‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 3)Chapitre 101 sur 111 · SP · texte numérisé non relu

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Mur de Cosa.

Fig. 2798. — Mur de Faesulae.

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Fig. 2799. — Mur de Falerii.

nouvelles, celles des cistes et des miroirs gravés, celle des vases à couverte noire vernie et à reliefs, celle des pierres gravées. Elle y introduit surtout un style nouveau où prédominent les sujets mythologiques 357.

Les monuments de l’art étrusque. —

L’art étrusque nous a laissé un grand nombre de monuments, que nous ne pouvons pas évidemment étudier ici en

détail : nous nous bornerons à en indiquer le caractère général.

Architecture. — De l’architecture étrusque il ne subsiste aujourd'hui que des murs d’enceinte et des tombeaux. Les murs d’enceinte, qui n’ont guère laissé que des ruines, sont construits tantôt en appareil polygonal, comme à Cosa (fig. 2797) 3o8, tantôt en appareil quadrangulaire irrégulier, c’est-à-dire avec des tétraèdres de grandeur variable, commeàFaesulae369(fig.2798), tantôt en appareil quadrangulaire régulier, les blocs se présentant alternativement en

longueur sur une assise et en largeur sur une autre, comme à Falerii 300 (fig. 2799) [murus]. Ils répondent à deux systèmes de fortifications, dont 1 un, qui paraît être le plus ancien, est à front ^ , continu 8S1, dont l’autre est à cour- - :/iT Unes flanquées de tours 302 [munitio, türris]. Les portes fortifiées sont tantôt à linteau plat 363, tantôt voûtées; cette dernière disposition s’observe à Volterra, où se trouve une porte assez bien conservée, la porte dite dell’ A?’co, avec des têtes disposées autour de

l’archivolte (fig. 2800) 361 [porta], 11 est probable que les murs et les tours avaient des créneaux 305.

Les tombeaux (abstraction faite des divers types de sépulture que nous avons signalés plus haut) sont ordi-

cali, Italia av. il domin. det ltomani , pl. x ; Dennis, Cities , II, p. 245. — 359 Durm, Baukimst der Etrusker Darmstadt, 1885, p. 7; Martha, p. 142 et s. — 360 Martha, p. 143. Fa fig. 2799 est faite d’après une photographie. — 361 0. Müller, Etrusker , I, p. 235. — 362 Martha, p. 232. — 363 A Cosa, par exemple; Dennis, Cities, II. p. 250. — 3Gi Dennis, Cities , 11, p. 140; Martha, p. 239. On a beaucoup discuté sur l’âge et la forme primitive de cette porte (Micali, Ant.pop. ital. 111, p. 4 et s. ; Ruspi. Bull, dell * Inst. 1831, p. 52; Canina, Annali , 1835, p. 192). — 365 Martha, p. 230.

Fig. 2800. — Forte dell’ Arco à Volterra.

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nairement, à partir du vie siècle, des caveaux368, taillés en plein dans la roche, suivant une pratique fréquente en Étrurie367. Le caveau est tantôt un simple couloir (tombe a corridoio ) 368, tantôt un couloir précédé d’un vestibule à ciel ouvert 369, tantôt une chambre rectangu-

Fig. 2801. — Plan de la tombe François, à Vulci.

laire garnie de banquettes sur trois côtés370, tantôt une grande salle, ronde ou rectangulaire, avec de gros piliers réservés dans la roche, des pilastres le long des parois et tout alentour une série de niches pour recevoir les corps371; tantôt un ensemble de plusieurs pièces, ouvertes les unes au bout des autres , ou bien groupées autour d’une sorte d’atrium central (fig. 2801) 372. Les murs intérieurs sont souvent décorés soit de peintures , soit de reliefs taillés à vif dans la roche et représentant des meubles ou des ustensiles de ménage 373(fig. 2802)

Le plafond simule ou bien une voûte, ou bien une charpente 374 (voir 1. 1, p. 984, figure 1274). Extérieurement le tombeau se présente sous l’aspect ou bien d’une sorte de tumulus en maçonnerie (fig. 2803)378, ou bien d’une fausse façade sculptée dans le roc soit avec une porte simulée, un encadrement et une corniche 376, soit avec un portique et un fronton, comme à Norchia (fig. 28 04) 377. Dans

366 Qn les désigne sous le nom de tombes à caméra. Il semble qu’il y ait eu aussi en Étrurie des columbaria [columbarium] — 367 Sur le façonnage des roches, voir Martha, p. 136 et s. — 368 Bull. dell. Instit. 1884, p. 120; Notizie clegli scavi , 1882, p. 211. Le type est fréquent à Cornéto. — 369 Type de la tombe dite à cassone , particulière à Vulci (Gsell, p. 43 1 et s.). — 370 Martha, p. 186. On rencontre quelquefois, mais rarement, la forme circulaire ( Bull, dell ’ Inst. 1881, p. 274) et la forme elliptique ( Annali , 1835, p. 183 ; Dennis, Cities, I, p. 182). — 371 Martha, p. 188. Ou peut citer par exemple la grotte dite des Tarquins (Dennis, 1, p. 242) et la grotte Dei Rilievi (Dennis, I, p. 247) à Cervétri. — 372 Martha, p. 189 et s. La ligure 2801 montre le plan de la tombe François à Vulci d'après Noël des Vergers, III, pl. xxx. — 373 Des Vergers, pl. Il, III ; Dennis, Cities , I, p. 294 et s. V. encore Ganina,

certaines nécropoles, les façades funéraires sont rangées les unes à côté des autres comme des maisons dans une rue 378. Ces chambres et ces façades, ainsi qu’un certain nombre de petites urnes cinéraires en formes d’édicules (voir t. I, p. 286, fig. 333;. II, p. 350, fig. 2511), nous fournissent une foule de renseignements sur les formes familières à l’architecture étrusque, supports, moulures charpentes [materia], décoration, [antefixa, acroterium],

dispositions intérieures et extérieures des habitations [dômes, cavaedium, atrium], types de colonnes [abacus, columna] 379. Mais elles ne nous apprennent pas grand chose sur la construction des temples en Étrurie [templum]. Sur ce point nous en sommes réduits aux indications de Vitruve 3S0, et à quelques rares données que fournissent les roches façonnées de Norchia (fig. 2804) 381 et de Sovana 382 , ainsi que les ruines, d’ailleurs assez informes , de deux sanctuaires retrouvés à Orviéto (Vulsinii) 383 et à Cività-Castellana 384. Le plan est presque carré [templum] .

La moitié antérieure est un portique à quatre colonnes de front sur deux rangs de profondeur; l’espace entre les deux colonnes du milieu est plus large qu’entre les colonnes d’angle [porticus]. La moitié postérieure se compose d’une cella centrale dont la largeur correspond à l’entre-colonnemenl du milieu et que banque de chaque côté une cella plus

Etruria maritima, I, pl. lxv-uxi. — 374 Pour les différents types de charpente, voir Martha, p. 153 et s. ; p. 194. — 376 La figure 2803 est tirée des Monum. dell' Inst. , I, pl, xli, 13 b. Sur la construction dite la Cucumelta à Vulci, voir Dennis, I, p. 452. — 316 Martha, p. 202 et s. — 371 Dennis, I, p. 193 et s.; Durni, Bau/eunst cl. Elrvslc. p. 55. — 378 A Biéda et à Castel d'Asso par exemple (Dennis,

I, p. 179, 208). Sur le tomheau légendaire de Porsenna, voir Plin. IJ tel. nat. XXXVI, 91 ; Martha, p. 206 et s. Voir aussi la description du labyrinthe de Poggio Gajella à Cliiusi (Dennis, II, p. 345 et s.) — 379 Martha, p. 153 et s.; Durm, Baukunst d. Etrusker. — 380 Vitr. IV, 7. —381 Durm, Baukunst, p. 55; Monum. dell’ Inst. I, pi. xlviii ; Dennis, I, p. 196. — 382 Dennis, II, p. 1 et s. —383 Nolizie deyli scavi , 1885, p. 33 et s. — 384 Ih. 1887, p. 92 et s.

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petite (fig. 28 05 ) 385. Le couronnement du temple est tout en charpente et, selon toute probabilité, avec des auvents proéminents et des

frontons en porte à faux 386.

La décoration consiste surtout en appliques peintes (voirt. I,p.286, fig. 332) ; les frontons notamment sont garnis de plaques céramiques à haut relief, reproduisant l’aspect de statues en ronde bosse et maintenues par des chevilles au fond du tympan 387.

D'une manière générale, ce qui caractérise l’architec-

Iture étrusque c’est l’emploi qu’elle fait de la charpente et de la voûte:

| pour ce qui concerne le détail de ces deux modes de construction, on pourra consulter les articles MATERIA et FORXIX.

Sculpture. — Les monuments de la sculpture étrusque sont extrêmement nombreux, mais la qualité est loin de répondre à la quantité.

La série la plus riche est celle

Fig. 2804. — Roches sculptées de Norchia,

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Fig.2805. — Plan d’un temple étrusque.

des monuments funéraires.

Ces monuments se subdivisent en plusieurs classes. 1° Canopes. — Les urnes-canopes sont propres à la région de Chiusi ; ce n’est pas autre chose qu’un vase cinéraire coiffé d’une tète humaine [urna].

Le type est le développement d’un usage primitif consistant à appliquer sur le col de l’urne un masque mobile en bronze estampé 388. La tête est généralement traitée avec une recherche particulière de réalisme. Les moindres détails de la physionomie sont accusés, ainsi que l’ajustement de la coiffure et la coupe de la barbe 389 (voir t. I, p. 668, fig. 784). Il semble même que certaines urnes canopes aient été garnies d’une chevelure rapportée comme une perruque 33°. Souvent les oreilles ont des pendants métalliques 391 . Pour compléter l’individualité de l'urne, il n’est pas rare que les anses se transforment en bras, qui tantôt sont figurés par un contour sommaire 393, tantôt sont attachés par des crochets et se tendent en avant (fig. 280 7 ) 393. Une urne de Florence semble représenter un guerrier avec son javelot et son bouclier (fig. 2808) 394. Les canopes se trouvent d’ordinaire dans les tombes dites à ziro 39S, debout sur une sorte de fauteuil (fig. 2806, 2808 ) 396.

Fig. 2806.

Fig. 2808.

Fig. 2807.

Urnes canopes.

Fig. 2809.

Statue cinéraire.

2° Statues cinéraires. — Du type de l’urne canope dé-

38B Martha, p. 262 et s. — 386 Jb. p. 273 et s. La question du temple étrusque est très controversée. Voir Stieglitz, Arch. der Baukunst , II, 1, p. 14; Hirt, Die Baukunst nach den Grundr. der Alten , p. 47, 70, 88 ; Geschichte der Baukunst, pl. xvii, 7; Canina, Etruria maritima, II, p. 153, 162; Abeken, Mit tel- Italien, p. 217 ; Klenze, Versuch. der Wiederherslellung des toscan. Tempels , P* 51; 0. Miiller, Etrusker , II, p. 233 ; Reber, Vi truvius ïibersetzt und erlüutert , P- 120 et s.; Semper, Der Stil, I, pl. 13; Kleine Schriften, p. 173 et s; Clioisv, Art de bâtir chez les Romains, p. 145; Durm, Baukunst d. Etrusker , p. 30 et s. — Wi Voir Milan^ / frontoni di Un tempio tuscanico scopcrto a Luni ( Museo itahano, I, pl. in- vu) ; Murtlia, p. 322. — 388 Catalogue de ces masques dans Milaui,

rive le cinéraire-statue (fig. 2809 ) 397, également particu-

Museo italiano di antichilà classica , I, p. 293 et s. Cf. Brogi, Bull. dellf Inst. 1875, p.218; 1882, p. 232; BenndorI, Antikc Gesichlshelme und Sepulcralmasken ; Perrot et Chipiez, Uist . de l art , III, p. 464, 889; Schliemann, Mykenae , p. 198, 219-223 ; 289, 311, 333; Milchhœfer, Mitth. d. d. arch. Inst, in Athen, I, p. 325

— 389 Martha, Art étrusque , p. 33 4. — 390 Milaui, Museo italiano , I, p. 321, note 2. - 391 Notizie degli scavi , 1884, p. 384. — 392 Milaui, Museo italiano , I, pl. xi, 5 ; xn, 3; ix, 5, 6 ; ix, a, 1. — 393 Jb. I, pl. 10 ; xm, 7. La figure 2807, dessinée d’après l’original, reproduit une urne du Louvre. — 394. Milani, I, pl. xn, 2.

- 395 Ib. I, p. 292, note 1. - 336 Jb. I. pl. Jx, 9. 397 Micali, Monumenti inediti, pl. xxvi, 1 ; Martha, Art étrusque , p. 337 et s.

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lier à la région de Chiusi, ainsi que le cinéraire-groupe (fig. 2810) 39S. Ce sont, au même titre que les canopes, de véritables urnes, en ce sens que le corps de la statue ou du groupe est creux pour recevoir les cendres. Les tètes sont mobiles et servent comme de bouchon au récipient. Les bras et les pieds, ordinairement mobiles aussi, s’emboîtent dans des cavités ménagées à dessein, où ils sont maintenus par des crochets. Dans le groupe de la

Fig. 2810. — Groupe cinéraire.

ligure 2810 l’image de la l'emmeesten deux morceaux, l’un faisant corps avec le couvercle, l’autre avec le coffre.

3° Couvercles de sarcophages el d'urnes. — Les couvercles des sarcophages et des urnes représentent une ou plusieurs figures tantôt couchées et comme endormies sur un lit de sommeil [lectus] (fig. 2811) 3", tantôt accoudées sur un lit d’apparat comme des convives prenant part à un repas (fig. 28 1 2)400. Les personnages, en habits de fête, parés de guirlandes, de couronnes et de bijoux401, tiennent à la main soit un vase à boire quelconque, soit un fruit, soit un miroir, un éventail, un volumen ou des tablettes. Ces couvercles répondent à la coutume antique du repas funèbre 402 [coena].

-4" Cippes à bas-reliefs. — Les cippes à bas-reliefs sont de petits piédestaux cylindriques ou quadrangulaires destinés sans doute à porter soit une sphère à pointe conique, soit une pierre ovoïdale, soit quelque autre emblème funéraire 403. On ne les trouve guère que dans la région de Chiusi et presque tous sont faits d’une pierre tendre, propre à cette région 404. Les scènes représentées se rapportent d’ordinaire aux cérémonies funèbres : on y voit l’exposition du défunt entouré de pleureuses (voir t. I, p. 702, iig. 846), le convoi funèbre, les jeux (voir t. I, p. ISO, fig. 183) ou les banquets célébrés en l’honneur du mort 408. Le type des figures a quelque chose de sec et

308 Musée de Florence. Il provient de Gittà la Piève; voir Notizie, 1888, pi. xiv, p. 222 (avec le catalogue des groupes analogues). — 339 Monumenti dell’ Inst. VIII. pl. xvm, cf. Martha, p. 345 et s. — 400 Sarcophge trouvé à Cervétri et conservé aujourd’hui au Louvre. La figure 2811 est faite d’après l'original (cf. de Longpérier, Mus. Napoléon III , pl. xxxv; = Martha, p. 299).

— 401 Notamment sur le sarcophage de Seianti Thanunia, trouvé près «le Chiusi, aujourd’hui au British Muséum (Anti/ce Denkmîiler , I, pl. xx = Martha, p. 350).

— 402 Sur le sens du banquet considéré comme symbole funéraire, voir S. Reinach, Manuel de Philologie, II, p. 71-72 (bibliographie) ; Arch. Zeituny, 1881, p. 27;

\ 882, p. 299 et s.; Bull, dell’ Inst. 1879, p. 1U5 et s.; Percy Gardner, Journal of hellenic Studies , 1S84, p. 105 et s.; Pottier et Reinach, Nécropole de Myrina, p. 437-442. — 403 Pour les divers types d’emblèmes funéraires usités en Étrurie,

U archaïque. Le relief est plat, presque sans épaisseur et le modelé réduit à sa plus simple expression.

o° Bas-reliefs des sarcophages et des urnes. — Les basreliefs des sarcophages et des urnes406 se développent d’ordinaire sur une des faces longitudinales et sur les deux faces latérales de la cuve ou de la caisse cinéraire. Quelques sujets se rapportent à la vie du défunt, et représentent soit un cortège nuptial (voir plus loin fig. 2844) 407, soit un magistrat avec ses licteurs 408, soit un juge sur son tribunal 409. Plusieurs montrent des scènes de funérailles :

le défunt sur son lit d’agonie et auquel on ferme les yeux410, la séparation suprême en présence des démons infernaux 41i, le voyage du mort vers le monde souterrain sur un cheval (voir t. I, p. 1100, fig. 1360) ou sur un char (l. I, p. 1528, fig. 1993) 412,

big. 28U. — Couvercle de sarcophage.

