Galen; XIX>p- 10- KDhn
de
Ma,
, 1 ; XIII, 21, 4 ; Hicron.
L 'Institutio oratorio,
ircellus (Qn iniu ' ' °ar'ul Ppès deseptans après avoir été dédiée à Victorius
essa!Ne prouver , ^ or''Ep.ad Tryph. 1,2); Dzialzko, Untersuch. p. 169, a
‘l»c morceau par !n0r"'''*U * ' 50 aV' ^es Poèmes d'Horace n'ont été connus réunis cl publiés lui oau* oi tO'ace à des copies privées; à cette date, il les aurait composée l'Epist \ jq ' C CS' 1>oup colle première édition collective qu'aurait été B6 contraire. Voir P’n« . ,, "ar3' tH, 38; XI, 3, G; Gai Instit. Il, 77, ne prouventpas "“cWandcI, p. R“° Mart- v’ 10 et 25 ; XI, 108 ; XIV, 219 ; Goell, Ueber den P> 1 ; Au|. ; ^ H, P- 452 ; Birt, p. 354. — 4 gen. De benef.
7'‘ tk'A<lAtt, XIII o- 5’ U' ~ SSuet’ ûe gramm. 8 ; Plin. Ep. III, 5, 17. i“inlitDsi.o,..'|i' 3- - 1 Diod. V,p. 186 Dind. ; Ovid. Trist. III, 14, 19;
■ 1 ’ u>6, 68; Galen. II 216 7c; Ilieron Ep. 49.— 8 Galen. II,
métier. A ne considérer que nos papyrus, il faut d’abord mettre à part les papyrus non littéraires ; ceux-là évidemment ne viennent point du commerce. Parmi les papyrus littéraires, il y a lieu aussi de distinguer ceux qui sont opisthographes ou palimpsestes [liber] ; à supposer que la première écriture ait été celle d’un copiste travaillant pour le public, il ne saurait en être de même de la seconde. Dans notre exemplaire de la Politique des Athé- • tiiens par Aristote, le texte est écrit au revers des comptes d’un fermier ; il est clair que le volumen , dans son second emploi aussi bien que dans le premier, n’était pas destiné à la vente13.
Lorsque l’auteur ne pouvait surveiller lui-même la publication de son livre, il en chargeait un ami. Celui-ci, d’accord avec l’éditeur, collationnait les copies sur le manuscrit autographe et s’assurait de leur correction v\ Sans parler des ouvrages posthumes, dont VÉnéide est le plus fameux exemple, il est arrivé souvent aussi que, pour répondre aux demandes des libraires, des ouvrages publiés séparément par un auteur fussent après sa mort réunis pour la première fois et que l’édition complète subît, à cette occasion, une recension nouvelle liJ.
La censure a existé à toutes les époques de l’antiquité classique10 ; elle frappait aussi bien 1 auteur que le livre. Le plus ancien exemple connu est celui du sophiste Protagoras condamné en -411 à être banni d’Athènes pour avoir professé l’athéisme ; tous les exemplaires de ses écrits qu’on put retrouver furent confisqués et brûlés sur la place publique11. Sous l’Empire romain, cette institution est souvent mentionnée. Auguste, nommé grand pontife, fit brûler plus de deux mille volumes de prédictions, écrits en grec et en latin, dont les auteurs étaient anonymes, dit Suétone, ou peu recommandables ; il ne réserva que les oracles sibyllins, et encore en fit-il un choix18. Caligula, dans sa démence, bannit des bibliothèques publiques les œuvres de Virgile et de Tite Live, et peu s’en fallut qu’il ne fit subir le même sort à celles d’Homère19 . Mais ce furent surtout les écrits des stoïciens qui excitèrent les colères des empereurs du Ier siècle20. Il semble que d'ordinaire le livre était condamné par sénatus-consulte à être détruit [aboli tus) ; on le brûlait solennellement sur le forum devant les triumviri capitales ; la peine appliquée à l’auteur variait suivant la gravité du cas. Les copistes eux-mêmes n’échappaient pas toujours; Domitien ayant fait périr Hermogène de Tarse, auteur d’une histoire où on avait vu des allusions satiriques, ses copistes furent mis en croix21. Dans les premiers temps du christianisme, les livres saints furent quelquefois condamnés au feu par ordre des empereurs; l’Église triomphante exerça à son tour les mêmes rigueurs contre les livres des païens et des hérésiarques22.
