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.. ,nmme propre à l’Égypte', où il était , arbre regan 1 u lc nome de Tlièbes a, et con-
HWtnrralaitinlroduitàRhodes;.aiineu-
sacré à Is* dc frUits 4. Son bois noir ressemblait
fcelui du . , êcher t. C’était un arbre im-
Fersic^Z, ’ lintroduit probablement à l’époque porté enIlaliein’tre Mithridate 9 et cultivé pour ses fruits
de f guerrC "°on bois on faisait des échalas de médiocre
[posa] ; avec son bois o
qualité10' jn __ Le picea de Pline est un
picea ’ identifié tantôt avec l’arbre appelé *«i5xïi
COni!f° nhraste ‘‘tantôt avec l’épicéa »: L épicéa se plai- FT r?c montagnes et au froid; il avait parfois une T* Ï,J „„ funèbre, mais non constamment, pmsqu on S'sni " -, 1 nu les iardins13. Son principal produit était
:r;àit wfa",o„d»„,epet d». ^ a ,
^altdt'sgaanalesblancs qui servaient à falsifier l’encens.
il bois était inférieur a celui de 1 abies .
■es botanistes sont d’accord aujourd’hui pour voir dans l’arbre appelé «rà>«| et dans celui qui est désigné Dar le terme irfruç, des espèces de pins 1 ' ; mais il est bien Lisemblable que les écrivains, en se servant de ces mots, ne se sont pas toujours astreints à designer 1 arbre dont ils parlaient par celui qui lui convenait absolument et que, aune époque où la valeur des termes n 'était pas bien déterminée, plus d’une erreur a été commise ‘\
K Les Grecs reconnaissaient deux genres de pins, le pin cultivé (iccux-q %epoç) et le pin sauvage («YPfa), et dans ce dernier deux espèces, l’une appelée ’toata, l’autre iraoalî«1T; en Macédoine, on faisait un troisième genre auquel on donnait l’épithète de stérile (âxap7tov), dans lequel on distinguait l’arbre mâle et l’arbre femelle18. En Arcadie, ces distinctions n’existaient pas et l’on se servait du seul terme tutu? pour désigner tous les genres de pins10.
Le pin (iteux-q) était propre aux montagnes, en Macédoine20, et aimait le froid21; il y en avait dans la partie montagneuse du Latium22; cet arbre, qui s’abattait au printemps23, était exploité pour son bois [materies] et
sa résine21. Son charbon était recherché par les ouvriers
qui travaillaient les métaux28.
Pinus, rthvç 26, weuxT, T)gsfoç ou -1, le pin pinier
ou pin parasol 28. — S’U est hors de doute que ce pin était connu des anciens, on ne saurait affirmer que les expressions pinus, 7utuç, désignent toujours le meme arbre , peut-être est-ce à lui qu’Homère a fait allusion 30. C est un arbre qui ne poussait pas dans les régions un peu septentrionales ; on ne le voyait pas dans le l’ont , en revanche, il abondait dans l’Elide 32 ; il yen avait aussi à Chypre, dont le bois passait pour supérieur à celui du pin appelé Tteux-q 33 [materies]. Ce pin, en Italie, était 1 ornement des jardins34, bien que son ombre fut réputée nuisible aux gazons38; on le cultivait pour sa beauté et pour ses pignons qui sont comestibles 36 et étaient utilisés en médecine31. Son feuillage fournissait la couronne du vainqueur aux jeux isthmiques 38 [corona 30,^ arbores sacrae] ; son charbon était recherché dans la métallurgie de l'argent ; enfin il était un attribut de Cybèle °.
Pirus silvestris , à^pâç, le poirier sauvage fl. Il croissait du côté de l’Olympe sur les montagnes et dans la plaine où son bois était meilleur 42 ; ce bois était de ceux que l’on teignait43 [materies].
Platanus , 7tXàxavoç, wX gctccvitto; 44, le platane ,J. Cet arbre a été connu en Grèce dès la plus haute antiquité. De divers côtés on en montrait que la traditioli faisait remonter au temps de la guerre de Troie *6. Gortyne, en Crète, prétendait posséder le platane qui avait abrité les amours de Jupiter et d’Europe41; la Phrygie, celui où avait été pendu Marsyas vaincu par Apollon48. C’était un arbre qui croissait facilement t0, se plaisait dans les lieux humides80, auprès des sources, au bord des fleuves81; il atteignait en certains endroits, même jeune encore, des dimensions extraordinaires52. Quelques-uns ont excité une vive admiration, comme celui que Xerxès orna d une parure d’or83 et celui sous lequel, en Lycie, le consul Licinius Mucianus dîna avec dix-sept convives84. Les platanes de l’Académie, à Athènes, étaient célèbres Jl. Si cet arbre prospérait en Grèce sur le continent et dans les
• îütoplir. 0. I. III, 3, 5; IV, 2, 1; Plin. XIII, 60; Slrab. XVII, p. 822.
~ - Theophr. IV, 2, 8 ; Plin. XIII, 63. 11 y en avait aussi en Ethiopie ■îprès Slralion (XVII, p. 823), si toutefois le passage est authentique.
~ 3 i^0r- P- c. — 4 Theophr. III, 3, 5. Pline (XV, 45), parlant des per-
► **ca€(p^cheis), dit tju ils avaient été introduits de l’Égypte à Rhodes ou ils sont stériles ; Ky a lu une erreur, il s'agit non du pécher, mais du persea; cf. Blümner, II, J';83’ l' - 5 Theophr. IV, 2, 5; Plin. XIII, 61. - G Diosc. I, 164. — 7 Lenz, xVn iq1'' P l93, ~ 8 plin- XII> I4- “ 9 Hehn, °P* ciL P* - 10 Plin-
dcux't ° ~ 11 ^mnep’ QP* °it. Il, 271 et 286; il remarque d’ailleurs que ces Qp ril e^Plcea Paraissent quelquefois désigner le sapin épicéa. — 12 Lenz,
pjCÇn i ' ' * ''n* XVI, 40 et suiv. Cependant l’assertion du § 46, que lc f épicéa -- 1 ! i- 'e <- P1G m^ze (fart*), ne permet pas de l’identifier avec
par , llU' 49, ^^ne> eû traduisant Théophraste, a rendu iceûxyi tantôt
Lncr 11 ^ Par cf. Thesaur. ling. gr. t. VI, col. 1024 et 1134;
Usante - dc ,*i Pa (*escr*ption qu’il donne de l’arbre est tout à fait insuf-
Tkop,,, p 47s . V paraît altéré. — 14 Plin. XVI, 42. — 16 Schneider, Iiul.
Op, cit.n ofi 9?* c^‘ P’ ^ su^v- 1 Helin, Op. cit. p. 291 ; K. Kocl
Hehn, Op. cit. p.
1011 en^le ^ et la icapaXta est attribuée aux habitants de
5.PIci!adi5ti6„“:-Hehn’ °P: CiL P' m- ~ 11 Theophr. Sist. pl. III, 9, 1 ; laré8'»" de l'|da. -
ce r 41lc0I>*lr' Ibid. 9, 2. — <9 Théophraste (Ibid. 9, 4 et 5), celui r|uc désigne"1 ’^nUm^re 'CS carac*^res distinctifs de l’arbre appelé -îxu; faraient qu'un jep B ° son texte on peut conclure que si les Arcadiens
ailleurs. jq XImo l'.0"/ ‘.°,,4es lcs cspèces de pins, il n’en était pas de même r®1' b?i« (pin sylvestre r ^ . 3’ ‘ ’ Y trouvait aussi l’espèce appelée
H TlinA.,1 I
®€rvi
"^ld' V. t, l 1CI’ ’,£':'xr| par P'cea ■ — 22 Theophr. O. I. V, 8, 3.
pl®e traduit.;- ' ' 9’ 5; 1X' 2- 1 ; Plin. XVI, 42. — 25 Id. V, 9, 3.
■ ; cf. Theophr //;/ n!""' 228 ! cf- Theophr. IIist.pl. IV, 14, 8;
’ W; «t. Theophr. Il .1 9’ 4) et par P'cea (XVI, 46 ;cf. Theophr. III, 9, 5 ;
’ déclare lui-même (XVI, 48) que, les noms chan ,
f Theophr. /6„, , * d ®prè9 Fée- ^d. Theophr. et K ‘ de ce passa„0 ' ‘ , ’ 1 : cf- Pline (XVI, 40) qui s’<
Koch, Op. cit. p. 28).
40) qui s’est vraisemblablement
géant suivant les localités, non constat auctoribus quod cuique generi attribuant. 27 11 a paru probable que chez Théophraste les expressions xeùxp et xeùxp
x<ovo,ùçoî désignent le pin pinier; cf. Hehn, Op. cit. p. 291 ; Blümner, II, p. 283.
28 Pour les caractères de l’arbre, cf. Diosc. I, 86 et Lenz, Op. cit. p. 3,3.
29 Hehn, Op. cit. p. 290; Blümner, L. I. — 30 Hom. 11. XIII, 390 ; XVI, 483.
C’était l’opinion dc Fraas et de Lenz; elle est combattue par V. Hehn (p. 291) qui serait disposé à voir, ici, dans iütuî le pinus lartcio, à cause de 1 épithète pXoïOçxi ; mais cette épithète, comme p.axç)jTiv (Od. IX, 186), peut ne s appliquer qu’au seul tronc dc l’arbre et n'empêche pas, ce nous semble, la première interprétation. - 31 Theophr. O. I. IV, 5, 3 ; Plin. XVi, 138. - 3‘2 Id. III, 9, 4. - 33 Id. V, 7, I .
— 34 Virg. Bucol. VII, 05; Ovid. Art amat. III, 687; Petron. Sat. 131. - 3’ Plin.
XVII 89 36 plin. XV, 35 et suiv.; XVI, 107. — 37 Plin. XXI11, 142; XXl\ , 104
et 106, etc. - 33 Plin. XV, 36; Paus. VIII, 48, 2. - 39 Theophr. Ibid. V, 9, 2.
