‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 74 sur 275 · BIS · texte numérisé non relu

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270; Fée, lnd. Theophr. — *‘ ,:)‘[j°onl ///«<(. *'1’ ‘

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mraisscnt en avoir distingué deux va- I Les iinCienh V\ ig très dur qu’ils appelaient le corriétés, l’one au ^ boig pluS tendre qui, à leurs nouiUer wjle» 1 llei. Cet arbre, qui se reproduisait yeux.éta't ^ outUres2, servait) dans l’Italie transpade sciais e ' 1 . 3 Qn appréciait aussi son fruit

|ane,àfflarier 1 . pavoir fait sécher au soleil4,

que !'«" conservait apres* k coudl,ier noiseUer. -

CCrt " 'rrûcSl dans les montagnes • ; on le trouvait llvival i nl-iine7 ' son bois était employé dans la lssidT one„ faisait des échalas*, des broches1» gS’lM arbre se multipliait de boutures" ; et son

voisinage était censé nuire aux vignes •

r*n,aM0S xpotTaiyoî ou xparaiy^v , 1 azarolier .

«naLsons pas l’usage de son bois qui est

«pendant mentionné comme solide .

Cupressus, xu*ipi™ç, xuTrap^o;, le cyprès • au temps de Théophraste, on croyait que le cyprès était indigène en Crète ; c’est là qu’il trouvait, ce semble, les conditions de vie les plus favorables; car si, partout ailleurs, on le reproduisait au moyeu de graine, en Crète il repoussait du tronc, de la souche et même de la racine ; il naissait spontanément, disait-on, dans la chaîne de 1 Ida et sur les montagnes blanches aux sommets toujours couverts de neige11. C’était d’ailleurs dans les climats chauds qu’il se plaisait le mieux, en Lycie, à Rhodes, en Cyrénaïque18.

[ Il paraît avoir eu quelque peine à s’acclimater en Italie19, où l’on cultiva surtout deux variétés, le cyprès pyramidal, considéré comme l’arbre femelle, et le cyprès étalé, appelé arbre mâle, auquel on mariait la vigne ; l’autre servit d’abord à séparer les rangées de pins dans les plantations, puis entra dans la décoration appelée topiarium opusM [iiortusJ. Des deux variétés on tirait des perches et des pieux, qui, à la treizième année, se vendaient un denier ; les plantations de cyprès étaient d’un bon rapport et on les appelait la dot d’une tille21. Le cyprès se semait en avril dans un terrain meuble, bien aplani, et on le transplantait au bout d’un an22. Sa longévité était grande et l’on citait à Rome un cyprès contemporain de la fondation de la ville qui périt à la lin du règne de Néron23. Cet arbre était consacré à Pluton ■et ses branches se plantaient auprès des maisons où il avait un mort24 [arbores sacrae, funus]. Son bois, susceptible de prendre et de garder le poli, était très

; mais on recueillait aussi ses baies qui serà la fabrication d’un vin artificiel 26 et fournissaient huile employée dans la préparation des parfums21 ■en médecine23. Sa résine était peu estimée29.

Welle de Th1 ^ * ’ P*‘n’ '«S- V. Ilehn croit que le cornouiller fe-

— 3 Piin jy,| ,astc cst,m “risier ; cf. cerasus. — 2 Theophr. Ibid. 111,12, 2. . T/ieoa,. .y 7 ' ' ’ T Un. XV, 105. — 6 Lenz,p.394; Koch, p. 54; Fée, lnd.

XVI, U ’ à T.** ln’.P‘ 38°’ 389' ~ 6 Theophr. Hist.pl. I, 3, 3; 111, 15, I. — 1 Plin. T. *— 8 Theophr. Ibid. 111 15 o __ . -----

estimé ; voient à la

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,PUn- XVH, 07. - 12 pim. XVII, 151 03) dit que cet arbr

9 Plin. XVII, 151. — lOServius, a<2 Virg.

13 Lenz, p. 091 ; Fée,

il a fait une confie i "'e ®3) dit que cet arbre s'appelle en Italie aqui folia ;

-16 Lenz, p aqui folium.— K Theophr. Hist.pl. III, 15, 0.

akt vl. III ?,, ,p- 34 ; Blümner, II, p. 257 ; V. Hehn, p. 276. — n Theophr.

