SA
Fig. 4406. — Balance grecque à plateaux.
deux person-
n« 2981. — 3 Voir encore une poignée de balance avec minée, j " de l'a'ance trouvés à Chypre, mais dont l'époque est indéler-
p. 182, l! g , J,1 '' -'"ffalsch-Hichter, Cal. of the Cyprus Mus. n" 3695 et I1*' Xl|i Millict Gi ’ Ae Cab. des antiques à la Bibl. nat. p. 37-40 et ■J»*' 1833, p ■’ '
' Xcv"’ 1 1 'le Wiltc
■ 1833 ““‘uu’ 4 ases d'1 Cab. des méd. pl. xxvn; de Luynes, Ann.
lünl. pl. XCV1I ! 'JCl ;Jfun- t. I, pl. xui; Micali, Storia d. ant. pop.
rond, i>. 158,
<■' uenlcm. t. 111, pl. xxiv ; Jalin, l. I., p. 94 el pl. iv, 3; • de la céram. q fig. 1729. —
céram. gr . p. 81 et fig. 43 ; Baumeister, Denkm. d.
• Alterth. p, « - - -o- — j — - - 1
Atonie (Jaliii, l i l ”t‘ 5 Panofka voulait lire ’E7turca8noç, nom
101 ti/.etvTa, balance ^ i i**' 11 6 Minervini voyait un rapport entre le
®44’ P- ISO), de ' "°m du Peintre Taleidès (. Bull . nap. 1843, p. 109; *')*. <li)ule à Decpdcne'm (Jahn’ 1 L’ P- 92> 11 ■ «6)- - 7 Aujourd'hui
'■ II, p. 32, pl. lv . , ' p,nachï Pc'nt. de rases ant. p. 77). — 8 Millin, Mon.
7 ’ int. de vases ant. t. 11, p. 88, pl. i.xi ; Id. Gai. myth.
lui laisser qu’une mobilité fort défectueuse. La corde qui le soutient, et qui devait elle-même être attachée à un crochet ou à un anneau que l’artiste n’a pas figuré, se bornant à tracer la corde jusqu’à la limite de son tableau, ne forme pas une simple tige de suspension fixée au milieu du fléau, ni même deux bouts assujettis des deux côtés de celui-ci en face l’un de l’autre : double dans toute sa longueur et rattachée par ses quatre extrémités au support fixe qui servait de point d’appui a tout le système, ses deux branches passent sous le fléau, où elles sont légèrement écartées de manière à assurer un certain équilibre, et se rapprochent au-dessus grâce à un lien qui les enserre 10.
Il faut citer aussi une œnochoé de Vienne11 représentant la pesée de barres rectangulaires, sans doute des lingots de métal, scène qui met en éxddence une grande balance. Les plateaux, qui portent déjà 1 un et 1 autre des barres analogues à celles que deux personnages s apprêtent à y placer, sont suspendus à peu près comme sur
la coupe d’Arcésilas.
L’extrémité droite du fléau, notamment, se termine par une sorte de rondelle qui semble laisser passer une tige d’un diamètre plus petit portant les plateaux ; mais l’autre bout ne montre pas le même détail. Un grand anneau est fixé au centre du fléau, de manière à pouvoir permettre aisément la suspension de l’appareil.
