‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 73 sur 275 · IV · texte numérisé non relu

IV

12 Cacs. Bel. civ. 1, G. — 13 Plvit.

is. 23. L’exemple est tiré d’un bas-relief tab. 32 = Monum. d. Inst. arch.

voir encore Monlfaucon, 1899 ; Ganipanari, l'Album , 1840, au, A/us. (le sculpt. pl. -218, n. 310, — <5 Varr. De 10, 5 ; 45, 39, 1 1 ; Sil. Ital. 9, 419; Cic. in Bartoli, Colunma Marc. Aur. Anton. f« 07 ;

Pomp. 24;

?tc’ U Horat. Ep. t, 715. — 18 Plut * roi Ut Un denier

. ) dlslingue„|, le, verges 11’ lç) ~ 2° I)cnys t5’ 2) et Appicn (Bel', civ.

de C. Norbanus (Babelon, Monnaies nys (5, 2) et Appien 21 D’après Lydus, De mag. 1, 32.

1239 — LIG

sion fusées attollercn pour désigner l’entrée en fonctions du magistrat. Pour les funérailles, il porte le faisceau renversé derrière le corps28. La marque de la victoire, le laurier, s’attache aux faisceaux; sous la République, le magistrat acclamé imperator et honoré du triomphe a les fasces laureati 26 ; sous l’Empire, les faisceaux ornés de lauriers sont attribués en permanence,d’abord à César21, puis aux empereurs à qui ils sont réservés comme le titre d 'imperator [imperium] ; les faisceaux impériaux se distinguent des autres par les lauriers et les dorures28; à chaque victoire, au moins pendant quelque temps, on y ajoute d’autres lauriers29; sous l’Empire, les lauriers font aussi partie des insignes triomphaux accordés au consul pour son entrée en fonctions | consul].

Sous la République, le rôle des licteurs et des faisceaux correspond exactement aux rapports qu’ont les magistrats entre eux et avec le peuple. La légende attribue au début de la République l’obligation imposée au magistrat d’abaisser ses faisceaux devant l’assemblée du peuple pour en reconnaître la souveraineté 30. D’autre part, les verges et la hache servent à l’exécution de la peine de mort et des peines corporelles; aussi la hache figure dans les faisceaux et est employée dans les procès criminels de la période royale légendaire31 ; elle est conservée ensuite à Rome pendant quelque temps par le seul magistrat qui ne soit pas soumis à la provocatio ad populum , par le dictateur, et jusqu’à la fin de la République, au jour du triomphe, par le général triomphateur32, qui s’en sert pour faire exécuter les prisonniers de guerre 33. Depuis la lex Valeria de provocatione , les autres magistrats n’ont plus la hache dans leurs faisceaux à Rome34; ils ne font plus exécuter régulièrement de peines capitales qu’au moyen des verges, par la flagellation33; en dehors de Rome, sur le territoire militiae, la hache figure toujours dans les faisceaux36.

Les faisceaux attribués à une magistrature ne sont jamais partagés entre les magistrats collègues ; chacun d’eux les a en totalité; cependant, à l’époque primitive, à Rome, le roulement établi pour certains actes entre des collègues avait eu pour conséquence l’alternative men-

suelle des faisceaux31, en ce sens que celui-là seul des

2-2 Plant. A-Siiz. 2, 3, 74 ; 3, 2, 28 ; Plin. Bisl. nat . iC, i S, 75. — 23 Voir Malîei,

Mus. Ver. 117, 1 ; Babelon, I. c. Gens Junia, n» 31 ; Cobeu, Descript. gén. des monn. pl. xxm, J un. 12; Jordan, Annali dell' Istit. 1SG3, p. 293. — 24 Virg. Aen. 7, 173. — 25 Tac. Ann. 3, 2 ; Virg. Aen. 11, 93 et Scrv. ad h. I. ; Stat. Theb. 0, 214. C’est un mauvais présage que de rencontrer des fasces perversi (Obseq. 70).

— 26 Cic. Pro Lig. 3, 7 ; In Pis. 97 ; Pro Suit. 68 ; Phil. 2, 58; De div. t, 28; Caes. Bel. civ. 3, 7 ; Dionys. 5, 30 ; Cassiodor. Var. 9 , 23. — 27 Dio. Cass. 44, 4.

— 28 Herodian. 7, 6 ; Martial. 10, 10 ; Vit. Maximin. 14; Claudian. De IV cons. Bonor. 14, 15; De VI cous. Bonor. 04G. — 29 Tacit. Ann. 13, 9. — 30 Cic. De rep 2, 31, 53; Liv. 2, 7 ; Plut. Popl. 10; Dionys. 5, 19 ; Flor. 1, 9; Aur. Viet. 15; Val. Max. 4, 1, 1 ; Quinlil. 3, 7, 18. C’est le consul Valerius Publicola qui aurait créé cct usage. — 31 Procès d’Horace (Liv. 1, 20 ; Cic. Pro Itabir. 4), des fils de Brutus (Liv. 2, 5, 8, Dionys. 2, 29). — 32 C’esl pour celte raison que la hache figure encore sous l’Empire dans les faisceaux pour le processus du consul (Claudian. In Prob. et Olybr. cons. 232). — 33 Liv. Ep. 11 ; 20, 3, 15. — 34 Cic. De rep. 2, 81. 55, — 35 Cic. De leg. 3, 3, 0 ; Suet. Ner. 49 ; Tacit. An. 2, 32. — 36 Liv. 8, 32 ; 8, 7, 19; 26, 15, 19 ; 26, 16, 3; Cic. Verr. 3, 67, 156; 5, 45, 118; 5, 54, 142.

37 Cicéron (De rep. 2, 31, 55, d'où Val. Max. 4, 1, 1) la fait commencer à la

mort de Brutus ; Tite Live (2, 1) dès le consulat ; Denys ne fait alterner que la hache (5, 2); cf. Festus, p. 161, 30.

UC

LIG

magistrats qui était en fonctions en usait officiellement; ce système fut pratiqué pendant quelque temps par les consuls et, d après la légende, par les premiers décemvirs 1 ; c était, sauf des raisons spéciales, l’aîné des consuls qui avait les faisceaux le premier mois 2 ; en dehors de Rome, 1 alternance journalière des faisceaux entre les consuls dure au moins jusqu’à la fin de la deuxième guerre punique3 ; plus tard César, consul en 59 av. J.-C., revint au roulement 4, et à l’époque d’Auguste le roulement mensuel fut rétabli entre les consuls, dans l’ordre de l’âge et aussi d'après les privilèges attachés au mariage et a la paternité, mais sans aucune portée pratique 5.

Le magistrat inférieur qui rencontre un magistrat supérieur doit faire retirer la hache de ses faisceaux et les faire abaisser ( fasces summittere) 6. Il faut même se présenter à lui sans licteurs 7. Le magistrat romain doit laisser ses faisceaux en entrant sur le territoire d’une ville souveraine alliée de Rome, ou, ce qui revient à la même chose, ne garder qu’un licteur 8.

La rupture des faisceaux indique la destitution d'un magistrat9, ou des désordres, des émeutes10 ; dans les défaites subies par des généraux romains, les faisceaux figurent parmi les trophées pris par les ennemis11.