j'I-ïheophr’, Hüi ji’ivî1 I1,2, 2i C“"s’ plant' h 2, 2; l39' - 20 Pli„. xvj 1 ! IV- 5> 2; cf. Pliu. XVI, 142 sub fin. — « Plin. XVI,

•‘filial; cf ^ Les Grecs n’ont peut-être connu que le cyprès pyra-

XVh 230. 24 plitj xv 4, ~ 21 P1>n- Ibid. — 22 PHn. XVII, 73-74. — 23 PRn. v llls’ *• b. eu ’ 130 ; cf- Servius ad Aeneid. III, 04 ; Hor. Od. Il, 14, 23 ;

V’ “*• ~ " Plin vT,, TI,e0Pllr- Bût. pl. V, 4, 2 ; Plin. XVI, 215. - 26 Pli„. H * FH<\ lnd. Theo )/ir ; 9- — 28 Plin- XV, 28 ; XXIII, 88. — 29 Plin. XIV, 122. 2 Theophr . m/U''

ft JvT" ■ ; Le,‘*. p :,o .

I ' Lcni. li.40îi;Koc7’ V- lhe°Phr’ 1. 14, 2. — 33 Anlh. Palat. VI, 33, 5. v ’ p Sa'a6 ; l!lünmer, II, p. 250. — Sü Theophr. Hist. pl. III,

lA J • ~ “ ‘“n. XV, 28 ; XXIII, 88. — 29 plin. XIV, 122.

7 ;;cm’ P- 718 ; Koch, p. 222; V. Hehn. Op. cil. p. 399.

P - < 3, 1; cf. 1, 0, 1; Plin. XVI, 186. — 32 Fée, lnd. '■>3: cf Tl .. ... . ’

Cytisus, x’jtptoç, la luzerne arborescente30. — Nous ne trouvons que la mention de la dureté du bois, sans indication d’usage31.

Erica, êpstxv), la bruyère en arbre32. — Le bois paraît avoir été employé à faire des socles 33.

Fayus , le hêtre34. — Les Grecs en connaissaient deux espèces, l’une blanche, qui croissait sur les montagnes et dont le bois était très estimé, l’autre noire, qui poussait dans la plaine et était regardée comme de moindre valeur 3:i. Les plaines du Latium produisaient des hêtres admirables et de grandes dimensions ,lü. L’écorce du hêtre servaità certains usages religieux3' ; son fruit, la faîne {glansfagea), se récoltait pour les animaux 38, enfin sa cendre entrait dans la préparation du sapo3'.

Ferula , vàp07|?40, la férule commune41. — On la regardait comme le plus léger des arbrisseaux et comme très propre à faire des cannes pour les vieillards42.

Ficus, aux-?;, le figuier43. — Le figuier était plus recherché pour ses fruits que pour son bois ; présent des divinités, il était sacré pour les Grecs et le figuier ruminai était l’objet de la vénération des Romains [arbores sacrae]. Les Grecs le cultivèrent avec soin dans la plaine ; le meilleur moyen de le reproduire était de planter en terre, après l’avoir appointie, une branche un peu forte que l’on enfonçait à coups de maillet jusqu à ce qu elle ne dépassâL plus que très peu; on recouvrait ensuite de sable ; ce procédé donnait les plus beaux plants **; on le piquait aussi dans une scille pour le préserver des vers 4\ Pour donner de bons fruits, il ne lui fallait en général que peu d’eau; le figuier de Laconie faisait exception*5. On vantait les figuiers du Pont4', ceux de l’Ida en Troade, au bois fort et souple, qui atteignaient les dimensions de l’olivier48. Le figuier fut aussi 1 objet d’une culture soignée en Italie où l’on acclimata dans la campagne d’Albe des espèces syriennes49. Il était au nombre des arbres que l’on plantait dans les vignobles 5U. Dans les montagnes du côté de la Macédoine poussait le figuier sauvage (âpiveôç, capri ficus) 31 dont on estimait le bois pour sa souplesse52; il était entretenu aussi en Italie pour la greffe et la caprification 53 [poma].