Les xrases peints d’époque moins ancienne nous fournissent encore, dans la scène de la psyeliostasie et dans celle de la rançon d’Hector, plusieurs représentations de balances. Le premier en date est un lécythe archaïque de Capoue, au British Muséum, sur lequel se voit Hermès pesant deux figurines ailées 12 ; mais on ne peut reconnaître d’une manière précise comment le dieu tient le fléau. Sur un x’ase de la collection de Luynes13, du style sévère14, Hermès porte une balance, c’est bien entre ses doigts que se fait l’inclinaison du fléau. Même scène sur un vase du Louvre18, avec cette différence que le fléau est muni d’un anneau visible qui sert au dieu à le tenir. La même scène encore, sur une amphore de Nota au Musée
n. 490, pl. cxxxi ; GuigSiaut, Reliy. de l'ant. n. 704, pl. cic ; Lanzi, Vasiant. dtp. p. 147, pl. III ; lnghiranai, Vas! fut. t. Il, pl. civ; Jahn, /. I. p. 92 et pl. îv, l ; Baumeister, Denkm. p. 1905, fig. 2101 ; Duruy. Bist. des Grecs , t. II, p. 181 ; Benndorf, Wien. VorleyebWter , 1889, pl. i. — 9 Toutes les reproductions, sauf celle de Lanzi, sont faites d'après la gravure de Clouer insérée dans l'ouvrage de Millin (S. Reinacli, O. I., p. 78, n. 2l.— *0 La balance qui se voit sur une lame d'argent trouvée, dit-on, dans la Grande-Grèce (Minervini, Bull. Nap. 1843, p. 109 ; Bull. d. Inst. 1843, p. 52; Gerhard, Arch. Zeit. i843, p. 137; Panofka, Ibid. 1846, p. 241 ; C. inscr. gr. t. 1, n» 2419, 1), est l'œuvre d'un faussaire d'après l'amphore de Taleidès (S. Reinach, C. I., p. 78). — U Sacken cl Kenncr, Samml. d. ant. Cab. p. 237, C. 236 ; Jahn, l. L, p. 93, pl. iv, 2. — 12 Murray, Bist. o, gr. sculpt. t- Il, p. 28; Roscher, Lcxik. f. gr. u. rôm. Mythol. t. Il, p. 1142, fig. 1 [voir KEtiEs, tig. 4263], — 13 Ann. d. Inst. 1834, p. 296 ; Mon. ined. t. Il, pl. x B; Ber. arch. 1844, t. Il, p. 652 ; Overbcck, Gallerie lier. Bildw. p. 527, n" 65, pl. xxn,
n» 9. 14 Harlxvig, Gr. Meistersclial., p. 413. — t'> Ann. d. Inst. 1857,
p. 118; Mon. ined. t. VI, pl. v; C. B. de Saint-Pétcrsb. 1873, p. 80.
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LÏB
de Leyde1, ne donne pas plus de détails pour la balance
qui y est suspendue à un tronc d’arbre ; mais sur une amphore de Ruvo, au Musée de l’Ermitage (fig.4467)2, nous voyons l’armature qui forme le support de la balance : elle se compose de deux montants droits, formant gradins a la base, réunis par une traverse. Les plateaux restent toujours les mêmes, suspendus par quatre fds, qui, malgré les fautes de dessin, doivent être regardés comme fixés analogue (fig. 4468), a
avec son support.
au pourtour. Un support été trouvé à Pompéi 3. Il consiste en deux pilastres de bronze reposant sur une base à degrés et reliés à leur sommet par une pièce formant arcade dont la partie inférieure porte un anneau.
Chez les Étrusques, nous retrouvons encore la psychostasie et par suite la balance, sur une ciste de Palestrina de la collection Barberini* et sur le beau miroir gravé
Fig. 4i70. — Pesée des pains.
Fig. 4408. — Balance avec support.
connu sous le nom de patère de Jenkins 5. La forme est toujours la même, avec les plateaux soutenus par des fils aux extrémités d’un fléau renflé à la partie centrale ; mais, le problème de la suspension de l’appareil n’est pas éclairci. Hermès tient la balance entre le pouce et l’index. L’inspiration de modèles helléniques est ici manifeste. Elle est non moins certaine dans la scène de la rançon d'IIector que l’on voit sur l’une des aiguières en argent du trésor de Bernay 0 : la par-
i Janssen, Mon. van het. Mus. v. Oulh. te Leyden, n» 1814 ; Passer!, Pict. etrusc. t. III, pl. cclxii; Millin, Peint, de vases ant. t. I, pl. xix ; Id. Gai. Myth. n“ 597, pl. ci.xiv ; Guigniaut, Bel. de Vaut. n°812;de Wilte, Rev. arch. 1844, t. I, p. 298, t. Il, p. 650; pl. ccxxxvi ; Gerhard, Akad. Abhandl. p. 350, pl. xn, 9 ; Overbeck, Gall. lier. Bildiv. p. 526, n» 64, pl. xxu, n» 7; Baumeister, Denkm. p.92l, fig. 994.
