‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 3)Chapitre 29 sur 111 · C. Olymp. | 31, D. 1176, parle de l’autre tribune · texte numérisé non relu

C. Olymp. | 31, D. 1176, parle de l’autre tribune

tribune de l'accusé. - «>8 Pollux, Onom. VIH, 123, 124, v

Vespae, 663. - 160 Aristoph. Nubes, 620 ; Thesmoph. 78 e s. , » ^ ^ ’

Alhen. III, 8. — 161 Lysias, De Eeandri probatxone, § 6, D. .0 .

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sait que les fêtes étaient nombreuses à AU hènes plus nombreuses que partout ailleurs, les p 1 plaignaient, parce que les Athéniens ne trouva en plus temps nécessaire à l’expédition des affaires pu b q •

Les tribunaux ne siégeaient pas non plus J néfastes MH'"' Lors meme que, accon

avec les critiques les plus recents ”, on ne reg

pas comme àito^pâôs;, dans le sens jun îque u r les trois jours qui précédaient le dernier jour du mois , il y aurait encore un assez grand nombre de jours pendan lesquels les ôtxatrcijpta étaient fermés. .

Au temps ce Démosthène, il ne pouvait pas y avoir le même jour assemblée du peuple et séance des «ixonroipw ■

Or, en supposant qu’il n’y eût pas d’assemblees extraordinaires, en ne tenant compte que des quatre assemb ees régulières de chaque prytanie, on trouve encore quarante jours pendant lesquels chômaient les tribunaux. Il est vrai que la plupart des historiens semblent enclins à croire que la défense de réunir simultanément rassemblée et les .nbunaux n’existait pas au temps d’Aristophane ’ ; ils essayent de prouver qu’une coïncidence était possible, en s’appuyant sur un passage des Guêpes 169. Mais ce texte est, de l’aveu de tous, obscur ou tout au moins ambigu ; on peut lui donner une interprétation très différente. Se figuret-onbience que devait être l’assemblée du peuple d' Athènes, un jour où cinq ou six mille citoyens étaient retenu*

dans les tribunaux par l’administration de la justice ?

Si l’on additionne les jours de fête, les jours néfastes et les jours d’assemblée, et si l’on déduit le total des trois cent cinquante-quatre jours d’une année lunaire normale, on reste bien en deçà des trois centsjours dont parle Aristophane.

Hudtwalcker va même plus loin : il dit que le mois de Skirophorion tout entier, le dernier mois de l’année athénienne, était férié pour les tribunaux n0. Pour réfuter celle opinion, qui ne repose sur aucun texte, il suffit de citer un exemple, à nous offert par Démosthène, de jugement rendu pendant le mois de Skirophorion111.

Ce qui est vrai, c’est que le cours de la justice était quelquefois suspendu, pendant un temps plus ou moins long, soit à cause de la guerre, soit par suite de la pénurie du trésor et de l’impossibilité de payer les juges112. Dans certains cas, la suspension était limitée aux affaires privées 173 ; mais, dans d’autres cas, elle s étendait jusqu aux actions publiques, de telle façon qu’il y avait réellement arrêt complet dans l’administration de la justice

IX. Modes de vote en usage dans les tribunaux d atuènes. • — Les votes des juges athéniens n’etaient pas motivés. Hippodamus de Milet critiquait, sur ce point, la législation d’Athènes ; il aurait voulu que chaque juge écrivît son opinion sur une tablette, en détaillant les raisons qui le portaient à condamner sous certains rapports, à absoudre sous d’autres rapports. Il faisait remarquer que le juge, contraint de déposer un bulletin purement affirmatif ou

De republ. Alhen. III, 2; et. Montesquieu, Esprit des lois, XXIV, 3. — 163 Lucian. Pseudol. 12; Rlut. Alexander Magnus, 14. — 16’, Cf. Reusch, De diebus contionum ordinariarum apud Athenienses, 1880. — 163 Lipsius, Attische Process, p. 186. 166 Voir l’article ArorHRADEs uemerai. — *67 Demosth. C. Timocr. § 80, R. 726.

