LIS
lhxnei fit cela tout Simplement parce
jlidias, Dein°" .lffiche fût placée aux pieds des Epoyeux et portant ceci : « Eucté-
««*>• “Se Lousia, a mis Dèmosthène du dème de n du dème ue - ' J.neta-Env^lll,w
, ,iiv trmus, 'i”
*■* ÜM. 1 Bouleutérion et du Tholos. Nous avons ligora, près c qui n0us montrent que
de nofflbreir . scrvait à recevoir des affiches le Piédestal ^^Ires de l’État ou à des actes judiciaires 2. relatiVî!inte était portée devant les magistrats militaires,
•’ j' t à leur défaut, les taxiarques ; ces ofi-
iSSl Produisaient l’instance et avaient 11 tou ** ' D,„s le procès intenté à Alcibiade le Jeune, rr:, est présidé p«r ** stratèges - c'est le Liài que Mantithée qui reçoit la plainte con tre Beolos
ï,Jait naturellement que pour les cavaliers 1 affaire U portée devant les hipparques et les phjlarques. Le Lll était composé des soldais qui avaient fait cam-
Lg«e avec l’accusé et qui avaient été témoins du délit .
I La peine était l’atimie avec interdiction d assister aux [cérémonies religieuses de l’État : « Le législateur,, dit K Eschine c, veut que le réfractaire, le lâche et le déserteur soient éloignés des aspersions d’eau lustrale de l'agora, qu’il ne puisse pas être couronné et qu’il n’ait tas accès auprès des sacrifices publics. » Cette atimie entraînait la confiscation des biens1. Albert Martin.
LIS. — Ce mot appartient à la très ancienne langue [. latine1. On l’y trouve sous la forme stlis qui a subsisté dans l’expression Decemviri stlitibus judicandis - . Dans son acception la plus large, il désigne toute espèce de ' procès. 11 désigne également l’objet du procès : Quibus I m mit in controversia , dit Varron, ea vocabatur lis ,!.
Tel est le sens qu’on lui donne dans les expressions : 1 litem addiceref aestimare 5, condicere 6, contestari ', t dure*, dicerc6, litis cadere 10, in litem jurare H, litem i mm f acere'2, exceptio litis dividuae 13 , et d’autres I encore.
D’après Cicéron14, on discuta longtemps pour savoir s’il iallait dire res ou fis ; dans la terminologie quia préyalu, le mot res s’emploie de préférence pour désigner le droit qui donne lieu au procès : rem in litem deducere 1B.
Le mot lis a une signification plus étroite lorsqu’on 1 oppose a jurrjium: il suppose une dissensio inter inimicos. Le sens de cette distinction a été expliqué au mot
jurgium. Lis s’applique à l’action de la loi par serment, ea pecunia, dit Varron, (/une in judicium vend m ldibus, sacramentum a sacra'6. Tel est le sens qu d reçoit dans les expressions, praedes litis vindiciarum praesj, decemviri stlitibus judicandis [decemviri, p. 33 ', bonorum possessio litis ordinandae gratin 11 . On a conjecturé, bien que les textes manquent, que les procès qui furent soumis à l’action de la loi per condictionem constituent également des lites par opposition aux jurgia.
Après l’introduction de la procédure formulaire, et pendant la période transitoire où l’on continue à lege agere , on trouve parfois rapprochés les mots lis et judicium. Cicéron dit: persequi lite atque judicio'6 . U est vraisemblable que le mot lis désigne ici les procès soumis aux actions de la loi, judicium ceux qui donnaient lieu
à la délivrance d’une formule 1 '.
A l’époque classique, le mot lis désigne toute sorte d’actions, tant réelles que personnelles 20. Il est usité dans un certain nombre d’expressions techniques qu’il suffit d’indiquer : litem praeparare **, inchoare22, deserere2\ in alium transferre 2i, restituerez , redimere 2G, donare 27, litis dominus-*, procurator **, consortes sumptus 31 , liti se offerre 32, renuntiare 33 . D'autres demandent une brève explication : lis crescit. lis moi i-
tur , litem suam facere. .
Certaines actions se donnent au double contre le défendeur qui nie sa dette: lis adversus in /itiantem crescit ni duplum 34 . Ce sont des actions qui, sous les actions de la loi, donnaient lieu à la manus injectio , telles que . l’action judicati (t. V, p. 644, n. 8) depensi, legis Aquiliae, ex testamento™.
Lis moritur se dit dans tous les cas où le judicium s’éteint sans jugement, par exemple en cas de péremption d’instance d’après laloi Julia judiciorum privatorum °.