Plusieurs écrivains nous ont conservé les noms des
216 ■ XIX, 9 ; Diod. I, 5, 2. — 9 Galen. XV, 9, 109 ; XVI, 1 ; XIX, 9 ; Lueian. Pseudol. 30 ; ' Adv. ind. 4; Schol. Aristot. p. 2S Brand; Son. Controv. pr. 11 ; Quintil. VII, 2 24- Mari. VII, 12, 5 ; 72, 12; X, 3, 5; 33, 5 ; Becker-Goell, Charikles, II, 172 ; Peerlkainp, praef. ad Horat, p. vin. — 10 Une injuriarum actio d’après Dzialzko, Ithein. Mus. XLIX, SCO, — 11 Cic. Ad AU. XII, 6, 3 ; XIII, 13, 1 ; 21, 3, 4; XVI, 6, 4; Quintil. Inst. or. 111, 6, G4 ; Diod. V, p. 186 Dind.; Polyb. XVI, 20, 7.
12 Djiauko, Untersuch. p. 152 et suiv., a tenté le premier ce classement ; ce
sont ses conclusions que nous résumons ici. — 13 Voir d'autres exemples dans Dzialzko, p. 153. — « Plin. Ep. I, 2, 1 ; 5, 8, 2 ; Ovid. Trist. III, 14, 5, 9, 15, 19.
— 13 Dzialzko, Buchhandel, col. 909, 7, et 979, 55. — 10 Birt, p. 367 et 507.
— 17 Diog. Laert. IX, 52. — 18 Suet. Ocl. 31. — 19 Suet. Calig. 34. — 20 Suet. Tib. Cl ; Tac. Agric. 2 ; Plin. Ep. Vil, 19, 6. —21 Suet. Dom. 10. — 2‘2 Exemples dans Birt, p. 369.
LIB
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libraires de Rome qui furent célèbres au temps de l'Empire ; ainsi, sous Auguste, les Sosie ; leur magasin se trou- ^ ait au vicus 7 uscus , a 1 endroit oii cette rue débouchait sur le forum, près d’une statue de Vertumne 1 ; à la fin du i" siècle, Tryphon, éditeur de Quintilien2; Atrectus, au quartier d’Argiletum 3 ; Secundus, der rière le temple de la Paix et le temple de Minerve 4 ; C. Pollius Valerianus, éditeur de Martial 5. Un certain Dorus, qui vendait les ouvrages de Cicéron et de Tite Live, est cité par • Sénèque G. Comme cette énumération suffirait à le prouver, les principales librairies ( tabernae librariae) s’ouvraient sur les places publiques ou sur les rues adjacentes ; il y en avait au forum romain ‘, au forum de Jules César8, au vicus Sandaliarius 9, aux Sigillaria10. Des annonces et des exemplaires à vendre garnissaient du haut en bas la devanture et les piliers voisins11 ; à l’intérieur, les lettrés et les curieux se réunissaient pour prendre connaissance des nouveautés, au milieu des boites ( capsae ) et des cases ( nidus ) remplies de livres12.
La librairie avait déjà pris assez d’extension à Rome a la fin. de la République, pour que les ouvrages en langue latine fussent exportés au dehors ; Cicéron confiait à Atticus le soin de répandre ses écrits à Athènes et dans les autres villes de la Grèce13. Ceux des grands poètes du temps d’Auguste, aussitôt publiés, étaient lus dans tout le monde civilisé14. Cependant on ne vitqu’assez lentement les libraires s’établir à demeure dans les villes de province; au temps de Trajan, Pline, informé par un ami qu'il y en avait à Lyon, manifeste un certain étonnement, et Lyon était la plus grande ville d’une province depuis longtemps latinisée ls. La plupart des livres à vendre étaient donc expédiés directement de Rome; les libraires de la capitale ne se faisaient même pas faute de réserver pour les clients de province les vieux exemplaires maculés : un Horace défraîchi pouvait encore se vendre en Afrique ou en Espagne16. Mais à partir du ne siècle les provinces latines, devenues sans doute plus difficiles, eurent aussi leurs librairies et les échanges de l’une à l’autre devinrent plus actifs11.
