. Ner. 39; Oros. VII, 7, 11. — ,3 Hor. Sat. 11, 6, 19; Quint. Decl. IX, 6 ; Plac. Op. cit. : ledits mortuorum tel locus in quo mortui conduntur. — 14 Ep. I, 7, 5, et Acron ad h. l. \ cf. Cic. Leg. II, 2i, 01 ; Senec. De benef. V, 38, 4, nommant ensemble les dessignatores et les libitinarii-, Ulp. Dig. XIV, 35, 8 ; Marquardt, Das Privatleben der Roevier, I, p. 351, n. 7.

loi

LIB

ne suffisait plus à enlever les morts1. Enfin, la porte de l'amphithéâtre des Flaviens, par laquelle on enlevait les cadavres, était appelée porta Libitinensis 2 ; peut-être reçut-elle cette destination à cause du voisinage avec le quartier funèbre de l’Esquilin et du bois de la déesse. Dans la Passion de sainte Perpétue elle est, par une ironie populaire, nommée la porta sanavivaria 3. J. A. Hild.

LIBRA. — I. SxaO^ôî, xâXavTov 1 , balance. — L'invention de la balance, au moins dans son principe essentiel, remonte à une très haute antiquité. L'échange se trouve au début de tout état social, si rudimentaire soit-il; mais si l’échange ne va pas sans la notion de valeur, la valeur à son tour suppose comme l'un des éléments sur quoi elle se fonde l’évaluation du poids de la marchandise échangée.

De là la nécessité de recourir à la pesée, nécessité qui dut amener de fort bonne heure la découverte de la balance2.

La civilisation égyptienne ne put pas ignorer longtemps la balance 3.

Les peintures de Beni-Hassan nous en font voir un premier modèle réduit

à sa plus simple expression, un pied vertical soutenant une barre recourbée à ses extrémités et terminée par deux crochets4; à ces crochets il suffisait de suspendre l’or qu’on façonnait en anneaux pour établir la pesée. D’autres peintures nous montrent la balance complète, avec ses plateaux suspendus aux deux bouts d'un fléau qui peut ou reposer sur un pied, ou être lui-même lixé à un anneau5. Sur un papyrus de Thèbes6, où le support en forme de colonne à base évasée est couronné par une figure assise, deux fleurs de lotus terminent de part et d’autre le fléau, et c’est de l'intérieur de ces fleurs que sortent les fils qui soutiennent les deux cupules profondes servant de plateaux : nous retrouverons le même mode de suspension dans la coupe d’Arcésilas.

1 Tit. Liv. XL, 19, 3 ; XL1, 21, G. — 2 Script. Hist. Aug. Comm. IG ; Dio Cass. LXXII, 11. — 3 Cap. 10 et 20; cf. Marquardt-Mommsen, Handbuch, etc. III, p. 5G4, n. 3.

LÎIîUA. i L ' Etymologicum magnum donne aussi la forme <rrâ0jxv), en même Icmps que 1‘élymologie suivante: <xyi[a ry.hv. Si Ti’XavTovrb Ç-jyôv -aoà t'o va ivw xâ^avcov

ouv fi (TTaè^Yj y.'/.\ tv.V/vt£vsiv tô (77a0 ;ju Xji'.v y. ai Çvyo<Tzu.zzXv ; voir encore Poil. Onom ., IX, 51. — 2 11 est vain de chercher à déterminer plus précisément à qui revient le mérite de la découverte. Voir en particulier la dissertation du comte L. Lorenzi, Sopra le bilancic cl. antichi ( Saggio di dissent, d. Accad. etrusca di Cortona , t. I, 1742, dis. IX, p. 93-102, avec une pl .), p. 94-. — 3 Wilkinson, Manners and customs of tlic anc. Egyptians, 2e éd. rcv. par E. Birch, t. II, p. 2k> ; Perrot et Chipiez, Hist. de l'art , t. I, p. 744, fig. 501. — 4 Wilkinson, t. II, p. 234, fîg. -413. n Ibid. t.I, p. 285, fig. 97. — G Donon, Voyage dans la haute et la basse Egypte ,

Le monde grec, aussi haut que nous pujSsil)| ter, connaît, lui aussi, la balance. Dès l'épopée i'"* rem°n'

il y est fait plus d’une fois allusion. Le poêlo n, . '''r^Ue’

la balance entre les mains de Zeus, qui pj*0^ m°nlre décider des destinées \ Il est à remarquer, i„ "J !U? p0ur dans aucun passage il ne s’agit de déterminer in "S’ 1116 rapport d’un objet à un poids convenu 8, mai ,''"nentle ablir l’équivalence de deux objets entre ^1," ('lnent ériorité de l’un sur l’autre9. Mais avec le rln i"

nous ' Xl1

Fig. 4405. — La pesée du silphium

d’établir supé

chez les mortels, ei ü intervient la !10.

lion d’une pesée véritable : « Les adversaires, dit le poète, ne se maintiennent ainsi que quand une

femme juste et travailleuse, prenant le poids et lalaine10, élève les plateaux et les égalise de part et d’autre »

L’une des tombes de Mvcènes a livré deux paires de minuscules balances en or13. Les plateaux sont de simples rondelles en or ornées, deux d un papillon, les deux autres d’une rosace.