— SStephani, Vases de l’Ermitage, t. I, n° 422 ; Ann. d. Inst. 1849, p. 240 ; Mon. ined. t. V, pl. xi-xii. — 3 AIus . Borb . t. XVI, froutisp. ; Niccolini, Le case ed imonum. d. Pompei , t. II, descr. gen., pl. n. — 4 Ann. d. Inst. 1861, p. 150 ; Mon. ined. t. VI, pl. uv. — 8 Aujourd'hui à la bibliothèciue royale de Madrid. S. Reinach, Peint, de vases ant. p. 15. Lanzi, Sag. dilingua etrusca, t. H, p. 224, pl.xu, 4; Winckelmann, Mon. inéd. t. II, p. 174, n" 133 ; Millin, Mon. inéd. t. II, p. 34 ; Id. Peint, de vases ant. t. I, pl. lxxii, 1 ; Guigniaut, Bel. de Vaut. n° 803, pl. ccxlyiii bis ; Gerhard, Etruslc. Spieg. t. Il, p. 218, pl. ccxxxv, 1 ; Rev. arch. 1844, t. I, p. 297; Overbeck, Gall. her. Bildw. p. 529, n° 68, pl. xxu, 5. — 6 Babelon, Le Cab.des ant. à la Bibl. nat. p. 133 et pl. xli ; Raoul-Rochette, Mon. inéd. p. 275, pl. cdxi ; Chabouillet, Cat. du Cab. des méd. n° 2804; Baumeister, Denkm., p. 740, fig. 793.
— 7 Stuart et Revelt, Antiq. of Athens, t. IV, p. 151, 517. — 8 R n’y a pas à tenir compte d'un bas-relief de la collection Montferrand (Kôhne, Mém. de la Soc. imp. d’arch. t. VI, 1852, p. 71), œuvre d’un faussaire {Arch. Zeit. 1875, p. 8, pl. n, 1).
— 9 Ann. d. Inst. 1838, p. 231 ; Mon. ined. 1. 11, pl. lviii. — 10 Musée de Lalrau.Ann.
tie centrale du fléau, constituée par uu> , droite aux deux bouts de laquelle deux croche'1^ 1)arre tent les plateaux, est d’ailleurs cachée s SuPp°rmasque tragique. Dans un bas-relief de Turin i "n gran(1 sente le dieu Kairos tenant sur le tranchant ù'1'" repré’ effilée le fléau d’une balance, dont par un i'.,,'"" Iame chement de l’autre main il fait pencher ru,f'i all°u‘ teaux [kairos, fig. 4251], la balance est réduite ^ et aux plateaux. Plus intéressant dans sa grossièrei'68" un autre bas-relief [kairos, fig. 4252]' 'représentant? f ment Kairos, conservé à Torcello près de Venise pt lequel nous reviendrons : ici, pour la première fois J apercevons, au-dessus du fléau, un appendice forméT i deux tiges entre lesquelles le fléau se meut et (jUj e J met de tenir la balance à la main tout en lui laissant6' 1 mobilité. Un autre bas-relief trouvé à Pola 8 f0urnj, l’exemple unique d’un support en équerre sur lequel s’appuie l’un des bras du fléau quand la balance est au repos (fi g. 4469). Le bas-relief(fig.4-470) du tombeau duboulanger romain Eurysacès 9 contient aussi une balance sur
le plateau de laquelle sont entassés des pains : il s’agit de poids considérables et la balance ne pouvait être tenue en main; elle repose donc sur un grand trépied dont le sommet supporte le fléau; mais, pour les mêmes raisons de solidité, il semble, si du moins nous comprenons bien l'indication qu’a voulu donner l’auteur du bas-relief, que ce fléau ne soit pas une simple tige comme à l’ordinaire, mais une plaque d’une certaine largeur, dont la rotation se faisait autour d’un axe contenu dans le couronnement du trépied et qui traversait la plaque en son milieu. Il faut enfin citer un certain nombre de représentations de balances, dans des dimensions tout à fait réduites, dans un petit compartiment du monument funéraire des Aterii10, sur un couvercle de sarcophage du Musée du
12 sur une main pan--
Capitole “, sur un ex-voto d’Épidaure r , sur
thée de la Bibliothèque nationale13, au reverse
; de monnaies
consulaires 11 et autres15, sur despierres gf
ravées lfi, etc- i
d. Inst. 1849, p. 395 ; Mon. ined. I. V, pl. vm ; Helbig, Faim A ,(./(, mil
Rom., t. I, n» 667 Rrad. Toutain, n° G72). — 11 Hirt. Bilderb. /• - . 3g„