Les licteurs marchent un à un devant le magistrat12, sauf dans les cas où, ne jouant pas de rôle officiel, ils le suivent13; c’est pour cette raison que le mot adparere désigne les fonctions du licteur 14 ; celui qui précède immédiatement le magistrat est le lictor proximus 13, ou primus 16, ou summus 11 \ à la fin de la République, il occupe cette place en permanence et il a un rang supérieur aux autres18; il n’y a que les fils impubères du magistrat qui peuvent s'interposer entre lui et le lictor proximus 19. Quand le magistrat est dans sa maison, les licteurs se tiennent dans le vestibulum 20 ; au dehors, ils l’accompagnent dans toutes ses sorties, dans toutes ses visites, au bain, à la promenade 21, au théâtre22, au tribunal23. Le consul, en particulier, ne doit pas se montrer en public sans licteurs, même pour ses affaires privées21 ; si le magistrat veut entrer dans sa maison ou dans une maison étrangère, les licteurs frappent à la porte avec leur faisceau23; ils suivent le général au camp28. Leur principale fonction consiste à écarter la foule, summovere (d'où la formule summoto)21 ; ils avertissent les gens ( animadvertere ) par des formules consacrées {date viam , de via discedite ) d’avoir à faire place au magistrat et de lui rendre les honneurs qui lui sont dus, par

1 Liv. 3, 33, 8; Dionys. 10, 57. — 2 Liv. 2, 1,8; 2, 55, 31 ; 9,8; Cic. De rcp. 2, 31,55; Val. Max. 4, 1, 1 ; Plut. Popl. i2;Aul. Gcll. 2, 15,4.— 3 Liv. 4,4G;8, 12, 13; 22, 41; Polyb. 3,110, 4.— 4 Suet. Caes. 20. — 5 Aul. Gell. 2, 15, 4; Fragm. Vatic. 197. — C Dionys. 8, 44; Plin. Hist. nat. 7, 30, 112; Appian. Bel.civ. 5, 55.

— ^ Liv. 22, 11 ; Plut. Fab. 4. — 8 Tacil. Ann. 2, 53; Dig. 50, 10, 239, 8. C'est sans doute pour cetlc raison que le propréleur M. Calo, envoyé à Chypre pour détrôner le jeune Ptolémée, est représenté sur une monnaie avec un seul faisceau (Babelon, l.c. 1 , p. 309, n» 1 ( gens Canidia). — 9 Dio. Cass. 59, 20. — 1° Liv. 2, 55, 9 ; 3, 49, 4; Cic. In Pis. 28 ; De senec. 7 ; Ascon. in Cornet, p. 58. — n Liv. 25, 16, 24; Flor. 2, 17 ; cf. Cic. De imp. Pomp. 12, 32 et Plut. Pomp. 24. — 12 Liv. 2, 18, 8 ; 24,44; Plin. Pan. 23.— 13 Suet. Caes. 20. — 14 Primitivement le mot adparere s'appliquait a» premier licteur seul (Aul. Gell. 2, 2, 13). — 13 Cic. De div. 1, 28, 59 ; Verr. 5, 54, 142 ; Corp. inscr. lat. 6, 1883, 1884. — 16 Cic. Ad Quint. 1, 1, 7, 21 ; Gloses d’Estienne , p. 398, citées par Mommsen ( Droit public, I, p. 5, note 4). — 17 Gloses, l. c. p. 131, 395, 207 : summus àpyiçaSooùyo; ; p. 599 ; itpwropaSSoCtyo; primivirgias. Dans Appian. Del. civ. 5, 55, il y a : tSv ^«SSoéywv 6 tjyoéjxEvo;. — 18 Cic. In Verr. 5, 54, 142; Bel. Alex. 52; Tac. Hist. 3, 80; Corp. inscr. lat. 0, 1883-84. — 19 Val. Max. 2, 2, 4. — 20 Liv. 39, 12. — 21 Plin. Hist. nat. 7, 30, 1)6; Juv. 3, 128.

— 22 Suet. Jul. 80. - 23 Dionys. 3, 62; Cic. Pro Cluent. 53, 147; Vit. Sev. 1.

— 24 Liv. 39 , 32, 10. — 23 Liv. 6, 34, 6 ; De vir. illust. 20; Plin. Hist. nat. 7, 30, 116; Stat. Silo. 1, i, 48 ; Marlial. 8, 66 ; Petron. Sat. 65. — 26 Liv. 25, 17, 1 ; 26, 3, 15; 28, 29, 10. — 27 Liv. 28, 27, 15; 3, 45, 5; 3, 48, 3; 6, 38, 8 ; 8, 33, 5; 33,

exemple en se découvrant, en descendant do Le silens lictor indique un chef bienveillant» * rl blâme la brutalité des licteurs de Verrès 30 \\ ’■ '^ro" les épouses des citoyens et surtout les Vestales f & '1Ue pas tenues de s’écarter pour le passage du Contre toute insubordination, les licteurs c.- m 1 droit de coercition du magistrat par la " ent le

citation

rimi0\ I

ma-

l’ arrestation ( prensio ) 32, et les coups de verges33 l gistrat ne fait citer par ses licteurs que les iudivid,, sents; à l’égard des absents, il emploie plutôt le viaiopm

Les autres fonctions des licteurs consistent en p ■ j à faire exécuter les ordres du magistrat par les m0ye ' qu’on vient de voir et sous la protection du chef qu^g représentent; c’est ainsi qu’on voit les consuls menace!! de précipiter de la roche Tarpéienne quiconque portera la main sur un licteur33. Ce sont sûrement les licteurs qui fouettent les affranchis cités devant le magistrat pour manque de respect à l’égard des patrons38. En dehors de Rome, au moins pendant la République, les licteurs pro- j cèdent aux exécutions capitales par les verges et laj hache 31 . A Rome, les consuls prêtent probablement leurs licteurs pour les exécutions capitales aux qumtom ! parricidii et aux duoviri perduellioni ' judicandae, tant que ces magistrats exercent la juridiction criminelle [judicia publica]38; plus tard, à l’époque historique, ce sont les agents des tribuns qui sont chargés de ces fonctions ; à la fin de la République et sous l’Empire, c’est un bourreau, carnifex 39. Enfin la présence d’un licteur a été nécessaire au moins jusqu’au me siècle ap. J.-C. pour l’affranchissement des esclaves per vindiclam : le licteur représentait ici l’ancien assertor libertatisi(t.

La tradition légendaire attribue douze licteurs au roi'1. Sous la République, les magistrats plébéiens n en ont jamais eu42. Les consuls et les magistrats pourvus de g Y imperium consulaire, à savoir, d’après la légende, les! décemvirs, les tribuns militaires43, tous les magistrats! pro consule 44, en avaient aussi douze, ainsi que 1 intenoi en exercice43. D’après la plupart des textes ", le dictai teur en avait vingt-quatre ; cependant, d après Lie L'1 < Sylla le premier se serait montré, étant die taie m, avec! vingt-quatre licteurs; il faut peut-être admcüie avec! Mommsen que jusqu’à Sylla le dictateur n avait qu^ douze licteurs à Rome et n’en prenait le 1 ll'11 , campagne. César dictateur obtint du sénat soixa ^ douze licteurs pour les journées de son h‘"mllU . magister equitum en avait six40. Les pur/1-1

Fl) Ot, 60 J,

1,6; 45, 7, 4; 45, 29, 2; Horat. Carm. 2, 16, 9; Plut. Boni. 26, ï'llK</ i( p. Appian. Bel. civ. i, 78. — 28 Suet. Jul. 80 ; Scncc. Ep. i -i ^ ^ ^ Quint.U l» cri du licleur est le praenuntius clamor (Plin. Pan. 01). ^cucc. Couicor. i

7, 23 ; Plin. Pan. 23. — 30 Verr. 5, 54, 142.— 31 Festus, p. J' ^39; Cic. p. 68, 408 (éd. Burs.). — 32 Liv. 2, 56, 13 ; Dionys. 10, 31. - -J J5 Di„„,s. Verr. 5, 54, 142; Aul. Gcll. 13, 12. — 34 Cic. Verr. act. L > ^ (3 ct |6;ü, 9, 32. — 30 Dig. 1, 16, 9, § 3 ( f ostium castigatione). — 5< 53. ittj