D’après Pline (XXXIII, 94), son bois était excellent pour la fonte du fer et du cuivre.
— 40 Ovid. Met.X , 104. — 41 Leuz, Op. cit. p. 683, et Fraas ; cf. Fée, Ind. Theophr .; Koch, p. 182; Blümner, II, p. 250. — 42 Theophr. Bist.pl. III, 11, 5; 3, 1; 3, 2; Plin. XVI, 74, 77- Pline n’ajoute pas dans ces passages l’épithète silvestris , mais il s’inspire visiblement de Théophraste. — « Plin. XV, 205. — 44 maxive™, est la forme d’Homère (11. II, 307) et d'Hérodote (V, 1 19). - 43 Lenz, p. 434 ; Blümner, II, p. 285 ; V. Hehn, p. 283 et suiv. Koch (Op. cit. p. 77) n’est pas certain que le aaxiv'uxo; d’Homère soit le platane. - 46 Par exemple lc platane de Delphes planté, disait-on, par Agamemnon (Theophr. Bist.pl. IV, 13,2; Plin. XVI, 138), celui de Caphyes en Arcadie (Theophr. L. l.\ Plin. L. I. ; Paus. VIII, 23, 4). - 47 Theophr. Ibid I 9 5' Plin. XII, 11; ce platane ne perdait pas ses feuilles l’hiver; il y en avait de la même espèce à Chypre. - 48 Plin. XVI, 240. - 49 Theophr. Ibid. III, Q 1 30 ld. I, 4, 2; IV, 8, 1. — 31 Hom. 11. II, 307. Pausanias (VII, 22, 1) cite sur les bords du fleuve Pieros un bois (SWoç) de vieux platanes creux dans le tronc desquels on pouvait prendre son repas et dormir. — 32 Par exemple celui du Lycée à Athènes ; cf. Theophr. I, 7, f. — 33 Herod. VH, 31 ; cf. Aclian. Var. Bist. Il, 14,
54 pi;n> XII, 9. — 33 Plin. !.. I. On sait que Cimon en fit planter sur l’agora;
cf. Plut. Cim. 13.
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îles *, il paraît avoir eu quelque peine à s’acclimater en Italie. Au i\c siècle avant notre ère, il y en avait peu du côté de 1 Adriatique, si ce n’est près du temple de Diomède, et ceux que Denys l’Ancien avait fait planter à Rhegium étaient mal venus 2. Mais au temps de Pline, sa culture avait fait des progrès et il s’était propagé en Gaule jusque chez les Morins, où le sol qu’il occupait était frappé d'impôt 3. On avait même introduit en Italie la variété crétoise à feuilles persistantes 4. Le platane était un arbre qu on soignait tout particulièrement; on allait jusqu’à l'arroser avec du vin 5. En Grèce, il se multipliait de semis 6 ; en Italie, de provins \ Dans ce pays, c’est surtout pour son ombrage8 et comme porte-greffe 9 que 1 on lit cas du platane, car son bois paraît n’avoir eu que peu d’emplois10.
Populus nigra, alyeiooç, le peuplier noir u \ populus alba , XeuxT), le peuplier blanc12. — Les deux espèces étaient connues des Grecs; ils les décrivent comme des arbres qui se plaisent également dans les montagnes, dans les plaines et auprès des cours d’eau 13. Le peuplier noir était assez abondant en Crète, où il portait des fruits; ailleurs il était stérile11. Chez les Latins, on distingua en outre une espèce appelée libyque (peuplier tremble)15. En Italie, le peuplier se multipliait de boutures 16 et était utilisé dans les vignobles ”. On attribuait au peuplier noir, qui abondait sur les bords du Pô18, la production de l’ambre19 [electrum]. Le blanc était consacré à Hercule 20 [arbores sacrae] qui, disait-on, l’avait trouvé près du fleuve Achéron, dans la Thesprotide, et introduit en Grèce21. De là venait que son bois seul était admis pour les sacrifices dans le sanctuaire dédié par le héros à Pélops22 et dans le temple de Zeus à Olympie 23. Ce bois était aussi employé dans la construction et à divers autres usages [materies]; les charbonniers en faisaient peu de cas21.
Quercus , opüç, le chêne. — Ces termes sont les noms génériques les plus fréquents; ils alternent souvent avec les noms spécifiques et c’est en vain la plupart du temps que l’on chercherait à déterminer chez les écrivains l’espèce dont ils veulent parler25. D’ailleurs, la nomenclature antique était extrêmement confuse; on n’était d’accord ni sur le nombre des espèces, ni sur leurs noms, ni même
l Theophr. Ibid. IV, 7, 4. — 2 Theophr. Ibid. IV, 5, 6 ; cf. Pline, XII, 7, qui commet une méprise en parlant ici d’essais faits en Espagne; on lit cnom'av dans le texte de Théophraste. — 3 Plin. XII, 6. — 4 Plin. XII, 12. — 6 Piin. XII, 8. — 6 Theophr. O. I. 111, 1, 3. — 7 Plin. XVII, 96. — 8 pijn. XII, 6 et 11 ; son ombre était réputée favorable (XVII, 90). — 9 Plin. XV, 57; XVI, 121 ; cf. Virg. Geory. II, 69. — 10 Esope, 313 (éd. Halm), le donne comme sans utilité. Dans la fabrication du charbon, il produisait beaucoup de fumée (Theophr. Ibid. V, 9, 4). Avec les baies, on lit de l’huile (Plin. XV, 29). — 11 Lenz, p. 439; Koch, p. 61 ; Bliimner, II, p. 282; il est mentionné dans Homère, lliad. IV, 482 ; Odyss. V, 64, 239, etc. — 12 Lenz, L. I. ; Bliimner, L. I. L’à/spwî; d’Homère (II. XIII, 389 = XVI, 482) a été identifié dans l'antiquité avec le peuplier blanc (Paus. V, 14, 2); Sprengel (Geschich. der Botan. p. 40) et après lui Lenz adoptent cette opinion; Bliimner fait remarquer que la qualité du bois, qui, dans Homère, est mentionné comme servant à construire des vaisseaux, rend cette identification douteuse; cf. Koch, p. 62. — 13 Theophr. Hist. pl. III, 3, 1 ; 6, 1 ; IV, 1, 1 ; Plin. XVI, 73 et 77. — H Theophr. O. I. III, 3, 4; II, 2, 10; Plin. XVI, 108. Selon Théophraste (III, 14, 2), les deux espèces ne portaient ni fleur, ni fruit; Lenz (p. 440, n. 958) fait remarquer que les chatons du peuplier n’ont pas été reconnus pour des fleurs. — 15 Plin. XVI, 85 ; Lenz, p. 440, n. 960. — 16 Plin. XVII, 68, 78, 143. — 17 Plin. XVI, 173; XVII, 200 ; XVIII, 266. — 18 Paus. V, 14, 3. — 19 Diosc. I, 110. — 20 Virg. Bue. VII, 61 ; Geory. II, 66 ; Plin. XII, 3. — *1 Paus. V, 14, 2.
— 22 Id. v, 13, 3. — 23 Id. V, 14, 2. — 21 Theophr. O. I. V, 9, 4. - 2S La remarque qui a été faite plus haut à propos du picea est applicable ici ; cf. Lenz, p. 397 ; Koch,(p. 44 et suiv. ; Bliimner, II, p. 260, dont ces lignes résument l’opinion.
— 26 Theophr. Hist. pl. III, 8, 2. — 27 Jd. III, 8, 2 et 7. Au sujet des espèces énumérées, voici ce que dit Schneider (Ind. Theophr. p. 353) ; botanici nostri non sine opinionum insiyni varietate distinyuere conati sunt. L'ampu n’était pas estimée comme bois de chauflage; son charbon qui sautait et faisait des étincelles
sur leurs caractères26. Du côté de l’Ida espèces de chênes, toutes fructifères ^ J
quatre seulement, dont une, appelée Macéd4el était stérile, selon d’autres ne donnait , ? 0nle83|
vais glands 27. A ceci il faut ajouter les arh ^ forlnJ phraste rapproche des chênes et qui *0 T® qUe ThéJ regardés comme tels : l’yeuse etle chêne àl , ;uij°Urd’hjii| puis une espèce de chêne-liège (çsUdSpuV*9 jourd’hui probable que les Latins ont dislin • J fois le chêne rouvre (robur) du chêne pédonruU fH eus), qui, chez les Grecs, paraissent avoir ét i 7/ “1 par le seul terme oPù;30. Ces deux espèces cr peu près partout en Grèce et en Italie3* et mêm iT^ nord; on mentionne le chêne en Thrare3? a, V1. en Germanie, ou les rouvres de la forêt W, ’ étaient, pensait-on, contemporains de l’oril’ Tl monde34. Pline énumère en outre quatre autres"!!* le chêne esculus (aesculus) 35, l’yeuse (Uex\ cerris ( cerrus ) et le chêne-liège (, suber )36.
L’esculus ( aesculus , epr^ôç) était l’arbre sacré de Juj ter37 [arbores sacrae] ; c’était lui qui rendait des oracll à Dodone38 ; à Rome, ses rameaux fournissaient les cou-1 ronnes civiques39 [coronae]. Il avait aussi de plus huml blés destinations ; en Italie, où il était plus rare que les! deux espèces précédentes40, on le cultivait pour en faj des échalas41 ; ses glands étaient comestibles42. On citait'l de très anciens arbres de cette espèce auprès d llion41, 1
L’yeuse (ilex, 7tpïvoç)44, auquel on avait emprunté les! premières couronnes civiques 45 et dont le bois était I
très estimé, venait en Macédoine et en Arcadie16. On en connaissait deux espèces en Italie47. Une variété appelée ilex aqui folia parva est le chêne à kermès, qui poussait en Espagne, en Galatie, en Pisidie, en Cilicie, en Afrique et en Sardaigne 48. Certains de ces arbres étaient célèbres par leur antiquité; on montrait à Rome, sur le Vatican, une yeuse plus ancienne que la ville même; trois à Tibur, une autre à Tusculum qui avait 3i pieds de tour49. Le bois de l’yeuse, d’une grande solidité, était recherché pour la menuiserie [materies].