Fig. 2812. — Lit funéraire.

ou sur la croupe d’un monstre marin 41J, la procession des victimes destinées au sacrifice funèbre 4H. Mais la majeure partie des bas-reliefs présente des sujets empruntés aux traditions mythologiques de la Grèce. On y retrouve les principaux cycles légendaires, le cycle

voir Martha, Art etnisque , p. 213 et s. — 404 On la désigne sous le nom de cispo ou de pierre fétide (Dennis, Cities , II, p. 299 et s.). — 405 Annali dell Inst. 1864, tav. d’agg. AB. Cf. Martha, p. 342 et s. — 40G Martha, Art étrusque, p. 355 et s.; Brunn, I rilievi delle urne etrusche Ciclo troicho , Rome, 1870 (ouvrage continué par Korte) ; Schlie, Die Darstellvngen des troïschen Sagen- /crciscs auf etruskischen Aschcnkisten , Stuttg. 1868. — 407 Monumenti dell Inst. VIII. pl. xix*. — 408 Micali, Monumenti per service alla storia degli ant. pop. ital. pl. cxii, 1. — 400 Micali, ib., pl. cxn, 2. — 410 Micali, ib., pl. lix, 4.

— 411 Micali, ib., pl. lx. — 412 Micali, Italia avanti il dominio dei Romani , atlas, pl. xxvi ; Mon. per serv. pl. lvii, 1 ; Monumenti dell ' Inst. VIII, pl- *1X-

— 413 Conestabile, Sepolcro dei Volunni, pl. xvn, 1 ; xix, 1. — 414 Monumenti dell' Inst. IV, pl. xxxii.

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troyen, le cycle thébain, ainsi qu’une foule de mythes secondaires 41S. Les tableaux ont toujours plus ou moins un caractère tragique, dont la signification funéraire est précisée par un ou plusieurs démons infernaux, propres à la mythologie étrusque. C’est ainsi par exemple qu’on voit une Furie précéder le char d'Amphiarüs (voir t. I, p. 233, fig. 265) ou du haut d’un rocher contempler le duel fratricide d’Ëtéocle et de Polynice416. L’usage de

ces thèmes mythologiques ne se développe qu’à partir du m° siècle417. La plupart de ces bas-reliefs sont d’une exécution commune : c’est de l’art industriel.

6° Stèles sculptées. — Les stèles sculptées sont beaucoup plus rares en Étrurie qu’en Grèce. En Toscane on n’en a jusqu’ici trouvé que quelques-unes, telles que la stèle de Volterra (voir 1. 1, p. 1 363, fig. 1834) 418 et la stèle d’Antella (fig. 2813) 413. C’est au nord de l’Apennin, dans

le Bolonais, que l’on rencontre le plus grand nombre de ces monuments. Sauf un fragment très archaïque, qui appartient sans doute à la dernière période de l’art villanovien, c’est-à-dire à la fin du vie siècle 42°, toutes les stèles bolonaises sont d’un style assez récent ; elles se composent d’un certain nombre de registres horizontaux, avec un encadrement de postes, de feuillages ou de chevrons, et présentent toutes à peu près les mêmes sujets, des monstres marins, des chars lancés au galop et conduits par des génies infernaux, des combats de fantassins et de cavaliers (fig. 2814, 28 1 5) 421 . La silhouette des figures est tracée avec une certaine liberté et ne manque pas d’art ; mais le modelé est enfantin. Cette inégalité dans la facture semble indiquer que les sculpteurs du Bolonais empruntaient aux vases grecs des compositions toutes faites ou des groupes de figures, mais que leur habileté se bornait à décalquer des silhouettes 422. Les stèles, qui sont toutes en pierre calcaire et de forme circulaire ou ovoïdale, sont généralement couvertes de bas-reliefs sur leurs deux faces et quelquefois même sur la tranche 423.

La sculpture monumentale ne constitue pas non plus une série bien riche. Elle a presque entièrement péri

41ü Brunn, Dilievi d. urne etrusche ; Schlie, Die DarsteLl. d. troisch. Sagenkreis. I °nr les sujets qui reviennent ie plus fréquemment, voir Martha, Art étrusque. P- 362, note 1. — 416 Urne du Musée de Florence (Marthn, p. 362). — 417 Martha, Art étrusque , p. 366 et 442. — 418 Micali, Monum. per serv. pt. li, 2. Une stèle analogue a été découverte à Fiesole (Micali, ibid. pl. li, t). — 410 Antella est situé près de Florence. La stèle est au palais l’eruzzi. Pour la figure 2813 v°i‘ Martha, p. 214. — 420 Zanuoni, Gli scavi delta Certosa , pl. cl, t. — 421 La ligure 2814 est empruntée à Zanonni, pl. xlvi, 1 ; la figure 2815 au même ouvrage, pl. iliv. 2. — 422 Une stèle avec une danse de Satyres ( No/izie

avec les frontons en charpente qu’elle décorait [tympanum]. Quelques fragments, heureusement retrouvés, permettent cependant de s’en faire une idée assez précise. Tels sont par exemple les restes des frontons de Luni, découverts en 1842, et récemment remis en lumière par les études de M. Milani 424 .

Tels sont encore divers morceaux découverts à Orviéto 423 (fig. 2816) et à Cività-Castellana 430 . Ces fragments représentent quelque chose d’intermédiaire entre le bas-relief proprement dit et la ronde bosse. L’apparence est celle d’une statue véritable, mais en réalité la statue est incomplète. 1 n’existe de chaque personnage que la moitié antérieure et cette moitié elle-même, au lieu d’être pleine, est creuse

Fig. 2816. — Figure de fronton en applique d’argile.

degli scavi, 1885, p. 60), une autre dont le sujet parait emprunté à la légende des Lemnienues ( Mittheil . d. d. arch. Inst. rom. Abth. I, p. 183), une troisième, où figurent Scvlla, Circé, une Néréide et Dédale (Notizie, 1890, p. 140), ne laissent aucun doute sur l’action exercée par les modèles grecs sur la sculpture funéraire du Bolonais. - 423 Gozzadini, Di due stele etrusche (dans les Alemorie délia r. Accad. dei Lincei, 1884-1885, pl. n) ; Notizic degli scavi, 1800, p. 139.- 424 on trouvera dans Milani (/ frontoni, etc., p. 5) le catalogue des fragments de sculpture monumentale jusqu’ici recueillis en Toscane. — 425 Notizie degli scavi, 1883, p. 36, pl. iv, 2.-486 Notizie. 1887, p. 92 et s. ; voir l’article capitolium.

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Un rebord plat permettait d’appliquer la pièce contre le tympan du fronton au moyen de chevilles dont les traces

sont encore visibles. Ce système d’attache s’observe très

nettement dans la figure 2816). Cette statue d’Orviéto, comme celles de Luni et comme la plu- ,x

part des appli- *

ques architectoniques de l’Etrurie, est en terre cuite revêtue de couleurs 427.

La sculpture religieuse proprement dite est pauvrement représentée, la plupart des images divines ayant disparu dans la ruine des sanctuaires qui les renfermaient. A part le Mars de Todi (fig. 2817; 128 et la Minerve d’Arezzo 429, nous ne possédons en ce genre que des figurines de dimensions assez réduites comme la statuette de Rusellae reproduit la figure 2818, la plupart sont d’exécution médiocre; mais ces figurines ne sont pas sans intérêt :

elles nous montrent du moins comment et dans quel sens se sont transformés à travers les âges les types religieux de l'Ëtrurie, successivement

427 U après Vitruve (III, 2, S), on employait quelquefois, au lieu de l'argile, le bronze ou le bronze doré. — 428 Mus. Gregor., 1, pl. cvm ; Rayet, Monum. de l'art antique, t. II, pl. 68. — 429 Musée de Florence (Dennis, II, p. 87). — 430 La fig. 2818 est empruntée à Denuis, Cities, H, p. 2 33. — 431 Martlia, Art étrusque, p. 316 et s. — 432 Martha, p. 300. Cf. Schœler, Ueber Farbenanstrich und Farbigkeit plast. Dildw. bei den Allen, 1829 ; Bliimner, Technologie, p. 120 et s.; Bœckler, Die Polychromie in der antik. Sculptur, 1882; Treu, Sollen wir unsere Statuai b-.malen, 1884. — 433 Vitruv. 111, 2, 5. Lors de la prise de Vulsiuii, les Romains trouvèrent à emporter 2000 statues de bronze (Plin. Hist. nat. XXXIV, 34). — - 434 Aujourd'hui au British Muséum. Pour la fig. 2820, voir Martlia, p. 408 (Micali, Mon. ined., pl. vi, 2; Denuis, Cities, 1, p. 460 et 502). —436 Trouvée près du lac Trasimèue. La figure 2320 est faite d'après une photographie. — 436 Catalogue sommaire dans Maitha, Art étr. p. 378 (avec notes bibliographiques). Pour la technique de ces fresques, voir ibid. p. 379 et s.; O. Donner et von Richter, Ueber technisehes in der Malerei der Allen-, Ruspi, Annali dell’ Inst. 1831, p. 326 ; Ainsley cité par Dennis ( Cities , I, p. 325, note 2); 0. Millier, Etrusker. II,

Fig. 2819. — Statue de bronze.

types

Buste de bronze.

conçus à l’image des types orientaux, puis des helléniques M1.

La plupart des œuvres de la sculpture étrusque que nous avons conservées sont ou en pierre tendre ou en terre cuite. Mais c’est surtout la terre cuite qui paraît avoir eu la préférence des Étrusques. Cette terre cuite était toujours revêtue de couleurs; les Étrusques ne concevaient guère d’autre sculpture que la sculpture polychrome 432. De leurs statues de bronze, qui étaient nombreuses433, il ne reste presque rien. Nous avons cité déjà le Mars de Todi et la Minerve d Arezzo ; nous mentionnerons encore un buste curieux, de style très archaïque, trouvé dans la grotte d’Isis à Vulci (fig. 2820)431 et la statue contemporaine de la domination romaine, dite l’ Orateur, au musée de Florence; elle est de grandeur naturelle (fig. 2819); une inscription étrusque la désigne du nom d’Aules Metelis436. On peut signaler encore quelques figures d’animaux, telles que la Chimère d’Arezzo (voir 1. 1, p. 1103, fig. 1364).

Peinture. — La peinture est de tous les arts étrusques celui que nous connaissons le mieux. Beaucoup de chambres sépulcrales ont leurs parois décorées de fresques 436. Les scènes figurées sur ces fresques se ramènent à un certain nombre de sujets, dont voici la brève énumération.

1° Banquets [coena] (voir t. I, p. 1276, fig. 1698 ) 431.

2° Danseurs, danseuses et musiciens (voy. p. 848, fig. 2843) 438. Ce sujet accompagne presque toujours celui du banquet,

3° Jeux du cirque, avec musiciens, bateleurs, acrobates, luttes athlétiques, courses de chevaux et de chars (fig. 2822) 43°.

4° Préparatifs des funérailles 440.

5° Défilés funèbres (fig. 2824) 441.

6° Sujets mythologiques; les figures 2772, 2773, 2774, reproduites page 823, montrent Hadès et Proserpine, l’égorgement des prisonniers troyens par Achille, Thésée et Pirithoüs ; on trouvera ailleurs (t. I, p. 1693, fig. 2239) une scène représentant Ulysse et Polyphème. La figure 2770, page 822, rappelle une légende étrusque, celle de Mastarna et de Célès Vibenna 442.

7° Scènes de chasse et de pêche (fig. 2782, 2783) U3. Tous ces sujets sont diversement combinés, de ma-

p. 269, note 61b (Deecke). Quelques tombes de Cervétri avaient, au lieu de fresques un revêtement de plaques céramiques peintes, voy. note 449. — 437 Monum. dell ’ Inst.

I, pl. xxxii, xxxiii (Cornéto). — 438 Monum. dell' Inst. I, pl. xxxn (Cornéto). — 430 là.

V, pl. xv-xvi (tombe délia Scimia à Chiusi). — 440 Ce genre de scènes est assez rare. On ne le trouve que daus la tombe del Morto [ Annali dell' List. 1863, p. 342 et s.; 1866, p. 423; 1870, p. 47; Monumenti, II, pl. u) et dans la tombe del Moribondo [Bull, dell' Inst. 1873, p. 196 et s.), toutes deux à Cornéto. Voir Monumenti,

II, pl. il (= Martha, p. 430). Cf. plus loin note 547. — 4V1 La fig. 2824 reproduit une fresque de la tombe del Tifone , à Cornéto, d’après une aquarelle très fidèle [= Monum. d. Inst. II. pl. v). — 442 Fresque de la tombe François à Vulci; des Vergers, III, pl. xxvii. — 443 Tombe dei Cacciatori à Cornéto [Annali dell Inst. 1886. p. 134; Monumenti , XII, pl. xm). S’il faut en croire certaines descriptions, il faudrait ajouter à ces sujets des tableaux de supplices infernaux avec les âmes torturées par les démous (grotte Tartaglia , ouverte en 1699 : Denuis, Cities, I, p. 384). Mais ces fresques ont disparu et Fou peut douter de l’exactitude des descriptions qui en ont été faites.

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nière à remplir les parois du caveau. Ils se développent souvent sur plusieurs zones horizontales superposées, avec des encadrements de feuillage et de postes, dont les contours épousent les formes des tympans. Des lions, des panthères, des sphinx, des hippocampes, des dauphins, en un mot les divers animaux familiers à l’art décoratif, remplissent les intervalles ou se répartissent sur des zones secondaires u'\

L’étude de ces fresques soulève de nombreuses questions d’interprétation et de chronologie. Pour ce qui est de l’interprétation, nous ferons simplement remarquer qu’à voir la façon réaliste dont sont traitées la plupart de ces compositions, il semble bien qu’on ait sous les yeux l’image des fêtes et des jeux auxquels donnaient lieu les funérailles solennelles ainsi que les préparatifs de ces fêtes 445, plutôt que le tableau des plaisirs réservés aux morts dans l’autre monde. Pour la chronologie, elle ne peut être établie que par une foule d’observations de détail que les limites de cet article ne sauraient embrasser et qu’on trouvera exposées dans quelques travaux fort importants de MM. Brunn 446 et Helbig 447.

D’une façon générale on peut distinguer quatre styles : 1° L’archaïsme d’imitation, où l’on sent l’influeftce de

l’archaïsme gréco-oriental, et que représentent surtout les peintures de la grotte Campana à Veies (fig. 2821) 448 ;

2° L’archaïsme toscan, où, malgré certaines réminiscences helléniques, le sujet est traité avec indépendance

de Cornéto.

sûreté de dessin (fig. 2823, 1 4° Le style mythologique,

par des peintres, encore gauches et inexpérimentés, mais soucieux de représenter des scènes qu’ils ont vues, avec la vérité des types et des costumes toscans (fig. 2822) 449 ;

3° Le style étrusco-grec, caractérisé par la combinaison de plus en plus intime des éléments grecs et des éléments étrusques, par la prédominance définitive des types, des formes, des costumes empruntés à la Grèce, ainsi que par une plus grande variété de couleurs et une plus grande 2845) 46°.

où dominent les sujets lé-

444 Martha, Art étrusque, p. 401 et s. — 448 Ib. p. 405 et s. — 41i’ Annali cl, Jnst, 1859, p. 325 et s.; 1866, p. 422 et s. — 447 Ann. d. Inst. 1863, p. 336 et s.; 1870, p. 5 et s. Voir aussi Von Scheffler, Ueber die Epochen der ctrusk. Kunst, p. 65 et s.