Litem suam facere désigne un quasi-délit commis par un juge : il suppose un dol ou une négligence dans l’exercice des fonctions judiciaires. D’après la loi des Douze Tables, le juge fait le procès sien, si, hors des cas prévus par la loi, il ne se rend pas au jour fixé pour 1 ouverture des débats. L’affaire était renvoyée devant un nouveau juge, et l’ancien, mis aux lieu et place du défendeur, encourait, le cas échéant, la condamnation. Le Préteur modifia cette règle en créant une action spéciale qui permet d’apprécier plus équitablement la responsabilité du juge et de graduer la peine d’après la gravité de la faute31. Ed. Cuq.
Mkl. lui , Nicodème d’Apliidna mit aussi son nom dans l'aclo d’accusalion ; ,|s ll J",s-tnO- Ci8;cf. A. Schacfer, Demosth. u. seine Zeil, 11, p. 102. — L7d,’ ' 8;,Dcm' C- LeP(- M: Esch. C. Ctes. 31) ; I>aus. 1, 5. — 3 Lys. XV, 1 et 2.
Stl \ u - 3 Eys. XIV, 5: xoù; ffTpaxiwxaç StxàtcLv ; cf. Plat. XII,
XV, 7. xxw' Ctes- 170 ; cf- aussi C. Tim. 29 ; Lys. X, 1 ; Isocr. VUI, 143 ; Dcm. tîMiv.-v M ■ -7‘ ‘ And. De rnyst. 74 : «npoi r.xav TV. v;.i [i-axa: , xv. Sè
v j 1 als EaiUemcr [atimia], s'appuyant sur Lys. XIV, 9 (ISouXrjOri rcjellc aussi | ■ a,-lxo'1 S»i|uijtiivBi), rejette le témoignage d'Andocide; il
était Iransmissil I '^na^c^c Guidas disant que l’atimie, pour la ypatpt] Avaïqua^tov, p. 1J3 . h,tii1 ' V lllaills* — Biblioghaphie. Meier, De bonis damnatorum, Seden jJ' 1 1 "[‘l'crgcr, Ausgewülilte Reden des Lysias , t. 11, p. 1 ; Die \ jflWra/pejgj, j ' ]’ ^inleitung ; Emil Rosenberg, Ueber das attische Miliffftwc/ie itilitarsl ° ^ C XXXIV, 1870, p. 65 ; Tlieod. Thalheim, Das
mid paeii | qx^ und Lysias, XIV, 7, dans les Neue Jahrb. fur Phil.
-'tAdni eane, 1875 ' -ni P "(.’9 ’ TEonissen, Le droit pénal de la République
t’H. l.ipsius, p ' igfj Meier et Scliômann, Der attische Process , éd. revue par jîeilaller (;e. . ’ us1, Gilbert, Beitrâge zur innern Geschichte Atlicns im
Caius, p. 168 ; Danz ^[’'ul1 Elymolog. Forschungen, II, 196; llusclike,
11 sociale Schutz, p. 313 ; Bréal et Bailly, üictionn, ity-
moloq. latin, p. 168. - 2 Voir les textes cités t. 111, p. 33, s. v. decemviri. 3 Varr. De ling. lat. Vil, 5, 93. - 4 Aul. Gell. XVII, 2, 10. - - Vo.r uns
AESTIMATIO. - 6 Tit. Liv. I, 32, 11. — 7 Voir LITIS CONTESTATIO. — » ClC. P. ROSC. com. 1, 3. — 9 Varro. L. cit. : Quant rem sive militent dicere oportet. — 10 Fcst.
Epit. 116. 11 Voir l'article josjukàndum. — 12 Gai. IV, 52. ,3 Gai. 1\, 121.
14 Cic. P. Alurena, 12; cf. Varro. De ling. lat. VU, 5, 93. — \euul. 3 Slipul. Diq. XLVI, 2, 31,1. — '» Varro. De ling. lat. V, 36, 100. — n Papin. 5 Quaest. ap. Ulp. 14 adEd. Dig. V, 2, 8 pr. — l» Cic. 2* in Verr. 111, 13, 32; De oral. 11, 21 99; ad lieront. IV, 23, 33. — >9 Cf. Moriti Voigt, Das jus naturelle, l. IV, p ’452.’ - 20 Ulp. 23 ad Ed. Dig. L, 10, 30. — 21 Paul, de sept. jud. Dig. V, 2,7. i 22 Papin. 2 Resp. Dig. V, I, 44 pr. — 23 Paul. 1 Sent. Dig. XLU, 1, 54, 1. 2V Ulp. 13 ad Ed. Dig. IV, 7, 4, 3. - 23 Marcel. 3 Dig. Dig. IV, 1, 7, 1.