29, 10 ; 8, 32; 8, 7 ; 28, 29, 10 ; Cic. Verr. 3, 67, 150 ; a, ‘s’’rec(jJsliluée (»■

— 38 II n’y a pas de textes historiques; cette procédure a^ ^ ^ ^ 4-5;

1, 26, 8 ; Varr. De ling. lat. 6, 91 ; Cic. Pro Bab. 4, 13). ^ ' |e comme

Suet. Claud. 34. - 40 Dig. 40, 2, 23; Ulpien (Dig. *0, ^ g : Dion?;

une innovation l’absence du licteur. — 41 De rep. -, > ’ ^ mq. h 1

2, 29; 3, 61-02; Appian. Sgr. 15 ; Aelian. Ve anim. H. c,v. 1, j3'’

Zonar. 7, 8. C’est par erreur qu’Appien lui en donne Jg a - 1 ’

— 42 piut. Quaesl. rom. 81; Cic. Phil. 2, 2*, 0 \aLn, . [

Plut- POi^’ ^ ' i| L

3, 33, 36 ; 4,7, 2; 6, 34,6; Dionys. 10, p’ ~ „ ’3. - w Lif’ !’ j!

Cass. 54, 10 ; Martial. 7, 62 ; 8, 66 ; 9, 43; O' ni. 0,î ’ ’ Jans Ie lo,n|1 pi0t 5. Pendant l'interrègne, les faisceaux étaient con jj{onys. *11’ ‘ [fM.

Libitina (Ascon. in Milon. p. 34). *6 Po y • < 47 £/). 89.

Fab. 4 ; Appian. Dell. civ. 1, 100; Dio. Cass. S . • I)e,mg. *• 1

Cass. 43, 1 4 et 19. — 49 Dio. Cass. 42, 47 ; 43, + ,

ceux

i , dictateur César, en eurent deux , no®®és pa!'J', lftS consuls n’en avaient sans doute pas

**** • ni lpc COIlîîWio ** — • •

que nommaient le ^ à Rome2 et six dans les

tes prêteurs en - même que ie préteur pourvu d’un provinces ; se P ^ faisceaux à Rome, même avant gouvernemen (a les donnait aussi à tous les propréteurs son départ ■ de ]a puissance prétorienne b.

et aux magi' J'1 s é judex quaestionis, en avait sans L'ancien édue, ^ de ^ République, les questeurs doute deux • ‘ praetore et les légats de

r rtl jL caverne», s consulaires avaient des f :a“gPa llais en nombre inconnu1. Les censeurs n’en liceur:’..‘». pour les édiles curules, il n’y a pas de fcedédsif- il est cependant probable qu’ils avaient des fcur8 •; lis gouverneurs pouvaient dans leur province, toms dès l’époque de Sylla10, concéder deux ais- :;xaux sénateurs qui s’y trouvaient, a leur questeur

et à leurs légats 1 1 •

l'Empire, Auguste

Sous

eut vingt-quatre licteurs

eut les douze licteurs consu-

jusqu’en 29; jusqu’en 23, il

Us à Rome et jusqu’en 19 en dehors de Rome comme

, le droit d’avoir partout les

proconsul; à cette date, il eut

•s12. Domitien en eut vingt-quatre 13. Ensuite

douze licteurs1 - - ~ -

les empereurs s’en servirent de moins en moins, tout en les conservant cependant14, comme on l’a vu. Les fonctionnaires impériaux de rang équestre n’en eurent pas, non plus que les légats légionnaires. Les proconsuls, anciens consuls, c’est-à-dire ceux d Asie et d Afrique, gardent les douze faisceaux jusqu'à l’époque de Dioclétien ou de Constantin 1 :i. Les proconsuls, anciens préteurs10, tous les préteurs à Rome n, ainsi qu’au Bas-Empire le consularis Numidiae 18, ont six faisceaux. Les gouverneurs des provinces impériales ont cinq faisceaux et s’appellent souvent pour cette raison quinquefascales 13 ; il en est de même des légats impériaux envoyés à titre extraordinaire dans des provinces sénatoriales ou impériales20. Nous ignorons le nombre des faisceaux qu’ont les questeurs pro praetore et les légats des proconsuls consulaires ou prétoriens21. Les curatores viarum et les curatores aquarum, employés en dehors de Rome 22, les praefecti merarii militaris jusqu’à une certaine époque23 en ont B~eux> aux fonctions des curatores frumenti ne furent Mâchés des licteurs que quand elles furent devenues ■consulaires-*; les curatores tabularum publicarum , Par Claude, eurent des faisceaux, en nombre

V Ca8S‘ 43, 48 ’ Suet- JuL 70 ; Babelon, l. c. 2, 143-144 (//en I, r*:V' cf' Borgllesi’ °p- L 193- — 2 Ceusor. 2, 43 ; Plaut. Epidi, I Sijr. 15.’ , [e,J' ayr' 34> 93> Stat. Silo. 1, 4, 80. — 3 Appiai 24,4; pa„i , nr^l‘rr- 84, 142; De imp. Pomp. 12, 32; Plut. Pomj *’ ®’ B>‘°' O"*33- 53, 13; Babelon, l. c. 2, 14:

B*t«ür<r (o -i J , USS’ Pobbe appelle souvent le préteur provincial o-rçaTV/ô i cette (lénnm’m i-’ ’ 3| *®' 10 ’ 3 , 100, 0; 33, 1, 5), mais il étend à to

,Cu ;;U Fréteur urbain (33, ,, 5; cf. Thcmistius, Or. 34, :

décemvirs , u i ■ * Mommsen le conclut de Val. Max. I, 1, 9. — » Ain - «Pour la .Cva'1 cr6er la loi agraire de Rullus (Cic. De leg. agr. 2, 13, 32 ' *• 5; lZ ‘‘°l,nter SiCa,'i0S' CÎC- P>'° 53' 117 • - 7 Cic. Ad A/

P Wnu puiifc || ^ ■ nil"i. 4, p. 127 (Pupius). — 8 Zonar. 7,19. — 2 Momtnsc

‘3 biaise curulc sonl ■ Psl Por lé à l’admettre parce que la juridiction i

1)3115 Suet. A’er. 4, |n)U! généraj lipes à la possession de licteurs; que, de plu ^Btocipaux ont dos 1; •- 1 °bbge un censeur à lui céder le pas et que les édib B un '«gatades liclr,,^ 0t des vei'Ses (Apul. Metam. 1, 24). — 10 Dans Liv. 2 21 1 U, 30, 7 ■ prn rP,aiCe <lu 11 représente le gouverneur. — 11 Cic. Ad Fan ,l;34' '0- - 13 Difn”0- 41’ 98 ; Verr- b 20- 671 b 28, 72. — 12 Dio. Cas y L*0'- 'a<- n, 1876, est nnsl 'a5S- °7’ 4; Su°b Dom- >4- - 14 Le fascalis de Cor; ‘ ' e lrxt3 d’Ulpien (Di„ 'i'Tr “ Dioclétien- — 13 Dio. Cass. 53, 10 ; Cyprian. E,

K'S"a 'Z* d°nC m°mné'au Bas K '1Ui natt"bue (luo six faisceaux à tous b , ' flet J»d. 2, 16 ... a-Bmpire. — 10 Dio. Cass. 53, 10 ; Dig. 1 , 16, l

BPPl *. «229. J H - " Ü‘°- Cass. 53, 13 ; Mart. 1 1, 98, 15. - 18 C. i. . - Ul°- Cass. 53, 13 r

i. I. G, 1540; 13, 1, 3162; 8, su]

inconnu, pendant leur courte existence2”. Le préfet de la ville paraît aussi avoir eu des faisceaux20. L’usage des faisceaux s’est maintenu jusqu’à une très basse époque2' ; ils figurent encore à l’époque de Justinien parmi les insignes de plusieurs gouverneurs 28. A la fin de ia République et au début de l’Empire, le sénat pouvait accorder des faisceaux à ses ambassadeurs29.

