‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 67 sur 275 · I- "Tripîhm =1/24 d’once= 1/288 de livre · texte numérisé non relu

I- "Tripîhm =1/24 d’once= 1/288 de livre

peutse compléter par les binae sextulae= 1/3 d'once l livre et la dimidia ssxtula = 1/12 d'once =

1/144 de livre2.

I Les signes les plus ordinaires employés pour designer ces poids sont :

deunx

d ex tans

dodrans

bes

septunx

semis

quincunx

triens

quadrans .

sextans

sescuncia

uncia

semuncia

binae sexlulae

SS

sicilicus

sextula

dimidia sextula %

scripulum

I aeQ es^ fuU notamment usage dans les marques pondérales qu on avait coutume d’inscrire sous la vaisselle , daigent, comme le trésor d’IIildesheim par exemple 4 ou celui de Boscoreale 5.

B Pa COnüex>on avec le système grec, enfin, introduit encore sous l’Empire la drachme. = 1/96 de livre, l’obole i inf/- su d>lllutn = 1/576 de livre, et comme division nu e i- hait us = 1/8 d’obole, qui à partir de Constan- Sn tmtplace à la siliqua = 1/3 d’obole 6.

Ko de ia !ivrc roinaine’ au p°int de yue

d'pïflmî*^ , s assez obscure, et ce n’est pas ici le lieu rL'jW ! ' llieories fort abstraites qui ont été propsqUl.uT°nS Seulement clu« POm- M. Ilultsch, qui Ion avec l'i" U'IU S 6Sl occuPê de ces questions, le rap- 1;anciennetén,]r"<l atl.1,IUe ne Paraît Pas douteux, quoique mettre ipi j] • ' lvre romaine ne permette pas d’ad-

®,îil Plutôt'' la moiUtf8 Te<> de ,.'m* * ra"lre ’• La livre

tienne proi,. „ .• , , ‘ K o une mine commerciale phénipv 1 ce liés bonne heure en Italie comme en

»! I, n II. “ Juict. I) 1 4.7 O ,T .

t Wvi ,8’ Pour in„i , ' 'oir e lobleau donné par Ilultsch, ÏZ "'/P- YTianUiS’ m'- P- >«-.47. ! Philologue,

(i„ Cali fondation p. ’ ’ P' «9- — ■> Héron de Villcfosse, Le Trésor de !' r,i"’ %' « ; 88, B l ;ô C et mém- V), p. 4.-83, lig. 6 ; 02, fig. .4 ; 84,

- .J®!, «• - » ViZ?- *>• ««• . »• %■ »

l- UI. p. l8f , 'lrb- r- d- kl. Allert r ,/ P; 151 ■ - *lbid- p- '52.

■oci/10i ’ l;’1' Voir aussi r „i ’ 'escb- tL Litt, u. für Paedagog. 1899, "T '™ C1 Ci-‘U«nI P trnU’ Uu VIU° Congr. des Orient, é

" ' ~ « Hultsch, p. 157. — Il Ibid. p. 158.

Grèce et qui, à Athènes, aurait été dans la suite mise en relation avec le système établi par Solon 8. M. Ilultsch a même été plus loin et s’est efforcé de retrouver la source d’où découle la livre dans de très anciens étalons babyloniens et égyptiens 9.

Il résulte en revanche, d’une manière à peu près certaine, des pesées qui ont été faites, tant d’après des poids les mieux conservés possible, comme des exemplaires en serpentine'0, que surtout d’après des monnaies toujours plus exactes11, que le poids delà libra était très approximativement de 327 grammes et une fraction. Letronne, en particulier, a eu le mérite de déduire cette évaluation de la pesée comparée de 27 monnaies consulaires et de 27 solidi de Constantin12, et ce sont ses calculs, repris avec une très légère modification par Büekh13, qui ont conduit à la valeur proposée par le savant allemand14 et universellement adoptée de 327 gr. 45 pour la livre romaine 1?.

Y. Mesure agraire usitée dans la Narbonnaise et dont nous ne savons rien, sinon que dans cette province la mesure de surface était appelée par les uns libra , par les autres parallela 16.

VI. Mesure de capacité employée en particulier pour l’huile. Suétone parle quelque part d’une distribution de dix librae d’huile par personne que fit faire César17. Il pourrait, sans doute, s'agir de dix livres en poids, et il est bien certain que le nom de libra , donné à la mesure de capacité, vint du rapport établi avec la livre; mais, d’autre part, Horace, dans une de ses satires, fait allusion à la coutume où l’on était à Rome de vendre l’huile dans des mesures en corne18, et un passage d’un traité de Galenus nous apprend précisément que ce sont elles qui constituaient la XGpa, équivalent du latin libra , qu’elles portaient tracée une division en douze parties du nom d’onces, et il ajoute qu’il a voulu savoir quel en était le poids19. La libra d’huile était équivalente en volume à Yhemina 20 [hemina]. E. Michon.

LIRRARHJS. BiSXioypâcpo;, copiste; (}tëXio7ci6X7]ç, libraire.