— 26 Diocl. Cod. Just. II, 12, 15 ; IV, 35, 20 pr. ; Anaslas. eod. 22. — 27 Anlou. P. ap. Marcian.de delalor. Dig. XLlX,’ll, 22, 2; Gord. Cod. Just. Il, 17, 2.
— 28 Paul. 1 Sent. Dig. III, 3, 30. — 29 Paul. 8 ap Ed. Dig. XLVI, 3, 86. — 30 Cod. Just. 111. 40. — 31 Ulp. 5 de off. proc. Dig. V, 1, 79. — 32 Gels. 4 Dig. ap. Ulp. 15 ad Ed. Dig. V, 3, 13, 13; 45 eod. — 33 Papin. 3 (Juaesl. Dig. IV, 4, 30; Ulp. 10 ad Ed. cod. 21. — 34 Gai. IV, 171; Paul. Sent. I, 19. — 33 Cf. Édouard Cuq. Institutions juridiques, t. 1, p. 409, 427, 703, 11. 6. — 36 Gai. IV, 104; Venul. 1, Stip. Dig. XLVI, 8, 8, 1. - 37 Ed. Cuq, Op. L, p. 438-439.
LIT
LIT
LIT AT 10. — L’idée contenue dans ce mot abstrait est dit lîcile à définir: elle reste vague même dans son expression concrète, le verbe litare. Pris au sens intransitif qui est son acception ordinaire, litore signifie faire agréer par les dieux et constater par l’aspect des entrailles des victimes que les dieux agréent un sacrifice sanglant. Dans cette acception précise, mais précisée par 1 usage et non par l’étymologie, qui reste incertaine1, il correspond exactement au grec xxÀXtspsîv, où se trouve définie la condition nécessaire, à savoir de « belles entrailles» (xaXi lepâ, laeta exta). Litatio , qui n’a point d équivalent en grec2, signifie donc également bien « agrément, acceptation » des dieux, pour le fond ; pour la forme, « constatation de cet agrément » par des signes favorables (ou, ce qui revient au même, par l’absence de signes défavorables) localisés dans les entrailles. On n’employait guère ce substantif que dans des expressions comme celles-ci : sacrifier sine litatione 3, ad litationem 4 ou nsque ad litationem 5, ou encore, dans une langue moins correcte, hostiac litationem inspicere 6.
En revanche, le verbe était d’usage courant, et l’usage lui a imposé quantité de sens analogiques dont il faut laisser l’exégèse aux philologues. Nous n’avons à nous occuper ici que de l’acception technique. Litare pour les Latins, xaXXtepeîv pour les Grecs, est un terme de rituel, qui signifie donner satisfaction aux dieux par le sacrifice et constater leur agrément par l’aspect des entrailles.
Cette définition exclut les signes de toute autre sorte, qui pouvaient apparaître avant ou pendant le sacrifice et être utilisés'également soit à fin de divination, soit, d’une manière générale, pour préjuger l’accueil fait par les dieux à la prière du sacrificateur [sacrificium] . Nous n’avons même pas à utiliser tous ceux que savait chercher dans les entrailles l’art des haruspices toscans [haruspices]. Ceux-ci étaient des spécialistes à qui l’on demandait l’exégèse détaillée des exta: leur assistance était une garantie de plus, mais n’était nullement indispensable pour savoir s’il y avait ou non litatio. Certaines règles sommaires, connues de tous, et, en tout cas, familières aux victimarii, y suffisaient. Ces praticiens, que l’on pouvait aussi appeler « haruspices », au sens banal du mot, savaient très bien apprécier en gros l’aspect des entrailles, s’assurer qu’aucun organe n’y manquait, ou même se livrer, le cas échéant, à des expériences qui, après avoir fait partie de l’extispicine savante, étaient comme tombées dans le domaine public. En 176, c’est un « victimaire » qui annonce au consul Cn. Cornélius que le foie du bœuf immolé par lui s’est dissous dans la
LITATIO. l Les anciens dérivaient lilare de I itéré, qui aurait donné lutare, au sens de solvere (Varr. ap. Non. s v. Litavi, p. 131 M. ; Serv. Aen. II, 118). Ce sens actif motive les acceptions comme litare exta (Prop. V, 1, 21), victimas (Suet. Otho, 8), sacra (Ovid. Fast. IV, 630), sacris lilatis (Virg. Aen. IV, 50), litatis hostiis (Justin. XX, 2, 14). Une étymologie plus probable fait venir litare d'un substantif perdu ‘lita, correspondant au grec lutij, prière (M. Bréal, Dict. Etym. lat. s. v.) ; d'où l'acception proférée par les grammairiens. Servius (Aen. IV, 50) trouve que Virgile aurait dû dire diis litatis. Non enini sacra, sed deos sacris litamus. Ailleurs : litare, verbo pontifical!. . sacrificiis