Le chêne cerris ( cerrus ) 50 était inconnu de la ptaj grande partie de l’Italie51; son bois était peu estimé , son gland, amer53.
lit utilisé dans la métallurgie; cf. Theophr. 111, 8, 7. Pline, quiripi»^^ I servation, l’applique au quercus latifolia. — 28 Id. I, 9, 3 : III, ’■ '■ 1 s#jeri| 9, 3; III, 16, 3; ceci est une dénomination arcadienne ; voil l'"5 ] ’
30 Bliimner, II, p. 261 ; robur chez Pline répond a Vî, ’ (Theophr .]
2); XVI, 218 (Theophr. V, 4,3); XVI, 212 (Theophr. V, 4, 2 ; XV , ~ ^ «
6, 1). — 31 Plin. XVI, 17; voir dans Théophraste (Hist. pl- ^ % , ]
forêts de chênes au promontoire de Circé. — 32 Theopln- t « ^ 3$ LeH I
33Theophr. Hist. pl. IV, 5, 3. — 34 plin. XVI, 0. — 3j 1 1"1, „arMtrc9 4C1, n. 888 ; Bliimner, p. 260 et 264. 11 arrive à Pline de ren rc clli|aj. j
Theophr. III, 8, 4; Plin. XVI, 22. On avait voulu identifier ^ ^ ,. ier; celte opinion a été réfutée par V. Helin, Op. cit. P- .j, ap. Stral).
rg. Geory. II, 15. — 38 Hom. 11. V II 22 et 60 , \ , ,j13, ’ 1 g,/y«. XI'. I
I, p. 326; Soph. Trac h. 171 (mais 1168 on lit Sfuo5, comro |la]isanias(Val 7) ; Apoll. Rh. Aryon. IV, 583 ; Steph. Byz. p. 246 (éd. Mener J, ^ ^
, 5) et Strabon (VII, p. 328) se servent du terme StS(. L es ^ y a(„l intagnes en Macédoine (Theophr. III, 3, 1). Dans les ' ^ j __ 39 plia. üRdJ'J
; chênes divers parmi lesquels des jir,!; et. l’aus. < , p]in. X'L - • I
40 Pli„. XVI, 17. - 41 Plin. XVII 151. - 42 Theophe; D ’ ’ ^ , W Fraa4 43 Theophr. Ibid. IV, 13, 2 ; cf. Plin. XVI, 238, qui tradui p ’ |, inlerp«f
près Fée, Ind. Theophr.-, cf. Hesych. s. «■ ii.ee, Bliimnc ’ ‘ t]'esculus, P01-
ix 1 x t k Di- vvi \ 1 Elles furent ens »
t’ chêne au kermès. — 45 Pim. XVI, U. Eiie glands. lvr I
mporte quel chônc, pourvu que la branche poit.it c e » dans les valh^» '
4 «• Scion Pline, Il ,UU1 ta» 1- , f.lt |- * H
- i Plin. XVI, - •« PU". XVI. « ***** JVI. * -*
n ; il dit (III, 7, 3) 4 ^çTvoî <,(,») xiv Tocvtxoïv ««««• Lcnz voulait voir Vt ^
50 Le nom grec est incertain ; cf. Bliimner, II, p. - C11 une 31111 ,,, 1
•ris dans le d’Arcadie dont les glands mun»-™ ^ , 53 M 1
ennlir. III. 4. 6. — 51 Plin. XVI, 17. — b2 rlin’
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ijige (subér, Wfi»*1, ?«***. ŸeXX6oPuÇ) 2 Le chén !!f rare en Grèce; il n’était pas non plus paraît »v0ir , L àce qu’il semble 3. L’espèce d’Arcadie comm'1» en 1 a g un vrai chêne-liège; on en peut dire Datait pe,lt'Jird,PEttrurie dont le feuillage n’était pas per-
autant de celle ^ ^ paraît tout d’abord avoir été
sistanG; *>“ fajre deg bouéeS, des flotteurs pour filets;
servit pour boucher des vases et pour es de femmes l’hiver s. Le bois, de Usdicm qualité, ..'était utilisé qu'à défaut d'autre,
, de celle d éc
employée q*>afairf
plus tard on son
gar' ‘ très
mr des chaussurf
à Lacédémone et en Llide i^le saule, l’osier \ - La Grèce en connaissait deux espèces, l’une appelée blanche, 1 autre a ecorce n,. e et rouge appelée noire ; dans l’une et 1 autre es- Z il y avait une variété basse 8. En Italie on citait e 1 Le blanc d’Amérie, le saule viminale ou pourpre, le Le gris (m’orna), plus mince que le précédent, le saule gaulois le plus mince de tous». On le cultivait en arbres et en buissons ; les branches des arbres se taillaient en échalas, tandis que de l’écorce on faisait des liens ; les buissons fournissaient des baguettes flexibles employées parles vanniers10. C’était des arbres d’un bon revenu “, qui se multipliaient de boutures ou de provins12. En Vénétie, on s’en servait pour marier la vigne 11 .
■ Sambucus, àxrrq le sureau u. — Il vivait à peu près partout, sauf sur les montagnes15 ; dans les endroits ombragés et humides, sa vie était plus longue que dans les lieux secs18. Sa propagation s’opérait au moyen de boutures 11 ; de son bois on faisait des bâtons légers et des échalas 18 [materies]; sa moelle était utilisée pour la conservation des fruits 1 9.
Sari , ffolft, le souehet en capitule ou le souchet en faisceau.— Cette plante herbacée se trouvait en Égypte20; sa racine ligneuse et dure donnait un charbon estimé dans la métallurgie du fer21.
I l’yèble22, ou le gainier, dit aussi arbre de Judée- . — Cet arbre, assez mal déterminé, avait un bois léger utilisé seulement pour faire des bâtons24.
I Smilax, 'ru.îÀa?, salsepareille d’Europe 25 . — Cet arbuste Nui, selon Pline, venait de la Cilicie20, était assez répandu*
■ Grèce et notamment en Arcadie27. Son bois était légè-
sonore et doux à travailler.
plmlï,'!', S° conteDle de transcrire le mot grec (cf. Theophr, III, 8, 5) ;
|L ,[[ ’’ 1 rrnc0l'tre le même mot elle rend par suber (cf. Theophr. V, 1, 2).
imnor rar^- C°mme 1C <Iuercus PseUjdo-suber ; cf. Fée, Ind. Theophr.
p. 402 foit que ccst le chêne-liège; c'était aussi l’avis de Lenz.,
arcadicn ■ p|; , P 9’ 3; ***’ cf- Clin. XVI, 34; çtXXoSçuq est un terme
fferc.is suie) ■ u ' Pars"^eri Sprengel, dans sa 2* édition, l'a interprété par p, 533. Pline '\\\T el ldenUfié avec <fOAo;; cf. Schneider, Ind. Theophr. - sv Helu, n ' ’ rend aussi ce terme par suber ; cf. Theophr. IV, 15, 1.
|vt, 33. p' 5M- - 4 Thc°P'>r- HL 17, 1; cf. Helm, L. I. • 5 PHn.
^tait sujet à sc rrc'.i! 3"’ 4>1'11' l. Le tronc de l’arbre appelé àXiçpXoïo;
c®ur oiî5’lw4p$lOT °n.dlsait mt'me que c’était le seul arbre qui n’avait pas de employé pour les sacrifié (Theophr. III, 8, 5); son bois n’était même pas
foudre. on ne sailraj^e ’ Pai cc 1U il avait la réputation d’être souvent frappé delà (Theophr. lu « ' 'a'mout affirmer que l’espèce appelée «lyîX ui, ocgilops
G- 266, — l' i m’ *’ 2-)> soit notre chêne
égilops [materies] ; cf. Blümner,
appelait (tKoJLu. 437 ’ ^oc*b P- 50; Blümner, II, p. 293. En Arcadie on
espèce d’osier asiatimL "j ’ P*‘ne (XVI, 177) donne l 'lielice comme une F1.1”"- « Plin. W"(7 TI‘,e°Phr- W. 13, 7. 9 PH„. XVI, 177. - 10 Plin.
7jp*ts (cf. pqn ’ 11 jll8^re de saules suffisait pour vingt-cinq jugères
& Pl1"’ XVII, 141 • Cf ’s . ' ’ 0n couPait les branches tous les quatre ans environ.
W, p. M,'. k T 13 Plin’ XVl1- 20t- - «Sprengel, d’après Fée, Ind. rstU- W’ *3, 2. I t’,p Ch* P’ *«■ - 15 Theophr. III, 13, 4; Plin. XVI, 74.
J&ï ; ,,j »*«. xv, «T/^îr 18 Jhrhv- 11,1 13’ 4; piin- xv,[
L t| .... '“'sceau selon s ’cs e s°uchct en capitule selon Fraas cl le
Lia *.«..! Cf- F6°- Ind- 7he°P'"-- et Lenz, p. 279.
^brm!d“Pap^us fournissait mln'XU!: S.e’°n Théo*,hrastc (Ibid- 1V. 8.
| 1 Wais pour f'a|)rjf USS1 un ’(‘a11 'j0's qu’on utilisait non seulement
I 1 es ustensiles de tout genre; il s’employait auss
LIG
Sorbus , Sa, ot], otr,28, le sorbier20. — Arbre au bois solide et compact, le sorbier se plaisait dans les lieux froids 30 ; on le multipliait en Italie de stolons arrachés avec letalon31 ; avec ses fruits, on faisait une sorte de vin 32 ; ils entraient aussi dans la préparation d’un fromage fort31.