Les prix des livres18 variaient, naturellement, suivant le format, la qualité de la matière première, la beauté de l’écriture, etc. Nous sommes embarrassés même pour établir un prix moyen , car il a dû aussi varier beaucoup d’un âge à l’autre. Nous savons qu’en 407 av. J.-C. deux feuilles de papyrus coûtaient à Athènes 2 drachmes 4 oboles, soit environ 1 fr. 25 la pièce [papyrus]19, ce qui porterait à 26 drachmes 4 oboles (25 francs) le prix d’un rouleau de vingt feuilles [liber]. Mais les calculs
l Hor. Epist. I, 20, 1, et Porphyr. ad h. I. ; Ars poet. 345; Jordan, Topogr. d. St. Rom. J, 2, p. 217, n. 1. — 2 Quintil. Inst, or., Ep. ad Tryph. 3; Mart. IV, 72, 2; XIII, 3, 43. — 3 Mart. I, 117, 8. — 4 Mart. I, 2.
— 6 Mart. T, 113. — 6 Scn. De benef. VII, 6, 1. — 7 Cic. Phil. II, 21. — 8 Mart.
I, 117, 10. — o Aul. Gell. XVIII, 4, 1 ; Galen. XIX, 9. — 10 Au). Gell. II, 3, 5 ; V,
4, 1. — H Hor, Sat. I, 4, 71 ; A rs poet. 372 ; Mart. I, 1 17, 11 ; Aul. Gell. V, 4, 1 ; IX,
4, 1. — 12 Aul. Gell. V, 4, 1 ; XIII, 30, 1 ; XVIII, 4, 1 ; Stat. Silv. IV, 9, il ; Mart. I, 117, 15 ; VII, 17, a ; Birt, p. 356 et suiv. Fausses inscriptions de librarii , Corp. inscr. Int. VI falsae, 1501*, 3005 *, 3413 *. Prétendu magasin de libraire à I'ompéi ; Fiorelli, Dcscriz. di Pompei , p. 40 et suiv. ; Mau, Bull, dell’ Ist. 1874, p. 253; Egger, Journ. des savants, 1881, p. 404 et suiv. — 13 Cic. pro Sull. 42 ;
Cic. Ad Att. II, 1, 2; Calull. 95, 5. — 14 Hor. Ars poet. 345 ; Garni. II. 20, 13 ; Ovid. Trist. IV, 9, 19; 10, 128 ; Mart. I, 1,2; III, 95, 7; V, 13, 3 ; VII, 18, 1 ; VIII, 3, 4; 01, 3, 5; X, 9, 3 ; XI, 3, 5; XII, 4, 3. — 13 Plin. Ep. IX, 11, 2 ; cf. Aul. Gell. IX, 4, 1 ; Sulp. Sev. Dial. I, 23, 3 ; Birt, p. 302. — 16 Hor. Ep. I, 20, 13 ; Cat.
95, 7; Mart. III, 2, 2; Auson. 34, 1. — 17 pijn. Sulp. Sev. I. c. — 18 Friedlaender, Darstellung d. Sittengesch. Roms, 1115, p. 371 ; Birt, p. 83. — 19 Corp. inscr. ait.
I, 324. — 20 Stat. Silv. IV, 9, 7. —21 Mart. I, 117, 15. — 22 Mart. XIII, 3, 1. — 23 Cic.
