‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 3)Chapitre 25 sur 111 · HIVER · texte numérisé non relu

HIVER

heure

On trouvera à l’article horologium des indications sur la manière de compter les heures après 1 introduction du cadran solaire et de la clepsydre.

IY. Jours de la semaine. — Pour les divisions des mois usitées chez les Grecs et les Romains avant l’introduction de Yhebdomade, nous renvoyons à l’article calendaiiium (t. I, P- 834) 83. On y trouvera également les détails essentiels sur l’emploi de la semaine et l’origine orientale de cet usage81. Il paraît certain que, dans les pays occidentaux, il n’est pas antérieur à. 1ère chrétienne. La plus ancienne division du mois, qui a été commune à plusieurs peuples de langue aryenne, est fondée sur les deux moments opposés de la pleine lune et de la lune nouvelle 85 : c’est la division en deux parties, restée en usage dans l’Inde, et dont on trouve des traces chez les Grecs (oiyopr^h) et chez les Germains 86. Mais il n’est pas question de la semaine de sept jours. « La durée du mois lunaire, dit A. Pictet87, conduisait naturellement à cette subdivision par le nombre sept, mais elle était moins commandée par les apparences visibles des phases que celle du mois en deux portions88. » Les anciens Germains 'n’ont adopté la semaine et l’usage de consacrer les jours à certaines divinités, que sous l’influence et à l imitation des Romains80. Quant à la division tripartite des mois grecs en trois décades, elle n’a rien de commun avec la division hebdomadaire90. L’origine orientale de cette division est hors de doute. Hérodote91 dit que les Égyptiens ont imposé des noms de dieux aux mois et aux jours; chez les Assyriens92, d’après les textes cunéiformes93, le nombre sept était aussi employé dans le calendrier, le mois se composant de quatre hebdomades plus deux jours supplémentaires. Les premières mentions d’un jour de la semaine dans la littérature latine font allusion au sabbat des juifs91, qui est également signalé comme jour de repos par Tacite, Frontin, Juvénal et d’autres auteurs 95. Dès la fin de la période républicaine, les superstitions orientales avaient

72 Censor. XXIII, 6. Cf. Ideler, Handlmch der Chron. t. I, p. 84. — 13 Herodot. Il, 109. — 1» Plat. Leg. VI, 23, p. 783; Xen. Memor. IV, 3, 4. Cf. Léo Allatius, De mensura temporum, Colon. 1045, p. 34; Ideler, Handb. t. I, p. 240; Bilfinger, Korrespondenzblatt für die Gelehrten und Realschulen Wûrtembergs , 1884, g et io. — 75 Ideler, O. I. p. 239. — 76 Ibid. p. 85; Galen. De cujusque animi peccat. dignotione, t. VI, p. 545 (Opp. Rippocratis et Galeni , 1679). -77 Plia. H. nat. II, 99; VI, 39; XVIII, 59; Galen. De septim. partu, t. V, p. 348; Geminus, EUa-fupi, 5.-78 Commentaire sur VAlmageste , I. II, p. 86.

97 £f Ideler, I, p. 87. — 80 Cf. Plaut. Pseudol. v. 1302; Martial, XII, 1, 4;

Veget. I, 9. - 81 Becker, Gallus, t. II, p. 353. - 82 Marquardt, Privatleb. d. liôm t I p. 250. — 83 Pour ces divisions et les noms des jours chez les Grecs, d. notre ' Traité d'épigraphie grecque, 1885, p. 494-500, ou sont énumérées quelques désignations nouvelles d'après de récentes découvertes épigraph.ques. - 84 Outre les auteurs cités par M. Ruelle à l'article calendabihm, d faut consulter, sur la question do la semaine, Lersch, Der planetarische Giitterkreiss dans les Jahrbücher des Ver. von Alterthumsfreunden im Rheinlande, t. IV (1844), p. 147- 170; de Witte, Gazette archcol. 1877, p. 50 et s., 77 et s., 1879, p. 1 et s., qui doit beaucoup aux articles de Lersch. Cf. aussi l’article astbobomia de M. Th. U. Martin, t. I, p. 483. — 85 Pictet, Les origines indo-europ. t. Il, p. 596. — 80 Ibid. p. 600;

Grimm, Deutsche Mythol. p. 407. — 87 Ibid. p. 601. — 88 Ce que dit Philostrate, Vita Apollon. III, 13, ne prouve nullement que les indous aient connu l’hcbdomade à une époque reculée de leur histoire ; la notion leur en est venue par l’entremise des peuples sémitiques. Cf. Lersch, Jahrb. des Ver. von Alterth. im Rheinlande , t. IV, p. 156. — 89 Grimm, Deutsche Mythol. p. 90. Les Germains ont emprunté aux Romains les noms des divinités de la semaine et ont substitué à ces noms latins ceux de leurs divinités dont les attributs y correspondaient. Ainsi Venerisdies devint le jour de Freya, Freytag ; cf. de Witte, Gazette arch. 1877, p. 55.

— 90 On peut en dire autant do l’Apollon éSSojaeio;, é6Soh<iyeVh; ( Corp . inscr. graec. 463 ; Plutarch. Quaest. Symp. VIII, 1, 2.) Ces surnoms s’expliquent parce que le septième jour du mois lunaire était consacré à Apollon (Hesiod. Op. et d. 768; Proclus, ad Hes. locuni). — 91 Herod. II, 82; cf. Dio Cass. XXXVII, 18.

— 92 De Witte, l. I. p. 51, d’après des renseignements fournis par Fr. Lenormant.

— 93 Cf. Cuneiform inscript, of Western Asia , t. IV, pl. 32 et 33. — 94 Tibull. Eleg . I, 3, 18; Ovid. Ars Am. I, 415-16; Remed. Am. 2 1 9-220. — 95 Cf. Tacit. Hist. V, 4; Frontin. Stratag. II, 1, 17 ; Juven. Sat. XIV, 96; Joseph, c. Apion. II, 39. Cf. l’article Sabbatum dans le Lcæicon de Forcellini. Il est difficile de fixer le sens des tricesima sabbata d’Horace (Sat. I, 9, 69). Le mot même de sabbatum est l'hcbreu rac' , sabbath , signifiant repos.

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introduit à Rome sinon la connaissance et l’usage de la semaine, du moins l'idée de l’importance mystique du nombre sept. Yarron 90 avait écrit un ouvrage sur les Hebdomades, intitulé Hebdomades vel de Imaginibus. Il y énumérait les vertus singulières du nombre septénaire quem Graeci lêSogocSa appellant, indiquait le rôle de ce nombre en astronomie, dans la génération de l’homme, sa taille, sa dentition, ses maladies, les périls qui le menacent, etc. Il citait aussi les sept merveilles du monde, les sept sages, les sept chefs ligués contre Thèbes. Un passage du Satyricon de Pétrone semble prouver qu’à l’époque de Néron, l’attribution des noms des sept planètes aux jours de la semaine avait déjà passé dans l’usage91. Mais il s'agit encore là d’astrologie, de croyances superstieuses, ce qui concorde, du reste, avec le célèbre passage de Dion Cassius sur l’origine orientale et astrologique de l’hebdomade [calendarium, t. I, p. 834] 98. M. de Witte, résumant tout ce que l’on sait cetégard" que la division hebdomadaire estd’originejuive (les sept jours de la création de Moïse) et que l’attribution des divinités planétaires à chacun des sept jours, beaucoup plus tardive, est d’origine alexandrine et astrologique. On peut se demander, avec Ewald100, si les Juifs n’ont pas reçu euxmêmes d’une source plus

ancienne, chaldéenne ou égyptienne, la notion de l’hebdomade qu’ils ont transmise aux peuples occidentaux ’01.