Nous arrivons à la seconde catégorie de licteurs, aux licteurs des prêtres et de ceux qui donnent des jeux. On a d’abord les lictores curiatii 30, affectés aux sacra populi Romani quiritiumu ; ils formaient une décurie spéciale qui était peut-être sous la direction du grand pontife32; ils servaient surtout à convoquer les comices par curies pontificaux33 ; nous ne savons pas s’il faut les identifier avec les /lamines curiales des curies 34. Fournissaient-ils les licteurs 33 qu’on voit figurer dans certains sacrifices, et les trente licteurs 30 qui représentaient les curies dans les comices curiates pour la /ex curiata de imper io ? C’est vraisemblable pour la deuxième catégorie : alors ils auraient été ait moins trente, peut-être plus. Le flamen Dialis a un licteur, peut-être pris parmi les précédents37.

A partir de 42 av. J.-C., les Vestales eurent le droit de paraître en public avec un licteur38. Les licteurs des prêtres les accompagnent dans les processions39. Sous 1 Empire, on donna des licteurs aux épouses des empereurs divinisés, en tant que prêtresses de ces nouveaux dieux10.

On concédait des licteurs, pris peut-être parmi ceux des magistrats, aux particuliers pour des jeux funèbres 41 , aux édiles plébéiens pour leurs jeux42, et probablement aussi pour les représentations théâtrales dont ils avaient la surveillance 43. Le prêtre qui donnait les jeux des Arvales se rendait à sa place summoto 44 : mais on ne sait pas s’il employait des licteurs ou d’autres appariteurs. Pour les jeux, les magistri vicorum avaient, depuis leur création en 7 av. J.-C., chacun deux licteurs43, pris dans la décurie spéciale des lictores populaires denuntiatores ; comme l’indique l’épithète denuntiatores , ces licteurs étaient aussi chargés d’annoncer les jeux ; d'après Mommsen46, le denuntiator cité sur une inscription pour chacune des quatorze régions de Rome47 serait un de ces licteurs et la décurie aurait donc compris au moins quatorze personnes; elle en avait sûrement davantage, puisqu’elle avait à sa tète un ordo de dix membres48.

Parmi les magistrats municipaux, les duumvirs avaient chacun deux licteurs, avec des faisceaux, sans doute plus

2, 48270 [vice quinque fascium). — 21 Dio. Cass. 57, 17 ; C. i. t. 8, 7044; Tac. Ann. 2, 47; C. i. gr. 4032, 4034. — 21 Vita Sever. 2; C. i. L 3, 6072. — 22 Dio. Cass. 54, 8 ; Frontal. De aq. 100. — 23 Dio. Cass. 55, 25. Ils les ont perdus postérieurement. — 2t Dio. Cass. 55, 34. — 25 Dio. Cass. 60, 40. — 20 H n'y a pas de raison de rejeter comme purement métaphoriques les textes de Cassiodor. }ar. 1, 42 ; Prudent. C. Symm. 4 , 56 4). — 27 Cassiod. Var. 6, 20 ; 7, 4 ; 8, 3 ; C. Th. 9, 26, 4; 8, 9, 4; Nov. Valentin. III, lit. 22, § 6. — 28 Nov. 24, 4; 25, 5. — *9 Les députés du sénat envoyés à Auguste en 19 av. J.-C. ont chacun deux licteurs (Dio. Cass. 54, 10). — 30 Curiatii est la véritable forme que donnent la plupart des inscriptions (C. i. I. 6, 1, 1885-1892; 14, 200, 2522). On trouve cependant curiatus sur quelques inscriptions et dans des manuscrits d’Aulu-Gelle. — 31 C. i. I. 6, 1, 1892 : liclor curia[t[ius) a sjacris publicis p(opuli) H{omani ) Quiritium ; 44 296 : lictor dec(uriae) auriatiae quae sacris publicis apparet. — 32 Hypotlièse de Mommsen, l. c. p. 23. — 33 Aul. Gell. 15, 27. — 34 Cités par Festus, p. 64. — 33 Ovid. Fast. 2, 23 ; Festus, p. 82. — 30 Cic. De leg. agr. 2, 13, 31. — 37 Festus, p 93 ; piut. ( Juaest . rom. 113. — 38 Dio. Cass. 47, 19. Plutarque le leur donne à tort dès les origines [JVum. 40). — 39 Val. Max. 1, 1, 9. — 40 Tac. Ann. 1, 14; 13, 2 (deux licteurs pour la seconde Agrippine) ; Dio. Cass. 50, 40. — 41 Cic. De leg. 2, 24, 61 ; cf. Festus, p. 237. — 42 C'est probable d'après Dionys. 0, 95. C'est ainsi qu'on peut expliquer la chaise curule et les deux faisceaux sur une monnaie de L. Furius Brocchus, édile plébéien (Babelon, l. c. I, p. 528). — 43 plaut. Poen.

jJrol. 44 C. inscr. I. 6, i, 2105, p. 512, 1. 25 et 35. — 4» Dio. Cass. 55, 8.

40 L. e. p. 25, n. 3. — 47 C. i. I. 6 , 97 5. — 48 Ibid. 6, 1869, 1894 10,

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petits et sans la hache1; les édiles ne paraissent pas en avoir eu ‘2; d’après le règlement de Narbonne3, le flamen Augustalis avait un licteur, que lui prêtaient sans doute les duumvirs à l’exemple du /Ionien Dinlis ; les seviri augustales 4 avaient, mais uniquement poulies sacrifices, les jeux et les festins, deux faisceaux qui n’avaient pas la hache 5, et qui sont souvent représentés à côté des inscriptions de ces personnages6. Nous connaissons à Puteoli (Pouzzoles) un corps de lictores populares denuntiatores , analogues à ceux de Rome 7.

A Rome, les licteurs se composaient en grande majorité d’affranchis et étaient toujours citoyens 8 ; des esclaves n’eussent pu remplir leur rôle dans l’affranchissement et dans les comices curiates. Ils avaient la même condition que les appariteurs en général, c’est-à-dire qu’ils étaient salariés, nommés en théorie pour un an, mais en fait à vie [apparitores]. Ils venaient hiérarchiquement au-dessous des scribae et des occensi , mais au-dessus des viatores et des praeco.nes *. Ils étaient exemptés du service militaire. Les licteurs des magistrats supérieurs 10 composaient trois decuriae ayant chacune à leur tète un or do de dix membres, les decem primi 11 ; il est probable que la première était réservée à l’empereur, la seconde aux consuls et la troisième aux préteurs 12 ; chaque décurie devait avoir un personnel assez considérable. Ces décuries étaient organisées en corporations13; c'est sous cette forme qu’on voit figurer les licteurs aux obsèques de Perlinax 14.

Dans les provinces, les licteurs des magistrats romains, rarement cités, étaient de rang plus inférieur; la mention sur plusieurs inscriptions 16 du magistrat qu’ils servaient fait croire qu’ils étaient temporaires et choisis arbitrairement ; cependant, ailleurs, on les voit former une décurie16 ; et au Bas-Empire ils ont certainement pris aussi l’organisation corporative et ils jouent pour la juridiction civile de leurs chefs le rôle d’huissiers1'. La /ex coloniae Juliae Genetivae énumère les licteurs municipaux les premiers parmi les appariteurs ; mais par leur traitement, qui est de 600 sesterces, ils ne viennent qu’après les scribes et Yaccensus ; ils sont citoyens et exemptés du service militaire pendant leur année de charge18. A Ostie, ils forment une décurie avec les scribes, les cerarii, les librarii et les viatores19. Ch. Lécrivain.