— Pour bien comprendre ce que furent pendant toute l’antiquité classique la publication et le commerce des livres, il faut commencer par oublier les habitudes et les lois auxquelles la librairie a été soumise chez les peuples modernes depuis l’invention de l’imprimerie. Le seul fait de confier son ouvrage à un éditeur atteste de la part d’un auteur la volonté formelle de le publier; elle est constatée par un traité établissant entre l’un et l’autre des obligations réciproques auxquelles sont attachés certains droits; il y a donc une différence essentielle entre une copie manuscrite et un livre imprimé; sauf de rares exceptions, un imprimé est fait pour la vente, ou du moins pour la publicité. Chez les anciens, une copie destinée à rester la propriété d’un particulier pouvait ne se distinguer en rien d’une copie destinée à être mise en circulation, et il y avait dans la publicité tant de degrés qu’on pouvait avoir de la peine à décider où, quand et

— 12 Letronne, Consul, g en. sur l’éval. des mon. gr. et rom. p. 4 et suiv

— 13 Letronne avait procédé dans chacune des deux classes de monnaies par groupement d’un certain nombre d’exemplaires de même valeur ; Bockh fait intervenir chaque exemplaire individuellement. — 14 Bôclsh, Metrol. Untersuch. iib. Gewicht, Munzfüss. u. Masse d. Alterth. p. 105. — 15 Hultsch, O. I. p. 101. — 10 Hygin. De condic. agr. p. 122 ( Metrologici Script, éd. Hultsch, t. Il, p. 60). — 17 Suet. Caes. 38. — 18 Horat. Sat. II, 2, 61. — 19 Galenus, De compos. medic. III, 13, VI, 13 (Metrol. script, t. I, p. 213, 217) ; cf. Ilultsch, p. lit, n. 1.

— 20 Ibid. p. 120.

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LIB

comment elle avait commencé pour certains ouvrages. Il est probable que dans les premiers temps de son histoire le livre n était pas un article de commerce ; on copiait soi-mètne ou on faisait copier dans sa demeure les ouvrages qu on voulait avoir sous la main ; nous voyons encore, chez Xénophon, Socrate s’étonner qu’Euthydème, grand amateur de livres, possède un Homère complet1. L esclavage fournissait du reste aux gens aisés un moyen commode de monter leur bibliothèque sans bourse délier ; une des principales tâches des esclaves lettrés ( servi l itterati ), a toutes les époques, fut de reproduire des manuscrits pour leur maître ; c’était là le procédé le plus répandu et le plus simple. Lorsque le roi Antigone Gonatas voulut se tenir au courant de l’enseignement du fameux stoïcien Zénon, son contemporain, il crut ne pouvoir mieux faire que de lui envoyer à Athènes des copistes chargés de recueillir ses leçons par écrit et de les expédier aussitôt en Macédoine2.

Cependant un jour arriva où des gens habiles à reproduire les manuscrits eurent l’idée d’en faire trafic. Dès lors, il y eut des copistes ([hêAioypacpoi), qui furent en même temps libraires ([LêAcoTraXai). C’est à peu près vers la fin du gouvernement de Périclès que ces marchands apparaissent à Athènes pour la première fois; ils avaient leurs magasins surtout à l’agora; les lettrés y fréquentaient volontiers ; on y faisait même des lectures à haute voix, qui attiraient les curieux et achalandaient ce quartier savant3 : ce fut pour avoir entendu lire à la porte d’un libraire le second livre des Mémorables de Xénophon que Zénon sentit s’éveiller en lui sa vocation philosophique4. Athènes était à coup sûr le grand centre où on venait depuis la fin du Ve siècle s’approvisionner de livres; de là le commerce les portait dans les grandes villes du monde hellénique, où ensuite on les multipliait par la copie s. Pourtant ce mouvement d’exportation se produisit avec une certaine lenteur; on sait comment, après le désastre de l’expédition de Sicile, en 413, certains Athéniens prisonniers à Syracuse durent leur liberté aux vers d’Euripide qu’ils apprirent à leurs vainqueurs; le grand poète était alors dans tout l’éclat de sa gloire et cependant les Siciliens n’avaient pas encore pu lire tout ce qu’il avait écrit, malgré l’admiration que leur inspirait son génie e. La fondation d’Alexandrie et les travaux critiques poursuivis par ses fameux bibliothécaires durent avoir pour effet d’étendre et de régulariser le commerce de la librairie; grâce aux Ptolémées, on eut désormais dans cette ville un vaste dépôt de manuscrits bien établis et bien classés, d’où l’on pouvait en tout temps tirer des copies sûres des textes anciens: Alexandrie fut pendant de longs siècles la métropole de la librairie hellénique.