deos placare (Serv. Aer.. II, 118); litare siynificat sacrificio facto plaçasse numen (Macr. Sat. III, 5,4); litare est propitiare et votum impetrare (Non. p. 421 M). Ce sens transparaît dans des expressions comme litat ara Jovem (Mart. VIII, 15, 2), lilato numine (Amm. Marc. XXIX, 1, 31), et même dans la construction inlransitivc, la plus correcte de toutes, soit impersonnelle, lilare (forme intensive, perlitare, Liv. XXXVI, 1 ; XLI, 14 et 15), litatum est ( diis ), soit ayant pour sujet le sacrilicateur (Liv. VIII, 9; XLI, 15) ou la victime (victima caesa litat, Mart. X, 73, G) on le sacrifice (sacrificio non litante, Suet. Aug. 96). Litare a pris aussi le sens général de « sacrifier à », au propre et au figuré. Le mot ne contient en lui-même aucune allusion aux entrailles, si bien que certains en transportaient l'efficacité de la victime à la
chaudière. L’autre consul n'arrive pas , lion, parce que le foie de ses victimes0" ^ à tète b Dans le Poenulus de Plaute, Lycus pas de « haruspice» quelconque: mais c’est à pr ?Slé d'u» celui-ci déclare les entrailles défavorables l’occasion de déployer tout son art, car j v’ .n’a Pa» de les découper, se tenant pour suffisamment" défend
Un autre personnage, dans le Pseudolus ' pour sacrifier ad litationem , des victimes et I de’ moitié bouchers, moitié sacrificateurs9. pu V'! /anii» constatations de cette sorte étaient d’autam m ICSte’ les tes qu’elles se fondaientsurdes faits ££&.*">* commun, et non sur des finesses de l’art, qui éclnn!8^ au contrôle et pouvaient être contestées. 'P ^
raconte tout au long, dans VAnabase, comment àCW les généraux grecs sacrifièrent à maintes reprises un ’ savoir s’ils devaient partir; comment, les signes étJ toujours défavorables, les soldats soupçonnèrent le devin Arexion d’être de connivence avec Xénoplionetne furent convaincus qu’en voyant de leurs propres yeux que «les entrailles ne se faisaient pas 10 ».
Il y a ici une distinction délicate à faire, "ans laquelle on risque de confondre la litatio avec les pratiques divinatoires proprement dites. La litatio signifiait simplement-que les dieux agréaient le sacrifice, quelle que fût l’intention du sacrificateur; et elle n’avait toute sa valeur, elle ne se suffisait à elle-même que dans les sacrifices non divinatoires, où l’on offrait la vie des victimes ( hostiac animales) u. En effet, dans les sacrifices divinatoires ( hostiac consultatoriae ), des entrailles défavorables pommaient contenir un avertissement aussi utile que des signes heureux : dans un cas comme dans l’autre, l’opération atteignait son but, qui était non pas de faire agréer la victime, mais de s’en servir pour connaître la volonté des dieux. Mais, de même qu’il n’y a pas de sacrifice sans prière12, de même tout sacrifice était censé contenir une réponse à la prière, et, par conséquent, une part de révélation divine. La litatio indiquant que le sacrifice était agréé, on en concluait légitimement que la prière était exaucée. Dans ce sens et cette mesure seulement, le diagnostic sommaire de la litatio fait partie de la divination13. Il suffisait donc d’insérer dans la prière une question susceptible dêtrel résolue par oui ou par non pour que la litat ion devin j une réponse positive, et la non-litation une répons® négative. C’était même un procédé familier aux généraux! en campagne, un procédé que les Grecs avaient per <Jj tionné de façon à en tirer au besoin des réponses con i|
• ■ ■> nui (Icos pi'ccülwW
formule. Leqimus quod Litare sola non possit oralio, nist ta 7 tcr lita-
•1 117* /iu C/tA III 9 7^ 2 KaMuf*)!4* ' ’ j
etiam aram mambus adprehendat (Macr. oar. m, -j . 7 'hesnw'^i
men, Stat. Theb. X, 610) a le sens concret de Ouqla ^ ^ T
s. y.). - 3 Liv. XXVII, 23. - 4 Plant. Pseudol. M°J' ‘ PoeMl. Il, b
— 6 Act. fr. Aimai, p. 164 Marini. — 1 Liv. XLI, 1>- , 'rasion teclmi<],>4>
— 9 riant. Pseudol. I, 3, 93-101. - *o Ta «J fyaw, [)'"[, [s,i„e a»'»'“,es
sept fois répétée dans le récit (Anab. VI, 4, 12-22). 11 ]m |cs vers d®
et consultatoriae, voir Macrobe (Sat. III, 5), qui cilc à e' ^virg.