LIGNA, ÇJXa, les bois. — Le terme lignum (£ôXov) servait à désigner la substance solide plus ou moins compacte qui constitue la racine, le tronc et les branches des

1 Mart. 8, 72; C. Th. 12, 1, 174; Cic. De leg. agr. 2, 34, 93; Ad Alt. Il, 16, 2; Auson. Mosell. 403; Lex colon. Jul. Genetiv. c. 62 (C. i. I. 2, suppl. 5439); Ibid. 12, 4428; Maffei, l. c. 117, 2, 3; Acta aposlol. 16, 33. — 2 Dans Apul. Mêlant. 1, p. 276 (éd. Nisard), l’édile a « lixas et virgas » ; mais il ne s'agil sans doute pas dé licteurs. —3 C. i. I. 12, 6038, 1. 2. — 4 Voir Schmidt, De Seviris Augustalibus, p. 79 et s. — 3 C'est à tort que la hache ligure à C. i. I. 3, 6786, 7031, et par ironie dans Petron. Sat. 30. - 0 C. i. I. 5, 3295, 3392, 5035, 5860, 4482, 5786, 5896, 6786, 6896, 7031, 7170, 7616, 7670, 7678; Maffei, L. c. 117, 1. Plusieurs monuments portent à tort six faisceaux (C. i. I. 5, 3295, 3386, 3392, 7031, 7610).

— 1 Ibid. 10, 515. — 8 Liv. 2, 55 ; Cic. In Pis. 23; Verr. 1, 26, 67 ; 1, 29, 72. Tac. Ann. 13, 27; Dio. Cass. 48, 43; C. i. I. 6, 1, 1869-1915; 14, 2520, 4239; 2522, 2840, 296. — 9 Cic. Verr. 3, 66, 154; 2, 10, 27 ; Ad Quint. 1, 1, 4, 13; De leg. agr. 2, 32; C. i. I. 14, 409 (à Ostie). — 40 C. i. I. 6, 1, 1874 : lictor ex III decuris qui magistrat ibus apparent. — n C. i. I. 6, 1, 1809, 1870; Jullian, Inscr. de Bordeaux, I, n” 42. Mommsen croit qu'à 6, 435, les mots ordo lictorum III decuriarum cos désignent aussi les dix premiers de la décurie consulaire parmi les trois décuries. — 12 Je le conclus de C . i. I. G, 1878 : lictori Aug. III dccuriariiim) ; 1877 : excrcuit decurias duas viatoria et lictoria consularcs ; 18,1 . lictor Caesaris ; 14, 4239 : dec(urialis) Caes[aruni) co[n)s(ulum) pr(aetoruni) ; 6, 1, 1869 ; 1887 : dcc(uriae) co(n)s(ulari) et pr(aetoriae). — 13 Tac. Ann. 13, 2, , Suet. Aug. 57; Tcrtull. Apol. 37; Dig. 29, 2, 25, 1 ; 46, 1, 22. — 14 Dio. Cass. 74, 4. — 15 C. i. I. 3, 6083, 272 ; Ephein. epigr. 5, 29. — 16 C. i. I. 3, 272.

— 17 C. Th. 8, 9, 1 (335) : ordines decuriarum scribarum librariorum et Uctoriae consul aris. — <« C. i. I. 2, suppl. 5439, c. 62. — « Ibid. 14, 353, 409. — Bibi.io-

végétaux, c’est-à-dire le produit naturel qui n-.

été façonné ni modifié par le travail de l’|lm ' P''Senc0fe

me- L°vsque rIlle l’on cn

le bois est considéré par rapport à fait, il prend le nom de materies (üXv,)1.

Les anciens, compàrantles végétaux aux corps,],. ■ animés, ont souvent employé, pour en désigne,, ^ rentes parties, les noms des parties de l'organisme ■ qui leur paraissaient semblables ou analomiW- U!"mial que les vaisseaux sont appelés venue (cpXÉ6s-), ],.s H] nervi (Ivsç)2, le tissu cellulaire mro . 1)r®

dure du bois, nommee xapSîa par les Grecs est m par Pline aux os des animaux 4 ; l'aubier [albuniunT'^ Théophraste n’a pas distingué du reste du bois, a été’assL milé à la graisse ( adeps ) 6.

Le bois a été utilisé dès les premiers temps pour cons

truirc des abris, fabriquer des instruments et des ustensiles divers, pour se chauffer et faire du charbon. Nous énumérerons simplement ici, par ordre alphabétique les principaux arbres dont le bois a été employé à ces divers usages.

Abies, IXarr), le sapin6. — Cet arbre croissait dans les diverses régions de l’Europe ; en Grèce, il se trouvait notamment sur le Parnasse et en Macédoine1-, et celui de cette dernière contrée était le plus estimé; il y en avait aussi en Arcadie, près de Krané8; ici les arbres, poussés dans un lieu qui ne recevait jamais les rayons du soleil, atteignaient, il est vrai, une grande hauteur, mais ils fournissaient un bois moins solide que celui des arbres venus dans des lieux ensoleillés. En Italie, les sapins des I Apennins et des Alpes étaient les plus recherchés et, j parmi les premiers, on préférait ceux du versant de la mer Tvrrhénienne à ceux des versants du nord et de lest. Le sapin des pentes occidentales était appelé abies infer- 1 nas , l’autre abies supernas ; le bois du premier passait I pour meilleur". 11 y en avait aussi de très beaux en . Corse10. L’Italie en tirait de la Gaule et prisait ceux du Jura et des Vosges ; ensuite venaient les arbres de Corse, de la Bitliynie et du Pont, puis ceux d'Arcadie ; quant I aux sapins du Parnasse et de l’Eubée, ils étaient rameux et noueux et passaient pour se pourrir facilement • I

Le sapin s’abattait au printemps, époque ou 1 ecorce si détachait le mieux12. La partie inférieure du u'°"c’qJ était exempte de nœuds, flottée et dépouiller ‘e ï écorce, était appelée sappinus, la parl!e s"l'tUC | noueuse et plus dure, fusterna i3. Le hum 1 !

Il i 87 suiv«ja

graphie. Spanheim, De praestant. et usu nunvu. ('!'y ^ J\r, art.

Paulu’s Beal-Encyclopaedie, art. Fasces, t. III, P- i-‘ Horomscn, l*

Fasces , Ticwi ,

p. 1082-1083 ; Forcellini-Dc Vit, Lextcon, s. v

droit public romain, Irad. fr. I, p. 376-404; II, P- q-jlUtvd. Pi 69' l'

LIGNA. 1 Hom. lliad. XXIII, 50 et 111; Herod. IV, • ( . Bill-

5; v- ’’ uiaom

ihküA

ologie der Gewerbe u.Künste, i. ", r- appelés °“ s'"ît 3. L’humidité des végétaux est comparée au sang et i s son ^ I, l, •

suivant qu’ils en ont plus ou moins;cf. Phn.XU, m • j;js «if*»!»*' ce0

Plin. Ibid. Les bois qui ont beaucoup de tissu cellulaire sont ^ ^

• xi ai in • j. mm" JW*»*», - , . j , y - [ :

Plat. Leg. IV, 705 c; Theophr. Mût. pl. IV. MiL ■ ^ nat. XIII, 61; XVI, 197, 204; Isid. Ong. XIX. 19, ^ ^

und Terminologie der Gewerbe u.Künste, t. U, P-

où domine le tissu libreux, ivùSeiç ; cf- Theophi . lbu ’ nl0CIIc Odu 184; XXIII, 98. 11 dit eu parlant d’un arbre qm n a p.