448 Micali, Alomcm. inediti, pi. lviii. — 448 La ligure 2822 reproduit une fresque de la tombe François à Chiusi, Mon. d. Inst. V, pi. xvi ; XI, pl. \\v. Voir aussi les

gendaires grecs ou étrusques avec tout l’appareil démonqlogique que ces sujets peuvent comporter. Ce style, qui se place vers le uic siècle, correspond au mo-

Fig. 2824. — Défilé funèbre. Fresque de Cornéto.

ment où la peinture étrusque est maîtresse de ses procédés techniques. La sûreté du dessin, la justesse du modelé, l’emploi de la perspective et du clair-obscur,

plaques de Cervétri qui sont au Louvre (voy. t. I, p. SI, fig. 1 20, et p. 380, fig. 471 ; Longpérier. Mus. Napoléon III, pl. nu; Martha. pl. iv, p. 428; Mon. dëil’ Inst.. 1859, pl. xxx; Dennis, I, p. 257 et s.; Martha, p. 425 et s.). — 450 Cette figure dont le profil est tout à fait grec, est empruntée à l’une des fresques de la tombe del Citaredo, à Cornéto (Ann. d. Inst. 18ü3, tav. d’agg. M.).

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la \ariété des nuances et des tons, tout indique un art en pteine possession de lui-même (voy. plus haut, fig. 2772, 2773, 2774, 2824) «*, mais un art qui, jusque dans ses meilleurs productions, conserve toujours, comme la sculpture, le caractère d une pratique industrielle. Toute la peinture étrusque trahit plutôt la main d’un ouvrier habile à combiner des modèles banals que celle d un véritable artiste inventif et original.

Céramique. — Nous avons signalé plus haut l'emploi de 1 argile dans la plastique étrusque : nous ne parlerons ici que des poteries. Le nombre en est si grand et la \ariété si inlinie, que, si Ton ne veut pas faire un catalogue, il faut se borner à distinguer certaines catégories générales.

1° Céramiques importées. — Une première catégorie est celle des poteries importées. De tout temps l’Étruria a reçu de l’étranger une partie de sa vaisselle d’argile. On a vu qu à une époque où le tour n’était pas encore connu des Étrusques, leurs nécropoles contenaient déjà des vases faits au tour. Ce sont certainement des vases de provenance exotique, et, selon toute probabilité, de provenance hellénique 452. Tels sont les vases à décoration géométrique peinte avec ou sans ligures d’animaux (voir plus haut, fig. 2793), auxquels succèdent bientôt les poteries corinthiennes avec figures humaines et inscriptions, les poteries rouges à reliefs estampés183, puis les poteries de style attique à figures noires sur fond rouge et à figures rouges sur fond Fig. 2826. — Ppiuturc

noir. Les neuf

dixièmes des vases peints qui forment les grandes collections céramiques de l’Europe proviennent de l’Étrurie et de là vient que pendant longtemps on leur a attribué à tort la dénomination de vases étrusques. Beaucoup ont des inscriptions grecques et des signatures d’artistes qui ne laissent aucun doute sur leur origine, et si quelquesuns peuvent avoir été fabriqués en Italie, ils l’ont été certainement par des potiers grecs installés en Toscane 464.

Plus tard, au m° siècle, apparaissent en Étrurie des céramiques à vernis noir brillant158, des coupes avec inscrip¬

tions latines 4“6, des cratères ou des amphores avec des reliefs peints “j7, des plats à surlace argentée ou dorée 458 qui semblent être aussi des importations, et qu’on a tout lieu d’attribuer aux fabriques de la Grande-Grèce.

2° Céramiques d'imitation locale. — Ces types étrangers, répandus à profusion dans le pays, ont servi de modèles à l’industrie indigène qui s’est efforcée de les imiter. Ces imitations constituent une seconde catégorie.

On en rencontre déjà dans les premières tombes à inhumation469. On trouve d’autre part, dans des nécropoles plus récentes, des poteries rouges avec reliefs estampés (fig. 28 25)460, des vases peints

de style archaïque (fig. 2826- Fig‘ 2825' ~ Vase rouge 1 reliefs

„ î \ o * estampés.

cf. t. I, p. 1140, fig. 1436) 401 ,

des vases de style corinthien 462, des vases à figures noires ou à figures rouges 463 (voir t. I, p. 179, fig. 211), qui trahissent la main d'un ouvrier étrusque. Quanta la

céramique étrusque du nr siècle, elle n’est pas autre chose qu'une contrefaçon de la céramique campa nienne 464.

3° Coteries noires à reliefs ( bucchero nero ).

— Le bucchero nero appartient en propre aux Étrusques . La technique en est d'un »ase de Cervétri. imparfaitement

connue : certaines expériences récentes permettent seulement de dire que la couleur noire était obtenue par une fumigation lente en récipient clos465. Il est aujourd’hui démontré que cette poterie noire dérive des céramiques à surface noirâtre et lustrée 460, lesquelles se rattachent elles-mêmes aux céramiques brunâtres de l’époque villanovienné 467. Grâce aux découvertes récentes, on peut suivre pas à pas les progrès de la fabrication depuis l’origine, progrès qui sont amenés par l’emploi du tour, par la cuisson au four remplaçant la cuisson à air libre,

451 Voyez les notes qui se rapportent aux figures indiquées. — 462 Voir notes 320, 327. — 453 Martha, p. 456. Sur l’origine, d’ailleurs controversée, de ces poteries, v. Dumont et Cliaplain, Céramiques de la Grèce propre, p. 187, 192 ; Mitth. d. deutsch. arch. Inst, in Athen. IV, p. 55 ; Bull, dell’ Inst. 1875, p. 98, 137 ; Lenormant ; Gazette archéologique , 1881, p. 183; Loschke, Arch. Zeitung. 1881, p. 41, 44, Pottier, Bull, de con\ hell. VI. 1888, p. 491 et s. — 454 Martha, Artêtr. p. 478 et s. — 455 Birch, Ancient Pottery, p. 413 et s.; Gamurrini, Annali dell' Inst . 1872, p. 284; Gazette archéologique , 1879, p. 38 et s.; Ravetet Collignon, Céramique grecque, p. 3 14 et s.

— 456 Comme Menervai pocolom. Cf. Jordan, Annali dell ’ Inst. 1884, p. 1-20; Reinach, Gazette des Beaux-Arts , 1880, XXXIV, p. 248; Rayet et Collignon, Céramique grecque , p. 332 et s. ; Gamurrini, Mitth. d. d. arch. Inst. Rom. Ahth. Il, p. 233.

— 457 Rayet et Collignon, Céramique grecque, p. 330 et s. ; Notizie degli scavi , 1887, p. 91, 313. — 458 Rayet et Collignon, Céramique grecque , p. 351 ; Annali dell' Inst. 1871, p. 1-27; Notizie degli. scavi, 1885, p. 245 ; Minervini, Bull. arch. iial. I, p. 161, — 459 Voir notes 314 et 328. — '►‘‘'O Ce vase, qui provient d’Orviéto,

est certainerhent d’origine locale, puisqu'il n’est pas façonné au tour; Annali dell' Inst. 1884, tav. d’agg. C. — 401 Gaz. arch. 1881, pl. xxvm, xxxn, xxxm. Ces vases sont aujourd’hui au Louvre. — 462 La question est discutée; V. Helbig, Annali dell Inst. 1863, p. 210 et s. ; Forster, Annali , 1869, p. 164; Brunn, Problème in der Geschichte der Vasenmalerei ; Klein, Euphronios , p. 40 et s. ; Dumont et Cliaplain, O. c. p. 275. — 461 Monum. dell’ Inst. II, pl. vin A. Pour les vases peints de fabrication 269, étrusque, voir Annali dell' Inst. 1831, p. 73-175; 1834, p. 54 et s.; 264-294; 1878, p. 81; 1881, p. 160; Bullettino , 1847, p. 81-86; 1885, p. 79: Zaunoni, Scavi délia Certosa, pl. ix, 13; xxiv, 1 ; Rirch, Ancient Pottery, p. 461 ; Rayet et Collignon, Céramique grecque, p. 231; Dümmler, Mitt. d. d. arch. Inst. Bôm. Abth. III, 1888, p. 173 et s.; Gsell, Fouilles , p. 511 et s. Les vases de cette catégorie portent souvent des inscriptions en étrusque. — 46* Martha, p. 488 et s. — 465 Klitsche de La Grange, Sulla tecnologia del vasellamc nero degh antichi , Rome, 1884. Voir aussi Brongninrt, Traité des arts céramiques, 1, p. 413, Bull, dell' Inst. 1837, p. 28-30: 1875, p. 98. — 460 Voir note 31 1 . — 467 Voir note 292.

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par l’imitation dos formes céramiques ou métalliques introduites en Italie par le commerce 4G8. Les plus anciens vases de bucchero nero remontent à la période des tombes à fossa , c’est-à-dire à une époque voisine de la lin du vne siècle 4M. L’industrie s’en généralise rapidement dans la Toscane et ne disparaît que vers le iv“ siècle 47°.

Les vases de bucchero peuvent se diviser en quatre classes :

Bucchero avec décor incisé. — Les vases sont en général de petites dimensions, en forme de coupes, de canthares, d’olpés, d’œnochoés, imitant les types d’importation471. L’ornementation est très sobre; elle consiste en stries horizontales ou obliques, tracées peu profondément avec une pointe aiguë, en rayures ou en lignes de points disposées en zig-

Fig. 2827.— Vase de bucchero à décor Fig. 2828. — Vase de bucchero incisé. avec appendices en relief.

zag, en triangle ou en éventail; le pointillé semble obtenu à l’aide d’une roulette dentée 472 (fig. 2827). Ces types correspondent au début de la fabrication du bucchero 473 .

Bucchero de style oriental avec appendices en relief.

— Les vases de cette catégorie appartiennent à peu près à la même époque que les précédents. On y remarque de grandes jarres hérissées de têtes de chimères, des réchauds, de hautes coupes en calice, des œnochoés, etc. Les formes sont empruntées à celles de la chaudronnerie orientale (fig. 2828) ”4. 11 en est de même des appendices, dont tous les types rappellent ceux de la métallurgie du temps. Le décor est quelquefois complété par des figures de lions ou de bouquetins tracées à la pointe ou modelées en relief (voir t. I, p. 893, fig. il27)473.

Bucchero avec zones de reliefs imprimés au cylindre.

— Les vases de cette catégorie se trouvent surtout dans la Toscane méridionale et se placent vers le milieu du vie siècle 47°. Les formes, légères et élégantes, trahissent l influence de la céramique grecque 477. L’ornementation consiste en une bande étroite de figures qui se répètent régulièrement sur tout le pourtour et ont été certaine-

V68 Klitsche de la Grange, Bull, de II' Inst- 1883, p. 195-196; Gamurrini, Annali, 1884, p. 21 et s.; Helbig, Bull. delV Inst. 1885, p. 119. Ou a trouvé quelques vases noirs à reliefs dans des pays grecs (Dumont et Chaplain, O. c. I, p. 186); mais ils sont trop rares pour qu’on soit eu droit de conclure à l’origine hellénique du bucchero. comme le croit Lenormant ( Catalogue Raifé , p. 163) et comme M. Helbig l’avait soutenu d’abord Bull, dell' Inst. 1875, p. 98). Voir aussi Percy Gardner, Journal of hellcnic étudiés, X, 18S9, p. 127, 128. — 469 Helbig, Bull, dell’ Inst. 1882, p. 10; 1884, p. 122, 123 ; 1885, p. 119 et s. ; Mitth. d.’d. arch. Inst. Rom. Ablh. II, 1887, p-154; Notizie degli scavi, 1890, p. 74; Gsell, p. 447 ; Martha, p. 46 3. — 470 Gsell, p. 449, 529. Il est diflicile de donner une date précise. Toujours est-il qu'on ne rencontre plus de bucchero nero au ut0 siècle avec les unies à bas-reliefs mythologiques. — 471 Gsell, p. 475. — 472 Notizie degli scavi, 1887, p. 494, -495; pl. xvi, 6.

473 Martha, p. 456 , 463. — 47 4 Vase du musée du Louvre. Martha, p. 464. — 473 Notizie degli scavi, 1887, pl. xvi, 5 (coupe de Vétulonia). — 476 Annali dell' Inst. 1884, p. 144. — 477 Gsell, Fouilles, p. 47 0-47 3 . — 478 Sur ce procédé, voir Pottier, Rull. de coït. heV.. XII, 1888. p. 491 et s.; Martha, Art étrusque, rp. 467. — 479 La fig. 2829

ment imprimées à l'aide d’un rouleau formant cachet47'. Les sujets sont à peu près toujours les mêmes : des lions, des cerfs, des chimères, des centaures, des chevaux ailés, des griffons, des sphinx, des divinités assises vers lesquelles s’avance une procession de suppliants (fig. 2829; cf. t. I, p. 1271, fig. 1691) 479. Ils rappellent

Fig. 2829. — Vase de bucchero à reliefs imprimés au cylindre.

par leur style ceux qui figurent sur un certain nombre de vases grecs 480.

Bucchero avec reliefs moulés et appliqués. — C’est la classe la plus nombreuse. Les vases de ce type paraissent avoir été fabriqués partout en Toscane, mais le principal centre de cette industrie semble avoir été Clusium : c’est dans cette région qu’on en trouve le plus. Les formes sont extrêmement variées et répondent à tous les besoins d’une vaisselle domestique481. Le choix des appendices, la disposition des anses, l’aspect général des pièces, tout indique avec évidence l imitation d’une vaisselle métallique 432. Les reliefs, modelés sur

Fig.

2830. Fig. 2831.

Vases de bucchero avec reliefs moulés et appliqués.

une face et à dos plat, étaient estampés à l’avance à l’aide de moules et appliqués sur tout le pourtour du vase, le même sujet étant souvent répété plusieurs fois (fig. 2830, 2831) 483. Le bord du récipient est d’ordinaire décoré de masques (voir t. I, p. 1332, fig. 1734).

est faite d’après un vase du Louvre. Exemples de ces reliefs au cylindre dans les Memorie romane di anfichitû e di belle arti, t. IV, 1827, pl. vu, fig. 5, 6; pl. vm, fig. 5-7; pl. ix, fig. 3, 4; Dorow, Voyage archéologique dans l'ancienne Étrurie, pl. i-iv; Micali, Monum per serv, pl. xvm-xx; Monum. ined. pl. xxvm, 5 et xxx, 4; Inghirami, Etrusco museo Chiusino. pl. lii-lxxxiv, xc, 2; Annali dell Inst. 1877, tav. d’agg. UV ; Gazette archéologique, VI, 1880, pl. xxyii ; Milchhofer, Die Anfânge der Kunst in Griechealand, p. 76. — 480 Étudiés par Dümmler, Mitth. d. d. arch. Inst. rom. Abth. II, 1887, p. 171 et s. ; voir aussi Schumacher, Jahrb. d. Arch. Inst. IV, 1889, p. 224; Furtwâugler, Arch. Anzeiyer, 1889, p. 51; Studniczka, Iîyrene cine altgriech. Gôttin, Leipz. 1890, p. 37. — 481 On trouvera la plupart des types reproduits dans Micali, Monum. per serv. pl. xxi-xxm; Monument i ined. pl. xxvn-xxx; Noël des Vergers, 111, pl. xvm-xix; Brougniart et Riocreux, Musée céramique de Sèvres , pl. vi ; Martha, Art étrusque , p. 471 . — 482 Voir les observations de Lenormant Gazette archéologique, 1879, p. 103, 107; cf. Helbig, Bull, dell’ Inst. 1875, p. 99, Loschke, Arch. Zeitung, 1881 , p. 35-40 ; Martha, Art étrusque , p. 475 ; Gsell, Fouilles , p. 463,464, 518. — 483 pour les sujets ligures, voir Martha, Art étrusque, p, 474.

4° Poteries étrusco-campaniennes. — Ces poteries appartiennent an iu- siècle-'* et l’origine première paraît en être en Campanie-». Mais il est certain que la fabrication a passé en Toscane-6. Elles se distinguent par la sveltesse élégante de leurs formes, la finesse de leur pâte, la délicatesse de leurs attaches*8'. Elle aussi reproduisent des types métalliques'*88 qui se retrouvent presque identiques dans la vaisselle de bronze ou d’argent de l’époque gréco-romaine-9. La couleur noire qui les décore n’est qu’un vernis et en cela elles diffèrent complètement du bucchero, lequel est noir dans toute son épaisseur. Elles en diffèrent aussi par le style de leurs reliefs, dont les godrons, les o\es, les palmettes, les guirlandes ont toute la légèreté et toute la grâce du décor hellénique (fig. 2832) -°.