— 168 Cf. Frankel, Gcschworenengerichte, p. 11 et s. ; A. von Bamberg, Hermès , XIII, p. 506 et s. — 169 Aristoph. Vespae, 594 et s. — 170 Ueberdie Schiedsrichter , 1812, p. 30, note 30, in fine. — 171 Demosth. C. Timocr. § 15, R. 704; l'erreur d' Hudtwalcker s'explique par divers textes dont il n'a pas compris le véritable sens : Autiph. Super chorcuta, g 42, D. 46; Demosth. C. Steph. II, § 22, R. U3G

— 172 Demosth. Ado. Doeot. I, § 17, R. 999. — 173 Demosth. C. Steph. I, § 3, II. 1102. — 17V CL Isocr. C. Euthyn. § 7, D. 279; Lysias, De pecuniis publicis, § 3, D. 174; Isai. De Dicaeogenis hereditate , § 7, D. 266.

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purement négatif, était souvent obligé de se parjurer116. Aristote, au contraire, approuvait le législateur athénien. Il suffit, disait-il, que le juge exprime son avis, sans le motiver. Autrement, on ouvrira la porte à des discussions, qui se comprennent à la rigueur entre arbitres, chargés de trouver un terrain de conciliation, à égale distance des prétentions rivales, mais qui n’ont pas de raison d’être dans un tribunal176. Aristote ne voulait même pas que les juges eussent le droit de se communiquer les uns aux autres leurs avis et de se concerter avant le jugement. S’ils eussent été autorisés à échanger leurs réflexions avant le vote, les centaines d’héliastes qui composaient le tribunal n’eussent-ils pas donné à la foule le spectacle d’une de ces sc.ènes tumultueuses que décrit Platon? Partagés entre les plaideurs et les orateurs, louant les uns, blâmant les autres, le tout avec de grands cris, les juges eussent voté au milieu d’un tumulte épouvantable177.

Les juges votaient d’ailleurs au scrutin secret (xpuSS-^v ^7)©îÇs<T0at). Un historien anglais, Robert Scott, a essayé de soutenir que, pendant longtemps, le vote avait été public, qu’il ne devint secret qu’au commencement du v° siècle, et que la modification fut sans doute l’une des œuvres mauvaises du scribe Nicomaque178. Mais l’erreur, ou tout au moins l’exagération, dont cette opinion est entachée, a été depuis longtemps démontrée par Schoemann179. Si, dans Eschyle, Athéna exprime à haute voix son avis sur la criminalité d’Oreste180, dans tous les autres procès, les juges sont représentés votant au scrutin secret (xpuï.îj tpepeiv tïjv (j/rjcpov) 181 , et tous les auteurs anciens paraissent approuver ce mode de suffrage, parce qu’ils y voient une garantie de l’impartialité des juges. Platon luimême, que l’on a cité comme hostile au secret du vote, ne nous semble défavorable qu’aux jugements rendus à huis clos182. « Les parties ne sauront pas si les juges ont voté en leur faveur ; mais les dieux connaîtront ceux qui n auront pas suivi les inspirations de leur conscience. Le juge n’hésitera donc pas entre accorder injustement une faveur qui restera ignorée et perdue dans le secret du vote, et se concilier à soi et à ses enfants la protection divine par un vote conforme à la justice et à la raison. Il sera nécessairement impartial183 ».

Les grammairiens semblent croire que les juges athéniens se sont, successivement ou même simultanément, servis, pour exprimer leurs votes, de petits coquillages (yoi'ptvat), de fèves grillées (tppuxrot), de boules métalliques pleines ou creuses (tntovouXoi), de petites piérres blanches ou noires (J/vj*ot). Tous ces objets figurent dans une énumération, que Pollux nous a laissée, des cxeuri oixaurixà181, c’està-dire des meubles que l’on trouvait dans les tribunaux.