Dans une églogue bien connue d’Ausone, intitulée De

Fig. 2402. — Divinités des sept jours de la semaine.

nominibus septem dierum 102, le Soleil commence la semaine; il est suivi de la Lune, de Mars, de Mercure, de Jupiter, de Vénus, de Saturne. Ce sont les influences chrétiennes qui ont substitué au jour de Saturne le Dimanche ou jour du Seigneur, Vies Dominica. Cependant les chrétiens ont employé l’expression dies Solis dans leurs épitaphes et saint Augustin reproche même aux fidèles de son temps de désigner les jours de la semaine par les noms de divinités du paganisme 103. On a remarqué que saint Justin, dans sa première Apologie , dit que le Christ a été mis en croix Trj upo trj; Kpcmxîiç (-JjixÉpa) et a ressuscité -rîj gerà Kpovtx-})v, vjxtç èffxtv *H)aou, -^[y.épqt , évitant ainsi, par une périphrase, de mêler le nom de Vénus au récit sacré de la Passion ,04. Ajoutons qu’au ive siècle des édits de Constantin et de Théodose rendirent d’abord facultatif, puis obligatoire, le repos dominical106.

MM. Lersch106 et de Witte101 ont décrit un certain nombre de monuments d’époque romaine, où l’on trouve figurées et groupées les divinités des sept jours de la semaine . Le plus ancien est une peinture découverte à Pompéi en 1700 et représentant, en sept médaillons, les bustes des divinités tutélaires de l’hebdomade dans l’ordre suivant:

Saturne, le Soleil, la Lune, Mars, Mercure, Jupiter, Vénus (fig. 2402) 10S. Huit autels trouvés dans la vallée du Rhin 109 offrent des figures ou des bustes en bas-relief où Ton reconnaît facilement les divinités des jours de la semaine. Saturne a pour attributs

Fig. 2403. — Divinités des sept jours de la semaine.

le voile, la faulx ou la torche, la harpe; le Soleil est figuré comme Apollon, avec le sceptre, le fouet, le globe, la couronne radiée; la Lune, avec le sceptre et le croissant;

9G Cité par Aulu-Gelle, Noct. att. III, 10, Cf. Ideler, Handb. 1. 1, p. 89 ; de Witte, Gaz. archêol. 1877, p. 52-53. — 97 Satyr. 30. Il s’agit d’un tableau qui était placé dans le triclinium de Trimalcion: Altéra ( tabula ) Lunae cursum stellarumque septem imagines pictas et qui dies boni, quique incommodi essent, distinguante huila notabantur. L'usage de la semaine est parfaitement établi à la fin du n* siècle, du temps de Tertullien (Apolog. XVI; Ad nat. 1, 13). — 98 Cf. le commentaire de ce tente donné par Lersch, l. 1. 1. I V, p. 154 . — 99 De Witte, l. I. p. 54. — 100 Ewald, Die Alterthümer des Volkes Israël, p. 111. — 101 Laurent Lydus attribue l’hebdomade aux Chaldéens ou aux Egyptiens [De mens. 11, 3). Cf. Clem. Alex. Slrom. VI, p. 291, 14. Lucien, {De astral. IV) prétend que les Éthiopiens ont imaginé les noms des planètes et les ont transmis aux Égyptiens. — f»2 Auson. E cl. n» 12. Cf. Lyd. De mens. II, 5. — l03 Augustin. In Psalm. XCIII, 3, t. IV, p. 1000, éd.

Mars, avec le casque, la cuirasse, le bouclier, la lance; Mercure, avec le caducée, le pétase ailé, la bourse, le coq ; Jupiter, avec le sceptre et le foudre; Vénus, nue ou demi-

Paris, 1681 ; cf. de Witte l. I. p. 54. Clément d’Alexandrie ( Strom . VII, p. 316) dit que le vrai gnostique jeûne le 4° et le 6e jour parce que ces jours sont consacrés ii Mercure et à Vénus, çiXapYuP'a TE çi^vjÆovta. — 10'» Lersch, O. I. t. IV, p. 157.

— 105 Cod. Just. III, 12, 3, De feriis ; Cod. Theod. II, 8; III, 8; cf. Chrome, Paschale, p. 322 D, au sujet de l’ordonnance rendue en 467 par l’empereur Léon. 106 Lersch, O. I. t. IV (1844), p. 147 et s.; t. V-VI (1844), p. 209 et s.

— 107 De Witte, O.. L 1877, p. 50 et s., 77 et s., 1879, p. 1 et s. — 108 PHturc c VErcolano , t. III, pi. l; Mus. Dorbon. t. XI, pl. m. — 109 De Witte, l. L, p. 55 et s., où l’on trouvera les références bibliographiques. Les provenances sont Mayence, Castel (près de Mayence), Spire, Godramstein (deux exemplaires), Heddernhoim, Havange (près de Metz), Rotleubourg. Cf. Reiuach, Cutal. du musée de Saint- Germain, p. 35 (moulage de l’autel de Mayence).

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nue, avec un diadème, un miroir ou un coffret. Les inscriptions et les autels sont des dédicaces en l’honneur de la maison impériale (IN-H-D-D- ) ll°, à Jupiter OptimusMaximus seul 111 ou associé à Junon Reine’12. Un neuvième monument de la même série, trouvé à Agnin, dans l’Isère”3, porte une dédicace à J upiter et ce.terù dis deabusque immortalibus pour le salut de l’empereur Septime Sévère. Nous reproduisons (fig. 2403) les sculptures de l’autel octogone découvert en 4823 à Havange et conservé aujourd’hui au musée de Metz ”4. En dehors de ces monuments, on peut encore citer, pour des représentations analogues, une barque de bronze autrefois à Montpellier”5; une tasse d’argent trouvée en 1633 à Wettingen près de Bâle”6; un vase

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incrusté d’argent découvert à Gap et aujourd’hui au musée de Lyon”7; une boite de bronze avec figurines incrustées d’argent trouvée en 1745 dans une tombe près de Turricium ”8 ; une figurine d’argent doré, au musée Britannique (fig. 2404), représentant une ville tourrelée avec les bustes des sept di\inités rangées suivant une ligne concave entre ses ailes1’9; une lampe en terre (fig. 2403) 120 ; un petit bracelet d or trouvé en Syrie, avec les noms des divinités écrits en grec et précédés de la Fortune, TTXH'21; une plaque de bronze trouvée aux sources de la Seine (fig. 2406), aujourd’hui au musée de Dijon 122 ; une mosaïque découverte en 1841 à. Vienne, (Isère) et détruite depuis123. Il faut distinguer de ces œuvres d’art celles qui

représentent les planètes personnifiées

sous

l’influence 1 siode'28; ellene cessad’être observée il l’époque classique

d’idées astrologiques121. De ce nombre sont sept médailles d’Antonin le Pieux, frappées à Alexandrie d’Égypte la huitième année du règne de cet empereur; les bustes des planètes y sont associés aux signes du zodiaque 125 [zodiacus].