Ils étaient reliés au fléau par de longs rubans d'or . Les deux fléaux sont des tubes de même métal très minces,

qui étaient sans doute traversés par un mou. i .m de 1'^

destiné à leur donner de la consistance 1 . L ces balances n’ont jamais pu servir, non plus q"1 1 auxquelles appartenaient vraisemblablenu " ' 1 disques de métal trouvés dans le tumuhn <L ' 1 , ÿj.nl. mais qu’on songe, comme Schliemann, aux l'*'"11"^^ boliques où se pesaient les bonnes et 1 ^ ^

actions13, ou qu’on voie simplement, dansu t ^ morte pour accompagner dans une tombe de 1 1111 dans qui y était ensevelie, un souvenir de set, o< 1 ", la vie réelle10, nous n’y trouvons Pasm<"" réduit de balances véritables.

Les Grecs ont donc employé dès l'on* telle que nous l’employons encore auj"1

... 8jalmrem“

pl. cxi.i. - -II. VIII, 09-72; XXII, 209-212; XVI, 223;

quedo môme ( Dnrst . d. Ilandw. und Handelvei U v s, rfoiil1' ffial !c

cl. Wisscnsc/, . 1SG7, p. 100) que, sur les trois vaM»^nt*,'^{ncncc de U (ion plus loin, il n'y a pas de poids représentés. J' ]„ dit .

n'esl point marquée par la pesanteur ; la balance, e j , ,lcs deslu>^M

imd. t. 1, p. 38, n. 73), . sert à indiquer

tivement au ciel cl aux enfers, et non leur pou s , e , fniL al'als‘C .

](> modèle

,ri«ine

rd'hui; «m

ici cl aux enfers, et non leur pouls ; e ^ fail al»a,ssCl ^

leur supériorité » ; le peuple ou le liéros destiné à ^ 735). — 111 11 ^jôl I

teau, nam môriéntes in feras petunt (Scrv. « ( ^ genS de ^0,nilaS' I

egouffa «ai tlçto'j. 11 semble du moins que ce MucènBS, P- " *' , «t 302* "

que balance - « IL XII. 433. - >2 Schliemann ^ fi* 30 1 »

Manalt, The mycen. âge , p. 88 et 10a. 1,1 ’ ( 1 1U

l ' Tsonnlas-Manall, p. 145. — ,0 Mvcènes,

__ 13 Schliemann, '• '• a(|, p

___ leTsoim1^ ”

nme trouvée à Corfou 2 semble plutôt d'épo Les représentations des vases peints une certaine mesure, à l’absence des

{(t,|TAP.XCiK&

cul des exemplaires parvenus jusqu'à il »’esL paS Z\ "en droit de regarder comme d’époque nous (Iu’°n h0 i • unc balance du Britisli Muséum

Uprement grecqi

K* “mr

que romaine ^

euppWen'i 1 ‘!”x-mômes. La célèbre coupe d’Arcésilas ,n°nU'!ie-n) " représente le roi cyrénéen présidant à un (,ig , , silplnum. La partie supérieure à droite est

mal ‘0 une poutre à laquelle est suspendue une ‘‘T61’" dont le nom est écrit KOMQA.. (<ttA©MOS)*. rjZ dont les dimensions excèdent celles de la pou- L° t relié à celle-ci par une armature assez complif’ebD’une part, des liens fixent à la poutre un anneau ; T"l iiitre des liens aussi, semble-t-il, quoique les extré- Ktés en soient figurées indépendantes, rattachent au ■L'une tige verticale rigide. L’extrémité supérieure de se termine par une courte traverse horizontale ■Lée dans l’anneau. Non moins curieux est le mode de suspension des plateaux chargés de silpliium. H semblerait qui:, les cordes, au nombre de quatre, qui les , soutiennent et aboutissent à des rondelles, sortent de l’intérieur • même du fléau creusé en forme de tube. Quatre anneaux qui garnis- I sent le pourtour des plateaux en reçoivent les extrémités.

I La grande amphore de Taleidès R, jadis dans la collection Ilope nous offre pour l’époque archaïque un second exemple non moins intéressant (fig. 4406) nages, assis aux extrémités, maintiennent les plateaux dune grande balance déjà occupés l’un et l’autre par une masse informe ; au milieu, un homme barbu dépose

■ dans le plateau de droite une seconde masse analogue il la première. Les dimensions exceptionnelles données

■ la balance permettraient sans doute d’en distinguer ■neux qu’ailleurs la structure; mais, en l’absence d’un ■examen direct de l’original et avec les seules représenta- ■®ns anciennes dont on dispose9, il est difficile de don- W COmme assurés tous les détails. Le fléau paraît ■spendu dune façon assez particulière et qui ne pouvait

in tdr!1S; Kl!in' Kunst u- industrie, p. 198.— 2H. B. Walters, Catal. Bronz.

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