L’emploi des cailloux, noirs pour la condamnation, blancs pour l’acquittement, paraît attesté jusqu’à 1 évidence par ce fait que le mot petite pierre, est devenu synonyme de bulletin de vote, quel qu il soit, à tel point que, sur des monuments authentiques en bronze, on lit cette inscription : tjiîjœoç S-/]go<7i'a. Le verbe '.p7)<piiU<70ai, calculer avec des cailloux, équivaut à voter. Et cependant on ne trouve pas d’exemple bien certain, dans les auteurs classiques, de juges votant avec des cailloux. Plutarque

US Aristot. Politica , II, 5, § 3. - i« Aristot. Politica, II, 5, § 8. - 177 Plato, Lenes, IX, Didot, p. «6, 10 et s. - «8 R. Scott, The Athen. ballot and secret suffrage Oxford, 1838. — n» G, -F. Schumann, De judicior. suffragns occultis, Greilswald, 1839, et Opuscule , I, p. 260 et s. — 180 Aescliyl. Eumen. 734. - 181 Xenoph. Convie. 3, § 8. - 182 Plato, Loges, IX, D. p. 436, 8 et s. = 183 Demosth. De falsa légat. g§ 239 et 219, R. 415 et s. Cl. Lycurg. C. Leocr .

attribue à Alcibiade ce propos : « Quand je suis l’objet d’une accusation capitale, je ne me fie à personne; je ne me fierais même pas à ma mère, de peur que, par méprise, elle ne mît dans l’urne une pierre noire au lieu

d’une pierre blanche185. » Mais Plutarque donnait-il au mot ij^tpoç son sens propre ou un sens plus étendu?

La seule allusion aux fèves, que nous ayons trouvée dans les auteurs classiques, est l’épithète de xuagorpt»?, mangeur de fèves, qu’Aristophane donne au peuple athénien186. Mais il y a, dans Suidas et dans Hésychius, de nombreux passages, desquels il résulte que les juges se sont servis de xuagot en guise de ^rjcpot 187.

Au temps d’Aristophane, les coquilles (jfofptvat) étaient habituellement employées. Son Philokléon brûle du désir de courir à travers les gradins du tribunal, sa coquille à la main188; il voudrait être l’une de ces pierres, sur lesquelles, après le vote des juges, les magistrats comptent les coquilles183. Quand le poète veut nous montrer le peuple d’Athènes réformé et corrigé de ses défauts, notamment de sa manie de juger, il nous dit que ce peuple n’exhale plus l’odeur des coquilles190, c’est-à-dire ne passe plus sa journée dans les tribunaux.

Eschine, dans son discours contre Timarque, nous a conservé la formule dont le héraut se servait au ivc siècle, pour inviter les juges à voter : « Que ceux qui sont d’avis que l’accusé est coupable se servent de celui de leurs bulletins qui est percé; que ceux qui sont d’avis qu’il n’est pas coupable se servent de celui de leurs bulletins qui est plein » ; tôîv ijnjcptov giv T£Tpu7nr)|/.sv7), 8s TrXijpv];191. On a retrouvé à Athènes de petites rondelles de bronze, traversées par une tige métallique, que l’on comparerait volontiers à une espèce de toton. Sur l’une des faces de la rondelle sont

gravés les deux mots <{/îj<poi; Srigocta ; sur l’autre face est imprimée, à l’aide d’un poinçon, une des lettres de l’alphabet. La tige qui traverse la rondelle est quelquefois pleine et massive(fig. 2415); d’autres fois elle est creuse (fig. 2416) 19a. Ces objets, encore assez rares en France, répondent exactement à la description des <{i9j<poi, qu’Harpocration a tirée de l’une des œuvres d’Aristote 193, et ils sont certainement analogues à ceux dont se servirent les juges de Timarque.

§ 146, D. 28, et Lysias, C. Eratosth. § 91, D. 149. - 184 Onom. VIII, 16 à 18. 188 Plut. A Icib. 22. — 188 Aristoph. Equités , 4t. — 187 Suidas, s. v. AU oùpnvia, Aiccoounioûv, Kuagwçg;; Hcsych. s.». AtiçpaxTo,-; Scholia in Aristoph. Equités, 41, etc, 188 Vcspae, 349. — 189 Vespae, 333. — 190 Equités , 1331. — i01 Aeschin. C. Timarch. § 79, Didot, p. 43. — 192 Voir Ballet, de corr. hell. t. XI, 1887, p. 210, et Duruy, Bist. des Grecs , 18S7, II, p. 203. - 193 Harpocr. s. v. TtTeaaWtv^.