V. Jours fastes et néfastes. — Le calendrier égyptien distingue déjà, avec beaucoup de rigueur, les jours fastes et les jours néfastes126. L’attribution des jours du mois aux différents dieux se rattache, chez les Grecs, à la superstition des jours heureux et malheureux, des jours propices pour certains actes et défavorables pour d’autres127. Cette superstition est expliquée en détail dans l’espèce de calendrier agricole qui termine les Travaux et les Jours d Hé-

110 Brambach, Corp. inscr. rhen. n» 1323. — m Robert, Èpigraphie de la Moselle, p. 37. — 112 Brambach, Op. I. n» 1811. — H3 Allmer, Monum.anliques de Vienne, pl. i, p. 147-148; Mém. de la Soc. des Antiquaires de France, t. XIII, p. H8. — 114 Ch. Robert, O. I. pl. n, n" 2 et pl. ni, n»1 4-10, p. 37-39. — l« Montfaucon, Antiq. expliq. Supplém. t. I, pl. xvn, p. 37. — Hfi F. Keller, Mittheilungender antiq. Gesellschaft in Zurich, t. XV, pl. xm-xiv; Gaz. archéol. 1879, pl. L'original a été fondu et les dessins publiés sont des copies plus ou moins arrangées de croquis exécutés au xvn0 siècle. U faut donc les consulter avec quelque méfiance; nous n'avons pas cru devoir les reproduire ici. n7 De Witte, l. I. pl. 8 et 9, p. 81. — US 3. Martorelli, De regia theca calamaria , Napoli, 1736, in-4°.

— 119 Cayius, Recueil d'antiquités, t. VII, pl. lxxi; Gaz. archéol. 1879.pl. 2, p. 3. Cette figurine appartient à la classe des divinités panthées. — 120 Passeri, Lucernae fictiles , I, pl. xv, p. 21; Gaz. arch. 1879, p. 5 (vignette). 121 Gaz. Arch. 1877, pl. 8, ni* 5. Sur l'autel de Mayence (Gaz. archéol. 1877, p. 53), on voit aussi la Fortune occupant la place principale au milieu des sept divinités de la semaine.

— 122 H. Baudot, Rapport sur les découvertes archéologiques faites aux sources

de la Seine, Dijon, 1845, p. 36 ; Gaz. arch. 1879, p. 5 (vignette). Les noms des sept divinités y sont répétés deux fois en abrégé. — 123 Gaz. archéol. 1879, p. 6. 12° Cf.

ibid. 1877, p. 55, 83. — 125 Mionnet, Descrip. des médaillés , t. VI, p. 237-238 ; Barthélemy, Mém. de l'Acad. des Inscript, t. XLI, p. 501 et s.; Eckhel, Doctrina numorum, t. IV, p. 70. — 120 Chabas, Le calendrier des jours fastes et néfastes de l'année égyptienne, trad. dit papyrus Sallier IV, Paris, s. d. (18 68). 127 Maury, Hist. des relig. de la Grèce antique, t. I, p. 395. Cf. Plat. Leg. VII, p. 809 D ; Schol. ad Aristoph. Plut. 1127. — 128 Hesiod. Op. et d. 765-826, trad. Patin,

et exerça une grande influence sur la vie civile et politique.

« Les jours qu’on appelait néfastes (àTtotppàSsc, axu9pM7raf) constituaient en Grèce de véritables solennités de deuil; dans ces jours on devait s’abstenir de tout acte important129, car on s’imaginait qu’il ne pouvait tourner à bien130. Cette superstition ne fit que prendre en Grèce plus de crédit sous l’influence des doctrines chaldéennes et égyptiennes et elle s’est continuée jusque dans le moyen âge131 [aphetoi, apophrades hemerai]. »

Le premier jour du mois132 est tantôt consacré à tous les dieux, tantôt en particulier à Apollon133, à Hermès et à Hécate131. Le second jour est consacré aux héros135, le

dans l 'Annuaire de l’Assoc. pour V Encourag . des études grecques, 1873, p. 37-39. Hésiode énumère les jours suivants : 30e (inspection des travaux, distribution des vivres) ; 1er, 4e, 7e, 8®, 9e (jours sacrés); 11e et 12° (favorables aux travaux, le premier à la tonte, le second à la moisson; le 12« est le meilleur); 13e (à éviter pour les semailles, à choisir pour les plantations) ; 16® (défavorable à la reproduction des plantes, favorable à celle des animaux mâles ; il est fâcheux pour une fille de uaitre ou de se marier ce jour-là) ; 6® (peu propice à la naissance des filles ; bon pour châtrer les chevreaux et les moutons et pour enclore les parcs, etc.) ; 8® (bon pour châtrer les chevreaux et les bœufs) ; 12® (bon pour châtrer les mulets); 20e (bon pour engendrer un homme sage); 10® (favorable à la naissance des mâles); 14e (favorable à la naissance des filles; craindre la colère des animaux ce jour-là); 4*, 16®, 24® (éviter la tristesse); 5°, 15®, 25e (funestes); 17® (sacrifice à Cérès) ; 4® fabrication des bateaux); 19® (bon dans l’après-midi); 9® (convient aux plantations, à la naissance des hommes et des femmes); 29® (le meilleur jour du mois après le 20°). Sur le calendrier d’Hésiode, cf. Mommsen, Chronologie , p. 39-46. — 129 'Hpu'fat où xa9aça\

àXkà. (Aiaçal, à.7îoppvjTO i, aitçaxTOi, lîpb; itçddUi; àveiUTr($euol, où^ eoçvàfftjioi. — 130 Hés.

Op. et d. 823; Paul. Epist. ad Galat. IV ; Plut. De defectu orac. § 14, p. 708; De eî delpliico , § 20, p. 609; Alcib. c. xxxiv; Alex. c. xiv; Luc. Pseudol. c. xii. — 131 Maury, Histoire des relig. de la Grèce , t. II, p. 240. — 132 Cf. Mommsen, Chronol. p. 80-115; Schumann, Griech. Alterth. t. Il, p. 420. — 133 Philochore dans M üller, Fragm. historié, graec. t. I, p. 414. — 13V Le premier jour, voujiyivto, est appelé îepwTà-rir) fijxeçüv par Plutarque {De vit. aere alieno , c. n); ainsi s’explique la rareté des décrets datés de ce jour. Cf. Porphyre, De abstinentia , II, 16 ; Schol. Aristoph. Plut. v. 594. — 135 Plut. Quaest. rom. n° 25.

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troisième à Athéné 13e, qui présidait aussi au treizième et au vingt-huitième137. Le quatrième jour appartient à Aphrodite, Hermès, Eros et Héraklès138. Le cinquième est un jour néfaste f39, où les Erynnies exercent leurs vengeances. Le sixième jour est celui d’Artémis, qui était née ce jour-là; le septième appartient à Apollon dont c’est aussi le jour natal140. Le huitième est consacré à Poséidon et à Thésée141, le neuvième à Hélios et à Rhéa142, le vingtième à Apollon143, le dernier jour du mois à Hécate1'*4. Le dix-huitième et le dix-neuvième sont les plus propres aux purifications 145 et les trois avant-derniers jours du mois sont néfastes, owro^paSsç, giapat •fjp.spai, consacrés particulièrement aux divinités chthoniennes et aux morts. Dans la vie ordinaire, on évitait de commencer une entreprise aux jours néfastes, de se mettre en voyage, etc. A Athènes, en particulier, les jours des Antesthéries sont néfastes146; il en est de même des Plyntéries à la fin du mois de Thargélion 147. Il est curieux que le treizième jour du mois fût déjà évité par les anciens, en qualité de tpin) de la seconde décade148. On ne trouve pas de décrets datés de ce jour149. — Il sera question au § VII des jours fastes et néfastes chez les Romains. Salomon Reinach.