Virgile : Sanguine quaerendi reditus, animaque litandum . './ deoif1
118). — 12 Quippe victimas caedi sine precatione non par la pri^re;
rite consuli (Plin. XVIII, § 10) ; cf. ci-dessu;
— 13 C'est
u ce que xxi « - - / luart^9 ■
sacrificure hoc interest. Sacrificare est hoslias immo : aj Stat. '
immolationem hostiarum impetrare quod postules (Lu a ^ est rf»1""1 X, 610). Inter sacrificare et litare hoc interest : sfl' '4i4 ji). Ici l»,*J pelere ; litare est propitiare et votum impôt) an. 01 j;vjnatoiros P3* “* finition de sacrificare est inepte. Cf. les cas de saci i >C ju 3, 1 ; * j
dans Herod. VI, 76; VII, 113; IX, 19, 38; Xenoph.
dit ou veut dire le scoliaste de ■[lari rero 1*
I ost
LIT
LIT
nl (je livrer la bataille de Platées, les tionnelles. Au Testés du devin Tisamène, Mardonius (jrecs d mi' lh ’ ^ ju jevin Hégésistrate, obtenaient
dWrC favorables pour l’offensive, favorables
: des entrais. 1 ()n ayait dû de part et d’autre répéter Urladefen!’1' • k qiiesti0n pour obtenir la
Mes expérience jre à condition de ne pas attaquer. Paul Klitde même, suivant Plutarque, au moment d’en- Él"' i,,n contre Pcrsée. « Après avoir immole jusqu a !g , L ns obtenir d’entrailles favorables, au vingt Vil)g b P les signes apparurent et signifièrent victoire
^^«“''““"^etexperten divination ».ava,t Eminent modifié sa question à la dermere epreuve.
\ [litalio contenait donc une certaine somme de révélation incorporée aux entrailles qui pouvait etre et a ete Elisée à fin de divination. L’état des entrailles dune Ictime sacrifiée était considéré comme un « signe », et non comme un indice naturel de l’état physiologique de la victime vivante. Les indices naturels de santé, de maladie ou de malformation étaient constatés avant le sacrifice, par une probatio qui écartait les animaux disqualifiés3. Cette précaution une foisjirise, la foi voulait que |leS exta fussent ce que les faisait être sur le moment l’intervention divine, ou, par concession extrême aux raisonneurs, que le choix de la victime fût guidé . par la même intervention et tombât précisément « sur Icelle qui avait les entrailles accommodées à la situation4 ». Une victime à qui manquait le cœur, par exemple, n’aurait pas pu vivre sans cet organe : il fallait donc qu’il eût été anéanti pendant le sacrifice5. De îême, le fait d’apporter un veau à l’autel au lieu de le laisser s’approcher de lui-même ne pouvait pas modifier naturellement l’état de ses entrailles: on avait cependant remarqué que, dans ce cas, on n’obtenait presque jamais la litation ". L'idée que l'autopsie des victimes ne renseignait pas sur leur état physiologique antérieur était si couramment acceptée qu’elle était entrée dans la jurisprudence commerciale. Yarron remarque que les boujcliers ordinaires n’achetaient que des bêtes garanties Baines, tandis que les fournisseurs des autels n’exigeaient Bas celte garantie du vendeur7. Ils pouvaient constater ■x mêmes les défauts apparents : pour le reste, ils laissent faim aux dieux. Si, dans l’hypothèse suggérée par ^ rri.iyiuts tièdes, qui ne voulaient pas croire à la mé- ■eorp iosi des entrailles, l’état de celles-ci était anté- Chois 'U1 MUib.Ce’ éta^ b°n que les dieux pussent
n u-ini î'0"1 Icv^er ^eur pensée, même des animaux “ayant de sain que l’apparence.