Spina , axavOa, l’acacia vrai34. — C’était un arbre exotique dont on tirait du bois de construction [materies] et des gommes-résines odorantes35. Il croissait dans la haute Égypte, où l’on en trouvait de grandes forêts sur le territoire de Thèbes36. Il y en avait deux espèces principales, l’une blanche31 et l’autre noire; le bois de celle-ci était le plus estimé. Une autre espèce, sur les confins de l’Inde et de la Perse, produisait une gomme semblable à la myrrhe38 ; une quatrième assez rare, appelée axavôcc [spina sitiens),se rencontrait dans les solitudes de l’Arabie39. Dans le Pont et dans la Cappadoce,on trouvait une variété semblable à celle d’Égypte, mais plus petite, dont le bois figura dans un des cinq triomphes de César40. Les fleurs de l’acacia servaient à faire des couronnes; elles avaient aussi des emplois médicaux41.
Styrax , ffrupalj, le styrax officinal42. — Cet arbre, connu pour son bois odorant43, croissait en Pisidie, où l’on en faisait des hampes de lances44.
Taxus, {ttXoç, l’if43. — L’if croissait en assez grande quantité en Macédoine et en Arcadie. Dans l’Ida (Troade), il y en avait moins ; là se trouvait une espèce dont le bois de couleur fauve se vendait quelquefois pour celui du cèdre46. Ses baies passaient pour vénéneuses, surtout celles de l’if d'Espagne, son bois pour malsain; on racontait que du vin transporté dans des récipients en bois d’if avait occasionné la mort. En Arcadie même, le poison de eet arbre était si actif, disaiton, qu’il tuait ceux qui dormaient ou mangeaient à son ombre; mais on le rendait inoffensif en y enfonçant un clou d’airain47, ce qui donne à penser que son influence nocive a été fort exagérée.
Therebinthus , TépgtvQoç, le pistachier48. — Une seule des espèces connues des anciens était recherchée pour son bois ; c’était celle qui croissait du côté de Damas en Syrie ; dans cette région, les arbres atteignaient de grandes dimensions et couvraient, disait-on, des montagnes entières49. En Macédoine et dans la contrée de
pour la foute du fer et du cuivre ; cf. Plin. XXXIII, 94. — 22 Sprengel, d’après Fée, Ind. Theophr.-, et. Koch, p. 59, et Blümner, II, p. 27 t. — 23 Fraas d’après Fée, L. I. Koch, p. 141, renonce à le déterminer. — 24 Theophr. Hist . pl. III, 14, 4; V, 7, .. — 25 Lenz, p. 307; Fée, Ind. Theophr. Koch, p. 41, ne sait comment identifier cette plante. — 26 Plin. XVI, 157. — 27 Theophr. Hist. pl. III, 10, 2. -3 Les
trois formes sont dans la tradition manuscrite de Théophraste ; cf. Hist. pl. Il, 7,
7 ; II, 2, 10 ; III, 15, 4. On lit aussi la forme où*, III, 6, 5; plus tard on trouve (plur. neutre); cf. Galcu. XIII, p. 214 (éd. Kuhn). — 29 Schneider, Ind. Theophr p. 458 ; Lenz, p. 688 ; Koch, p. 186; Blümner, II, p. 285. — 30 Theophr. Ibid. II, 2, 10; Plin. XVl, 74; XVII, 242. — 31 Plin. XVII, 67. — 32 plin. XIV, 103. — 33 Plin.
XXVIII, 132. 31 Fraas, ap. Fée, Ind. Theophr.-, mimosa du Nil selon Sprengel;
cf. Lenz, p. 735, et Blümner, II, p. 249. — 35 Theophr. IV, 2, 8 ; Plin. XIII, 66 ; cf. XXIV, 109. — 36 Theophr. Ibid. ; Plin. XIII, 63. — 37 L’espèce blanche était aussi appelée acanthe d’Hercule (Theophr. IV, 4, 12). 38 Theophr. IV, 4, 12 ; IX, 1,2;
Plin. XII, 33 ; cf. § 21. - 39 Theophr. IV, 7, 1 ; Plin. XIII, 139. — 40 Diosc. I, 133 ; Vell. Pat. II, 56, 2. Lenz, avec Fraas, veut identifier l’espèce du Pont et la sorte blanche d’Égypte avec l’acacia Farnesiana ; Blümner (p. 249, n. 4) fait remarquer que celui-ci est originaire de l’Amérique du Sud. — 41 Theophr. IV, 2, 8 ; Plin. XIII, 03. — 42 Lenz, p. 55; Fée, Ind. Theophr. — 43 Plin. XII, 80 et 124. — 44 Slrab. XII, p. 570. — 45 Fée, Ind. Theophr.-, Lenz.p. 388; Koch, p. 41. — 46 Theophr. III, 10 2. Celui d’Arcadie avait un bois très foncé xoci çoivixoyv. L’if se trouvait auss
en Gaule et en Germanie ;cf. Cacsar. Bell. Gall. VI, 31, et en Corse, cf. Virg. Bucol. IX, 30. — 47 Plin. XVI, 50-51 ; cf. Virg. Georg. II, 257 ; LV, 47. Théophraste (L. I.) affirme l'innocuité du fruit, mais il a eulendu dire que les feuilles sont une nourriture mortelle pour les bêtes de somme, mais non pour les ruminants. D'après Lenz (p. 388, n. 852), les baies seraient réellement vénéneuses dans certaines régions, inoffensives dans d'autres, — 48 Fée, Ind. Theophr. ; Lenz, p. 662; Koch, p. 261 ; Blümner p. 290 ; Hehn, p. 405 et suiv. — 49 Theophr. III, 15, 3 ; V, 3, 2 ; Plin. XIII, 54.
l'Ida, le pistachier était petit; on n’exploitait celui-ci que pour son fruit et sa résine
Ti/ia, cpiXupa, le tilleul®. — Il se trouvait dans les montagnes de la Macédoine et généralement dans les régions froides et humides, poussant mal sous les climats chauds 3. Dans l’Italie transpadane, il servit à marier la vigne4. Outre son bois facile à travailler, on utilisa aussi son écorce, et notamment les tilles ( tiliae ) ou tuniques membraneuses de son liber, dont on faisait des liens, des cordes5; les plus fines, appelées philyrae, avaient été très recherchées pour les bandelettes ( lemnisci ) de couronnes6. L’écorce du tilleul trouva de nombreux emplois à la campagne pour des paniers, corbeilles, mannes à transporter la vendange ; on en couvrait le toit des cabanes ; fraîche, elle servait à l’occasion pour écrire 7.
Ulmus, TTTsXéa, l’orme8. — Il est connu dès une haute antiquité; une tradition rapportait que les nymphes des montagnes avaient planté des ormes autour du tombeau d’Eétion, père d’Andromaque 9. Les botanistes grecs en ont noté deux genres; l’un qui n’était qu’un arbrisseau10 et l’autre appelé ôpsnrcsXéx11 ; celui-ci était un grand et bel arbre qui se plaisait dans les lieux élevés et humides; il croissait en petite quantité dans l’Ida (Troade) 12 et aussi, à ce qu’il semble, en Macédoine13. Au temps de Pline, en Italie, on en énumère quatre espèces1'"; forme de montagne appelé atinia , dont les bestiaux mangeaient volontiers le feuillage15 ; il ne donnait graine que rarement et était même considéré par quelques-uns comme stérile; l’orme gaulois16, l’orme italien à feuillage touffu et l’orme sauvage. Toutes ces espèces se multipliaient soit de rejetons (l 'atinia toujours), soit de semence11. L’ombre de l’orme était réputée favorable 18, et, à l’exception de Y atinia, il était au premier rang des arbres pour marier la vigne 19 ; ceux qu’on utilisait ainsi et qu’on appelait al/ni maritae 20, étaient l’objet de soins particuliers; on recommandait de les planter en automne; à cinq ans, ou plutôt quand ils avaient 20 pieds de hauteur, on les transplantait dans les vignobles; là ils étaient étêtés et leurs branches disposées en étages21.
Vitex, àyvoç ou Xuyoç ®2, le gatilier agneau-chaste23. — Ceci est plutôt un arbrisseau, mais à l’occasion il pouvait, comme le lierre, prendre les proportions d’un arbre, et dans ce cas son bois trouva emploi dans la bâtisse24. On en connaissait deux espèces, Lune arborescente appelée blanche, l’autre petite et rameuse appelée
l Thcophr. V, 7, 7; IX, 1, C ; IV, 16, 1; Blümner, L. I. On tirait aussi de la résine de ceux de Syrie; cf. Plin. XIV, 122; XVI, 58 ; XXIV, 32 et 3t. 2 Lenz, p. 639; Koch, p. 234; Fée, Ind. Thcophr.-, Blümner,
II, p. 277. — 3 Theophr. Hist. pl. 111, 3, 1 ; IV, 5, 1 ; IV, 8, 1 ; Caus. pl. 2,3,3; Plin. XVI, 74. — 4 Plin. XVII, 201. — 6 Theophr. Hist. pl. IV, 15, 1 ; Plin. XVI, 65.— 6 Plin. Ibid. — 7 Plin. XVI, 33. — 8 Schneider, Ind. Theophr. 491; Lenz, p. 413; Koch, p. 82; Blümner, p. 290. — 9 Hom. 11. VI, 419. — 10 Cette espèce, appelée simplement utea-k, n'a pas été identifiée ; cf. Schneider, L. I. — 11 Theophr. Hist. pl. III, 14, 1 et 11, 5; Plin. XVI, 72 et 74. — 12 Id. III, 14, 1. — I3 ld. III, 3( 4. 14 Plin. XVI, 72. — 15 Colum. De re rust. V, 6, 2 ; Virg. Georg. Il, 446.