Métallurgie. — Les Étrusques ont eu de bonne heure des ateliers métallurgiques : on a vu plus haut qu’à epoque des tombes à pozzo et des premières tombes à fossa le bronze était abondant chez eux et que, s’ils en recevaient de l’étranger avec le fer, l’or et l’argent, ils savaient déjà le travailler eux-mêmes-1. Au v“ siècle, la Toscane était un centre métallurgique important. La vaisselle tyrrhénienne avait une certaine réputation, même en Grèce ’9-. Les signa tuscanica étaient colportés partout-3. La seule ville d Arretium fut en mesure de fournir à Scipion, en quinze jours, trente mille boucliers,

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2832. — Vase étruscocampanien.

Fig. 2833. Fig. 2834.

Figurines de bro-nze.

cinq mille javelots et tout l'attirail métallique d’une flotte de quarante vaisseaux-1.

En ce qui concerne la technique,, la métallurgie étrus-

WV Elles sont rares dans la nécropole d’Orviéto, l’ancienne Vulsinli, détruite en 264 av. J.-C. Mais elles sont très nombreuses à Bolséna, la nouvelle Vutsinii (Kôrte, Annali dell' Inst. 1877, p. 95, 184 ; Notifie degli scaoi, 1887, p. 91. —485 Birch. Ancient Poltery, p. 413 et s. ; Gamurrini, Annali dell' Inst. 1872, p. 284; Gazette archéologique , 1879, p. 38 et s.; Itavet et Collignon, Céramique grecque , p. 344 et s. — 486 Bull, dell’ Inst. 1885, p. 40, 41. 202; Notifie degli scaoi. 1887, p. 91 ; Gaz. arch. 1879, p. 46. — *87 Martha, p. 488 et s. — 488 Gazette des Beaux-Arts , 1880, p. 113; Annali dell' Inst. 1879, p. 103; Bull, dell’ But. 1875, p. 100. — 489 A Pompéi par exemple (Overbeck-Mau, Pompei, p. 446 et s.).

— 490 Nolizie degi scaoi , 1885, pl. x, 6. — 491 Jlartha, p. 498 492 Athenae. I

p. 28; IV, p. 153; XV, p, 700 ; Diod. V, 40. — 493- P]in. Hist. nul. XXXIV,

34; cf. note 432; Tertull. Apolog. 23, — *04 Tit. Liv. XXVIII, 45. — 496 Dïmpor- I

que n’offre rien de particulier. Ses procédés ont varié avec le temps, mais ce sont ceux qui existaient chez les Grecs la fonte au moule, le laminage, l’assemblage par rivets' la soudure, le repoussé, la gravure au burin [caelaïuraI

Les monuments de cette métallurgie sont si abondants et si *ariés que nous ne pouvons en donner ici qu’une idée sommaire-5. Ils peuvent se grouper en cinq classes.

1° Les figurines {signa tuscanica ), pour la plupart votives [donarium] ; elles sont d’une exécution très inégale et de styles très divers. Les unes ressemblent àde véritables caricatures par leurs formes disproportionnées (fig. 2833) -o ; plusieurs sont d’un travail assez soigné, mais toujours un peu lourdes d’aspect-7; tels sont, par exemple, la figure de femme ici reproduite (fig. 2834) au musée de Berlin498, la statuette de Rusellae reproduite plus haut (fig. 2818) ainsi que l'Enfant à l’oiseau du musée Grégorien (fig. 2835) — 9.

2° Les appliques estampées, qui servaient de revêtement à des meubles ou à des chars [currus, sella, lectus, caelatura]. Le morceau le plus intéressant est une plaque repoussée, du musée de Pérouse, qui formait autrefois la garniture d'un char et qui représente une scène de chasse au sanglier (voir t. I, p. 786, fig. 930) 60°.

3° Les ustensiles de vaisselle et de ménage, d’abord en métal rivé, plus tard en métal soudé. Cette vaisselle est généralement décorée avec luxe, tantôt, à l’époque archaïque, à l’aide de motifs empruntés à l’art oriental (lions, griffons, sphinx, etc.) 801, tantôt, à partir du vi° siècle^ l’aide de figures appliquées rappelant les fantaisies décoratives du style hellénique. Ces figures se groupent d'ordinaire autour des attaches soudées (voir 1. 1, p. 250, fig. 287) ü02. Vers le m° siècle, certains récipients sont ornés de reliefs coulés avec la pièce 503. Un des plus curieux spécimens de la métallurgie étrusque est le magnifique lustre de Cortone504. Pour le détail des objets voir aux articles spéciaux amphora, ampulla, candelabrum, candela, cadus, currus, tripus et à l’Index par ordre de matières.

4° Les cistes et les miroirs avec ligures gravées. Voir cista (et t. I, p. 1203), spéculum (et t. 1, p. 609, fig. 686; p. 051, fig. 749; t. II, p. 771, 772, fig. 912-916).

5° Les armes et objets d’équipement. Voir à l’index par ordre de matières.

Orfèvrerie et bijouterie. — L’Étrurie est le pays qui a fourni aux collections archéologiques le plus grand nombre de bijoux et de pièces d’orfèvrerie. Les tombes

tantes trouvailles ont été faites à Monte Falterona, près des sources de l'Arno {Bull, dell' Inst. 1838, p. 65 et s.; 1842, p. 179 et s.; Annali, 1843, p. 354; Micali, Monutn. ined. p. 86 et s.; pl. xn-xvi) et à San Mariauo, près de Pérouse (Vermiglioli, Saggio di bronzi etruschi, 1813; Micali, Mon. ined. p. 27 et s.; pl. x.xv-xxxi). — 496 Figurine votive du musée de Volterra (Dennis, II, p. 189).

— *97 Quintil. XII, 10,7 « Duriora et tuscanicis proxima ». — 498 Micali, Mon. per serv. pl. xxxiu, 1,2. — *99 Museo Gregoriano, I, pl. xun. — 600 Micali, Mon. per sera. pl. xxvm, I, 2. —601 Martha, Art étr. p. 519. -602 Cf. Mus. Greg. 1, pl.ux.

— 602 Par exemple le flacon de Cornéto, Annali dell’ Inst. 1883, tav. d*agg. K. Vases analogues : Heydemann, Mitth. aus den Antikensamml. pl. iv, 3 ; Gazette arch . 1881 , p. 6; i3, pl. i et n ; Annali, 1883, p. 157 ; Bull, dell’ Inst. 1885, p. 201. — 604 Ann. dell' Inst. 1842, p. 53; 1843, p. 354; Monum. III, pl. xli-xlii (Martha, p. 53 l)i

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les plus anciennes abondent en objets de parure qui sont généralement en bronze avec des morceaux d'ambre et d’os, des coquillages, des scarabées de terre émaillée, des verroteries. Vers le vu0 siècle, le commerce s’étant développé, l’or et l’argent se substituent au bronze, et l’usage des métaux précieux dans la parure ne cesse de se répandre. Nous ne passerons pas ici en revue les différents types d’épingles, de diadèmes, de couronnes, de pendants d’oreilles, de colliers, de bracelets, de bagues, de fibules, d’agrafes qui ont été recueillis en Toscane805. On en trouvera la description détaillée dans les articles spéciaux [acus, amuletum, armilla, anulus, bulla, corona, monile, fibula, etc.].

Au point de vue de la technique, il y a lieu de distinguer les bijoux funéraires en feuilles minces découpées et estampées 60 6 [brattea, corona, funus] et les bijoux destinés à être portés, quoique parmi ces derniers il s’en trouve quelques-uns qui sont faits de feuilles d’or estampées et assemblées [caelatüra]. De tous les bijoux étrusques, les plus intéressants comme facture sont ceux qui montrent l’application du fdigrane et du granulé, procédé fort délicat, dont le secret n’a pas été encore complètement retrouvé et dont une pendeloque du Louvre (t. I, p. 793, fig. 960) 807 nous offre un merveilleux exemple. Tout ce qu’on sait de ce procédé est résumé dans l’article caelatüra (p. 793 et suiv.).

Le style des bijoux étrusques n’a pas toujours été le même. Les plus anciens sont conçus suivant les principes delà décoration orientale et reproduisent des formes importées sans doute par le commerce. Tel est, par exemple, le pectoral du musée Grégorien (voir t. I, p. 796, iig. 963, 964) ; telles sont aussi les fibules du même musée avec un lion ou un sphinx accroupi 508. Un des types les plus répandus au vu' et au vi° siècle est celui du pendant d’oreille dit à baule (fig. 283 6 ) 509. Du vi° au ni0 siècle, le goût grec domine. C’est à cette période qu’appartiennent les plus beaux bijoux trouvés en Étrurie. La plupart sont des merveilles de délicatesse et d’élégante fantaisie, avec une foule de motifs empruntés à la nature

Fig. 2830. — Boucle d’oreille en or.

animale ou végétale, et une finesse extrême de granulé et de filigrane [caelatüra]; tels sont le masque cité plus haut, le pendant d’oreilles de Bolsena (voir t. I, P- 797, fig. 968) 8I°, un beau disque de fibule qui est au Louvre (voir t. 1, p. 793, fig. 962) ainsi qu’une fibule du même musée (fig. 2837) 6U. A partir du me siècle, ces bijoux de style pur et de travail achevé font place à des

Fig. 2838. — Pendant d’oreille en or.

bijoux lourds et compliqués, à des boules, des glands, des torsades épaisses, de gros médaillons, où l’or est comme boursouflé à plaisir, et qui sont généralement dépourvus de filigrane et de granulé : on en voit un spécimen dans la figure 2838, qui reproduit un pendant d’oreille trouvé à Vulci 51s. Des parures de même style s’observent sur les statues servant de couvercle aux sarcophages et aux urnes.

Les bijoux recueillis dans les nécropoles étrusques soulèvent une question d'origine qui n’est pas encore résolue. Sont-ce des pièces importées par le commerce méditerranéen ou bien des produits de l’industrie

indigène? Il est difficile de le dire avec certitude. A considérer l'habileté technique que supposent certains bijoux, à voir surtout l’élégance de leurs formes et la pureté de leur style, on est tenté de les attribuer à des artistes grecs, d’autant plus qu’on retrouve en pays grec des objets de même caractère, de même facture, parfois même d’un modèle identique ”13. Mais il se peut aussi ou que des orfèvres grecs aient travaillé en Étrurie, ou que l’Étrurie soit elle-même arrivée à avoir des ouvriers égalant en habileté ceux de la Grèce et capables de contrefaire, à s’y méprendre, les plus délicates fantaisies de la bijouterie hellénique.

Glyptique. • — En fait d'œuvres de glyptique, on trouve en Étrurie :

1° Des scarabées en terre émaillée, avec des inscriptions hiéroglyphiques déchiffrables, dont la provenance égyptienne n’est pas douteuse51*;

2° Des scarabées analogues aux précédents, mais couverts de signes hiéroglyphiques de fantaisie, trahissant avec évidence la contrefaçon516. Ce sont très probablement des imitations phéniciennes, introduites en Italie soit par les Carthaginois, soit par les Grecs616.

3° Quelques scarabées en pierre dure avec dessins de style oriental (bêtes féroces dévorant une proie, griffons, divinités ailées, etc.) 611. Ce genre de pierres est si rare en Étrurie qu’il est difficile d’y voir autre chose que des importations 61S.

•4° Des scarabées de style hellénique, avec figures d’animaux, sujets de genre, sujets mythologiques619. Dans le nombre, certaines pièces doivent être d’importation grecque (voy. 1. 1, p. 68, fig. 109) 52°. Maison n’a aucune donnée précise pour faire le départ entre ce. qui revient à l’industrie grecque et ce qui appartient à l’industrie étrusque.

5° Des scarabées de style hellénique, avec sujets mythologiques et inscriptions étrusques521. Ceux-ci sont certainement de fabrique indigène. Tel est par exemple,

555 Martha, Art ëtr. p. 503 et s. — 006 (b. p. 560. — 007 Catalogue des bijoux du musée Napoléon III , n° 198. — 1108 Mus 80 Gregoriano , 1, pl. xxvii-xxix. — 609 Museo Grcyoriano, I, pl. cxx. — 510 Catalogue des bijoux du musée Napoléon III , n° 112.

5,11 Ib. n° 355 et n° 263. — 5*2 Ib. n° 178 bis et Mus. Gregor. 1, pl. cxx. — 0,3 Martha, p. 588 et s. — 514 Voir, par exemple, Abeken, Mittel Italien , p. 275, uote 3; Bull, dell Inst. 1868, p. 67; Gozzadiui, Scavi Arnoaldi, p. 76. 77 ; Notizie def}H scavi, 1882, p. 183; Journal of hell. studies , X, 1889, p. 247. — 516 Abeken, 1 P1- vi, H, 12; Bull. delV Inst. 1870, p. 56; 1874* p. 56, nÜS 9-11 ; p. 57, n08 4,’

5; 1877, p. 59; Annali , 1885, p. 207, 208 ; Notizie degli scavi, 1882, p. 194, 197; 1887, p. 522; 1888, p. 181; Mitth. d. deutsch arch. Inst. Bôm. Abth. I* 1886, p. 32, 130; Gsell, p. 302. — 616 Helbig, Bomerische Epos , p. 30; Martha Art étr. p. 597. — 517 Rossbach, Annali dell* List. 1SS5, p. 208 et s. ; Bull, dell Inst. 1878, p. 68, 83; 1880, p. 43; 1881, p. 83 ; Micali, Mon. per seru. pl. cxvm, 6-9. — 618 On en trouve d’analogues en Sardaigne (Annali dell’ Int. 1883, p. 95)! — 510 [Nombreux exemples cités dans Martha, p. 593-594. —620 //j. p. 600. — 621 /£. p. 595 et s. ; p. 602.

le scarabée de Berlin représentant le conseil des héros devant Thèbes (lig. 2839) ■«. Une fabrique importante paraît avoir existé aux environs de Chiusi, où l’on a

trouvé une grande quantité de gemmes amoncelées, les unes cassées, les autres à peine ébauchées523. Le style mythologique de ces scarabées indique le ine siècle.

Art monétaire. — Les Étrusques n'ont eu des monnaies qu’assez tard, au plus tôt vers la lin du vi° siècle. Les échanges se taisaient d abord en nature, puis au moyen de petits lingots de bronze découpés suivant certaines tailles et pesés à chaque transaction ( aes rude)'iï'>, plus tard enlin au moyen de lingots portant une marque indicatrice de leur poids et de leur valeur ( aes signatum ), qui dispensait de faire des pesées successives 528 [as, litra].

L’art monétaire fut certainement introduit en Étrurie par les Grecs [moneta], et, selon toute probabilité, par les Phocéens. On a découvert à Chiusi et à Volterra, dans des tombes voisines du via siècle, des monnaies d’or et d argent appartenant au système monétaire et présentant les types usuels de plusieurs villes ioniennes d’Asie Mineure, surtout de Phocée 020.

Les monnaies d'or sont rares en Étrurie. On n’en connaît que dix espèces dilférentes 527, qui en réalité se ramènent à quatre types. Deux n’ont d’effigie que d’un côté; les deux autres ont une marque au droit et au revers. Quelques-unes ont une inscription, soit Vclsu , soit Velzpapi 628. Les types sont analogues à ceux qui figurent sur les monnaies de Phocée, de Milet, de Cyzique, de Colophon, de Velia, de Marseille 829.

Les monnaies d’argent, qui se montrent en Étrurie à peu près à la même époque que les monnaies d’or, sont beaucoup plus abondantes que celles-ci, surtout à partir du ivc siècle. Les plus anciennes dérivent des types ioniens d’Asie Mineure, colportés par les Phocéens530. Les autres sont conçues suivant le système monétaire des Syracusains, système dérivé du système attique531. Quelques-unes seulement, avec la marque Thezle ou Thezl 832, se rapportent au système du statère persique 333.

A peu d exceptions près, les monnaies d’argent n'ont de type qu au droit. Les plus intéressantes sont celles de Populonia, avec un sanglier marchant sur des roch ers (lig. 284) S3i.

Les monnaies de bronze ne sont pas antérieures au iv° siècle. Les plus anciennes sont coulées et les autres frappées. On trouvera les types principaux à l’article as b35.

Pour toutes les questions relatives à l’étalon monétaire, comme aussi pour tout ce qui concerne les poids et mesures qui sont en rapport avec cet étalon, puisque 1 Étrurie ne paraît pas avoir eu de système particulier et qu’elle a successivement emprunté les divers systèmes usités dans le monde méditerranéen, nous renvoyons aux articles litra, dracuma, moneta, pondus.