osse a

est ,

J-”V est donné P«r<"sJ de . r|i|) XVI, ib;|

XVI, 186. Théophraste (I, 2, 6) rapporte que le nom HP

la moelle (pr,vǫ), que quelques-uns appelient aussi jf n, p

- C Theophr. V, 6, 1 et 2 ; P, in. XII, 134 ; XVI, 38 i BI»^

Lenz, Bolanikder altcn Griechen u. Jlonur.P- 38 i, 9,

Strâucher des allen Griechenlands, p- „,„nia‘-ncs; sc*<"1 n »,

Théophraste (III, 3, 1 ) le donne comme un arbre de ^ , Vjinff.-^ .

plaisait aussi dans les vallées (XX I, 74). 8 I 160I | — 11 * , neÿfl

17; II, 10, ! el 2; Plin. XVI, 196. - «6 Theophr. V, L ^ Que ^ - 12 Theophr. V, 1, 2; V, 5, I. - 13 Vilruy. IL Yarl.. fle rem »<• ’

voulaient faire du sappinus une espèce particu icie,

Plin. XVI, 61.

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„.pscible, qualité que le hasard avait fait réputé impu^e® une inondation en Arcadie1, avait de

(fcouVrir 10' hlATERIES].

nombreux;.^ . . Xeïvo;, l'érable2. -Les Grecs en Tr,^SV°t Tui oü trois espèces. L’une au bois fauve, distinguaien croiggaitdans les montagnes humides 3

veiné et solide, ,u gembie, dans la région de

et botammen » ‘ ^ ^ Macédoine, était appelé ^yt'a par r0lympe , L „avs- l’autre, au bois blanc, plus tendre

|ShabTvei.i était désignée dans cette même région el moins - : dig qu’ailleurs elle paraît avoir

5; «ne troisième espèce, du côté rel - 1 .i 1 1 appelée xXtvoTooyoç 6. L’érable blanc nais- Et aussi au delà des Alpes; on l’appelait gaulois (galli- , Ls l’Italie transpadane 1 où l’on s en servait pour fearier^la vigne 8. L’Ualie tirait les érables de l’autre iècc do rist.de et de la Rhétie; c’était de ces pays que venait la plus belle sorte dénommée pavonine d apres la disposition des veines ; on appelait la moins belle cr««jLenium 9. Ce que l’on prisait surtout dans 1 érable, c’étaient des protubérances ou tubérosités appelées bruscum d molluscum '0.

K Alaternus, l’alaterne 11 . — Cet arbre ne naît que

dans les montagnes ; il se trouvait en Macédoine 12. Son bois blanc était bon pour les ouvrages de tour 13 [tornatura]. mAlnus, xVïjûpa, l’aune14. — Les anciens connaissaient une seule espèce d’aune 1,1 ; c’était un arbre au tronc droit, au bois tendre qui croissait dans les plaines et dans les lieux humides16. Enfoncé en terre dans les endroits marécageux, son bois passait pour avoir une durée indéfinie ; aussi l’appréciait-on là où il fallait construire sur pilotis11 [materies].

I Cet arbre, dans lequel la tradition voulait que les premières barques eussent été creusées18, paraît avoir été l’objet d’une culture particulière en Italie, où on le multipliait au moyen de scions fichés en terre19. Planté dans Iran, il protégeaitles campagnes contre les inondations20 ; son ombre passait pour favorable aux plantes21; on lui connaissait des tubérosités, mais elles étaient loin Bêtre prisées comme celles de l’érable et du citre 22 ; enfin F feuilles étaient employées en médecine23.

Bpdrac/t/e, àvo pxjrXvi, espèce d’arbousier24. — On est ^pccord pour voir dans cette plante une variété d’arbou¬

sier commun. C’était, selon Théophraste, une plante de montagne qui ne venait pas dans la plaine; on la trouvait du côté de la Macédoine. Son bois était employé pour les métiers à tisser23.

Aqui folium, agrifolium, aqui folia arbor 26, xqXacxpov 27, le houx. — Il parait très vraisemblable que les anciens connaissaient le houx. Classé parmi les arbres sauvages à feuilles persistantes qui résistaient a la culture28, il poussait du côté de l’Olympe29 et se plaisait dans la plaine et dans la montagne 30. Planté dans une maison de ville ou de campagne, il avait la réputation de préserver des maléfices31. Son peu de développement à l’état sauvage ne permettant pas de tirer un grand parti de son excellent bois, on n’en faisait guère que des traverses 32 et des bâtons33 qui passaient pour avoir la singulière propriété, lorsqu’on les lançait trop faiblement contre un animal, de se relever d’eux-mêmes pour se rapprocher de la bête34.

’Apta, l’alisier allouchier 3S. — Il est décrit comme un r ’

arbre à bois dur36, incorruptible37, difficile à travailler38 et qui donnait un excellent charbon39 dont on se servait dans la métallurgie de l’argent pour le premier grillage du minerai.

Balanus , pâXavoç, la noix de ben40. — Ce mot désigne un arbre d’Égypte qui fournissait un bois solide employé dans les constructions navales et à d’autres usages sur lesquels nous ne possédons aucun renseignement41. Son fruit était utilisé dans la parfumerie [unguenta]42.

Betulla, le bouleau43. — Inconnu en Grèce41, le bouleau est décrit par Pline comme un arbre de Gaule qui se plaisait dans les lieux froids45. Les baguettes de bouleau composaient les faisceaux des licteurs; elles servaient aux ouvrages de vannerie, à faire des liens46. En Gaule, on extrayait du bouleau une espèce de goudron.

Buxus , Ttù'o;, le buis47. — On le rencontrait dans la Grèce septentrionale48, en Macédoine, au mont Olympe, mais il y était de grandeur médiocre, noueux et pour cela même inutilisé 49. C’était au Cytore, en Paphlagonie, dans le Bérécynthe, en Phrygie, et dans les Pyrénées qu’on en trouvait la plus grande quantité, mais le plus beau et le plus développé venait de la Corse50. Le buis fournissait un bois estimé pour sa couleur jaune clair51, qui ne se pourrissait ni se fissurait 52. Impropre au chauffage

bien el à, * -, ’ ’’ C’ 4c saI’'n Gaule, suivant Palladius, se comj ». 3 i - a' unc Srantlc durée in operibus siceis ; cf. Blümncr, 11, p.

- 2 Plin yvi saP*n est aussi contestée par Vitruve, 11,

il. Lï » 1 TI",pbr"S''‘- f' m. >,l; H. Blümner, 11, p. •*>,

“■ - ‘"-t*. I», >1, * Plin. XVI, «.

