sembella
T leruncius . Js —
Il en résulte qu’avec cette manière de compter et d’exprimer les valeurs monétaires, en prenant pour unité fondamentale le nummus ou sesterce d’argent, on représentait, sur les registres des finances, les monnaies de cuivre de la façon suivante 27 :
Dupondius . S
As . Z
Semis . Z
Quadrans . —
Sextans . g
Uncia . T
Du reste, comme le nummus était à Syracuse la véritable unité monétaire, le sestertius ou nummus seslerlius à Rome fut réellement dans l’origine l’unité de l’argent; le denier n’était que son multiple. De là vint l’habitude, constante dans les auteurs anciens, pendant toute la république, de compter les sommes d’argent par sesterces et non par deniers. On connaît les règles assez compliquées d’après lesquelles s’expriment ces sommes de sesterces. Jusqu’à mille on emploie le mot sestertius sous la forme masculine de la seconde déclinaison 28. Les milliers s’expriment soit par millia sesterlia ou millia seslerliorum, soit d’une manière abrégée par seslertia ou millia seuls, comme dans les exemples suivants :
Duo millia sestertiorum23 . 200,000
Sestertium sexagena millia 30 . 00,000
Sestertium sexagena millia minimum3 *... 60,000
Quinque millia minimum 33 . 5,000
Duodena millia sesterlia 33 . 12,000
Scxcenta sestertia3i . COO.OOO
Dex millibus 33 . 0,000
Deux exemples suffiront pour rappeler au lecteur comment on exprimait les comptes qui comprenaient, avec des milliers de sesterces, des chiffres inférieurs :
Sestertia tria millia et quadringenti octoginlu uunimi 3,480 XXXII millium quadringenlorum LXXX nummorum s5. . . 32,480
On arrivait ainsi jusqu’à 900,000. Au delà de ce chiffre la langue latine n avait pas de noms de nombres et multipliait 100,000 par les adverbes numéraux 31. D après cette règle, un million de sesterces se disait clecies centena millia sestertium 38. Mais plus souvent encore, pour exprimer un million de sesterces, on employait le
5 + /î sesterce.
l<> Boeckh, Metrologische Untersuchungen, p. 24; Borghesi, Ossenazioni mm matiche, décade 17, dans le t. LXXXÏV du Giornale Arcadico ; Mommsen, p. 2ï Hultsch, Griechische und Hômische Métrologie , p. 202. — H Fest. p. 98, 347 ; PI XXXIII, 3, 44; Volus. Maecian. De as, s. 46 ; Apul. ap. Priscian. VI, 12, 66. — 18 Su s. v. Mov^tk. — 19 p. 196-203 et 304-308; voy. aussi F. Lenormant, Essai i l’organisation de la monnaie, p. 124. — 20 Varr. Deling. lat. V, 37 ; Cic. In Ve II, 3, 60, 140; Colura. III. 3. Pour l’expression nummus sestertius, -voy. Colum. ] 3, 9; Varr. De re rust. III, 6, 1; Cic. Pro Itabir. XVII, 43; Vitruv. 4, 1
Tit. Lit. Epit. LV. — 21 Varr. De ling. lat. V, 174; cf. Cic. Epist. ad Attic. \1I, 2, 3. — 22 Cf. Mommsen, p. 197-203. — 23 Varr. De ling. lat. V, 174; X, 38.
— 21 Volus. Maecian. De ass. 67.— 23 Varr. De ling. lat. V, 174. — 20 Cf. Mommsen, p. 199. — 27 Ibid., p. 200. — 28 Colum. III, 3, 9. — 29 Colum. III, 3, 13.
— 80 Plin. x, 20, 43. — 31 Varr. De re rust. III, 6, I. — 32 Cic. In Va T. III, 3, 60, 140. — 33 Varr. De re rust. 111, 17, 3. — 3V Cic. Parai. VI, 3. — 35 Juven. IV, 15. — 30 Cclum. III, 3. — 37 Plin. XXXIII, 10, 133. — 38 Cic. In Verr. II, i, 10, 28.