VI. Au point de vue du culte, les jours, chez les Romains, se divisaient en dies festi, profesti ou intercisi 150 vel endotercisi. Les premiers étaient destinés aux fêtes religieuses, les seconds étaient profanes, et les derniers entrecoupés, c’est-à-dire ex parte fesii, parce que la moitié seulement en était consacrée aux dieux. Ces jours sont désignés dans les calendriers par les lettres E N 1S1. N E signifie peutêtre Nefastus feriatus. Les dies festi se solennisaient conformément aux prescriptions du culte par l’interdiction du travail et par des sacrifices aux dieux, par des festins et des jeux (voyez l’article feriae pour l’indication des différentes fêtes). Dans l’antique année de dix mois, qui fut d’abord en usage à Rome, il n’y avait point d’époque fixe pour les jours de fête : on les déterminait d’après les phases de la lune; aux nones de chaque mois, le roi des sacrifices [rex sacrorum] les proclamait pour le mois courant 162. Ce ne fut qu’après la réforme du calendrier par les décemvirs qu’il put y avoir des fêtes fixées d’avance à certain jour du mois, d’autres au contraire qui se reliaient à des époques déterminées de l'année durent rester mobiles, et les pontifes les plaçaient d’après leur connaissance de l’année solaire 153. Bien que cette nécessité eût disparu après la réforme du calendrier par Jules César161, on conserva l’ancien usage de faire annoncer, aux nones de chaque mois, les jours de fêtes par le rex sacrorum 166.

VIL Au point de vue de la vie civile, on divisait encore les jours en jours fériés ( feriae ) et jours ouvrables. D’après le savant Walter, dont nous suivons principalement l’excellent travail, dans son Histoire du droit romain 136, comme la plupart des jours fériés étaient consacrés au culte, il

136 Chez les Grecs modernes, la tçuyj est encore un jour néfaste. Il n’y a pas d’exemple épigraphique d’un décret daté de la -colt») t-TTajAevou. — 137 Tzetzes, Ad Lycophr. 519; Proclus, Ad Hesiod. Op. et dies, v. 778. — 138 Proclus, Ad Hesiod. Op. et dies , 798; Hymn. hom. in Merc. 19; Aristoph. Plutus, 1127 et Schol. ; Zenob. Prov. VI, 7, éd. Schneidewin. — 139 Hesiod. Op. et d. 802. — 140 Hes. Op. et d. 771. Cf. Herod. VI, 57; Diog. Laërt. II, 44. — 141 Plut. Thés. c. xxxvt.

— 142 Dion. Halic. Art. Rhet. c. ni; Nicand., Alex. 218. — 143 L'eikade passait pour un jour sacré à Athènes; on y célébrait les banquets religieux. Cf. Corp. inter, att. t. II, n° 609; Etym. magn. p. 297. — 144 Athen. VII, 126, p. 325.

— 145 Hes. Op. et d. 808. — 146 Hesych. p. 6 0 0. — 147 Plut. Alcib. c. xxxiv; Xen. Helleri. I, 4, 12; Pollux, VIII, 141. — 148 Cf. Hes. Op. et d. 780; Reinach. Traité d’épigraphie grecque , p. 496. — 149 Mommsen, Chronol. p. 98. — ISO Macrob.

1 s 16. — 151 Walter, Gesch. des rôm. Rechts , I, n° 169; RudorIT, Rom. Rechis Geschichte , II, § 15, p. 56 et s. — 152 Macrob. 1, 15. — 153 Mommsen, Chromlog.

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arrivait souvent que l’on confondait l’expression feriae avec les mots dies festi 1C1. Toutefois, il existait aussi des sacrifices, sacra, sans férié 1B8, et réciproquement des jours fériés non consacrés comme dies festi 159. On peut citer comme exemples quelques-uns des sept jours des Saturnales160 et les nundinae 161 . Les jours fériés religieux étaient affectés au culte public ou au culte privé. En effet, certains particuliers, ou certaines familles ( gentes ), ou corporations, avaient des privatae feriae 162, ou propriae familiarum, ou sacra gentiliciaiM. L’acte qui instituait une corporation, ou les règlements du collegium renfermaient ordinairement une liste de ses jours de fêtes. M. Mommsen en a recueilli plusieurs exemples dans un travail inséré aux Mémoires de l’Académie de Saxe 164. Quant aux fériés publiques, ou elles étaient déterminées à l’avance, legitimae, d’une manière régulière, ou commandées pour tel jour en particulier, indic tivae 166 sive imperativae ; tel était notamment le cas où, après un tremblement de terre, un édit prescrivait des cérémonies publiques et des fériés 166. Les feriae legitimae se divisaient elles-mêmes en statae ou conceptivae. Les feriae statae 167 ou dies stati étaient ainsi nommées parce qu’elles étaient attachées à certains jours du mois, et désignées avec eux dans les fastes. Il en était de mèmè des sacra popularia, lorsqu’ils étaient fixes, comme les caristia, les feralia, les terminalia, les parilia, les laralia. On doit encore ranger dans la catégorie des feriae statae , tous les jours de calendes et les ides 16\ parce que les premiers étaient dédiés à Junon et les derniers à Jupiter.

Les feriae conceptivae étaient celles que le peuple n’était tenu d’observer qu’après qu’elles avaient été fixées, cl leur temps publié par le magistrat 169 ; elles se subdivisaient d’ailleurs en annales et non annales, suivant qu’elles se présentaient chaque année ou à des périodes indéterminées. A la première classe appartiennent les fériés latines170, les sementinae, les compitalia, paganalia , et les fornacalia; à la seconde, le sacrum novemdiale'’1' .

Un caractère commun à toutes les feriae consistait dans l'interdiction du travail 172, mais non pas d’une manière absolue, comme dans le sabbat judaïque 173. On permettait en effet tous les travaux dont l’omission eût été préjudiciable, quod praetermissum noceret 174, et notamment à l’agriculture 176. Il en était de même pour les jours appelés nundinae, où l’on devait s’abstenir des labeurs les plus rudes, mais qui étaient destinés traditionnellement aux affaires de la ville et notamment aux marchés 17°. On profitait des nundinae pour s’occuper des soins de propreté corporelle177; elles étaient encore l’occasion d’un repas plus abondant ou plus recherché. Aussi la loi Licinia sur le luxe de la table, rendue en 6o7 de Rome ou 97 av. J.-C., avaitelle égard à cette coutume 178. Comme les villageois se rendaient à la ville les jours de nundinae, on tenait le

p. 69, 70. — 154 Plia, ffist. nat. XVIII, 69 (29). — 155 Varro, De ling. lat. VI, 13, 28. — 156 Gesch. des rôm. Rechts, I, n. 170, 3° éd. — 157 Cicer. De legib. 11, 12.

— 158 Merckel, Ad Ovid. Fast. p. clxix-clxxi. — 159 Festus, s. v. Feriaes. — 160 Macrob. I, 10, extr. H, extra. — 161 Festus, s. v. Ceriaes, nundinae; Macr. 1, 16. — 162 Festus, hoc. v. et Popularia, Aureliam ; Walter, Gesch. I, n° 148. — 163 Macrob. I, 16.

— 164 Berichte , 1850, p. 63. — 165 Serv. Ad Aen. I, 632; Macr. I, 16. — 166 Gell. Il, 28. — 167 Macr. I, 16 ; Varro, Ling. Lat. VI, 12 à 25 ; Festus, s. v. Feriae statae.

— 168 Macr. I, 15; Ovid. Fast. I, 55-57. —169 Macr. I, 4; Gell. X, 24. — 170 Varro, Ling. lat. VI, 25, 26; Macr. I, 4, 16; Festus, v. Conceptivae ; Ovid. Fast. II, 525.

— 171 Varro, Ling. lat. VI, 26; T. Liv. I, 31. — 172 Servius, Ad Georg. I, 269.