Fraxinus , gsXta, le frêne ou orne; bumelia , poupîXioç, le frêne élevé54. — Les anciens avaient distingué deux espèces de frênes ; l’une d’un beau port, très élevée, peu noueuse, au bois relativement tendre, se plaisait surtout dans les vallées et les lieux humides et était appelée en Macédoine pougéXioç ( bumelia ); 1 autre espèce, moins haute, au bois plus serré et plus dur, croissait sur les montagnes58. D’après Théophraste, l’espèce appelée geXia

10 i-2. — 30 Id. V, 8, 3. Pline (XVI, 74) en fait mention parmi les arbres qui descendent aussi dans la plaine, ce qui fait supposer une omission dans les lignes précédentes. Sur un hêtre consacré à Jupiter, cf. arbores sacrae, t. I, p. 361.

— 37 Plin. XVI, 35. - 38 Plin. XVI, 16, 18 , 25. — 39 plin. XXVIII, 191. —40 Theophr. Hist.pl. 1, 2, 7; 6, 1-2. —41 Lenz, p. 563; Fée, lnd. Theophr. — 42 Plin. XIII, 123. 43 Lenz, p. 421; Koch, p. 71; V. Hehn, p. 94; Blümner, II, p. 269.

— 4t Theophr. Hist. pl. II, 5,7; II, 5, 4; Plin. VH, 123 et 154. Il y en avait de très nombreuses variétés ; cf. Theophr. Hist. pl. Il, 6, 6; Cutis, pl. V, 1, 8 ; I Un. XV, 68-83. — 48 Id. Il, 5, 5; Plin. XVII, 87. — 46 Id. II. 7, 1. — 47 Id. IV, 5, 3.

— 48 plin. XV, 68. — 49 Plin. XV, 83. — 80 Plin. XVII, 200. Théophraste ( Caus ■ pl m, io, 6) le déclarait nuisible à la vigne à cause de l'ombre qu'il répandait

— 81 Theophr. Hist.pl. 111, 3, 1. 11 était connu d’Homère ; cf. H. VI, 433 ; XI, 167 ; XXI, 37. Dans YOdyssde (XII, 103) c'est un figuier sauvage qui est auprès de Charybde. En ce temps on fait aussi mention d’un figuier cultivé (®ux£zi yT.uzîjr,): cf. Odyss. VII, 116. — 82 Theophr. Ibid. V, 6, 2; Plin. XVI, 227. — 53 Plin. XVII, 112 254 et 256; XV, 79 et suiv. — 84 Lenz, p. 509; Koch, p. 129 et suiv. ; Blümner, II, p. 268. — 65 Theophr. Hist.pl. 111,11, 3 et 4; Plin. XVI, 62-63 et 74. Ceux qui distinguaient les deux espèces seulement par l'habitat, reconnaissaient un arbre de plaine au bois madré et un arbre de montagne au bois serré.

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se trouvait dans le Pont1 et les deux étaient abondantes dans la vallée du Nil2. Comme le bois de frêne était des plus utiles et se prêtait à toute espèce de travail3, cet arbre fut cultivé en Italie, où l’on préférait celui qui avait poussé dans des endroits humides 4. II se multipliait au moyen de boutures que l’on transplantait vers le milieu de février5 et on l’abattait en automne6. Il fut aussi planté dans les vignobles7.

Hebenus, ’sSev&ç, l’ébénier, plaqueminier ébénier8. — Les anciens n’ont sur l'ébénier que des renseignements très incertains. Théophraste paraît croire que c’est un arbrisseau particulier à l’Inde9; il n’en connaît que le bois qui était dans le commerce dès une haute antiquité et classé parmi les matières précieuses, puisque les Éthiopiens en payaient tous les trois ans au roi de Perse un tribut de deux cents troncs ou bûches10 (<fiXa yyEç) dont nous ignorons la mesure, et que Pausanias dit avoir vu de très anciennes statues en ébène11. A l’époque de ce dernier circulaient encore sur la nature et la provenance de ce bois des récits fabuleux qui tendaient à le faire passer pour une matière fossile12. L’ébène avait figuré dans le triomphe de Pompée sur Mithridate 13. On dirait qu’il y avait deux espèces d’ébéniers : l’un rare, dont le bois était beau et bon, l’autre commun n’offrait qu’un bois sans valeur14. La poudre d’ébène passait pour un excellent remède ophtalmique15.