16 Columelle (L. I.) appelle forme gaulois atinia et ne connaît que deux espèces,
celiii-ci et forme italien. - I7 Plin. XVI, 72, 108. - 1» Plin. XVII, 90. - ‘9 Pim. XVII, 200; cf. Virg. Bucol. II, 70; Georg. I, 2; II, 367. — 20 Plin. XVII, il. — 21 Plin. Ibid, et 201. D'après Pline (XV, 57), on aurait greffé le cerisier sur forme. — 22 Diosc. I, 135; Nicand. Ther. 63 et 71. — 23 Fée, Ind. Theophr. ; Schneid. Ind. Theophr. p. 296; Lenz, p. 531 ; Koch, p. 112. 2» Theophr. Hist.
pl. 1, 3, 2. — 23 Vitruv. II, 9, 9, etc. — 26 plin. XXIV, 59. — 27 Lenz, p. 578; Koch, p. 246 ; Blümner, p. 294. — 28 Hom. 11. II, 561 ; IX, 152 ; cf. Ilehn, Op. cit. p. 65 et suiv. — 29 Plin. XVIII, 24. — 30 Soph. Antig. 1119; cf. Ilehn, Op. cit. p, 72. — 31 Virg. Georg. II, 104. — 32 Plin. XIV, 20. — 33 Theophr. Hist. pl. II, 1,3; Caus.pl. I, 3, 1 ; 12, 9 ; Colum. De arbor. c. 2 et 7 ; Plin. XVII, 59, 67 et 97 ; XVIII, 243. —34 Plin. XIV, 9. — 38 Plin, Ibid. 11. — 36 Theophr. Hist. pl. V, 3, 4 ; Plin. XIV, 9 ; il pense que les anciens ouvrages de sculptures doivent avoir été exécutés en bois de vigne sauvage. — 37 Plin. XIV, 19. Ce bâton était appelé sim-
noire25. Ses graines étaient employées »,
Vitis, TtsXoç, la vigne 21 . — La culture
Grèce remonte à l’antiquité lapins loim. : " V.!ëne e»
Y Iliade, des localités comme Epidaure et dJ)' D^à(la ...... r c cl i edasos -
'ii
dans ’
vent une épithète (àgTrsXôetç)26 qui nous dit hT^ **4 en vignobles. En Italie, d’après Pline, cette cuit"' .'‘Clles96| été très postérieure àcellesdes céréales 29. Quoi , J. 6 a'II'ail| il paraît bien vraisemblable qu’au v° siècle '.l'"leilsoitl ère elle était déjà très répandue dans cette conuÏ“?| espèces de la vigne étaient innombrables31 • SOul rl l’antiquité, Démocrite passait pour s’ètre vantH naître toutes celles de la Grèce32. Nous ne pouvons!?!! ici dans le détail de la culture de cette plante qui se JJ tipliait de semis et surtout de boutures et de provins31! Elle peut prendre un très grand développement et loi cette raison les anciens l’avaient rangée parmi les arbre ■ c’est dans l’ile de Chypre que les vignes atteignaient j I plus grande taille3'". On citait à Rome, au portique de I Livie, un pied de vigne qui à lui seul formait une sorte de 1 berceau, où l’on pouvait se promener à l’ombre, et pro! duisait douze amphores de vin 3S. Le bois de vigne, quoi- fl qu’il fût solide et des plus durables36, n’avait qu’une | médiocre importance à l’époque historique ; ce n’est quel dans des temps très anciens et peu fréquemment, ce sem ble, qu’il fut employé dans la construction et dans la.l sculpture, notamment des statues de Baechus dont la I vigne est un attribut essentiel [bacciius, materies . A Rome! un bâton de cep de vigne était l’insigne de la dignité du I centurion 37 .
Coupe des bois. — Les arbres étaient abattus [arbora I caedere , sternere 38, ûXoT&psïv 39, SûXa ou uX-qv, SévSpii TsgvEiv /"°, xouttsiv 41) par le bûcheron (uXotojao; ossoxu-l 7tgç 43 , opuTojAoç 4 ") qui les entaillait profondément au pied avec la hache ( securis 48, 7téXexu;46) et dirigeait ensuite! leur chute avec des cordes41. I
Parmi les arbres, les uns devaient être équarris48, Ml autres seulement écorc.és [decorticare^, <■ fXoïihtv) .Lej
premiers s’abattaient vers l’automne, lorsque le mou» ment de la sève se ralentissait ; ainsi procédait-on po l’alisier (àpt'a), l’érable (acer), le chêne esculus («mM
le frêne (fraxmus), le hêtre ( fctyus ), lorme (ulnW),M tilleul [tilia) ; le chêne ( robur , 8?0s) se coupait e P» tard, au commencement de fliiver; sou bob 1 1,11
■ ■ vers61. Au (
printemps les
plement vitis ; Ovid. Ars amat. III, 5Î7 ; Liican.
57 ; Juv
les Romains, trad. franç. p. 73. — 38 Virg. - - , ...
Plin. XVI, 188-189. — 39 Hesiod. Oper. 422 ; Dion Ha . R. cf Hom, A a Onom. VII, 109. - 40 Theophr. Hist. pl. V, 1, i-ii AcS°J' .. L {. VIII, 2- 6 °' 88. - 4. Xen. Il cil. V, 2, 39 et 43 ; Aesop. 90; Joseph. .AW ,, * lit aussi dans Esope (308) ;u)»EÜ£ff$at, dont on peu . 807 : S°P '•
b„e.4.,e«l( Polyb. XXII, 22). - 42 Hom .II. XXIII, IM , ^ là le wJ Elect. 98; Thcophr. Ibid. III, 9, 3 ; Corp. inscr. gr. »' «• „ . poll.ft«*
du bûcheron est appelé JXoTop.cct, Arist. Polit. , ’ m, ioO. — 13
VII, 101 ; Aelian. Nat. anim. III, 21 ; 5XoTO|«*ii, D,0&- ' forrncs 1
ms. *. ». t.iv. ». > i « .-«3
p. 349, 22; o’ooiT'iito!, Nicand. Ther. mit. ; ojeiTuito,, jgn8 Esope, 3 .
comme épithète de 4»* ; Hom. II. XI, 86. Commenta { ^ ,, ;l
S. v. puisV^;, Aesop. 114. - 45 Plin. XVb 1 8 ■ ^ .-«fl Metam. IX, 374; Valer. Flacc. V, 436 ; Isid. Ong- 308 ; Ihad. x1, „
XXIII, 114, où la hache a pour épilhète iXo«po«i v VI, *’ f ‘ ‘Ai* Odyss. V, 234. Elle reçoit l’épithète de ?uXo«««> 3. Le t«val1 “ ; à l«
VII, 113 ; puis celle de imXEy.r.Topo?, Anth. pa - ’ , ,, 2 et le bois arris
dense, dur, incorruptible et a l’abri des ul7 lnJ traire, il était préférable de couper au
527; Lucan. Phars. VI, tlt:
, Sat. VIH, 247 ; Tac. Ann. I, 23 ; cf. Marquard1, 0^»"'^' ' R j;,;
g. Georg. I, i'3; jV) 4t;PoU.
s’appelait iceXÉxiq<Tt<;, Theop |
hache ?ûXa V, 5, 6. — 47 Ovid. lUetani^ ^ ^ XVI. |88'5|
sont appelés ÇûAa xeTçàywva, Tlieoplir. v, , • ,, y |, 1
Ibid. III, 16, 3; V, 4, 6; l’écorçagc s'appelle « ”l0r0”
1, 2; cf. Plin. XVI, 188-189.
LIG
LIG
lSenipntdesl>qi''^seg régnaient au sujet de l’in-
»es itU'ei lnnL'SU.- les bois. La coupe ne devait avoir 11 la entième jour de la lunaison3,
On croyait unanimement
et après '
Alf. Jacob.
] Ouvrier qui travaille le
in<4 et les sapins, parce qu’à cette diverses sortes de P ^ ^ facilité ; de plus, le bois ■poque l'écorce : * ^ beIle teinte après la première
de sapin prRna1' ?chage du bois, on pratiquait quelle1'- Po,irlia mie ‘circulaire assez profonde au tronc q«ofois une en^lta ^ ^ afm de favoriser
dos arbres et
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^’Lte coud.erdelalune^ arbres da„s la
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s,;i ™ po“>‘ d« »*res abiiiius “u 4 unc ccrta‘ne ep0
fcjb partie dos privilèges des den&rophom
J^ntTï— • -»«W« f—»
KS’e bois, negotiator mcaeriariusl MarEuia]
,G0 ! Instrument d'agriculture qm servait a remue fl, sol1 Cet instrument avait un for largo , t t ai L,bé-,.nuni d'un long manche-, grâce auquel on en pouvait frapper le sol avec force-, Dickson le compare a L bêche». Je croirais plus volontiers que le ligo n était L sans ressemblance avec notre houe. Comme la houe, en effet, le ligo servait à remuer profondément les ■ teires dures ou en friche1, à extirper les mauvaises herbes et tout ce qui pouvait nuire à la culture », à retourner et a briser les glèbes10. C’étaitun véritable instrument de culture, tandis que la bêche est plutôt un outil de jardinage.
I Existait-il des ligo dont, comme pour certaines de nos houes, le fer était divisé en deux dents [bidens]? La question reste douteuse. On ne peut, en faveur de cette opinion, alléguer qu’un seul texte dont l’interprétation est incertaine: fracti dente ligonis". Le fractus ligo , instrument certainement bien connu h' 11 / ,,u de Columelle, mais que nous
ignorons, élait-il un ligo 'dont le fer, à son extrémité, se divisait en deux dents? Faut-il au contraire, commentateurs, traduire fractus par métal imitant, pour l’œil, lune cassure12, de telle sorte que cette épithète que nous avons mentionnée
nvec certains
recourbé, l’inclinaison du l’effet d’i
serait synonyme de celle ■ us haut : incurvas ligo 13 ? Peut-être doit-on voir l image lu un ligo dans l’instrument que représente la figure 4484 u, Ijlapiès une coupe ornée de bas-reliefs représentant les K^|lux 'l Hercule ; la brusque courbure, à angle aigu, F lns*1 ument, est certainement rendue avec exactitude
l’ 1"2et L P1'“- I I. — 2 Vitruv. Il, 4, 3-4 et U; Plin. XVI, E- . - ' 1,lin'XVIt 190 ; Cat. De re rust.