A Rome, l’histoire du livre passa au début par les mêmes phases qu’à Athènes. Même quand il y eut une littérature latine, les ouvrages les plus estimés durent être multipliés d’abord par l’initiative individuelle des

l innAIU US. 1 Xen. Mon. IV, 2. 10. — 2 Diog. Laert. VII, 36. Voir encore Plat. Prot. 325 E; Phaedr. 67 c ; Apol. 26 D ; Aristopli. Av. 1288 ; Xen. Mem. I, 6, 14; IV, 2, 10 ; lsocr. XIX, 5 ; Athen. IV, 164 b, c ; Plut. Aie. 7 ; Lucian. Adv. induct. 9 ; Diog. Laert. V, 73; Boeckh, Staatshaush. d.. Athen. 12,08. — 3 Poli. VII, 211; IX, 47 ; Athen. III, 126 E. — 4 Diog. Laert. VII, 2. — 5 Xen. Anab. VII, 5, 12; Suit). Xofoi G".v 'EfniSujo; È^T:og£'j£Tai ; Cic. Ad Att. XIII, 21, 4; Diog. Laert. Vil, 31; Dionys. Halie. De lsocr. 18. — 6 Plut. Nie. 29. — 7 Corn. Nep. Alt. 13 ; Birt, p. 345 et suiv. — 8 Cic. Ad Att. IV, 8 a, 2 ; XIII, 44, 3 ; 30, 2. — 9 Cic. Ad Qu. fr. IH, 4, 5 et 5, 6 ; Ad Att. V, 2, 8 ; 5, 3 ; XI, 2, 3. — 10 Donat. Vit. Verg. ap. Suet. 62 Reiff. — U Strab. XIII, 609. —12 Cic. Ad Qu. fr. III, 4, 5 ; 6, 6 ; Ad AU. Il, 1, 12; XIII, 23, 2; Hor. Ep. II, 3, 354 ; Strab. XIII, 609 . Tit. Liv. XXXVIII, 55, 8

lecteurs; le librarius n’était qu’un COpisle sous les ordres et pour l’usage d’un pariic,,]- ,'aVaiIlant plus souvent il était l’esclave. De grands ' ,'<:r’ d°ntle des lettrés usaient encore largement de C(T' S°nnages,

reproduction au temps de Cicéron. « Altie"'^1116 de biographe, avait beaucoup d’esclaves très j n's t ^ S°n lecteurs (anagnostae) habiles et un grand m' deS copistes ; il n’était pas jusqu’à ses valets de 7!'! . de fussent en état de lire ou de copier au besoin ^ ^

’> La

plupart de ces copistes privés, à en juger parleur J

■ Jntaeus, 1Y,ns ou

étaient des Grecs, commeDionysius/Menophilusln"01118'

Pharnaces 8 ; tels encore le Chrysippus de Cicéro l’Eros de Virgile10. Cependant certains librani avai tl

ouvert des magasins et vendaient les manuscrits coT ' par eux ou par leurs serviteurs; de là vient que le Ü de librarius a gardé jusqu’au bout un double sens Au temps d’Auguste, Rome était après Alexandrie le princp pal marché pour le commerce des livres11. Mais W

amateurs n’étaient pas toujours satisfaits des textes qui sortaient de ses officines12; ils préféraient beaucoup les exemplaires établis sous la surveillance des particuliers parce qu’ils avaient été copiés sur de meilleurs modèles et corrigés avec plus de soin 13. Atticus eut l’idée d’exploiter I pour en tirer profit la supériorité de ses esclaves, et on vit alors ce riche personnage organiser chez lui, sous sa direction, de véritables ateliers de copie; c’était une manière comme une autre de faire valoir sa fortune, une des nombreuses formes que pouvait prendre la main-d’œuvre servile. Non seulement Atticus reproduisait les ouvragé anciens, mais il en publiait de nouveaux; Cicéron le choisit comme éditeur de plusieurs des siens; Atticus les faisait reproduire chez lui à un grand nombre d’exemplaires et s’occupait ensuite de les placer ; son ami le félicite dans une lettre d’avoir très bien vendu le pm Ligarioi'\ Il se chargeait enfin de faire acheter au loin par ses correspondants les livres dont ses amis de Borne pouvaient avoir besoin et de compléter leurs bibliothèques ls. On ne saurait affirmer qu’ Atticus ait été le p J mier ni le dernier, parmi les Romains de la haute classe, qui ait exercé ce négoce; mais il est resté célèbre entre tous ; il a dû contribuer beaucoup, par son exemple et paf la concurrence qu’il a faite aux libraires de profession. J à rendre le public plus difficile, les copistes plus atten |

tifs et plus soigneux. un

En général, quand un auteur venait de h Ylüim^ i ouvrage et qu’il se proposait de le publia i - -j ^ ^ edere, emittere, vulgare , divulgare , pubhmu ^ 1

remettait entre les mains cl’un éditeur, ànudimi11

> maison.

les moyens de le faire reproduire dans sa lllol" ^ ne C’était pour l’éditeur un devoir de consi " ]aU. communiquer l’ouvrage à personne sans I >1' -j n’y teur et avant le terme fixé par lui11 ; ‘ "..'jj-e, cette

avait aucune loi qui protégeât la propriété i ® ffleDt

' /ait trequc

garantie fut souvent illusoire; d arm

Hicron.

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