Kunst, pl. xxvii. — 12'Eo. 4p-/. 1883, p. 28, 6 ; Atlien. Mitthei . ^ ga|>elon-Coliel1 1
lon-Blanchet, C. Bronz. de la Bibl. nat. n° 1064. î^boil s le pied do la
Monn.de la Rép. t. II, p. 7, n* 20, p. 403, n- 22, 83, 1*7 (<* p ,80;t.l[> balance porté sur une base), p. 478; soit comme attributs, ^ zKekliel, nUB1, p. 135 (cf. Bull. d. Inst. 1843, p. 7).- « Monnaie de Pythodoris ^ pa]m»re
t. II, p. 371 ; Mionnet, Mon. et méd. t. II, p- 304, n» M , " 140, n“ H- 'oit
(Éckhel, Doctr. num. t. III, p. 265 ; Mionnet, Mon. et med. ■ > ^ unc balance,
- ■sAcisMoncta^v >
aussi la série des monnaies impériales avec 1 image Cohen-Fenardent, Mon. de VEvnp . rom. passi
. IG JlllS- 1
97 ; Grivaud c
et t. vm i--i09^:;::1dci»vi«-
pl. xxvii; Lorenzi, Dissert. d. Acc. ctr. di Cortona, t. antik-
celle, Arts etmét. des anciens t. II, p. 207-208, pl. XLiiif 49-51 constellation sur les monuments suivants :au
acc. un • — ' . tüp anut-
, pl. xvi. 8, lxvi, 8 ; F“rt^]în®|c^|anc0 figur^e Cl
17 Voir en particulier la
Louvre, Frôhncr,sVct» A|1)^
ant. n°214; Clarac, Mus. desc. t. II, pl. *'l, 19,
248 bis, *1° ! a
i des p'
al»'5
Helbig, Fjlhrer, t. Il, n» 843 (trad. Toutain, n» 850) ; sur ^ 2236 et 30lfi)[ Mattéi et Barberini (Matz-Duhn, Ant . Bildw. in tcrnpie du Soleil à ll J
une statue d’Atlas du Musée de Naples, sur un sof il? 1 raVées, de? al*raxaSl sur un diptyque d'ivoire, des monnaies, des pieires g
LIB
LIB
1P r0maine quelques balances en nature Ma* de ^P°'IU' ,pius ou moins complètes. Deux nous sont parvenu ^ v ticuiièrement intéressantes all British Mus* jndex analogue à celui des ba-
par la pres®»ce jadis possédé par Caylus
ances actuelles • (fig. 4471) en
fournit un troisième exemple très remarquable. Il a disparu et force est de nous en tenir au témoignage de Caylus :
« Sajustesse, dit-il, parait encore très
[ ande i\ ne diffère en rien des fléaux que nous employons Ijourd’hui : il est orné de petits cercles dont les bronzes ‘de la plus haute antiquité se trouvent très souvent décorés ; cependant, on peut assurer qu’il est romain4. » î II est à remarquer, par contre, que sur aucune des représentations jusqu’ici signalées il n’apparaît de trace d’un index. On ne saurait décider, étant données les dimen¬
sions réduites et la grossièreté du travail, si sur le bas-
relief de Torcello [kairos, fig. 4252], il y a autre chose que la double tige par laquelle Kairos tient le fléau suspendu et si entre les branches existe un accessoire. Il serait téméraire d’en conclure qu’avant l’époque romaine ce progrès n’ait pas été connu? Le peintre ou le sculpteur n’était pas tenu d’entrer dans de tels détails. Il est donc . permis de croire que la science grecque, si avancée dans l’ensemble, et qui dans la Mécanique d’Aristote, par exemple, établit le rapport de l’amplitude des angles décrits par le fléau, et par suite de la précision obtenue, avec la longueur même du fléau5, n’a pas dû ignorer le perfectionnement qu’apporte l’index6. Notons seulement que les témoignages écrits font défaut aussi bien que les I témoignages figurés, alors que pour l’époque romaine ils r viennent s’ajouter à la preuve directe fournie par les ■ exemplaires conservés. Juppiter ipse duos aequato | Ffmine lances sustinet, dit Virgile1. Perse demande B^oniquement si celui-là se mêle de peser l’hellébore Bqui ne sait point arrêter au point fixé l 'examen 8.
c est précisément, ainsi que nous le dit
But SC.rf 'aStl' ** ProPos ^ un autre passage du même ■Feui , la languette qui occupe le centre du fléau de
djSfiniere, ^ ' fiuiPbrer les poids. Isidore de Séville le
deJ“u de la même manière ‘o.
