C. Caelius Saturninus n’appartenait pas à 1 ordre séna
65 Ci-dessus, Catharius proc. et Garrucci, loc. cit. p. 204 : Acacn Silbam pro
EXAGOGÈS DIKÈ. 1 Demosth. C. Timocr. 203, p. 763. — 2 [Demosth.] C. Aristogit. 1, 55, p. 787. - Bibliographie. Meier, Schômann, Lipsius, Der attische Process, p. 443 (qui défend l'ancienne opinion).
EXALEIPTKON. 1 Pollux, VI, 10, 106. - 2 Hesych. et Suidas s. v - An toph. Ackar n. 1063; cf. Pollux, X, 26, 12.; Suida, su. - »
183. cf X, 10, 46; 31, 149. - 5 Corp. inter, gr. 2139. - 6 He ych. s Atliên. V, 34, 202. - 7 Pollux, VI, 19, 106; Hesych. s. v. ; cf. Bekker, Anecd.
graeca, I,’p. 97, s. ». - 8 Suidas, s. ». , a Q
EXAMINATOR PEU ITALIAM. 1 Corp. inter, lot. t. VI, 70a.
Benndorf et R. Schône, Die antiken Bildwerlce des lateranenmehen Muséums Leipz 1867 p 317, n« 452. - 3 Memor. de Institut, di cornsp. archeol. d, Borna,
torial, mais il exerça les fonctions les plus élevées de l’ordre équestre. Quand il devint examinator per Italiam , il venait d’être préfet de l’annone, et la préfecture du prétoire fut le couronnement de sa carrière. Il est évident qu’une fonction confiée à un préfet de l’annone devait avoir une certaine importance. Mais quelle en était exactement la nature? Il est bien difficile, sinon impossible, de le déterminer. Nous exposerons rapidement les opinions émises par les savants qui ont étudié le cursus honorum de C. Caelius Saturninus.
Borghesi3, le P. Garrucci4, M. Mommsen6, M. Cuq6 se sont occupés de ce texte. Borghesi pense que ce fonctionnaire peut avoir quelque analogie avec Vinquisitor Galliarum , agent financier de l’assemblée des trois Gaules et du culte provincial de Rome et d’Auguste. Pour le P. Garruci, ce rapprochement n’est pas admissible; Y examinator devait être « un magistrat envoyé extraordinairement pour arranger le procès intéressant le fisc en Italie ». M. Mommsen n’admet pas davantage une analogie entre Vexaminator et Vinquisitor : à son avis, la fonction exercée par C. Caelius Saturninus doit plutôt être comparée à celle de Vexactor auri argenti provinciarumtrium ;
V examinator per Italiam aurait été un personnage important, chargé par l’empereur d’une mission extraordinaire concernant les impôts, sans doute de la vérification du métal donné en payement par les contribuables.
Que Vexaminator ne puisse être comparé à Vinquisitor , c’est un fait qui semble certain et M. Mommsen en donne la raison en deux mots : Vexaminator exerçait une fonction publique ; Vinquisitor , une fonction purement provinciale. M. Cuq en fait une plus longue démonstration en étudiant, l’une après l’autre, toutes les inscriptions où il est fait mention de Vinquisitor Galliarum1. Mais, d’accord avec M. Mommsen pour réfuter Borghesi, M. Cuq s’en sépare lorsqu’il s’agit de déterminer les fonctions de Vexaminator per Italiam. Il repousse le rapprochement de cette fonction avec celle de 1 exaclot auri argenti provinciarum trium. La charge de vérificateur des monnaies n’est-elle pas en effet beaucoup trop modeste pour un personnage qui avait été comme C. Caelius Saturninus, vicarius a consiliis sacris, magister censuum , praefectus annonae? Vexaminator serait, selon M. Cuq, un inspecteur des finances, un fonctionnaire de l’ordre administratif et judiciaire à la fois, chargé d’une façon permanente de faire rentrer les reliqua de l’impôt8, un fonctionnaire, en un mot, ressemblant tort au discussot , dont il ne fut d’ailleurs que le précurseur9.
A quelle époque appartient l’inscription de Saturninus? Borghesi démontre qu’elle fut gravée sous le règne de Constantin, entre les années 314 et 323 ,9. M. Cuq a pensé trouver, dans un rescrit du 2 décembre 293 11 la preuve que cette fonction existait déjà sous les empereurs Dioclétien et Maximien. On pourrait contester
t. Il, p. 294-297 ; Œuvres, t. V, p. 498, note 3. - ‘ Monument i del Muse o, Latcranense. Explication d'une inscription du Musée de Latran dédiée à C. Cas nui Saturninus, dans la Berne archéologique , 1862, t. V, p. 384-393 ; t. VI, p. 31-4:. 6 Mem d’Inst. t. II, p. 298-332. — 6 Eludes d'épigraphie juridique ; De quelques inscriptions relatives à l'administration de Dioclétien, Paris, 1881, p. 3-74. 7 Aux inscriptions mentionnées par M. Cuq, il faut toutefois ajouter celle de Saint-Queutin; cf. Bulletin critique, t. 111 (1882), p. 209. - 8 C Jullian adopte l'opinion de Cuq, Les transformations politiques de l'Italie sous les empereurs romains, Paris, 1883, p. 177. - 9 La plus ancienne mention du discussor est de l’an 365. Sur le discussor, cf. Cuq, Op. laud. p. 47. — 10 Œuvres , . >
D 500 eu note. - U Locorum ex jure romano ante- jus tiniano ab incerta scnptoi e collectorum fragmenta quae dicuntur Vaticana , edidit A. Maius, recognovtt Bethmann-Hollweg, Bonn, 1883, p. 94, § 292.
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