n’a qu’un '^‘^ode sommaire de divination, la litatio posée EU, p',! q>lné’ étr°itement limité par la question
nu
lices simnirf CUU UUe lmP0l'Lance capitale dans les sacri-
®r(linaire ouvoti/ 't C6UX qui font partie du culte, inquiétant ,,L (1- C!’ ianon litation jirend un caractère
posées, elle "1^'ni''l‘fIUe : loin de résoudre des questions ^0nt il faut J® ' < S Pro^mes qu’elle ne résout pas et US 1" ine de malheur, chercher la solution.
^M&rod. (Xj 3g^g
0n exigeait (me ^cm^' li-— 3 Par exemple, lors cîc la pfiobatio L 1ui- VIII, § i83) , ‘ queue du vcau atteignît le pli du jarret ; breoiore non
P» Cic.
■ ■* UU Veau n -
-pr{visi0ü exclut la1 lCUe ll'°P C0Urle- Dans
Cip<U.. .. u la (UVinali/vn # .
* niais on savait par expérience quo les dieux
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(Oioin. ||
Uivination.
> ce cas, la non-lilalion est prévue, V °'r ces théories exposées et réfutées Cic. Divin. II, 16. — 6 piin. VIII, § 183.
Tout sacrifice non agréé devait être recommencé, soit dans les mêmes conditions, avec des victimes de même espèce et de mpme nombre, soit avec un j»I us grand nombre de victimes de même espèce, soit avec des victimes d’autre espèce ou d’autre sexe 8, soit par une autre main 9. On cherchait, en variant les conditions de l’expérience, à dégager l’inconnue du problème, l’obstacle, qui pouvait provenir soit de l’oubli de quelque observancerituelle, soit de cequeles dieux trouvaient l’offrande insuffisante ou en préféraient une autre ou ne l’acceptaient pas d’une personne disqualifiée à leurs yeux pour une raison quelconque. Ces conjectures fournissaient des réponses aux objections des sceptiques. « Quand on sacrifie â plusieurs dieux, dit Cicéron10, d’où vient qu’on réussit ( litetur ) avec les uns, et pas avec les autres? Quelle est cette inconstance des dieux, qui menacent par les premières entrailles et font de bonnes promesses par îes secondes? Ou comment y a-t-il entre eux, souvent même entre proches parents, un désaccord tel que les entrailles sont bonnes pour Apollon, mauvaises pour Diane? » Cicéron raisonne comme si tous les^ dieux ensemble formaient une essence divine, immuable en ses desseins. Qu’au sacrifice on substitue la prière, toutes les religions sont comprises dans cette fin de non-recevoir La réitération du sacrifice en cas de non-litation étant l’application d’une règle générale, toute cérémonie manquée devait être recommencée à nouveaux' frais. Comme on l’a dit jilus haut, les sacrifices divinatoires n’aboutissant pas à la litation ne sont pas des sacrifices manqués : si les consultants s’obstinent à les recommencer, c’est de leur plein gré et parce qu’ils espèrent obtenir enfin la réponse qu’ils souhaitent. Il n’en va pas de même des hostiae animales. Le refus de les accepter n’est pas un conseil, mais une menace qu’il faut détourner. Le motif le plus ordinairement soupçonné était soit une irrégularité dans le cérémonial, soit l’insuffisance de l’offrande. Les autres raisons étaient plus difficiles à deviner, surtout les raisons qui tenaient à la personne du sacrifiant et lui rendaient lalitation impossible. En 337, le consul Décius ne put aboutir : il était prédestiné aune mort prochaine ". De même, en 176, le consul Petillius obtint litation avec les autres dieux, mais non avec Salas 12 : il périt dans le courant de l’année. En 208, à Rome, « durant quelques jours, de grandes victimes furent égorgées sans litation, et pendant longtemps on ne put obtenir la paix des dieux. C’est sur la tête des consuls, la République étant sauve, que se tourna l’effet funeste des prodiges13 ». A Sparte aussi, au temps des guerres médiques, il fut impossible, des années durant, d’obtenir des entrailles favorables. C’était le héraut Talthybios qui voulait contraindre ainsi les Spartiates à expier le meurtre des envoyés de Darius14. Il arrivait encore que, suivant une théorie dont on s’avisait surtout après l’événement, on se trompait sur le sens de la litatio. Au dire de Suétone, Othon commença la guerre contre Vitellius « sous des auspices des plus contraires, car une victime immolée à Dis Pater produisit litation, alors que, dans un
— '< Manilii actiones secuntur lanii gui ad cultrum bovem emunt : gui ad altaria, hostiae sanitatem non soient stipulari (Varr. R. rust. II, 15, II). — % In omnibus sacris feminei generis plus valent victimae (affirmation très contestable). Denigue si per marem titare non possent, succidanea dabatur femina. Si autem per feminam non litassent, succidanea adhiberi non poterat (Serv. Aen. VIII, 641).