Romains, d ailleurs, en possession de la balance
ainsi perfectionnée, lui ont souvent substitué un instrument moins exact dans les appréciations qu’il fournit, mais d’un maniement plus simple et d’un usage plus rapide, la balance connue sous le nom de statère ou balance romaine. Ils continuèrent pourtant à se servir de la balance à plateaux, et cela non seulement, comme on l’a dit, pour les pesées de petites quantités, comme les métaux précieux, mais aussi pour des masses considérables. L’existence des innombrables poids tant en métal qu’en pierre, souvent fort volumineux, quelques-uns atteignant jusqu’à cent livres11, qui nous sont parvenus, ne s’expliquerait pas sans cela. Isidore de Séville s’exprime ainsi12:
« La balance appelée trutina , où la pesée des poids contenus dans les deux plateaux se fait grâce à l'index vertical, sert pour les talents et les poids de cent livres, comme la momentanea pour les petites sommes d’argent. » Il ajoute : « Elle s’appelle aussi statera. » Le nom de statera désignait donc aussi à l’occasion la balance à plateaux 13. Suétone raconte que Vespasien avait vu en rêve une statera en équilibre ayant dans l’un de ses plateaux Claude et Néron, dans l’autre lui-même et ses fils14. Trutina s’applique aussi aux deux types de balances, puisque Vitrüve parle de la classe des trutinae appelées statera e 15. Les deux mots se prenaient également au sens générique et figuré16, et Cicéron déclare par exemple, sans vouloir établir une distinction de nature entre elles, que les moyens de l’orateur sont de ceux qui s’examinent non dans la statera de l’orfèvre, mais dans la trutina populaire11. Seuls ne pouvaient s’employer indifféremment les termes qui, dérivés de la structure même de l’objet, comme bilances, pour la balance à deux plateaux 18, ou rappelant l’origine, comme campana pour la balance dite romaine d’abord employée en Campanie19. Libra, par luimème, reste une désignation indéterminée et générale20, la désignation traditionnelle par exemple dans la formule per aes et libram appliquée à certains actes juridiques où devait figurer une balance [nexum, mancipatio, testamentum]21 : c’est ce qui nous autorise à grouper ici tout ce qui a trait à la balance en général.
Le pays d’origine de celle-ci, nous l’avons vu, passait aux yeux des anciens pour être la Campanie 22, et rien n’empêcherait de supposer que les Romains 1 aient empruntée aux Grecs de l’Italie méridionale. La décoration artistique de certaines balances romaines a paru un indice que les Romains auraient eu des prototypes leur servant de modèles23. Mais nous n’y trouvons aucune allusion chez les auteurs grecs. De plus, il nous en est parvenu, a la différence des balances à plateaux dont le nombre est trop restreint pour qu’on puisse en tirer aucune conclusion, un très grand nombre d’exemplaires ; aucun n est antérieur à l’époque romaine. Il n’y a aucune raison pro-
K kcl|ev, |l'l<Uographie Alilla>’* n» 11261. Musée de Caris
K Aufui/rfe, noi 891-89') u " C,0‘ Berlin, Friedericlis, Klein. K enc»to Grivaud de 1 \r ^ Wallers' C ■ British. Mus., n" 2981 !°ï‘“ AH°et ■* *• anciens , pl. lxx
'• «XVIII, 1860 ’,,1' ’’ P; 406> 18ce- 1. Xiv, p. 14G ; .1
H e Boscoreale, — 2 ii p ,*n a recueilli deux récemment dans possède a,,. ' ”aUers’ CaL' n0' 2981 et 2985. - 3
■“^clMliel.ie,, Cat P°ignée de balance «ac index, J.-L ‘ n° 3695. — t Caylus,
I r es détails de ja ' ° Anst- Mec. , Œuvres , éd. Didot, t. I
H^*lnen1, P* 58 1UCt*011 ^cs conséquences mécaniques
CUm (L. J Jlyres cl ru ba P°*Snée de balance avec index Olmefalsch-RicMer, l. c.) ne peut fournir
l'époque n'en étant pas déterminée. — 7 Aen. XII, 725. — 8 Sat. 5, 101
et Lucan. Bell. civ. VIII, 467. — 9 Pers. I, 6. — 10 Etym. XVI, 25, 6. — n Lorenzi, O. L, Pausan. ldyll. XVI, 9, t. I, p. 98. — 12 Etym. XVI, 25, 4.
— 13 Montfaucon, Antiq. expliquée, t. III, 1” part. p. 169 ; Lorenzi, p. 96.
— H Suet. Vespas. 25. Voir encore Petron. Satyr. 35. — 15 Vitruv. X, 8, 4.