— 173 Dio Cass. XXXVII, 17. — 174 Macr. I, 16. — 175 Cuto, De re rust. 2; Columell. 11,21; Macrob. I, 15 ; III , 3 ; Serv. Ad Georg. I, 272. — 176 Dionys. VII, 58 ; Varro, R. rust. II, praef. ; Festus, v. Nundinas ; Servius, Ad Géorgie. I, 275. — 177 Seiicc. Epist. 86. — 178 Macr. I, 13. Il eu fut autrement des lois postérieures (Gell. II, 24.)

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marché à cette même époque. Lorsque, sous 1 empire, le christianisme prévalut, le dimanche prit la place des nundinae, et Constantin interdit179, ce jour-là comme pour toutes les grandes fêtes, le travail manuel dans les villes, et aussi les courses de char et les spectacles ,R0. Mais les travaux agricoles indispensables demeurèrent permis, et même les marchés furent remis au dimanche, pour la plus grande commodité des campagnards 181 .

VIII. Au point de vue de la juridiction et des comices, se présente une importante division des jours en fasti et nefasti 182 ; mais il faut distinguer en outre les questions judiciaires de celles qui touchent aux comices. En matière judiciaire, on appelait nefasti, les jours où les lois de la religion ne permettaient pas de jus dicere, c’est-à-dire interdisaient au magistrat de prononcer, même par erreur, et sans se soumettre à une expiation, un des trois mots sacramentels de la juridiction, triaverba : do, dico, addico 183. Do indiquait le fait de donner une action, une possession de biens; dico, celui de dire le droit, d’émettre des édits ou des interdits [interdictum] ; addico signifiait attribuer, par exemple, au juge, aux parties, etc. Dans le calendrier primitif de dix mois, les dies fasti, où la juridiction s’exercait librement, ne pouvaient pas être fixes, à cause de la mobilité des feriae. Aussi le roi des sacrifices devait-il encore, au jour des nones, annoncer les dies fasti du mois courant; quid esseteo mense faciendumm . Il paraît qu’ après la réforme opérée par les décemvirs dans le calendrier, les dies fasti furent fixés pour chaque mois, mais la connaissance en demeura un secret, et l’on devait s’adresser aux pontifes 1 pour savoir quel jour on pourrait plaider ; enfin le mystère fut révélé par le scribe N. Flavius, qui, en 450 de Rome ou 304 av. J.-C., publia sur une table placée au forum la série des dies fasti. Toutefois nous ne savons pas quelles règles on observait relativement au mois intercalaire.

Au point de vue des comices, il semble certain que depuis les premiers temps de Rome, les dies nefasti pour la juridiction l’étaient également pour les assemblées du peuple m. Mais il était peu question de ce point de vue à cause de la rareté des comices ; d'ailleurs on apprenait aisément lors de la proclamation mensuelle des fêtes par le roi des sacrifices, quels jours on pouvait tenir les comices. Leur multiplication rendit nécessaire la détermination de certains jours réservés aux seules affaires judiciaires. Alors s’établit la distinction 187 des dies fasti purement judiciaires, et des dies fasti ( comitiales ) attribués aux comices, mais qui, en l’absence d’une assemblée, pouvaient servir à la juridiction civile 188. Dans un sens général, opposé à ces deux classes de i lies fasti, on se servait alors du mot nefusti( dans les calendriers N. F. G.) pour désigner les jours qui ne devaient recevoir aucun de ces emplois 189 • On voit donc que, dans cette antithèse, le mot fasti embrassait même les dies comitiales. Tel est le système de Walter, qui nous paraît le plus probable 19°. Un savant jurisconsulte

173 C. 3, Cod. Just. De feriis , III, 12. — C. 20, 23 à 25, C. Theod. De fer. II, 8; c. 7, il, Cod. J. III, 12. — '8' C. 3, Cod. J. De feriis , III- 12. — '8' Voy. Wolter, Gesch. 1, n» 172; Bethmnnn-Hollweg, Gerichtsuerfais. § 19; Hartmann, Ordo judie. I, 10, H, 16 à 45 ; 63 à 81 ; Momn va, Chronolog. p. 228 à 255. Nous suivrons le système de "Walter comme le plus conforme aux sources. '83 Varro, Lino. lut. VI, 29, 30, 53 ; Ovid. Fast. I, 47, 48; Festus, v. religiosus ; Macr. I, 16. — 18* Macr. I, 15. — '85 Id.iôid. ; T. Liv. IX, 46; Plin. XXXIII, 6 ; Cicer. Ad Attic. VI, 1, 8; Pro Murena, 11 (12). — '80 T, Liv. 1, 19. - '87 Varro, Ling. lat. VI, 29, 30, 53 ; 0vid.;/7osf. I, 47, 48; Festus, v. Religiosus; Macr. I, 16. — '88 Varr. Ling. lat. VI, 29; Ovid. Fast. I, 53; Macr. I, 16; Mispoulet, II, p. 414; Marqnardt, R. Staatsv. III, 280 et s. — '89 Cic. P. Sextio, 15; De prov. nnsul. 19; Varro, Ling. lat. VI, 30. — '99 V. aussi Iiudorff, H, § 15, p. 57 et s. — '9' Ordo judiciorum, I, 26, 27 et 68 à 81. — '92 Gesch. des rôm, Redits, 3° êd. 1, u* 172, uote 79.

allemand, M. Hartmann, en a proposé un autre191, dont voici le résumé. Suivant cet auteur, les mots fasti et nefasti ne se rapportaient primitivement qu à la tenue des comices; l’adjectif fasti ne fut employé que plus tard dans le sens étroit, propre à la juridiction, par suite de cette circonstance que plusieurs jours fastes furent déclarés impropres à la tenue des comices; mais ils demeurèrent aptes à la discussion des affaires judiciaires. Nous renvoyons à la réfutation que Walter 192 a faite de ce système ingénieux mais peu d’accord avec le caractère juridique des mots do, dico, addico, et avec plusieurs textes anciens. Quoi qu’il en soit, Jules César, lors de sa réforme du calendrier, nota comme fasti les dix jours qu il introduisit dans divers mois 193 ; ce système fut conservé sous Auguste, comme l’attestent les calendriers, à l’exception de ce qui concerne le 30 janvier144. Le nombre des jours fastes, d’après la combinaison de plusieurs de ces documents, atteignit alors le chiffre de 49. Le tableau donné par Mommsen 19i en a 53, parce qu il compte le 23 avril, le 14 juin, le 19 août et le 23 septembre196. On doit remarquer que, dans les dies nefasti, il était permis de réunir le peuple pour une concio libéra [concio], en dehors d une séance officielle des comices. On pouvait aussi, ces jours-là, traiter une affaire qui n’appartenait pas à la juridiction des magistrats, ainsi, par exemple, plaider devant desywdices ou jurés 197. De plus, en aucun cas, le dies nefastus ne mettait obstacle à l’exercice de la juridiction criminelle, ainsi que l’ont prouvé très bien Hartmann et Zumpt 200. 11 ne faut pas confondre avec les dies nefasti, les jours de vacance pour la rentrée des moissons 201, messium feriae aestale, ou feriarum tempus aestivarum, ou pour les vendanges, vindemiarum feriae, établis longtemps avant la réforme de Jules César. Pendant ce temps les tribunaux vaquaient, mais rien ne s’opposait à la tenue des comices ,98.