Moeurs et coutumes. Luxe public et privé. — Tout ce que nous savons des Étrusques par les auteurs et les

Fig. 2840. — Monnaie d’argen de Populauia.

monuments nous donne l’idée d’un peuple opulent et qui aimait à jouir de son opulence. La puissance politique, 1 abondance des ressources naturelles, le développement du commerce, de l’industrie et des arts, tout contribuait à entretenir ses goûts de bien-être.

Autant que les sépultures à caveaux multiples permettent d’en juger, la maison d’un riche Étrusque était spacieuse et confortablement ordonnée. Autour de l’atrium [atrium, cavaedium, compluvium], qui servait de rendez-vous à la famille et aux clients, se groupaient plusieurs pièces ayant chacune sans doute, comme plus tard à Rome, leur destination spéciale [domus]. Peut-être

Fig. 2841. — Siège sculpté.

les parois étaient-elles quelquefois décorées comme dans les chambres sépulcrales, soit de parements en feuilles métalliques estampées S30, soit de plaques céramiques

522 Winckelmauu, Mon. ined. pl. 105. — 623 Dennis, Ciliés, II, p. 297.

— 624 On a retrouvé beaucoup de ces lingots à Villanova (Gozzadiui, Di un sepo- Icrelo... presso Bologna , p. 22), à Bologne (Zannoni, Scavi délia certosa, Index : aes rude ), à Yulci (Gennarelli, La moneta primitiva dell' Italia anlica , p. 11), à Monte Falterona [Bull, deli Inst. 1838, p. 65), à Vicarello, entre Cervétri et Cornéto (Marchi, La slipe tributata aile acque Apollinari , Home, 1852).

— 625 Steltiner, Mitth. d. d. arch. Inst. liôm. Abt/i. I, p. 182 — 626 Garnurriui, Period. di numismat. IV, p. 52, 55. — 627 Deecke, Etrusk. Münzwesen dans es Etrusk. Forschungen , 1876, p.5-7 (catalogue). — 628 L’interprétation de ces mots

prête à discussion; V. Deecke, O. c. p. 96 et s. — 629 Martha, p. 606. — 630 /b. p. 6 07. — 631 Deecke (dans O. Muller, Etrusker , I, p. 395. — 632 On pense que

cette marque désigne l’atelier de Faesulae (Deecke, O. c. p. 102). — 633 76. — 634 Cabinet des Médailles. Cf. Duruy, Eist. des Grecs , III, p. 542. — 636 Pour l’histoire de la monnaie étrusque, voir Geunarelli, La moneta primitiva de II’ Italia antica , 1843; Carelli, JVumorum Italiae veteris tabulae, éd. Cavedoni 1850 ; Sambon, Recherches sur les monnaies de la presqu'île italique., 1870; Deecke, Dos Etruskische Münzwesen , 1876 (avec le résumé à la lin du t. II d’O, Muller, p. 379 et s.); Casati, Système monétaire étrusque ( Comptes rendus de l'Acad. des Inscr. 1885, 24 avril et 17 juillet); Garrucci, La monete dell' Italia antica, 1885; Stettiner, Mitt. d. deustch. arch. Inst. Rom. Abth. I,p. 179 et s. ; II, p. 193 et s. ; Soutzo, Introduction à l'étude des monnaies de l’Italie antique. 1887. — 63b Bull, dell' Inst. 1874, p. 205; Dcuuis, 11, p. 353: Martha, p. 175.

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peintes337, soit de fresques. Le mobilier était abondant et parfois somptueux : il y avait de beaux lits sculptés [lectus], couverts de moelleux coussins [pulvinar] et tout étincelants de couleurs, comme en montrent les sarcophages et les peintures ; des coffres rehaussés d’appliques métalliques [arca] (voir t. I, p. 4, fig. a) 338 ; des fauteuils [sella] (fig- 2840) S3°, des tables [mensa], des trépieds Itripus], des candélabres en bronze historié [candelabrum, candela], des dressoirs [abacus] chargés de beaux vases grecs ou d’une brillante vaisselle de bronze, d’or ou d 'argent [argentum] (voir t. I, p. 4, fig. 5) S4Û.

Les tapis etles riches tentures ne man quaient pas, à en juger d'après les étoffes multicolores qui sont figurées sur les peintures et les sarcophages. A tout cela venait s’ajouter un attirail abondant d'objets d’équipement et de harnachement familiers à toute aristocratie guerrière, et dont les reliefs de la tombe dei Rilievi , à Cervétri, permettraient de faire le catalogue (voy. p. 836, fig. 2801 et t. 1, p. 363, fig. 437) 6il.

Le luxe de la toilette et de la parure était poussé fort loin. On aimait à porter des vêtements à couleurs voyantes, avec des bandes de pourpre [toga], des dessins à fleurs (voy. p. 844, fig. 2834), des broderies342. Les sandales tyrrhéniennes étaient célèbres dans l’antiquité [calceus, campagus]. La coiffure était fort recherchée et trahissait, comme tout le costume, l’influence des modes orientales (voir t. I, p. 1327, fig. 1988) [barba, coma]. Les bijoux s’étalaient à profusion. A cet égard le témoignage des monuments figurés est particulièrement significatif (voir t. I, p. 970, fig. 1246) 643. Les personnages couchés sur les couvercles des sarcophages et des urnes sont généralement parés comme des châsses, de même que ceux qui sont représentés sur les fresques et les miroirs gravés. Ce ne sont que diadèmes, couronnes, épingles pendants d’oreilles, colliers simples, doubles ou triples avec pendeloques, chaînes qui s’entre-croisent sur le buste [catena], ceintures avec pierreries, bracelets, bagues aux deux mains, à tous les doigts et presque à toutes les phalanges.

Les Étrusques aimaient la bonne chère [coena] °4*. Les anciens nous parlent de leurs fastueux repas, servis deux fois par jour 545 et où les femmes, « intrépides buveuses» 3lc, prenaient place à cAté des hommes, au grand

ü37 Comme les plaques de Cervétri qui sont au Louvre (voir plus haut la note 449), — b38 Tombe dei Rilievi à Cervétri; Des Vergers, 111, pl. n,

— ü39 Monum. dell’ Inst. arch. XI, pl. ix. Cf. Canina, Elruria marit. I, pl. lxxi, 3. — 640 Museo Gregor. I, pl. civ, d’après une peinture représentant un bauquet. — *>41 Des Vergers, III, pl. ii, m, Dennis, Cities , I, p. 249 et s.

— °'*2 Prêtre observant le vol des oiseaux, peinture de la tombe François à \ulci, Des Vergers, III, pl. xxvii. — 543 Couvercle de sarcophage au musée du Louvre; Clarac, Musée, pl. cciv ter. — Virg. Georg. II, 193 : « pinguis Tvrihenus »; Afin. XI, 736 et s.; Catull. 39, 11 : « obesus Etruseus ». — GW Diod. V,

scandale des étrangers grecs ou romains, habitués à ne voir ainsi dans les festins que des courtisanes, et par suite disposés à juger sévèrement la promiscuité de ces réunions. De nombreuses fresques nous montrent les Étrusques à table, entourés d’esclaves qui s’agitent pour les servir, de musiciens et de danseurs qui les égayent de leur présence (voir plus loin fig. 2843 et t- I, p. 23, fig. 44; p. 34, fig. 65; p. 1276, fig. 1698). Tout y respire l’allégresse et plus d’un tableau laisse entrevoir par

l’abandon des att tudes que l’exubé- V* rance des convives

n’était pas exempte d’une certaine licence647. Ces repas mettaient en mouvement un nombreux personnel de serviteurs et de cuisiniers. Les peintures d’une tombe d’Orviéto nous font assister à tous les préparatifs et nous permettraient presque de reconstituer les éléments d’un menu (fig. 2842, 2843) 6l8.

Un peuple aussi riche et aussi porté vers le luxe et le plaisir ne pouvait manquer d’avoir de belles cérémonies. Des fêtes auxquelles pouvaient donner lieu les principales cir¬

constances de la vie privée, la naissance, le mariage (fig. 2 8 44) 649, la mort, celles que nous connaissons le mieux sont celles des funérailles. Outre les banquets,

40; Athen. IV, p. 153; XII, p. 517; XIV, p. 642. — 546 riteTv âetvà; (Athen. XII. p. 517). Cf. Arist. ap. Athen. I, p. 23. — 547 Voir eu particulier certaines fresques de la Grotta Querciola ( Monumenti dell’ Inst. I. pl. xxxui), de la Grotta dei Cacciatori [Monum. XII, pl. xiu, xiv*), de la Grotta dei Vecchio (Monum. IX, pl. xiv). — 543 Conestabile, Pitture murali scoperte prcsso Orvieto , pl. îv-v. Une de ces fresques confirme un texte d’Athénée (XII, p. 518) disant, d’après Alkimos, que chez les Étrusques on pétrissait la pâte au son de la flûte. - 549 Monum. dell' Inst. VIII, pl. xvm; Martha, p. 345. Voy. p. 838, fig. 2811, le couvercle de ce sarcophage.

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les danses (fîg. 2845), les jeux dont nous avons parlé et qui étaient, en Ëtrurie comme à Rome, l’accompagnement

ordinaire des obsèques aristocratiques, le convoi comportait une sorte de cortège -triomphal avec des trom¬

pettes, des licteurs, des magisli’ats [funus], Certains monuments figurés donneraient même à penser que pour compléter la mise en scène du triomphe un acteur représentant le défunt se tenait debout dans un char 55,) suivant une coutume que l’on retrouve à Rome 5S1,

La vie religieuse et la vie publique se prêtaient également à de brillantes cérémonies. Nous avons vu que les grandes solennités du culte étaient des occasions de jeux552 et l’on sait par Tite-Live que l’idée d’apaiser la colère divine par des représentations scéniques [ludi scaenici] fut empruntée par les Romains aux Étrusques553. Il est très vraisemblable qu’en Ëtrurie, comme en Grèce et à Rome, l’usage existait des lectisternia [lectisternium] ainsi que des repas publics après les sacrifices [epula]. Aucun texte ne nous le dit expressément, mais la religion étrusque a si profondément subi l’influence de la religion grecque qu’on est naturellement

Fig. 2845. — Danseurs. Fresque de Cornéto.

conduit à cette conjecture, surtout quand on voit la même influence s’exercer chez les Romains et qu’on observe les couvercles des sarcophages où les défunts sont figurés dans l’attitude d’une divinité prenant part à un lectisternium. Quant aux actes de la vie publique, il semble qu’eux aussi ils aient revêtu un grand caractère de solennité. Il y avait pour les magistrats en Ëtrurie comme à Rome, des licteurs 551 [lictor], des chaises curules [sella] 55S, des toges bordées de pourpre [praetexta] 556. Comme à Rome aussi on célébrait des triomphes [triumphus] 557. Suivant la tradition romaine, tout le décor des pompes officielles à Rome était un emprunt fait aux coutumes étrusques 56S.

11 est rare que le développement du luxe privé et

560 Micali, Monum. par la Etoxie , pl. xxxiv. — 551 Marquardt, Privatleben der Borner , I, p. 344; Dio. Cass. LVI, 34; Polyb. VI, 53, 54; Suet. Vespas. 19. V. Martha, Art. étr. p. 4i8. — 552 Tit. Liv. V, 1, 5. — 553 Tit. Liv. VII, 2. — 554 Tit. Liv. I, 8, 3 ; Strab. V, 2, 2, p. 220; Dion. Hal. III, 61 ; Diod. V, 40; Macrob. Sat. I, 6, 7 ; Flor. I, 5, 5; Sil. Ital. VIII, 484. Les licteurs figurent quelquefois sur les monuments (Dennis, Cities, II, p. 112, 176). — 555 Tit. Liv. I, 8, 3 et les textes cités dans la note précédente; Properce, V, 10, 27. — 556 Tit. Liv. I, 8, 3 ; Diod. V, 40; Plut. Iiomul. 25; Plin. Hist. nat. VIII, 48, 195. — 557 Strab. V, 2, 2, p. 220; Flor. I, 5, 5. — 558 Sailust. Catil. 51, 38. Mommsen conteste la valeur de cette tradition ( Rom . Staatsrecht. I, p. 361, note 5). — 559 Athen. XII, p. 5 1 7 , 5 1 8. — 560 PJaut. Cistell. II, 3, 20 « non enim hic, ubi ex Tusco modo tute tibi indigue dotem quaeras corpore "; Serv. Ad Aen. X, 184; Hor. Od. III, 10, 12. Le terme de nepos passait pour être d’origine étrusque (Festus, e cod. Farn . s. v. nepos), — 561 Le Tuscus viens était un quartier mal famé : Plaut. Curcul. IV, 1, 21 ; Hor. Sat. II, 3, 229 « Tusci turba impia vici ». — Bibliographie. Outre les recueils périodiques qui ont été cités dans les notes, voir Th. Dempster, De Etruria regali , Florence, 1723-1724 (et J. -B. Passeri, in Dempsterilibros paralipomena, 1767) ; Gori, Muséum etruscum exhibens insignia veterum Etruscorum monumenta , Florence, 1737-1743 ; Musei GuarnacciMonumentaetrusca , Florence, 1744; Muséum Cortonense, Florence, 1750; Guarnacci, Origini italiche o siano memorie istorico-etrusche, Lucques, 1767-1772; Lanzi, Saggi di lingua etrusca, Florence, 1824-25; Inghirami, Monumenti etruschi o di etrusco nome , Fiesole, 1821-26; Etrusco museo Chiusino , Fiesole, 1832-33 ; A von Schlegel, Antiquitates etniscae (1822), publiées par Bocking, Leipzig, 1848; Dprow, Voyage archéologique dans l'ancienne Étrurie, Paris, 1829; Micali, Kalia

public u’entraîne pas avec lui le relâchement des mœurs, et peut-être la décadence politique del’Ëtrurie fut-elle en partie l’effet d’une certaine décadence morale. Mais il faut se garder ici de trop croire aux témoignages antiques. On a beaucoup décrié les Étrusques 569, surtout à Rome 560. Il est vrai que les peuples voisins se décrient toujours entre eux. Les Romains, en particulier, se montraient volontiers sévères à l’égard d’autrui et se plaisaient à faire valoir par le contraste leurs vertus nationales. Connaissant d’ailleurs assez mal l’Étrurie, ils étaient trop portés à la juger d’après les devins, les danseurs, les histrions, les musiciens, les courtisanes, les aventuriers de toute espèce qui de Toscane venaient chercher fortune à Rome561. Les Étrusques n’auraient

avanti il dominio dei Romani , Florence, 1810 (avec un atlas de planches Monumenti per servire..., etc.); Stoi'ia degli antichi popoli italiani (avec Monumenti par servire , etc.), Florence, 1832; Monumenti inediti ail' illusirazione délia storia degli ant. pop. ital. Florence, 1844; 0. Millier, Die Etrusker (1829), 28 édition, publiée et complétée par Deecke, Stuttgart, 1877; Museo Gregoriano , Rome, 1842 (il existe deux tirages portant le même titre, la même date et identiques en apparence, mais qui diffèrent par la numérotation des planches) ; Raoul Rochette, Journal des Savants, 1837, 1843, 1844, 1845, 1847; Gerhard, Etruskische Spieyel, Berlin, 1 839 (continué par Kfirte et Klügmann) ; Betham, Etruria ultica, Dublin, 1 842 ; Abeken, Mittel Italien von den Zeiten rom. Herrschaft , Stuttgart, 1843; Canina, VAntica Etruria maritima... descritta e dimostrata coi monumenti, Rome, 1846-51 ; Mrs Gray, Sepulchres of Etruria , Londres, 1843 j Dennis, Cities and Cemeteries of Etruria, Londres, 1848; 2° édit. 1878; Noël des Vergers, V Étrurie et les Étrusques, Paris, 1862-65; Brunn, I rilievi dette urne etrusche, ciclo troico, Rome, 1879 (ouvrage continué par Kôrte); Cuno, Etruskische Studien, 1873-1881: Bindseil, Die antiken Grüber Italiens ; Die Grüber der Etrusker , Berlin, 1881 ; J. Martha, V Art étrusque, Paris, 1889; Tonini, Rimini, Rimini, 1848-62 ; Silvestri, Descrizione istorica e geografica delle antiche paludi Adriane, Venise, 1736 : Gozzadini, Di un sepolcreto etrusco scoperto presso Bologna , Bologne, 1854; Intorno ad altre settantuna tombe del sepolcreto etrusco, ibid. 1856; Di un antica necropoli a Marzabotto, ibid. 1865; Ulteriori scoperte a Marzabotto, ibid. 1870; La nécropole de Villanova, ibid. 1870 ; Di alcuni sepolcri délia necropoli felsinea, ibid. 1868; Intorno agli scavi fatti dal sign. Arnoaldi-Veli, 1872; Il sepolcreto di Crespellano nel Bologna, ibid. 1874; Zannoni, Gli scavi delta Certosa di

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pas duré si longtemps ni tenu une si grande place dans 1 histoire du monde antique, s ils n’avaient pas mieux valu que leur réputation. Jules Martha.