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« Les bulletins de vote sont en bronze; ils sont traversés dans leur milieu par une cheville (aWu'axoç) ; une moitié de ces bulletins est percée; l'autre moitié est pleine. On distribue ces bulletins aux juges ; chacun d’eux reçoit deux bulletins, un creux et un plein . » Cette distribution avait lieu, ajoute Aristote, par les soins de fonctionnaires élus à cet effet, et avec des garanties de publicité, pour éviter deux fraudes possibles, celle d’une distribution ne comprenant que des bulletins de condamnation, et celle d’une distribution ne comprenant que des bulletins d’acquittement19'.

La lettre imprimée sur l’une des faces de la rondelle pouvait à la rigueur désigner celle des dix sections qui ce jour-là rendait la justice dans le tribunal. Il est toutefois plus vraisemblable qu’elle désignait le tribunal dans lequel le vote avait lieu198. Cette dernière opinion deviendrait incontestable, s’il était vrai que deux des rondelles actuellement connues fussent marquées de la lettre M; il n’y a pas, en effet, de section à laquelle cette lettre puisse être appliquée. Mais la lecture est-elle certaine? Les archéologues les plus autorisés croient reconnaître un II198 dans un signe composé, que les premiers éditeurs des tablettes d’héliastes déclaraient inexplicable191.

Les débats terminés et les bulletins de vote distribués, les juges votaient sans délibération préalable 198. Le scholiasle d’Aristophane dit qu’un héraut recueillait les votes des juges, en circulant parmi eux pour leur présenter les urnes199. C’est une erreur. Aristophane parle au contraire de juges qui vont, à travers les gradins, déposer leurs bulletins200; ailleurs, il nous montre le héraut invitant ceux qui n’ont pas encore voté à se lever201, sans doute pour quitter leur place et apporter leur suffrage.

Il y avait habituellement, pour recevoir les 4%°', deux urnes placées sur la tribune (xâ Sot, xaStcxot). L’une de ces urnes, celle dans laquelle le juge déposait le bulletin qui exprimait son opinion, était en cuivre; on 1 appelait xufi'jç xa oicxoç, l’urne maîtresse, l’urne principale 20". Elle avait un couvercle percé d’une ouverture assez étroite pour ne donner passage qu’à un seul 4'%°?; H fallait éviter qu un juge émît simultanément plusieurs votes, altérant ainsi le scrutin. C’est ce couvercle qui a reçu le nom de xzipoç- La seconde des deux urnes était en bois et les juges y jetaient le 4-ïjtpoç dont ils ne s’étaient pas servis 203 . 11 est probable que le juge, qui n’avait pas été éclairé par les débats et qui tenait à réserver son jugement, s abstenait de voter, ou bien qu’il déposait ses deux 4,^(?01 dans la seconde urne, l’urne inutile, l’axupoç xaoiaxoç.

Avec cette procédure, le secret du vote était parfaitement assuré. Le juge tenant entre son pouce et ses deux premiers doigts les extrémités du petit cylindre qui traversait la rondelle, il était impossible aux curieux de voii si le vote déposé dans l’urne principale était un vote d acquittement ou un vote de condamnation. La seconde uine débarrassait le juge du bulletin qu il n avait pas utilisé. Lorsqu’il descendait de la tribune, nul ne pouvait dire en quel sens il avait voté.

Quand, après l’appel ou le réappel du héraut 20 ’, per-

10V Les deux premiers ijrijfoi connus ont été trouvés à Athènes en 1861 et décrits par M. Rhousopoulos clans Y Ephemeris, 1862, p. 305, pl. 46, 2. Depuis 1861, es trouvailles ont été assez fréquentes. Le musée de la Société archêolo0ique d Athènes possède au moins dix-huit de cesJ^çoi. Dix ont été rencontres dans un puits al un y chic en 1864. M. n. Léchât vient d’en découvrir uu, en 1887, dans les fouilles qu il a entreprises au Pirée. — 195-Les lettres qu’on a pu lire avec certitude sont, in épen damnent de l’M, les suivantes : A, B, P, A, H, ©, K. Le que M Léchât vient de trouver au Pirée est un TtTçuirripivr,, marqué de la lettre A. J hü 1 er , 01p. inscr. ait. II, 2, n°> 9Uct 912. - 197 Cf. Ray et, Ann. de l'Assoc. pour lencour ,

sonne ne se présentait plus pour voler, les magistrats prenaient la xvpioçxaSiW; et renversaient sur une table les bu letins quelle renfermait 206. Ils comptaient d’une part les

bulletins creux, suffrages impliquant condamnation, d autre

part les bulletins pleins, suffrages impliquant l’acquittement, et indiquaient de quel côté se trouvait la majorité.