' — 9 Nonguacumgue manu victima caesalitat, (Martial. X, 7, 36). — tOCic. toc. cit.
— 11 Liv. VIII, 9. — 12 Liv. XLI, 15. —13 Liv. XXVII, 23. — 14 Herod. VII, 133-134
LIT
LIT
sacrifice semblable, les entrailles défavorables valent mieux »l. Cette casuistique suspecte est contraire à l’essence même du sacrifice expiatoire ou propitiatoire, qui est la substitution de la victime à la personne menacée, laquelle se rachète par cette rançon acceptée. A ce compte, les nombreux sacrifices offerts aux divinités souterraines durant les Jeux Séculaires (Tellus, Dis Pater, Proserpine, les Mœres) auraient dû, pour être heureux, présenter des entrailles défavorables, ce qui est absurde.
En résumé, les cas exceptionnels de non-litation prolongée étaientdes « prodiges effrayants » ; la non-litation momentanée, un accident généralement facile à réparer. La litation était la conclusion ordinaire du sacrifice, si ordinaire que le plus souvent on ne songeait pas à en dégager la part de divination qui y est incluse. A. Boüché-Leclercq.
LITIIOBOLIA (A>0o6oX''a). Nom d’une cérémonie des fêtes de Damia et Auxésia à Trézène, où les femmes se battaient entre elles à coups de pierres 1 . Un combat de même genre, également inspiré par une intention symbolique, avait lieu dans les Éleusinies sous l’appellation de balletys. On en signale une autre à Rome, en l’honneur de Tutula, dans la fête des nonae gaprotinae2.
Il y avait des combats simulés entre les assistants dans un certain nombre de fêtes grecques, par exemple dans la d au lis d’Argos 3, dans les moleia de l’Arcadie4, et dans la fête qui, à Sparte, rappelait un des incidents de la bataille de Platées 5. Lobeck 6 a réuni tous les exemples de ce genre, et les a rapprochés avec raison des fêtes dans lesquelles ceux qui y prenaient part s’entre-fustigeaient, telles que les danses des jeunes gens autour de l’autel d’Apollon à Délos1 et les lupercalia de Rome. F. Lenormant.
LITIIOROLOS. — Machine à lancer des pierres [tormenta].
LITHOPIIOROS (Aiôocpo'poç). — L’inscription gravée sur un des sièges d’honneur du théâtre de Bacchus à Athènes 1 a fait connaître l’existence d’un prêtre portant ce titre. Quoiqu’il eût un rang élevé dans la hiérarchie des sacerdoces athéniens, on ignore tout de lui, et la nature de ses fonctions et le culte même auquel il appartenait. On a pensé que ce « porteur de pierre » pouvait avoir un rôle dans la cérémonie symbolique de la balletys2 aux Eleusinies, ou qu’il avait la garde d’une pierre sacrée (àpyo; X-'6oç)3. E. Saglio.
LITICEIY. — Musicien qui jouait du lituus *. Son nom était dérivé de son instrument2. On n’a aucune mention antique de liticines appartenant à des légions3, quoiqu’on connaisse par des textes les autres musiciens légionnaires 4. Ce fait tendrait à confirmer le texte d’Acro, d’après lequel le lituus aurait été propre à la cavalerie5.
La figure que nous reproduisons ici (fig. 4498) 6 représente, comme l’indique d’ailleurs l’inscription, un membre d’un collège de liticines et de cornicines. Cette corpora-
1 Swet. Otho , 8.
LITIIOBOLIA. 1 Paus. Il, 32, 3.-2 Plut. Romul. 29 ; Camill. 23. — 3 Hesych. s.*v. AauVç. — 4Schol. ad Apoll. Rhod. Argon. I, v. 170. — 5 Plut. Aristid. 17.
— 6 Aglaophamus, t. I, p. G79 et suiv. — 7 Gallira. Hymn. in Del. v. 321. — Bibliographie. Lobeck, Aglaophamus, I, p. 079 et s. ; A. Maury, Relig. de la Grèce antique . II, p. 377; K. -F. Hermann, Gottesdienst. Alterthiimer, §52, n. 17 et 18.