EUANDRIA [EQUITES, PANATHENAEA].

EUBOULEUS, EUBOULOS. — Ces noms sont d’une formation assez transparente pour que le sens général n’offre pas d’incertitude 1 : eù'ëouXo; est le bon conseiller et en même temps le bienveillant , comme xxxoëouXo; signifie à la fois mauvais conseiller et malveillant. On a cependant émis l’idée que ces désignations, appliquées, comme nous le verrons, à des divinités chthoniennes, faisaient entrevoir l’existence d'un ancien oracle2. Il est plus simple de penser que l'épithète d’eüëouXoç a été prise dans deux acceptions, tantôt comme marquant la sagesse et la bienveillance, tantôt à la manière d’un euphémisme, de quoi l’on peut rapprocher d'autres désignations de Pluton, Eu/dès et A lymenos, ou le nom à' Euménides donné aux Furies.

Les inscriptions et les textes emploient indifféremment les formes suëcuAo;3 et sùë&iAsüç; ce sont de simples doublets comme Bo3Xo; et BouXsuç, Wo; et Ktcdséç, MsXavôoç et MeXavOsuç4.

Les textes littéraires où se trouve le mot Eubouleus , soit pour désigner une divinité, soit comme épithète, ne sont ni très nombreux ni très explicites. Suivant Pausamasu, l’hiérophante Trochilos, s’étant enfui d’Argos en Attique, épousa une femme d’Éleus.is, dont il eut deux fils, Eubouleus et Triptolème. Telle était la tradition argienne. Suivant des vers orphiques, que Pausanias lui-même croyait apocryphes, Dysaulôs eut deux fils, Eubouleus et friptolème, auxquels Déméter enseigna la culture du blé pour les récompenser de ce qu’ils lui avaient appris touchant l’enlèvement de sa fille. Dans l’hymne orphique à Déméter6, il est dit, en effet, que la déesse, cherchant sa lille disparue, eut pour guide le fils de Dysaulès, Euboulos, auquel le poète donne pour mère Déméter elle- * même, conformément à la tradition crétoise7. Clément d Alexandrie dit qu Eubouleus était un jeune porcher, qu’il assista à l’enlèvement de Koré par Hadès et que ses poics furent engloutis avec Koré dans le gouffre où elle disparut : cest pourquoi, aux fêtes des Thesmophories, on jette dans la terre entrouverte des porcs vivants8. Le texte le plus explicite sur celte légende n’a été retrouvé que de nos jours par M. Rohde9 : c’est une scolie d’un dialogue de Lucien, conservée dans un manuscrit du Vatican'0. Lorsque Koré, occupée à cueillir des fleurs

I lut enlevée par Pluton, le porcher Eubouleus faisait paître ses porcs en cet endroit; ils furent engloutis dans j le même abîme que la déesse, -d’où l’usage, aux Thesmophories, de jeter des porcs en l’honneur d’Eubouleus dans les gouffres de Déméter et de Koré, e!ç ri yaTjjLaTa T-?,; ÀTjgTjTpo; xxt r?,; Kopr,;. Comme l’a reconnu M. Rohde, cette scolie remonte certainement à la même source que le témoignage écourté de Clément d'Alexandrie.

Il y avait aussi une tradition crétoise d’après laquelle Eubouleus, fils de Déméter, aurait été le père de Carmé qui eut de Zeus la déesse Britomartis". Enfin Cicéron, dans un passage qui peut être considéré comme le résultat de plusieurs méprises, compte Eubouleus, avec Zagreus et Dionysos, parmi les premiers Dioscures ou Tritopatores, fils de Jupiter et de Proserpine 12. A cause de sa signification un peu vague, l’épithète eùëou>.£'Jç fut accolée à plusieurs noms de divinités ou employée seule pour tenir lieu de ces noms. Dans les Argonautiques du pseudo-Orphée13, Euboulos paraît désigner clairement Pluton, mais, dans ce passage, la lecture eù'êouAo; n’est due qu’à une conjecture de God. Hermann11. En revanche, Eubouleus est certainement Pluton dans un hymne orphique lj, dans les Alexiphannaca de Psicandre16, dans Cornutus17, dans une glose d’Hésychius18, dans une inscription orphique de l’Italie méridionale19 et dans une inscription métrique de Syros20. Tous ces textes remontent seulement à l’époque impériale. Ailleurs, Eubouleus est un surnom de Dionysos21, et un hymne orphique fait même de lui le père de Dionysos22. Dans un vers du même recueil, Eubouleus est une épithète d’Adonis -3.

Mais c’est surtout à Zeus que l'on trouve attribuée ' l’épithète d’Eubouleus, pour exprimer, suivant Diodore, la prudence de ses conseils21. Hésychius nous dit que le nom d Eubouleus désigne Pluton, mais que beaucoup font de lui le Zeus de Cyrène (sans doute une divinité chthonienne). A Délos, Zeus Eubouleus est nommp en relation avec Déméter et Koré20; à Myconos, dans le calendrier des sacrifices qui devaient être offerts le 10 du mois lénaion, on trouve mentionné un sacrifice pour les récoltes à Déméter, à Koré et à Zeus BouÀsû;, qui tient ici, semble-t-il, la place d’Eùë&uXEtjç26. Dans d’autres îles ioniennes, comme 1 a fait observer le premier M. Foucart, nous rencontrons des mentions analogues : dédicace à Déméter, à Koré et à Zeus Eubouleus à Amorgos27 ; dédicace à Héra., Déméter Thesmophore, Koré, Zeus Eubouleus et

Bologna, Bologne, 1876; Burtou, Etruscan Bologna, Londres, 1876; Brizio, Monumciiti archtioloyici délia prooincia di Bologna, Bologne, 1881 ; Sulla nuovasitula d, bronza trou. m Bologna, Modèue, 1884; Vittori, Memorie archeologico-storichc dalla città di Polimarzio oggi Bomarzo, Borne, 1846; Visconti, Antichi monumenti sepolcrali scoperti nel ducato di Cari, Rome, 1830; Caniua, Descri zione di < an anlica ad in particolare del monumento sapolcrale scoperto nel ISSU. Rome, 1838 ; Grill, / monument i di Cere antica, Rome, 1841 : Fontanini, De anliquitatibus llortac coloniae Etruscorum, Rome, 1 708 ; Promis, Dell' antica città di Duna. Turin , 1 838 ; Vermiglioli, Il sepolcro dei Volunni scoperto in Perugia , Pérouse, 1840 (nou- 'elle édit, par Conestnbile, 1855); Conestabile, Dei mommenti di Perugia etrusca e romana, Pérouse, 1S55-70; Sovra due discla in bronso anlico-italici dsl Museo di Perugia , Turin, 1874; Pitture murali.., scopertc in una necropoli pressa Oruicto, Florence, 1805; Campanari, Pitture delle grotte tarquiniesi, 1838; Tuscania e isuoi monument i, Montefiascone, 1856; Descrizione dei vasi rinvenuti nei sepolcri delV antica Veii, Rome, 1830; Byres, Hypogaei or the sépulcral caverne o/ Tarquinia, Londres, 1842; Turriozzi, Memorie istoriche délia città Tuscania che ora volgarmente dicesi Toscanella, Rome, 1778; Caniua, L'antica città di 1 eh, Rome, 1847 ; Campana, Cenni sulla scopcrla di una antica tomba etrusca presso l antica Veii, Rome, 1843 ; Adami, Storia di Yolseno, Rome, 1737; Cozza, Origini e vicende délia città di Bolsena, Orvieto, 1836; Campauari, Notizie di I ulcia antica città etrusca, Macerat», 1829 ; Gerhard, Bapporto intorno i va.» vulcenti, Rome, 1831 ; Catalogo di scellé antichità etrusche trovate negli scavi del principe di Canino , Viterbe, 1829 ; Amidei, Délia islorie di Voltcrra, Volterra, 1863

EUUOULEUS, EUBOULOS. - 1 Coruut. De nal. deor. c. 35, p 034 - 2 Rohde, Psyché, 1. 1, p. 193. Cf. Bücheler, Ithein. Mus. n. s t XXXUl’ p. 17; Kern, Ath. Mitth. t. XVI, p. 11. 3 EJSoXo; dans une inscription eleusmienne du v« siècle, Corp. inscr. att. IV, n» 27 b. — i Heydemaun Marmorkopf Riccardi, p. 7, note 19. -SPaus. I, 14, 2,3. - 6 Orph. Hymn. XLI. — , Diod. Sic. V, 76. — 8 ciem. Alex. Protrept. éd. Potter, p. 14. 17; pour le texte, cf. Rohde, Bhein. Mus. n. s. t. XXV, p. 532 — 9 Rohde Rhein. Mus. n. s. t. XXV, p. 548; cf. Preller, Griech. Mythol. 3- éd t j! p. 639; Heydemaun, Marmorkopf Riccardi, p. 8, et les corrections proposées par C. Robert, Hermès, t. XX, p. 367. - 10 Luc. Dial, meretr. H, 1. Il Paus. H, 30,3; Diod. V, 76, avec des différences. Artémis est appelée EOÏouTujo- «îp„odans Orph. Hymn. LXXI, 3. - 13 Cic. De nal. deor. III ’ 21 Le passage parait du reste altéré; cf. Lobeck, Dissert, de Tritopatoribu». p. 9 où il propose de lire Bnlomarte au lieu de Tritopatores. — <3 Orph. Ara on

C[' t1'1" Mm' *' XVI' p- i9- - 15 0rPh- Hymn. XVIII, 12.'

Nicand. Alex. 14. — n Coruut. De nat. deor. c. 33, p. 234 — 18 Hesvch

” /0U'l °f helL »'«<*• t- 111, p. H3 ; cf. Kern, Athen. Mitth. t ï I p^ 9. - -0 Kaibel, Epigr. gr. n» 272.- 21 Plut. Quaest. symp. VU, 9, 7; Corp. mser. gr. 1948; Macrob. Sat. I. 18, 12; Orph Hymn XXVIII) S; U. 4. - 22 Orph. Hymn. XLI, 2. - 23 Ibhi ,.V, 3 - 24 ü.'od V,72. - 2a Ilomolle, Bull, de corr. hall. t. XIV, p. 503 ; Friiukel, Berl. phil Woc/i-

AOm'»64/' “'!’A8^10V’t' "’ P' 237 ; BulL de corr ■ helL 1 v“. p- 3«8. - 27 Athen. Mitth . t. [, p. 334.

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Babo (laBaubo éleusinienne) àParos28, île dont les relations avec Eleusis sont connues20. Zeus BouXœïoç se trouve en Altique30 et à Pergame31, mais on peut meltre en doute l'identité de cette épithète avec EùêouXeûç.

Une dédicace à Zeus Eubouleus a été découverte à Mantinée32 et le nom Euboulos, peut-être une épithète de Zeus Trophonios, a été signalé, très dubitativement, il est vrai, au-dessus de la grotte d’Agamède à Lébadée33. Il est singulier qu une mention de Zeus Eubouleus ne se soit pas encore rencontrée à Eleusis même, bien qu’une glose d Hésychius3* parle d’un Zeus éleusinien et qu’on ait cru reconnaître Zeus sur plusieurs monuments relatifs aux divinités d’Eleusis3”. Quand le nom d’Eubouleus s est trouvé à Eleusis, il paraît désigner un dieu ayant une personnalité distincte : ainsi dans un décret du peuple athénien datant de 440 environ avant Jésus-Christ, qui attribue desvictimes sans tache à Triptolème, au Dieu (Pluton), à la Déesse (Perséphone) et à Euboulos36. Dans un texte éleusinien du ier siècle avant Jésus-Christ, Eubouleus est associé aux mêmes divinités, auxquelles vient se joindre Triptolème37.

Les représentations d’Eubouleus sont encore très rares et très incertaines. M. Heydemann a cru reconnaître le jeune porcher d’Eleusis sur deux sarcophages romains représentant l’enlèvement de Koré38 ; avec Stephani, Gerhard et M. Furtwængler, il le voit, tenant un porc dans la main droite, dans la peinture du célèbre vase de Cumes (p. 571, fîg. 2039)39 et sur un vase de l’ancienne collection Pourtalès représentant l’initiation des Dioscures (p. 552, fîg. 2630) 40. M. Furtwængler 41 signale aussi la présence d’Eubouleus, sous les traits d’un éphèbe tenant des torches, sur deux vases attiques du ive siècle'’2. Enfin, suivant M. Heydemann 43,un des porcs d’Eubouleus serait figuré sur une peinture murale de Panticapée représentant l’enlèvement de Koré'’’’. Aucune de ces hypothèses ne paraît encore démontrée.

Enfin, en 1885, on a découvert à Eleusis une tète juvénile, devenue promptement célèbre sous le nom de « l’Eubouleus de Praxitèle ’5 ». On se fondait, pour proposer cette attribution, sur deux dédicaces trouvées non loin de là, où il était question d’Eubouleus'’6, et sur la présence au Vatican d’une base portant en caractères de l’époque impériale l’inscription Eù6ouAs>j; ItpaçixeXou; 47. Mais ces conclusions, ingénieusement déduites par MM. Benndorf et Furtwængler 18 et généralement approuvées49, viennent d’être remises en question par un travail de M. O. Kern, qui trouve des différences de style incompatibles entre le buste d’Eleusis et Y Hermès d’Olympie, le seul original que nous connaissions de Praxitèle80. Le même savant considère le porcher éleusinien Eubou-

28 ’AOqvaiov, t. V, p. 15. — 29 Lobeck, Aglaoph. 11, p. 1223; Kern, Athen. Mitth. i. XVI, p. 7 . — 30 Preller, Griech. Mythol. 4° éd. 1. 1, p. 150. — 31 Fraenkel, Inschr. von Pergamon, n° 246, p. 1 59. — 32 Athen. 31 Ut h. t. XVI, p. 9. — 33 Ulriclis, Reisen und Forsch. t.I, p. 169. — 34 Uesych. s. v. *E)>eucxivia. — 33 Kern, Ath. Mitth. XVI, 8. — 36 Bull.de corr. kell. t. V, p. 227; t. Vil, p. 399; Corp. inscr. ait. t. IV, 27 6; Dittenberger, Syll. 13. — 37 ’EçiV)(j.. cf.cyo.io~K. 1886, p. 24; Ath. Mitth. t. XVI, p. 6. — 38 Annal i , 1873, Tav. GH = Overbeck, Atlas zur Kunstmyth. XVII, 19; Philologue , Suppl emcntband , IV, pl. i, 3; cf. Forstcr, Raub und Rückkehr der Persephone , p. 176; Heydemann, Marmorhopf Riccardi, p. 16. — 39 Heydemann, Op. laud. p. 14. Nié par Kern, Athen. Mitth. t. XVI, p. 17. — 40 Panofka, Cabinet Pourtalès, pl. 16; Overbeck, Allas , pl. xvm, 19; Lenormant et de Witte, Élite des monum, céramogr. t. III, pl. 63 a. — 41 Lexikon der Mythol. de Roscher, t. I, p. 2185. — 42 Stephani, Compte rendu (de Saint-Pétersbourg) pour 1859, pl. 2; Gerhard, Akad. Abhandl. pl. 77. — 43 Heydemann, Marmor/copf Riccurai, p. 17. — 44 Foerster, Raub und Riichkehr der Persephone, pl. i. — 45 ’Eor.jA. àpyaioAoy» 1886, pl. 10, p. 258 ; Gazette des Beaux-Arts, 1888, I, p. 69; Antike Denkmdler des deutsch. Inst. I.

leus comme une invention des Orphiques, provoquée par les sacrifices de porcs que mentionne le scholiaste de Lucien81, et pense que l’Eubouleus nommé dans les inscriptions est le Z euç EùêouXEÔç que l’on rencontre aussi ailleurs en compagnie des divinités éleusiniennes. A quoi l’on peut objecter que le Zeus Eubouleus a pu fort bien, comme Dionysos, être considéré sous deux aspects, tantôt comme un homme mûr ou un vieillard, tantôt comme un jeune homme ; en second lieu, que la création ex nihilo de la légende relative au jeune porcher ne saurait, en bonne critique, être attribuée aux Orphiques de basse époque 52. Si cette légende avait été motivée par le sacrifice de porcs aux Thargélies, pourquoi ne se seraitelle pas attachée à un personnage moins obscur qu’Eubouleus? Cela dit, nous reconnaissons que les difficultés soulevées par M. Kern sont sérieuses, et que la solution du problème doit être attendue de découvertes ultérieures. S. Reinach.