Si le nombre était égal de part et d’autre, on ajoutait aux suffrages favorables à l’accusé le calculus minervae, et il y avait acquittement.

Le mode de vote que nous venons de décrire n’était pas applicable à toutes les affaires soumises aux héliastes. Même lorsqu’il eût été parfaitement applicable, il n’a pas toujours été employé.

Quand un tribunal n’avait pas à statuer sur une accusation, l’obligeant seulement à dire si l’accusé était ou n’était pas coupable, quand il avait à statuer sur deux prétentions rivales, à choisir par exemple entre deux ou plusieurs personnes qui se disputaient une succession ouverte, la procédure était nécessairement différente. Sur la tribune, une urne spéciale était placée pour chacun des plaideurs, et le juge manifestait de quel côté était pour lui le bon droit en déposant son suffrage dans 1 urne allectée au plaideur auquel il donnait gain de cause. S’il y avait plus de deux parties en litige, le nombre des urnes était égal au nombre des plaideurs ayant un intérêt distinct. Ainsi, dans le procès sur la succession d’Ilagnias, il y avait cinq plaideurs; mais, comme deux d entre eux avaient le même intérêt, quatre urnes seulement furent disposées pour recevoir les votes 206. Les juges recevaient-ils alors autant de bulletins qu’il y avait d’urnes, un seul de ces bulletins, d’une forme particulière, devant servir à marquer les préférences du juge, tandis que les autres n avaient d’autre utilité que d’assurer le secret du vote 207 ? Chaque juge ne recevait-il qu’un bulletin qu’il jetait dans 1 urne du plaideur dont il désirait le succès, ne s inquiétant pas des autres urnes? La solution est douteuse. Le premier système paraît plus conforme au principe que les héliastes votaient au scrutin secret. Mais un passage de Démosthène semble plus favorable à l’unité de suffrage -08. Si cette dernière opinion est vraie, il n’était pas nécessaire que les bulletins de vote fussent de formes différentes 209.

Parmi les objets dont l’ensemble forme le mobilier d un tribunal (axtuv) Sixaaxtxâ), Pollux cite encore la tablette pour les évaluations (irivâxiov Tiur|Ttxov), la cire (f/.aX8iri) dont on enduit la tablette , le poinçon (èyxevtp t'ç) avec l’aide duquel on trace des lignes sur la cire 2l0. L’usage dans les tribunaux de 7rcvotxta ttu.Y)Tixâ est attesté par Aristophane '**. Le vieux Philokléon, le type de l’héliaste fanatique, réclame une tablette ; comme il est impitoyable, il ne manque jamais de tracer sur cette tablette la ligne la plus longue, celle qui marque la condamnation la plus rigoureuse ; puis il rentre chez lui, les ongles tout enduits de cire comme une abeille ou un frelon212. Il est permis de croire que ce mode de suffrage était employé lorsque les juges avaient une certaine latitude dans la détermination de la peine à appliquer, par exemple quand il fallait infliger au délinquant une

des études grecques , 1878, p. 204* — 198 Aristot. Politica , II, 5, 8. — 199 Scholia in Aristopli. Vespae, 752. — 200 Aristoph. Vespae , 349. — 201 Aristoph. Vespae, 752. — 202 Pollux, VIII. 123. — 203 Pollux, VIII, 17 ; Scholia in Aristoph. Equités, 1150; Vespae , 99. — 20V Aristoph. Vespae , 752. — 205 Aristoph. Vespae , 332.

— 206 Isae. De Hagniae hereditaie , § 21, t)idot, p. 213. Voir notre Étude sur le droit de succession légitime à Athènes, 1879, p. 163. — 207 Schumann, Attische Procès s, p. 724. — 208 Demosth. C. Macarti § 10, R. 1053; cf. notre Étude sur le droit de succession légitime , p. 164 et s. — 209 Lipsius, Attische Process, p. 942.