16 Horat. Ep. II, 1, 29 ; Sat. I, 3,72; Pers. Sat. 1,6; Juv. Sat. 6, 435 ; Stat.-SiZw.
iy g 46 — n De oral. 2, 38. Noniusdit de mémo stateraauraria(6, 41), mais ailleurs trutina argentaria (2, 861). - 18 Montfaucon, Ant. expi. t. III, P* partie, p. 169. 19 lsid. Etym. XVI, 25, 6. — 20 Voir entre autres Cic. T use. V, 17, 51 : in alteram tibrae lancem imponere. — 21 Pljn. Nat. hist. XXVIII, 13. Libra est quelquefois remplacé par trutina : per trutinam solvi solitum (Varro, De ling. lat.\\, 183).
22 lsid, I, — 23 Pernice, J lôm. Wage aus Chiusi, Jalirb. d. arch. Inst.
Fig. 4472. — Balance à plateaux avec poids curseur.
LU) .
ban te pour attribuer aux Étrusques une statère découverte a Chiusi 1 dans le fond d un puits2; de très ancienne construction étrusque, elle peut fort bien n’y avoir été jetée qu’à une date beaucoup moins reculée3.
La combinaison de l’une et l’autre variétés de balances
se trouve réalisée dans une curieuse balance de Pompéi conservée au Musée de Naples ( flg .
4472) *. Construite comme une balance ordinaire à plateaux, avec une courte
chaîne ou tige servant à suspendre par le milieu le fléau, elle porte en plus, sur 1 une des moitiés de celui-ci, un poids curseur mobile en forme de gland. La même moitié du fléau est marquée de divisions qui permettaient d’apprécier la différence de poids entre deux objets placés dans les deux plateaux. Une balance semblable est au Musée de Berlin 3, qui possède aussi six fléaux gravés sur l’un de leurs bras6; un autre, au British Muséum7, présente encore la même disposition 8.
Mentionnons encore une petite balance de Florence (fig. 4473) 9, dont le fléau, la tige de suspension, l’index
sont d’une balance à plateaux, mais dans laquelle il n’y a de plateau qu’à l’une des extrémités . L’autre porte, suspendu par une chaînette, un contrepoids fixe en forme de tète. La balance, ne pouvait pas servir proprement à évaluer le poids d’un objet, mais seulement à reconnaître s’il était conforme à un étalon donné; on a supposé qu’elle servait à vérifier l’exactitude des monnaies10.
L'usage de la balance romaine est encore courant ; il n’est pas nécessaire de s’étendre longuement sur son principe. « Elle n’a point deux plateaux, dit Isidore de Séville, mais le fléau porte un poids curseur 11 . » Vitruve formule ainsi la théorie du fonctionnement :
« L’anse est placée près du bout auquel est suspendu le plateau; c’est là qu’est le centre du mouvement; sur l’autre partie du fléau, vous promenez le contrepoids plus ou moins loin, ou même jusqu’à l’extrémité, en lui faisant franchir les divisions marquées; il peut ainsi, malgré la fai-
1 Not. d. scavi, 1883, p. 432 ; Bull. d. Inst. 1884, p. 0 ; Bev. arch. 1884, t. III, p. 113; Gamurrini, Délia libra etrusca, Mon. cuit. d. Lincei, t. I, p. 138-166, avec planche. — 2 Ibid. p. 160. — 3 Furtwangler, . Olympia, t. IV, Die Bronzen, p. 190. — 4 Mus. Borb. t. I, pl. lv, 3; Ibid. t. XVI, frontespizio ; Baumeister, Denkm. p. 2078, fig. 2316. — 5 Fricderichs, Klein. Kunst. und Industrie, n° 891. — 6 Ibid. n°s 892-97. — 7 H. B. Walters, Cat. of the bronz., n° 2981. — 8 Voir encore une pierre gravée, Grivaud de la Vincelle, Arts et met. des anciens , pl. lxvi, 8.-9 Lorenzi, p. 9a. — 10 Ibid. 1. c. L'auteur suppose que la balance date du temps d'Honorius et était destinée à peser les monnaies de cet empereur. — Il Etym. XVI, 23, 5. — 12 Vitruv. X. 8. Voici le texte tel que le restitue M. Ilultsch (Ep/iem. epigr. t. VIII, p. 482, n. 1); Cum enim ansa propius capul, unde lancula pendet ibi ut centrum est conlocata et aeguipondwm in alteram partent scapi
un
blesse et l’inégalité de sa masse, contri
les plus lourdes en établissant f équilibre r" ies peséei
uu fléau