î * Ainsi,
l'orni,.. ir | , , , , 190 ; Cat. De re rust. c. 31. 11 recommandait d'abattre
V, p 3 . noYer au décours de la lune ; cf. Plin. XVI, 193. — 4 Theophr.
[Bliimnep, 7’ec/i„ '/l" °'>1lr‘ T. t; Plin. XVI, 190491. — Bibliographie. Hugo :n Ul‘d Italie - ",!C Un^ Terminologie der Gewerbe und Kïmste bei Grie- Rerdam 1807 i * 874-1887 ; Sprengel, Historia rei herbariae ,
Golba tcuu Lenz, Botanik d.pr nlt.pn Clvipchpn und. Bnmpr.
1850. y û T”’ Lenz, Botanik der alten Griechen und Rômer ,
au> A«ien nack f ^"^urPftanzen und Hausthiere in ihrem Uebergang d«, mil botaBisclic?'li .'e"fand md Italien' c' édit- ncu Uerausgeb, v. 0. Sclira- “mbSlrâiirl,,,,. v. A. Engler, Berlin. 1894: Karl Koch, Die Baume
, La vie privée
"“Slrâu cher detail- ^°CUV' ^ug'cr, Berlin, 1894; Karl Koch, iu Romains (|n,i" i" Griechcnla.nds, Stuttgart, 1879; J. Marquardt, L i LlGNAmüs 1 isiq ^". ’ Par V' l,curY. 1892-93. f' 2 H. BlumBor r"'i 1 : li<5nal’‘us generalitcr ligni opifex appclla-
i "'L U, p. [a(t r(i| i/,,X **■ Terminologie d. Gewerbe xmd Kiinste, Leipz.
y biijuei qu on ne trouve le mot avec cette acception qu'à
par l’épithète fractus. Ce sens, un peu détourné il est vrai, est très admissible, car le texte est en vers et les mots y peuvent être employés pour peindre une image , il n’est d’ailleurs pas plus hypothétique que le sens à deux dents-, ajoutons que, sur notre ligure, Hercule se livre à un de ces rudes travaux pour lesquels, d après les textes, l’usage du ligo est tout indiqué, puisque, pour nettoyer les écuries d’Augias, il détourne le cours de l’Alphée. Henry Thédenat.
LIGULA, LINGULA. — Martial reproche aux grammairiens ignorants de s’obstiner à conserver la forme Unguia , tandis que toute la bonne société de Rome, equiiesque patresque , ne se servait que du mot ligula . Ces grammairiens voulaient, sans aucun doute, rester fidèles à l’étymologie traditionnelle qui fait de ce mot un diminutif de lingua, parce que, par sa forme, le cuilleron rappelle la langue humaine2. Mais il est des cas où le mot ligula ne peut pas avoir cette étymologie, l’objet désigné n’ayant aucune ressemblance avec la langue3. Pour sortir de cette difficulté, on a divise en deux classes les mots Unguia ou ligula , faisant dériver les uns de lingua ou lingere , les autres de ligure , suivant leur sens. Ainsi, le mot ligula, quand il ale sens de courroie de soulier, dériverait de ligure’'. Mais les textes ne permettent pas d’attribuer au mot ligula le sens de courroie de soulier ; il s’agit en effet d’une oreille de soulier5, qui ne ressemble pas plus a une langue qu à un cordon ; aussi Festus rattache la ligula du soulier, par son étymologie, au mot lingua 6. Ceci prouve une fois de plus qu’il faut rester très sceptique en ce qui concerne ces étymologies à la manière de Varron, faites après coup et reposant sur des ressemblances de mots. Ce qui reste certain, ce dont d’ailleurs tout le monde convient, c est que les mots ligula et Unguia sont, quel que soit leur sens, employés à peu près indifféremment l'un pour l’autre 7. Nous présenterons donc ici l’explication de ces deux mots, chaque fois que, par leur sens, ils devront trouver place dans ce dictionnaire. Lorsque les textes cités donneront la forme Unguia , nous l’indiquerons dans la note, après les références.
1° La ligula , cuillère, diffère du coculear ou cocu le are et par son manche qui se rapproche de celui de nos cuillères modernes, et par son cuilleron, généralement plus large et plus allongé. Toutefois, il ne faut pas considérer cette distinction comme sans exception. On connaît en effet .des cuillères antiques, à manche orné et non pointu, dontle cuilleron estpelitcomme celui des cochlcar, et des cuillères à large cuilleron dontle manche est pointu.
La cuillère répond à une utilité si générale qu’il n’est pas surprenant qu’ou la rencontre chez tous les peuples civilisés. On en connaît en pierre, en métal, en bois, en
une basse époque; Vulgat. I, 9, 27 ; Hieron. Epist. 108, 8; Gloss, lut. gr. : lignarius tiiAoxéiioç, o xôtctwv ;iiXa.
I.1GO. 1 Popma, De instrum. fundi , VIII : instrumentum fossarium. —2 Varr. Linq l. V, 134. — 3 Stal. Thebaïd. 111, 587 : incurvi... ligones. — 4 Ovid. Pont.
1 s' 59 ; longis... ligonibus. — 3 Ovid. Amor. III, 10, 31 : cum benejaclati puls'arènt arva ligones. - 3 On lhe husbandry of the ancients, t. I, p. 145 et trad. fr De l'agriculture des anciens, t. I, p. 382. — 1 llor. Epod. V , 30 ; Epist. 1, 14, 27 ; Mari. IV, 04, 32. — 8 Colura. X, 88-89. — 9 Ovid. Pont. 1, 8, 59. — 10 Horat.
Od IU 0 38-39. n Colum. L. I. — 12 Lolum. not. Varior. ad l. I. 13 Stal,
l /. J U A. Klügmann, Annal. delC Istit. di Borna, 1864, p. 304, s. lav.
d'agg. U.
LIGULA, LINGULA. 1 Mari. XIV, 120 Ligula argentea. — 2 Cliaris. éd. Keil, p. 104; Fcslus, s. v. éd. Muller, p. 116. - 3 Voir plus loiu, n-> 4. — 4 Cliaris, L. I. 5 Voir plus loin, n» 9. — o Fcst. L. I. — 3 CL Cliaris, L. I. « Usus ligulam sine n frcqucnlat ».
LIG
os, en ivoire', en verre même2; les cuillerons affectent les formes les plus diverses, circulaires, ovales, allongées, en forme de gousse, en forme de fer de lance avec la
pointe dirigée vers le manche ou en dehors. Les artistes, comme de nos jours et peut-être plus encore, ont donné, dans l’ornementation des manches, carrière à toute leur fantaisie3. Les dimensions étaient aussi variées qu 'aujourd’hui ; on rencontre la cuillère aussi petite que celle qui accompagne nos salières.
On a trouvé, en Égypte, des cuillères dont les manches sont très variés : parfois ils sont formés d’un cercle ou d’une tige droite, avec une barre transversale en forme de croix, à la naissance du cuilleron ; dans d’autres, le manche représente une tête d’Isis, un poisson, un quadrupède couché, une divinité ' accroupie 4. Une cuillère en bois, trouvée à Thèbes, rappelle par sa forme, aussi bien que par son ornementation, le lotus5.
Les cuillères grecques n’offrent pas moins de variété dans leur forme et leur ornementation °. 11 en est qui ont le manche pointu, comme le cochlear des Romains, et devaient certainement servir aux mêmes usages 7. D’autres ont un manche plat, comme nos cuillères actuelles 8 ; à Cyzique, on en a trouvé deux en argent, dont le manche est travaillé en pied de biche, avec une grande délicatesse (fig. 4485) 9. Une cuillère grecque en bronze, conservée au Musée britannique 10, est ornée d’un manche très original, représentant un dauphin enroulé autour d’une rame. Quelquefois le point de jonction du manche et du cuilleron est orné d’un motif gracieux". Dans une tombe de Vulci, on a trouvé une cuillère étrusque en os sculpté, d’une forme et d’une ornementation agréables à l’œil12 (fig. 4486).
Ce que nousavons dit des cuillères grecques s’applique aux cuillères romaines: même variété dans les formes, même fantaisie dans l’ornementation13. On remarque fréquemment dans les cuillères romaines 14 une structure particulière qui apparaît déjà, quoique plus rare, dans les cuillères grecques 15 : l’extrémité supérieure du cuilleron est recourbée de manière à former un demi-cercle,
i Cf. C.-J. Jackson, The spoon and its history, dans Archaeologia, t. LUI, p. 107 el s. — 2 Raoul-Rochette, Mihn. de V Acad, des inscript, t. XIII,
1838, p. 682. 3 Sur les formes et l'ornementation des cuillères, voir
J\ luseo Borbonico, t. X, pl. xi.vi ; Jackson, O.l. fig. 1-29; Grivaud de la \incelle, Métiers des anciens , pl. xxxu et exxv ; Id. Antiquités recueillies dans les jardins du Sénat , p. 118, pl. v, n»s 1-5; G. -B. de Rossi, Bull, di arcli. christ. 1808, p. 83, pl. i; Catalogue de la collection Hoffmann , 1888, n°> 541-544; l’ filon, Mémoire sur une découverte en Vendée, 1857, p. 13 ; Thédenat-Villefosse-, Gaz. arcli. 1885, p. 110; Héron de Villefosse, Le trésor de Boscoreale, dans Mélanges et monuments Piol, t. V, p. 114, n°» 61, 62, pl. xxxvui, n“* 2, 3, etc. — 4 C.-J. Jackson, O. I. p. 108, n»s 1-8. — 3 Id. Ibid, n° 4. — G ld. n«s 9-15 et 24. —
7 Id. n«s 10, 13, 14, 15. — 3 ld. n» 12. — 9 ld. n° 24. — 10 Id. n« 9. — 1* Id. n05 10, 15, 24. — 12 Dennis, Cities and cemeteries of Etruria, t. I, p. 461; C.-J. Jackson, n° 19. Voir une autre cuillère trouvée à Cliiusi, Museo Chiusino, II, pl cxlll] 13 C.-J. Jackson, u«* 16-23 et 25-29. — U ld. n« 16-18, 20-23, 25-29.
manche; de telle sorte que, si l’on lieni* °X^6nQilé du un sens horizontal, le cuilleron est plus K- ,lère <|aj Telle est la cuillère romaine en argent trm * -lUe la ^ bury en 1868 16 (fig. 4487). ’ IU>Ci ;i
Les Romains avaient aussi des cuillères de f ticulière, dont le manche, à l’endroit
Ganter.
cuilleron, est recourbé en ' forme^de^iucü]'' n a<j!ple aiJ ont le manche droit, mais le cuilleron est muni ’i’6* lot 18. Les uns et les autres servaient ' ' Un g0u‘
par¬
ti puiser, dans un grand récipient, le liquide destiné à être versé dans une coupe. Leur nom spécial est
TRULLA.