— 210 Onom. V III, 16* — 2li Vespae -, 167. — 212 Vespae , 106 à 108.

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amende dont le chiffre n’avait pas été fixé par la loi. Mais il serait imprudent de rien affirmer; les textes ne sont pas suffisamment clairs et les explications des scholiastes augmentent la difficulté au lieu de la résoudre.

Nous avons dit que, même dans des cas où le vote dans les deux xaSîcxot, xûpto; et àxupo;, aurait pu recevoir son application, un autre mode avait été fréquemment employé. Au lieu de recueillir dans une seule et même urne les suffrages d’acquittement et ceux de condamnation, la seconde urne recevant les bulletins dont les juges ne s’étaient pas servis, on plaçait sur la tribune deux urnes, l’une pour les suffrages favorables a 1 accusé, xaStaxo; diroMwv, Eiôpi'ot àTtcAiWot, l’autre pour les suffrages défavorables, xaSîoxoç cnroiA'jç, uSpix airoX^uua -13. Dans les Guêpes d’Aristophane, Bdélykléon, qui veut obtenir de son père un vote d’acquittement, tandis -que le vieillard tient à condamner, lui fait croire que le xaSîcxo; àiroTricov est le xxSkjxoç (x-itoXWç; trompé par ce mensonge, Pbilokléon dépose son bulletin et Bdélykléon s’écrie : « Le vieux s est trompé ; il a acquitté malgré lui 2U. » Quand le peuple jugea les stratèges victorieux qui, après la bataille des Arginuses, n’avaient pas pu ensevelir leurs morts, il fut invité à voter dans deux urnes : « Ceux qui regardent les stratèges comme coupables déposeront leur vote dans la première urne, npoTÉpx vSpta; ceux qui seront d un avis contraire dé poseront leur bulletin dans l’autre urne, &<rr!p« &Sp(a 215. » Lors du procès intenté à Léocrate, il y eut également deux urnes, l’une que l’orateur Lycurgue appelle TrpoSotn'aç xocSîdxoç ; c’est l’urne dans laquelle voteront ceux qui veulent acquitter et qui, en renvoyant Léocrate, se montrent sympathiques à la trahison; 1 autre est 1 urne du salut, «jwtï^i'sç xaSi'crxoî, celle qui recevra les bulletins de condamnation, déposés par les juges qui, soucieux des intérêts de la république, punissent les traîtres

Ce mode de suffrage n’imposait pas l’obligation de remettre aux juges des bulletins de vote de formes différentes. Mais comment l’avait-on concilié avec le principe que les juges doivent voter au scrutin secret? Lycurgue dit expressément que le secret était assuré"11. Par quels procédés? nous l’ignorons. Toutes les solutions qui ont été proposées sont uniquement conjecturales.

X. Traitement ou salaire des juges (Aixa<mxo« jtwOefç). — Les fonctions de juge paraissent avoir été gratuites jusqu’au milieu du v0 siècle. Mais alors cette gratuité sembla contraire aux nouveaux principes qui pénétraient dans la constitution athénienne. Les citoyens jouissant de quelque aisance pouvaient, sans de graves inconvénients, consacrer une grande partie de leur vie à juger les procès de leurs concitoyens. Mais ceux qui étaient obliges de gagner par leur travail le pain quotidien étaient-ils bien presses de quitter leur maison ou leur atelier pour aller passer une tournée entière dans un tribunal? Il est probable que les thètcc, bien qu’ils eussent en droit la faculté de siéger dans les Sixacrrjpta, en fait n’usaient guère de cette faculté. Pour permettre à tous les citoyens, sans exception, de participer à l’administration de la justice, il fallait qu une indemnité fût attachée à l’exercice du droit de juger.

213 Harpocr. s. v. - SU Arisioph. Vespae, 987 et s. - 216 Xenopta.

J Ha P t 7 19- Aristophane Vespae , 987, 991, appelle aussi

iTtrJTLdamLtiori et le d’acquittement. Cf., pour une

le xao i<txo, ae cuuu.. ç37 n <a. les sénateurs déposent

période révolutionnaire, Lysias, C. D les se P^

leurs votes sur deux tables ; la première ( -reçus*,) est la table q

— 217 Lycurgue, C. Leocr. § 14b, Didot, p. -o.