LITHOPIIOROS. 1 Corp. inscr. att. III, 290. — 2 Keil, Philologus, XXIII,. 242. Ajouter aux ouvrages indiqués s. v. Balletys, O. Crusius, ReitrCige su gr. Religionsgesch. Leipz. 1886, p. 20. — 3 Reisch, ap. Pauly-Wissowa, Realencyclop. s. V. àpyot Xtfiot, p. 724.
LITICEN. 1 Festus,- s. v. Lituus, p. 11G. — 2 Varr. Ling. lut. V, 91 ; Cato ap Gell. XX, 2 : Nonius, I, 268. — 3 Deux inscriptions qui en mentionnent (Muratori, p. 798, t; Doni. cl. VI, 118) sont fausses; Corp. inscr. lat. VI, 5" part. 1373*.
— 4<Jauer, De muneribus militaribus, IV, dans Ephem epigr., t. IV, p. 374. — 6 Ad.
lion, dont les emblèmes semblent avoir • cornu et le lituus, le masque et la syrin.,/ °Ull'ele tainement aucun ’ ^ > n avait cerll
caractère militaire; elle se composait de musiciens civils, employés dans les représentations , les fêtes ou les funérailles. C'est ainsi que l’on voit des liticines dans un défilé de gladiateurs 1 [gladiator, p. 1593, fig.
3593] et dans une pompe funèbre qui est du Ier siècle de notre ère8 [funus, p. 1392,
fig. 3301]. Un liticen figure aussi sur une peinture étrus-
-L1T1C I N VM - CQRNlcMg
Fig. 4198. — Liticen,
que9, dans le cortège d’un vainqueu
r aux courses.
IIenhy Tuédenat. I
LITIS AESTIMATIO. — La iitis aestimatio estl’évai luation pécuniaire de l’objet d’un litige. Elle peut -êtrh faite, soit d’accord entre les parties par suite d’une tran-l saction, soit judiciairement *.
La loi des Douze Tables autorisait à pacisci de talioni 1 redimenda en cas de membri ruptio : c’était un moyen d’échapper à la peine du talion ; elle permettait aussi de transiger en cas de vol manifeste pour éviter la peine capitale 2.
La iitis aestimatio a lieu judiciairement soit en matière ] civile, soit en matière criminelle dans les quaestioneâ perpetuae.
I. La Iitis aestimatio en matière civile. — La litm aestimatio fut usitée de bonne heure dans le droit latin, en cas de rupture du contrat de fiançailles !. A Home, elle fut appliquée au temps des actions de la loi dansla| procédure per judicis postulationem. C était, la, suivanjj toute vraisemblance, l’objet principal de celte Pl0C^ dure : on demandait un juge lorsqu’il y avait uae^es j mation à faire, une obligation à faire naître a la * bar^ «
défendeur 4. |)nuze :
La Iitis aestimatio était imposée par la loi tes j j Tables dans l’action en revendication en cas vindicia : celui qui a obtenu à tort la clame >'» 1 durant l’instance peut, si elle a péri, échapp* 1 j c , j injectio en demandant trois arbitres pom <■ vl ,i0îs| judice causé et en payant le double de. cette e» . aierius C’est là sans doute la procédure design1 1 1
, , ri(rman<H'nm' P’
Od. I, 1, 23. — g Bellori, Pictur. antig. cryp '"j, #„//.*«' w.
■ 7 Jalin, Ber. d. Sticks. Ges. 1861, p- 3*3. s- • c ’ __ 9
Bôm. Mittheilungen , V, 1390. p- ■
■ * uiP. * ^
. Gell. i, 2 : Pos, JM
oral.
16, p. 89. — 8 Huclsen, ilV, Jstit. V, pl. xv.
LITIS AESTIMATIO. 1 Aul. Gell. XX, 1, 34.
1; Diocl. Cad. Just. VI, 2, 13. - 3 Serv. ap. .T* *'b «* tf*4" diones uxor non dabatur aut non ducebatut , qui s sei wcor '/"
tdices cognoseebant. Judex quant ob rem data . .
xt. Si nihil justae causae videbatur, litem pecuma aest ^ ^ slifutatui œrat eam uxorem accipi aut dari, eum gui sP"/) rfss So"""n ’ . „
mdemnabat . - a Cf. Éd. Cuq, Institutions çUu «