Hedera , xitto;, xta^ôç, sXt;, le lierre16. — Au IVe siècle avant notre ère, on connaissait de nombreuses espèces de lierres, parmi lesquelles on distinguait trois principales que l’on appelait le lierre blanc, le lierre noir et l’hélix, faisant ainsi du lierre rampant une espèce à part qui, selon quelques-uns, pouvait se changer en lierre (à7roy.txTouffGai) proprement dit17. On savait aussi que cette plante avec le temps pouvait prendre les proportions d’un arbre 18. Bacchus avait adopté le lierre pour se couronner [corona] 19 ; c’était aussi 1 attribut de Silène20; des peuples de Thrace en ornaient leurs casques et leurs boucliers dans les fêtes religieuses21; une variété de lierre noir, appelée par quelques-uns lierre de Nysa, servait à tresser les couronnes des poètes22. Le bois de cette plante [materies] passait pour avoir la propriété de séparer le mélange d’eau et de vin en laissant passer ce dernier seulement23; on en faisait aussi des briquets24 [igniaria].

Juglcins , xapua eùSoïxq, le noyer2’. — Les renseignements font défaut sur la culture du noyer en Grèce.

1 Theophr. O. I. IV, 5, 3. — 2 Id. IV, 8,2.— 3 Plin. XVI, 62 et 228. — * Plin. XVI, 74. - 6 Plin- XVI, 67 et 78. — 6 Theophr. V, 1, 2. — 7 Plin. XVII, 200.

— 8 Fée, lnd. Theophr. ; Blümner, II, p. 258. — » Theophr. Hist. pl. IV, 4, 6. Il

paraît savoir (V, 3, 1) que le cœur seul de cet arbre est noir ; cf. IX, 20, 4, où il dit qu’à première vue le bois de l’ébénier est semblable au buis, mais qu’il devient noir après avoir étéécorcé ; Théophraste confond ici l’aubier avec l’écorce. — 10 Ilerod. III, 97 ; cf. Plin. XII, 17. — H Paus. I, 42, 5 ; VIII, 53, 11; VIII, 17, 2, etc. ; cf. Blümner, II, p. 258 ; Schubart dans Rliein. Mus. N. S. t. XV, p. 105. — 12 Paus. I, 42, 5. 13 1 lin.

XII, 20. — 14 Theophr. Hist.pl. IV, 4, G; Plin. XII, 20. - 15 Theophr. Hist. pl. IX, 20, 4; Plin. XXIV, 89. — 15 Lcnz, p. 576; Koch, p. 150 et suiv. ; Blümner, II,’ 266. — ’n Theophr. Hist.pl. III, 18, 6; Plin. XVI, 145; cf. Koch, Op. cil. p. 152. — ’ 18 Theophr. Ibid. I, 3, 2; III, 18, 9; Plin. XVI, 151. — 1» Plin. XVI, 9 ; cf. Arrian. Anab. V, 2, 5. — 20 Plin. XVI, 155. — 21 Plin. Ibid. 144. — 22 Plin. Ibid. 147.

— 23 Plin. Ibid. 155. — 24 Plin. Ibid. 207. — 25 Fée, lnd. Theophr. (coll. Uidot); cf. Blümner, II, 293. Koch {Op. cit. p. 50) pense que les anciens Grecs ne connaissaient pas le noyer; cependant Pline (XVI, 223) reproduisant Théophraste {Hist. pl. V, 6, 1) rend «ajia lOSoixi par jugions-, cf. encore Plin. XVI, 218, et Theophr. Ibid. v, 7, 7. — 26 Plin. XVI, 74 et 76. Il pense que cet arbre est originaire de la Perse (XV, 87). — 27 Plin. XVII, 89. — 28 Plin. XVII, 89 et 91 ; cf. XXIII, 147, et Plut. Moi’, p. 647 A. — 29 Plin. XVII, 59 et 136. — 3» Theophr. Hist. pl. V, 9, 2.

31 pe genévrier est aussi désigné par les termes xiSjo? iîùxESpo;, «iSpo; ïuxlu,

,ii( oî (Theophr. Hist. pl. III, 12, 3; III, 9,2), oxycedrus, cedrus lycin,

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Nous voyons qu en Italie on le donne comm qui ne se plaisait pas sur les monta* J "" ^ l’humidité 26, résistait bien aux vents27 ot don Craignait

b Pays, on |,sM Avec

était nuisible aux gens et aux plantes28. D,,| ^ l 0mbre

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recherché dans ^

le multipliait de graine semée du 1er au p; m,u ;.,3

son bois on préparait un charbon métallurgie du fer30.