Les jours de fête exerçaient une influence des plus restrictives sur la vie politique et civile 199. En effet, il était défendu de procéder ces jours-là aux affaires judiciaires 202, sauf une exception particulière pour les feralia du 21 février 203. Il résulte aussi des calendriers que les comices ne pouvaient avoir lieu les jours de fête. Aussi quand les feriae conceptivae étaient proclamées pour un dies comitialis, celui-ci devenait par cela même nefastus et impropre aux comices de toute nature 204. Mais la grande quantité des jours de fête exigeait une modification. La plupart des dies festi cessaient d’être néfastes après l’accomplissement des sacrifices 203. Aussi l’on voit dans les calendriers, ajoutée près de ces fériés, la note N ou N P, c’est-à-dire nefastus prior ou parte 206. L’existence prétendue des dies fasti priores ne repose que sur une interprétation contestable du sigle F P, se rapportant aux vinalia du 19 août 207. Certains jours de fêtes devenaient fasti après la terminaison des cérémonies prescrites. Tels étaient le 24 mars et le 24 mai, qui portent, dans les ca-

— 193 Macr. I, 14, savoir : les 29 et 30 janvier, 26 avril, 29 juin, 29 et 30 août, 29 sept. 29 et 30 déc. — *9 ► Il devint plus tard un jour de fête. — 195 Chronol. p. 231 ; v. aussi Corp. inscr. lat. i, p. 203 et s. et VI, p. 625. — 196 V. sur ce point Hartmann, I, 35 à 44, 63 à 67 ; RudorfT, II, § 15, p. 57. — 197 Manutius, De Veterum dierum ratione, apud Gothof. Auctor. ling. lat. col. 1385-87.

— 198 Ordo judic. I, 23-25 ; A. W. Zumpt, Criminalprocess , p. 116 et s. — *99 Suet. Oct. 40; Gell. IX, 15; Stat. Silv. IV, 4, 39; Plin. Kpist. VIII, 21. — 200 App. Bell. civ. I, 14. — 201 Walter, Gesch. I, n° 173 ; RudorfT, II, § 15, p. 63.

— 202 Cic. De leg. II, 12; Macr. I, 16. — 203 Merckel, Ad Ovid. Fast. p. xxix, xl, xli ; Hartmann, I, 51; Manutius, Op. laud. Colon. 1382. — Gell. X, 24; Varro, Ling. lut. VI, 29. — 206 Ovid. Fast. I, 49, 50. — 206 Festus, s. v. Nefasti ; RudorfT, II, § 13, p. 58. — 207 Walter, Gesch. 173, note 90; Hartmann, 1,

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lendriers, la note Q. R. C. F., c’est-à-dire quando rex comitiavit fas, et le 5 juin avec la note Q. S. D. F., c’est-àdire quando stercus delatum fas, après le nettoiement du temple de Vesta208. Enfin dans les jours coupés, endotercisi ou intercisi, il y avait un intervalle 309 où pouvait s’exerce r la juridiction. Les ides consacrées à Jupiter appartenaient à la première catégorie des jours mixtes, qui cessent d ctre néfastes après certains sacrifices ; aussi portent-ils le sigle N. P., nefastus parte; au contraire les calendes, attribuées à Junon, étaient d’abord fastae pour partie210. Les jours de fête consacrés à des jeux religieux commandaient le silence de tous tribunaux et l’abstention de toute espèce de débats 211 .

Quant aux nundinae, qui se reproduisaient tous les neuf jours dans les calendriers romains, nous renvoyons pour les détails à un article spécial212. 11 suffît de résumer ici leur histoire, d’après Walter213. Sans être des jours de fêtes, les nundinae à l’origine étaient absolument néfastes, au point de vue politique et juridique. Cette règle fut d abord appliquée aux comices curies, et même aux comices centuriates214, soit pour ne pas détourner le peuple de ses affaires du marché, soit plutôt pour écarter le concours des plébéiens. Au contraire, ce même motif fit adopter par la plèbe les nundines pour le jour de réunion habituel des comices-tribus215. Puis la loi Hortensia, rendue en 467 de Rome ou 278 av. J.-C., rendit les nundinae fastae, et permit ainsi d’y tenir les comices centuriates216. En effet, elle voulait assimiler ces deux espèces de comices même au point de vue religieux. Aussi depuis lors put-on également manumitere, judicia addicere, componere lites, et tenir les assemblées du peuple un jour de nundina 217, à moins qu’il ne fût nefastus par un autre motif. Mais les plus grands obstacles à l’exercice de la juridiction ne venaient pas tant des dies nefasti, que des jours de fête feriae publicae, des jeux, ludi honorarii, fériés, et des vacances pour la moisson ou la vendange 218. En effet, les jours néfastes n’empêchaient pas certaines affaires judiciaires, et d’ailleurs plusieurs étaient mixtes, comme on l'a vu. Mais lesjours de fêtes s’accroissaient sans cesse, et le gouvernement impérial se préoccupa de restreindre cet abus. Ainsi Octave dut retrancher 219 sur les jeux publics [honorarii ludi, liberalia) trente jours qui furent rendus aux affaires ( actui rerum accommodauit). Un nouvel accroissement des jours de fête ramena une réduction 22°, accomplie par des motifs économiques, par Claude, Vespasien et Nerva. Marc-Aurèle se préoccupa surtout de faciliter la solution des litiges ; il ajouta pour cela aux dies f asti des dies judiciarii221 , en sorte que la juridiction put s’exercer désormais pendant deux cent trente jours de l’année. Ce surcroît fut pris sur les anciens jours comitiales et nefasti non destinés à des fêtes

208 Walter, note 91; Hartmann, I, p. 41,42, 45, 46, 57; Festus, s. v. Quando stercus; Ovid. Fast. V, 727; VI, 227-234. Verrius Flaccus, in Fast. Praenest. ad d. xxiv, Mart. — 209 Varro, Ling. lat. VI, 31 ( inter hostiam caesam et exta porecta ); Macrob. I, 16. Tels étaient les 10 et 14 janv. ; 16 et 26 fév. ; 13 mars, 22 août; 14 octobre, 12 déc. Festus, v. Muta exta ; Macrob. III, 5, 1. — 210 Verr. Flacc., in Fast. Praenest. ad d. x, Januar; et Hartmann, Ordo judic. I, p. 46, 49, 50, 54-59. — 311 Hartmann, I, 53, 121, 122; Rudorff, b , § 15, p. 59. — 212 Hartmann, I, p. 123 à 128; 141 à 146. — 213 Gesckichte , I, n* 174; Rudorff, II, § 15, p. (jo. — 214 Festus, s. v. nundinae; J. Caes. ap. Macrob. I, 16; Plia. Hist. nat. XVIII, 3. — 215 Dionys. VII, 58; Macr. I, 16, 28, 30; fr. 138 Dig. 45, 1 ; fr. 20, § 1 Dig. 33, 1. — 216 Un jour néfaste ne perdait pas ce caractère quand il se rencontrait avec les nundinae qui étaient mobiles. — 217 L. 69 Dig. Pro socio , XVII, 2, 3 ; Rudorff. II, § 15, p. 61. — 218 Macr. I, 10; Tacit. Ann. I, 15; XIII, 41 ; Hartmann, I, 147 à 149; Walter, I, n° 175; Rudorfr, II, § 15, p. 62. — 219 Suet. Octav. 32; Hartmann, T, 144. — 220 Dio Cass. LX, 6, 17 ; Suet. Claud. 23 ; Tacit. Hist. IV. 40; Dio Cass. LXVHI, 2. — 221 Rudorff, II, § 15, p. 63; Capitolin. Marc.Ant. 10; Walter,

religieuses ou à des jeux. Ainsi s’établit une nouvelle division qui effaça les anciennes distinctions. On opposa aux feriae, dies feriati, feriatici d’une part, les dies juridici, ou rerum agendcirum, ou negotiosi d’autre part. La première catégorie comprenait les jours de fêtes, des jeux, et ceux des vacances pour les moissons et la vendange, maintenus formellement par Marc-Aurèle 222, dans une oratio rapportée par Ulpien, quia occupati in rem rusticam in forum compellendi non sunt.