De leg. açr. Plin. H ist. nat. VII, 91 ; Di g. L, 0, 7 (6) ; Mart. Cap. 1, 65 ; Corp. inscr. lat. VI, 0314, 8435, 8450 b, 8882, 9301, 9523, 9524, 9525 ( falsae 3413*) ; X, 4919;
que l’on peut fonder sur ce renseignement giles, et en tout cas, à supposer qu’jis SOnl lfès fru, avec exactitude le prix moyen de l -ln 'm7°US d°nnent certain qu’on n’en peut rien conclure pour y ■ Ü esl bin
térieure, et surtout pour l’époque romaine- p P?que
papyrus a dû subir dans la suite une baisse .J’' epr‘X(1i Stace envoie à un ami, à l’occasion des ^?nSldéral)le' petit livre (libellus) de sa composition • il pa f '""'lles’ UH
du papyrus neuf, orner d’un étui de pourpre umbilici [liber]; ce petit exemplaire soigné indépendamment du travail de l’auteur U’p,’,esente. 10 as (environ 0 fr. 70) Le premier’ livre L'If grammes de Martial, « bien ébarbé à la pierre p0 ^ orné de pourpre », se vendait chez le libraire AGectn! o deniers (près de 5 fr. 40) ; mais l’auteur déclare I même que c’était trop cher21. On pouvait se proc J pour 4 sesterces (1 fr. 10), chez le libraire Tryphon 1 livre NUI du même recueil; en le vendant p0ur 9 (0 fr. 55), il aurait encore réalisé un bénéfice21 Ces exemples suffisent à montrer qu’à la fin du Ier siècle les livres étaient d’un prix fort abordable, même pour les bourses modestes.
Le nom de librarii a servi à désigner non seulement les copistes et les libraires, mais encore les secrétaires les teneurs de livres et les comptables 23 . Sur leur condition à tous, on trouvera les renseignements nécessaires dans l’article scriba. Georges Lafaye.
LIBRATOR. — 1. Les libralores sont mentionnés deux fois par Tacite à côté des funditores. Germanicus, dans un combat contre les Germains, ordonne aux uns et aux autres de lancer des traits et de mettre le trouble dans les rangs ennemis1. De même Corbulon, dans la guerre d’Arménie, place ses libralores et ses funditores sur une éminence d’où ils puissent envoyer leurs balles2. 11 s'agit donc, dans ces deux passages, de soldats qui, comme les frondeurs, lançaient au loin des projectiles en leur imprimant un mouvement de balancement.
IL II est également faitmention de libralores militaires dans une inscription de Rome et dans deux inscriptions de Lambèse. La première, conservée au Musée du Capitole, est l’épitaphe d’un certain C. Aelius Aclianus, delai deuxième cohorte prétorienne, librator^u'istesserarw < c’est-à-dire chargé de recevoir et de transmettre aua intéressés les instructions du commandant G d’ordre qui lui était remis inscrit sur une Lesseï e • *1 avait d’abord supposé que ce librator était un niacliinis une sorte de soldat d’artillerie de la cohorte4. Les. inscriptions de Lambèse rendent beaucoup phm 'ialsljH
Il d J)t
XIII, 444. — Bibliographie. Voir celle de i.ibf.r et plus particulii n ni ^ ( |[|)j
librariis et bibliopolis antiquorum, Lipsiae, 1710; (Poleni (nl
J. Bendixen, De poteslate guam apud veteres exhibueunl ' ^ A4
Husum, 1843; De primis qui Athenis extiterunt Aiè/i'V'" (1847), Schmidt, Geschichte der Denk-und Glaubensfreihei un l * g0js5jer,
p. 110; Fr. Schmitz, De bibliopolis Romanis, Saarbruckeu,
riprherr.hps sur la manière dont furent recueillies et pu , Itôsti
Recherches sur la manière dont furent recueillies il pn ^ Qf u, Cicéron , Paris, 1863; (1. Goell, Lcber den Buchhanib / jAiis |Ulltles su! Schleiz, 1865 ; Caillemer, La propriété littéraire à Ail" UI1 I
les antiquités juridiques d'Athènes); VV . Schmitz,
Ruchhândler in Athen und im übrigen Griechenlu’1 • rjecker-G0^ > j
Ri lier, Das litterarische Leben im ait en Rom, 1 a°r"jaonnv,
Gallus (1881), t. II, p. 445, Die Bùcherverkaüfer ; " /l/wn(/eI, d °"s
und Ruchhündler im alten Rom 2, 1885 ; Dziatzko, ai I-
s. AUerth. Wissensch
Wissoxxa, Real Encyclopaedie der class.
p. 149, Die Ven
•ôffentlichung
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Bûcher «
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ueber d. ant. Buc/nvesen (1900 Alterthum.