Juniperus, ccpxeuOoç 31 , le genévrier. i

cèdre ont été quelquefois confondus 32 - de cette!' "r ^ ’6 il ressort que les anciens connaissaient plusieurs «ÏÏ de genevners. Il y en avait en Macédoine sur ]e bagnes33, en Lycie et en Phénicie34, que l’on L”10”' pour des cèdres ; on en trouvait de très gros en Espv^ surtout dans le pays des Vaccéens35. Son bois était?’ certains rapports mis au-dessus de celui du cèdre» Avec ses baies on falsifiait le poivre37 et, en les faisant bouillir dans du moût38, on fabriquait une espèce de vin artificiel conseillé par les médecins contre la fatigue»

Larix, le mélèze40. — On n’a rien trouvé chez les Grecs qui se rapporte à cet arbre 41 . Au temps de Vitrine il n’était connu, depuis César seulement, que des habitants des rives du Pû et des bords de l’Adriatique comme un arbre dont le bois était incombustible. Cette particularité aurait été découverte lors du siège d’un lieu, situé

dans les Alpes, appelé Larignum, d’où l’arbre tira son nom42. Le bois de mélèze venait de là par le Pô à Ravenne43. On pensait que le plus grand arbre qui eût jamais existé était un mélèze dont Tibère avait fait exposer sur le pont de la Naumachie une poutre de 120 pieds de long et d’une grosseur uniforme de 2 pieds44. Cet arbre fournissait une résine fluide couleur de miel, d’une odeur assez forte, qui ne se concrétait pas45; elle était employée en médecine46.

Laurus, Bà^v-q, le laurier47. — C’est un des arbres les plus renommés du monde ancien et cela dès une haute antiquité. S’il n’en est fait mention qu’une fois dans P Odyssée**, où il ombrage la caverne de Polyphénie, Hésiode dit qu’il l’a reçu comme un présent des Muses , et il a joué un rôle important dans les temps historiques, où il est l’arbre aimé d’Apollon, le symbole delà victoire50 et celui de la paix31 [arbores sacrae, coroxa, triumphus] ■ Probablement originaire delà ’lhessalie, d eù, selon une ancienne légende, il fut apporte a h['Pies [ apollo], il était très répandu dans le monde gre, ul ép°T J de Théophraste ; on le trouvait au mont Ohmp'i P^ ^ blement sur le versant méridional, puisque 1

dioenicia (Plin. XIII, 52-54) ; mais en lisant les auteurs on ne ■spèce il s’agit; cf. Lcnz, Op. cit. p. 357; fl. Blümner, 'P ..j 3, 1

i. 38 et suiv. — 32 cf. ci-dessus cedrus. — 33 Theopir- • ’ __jepliié

:f . Plin. XVI, 73. — 34 Theophr. Ibid. III, 12, 3. — 3’ p ^ pljll XIL î9 S. I. ; cf. Theophr. III, 12, 3, et Blümner, II, p. 292, n. ■ y, 219, 378.

- 38 Plin. XIV, 112. — 39 Plin. XXIII, 52. - 40 Leuz, p- • ’ ^

-41 Blümner, II, p'. 272. - 42 Vitruv. 11,9, 14-16. Celte «bscr ^ îonlrouvée et le récit qui I accompagne paraît légendaire, . )1S était end81

ivec Lcnz (p. 9, n. 30) que le bois des ouvrages qui «e b* le mM

le quelque substance ignifuge. Pline rapporte aussi ’ loj„ (§ 58) e"

irùlait pas et ne donnait pas de charbon; mais il se c . ce passage Par i

lisant qu’on le brûlait en Macédoine pour en extraire a u g|.(C on '

imprunté à Théophraste {Hist. pl. IX, 2,3); or, ui ' par tonU c

,Lt. Ce n'est pas la seule fois que Pline ait rendu ce ^ ^ «

Uümner, II, p. 273, n. 4. -43 Vitruv. II, ». ’ . . la Rliétie (p»"- ’

nélèzes employés à la construction de ce pont y 28; XX'1 ’ ,

90). - 45 Pli„. XVI, 43; XXIV, 32. - « P J1’ ■- 1

— 47 Lenz, Op. cit. 450 ; Fée, lnd. Theophr. Blu™" •

ulturpflanzen (6e éd.), p. 210 et suiv. ; cl^P- " |(j

XX'V, Vi

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