Sous les empereurs chrétiens, les affaires et même la poursuite des impôts furent suspendues d’abord le dimanche 223, puis aux jours de fêtes désignés. En même temps le gouvernement retira aux fêtes païennes leur qualité de jours fériés 224. Il y eut cependant toujours une certaine ressemblance entre les deux calendriers, et l’on peut consulter à cet égard un curieux travail de M. Mommsen323. Depuis la réforme chrétienne, on conserva comme fériés les deux mois correspondants au temps des moissons et de la vendange, le lor janvier, les jours anniversaires de la fondation de Rome et de Constantinople, et ceux de la naissance et de l’avènement de l’empereur 220. Pour le sabbat et les autres jours consacrés à leur culte, les Juifs obtinrent de semblables privilèges 227.

La distinction des jours fastes ou néfastes n’exercaitjadis aucune influence sur la tenue des assemblées du sénat. Elles étaient en général réglées d’après les circonstances. Ainsi, elles pouvaient avoir lieu lesjours de fête 228, les jours néfastes, comme on le voit par des exemples de séances tenues les 1er, 8, 9, 10, 12 février, 19 mars, 13 mai, 1er octobre, tous dies nefasti 229. On convoquait même le sénat au jour où les tribunaux avaient siège 230, ou après les comices23’. Cependant plus tard, une loi Pupia 232 prescrivit en règle générale de ne pas réunir les sénateurs aux dies comitiales, mais il y eut des exceptions de faveur 233, qui confirment la règle 234. Rappelons encore qu’ Auguste, en organisant des séances régulières du sénat, les fixa aux calendes et aux ides de chaque mois 23ti. Sous Constantin, les Senatus legitimi remplacent les dies comitiales dans le calendrier236. Auguste avait décidé que pendant les heures de séances du sénat, les tribunaux et les autres services où pouvaient être employés les sénateurs seraient suspendus 237.

IX. Dies religiosi. — Il faut éviter de confondre lesjours religieux ou malheureux avec les jours néfastes, comme le fît ensuite le peuple par ignorance 238. Les premiers étaient des jours considérés comme funestes, où il était défendu de faire tout ce qui n’était pas absolument nécessaire239. Dans cette classe 240 on rangeait entre autres les jours qui suivaient les calendes, les nones et les ides, dies posteri, postriduani, qui formaient les trente-six dies atri vel vitiosi ou funestes, celui de la bataille de l’Allia, dies

I, n° 175; Bethmann-Hollweg, Gerichtsverf. § 19. Voy. une autre interprétation chez Hartmann, I, 149 à 152. — 222 Fr. 1 et 2 Dig. De feriis II, 12. — 223 C. 19, 20, 21 et 22 G. Th. De fer. II, 8. — 224 C. 22, Cod. Th. De fer. VIII, 8 ; c. 2, 3, 6, 7, 8, C. Just. De fer. III, 12. — 225 lu Berichte der Sachs. Gesellsch. 1850, p. 70 à 72; Rudorff, Gescli. II, § 15, p. 61 et 64. — 226 C. 2, 517 Cod. J. De fer. III, 12 ; c. 19 Cod. Th. De fer. II, 8. — 227 C. 26 C. Th. De fer. II, 8 ; c. 8 C. Th. De exact. VIII, 8; c. 20 De jud. XVI, 8; c. 13 Cod. J. eod. I, 9. — 228 Cic. Ad famil. XII, 55; Ad Quint, frat. II, 1. — 229 Cic. Ad Quint. II, 3, 9, 12; Adfam. XII, 25; Ad Attic. IV, 2. — 230 Cic. Ad Quint, fr. III, 3, J 3. — 231 T. Liv. XXXIX, 39. — 232 Cic. Ad Quint, fr. II, 13; Ad fam. I, 4. — 233 Cic. Ad fam. VIII, 8. — 234 Cic. Ad Quint, fr. II, 2; Caesar, De Bello civ. I, 5. — 235 Suet. Oct. 35; Dio Cass. LV, 3. — 230 Rudorff, II, g 15, p. 61; Walter, Gescli. des rom. Rechts, 1, n° 176. — 237 Dio Cass. LV, 3 et LVIII , 21. — 238 Gell. IV, 9; V, 17; Walter, Gesch. I, n° 177. — 239 Festus, s. v. Religiosus. — 240 Ibid.. T. Liv. VI, 1; Varro, Ling. lat. VI, 29; Ovid. Fast. I, 57-60; Coll. 1 V, 9; V, 17 ; Macr. I, 16.

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A lliensis, 18 juillet, peut-être celui de la bataille de Crémone,

13 février; ceux quilms mundus patet , oùl on croyait que le monde inférieur, celui des mânes était ouvert : or cela avait lieu trois fois l’an241, le lendemain des fêtes de Vulcain, et avant le sixième jour des ides de novembre, avant le troisième jour des nones d’octobre. On compta aussi parmi les jours malheureux les ides de mars ou le 13 mars, nommé parricidium , parce que c’était l’anniversaire de l’assassinat de César par les sénateurs 242. La religion défendait de pratiquer pendant les dies atri aucune cérémonie du culte, d’y célébrer des mariages ou des banquets, de tenir des assemblées des comices ou du sénat 243, bien que cependant ce dernier se soit montré parfois moins scrupuleux 244. Enfin on ne commençait en général aucune entreprise intéressant l’État, à moins de nécessité absolue 24S. Cependant, relativement aux comices, il y a quelques distinctions à faire. On voit dans les calendriers, le 18 juillet, le 24 août, le S et le 10 octobre, qui étaient religiosi, marqués de la lettre C (c’est-à-dire comitiales) ;au contraire, la plupart des trente-six dies atri sont marqués de la lettre F ( fastus ), mais aucun d’eux n’a la lettre C ( comitialis ).

X. Au point de vue militaire, on distinguait aussi 246 certains jours comme favorables pour livrer bataille ( dies praeliales 2”). Mais Yarron nous rapporte qu’on n’avait pas égard aux dies fasti ou nefasti. Au contraire, il n’était pas permis un jour de feria 2’8, ni un jour religieux de lever des troupes 249 ou de combattre sans nécessité. Sous l’empire, ces scrupules tendirent à s’effacer : Ulpien, au livre vu de son traité sur l’office du proconsul 25°, rapporte un écrit de Trajan adressé à Minucius Natalis, aux termes duquel les fériés ne devaient faire vaquer que les affaires civiles, mais qu’on pouvait accomplir ce jour-là tout ce qui touchait à la discipline militaire : inter quae custodiarum quoque cognitionem esse.

XI. En matière civile, on appelait dies legilimus ou fatalis, le dernier jour d’un délai après lequel le demandeur perdait son droit351. Les dies negotiosi ou rerum agendarum étaient ceux où se rendait la justice, dans lesquels il y avait actus rerum 262.

Dies perendinus ou comperendinus indiquait, en matière de procédure civile, le troisième jour du délai auquel les parties se sommaient de comparaître devant le juge ( com jierendinatio), au temps des le gis actiones 233 ; l’affaire étant parvenue à ce point était dite res comperendinata^ . En matière criminelle, la loi Servilia repetundarum accordait, après la défense, à l’accusateur le droit à une

deuxième action, le troisième jour236; la comperendmatw était ce délai d’un jour plein. Aulu-Gelle nous sem indiquer, contre l’avis de M. Ortolan266, que la comperendinatio avait été maintenue sous le régime formulaire, en matière civile par la loi Julia de judic iis pxraOs.