III, 11, i ej o ’ ! ' | ' ’ la'1 lcs “bres poussés dans des lieux secs. — 4 Tlu ïrbres différents (Tl ' UI1S regardaient la agvSajjivo; et la Çiqia Commt

*ïgia nue csncVe • , 3’ ,:'lcz les Latins, ceux qui voulaient faire

etVitruv. IL 0 jT y’eudantede ' érable l’appelaient carpinus ; cf. Plin. X\ lolcït« n’est pas ailérrU'fCeem0t?1USbaS' ~ n Theophr. 111, 11, 1, si loutef 'G- 246, n. 3. LTpi C \SC,lmeidcr’ ad Tbeophr. III, p. 201, cité par II. Blü XIV'«5.- 10 P|in vVI .b'66'— 8 P' >n. XVU, 201.- 9 Plin. XVI, GG ; ~~ Tlieopl,,. //,,,. ’. . . / 1 1 1 l ee, Ind. Thcophr. (coll. Dklot) ; Lenz,

r'1. 31 ; Bliimne, Vf ~ ” TheoPhl’’ V, 0, 2. H Lenz, ,

0ll«re [Odyss. V, ci .VOcl‘ lle cl'oit Pas <lua l’arbre appelé xli:0

B“c AVI, 218) parle „„ . ' l’uisse être identifié avec l'aune. — 13 Cep<

! 1V’ 8’ 1 i Plin'. rST' d° laune noh’ "«!/>•«)• — 10 Theopl

~ 4VCC 'ns arbres qu; ’ “ ’ c4 ^^Xl, 4L. Théophraste cependant (I, 4 1>illpilv. H, 9,10- in * U'a‘tnl 'ivre dans les lieux dépourvus d'imr ’ 12>6; Plin' XVI, 2,8-219; Pallad. Aor. L n,11’ 451 ! Lucan w, souvenl à désigner une barque ; cf. Virg. (

n «a L !'Z, ' "• «> « sa. lui. xit, su

— il , " 21 Plin. XVII on'3’ y1’ 10°’ etc' ~ 19 Plin- XVU, CS. - 2(

p.l,. v’2; E 554l Fée, fd T) ,2 Pli"‘ XV1, 69 ot 231- - 23 Plin- XX1 ■ ’VlCUlcl,",Cu/( he0!lhr- Ml- Didol); Blümncr, 11, p. 249;

‘■en und ffausthiere in ihrem üebergang aus

(0" éd ), p. 396. — 23 Tbeophr. V, 7, G; Plin. XIII, 120; cf. Suid. s. e. àvSpà/xv; . Unc autre espèce d’arbousier appelée en grec xop.afo;, en latin unedo (Tbeophr. I, 9 3; V, 9, 1 ; cf. Plin. XV, 99), avait un bois dense qui donnait un excellent charlion qui, à l’égal de celui du chêne et de l’alisier (ijin), servait dans la métallurgie de l’argent pour le premier grillage du miuerai. — 26 Le terme aquifolium chez Pline a paru répondre au houx (XVI, 80, 90 et 91), ainsi que aquifolia arbor (XXIV, 116), où sc lit la forme ayrifolia (plur.). D’après Lenz (Op. cit. p. G50), dans le nord de l’Italie cet arbre est encore appelé aquifolio et ayrifolia. — 27 Sprengel (cité par Blümncr, II, p. 285) pense que la plante appelée j-LW-roo» par Théophraste (ij xjjXaoTfo;, fJist.pl. IV, 1, 3) est le houx;cf. Karl Koch, Op. cit. p. 133, qui fait remarquer que ce que dit Théophraste de son bois (V, 7, 7) et de sa fructification (III, 4, 5) convient bien au houx ; cf. Lenz, p. 650. — 28 Tbeophr. Hist. pl. I, 3,6.

29 ld. I, 9, 3. 39 ld. III, 3, 1. — 31 Plin. XXIV, 116. — 32 Plin. XVI, 230.

33 Tbeophr. Ibid. V, 7, 7 ; selon lui (V, 6, 2), ce bois se travaillait bieu au tour

l tornatura]. — 34 Plin. XXIV, 1 16. L 'aquifolium est aussi mis par Pline (XVI, 231) au nombre des bois qui se débitaient en plaques minces pour en revêtir d’autres. — 33 Fée, Ind. Thcophr. ; Lenz, p. 689; Blümner, p. 296. — 36 Tbeophr. Hist. pl. V, 3, 3. — 37 LL V, 4, 2. — 38 1d. V, 5, 1. - 39 ld. V, 9, 1. —40 Fée, Ind. Thcophr. Le nom scientifique est hyperanthera moringa ou moringa pterygosperma ; cf. Blümner, II, p. 279. — 41 Thcophr. IV, 2, 1 et 6. Pline (XIII, 01) le croit utilisé seulement dans les constructions navales. — 42 Tbeophr. IV, 2, 6. — 43 Lenz, p. 392.

4t Koch, Op. cit. p. 59. — 43 Plin. XVI, 75. — 4G pljn. XVI, 176. — 47 Lenz,

p. 658; Koch, p. 70 ; Blümner, II, p. 252. — 48 Tbeophr. III, 3, i. — 49 Thcophr. III, js, 5; V, 7, 7. — 30 Tbeophr. 111, 15, 5; cf. Eustath. ad Iliad. 1, 206; Plin. XVI, 71 ; cf. Ovid. Metam. IV, 311 ; Virg. Georg. IV, 437 ; Catul. IV, 13. — 31 plin. XVI, 70. — 52 Theophr. V, 3, l; V, 4, 2; Plin. XVI, 212.

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et à la fabrication du charbon, il se travaillait très bien 1 et était employé dans la menuiserie pour des pièces qui exigeaient un bois d’une grande solidité, capable de résister à la carie, à l’humidité et à l’influence du temps 2 [materies]. Les Romains, qui en distinguaient trois espèces, aimaient le buis pour les jardins et appréciaient celui de Gaule et celui d'Italie ; la troisième espèce, appelée oleastrum , n’était d’aucun usage à cause de sa mauvaise odeur3. On le multipliait par des boutures en liant ensemble cinq ou six brins \

Carpinus, oarpé; et ôsTpua, le charme5. — Le charme était connu comme arbre de montagne et de plaine qui se plaisait dans les lieux humides G. Indigène dans l’Italie transpadane 7, il était estimé pour son bois pâle, blanchâtre et dur [materies] ; mais en Grèce on lui attribuait une influence fâcheuse sur la parturition8. Il fut beaucoup employé pour faire des torches (faces) 9, et sa cendre avec celle du hêtre entrait dans la préparation appelée sapo10.

Castanea , le châtaignier11. — Nous ne savons si cet arbre était connu des Grecs, mais il était l’objet d’une culture étudiée en Italie, où on l’avait amélioré par des greffes renouvelées12. Il se plaisait, disait-on, dans les montagnes et dans les vallées13, mais il aimait les terrains secsu. Le châtaignier se multipliait de graine ou de provins et se coupait à sept ans13. Son bois, classé parmi ceux que la carie n’attaquait que très tard16, servait principalement à faire des échalas pour la vigne 11 ; un jugère de châtaignier fournissait des échalas pour cinq jugères de

vigne. On employait encore ce bois à d’autres usages sur lesquels nous n’avons que des renseignements très vagues18.

Cedrus , xsôpo;, le cèdre. — Le cèdre dans l’antiquité a été souvent confondu avecle genévrier (àpxEuOcç, j uniperus)1* . Il est mentionné dans Homère où Calypso le fait brûler avec d’autres bois odorants20, mais on ne peut savoir exactement de quelle espèce d’arbre résineux il s’agit. Théophraste, qui ne parait pas avoir vu l’arbre lui-même, le classe parmi ceux qui se plaisent dans les lieux froids et qui viennent dans les montagnes de Thrace et de Phrygie21. La Syrie en produisait dont les dimensions étaient remarquables; il y en avait notamment de foi t beaux dans les jardins de ce pays22. Cet arbre dominait en Cilicie23. Le grand cèdre ( cedrus magna , major),

i Plin. XVI, 71. — 2 Vilruv. VII, 3, I ; Plin. XVI, 212 et 221. — 3 Plin. XVI, 70.