EUERGÉSIA. — Fêtes du groupe des fêtes déliennes, dont le nom, avec plusieurs autres semblables, a été relevé dans les comptes des hiéropes du temple d’Apollon *. Elles semblent redevables de leur appellation au surnom de EùepysTijç, qu’ont pris plusieurs rois de la dynastie des Ptolémées ; on trouve de même des Philadelphia, des Antigonia, etc.2. La fondation de la fête des Eucrgesia doit concorder, suivant toute vraisemblance, avec le temps où Ptolémée III Evergète établit sa domination sur les Cyclades, notamment sur Délos, qu’il arracha aux Macédoniens vers l’an 244 3. J. A. Hild.

EUERGÉTÈS [PROXENIA].

EUGAMIA (Eüymta). — Jeux qui sont mentionnés sur une monnaie d’Alexandrie, du règne de Vespasien 4. Comme la légende eïtamia y accompagne la figure de Pluton, assis sur un trône et ayant près de lui Cerbère (lig. 2846), il parait évident que la fête à laquelle se rattachaient ces jeux était analogue auxinÉogamia de la Sicile et commémoraitl’hymen de Proserpine et de Pluton. F. Lenormant.

EUHLEIA (EuxAsta). — La Gloire fut honorée d’un culte à Athènes1. Elle y avait un temple élevé après la victoire de Marathon, à l’aide du butin fait sur les Perses2. Peut-être ne fut-elle pas une divinité distincte, à l’origine, d’Artémis Eukleia, dont le culte existait dans diverses contrées de la Grèce : dans les villes de la

pl. 34 ; Brunn, Denkmdler, n° 74. Cf. Heydemann, Marmorhopf Riccardi , pl. 2. — 40 ’E s y; p, e p. &py. 1886, p. 262. — 47 Lœwy, Inschrift. griech. Dildhauer , n° 504; Kaibel, Hermès, t. XXII, p. 151. — 48 Anzeiger der phil. hist. Classe der Wien. Akad. 16 uov. 1887, n° XXV; Arcli. Gesellsch. zu Berlin, juillet 1887 ; cf. Revue archéoh 1888, I, p. 65; 1889, 11, p. 104; 1890, I, p. 26 4. — 49 Heydemann,- Marmorhopf Riccardi, Halle, 1888 ; Meier, Jahrbuch. des Inst. 1890, p. 209 ; S. Reinach, Revue archéol. 1888, \, p. 65. — 30 Athcnische Mittheilungen, XVI, p. 1-29, pl. i et ii. Le buste d’Eleusis et les images similaires seraient des représentations de Triptolème. — 31 (]f. Preller, Demeter und Persephone, p. 134, où la même idée est indiquée. — o2 Cf. Heydemann, Marmorhopf Riccardi , p. 8.

EUEUGÉSIA. l Bull, de corr. kell. VI, p. 143-161 ; Dittenberger, Syllog. inscr. gr. n° 367, 31. — - Bull., Inventaire de Démarès, I, ligne 54. — 3 Droysen, Hist. de l'Hellénisme, trad. Bouc.hé-Leclercq, III, p. 319.

EUGAMIA. — 1 Zoëga, Num. Aegypt. p. 45; Eckhel, Doctr. mon. vet. t. H. p. 29 et 442.

ETJKLETA. 1 Corp. inscr. att. III, 277, 623, 624. 733, 73S. — 2 Pausan. I, 14, 5.

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Béotie et de la Locride, elle avait sur la place publique son image et son autel, où les fiancés venaient sacrifier avant leur mariage 3. Xénophon mentionne4 une fête, à Corinthe, appelée Eukleia, qui durait plusieurs jours.

A Corcyre un mois portait le nom d 'Eukleios 6. Eukleia fut donc d'abord un des noms joints à celui d’Artémis et sa signification était « bonne renommée ». C’est en ce sens que s’explique aussi la réunion des noms d’Eukleia et d EUN0Mi.\dans une inscription éphébique où est désigné G un prêtre de ces deux divinités. Le temple bâti à Athènes, après la victoire de 490, fut sans doute consacré à Artémis Eukleia, à qui, avant la bataille, on avait fait vœu de sacrifier7, et c’est alors que la fêle des BOÉDROMIA, établie en l’honneur d’Artémis et d’Apollon, devint une fête commémorative de la défaite des Perses. Le culte de la Gloire personnifiée put se substituer, par la suite, au culte primitif8.

Le nom d Eukleia se lit sur des vases peints, où il est donné à une figure féminine placée à côté de Peitho ou groupée avec d’autres autour d’Aphrodite9. E. Saclio.

EUMENEIA. — Fêtes instituées par les habitants de Sardes après une victoire d'Eumène sur les Galates, en l'an 188. Elles sont mentionnées dans une inscription de File d’Ëgine et dans un décret des Delphiens en réponse à une ambassade venue de Sardes. Assimilées aux grands jeux nationaux de la Grèce, les Eumeneia comportaient des concours musicaux et gymniques ; on y décernait des couronnes aux vainqueurs*. J. A. Hild.

EUMENIDES [furiae],

EUMOLPIDAI. — Famille sacerdotale d’Éleusis, descendant d’Eumolpos, préposée, par destination héréditaire, au culte de Déméter*. Eumolpos est dans la légende un roi d’Eleusis, soit indigène, soit venu de la Thrace, qui soutient contre Athènes, représentée par erecutiieus, la grande lutte d’où sortit l’union politique etreligieusedes deux villes8. Tantôt il est présenté comme un fils ou un élève du chanteur Musée; tantôt, à Ëleusis même, il est autochthone et a pour père Poséidon, pour mère Chioné, fille de Borée et d’Orithyie; quelques-uns lont de lui un fils de Kéryx, autre héros éleusinien auquel remonte la famille des kérykès, qui partage avec celle des Eumolpides le sacerdoce de Déméter 3 [eleusinia]. Mais d après la tradition la plus répandue Kérvx est son fils, et Eumolpos devient en dernier ressort l’unique ancêtre, recevant à l'origine, de la main même de Déméter, la garde et l'administration des saints mystères. Les deux races des

3 Plut. Arist. 20. — > Hellen. IV, 4, 2. — & Corp. inscr. gr. II, p. 21, 51, 59. Sur le nom eukleia, que l’on trouve inscrit sur (les monnaies de Corcyre, Mionnct, Suppl. III, p. 435, 436, voy. Garduer, Journ. ofhellenic. studies, II, 94. Ce nom est celui d'un navire. — 6 /ô. I, n. 258 (= Corp. inscr. att. III, 277). — 7 Cf. A. Mommsen, Heortologie , p. 212 et 410. — 8 Cf. Welcker, Griech. Gôtterlehre , II, 394.

9 Raoul-Rochette, Monum. inédits, pl. vm, p. 40, note 10; Christie, Disquisit. upon thepaintcd gree/c vases, 1825, pl. 13, p. 88. Cf. E. Potlier, Monum. publ. par la Société des études grccq. 1889-90, p. 18.

EUMENEIA. l Le Bas, Iles de la Grèce, 1868, I, 40; Dull. de corr. hell. V. p. 384, ligne 8. Voy. aussi Inschrift. von Pergamon , I, 18.

EUMOLPIDAI. 1 Lex. s. v. et Schol. Soph. Oed. C. 1053; Arn. V, 25. — 2 V.

1 article EnECHmr.us. Plut. De exil. 17; Paus. I, 38. 2.-3 Clem. Al. Protr.

II. 20. Sur ces diverses traditions, cf. Roscher, Ansführl. Lex. der griech. und ræm. Mglh. I, p. 1403. — 4 Aristid. Eleus. I, p. 417; Aristot. ap. Harpocr. s. v.; Corp. inscr. att. II. 3, 1345 et Bull, de corr. hell. VI, 434 et s.

K Hym. à Demet. 473 et s. cité par Paus. II, 14, 3. — 6 Corp. inscr. gr.

II, p. 300 (n° 2374). Les mystères sont appelés Mo'j<raiou tô. -Auimipia, peut-être Par l,ne méprise du lapicido, la ligne suivante mentionnant T0J ra-rpb; Mouaatou TToi'qcti;. Ne faut-il pas corriger dans la première ATjjxr.Tpo;? — 7 Suid.

,<f* v. Cf. Welcker, Griech. Goet. 111, 277. Il convient de rappeler que Diodore de Sicile (1, 29, 4) fait venir les Eumolpides d’Egypte et donne pour ancêtres aux Kérykès les pastophores. — 8 Cf. Preller, Griech. Myth. I, 647. L’anfi-

Kérykès et des Eumolpides sont, dans tous les cas, con eues comme étroitement unies; elles sont les familles chargées des divinités d’Éleusis : tx y Évr, tx Trept tù> 0s<J> *. L’hymne homérique cite Eumolpos, en compagnie de Triptolème, de Dioclès et de Keleus, dans le passage iameux où le poète montre la déesse organisant son culte et proclamant l’excellence de ses mystères 5. Dans 1 énumération par ordre chronologique des héros éponymes de FAt tique, les marbres de Paros font succéder Eumolpos à Ërechtheus, avec cette remarque qu’il révéla les mystères dans Ëleusis et y fit connaître les poésies de son père Musée G. Nous savons par Suidas qu’il compta parmi les héros devenus l’objet d’un cul te, tout au moins de la part de ses descendants, les Eumolpides et les Kérykès7.

Le nom d’Eumolpos et le patronymique qui en est issu sont en rapport avec eù giXTtecSx! ; ils suggèrent l’idée d’un de ces poètes primitifs qui, initiés aux sciences divines, ont par elles civilisé les peuples, comme Orphée et Musée, la légende de ce dernier étant du reste étroitement rattachée à celle du sacerdoce d’Éleusis8. Les Eumolpides, aux temps historiques, continuent de justifier leur nom, en ce qu’ils ont pour fonction spéciale, dans la célébration des mystères, d’en relever l’éclat par un chant harmonieux. Pausanias parle d’un genre de poésie, appelé E umolpia, dont l’invention était rapporté à Musée ; c’est celui-là même auquel il est fait allusion dans la Chronique de Paras9. La science du chant liturgique fait partie, même sous l’empire romain, du patrimoine des Eumolpides’0. Dans l’organisation du culte, ceux-ci tiennent d’ailleurs le premier rang 11 ; tandis qu’un des scholiastes d’Eschine nous apprend que parmi les Eumolpides on choisissait Y hiérophante ainsi que le dadouchos , un autre corrige ce renseignement en faisant descendre l’hiérophante des Eumolpides et le dadouchos des Kérykès18. Les uns et les autres président aux initiations’3; ils ont en dépôt les formules liturgiques usitées dans ces cérémonies ; ils en sont les interprètes (Içxiyyrxi) attitrés’4 [exégétai]. Parmi ces formules, il faut distinguer celles qui étaient écrites et celles qui. transmises par la tradition orale, formaient comme le droit coutumier des mystères ; on les appelait les vdg.ot xypxtooi ; nul n’en pouvait citer l’auteur pas plus qu’on n’en osait contester l’autorité’5. Ce n’étaient pas toutefois des enseignements dogmatiques, mais des prescriptions rituelles ; le droit exclusif de les interpréter sans appel avait été dévolu aux Eumolpides par le roi Thésée ,G Le

quilé faisait déjà d’Eumolpos un professeur de musique. Theocr. XIX H0‘ Ov. Metam. XI, 93 ; Hyg. fr. 273. — 9 Paus. X, 5, 6. Cf. Corp. inscr. gr' 2374.' Pour Musée considéré comme un Eumolpide, v. Lobeek, Aglaoph. p. 311 et 213 Cf. d’ailleurs, Alcidam. Or. Ulyss. p. 75. — to Philostr. Vif. Soph. II, 20. 98.

— n D'après Hesych. s. ... le premier par rang d'ancienneté d'entre les Eumolpides remplit les fonctions d'hiérophante. Cr. Etym. M. p. 393, 25, ej Gaisford

- 12 Schol. Aesch. Clesiph. III, 18. — n Corp. inscr. gr. 401, et Dittenberger

Corp. inscr. att. aet. rom. (III, I), 713. — H Pour le titre de t;WÎK ix EâjiokiïtStüv, identique en certains cas à Uw-ti|ç U tSv «0r«TftîOv, y. Corp. inscr. gr. 392, 765. et Inscr. att. 720 et 1335, ce dernier différent de l’exégète nommé à vie par le peuple dont il est question, Ibid. 267. V. aussi Bull, de corr. hell. VII, P- 387 et s. avec l’iuscription commentée par M. Foucart, col. A, 1. 41 ; le même IV, p. 227. - lb Lys. contr. Andoc. VI, 50: U,,,.... oî,

Ur.yoïvioii. Elles forment le patrimoine de la famille : Eà^ok-.i,5v „àTÇ,„ (Cf. Corp. inscr. att. 5 : xi âP/*7 a vcçxqia... xati ri itx-îpm) dont Cicéron (Art. I, 9) demande communication à Atticus pour le poète Thyillus. Cf. Lobeek, Aglaoph. p. 193. Une inscription d’Eleusis, commentée par M. Foucart, prouve que l’exégèse des Eumolpides allait aussi il proposer des mesures qui touchaient aux sacrifices dont ils avaient la propriété: OOt.v... .«Oot, 5v Eijufimtfai ; Bull, de

enrr. hell. IV, 227, Inscrip. Eleus., ligne 36. — 16 Plut. Thés. 25. Le Pseiido- Plutarque, X Orat. Vit. Lyc. 30, cite un certain Meidius, fils de Lysandre,

0 y.a\ Èçr.yr.irjÇ E’j;*o'X'Ji"’$tuV yevô^Evo;.

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caractère héréditaire de cette fonction résulte de l’expression : Èç^YYjTTjç kl EûjA&)i7:tScov, qui se rencontre aussi bien chez les auteurs que dans les inscriptions. 11 va sans dire, quoique sur les points de détail les renseignements soient clairsemés, que les Eumolpides avaient leur rôle dans tous les actes des mystères. Lucien place dans leur bouche la npop^diç qui exclut des cérémonies saintes les Barbares et les hommes souillés de sang '‘.S’il en faut croire Isocrate, la mention des Barbares dans cette proclamation inaugurale ne date que des guerres Médiques, et il l’explique par la haine pour les Perses, en raison de leurs actés d'impiété18. La légende racontant que Eumolpos avait purifié Héraklès après le meurtre des Centaures pour l’initier ensuite aux mystères, on en peut inférer que ses descendants intervenaient de même dans tous les actes de purification19. La description par le même Lucien d’une parodie sacrilège des mystères nous montre des Eumolpides et des Kérykès grotesques qui servent d’acolytes au personnage principal20. Une inscription métrique trouvée à Athènes, épitaphe d’un jeune homme exemplaire, attribue aux Eumolpides un acte religieux dont il n’existe aucune mention ailleurs; ces prêtres lui ont tressé une eiresionê, titre exceptionnel à l’admiration de la postérité 21 .