On appelait dies solemnis magistratibus meundis , le jour où les consuls devaient entrer en charge; il varia aux diverses époques de la république; enfin, en 601 de Rome (133 av. J.-G.), il fut ûxé aux calendes de janvier,

c’est-à-dire au premier janvier 2aS. .

XII. Dans la langue juridique, dies désignait ordinairement un délai déterminé par un fait qui doit nécessairement arriver 269 ; quand l’époque où il doit se réaliser est incertaine, le c lies prenait le nom de dies incertus 2G0, et en matière de testaments, il pouvait avoir l’effet d’une condition261. Les mots ex die indiquaient un délai suspensif, et ad diem un délai extinctif d’un effet juridique. L’expression dies venit signifiait en général qu un delai est échu; dies cedit 262, pour les legs, indiquait que le legs était déféré, ouvert au profit du légataire, qui, toutefois, n’acquérait un droit définitif qu’après l’acceptation de l’hérédité par l’héritier 263. En matière d’obligations contractuelles, dies cedit annonçait la réalisation du droit de créance 264. Le délai continu était celui qui se comptait de jour à jour, d’après le calendrier {dies continui). On nommait au contraire dies utiles, ou délai utile, celui dans lequel on ne comprenait que les jours où une partie avait eu la possibilité d’agir. Le dies cretionis 266 était le délai accordé par un testateur à son héritier pour accepter solennellement l’hérédité, hereditatem cernere [actio].

Enfin, on appelait diesjusti les trente jours concédés par la loi des Douze Tables à un condamné pour exécuter la sentence rendue au profit de son adversaire, sous peine de subir les voies d’exécution forcée 266 ; mais le magistrat pouvait doubler le legitimum tempus judicati-*1 . Terminons en remarquant que les actes juridiques solennels, actus legitimi, n’admettaient jadis aucune modalité expresse, et par conséquent aucun terme, dies 2F'8. G. Humbert.

DIESPITER. — Dans tous les textes où nous trouvons ce nom, il est employé comme appellation de Jupiter, il désigne le maître des dieux1. Dans la seule inscription où on le rencontre, sous la forme archaïque diesptr, il accompagne la figure de Jupiter, placé entre Junon et Hercule -. L’identité des personnes divines signifiées par ces deux noms ne semble donc pas douteuse.

Mais Diespiter est-il un synonyme pur et simple de Jupiter, ou se rapporte-t-il à un attribut distinct, une

2U Festus, s. v. Mundum; Rudoi-ff, II, § 15, p- 61 et s. — Sueton. /. Cans. 85, 88; Dio, XLVII, 19. — 243 Dio, /. I. — 24* Dio Cttss. XLV, 17; Caes. Bello civ. 1, 5; Cic. Ad Att. I, 17; IV, 2. — 245 Gell. IV, 19; Macr. I, 15; Orelli, Iasc. I, n° 083 ; Fest. s. v. Mundus religiosus ; néanmoins on pouvait plaider, y. Suet. Claud. 14; Tiber. 61; Rudorff, II, § 15, p. 62. - 24c Walter, 1, n° 178.

— 2*7 Macr. I, 16; Festus, s. v. proelialis dies. — 248 Varro, ap. Macr. I, 16.

249 Fest. s. v. mundus. — 250 11 forme le fragment 9 ou Digeste, De feriis, II,

12. — 251 C. 3, Cod. Just. De temp. et rep. appellat, VII, 63. — 252 Aurel. Vict. De Caes. 16 ; Symmach. Epist. X, 52, 59; Rudorff, Bôm. Bechtsgesch. II, § 65, note 6, p. 216. — 253 Rudorff, II, § 15, p. 62 et les textes cités par cet auteur, note 28.

— 254 Gaius, IV, 15; Asconius, In Verr. II, 1, 9; Cicer. Pro Murena , c. 12; Festus, s. v. res; Ortolan, Explie. hist. des Instit. 12° éd. III, n° 1901. — 2oo Cic. In Verr. II, 1, 9; Walter, II, 850; A. W. Zumpt, Criminalprocess , p. 220 et s.

— 256 Expi. hist. des Inst. III, n° 2042; Gell. XIV, 2; Rudorff, Bechtsgesch. I, § 39, p. 96 et II, § 15, p. 66. — 257 Ovid. Fast. I, 81 ; III, 147; Suet. Claud. 14.

— 258 T. Liv. Epit. 47 ; Mommsen, R. Chron. p. 75 à 105. — 259 Ortolan, Expi. hist. des Instit. I, n° 170. - 260 Fr. 75 Dig. XXXV, 1; fr. 30, § 4 Dig. XXX.

261 En règle, le dies certus ne comprend que l'exigibilité et non l’existeuce d’un

droit. — 262 Ortolan, Op. laud. II, n08 850 et s. — 263 Fr. 22, § 1 Dig. XXX\ I, 2; Ortolan, II, n03 9 27 , 8 5 2. — 264 Fr. 213 Dig. L, 16 ; [ooligatio]. — 265 Gaius, Comm. Il, 164 et s.; Ulp. Beg. XXII, 27 et s.; c. 17 Cod. J. VI, 30; Ortolan, eod. n° 822.

— 266 Gaius, III, 79. — 267 Fr. 2 Dig. XLII, 1 De re judic. ; Ortolan, III, nos 2026 et

1885. 268 Fr. 77 Dig. L, 17 ; Vaticana Fragm. 49 et 50. — Bibliographie. Manutius,

De veterum dierum ratione, apud Gothofredi, Auctores ling. lat. Col. 1385 et s.; Rudorff, Bôm. Rechtsgeschichte , Leipzig, 1859, II, § 15, p. 57, 66 et 216; Adam, Antiquités romaines , trad. franç. Paris, 1818, I, p. 14, 115, 178, 275, 365, 371 ; II, p. 91, 93, 97, 100; Mommsen, Bôm. Chronol. 2e éd. Berlin, 1859, II, 1-174; Hartmann, Ordo judiciorum der Borner, Gôttingen, 1859, I, p. 10 à 81 ; Bethmann-Hollweg, Gerichtsverfassung, Bonn, 1834, § 19; Id. Civilprocess, Bonn, 1866, I, p. 77 à 85 ; II, 167-71 ; Walter, Geschichte des rômischen Rechts , 3® éd., Bonn, 1860, 1, ncs 169 à 178; Merckel, Praefat. Fast. Ovid. Berlin, 1841, pl.xxxi-L; Hecht, Die r. Kalendar. in Aslier, Jurist. Abhaudlung. Heidelberg, 1867; Huschke, D. ait. roem. Jahr. Breslau, 1869 ; Hartmann, Der rôm. Kalender , publié par Lange, Bôm. Alterthümer, 3e éd. Berlin, 1876, I, p. 369 et s. ; A. W. Zumpt, Der Criminalprocess der roem. Re~ publik , Leipzig, 1871, p. 176 et s.; Marquardt, R. Staatsverwaltung , III, 280 et s., 2° éd. ; Mispoulet, Les institut, polit, des Romains , II, p. 414 et s., Paris, 1883 ; Ideler, Handbuch. der Chronologie,BevYm. 1826, II, 1-174 ; Willems, Le droit public romain, 5° éd. p. 319 et s., Paris, 1884. Voy. aussi l’art, calendariüm, dans le Dictionnaire.

DIESPITER. l Servius, In Aen. IX, 570; Priscian. VI, p. 495, Putsch; Varr. De lingua latina , IX, 46, 75 et 77; Ilorat. Carmina, III, ii, 29; Macrob. Sat. I, 15, 14; Tertulliau. Ad nationes, II, 11; Prudent. In Symm. II, 860. — 2 Ciste do Préneste, Annales de VInst. arch. 1861, pl. liv; Corp. inscr. lat. I, n° 1500.

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