Les indications des découvertes archéologiques sont confirmées par les textes des auteurs. Souvent la ligula était en argent19 et elle avait sa place parmi les pièces d’argenterie que l’on offrait en présent20.
Il n’est donc pas surprenant qu’on ait trouvé des cuillères sur lesquelles étaient gravées des formules de souhaits comme ouaXs, transcription grecque de vale2' , ou utere felix2'2, et aussi avec des inscriptions votives23. Quelquefois le cuilleron était orné de sujets gravés24.
La cuillère avait son emploi dans le service de la table2* et, dans les tombes, on a trouvé des cuillères à côté des mets préparés pour l’usage du défunt20. Des cuillères, sans doute d’une matière plus commune, servaient aux préparations culinaires ou autres27.
2° Terme de mépris28.
3° Mesure de capacité évaluée au quart du ciathusm
4° Aiguille d’une balance, examen 30 [luira].
5° Extrémité amincie d’un levier31, spécialement du! levier d’un pressoir [prelum] 32, d’une poulre ou d un pieu vertical, destinée à être engagée dans une pièce transversale33, comme dans les clôtures en Dois .
6° L’extrémité la plus étroite de tuyaux qui, amincis! d’un seul côté, s’emboîtaient les uns dans les autres afin! de former des conduits d’eau, tubuli lingulali ■
7° Épée ou lame d’épée35.
8° Partie courbe d’un strigile39.
9° Oreille d’un soulier en cuir31, en g!U iÂI,uT’
yXmTT tÇ 38 .
10° Biseau d’une flûte39; en grec flanvk
Henry Tuiîdenat. ^ 1
v • 1 •! 1 i me él&m i
LIMA ('Pivt)). — Comme de nos jours, - ,. eUuX dans l’antiquité, un outil familier aux < h
Villefosse, Letw°r
1» Id. Ibid. p. il0’ 9
fiu-t. V, I».
-1S ld. nos 14-15. — 16 Id. n» 23. — U Héron de eale, p. 108, n»! 51, 52, pl. xxvi, n"* I, 2.
I. xx vu, n» 1, 2. - 19 Mari. XIV, 120 Charisius, éd. kefi.p. . • sss, 5 *
I ; VIII, 33, 23; 71, 9. - 21 Antiquités du Bosphore l""" lnscr, UM «te, t. I, p. 205. - 22 Corp. inscr. lut. V, 8122, J l ; 0 ^ ^ ,s83jP 35 .
» 343, 2. — 23 Catalogue Hoffmann , 1S88, il05 541, ot- , ■ ___ 2rt Cf. Ra0U
-24 Jackson, p. 111, n°* 20 , 21. — 23 Cal. B. nuit. L , xx |, 49, 2; c« lie l le, L. I. ; Bull. corr. hell. 1885, p. 109. - 31 Pl*»- 1 « • ' CCXXX;
y 5. - 28 Plant. Poen. V, 5, 30. - 29 Plin. XX, 18, 1 f
111, G ; Colum. XII, 21, 2. — 3« Schol. ad Pers. 1,6.
-32 Gai. B. rust. XVIII
.337-338. — 33 Colum . . -- v - , ,, ..IP
II, 6; Gcll. X, 25 cl Navius, ap. Gell. L. I. (lmgu a). Jlüller t ' ^
i Juv.V, 20 et Schol. ad 1. ; Mari. II, 29, 7 ; Fest. s. v- • G(J 6 ; Fcsl- I- ■ ngula' . - 33 A Ih en. XV, 677 a. - 33 Plin- Nat. hist. xv ,
1 , 2. — 30 Schol . ad Pers. 1 , c • J Termi’l0,0f' .
II (Lingula) ; cf. H. Blümner, lechno r. Virr, mn. VIII, 1 1 (Lingula). — 34 Vilruv. - ' . flol.jl 1, »• '
r.„,i r L (lingula). - 30 AP“ , Millier (l'g»1*
LlM
MM
792] aussi bien qu aux arlisans.
hKslCie7nom travailler l'or', l’argent-, le bronze1, one’eo serv.u toines pierres précieuses .Ondeta-
r,er‘‘icrPl0a'°toè les perles qui adhéraient trop forte-
4 ‘tSfntalie fournissait une pierre à eau qui |4ivan 1 Hl les mêmes services que la lime . Cet ” u dit aussi que la rouille produite par le „ de bouc remplaçait avantageusement la
Urne pour polir les métaux9.
, .,4pe dont se servaient spécialement les
ouvriers qui travaillaient le bois s’appelait lima I ii/naria 10. Mais cet outil est plus souvent désigné
sous le nom de scobina 1 1 .
U limaille obtenue par la lime était nommée t,n grec ütvY.got », en latin scobis ou scobs". Travailler à la lime se disait : lima avellere %
polire 15, proterere
IG, adradere '
Fig. 4'ibs 1 finies.
La lime était aussi employée par les médecins pour la préparation de certains médicaments l8.
I a forme des limes antiques ne différait pas ano des limes modernes. On connaît des limes rondes, triangulaires, à quatre côtés, épaisses et larges, ou minces et effilées19. Plusieurs se terminent, comme les nôtres, par une tige qui servait a les fixer dans un manche en bois. Telle est une de celles que nous reproduisons (tig- M88). Elles proviennent de Nocera et ont fait partie de la collection Castellani IIenry Thédenat.
LIMBULARII ou LIMBOLARII. — Plaute nomme des Imbolarii ou fabricants de limbus, avec d’autres artisans du luxe des femmes; peut-être ce nom n’est-il qu une invention comique ’. E. S.
LIMBUS. — 1. Bordure ornant un vêtement1 [chlamys,
I PALLIUM , TUNICA, etc.].
II. Ruban, bandeau placé autour de la tète2 ou servant de ceinture3,
III. Zone obliquement tracée sur une sphère céleste et portant les signes du zodiaque4 [balteus, lig. 779],
I IV . Partie d’un filet de chasse ou de pêche 5 [retis].
LIMENARCUA. — Ce mot désignait dans les provinces orientales de l'Empire romain un fonctionnaire municipal chargé de la surveillance des ports1. Celte fonction [munus) était personnelle. Cn. Lécrivain. r LIMES 1MPERII. — On sait que le mot limes était un I orme technique employé dans la langue des arpenteurs IIacti arius ager, agrimensores, centuria,colonia, templum]. K01" °P,Tei‘ la division des terres, on tirait d’abord deux ■^ncs’ ] une du nord au sud, l’autre de l’est à l’ouest, ^fessant toutes deux par le centre du territoire sur lequel
n "I" 'oit. La première se nommait cardo1, la seconde . 1111 " 0,1 Mmes decumanus.
ïacfe parallèlement
Puis, par d’autres lignes, à celles-ci, on fractionnait le reste
l':»ipir. |, n ,qq ."n,!’ ’ 1 VI, 92,2;Lamprid. Elag. XXXI. — 2 Sext. N- IV, 178 • Pli A-"1 XXXIII, 49, 1. — 3 Vilruv. VII, H, 1 ; Ovid.
1 jPhaod. iv' s -‘.'viSl' XXXIV’ *9.33 et 26, 1. - 4 Plin. Nat. hist. XXVIII, S#1,-h6 Pfin v / : X°n' Cyrop- VI> 33- ~ B Plin. Nat. hist. XXXIV, XvIII|G7, 9ü. 7 a l(| vvvin XXVII’32,2'~ 1 Plin- lx> 54> 4- — 8 Plin- Nat. hist. ki'J. I. Vil 08- Tn i n ’ 1 — 10Scrib. Larg. De comp. mcd. CXLI. — U Var.
■ j II V1 x«i Wd. Orig. XIX, 19, 15; Plia. Sot. hist. XI,
13 Lamprid. L. I. ; Plia. Nat. hist. XXXIV, " r|îul, ap. varr r aX41"’ 4L I. — 10 Plaut. Alenech. I, 1, 9.
I J' ~ 19 drivai, ,) de ia'v&' V"’ °8' ~ 18 Marcel. Einpir. XXVIII ; Scrib. Larg. ! * 1X' n" ït 2'^ a Q H<]; ' Arts et métiers des anciens, pl. i.vm, n°s 3, 4,
1 tu Expos, de 1867, H ist. du travail, Italie, n° 101.
"EU. III, 5, 54. L'inscription de Dossi, VIII, 27 =
Os
^ Horodian. Xenoph Plant, IX’ 4'
f u uiacripiK
' 0ss~^ ^ox* « limkolarius, 0
lutravoicpàxTir;;
du territoire en un certain nombre de carrés limités chacun par des cardo et des limes decumanus secondaires. Mais ces limes n’étaient point de simples lignes destinées à marquer une séparation entre les différentes propriétés, privées ou publiques : ils constituaient des chemins de communication entre les domaines voisins2. D’où l’emploi du mot via pour désigner le chemin constitue par le cardo et celui du mot limes pour la voie transversale.