4 Plin XVIIv 163. — B Lenz, p. 393; Blümner, II, p. 294; Koch, p. 56.

6 Theoplir. III, 3, 1 ; III, 40, 3; Plin. XVI, 73 et 74. - 7 Plia. XVII, 201. — 8 Theophr. 111,10,3; cf. Plin. XIII, 117. — 9 Plin. XVI, 75. — 10 Plm.XXVIIl,

jgi li On ne fait si les Grecs ont connu le châtaignier; on a voulu 1 identifier avec

l’arbre appelé Aib;pà).avo; ou SioiCiAavo; (Theoplir. Hist. pl. III, 3, l ; 3, 8 ; 4, 4, 10, 1 etc.); cf. Fée, lnd. Theoplir. (coil. Didot), rpii cite Sprengel, et K. Koch, p. 48-49 ; Lenz, p. 410. D'autre part, V. Hehn conteste que cet arbre, qui donne encore de mauvais fruits en Grèce actuellement, y ait été cultivé dans l'antiquité; cf. V. Hehn, Culturpflanzen (6' édit.), p. 385. Quant à la mention du fruit sous le nom de „vai-,î>v Xàouov (Theophr. Ibid. I V,8, 1 1 ), elle se trouve dans un passage d une authenticité douteuse ; cf. Bliimner, II, p. 271, n. 7.- «Plin. XVII, 122; Ibid. 59. -13 Plin. XVI, 74. — H Plin. XVI, 76. — «Plin. XVII, 59, puis 147-150. — «Plin. XVI, 212. L 17 Plin. XVII, 167. — 18 Pallad. Nov. 15, 2. — « 11 est impossible, dans nombre de passages de Théophraste, de démêler, d'après la description, s’il s’agit du cèdre proprement dit ou de quelque espèce de genévrier; voir Lenz, p. 382 et suiv. ; Blümner, II, p. 254. Du reste, Théophraste lui-même nous apprend que les deux arbres avaient été désignés par le même nom de *s8?*î (IU, 12, 3); dans ce passage, l’observation que le genévrier paraît être plus élevé montre bien qu il y a eu confusion ; cf. Lenz, Op. cit. p. 357, n. 767. Une autre preuve de cette confusion se trouve dans un passage de Vitruve (II, 9, 13) où il dit que la feuille du cèdre ressemble à celle du cyprès. Voir Lenz, Op. cit. p. 9, et K. Koch, Op. cit. p. 39. — 20 Hom. Odyss. V, 60. Chez Virgile (Aeneid. Vil, 13), Circé brûle des torches de cèdre; cf. Plin. XIII, ÎOO,” où il y a une erreur au sujet d’Homère. - 21 Theophr. Caits. Plant. I, 21, 6 ; Hist. pl. IV, 5, 2 ; Plin. XVI, 73. —22 Theophr. Hist. pl. IV, 5, 5; V, 8, 1 ; cf. Plin. XVI. 137. — 23 Theophr. III, 2, 0. — 24 Plin. XIII, 52-53; xxiv’ 17. L 23 plin. XVI, 203. — 20 plin. XVI, 197. — 27 Vitruv. Il, 9, 13; Plin.

ainsi appelé par opposition au petit cèdre (m/n cedrus hjcia, phœnicia) qui est vraisemblable' ”lî'no'’’ genévrier, reçut aussi le nom de cedrelate 21 J,ment Un plus considérable dont on fasse mention venait dû n dl° f il avait été abattu pour la galère à onze ran^de T®' de Démétrius Poliorcète et mesurait 130 pieds L?1168 il fallait trois hommes pour l’embrasser 23 \ . °n8î cèdres de Syrie, ceux de Crète et d’Afrique ëtab'in f* plus estimés25. Outre le bois qui était ree-i ^ es elernel-', on appréciait 1 huile qui se tirait de la m du cèdre comme préservatif contre les vers et h US*n.e ture, aussi bien pour le bois que pour d’autres nuis I On s en servait en Egypte pour embaumer les morts» et elle avait grande réputation pour la conservation des bois et des livres29.

Celtliis, voir Lotus.

Cerasus, xspGccoç, le cerisier . * 11 passe pour avoir été introduit en Italie par Lucullus31; au temps de Pline sa I culture s’était étendue jusque dans la Bretagne. 11 fut culJ tivé surtout pour ses fruits; cependant son bois est! décrit comme s’il avait été employé dans les constructions32, mais on ne saurait dire à quel usage.

» Citrus , Ou x, Ouov, le thuya articulé33. — La racine de cet arbre a fourni un des bois les plus recherchés du luxe romain. Il était peu connu des Grecs; ceux-ci, pour qui son nom est indécis (Oua ou Ouov), savaient seulement que c’était un arbre de Cyrénaïque semblable au cyprès, dont le bois imputrescible avait servi jadis de bois de charpente dans le pays d’origine 34 ; ils n’ignorent pas que de celui de la racine on afait des ouvrages de prix. A l’époque romaine, on le trouva dans la Mauritanie, où ceux du mont Ancorarius ne tardèrent pas à être épuisés1’.

Comaros, voir Andrachle.

KoXotTia, le saule marceau30. — On le trouvait dans l’Ida37, mais nous ne savons si c’est en Crète ou en Asie; nous ignorons aussi l’usage de son bois dense et dur.

KoAouTÉa.le baguenaudier38. — Tout ce que nous savons c’est que son bois fut employé pour faire des bâtons”. I

Cornus, xpdtvEta, le cornouiller*0. Arbre de monta8nee I de plaine'*1, le cornouiller se trouvait en Truade e J Macédoine où il poussait dans des lieux huinivh s ■ f nommé dans Homère u.

xm

cf

53; XVI, 212 et 213. — 23 Herod. H, 87; cf. Dioscor. cf. H* XVI, 52; Diod. Sic. I, 91, 6. — 29 Vitruv. Il, 9, 13; Blin. • ^ ^

Arspoet. 331; Ovid. Trist. 111, 1, 13; I, I, 7 I Mar]’ ^ nrail. franj-W Ado. indoctum, c. 16 ; J. Marquardt, La vie pnvee des ,93 el 20#;

p. 485. 30 Fèe, lnd. Theophr .; Lenz, p. 270; hoc i, /• cst jécrit dans Hehn, Op. cit. p. 390 et suiv., pense que c’est un «erisie I emel|e; cf. Scrvii* Théophraste ( Hist.pl . III, 12, 1) comme un cornouiller xV| giOetSI»-

„d Virrj. Georg. .1, 18.-3. piïn. XII, 14; XV, 10 ’ “ être

33 11 ne semble pas que l’arbre appelé Dn.V par Théop pclsisUnt |

au citrus des Latins, car il le classe parmi les arbres vers a ^ 1, 9, Si

naissent sur la cime des montagnes dans tes régions i ^ ;| KgirJe le *

1, 3) ; Sprengel voit dans cet arbre le genévrier < c gchn’eijeri lnd. ,

ou Ojov do Cyrénaïque comme le tliuia articulata, J I

p. 393 ; Lenz p. 302 ; Blümner, II, p. 273, et

tarifera. Quant au Oâov que Calypso (I om. J ^ floWespond. - (1J

bois odorants, nous ne pouvons savoir a que > 95. Lc bois

V, 3, 7 ; V, 4, 2 ; Pli». XI.., 400-102 -

figurait dans le triomphe de César sur la Gau , P conime 0„ en tr0"' eP6èï T doit s’agir ici non du thuya, mais de bois ve ^ 36 Sali# '«frea}'L. Mt

Ligures ; cf. Strab. IV, p. 202, et Lenz, p. 303, 11. 790 ^ ^

selon Fraas, c’était la berberis cretica ou ép.nc ^ ^ tW"

cf. F*50

Theophr. — 37 Theophr. Hist.pl. IU, 3-

ner

p. 295. — 39 Theophr. Hist. pl.

Blümner, p. — , — . ,

Plin. XVI, 74. — 42 Theophr. Ibid. IU, 12, ï

III, 14, 4. — 50 Lenz, p

Koch, P

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