Pour le surplus, les Eumolpides interviennent, de concert avec les Kérykès, dans l’administration matérielle du culte d’Eleusis; ils comptent, par droit d’héritage, au nombre des épimélètes des mystères 22. Un membre de la famille faisait partie du tribunal qui, présidé par l’archonte-roi, jugeait les affaires litigieuses et disciplinaires, dans le ressort du sanctuaire. Les autres juges sont deux citoyens d’Athènes, choisis par le peuple, plus un membre de la famille des Kérykès. Ce qui prouve que ce tribunal avait des attributions financières et administratives, c’est que chaque année, après les grands mystères sans doute, il y avait une reddition de comptes; et la responsabilité des familles sacerdotales était d’ordre collectif23. Un décret éphébique parle d’ailleurs de redevances payées aux Eumolpides et à quiconque, avec eux, avait participé à l’organisation matérielle des cérémonies2'*. Ce même décret nomme un xagia; tou yév&u; tcov EùjzoXTüioüiv 2‘* qui, entre autres obligations, est chargé de faire graver le décret sur trois stèles, dont une pour le sanctuaire d’Eleusis, les deux autres pour l’Ëleusinion et le Diogéneion d’Athènes. C’est sans doute à un administrateur do ce genre que se rapporte l’épitaphe métrique où sont célébrées les prérogatives et les vertus d’un personnage « qui dévoilant auxmystesles imitations et les orgies nocturnes d’Eumolpos, faisait entendre une voix pleine de charme ».

11 semble que, jusqu’à l’époque de Périclês, les Eumolpides n’aient exercé leur pouvoir judiciaire que pour la répression de délits sans importance et pour le règle-

17 Luc. Démon. 34. Cf. Schol. ‘Soph. Oed. C. 1053, et le texte du poète parlant de la clef d’or que les Eumolpides placent sur la langue des initiés. — 18 Isocr. Paneg. 157. — 19 Apollod. II, 5, 12; Mgth. gr. 353, 11. — 20 Luc. Pseudom. 39.

21 Corp. inscr. gr. 956. V. l’article eiresionê, p. 198, qui renvoie en plus à Kaibel,

Epigr. graec. n° 153. — 22 Aristot. ap. Harpocr. Fragm. hist. gr. de Müller, II. 114, 27. — 23 Aescll. Cteslph. 18 : toù; teçeï; xat tà; ieçclaq uiïeuOûvguç elvai veAeéci ô vdjxo;... xal oi |ju5vov iSlo. àUà v.at xoivjj xà y évvj... — 2V V. ce décret dans le Corp. inscr. att. III, u° 5. Les autorités dont la garantie est invoquée en laveur du décret sont le Sénat de l’Aréopage, le conseil des 500, l’hiérophante et les Eumolpides.

25 Corp. inscr.gr. 401. Le texte n’est pas tout à fait sûr; Lobeck qui Je cite

{ Aglaoph . 47) complète à la première ligne par xa|iîao ; Boeekh écrit çaxopoio et il est suivi par Dittenberger, Corp. inscr. ait. (III, 1), 713. Le texte du décret éphébique

ment de contestations financières à l’occasion du culte. A partir de ce moment le tribunal dont ils font partie juge aussi les affaires d’impiété 2C. La loi de Diopithe irspl tojv puumfipi'cov qui commandait de respecter les décrets des deux déesses : p.-q 7rar£ïv và xa?v (kaïv ^Ticpi'ap.aTa était appliquée par le tribunal où siégeaient les Eumolpides27. L’un des premiers condamnés fut le fameux Diagoras de Mélos dont le crime était d’avoir dévoilé les enseignements orphiques, avec les mystères d’Eleusis et de Samothrace 28. Les Eumolpides intervinrent de même contre Alcibiade et ses complices dans l’affaire des Hermocopides et de la parodie sacrilège des mystères29. L’acte d’accusation portait que Alcibiade avait violé les lois établies par les Eumolpides, les Kérykès et les autres prêtres d’Eleusis. Quand le peuple réclama le rappel du condamné, l’opposition vint de ce tribunal sacré. Les juges cependant durent céder ; il leur fallut, quand le rappel fut décidé, abolir solennellement les imprécations qu'ils avaient prononcées30. La réconciliation dut être complète lorsque, l’année suivante, Alcibiade en référa aux Eumolpides et aux Kérykès pour organiser la procession d’Iacchos, durant les grands mystères, à travers le pays envahi par l’ennemi.

Les Eumolpides continuent d’être nommés dans les documents postérieurs à Alexandre; le témoignage le plus explicite, à côté du décret éphébique que nous avons cité, est un passage du scholiaste de Démosthènc où il est dit que la famille des Eumolpides constituait un tribunal d’une espèce particulière, qui eut souvent à juger les affaires d’impiété31. Un fragment d’un auteur inconnu, probablement d’Élien, fragment qui semble concerner Épicure, oppose la sagesse perverse et efféminée des enseignements philosophiques, aux saintes leçons (ti crepLvà) des Eumolpides, des Kérykès et des autres races sacerdotales, amies des dieux32. Pausanias et les lexicographes se bornent à voir dans les Eumolpides les prêtres des mystères ; le tribunal est celui de l’archonte-roi assisté des épimélètes; il, juge toujours en matière d’impiété et de contestations religieuses33; mais le texte de Pollux qui nous donne ce renseignement ajoute que les familles sacerdotales, c’est-à-dire les Eumolpides, les Kérykès et les Phillides étaient placées, pour tout ce qui les concernait, sous sa juridiction spéciale3'* : peut-être en fut-il de même de toute antiquité. Si le rôle des Eumolpides en tant que juges semble diminuer d’importance, leur considération comme interprètes de la religion éleusinienne jusqu’aux temps de la conquête romaine reste la même. Tacite nous apprend35 que Ptolémée Soter, méditant de fondre en une seule les religions grecque et égyptienne, fit venir à Alexandrie un certain Timothée d’Athènes, prêtre éleusinien de la famille des Eumolpides, pour l’aider dans son dessein. Timothée remplit auprès de lui et des prêtres égyptiens

recommande la leçon xa^tao. — 2G Lys. Contr. Andoc.Xl, 10. — 21 V. Bergk com. att. ant. 171, et le vers 376 des Guêpes d'Aristophane avec les commentateurs.

— 28 Schol. Arist. Av. 1073 ; Liban. In apol. Socr. 111, 53 ; Athenag. p. 5. — 29 Elu*. Aie. 22 ; Thuc. VIII, 53 ; Suid. .<?. u. EtîjjioTur : Max. ; Tyr. Diss. 40, p. 395. — 30 Diod. Sic. XIII, 69, 2; Plut. Aie. 33 et 34. — 3i Schol. Demosth. Contr. Androt. 601, 26.

— 32 Ael. Fragm. édit. Didot, 344, p. 469; cité par Suid. Eùno7.i«£at. — 3:i f’aus. loc. cit. et, avec les passages des lexicographes cités antérieurement, Pollux, \III, 90.

3V Pour les Phillides, alliés aux Eumolpides, Phot. et Suid. 4>iVxeT$«i, qui nous apprennent qu’une hierophantis était choisie dans cette famille. Pour le surplus, v. eleusinî a, p. 546, 554 et passim, epimblêtai, p. 678 et s., exf.gêtai, kervkès.

— 35 Tac. Hist. IV, 83. Cf. Plut. Is. et Os. p. 361 F, qui l’appelle è^yTjTvi;, ce que Tacite a rendu par autistes.

EUP

EUP

ses fonctions héréditaires d’exégète sacré. J. A. Hild.

EUNOMIA (Eùvojxt'a). — I. Une des Heures [horae]. Comme eukleia, elle est nommée sur plusieurs vases peints parmi les suivantes d’Aphrodite *.

II. Eunomia, personnification de l’ordre et de la loi, avait un culte à Athènes, comme le prouve l inscription du théâtre de Bacchus, qui désigne la place du prêtre d’Eukleia et d’Eunomia 2 [eukleia], E. Saglio.

EUPATORISTAI (EéitaropicTal). — Les Eupatoristes ne sont connus que par une inscription gravée à la pointe sur un beau cratère de bronze trouvé à Antium, actuellement au musée Capitolin *. L’inscription est ainsi conçue . Lxfl’tÀsuç Mt0pOCOGCTY|Ç EuTCY-Tüfp TOIÇ 2710 TOU yupt,VOHrfo U EÙTTXTopnjTatç. De toutes les explications proposées, la seule probable est celle qui considère les Eupatoristes comme une association amicale d’anciens élèves du gymnase de Délos, placée sous le patronage de Mithridate Eupator. Les bienfaits de ce prince et de son père, Mithridate Évergète, envers le gymnase de Délos sont attestés, en effet, par plusieurs inscriptions 2. Th. Reinach.

EUPATRIDES (’Eunarptoai). — I. On appelle ainsi la noblesse primitive d’Athènes, qui correspond aux patriciens de Rome. Son histoire est l’histoire même d’Athènes, depuis ses origines jusqu'à l’établissement définitif du gouvernement démocratique.

Période légendaire. — On peut se représenter le territoire de l’Attique divisé au début en un certain nombre de iamilles nobles, yévn, qui se considèrent en général comme indigènes, autochthones 1 ; quelques-unes seulement ont des légendes qui leur attribuent une origine étrangère 2. Elles occupent, sans doute, chacune une portion délimitée du sol3; c’estpourquoi plusieurs des dèmes de Clisthène porteront des noms patronymiques empruntés à d’anciennes familles, les unes éteintes4, les autres survivantes 5. Elles ont dû se grouper de bonne heure pour former de petites communautés, car les phratries et les tribus paraissent remonter à une époque très ancienne et supposent déjà l’existence, sinon de villes (TtôXstç), au moins de eûmes. Ces communautés, longtemps indépendantes les unes des autres, finissent cependant par se réunir autour de quelques centres; on a encore, à 1 époque historique, le souvenir d'anciennes, létrapoles 6 (Marathon, Oinoé, Tricory thos, Probalinthos), de tétraeômes (Pirée, Phalère, Xypété, Thymoitadai)7, d associations comme celle des Mésogéiens8, d’États sacerdotaux comme celui d’Ëleusis9; la légende attribue au roi Cécrops la réunion de tous les peuples de l’Attique en douze villes10, chiffre fictif, qui reproduit évidemment le chiffre des colonies ioniennes. Les Cécro-

eunomia. 1 Jahn, Ueber bemalte Vasen mit Goldschmuck, p. 4, n° 3; Bévue orchéologiq. 1875, II, pl. 17, n° 3; Furtwængler, Antiquarium , n° 3257; HeydemaDU’ Vaseruamml. des Mus. Vas. zu Neapel, S. A., u° 310. Cf. Pottier, Monuments grecs , 1889-90, p. 18. — 2 Corp. inscr. att. III, 1, n. 277.

EUP ATO H I ST AI. 1 Boeckh, Corp. inscr. gr. 2278. Un fac-similé plus exact est donne par Kaibel, Inscr. Siciliae, etc. p. 236, et une héliogravure du vase par fh- Reinach, Mithridate Eupator , pl.in. — 2 Corp. inscr. gr. 227G; Bull. corr. hell. I, 86. Cf. Fougères, Léphcbie à Délos , Bull, de corr. hell. XV, 238. eupatiudus. 1 Hesych. Moeris, s. v. 'Eu-atpiÆai; Schol. Sophocl. Electr. 25.

voir les notes 141, 154. — 3 Les premières tribus de Rome ont dû également correspondre ;i des territoires occupés primitivement par les (fentes.

Tœpiler ( Atlische Généalogie. p. 315-316) donne une liste de vingt-neuf noms de dèmes, en i5at ou a4ai, qui peuvent venir d’aneieunes familles nobles, en reconnaissant toutefois que beaucoup de ces noms peuvent avoir été formés par analogie. 3 Par exemple Bouvv.4at, KcsccAîSai, $i7cü5ai. — G Strab. 8,373; trteph. Bjz. s. v. znçû-oh; ; Corp. inscr. att. 2,601. — 7 Pollux, 4,105; Hesych.

*• ». TSTfMrano;. — 8 Corp. inscr. att. 2,602-603. — 9 Cf. Kübler, Alt i. Mitth. 18'9, p. 250 et s.; Foucart, Bull, de corr. hell. 1880, p. 233 et s. — 10 Strab.

pides, établis sur l’Acropole d’Athènes, s’emparent de la suprématie et enfin Thésée opère la réunion définitive de toutes les villes en une seule (fTuvoixc<7g.dç), consacre le souvenir de cet événement par la fondation de la fête des Suvotxtot ou Metocxix 11 et l'extension à toute l’Attique de la fête des Panathénées12. Que ces différentes fusions n’aient pas eu lieu sans luttes, c’est ce que paraissent prouver les guerres légendaires des Ëleusiniens contre Ërechtheus 13, le traité qui leur laisse l’administration et les sacerdoces de leur temple 14, les combats que Thésée soutient contre les Pallantides, puis contre Ménestheus et les Eupatrides ,s. Thucydide s’est représenté le synoecisme de Thésée comme la réunion en un seul sénat et en un seul corps de magistrats ou prytanée de tous les sénats et de tous les magistrats locaux16. Ces sénats avaient sans doute été composés des chefs et des représentants des ysvv) et les magistrats avaient dû surtout être des rois 17. On admet généralement qu’à la suite de cette mesure, les Eupatrides des différentes localités ont transporté leur résidence à Athènes, et on fonde surtout cette opinion sur les textes qui distinguent, d'un côté, les Eupatrides, de l’autre, les Laboureurs (àypoïxot) et les Ouvriers (3-ripuoupycuj 18 ; on invoque également les exemples de la Laconie, de l’Élide et d'autres pays où la race maîtresse habite la ville, les populations soumises, la campagne; en réalité, il ne paraît pas y avoir eu de mesure aussi générale ; les Eupatrides n’ont dû émigrer que peu à peu à la ville ; à l’époque historique, nous en trouverons encore dans les dèmes campagnards. On a essayé de retrouver à Athènes les quartiers habités par l’ancienne noblesse ; on les a mis dans le dème de Kydathenaion auquel appartenait l’Acropole, ou encore à Melité ; mais ce sont là des résultats tout à fait hypothétiques19.

Quelle est à ce moment la constitution du yÉvo; ? Quelle est la situation des Eupatrides? Les seholiastes 20 disent avec raison que le yÉvoç est un groupe à la fois naturel et artificiel. Il comprend à la fois les descendants véritables d’un ancêtre commun et quantité d’autres personnes qui leur ont été rattachées pour différentes raisons, communauté de domicile ou d’occupation, culte commun d’un héros ou d’un dieu 21 . Les anciens s'imaginaient même que certains législateurs, par exemple Thésée, avaient déterminé arbitrairement la composition de chaque ylvo;22 ; ils ne se trompaient qu’en attribuant à des hommes et à des temps déterminés, des modifications lentes et insensibles. Les noms des anciennes familles se ramènent à deux classes, ceux qui ont une désinence patronymique, les plus nombreux, et ceux

9,397. Cf. Marin. Par. 34; Steph. Byz. ’AOijvai, 'E-axpia. — ü Thucyd. 2, 15; Plut. Thés. 24; Paus. 2, 30, 9; 6, 22,7; Schol. Aristoph. Pax , 1019. — 12 H y a différentes traditions sur les Panathénées. Hellanicus, Androtiou et Philochore attribuent la fondation de cette fête à Erichthonios (Harp. s. v. TlavaQrvai'x xavrçôpoi). D'après Plutarque [Thés. 24), Thésée l'étend à toute l'Attiqne. — 13 Thucyd.

I . c. — 14 Pausan. 1, 38, 1-3. Cf. la note 9. — 13 Strab. 3, 392; Plut. Thés. 13, 32, 35; Schol. Euripid. Hippotyt. 35. — 16 L. c. — 17 Rois mythiques et légendaires, Porphyrion à Athmouou, Cephalos à Thoricos (Pausan, 1, 14, 7). Sur la fable de Céphalos, voir Tûepffer, l. c. p. 255-253. — l» Voir les textes cités à la note 40. Dans un fragment de Solon (éd. Bergk, fr. 4, v. G), les nobles s'appellent dcTToi. Il y a la même opposition dans Aristoph. Aub. 43. — U.) Wilamowitz, Philolog. Untersuch. 1 . 133 et s. ; Waclismuth, Stadt Athcn , 1, 350 et s. — 20 Ilarpocr. Suid. Etym. magn. s. v. ftwf,xai. Autres textes dans Meier, De gentilitate attira , p. 23, note 92. Cf. Dittenberger, Die Eleusinischen Keryken ( Hermès , 1885, p. 1-40). — 21 c’est ce qui a été mis en lumière par ToepfTer(Z. c. p. 2) contre la théorie trop étroite do Fustel de Coulanges ( La cité antique), qui ne voit dans le 7£*vo; que les descendants naturels d’un ancêtre réel. — 22 Voir les textes de la note 3G.

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