Celle signification resta, pendant toute la période républicaine, restreinte aux possessions des particuliers et des municipes; elle ne s’appliqua pas au domaine public ; le mot n’était pas employé pour indiquer la limite du territoire romain, la frontière. D’ailleurs, il n’y avait pas encore de frontière militairement gardée. On assurait la sécurité des possessions de la république en les isolant des peuples barbares par un cordon de pays a demi soumis.
Tout cela changea avec l’avènement du régime impérial et l’organisation de l’armée permanente. Celle-ci avait pour mission principale de surveiller la sécurité des provinces-frontières, et tout particulièrement la partie de ces provinces qui confinait aux populations barbares. On vit alors apparaître le terme de limes imperii pour caractériser la frontière de l’empire, la ligne de séparation qui délimitait les possessions de l’État romain et marquait le commencement des terres encore indépendantes °.
La frontière était déterminée dans la plupart des cas par des accidents naturels, en particulier par de grands fleuves comme le Rhin ou le Danube. Quand ceux-ci faisaient défaut ou lorsqu’on avait quelque raison pour ne pas les utiliser, on établissait un limes, c’est-à-dire une ligne de fortifications 4 plus ou moins développées, ainsi qu’on le verra par la suite de cet article. Tantôt c’était un remblai de terre, une palissade, une muraille, percée de loin en loin de passages gardés militairement; tantôt un fossé; tantôt simplement une série de fortins reliés les uns aux autres. Dans tous les cas, conformément à son étymologie, le limes constituait à la fois une limite séparative pour l’empire et un chemin de ronde 5, une voie de défense pour le territoire romain ; c’est pour cela qu’on désignait le tracé d’un limes par les mêmes termes que ceux qu’on employait pour l’établissement d’une route (aperire, munir e ) B.
La direction de ce limes, limite extrême de 1 État romain, changea naturellement à mesure que la frontière fut portée en avant ou que des pays précédemment occupés furent évacués; c’est ce qui arriva, par exemple, pour la Daeie. Il ne peut être question, dans cet article, que des provinces qui firent partie constamment de l’empire, et nous devons nous placer à une date moyenne, au 11e et au me siècle.
Le limes1 le mieux connu est celui de Germanie : il a
1.1MUUS 1 Virg. Aen. IV, 137, et Serv. ad h. /.; id. ad Aen. IL 610 ; Ovid. Met. 11. 733; VI, 127; Isid. Or. XIX, 33, 7 et 8. — 2 Stat. Ach. Il, 170; Arnob. Il, 72.
— 3 Stat. Theb. VI, 637. — 4 Varr. H. rust. H, 3, 7. — B Oral. Cyn. 25.
1.1MENAUCIIA. I Dig. Il, 4, 4; 50, 4, 18; CW. Jusl. 7, 10, 38.
MMES IMPERII. 1 Froulin. De limit. ap. Groin, vet. éd. Lachmann, I, p, 27; Hygin. De limit., ihid. p. 108. — 2 Front in. De controversiis, ibid. p. 24 : omnes enim limites secundum legem colonicam itincri publico servire aebent ; cf. Sic. Flac. ibid. p. 153, 158. — 3 Mommsen, Westdeulsch. Zeitschrift, IV, p. 44 et 45.
— 4 X'ita Hadr. 12: « Loci in quibus Barbari non fluminibus sed limilibus dividuntur ». — ® Tac. Ann. i, 50. — O Vcll. Il, 12 1 ; Front. Strat. i, 3, 10.
^ Voir la bibliographie. On peut consulter sur l'ensemble de la question :
von Cohauscn, Der rüm. Grenzwall in Deutschland, Wiesbadon, 1884, et l'analyse donnée par le général delà Noë, dans la Rev. arcli. 1885 (I), p. 145 et suiv.
LIM
LIM
donné lieu à de nombreux travaux et actuellement encore une commission spéciale a reçu pour mission de l’étudier dans tous ses détails et sur toute son étendue. Le tracé en est fort bien établi.
Tacite nous parle d’un rempart-limite commencé par Tibère sur le Rhin inférieur1, mais on n’en retrouve aucune Irace sur le terrain. Parmi les remparts et les fossés qui se rencontrent dans cette région, aucun ne saurait être attribué aux Romains. A partir de l’empereur Claude, la frontière de la Germanie inférieure fut constituée par l’Yssel et le Rhin; le limes suivait la rive gauche, serrant de près le cours du fleuve2.
Celui de la Germanie supérieure ..
i . 1 e aPP>trtieni j,
époque un peu plus basse; les auteurs . "nc
Flaviens et les empereurs suivants 3 ry ' SOnl H
totale de 250 milles romains, il commenr'!;!’ '0ngUeur ■ - ’ " - , çau immédiaJ
de '
tement à la frontière septentrionale U(. embrassant le Taunus et la plaine du u\- I'l'0vincel Griiningen (fig. 4489) *, puis se dirigeait au'
Mein qu’il rejoignait à Gross-Krotzenburg "\\ J ensuite le Mein jusqu’à Miltenberg, puis couvaii^1 lèlement au Neckar, en droite ligne, jusqu’à ] Para1' trouvait la limite de la Germanie et de la Réli, ’ °llSe Le limes de Germanie supérieure se composait, partoJ
Fig. 4189. — Tracé de la frontière romaine en Germanie et en Rétic.
où il n’empruntait pas le cours d’un fleuve, d’un retranchement continu de hauteur moyenne, en avant duquel était creusée une tranchée. Le profil ci-contre (fig. 4490) peut donner une idée de sa disposition générale r>. Tout
Fig. 4490. — Frontière en remblai avec fossé.
le long de cette ligne de retranchements, que l’on nomme aujourd’hui dans le pays Pfahlgraben , étaient répartis, à quelques centaines de mètres en arrière, des foi lins et des tours — ils sont indiqués sur la carte (fig. 4489) — qui se succédaient à des distances variant de 8 à 10 kilomètres sur le Mein, et atteignant jusqu à
1 Ann. XIV, 37. — 2 Mommsen, Hist. rom. (trad.fr.) JX, p. 'G0. — 3 Frontin. Strat. I, 3. 10; cf. à ce sujet, Gselt, Domitien , p. 194 et les notes. - b» carte reproduite ici est la carte d’ensemble annexée à la publication intitulée Der
18 kilomètres sur le Rhin inférieur. La eon\h Jj
, récéder le trace du remp» I aucune des néceM sidera-
en consu
postes militaires dut même pr< limite; car celui-ci ne répond a de défense que l’on prendrait aujouul lnu jestiné |l
tion. Ce n’était guère qu’un obstacle ma 'j1^ interdire le passage de la frontière ; LeS lourS
daient les points où on pouvait la tr^vei i^vstème dont la présence a été reconnue
complétai"»1
de surveillance, en faeililant 1 emploi de M i donner da| Le limes rétique, pour lequel on ne n, sjècle L date exacte, mais qui existait assuitme ^ordij
commençait là où finissait le limes &er ^ l’Allninh t il courait parallèlement au Dan u )C’ C , e fois la r''('èr^ puis s’infléchissait, traversait une seco ^e EinlD auprès de Kipfenberg et rejoignait le
, . 3 Von Coliauscn, Op ■ ( j 894, P'
obergerrnanisçh-râltsche Lunes. ^ Westd. Zeilschr'l*’
xl et suiv. Rev. arcli., loc. cit. pl IN- 07 ei suiv.
Hübner, Rom. Hcrrschaft in Westeuropa, p- “
IJM
IJM
.. ,p COUrs jusqu’à Passau. Dans toute
il en S«ivait enS(!^ne trouve pas la trace d’un rempart IL longueur on ne ^ ^ et du Mein, mais d un
„« U* fossé («g. MM)'*. n«» accompagné
,a„ta« pierres. ^ ■ .
Fi„ 4491. Frontière en mur de pierres.
(jj. beaucoup moins nombreux qu en
jjeiUement de Tortin^dent gans régularité eL à des ' 1V /fis- 4189). On y a relevé peu de traces
lA. \llP* '
contre uelles fort en
pan
Germanie
espaces inégaux qu»
del0T f.STdéfense de la frontière était organisée
différemment. On sait qu’Àgncola en 78-81 ü Bretons des guerres importantes a la su de L limites du territoire romain furent portées
avant vers le noi d , l’empereur Hadrien, au contraire, les | ramena à 130 kilomètres plus au sud ; mais Anton in le Pieux s’avança de nouveau jusqu’à l’ancienne ligne oc-
Fig. 4492. — Mur d’Hadrien en Bretagne.
mur d’un côté et la ligne de défense en terre de l’autre : il y reconnaît un chemin couvert par le nord et par e sud. M. Haverfield a, au contraire, voit dans le mur a construction militaire proprement dite; le vqllum aurait été, suivant lui, une ligne de frontière civile.
Le rempart d’Antonin 6 s’étendait entre les l ritlis de la Clyde et du Forth, entre Dumbarton et Carriden. C’était un remblai de terre large de 5 mètres en moyenne à la base, reposant sur un pavement de pierres, et Haut de lm,2o ; en avant était un large fosse de 5 métrés e profondeur; c’était lui qui formait l’obstacle principa . Ce rempart était aussi protégé tous les 2 kilomètres et demi par des fortins et de loin en loin par des tours de guet. Une route militaire traversait les fortins d un bout
à l’autre de la frontière (fig. 4493) 7 .
Pour les autres parties de l’empire, on a moins de renseignements que pour la Bretagne ;ou les provinces germaniques; on va relevé cependant, à propos du
limes , quelques renseignements intéressants.
A l’est de la Hélie, le Danube formait presque sur tout son parcours la limite de l’empire. Cette frontière est, eu ce mo-
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