Assuré de recevoir une compensation pour le temps que, dans un intérêt général, il allait dépenser au détriment de ses intérêts particuliers, un thète n hésiterait plus à répondre à l’appel des magistrats. Le Stxatmxo; giaOÔ;, le salaire judiciaire, fut institué218.

Un rhéteur inconnu attribue 1 innovation à un certain Callistratos, surnommé Parnytès. Mais son témoignage, rendu d’ailleurs suspect par l’erreur dont est entaché un autre renseignement qu’il nous donne, peut-il être mis en balance avec celui d’Aristote? L’auteur de la Politique dit expressément : « Périclès rendit salariées les fonctions de juge, Ta Sixaaxijpta pttsQotpdpa xaxéaxYiffe neptxXriç "10. » 11 nous paraît inutile de tenter une conciliation entre deux autorités si dissemblables et de rechercher notamment si, comme le dit Schoemann 22°, Périclès, véritable instigateur de la nouvelle mesure, la fit présenter au peuple par un de ses agents, nommé Callistrate, sous le nom duquel elle fut votée. Pour nous, le Stxacrxtxoç puaObç a été établi par Périclès.

L’indemnité fut d’abord minime. Quelques historiens, appuyés sur le scholiaste d Aristophane""1, parlent de deux oboles, environ trente centimes222 ; mais d autres estiment, avec Boeckh 223, qu’on débuta, comme on le lit plus tard pour l’sxxV/iataortxbç puaôoç, par une obole seulement. Les partisans de cette dernière opinion se divisent en deux groupes; les uns enseignent que de 1 obole on passa directement au triobole, tandis que, pour les autres, il y eut une période intermédiaire, pendant laquelle les héliastes reçurent deux oboles22*. Pour écarter tous les textes relatifs aux deux oboles, Boeckh s’est efforcé de démontrer que le scholiaste d Aristophane a fait une confusion entre le salaire des juges et la 8uo6e>îa, attribuée, vers la même époque, aux citoyens pour la célébration des fêtes Dionysiaques 220 . A défaut de textes précis, ces questions d’origine sont toujours fort obscures, et il est témér aire de les trancher par une affirmation.

Ce qui paraît bien certain, c est que Cléon le démagogue, pour se concilier la faveur populaire, augmenta le Stxacrtxbç ptaSbç et le porta à trois oboles. Cette somme, presque égale à celle qu’eût procurée l’exercice d’un petit métier, dut attirer aux tribunaux, non seulement les vieillards incapables de gagner leur vie en travaillant, mais encore les oisifs, les paresseux, et aussi les habitants des campagnes, que la guerre dite du Péloponèse obligeait à chercher un refuge dans la cité ; ces derniers suppléèrent à leurs récoltes perdues en touchant régulièrement le salaire des juges226.

On peut avec beaucoup de vraisemblance dater de 1 année 4-23 (ol. 88,4) la fixation à trois oboles de ce salaire. C’est précisément en cette année que les Athéniens augmentèrentleurs ressources par une brusque élévation des tributs payés par les alliés. Aristophane, dans les Ackarniens , joués en février 423, ne parle pas une seule fois du triobole, tandis que les allusions abondent dans les Chevaliers, joués en février 424227. Le triobole y est présenté comme un don récemment fait au peuple par Cléon, qui donne aux vieux héliastes le titre de cppâtope; xptwêôXov.

Le triobole était-il attribué aux juges pour chaque

mercedc judicum apud Athenienses, Rostock, 1839. - 219 Aristot. Pohtica, II, 9, 3, D p. elg. 220 Attische Process, p. 136. — 221 Scholia, In Vesp. 88 et 300, D. p 138 et 143 — 222 Fritzsche, loc.cit.; cf. Oncken, Athen und Hcllas, I, 272 et s. 223 Boeckh, Staatshaushaltunff , I, 3- éd. p. 296, tire un autre argument en ce sens d’Aristoph. Nubes , 863 ; mais cet argument a été jugé sans valeur. ’P-

sius, Attische Process , p. 164. - 22B Staalshamh. der Athen. V ed. 1, p. 297 et s. 220 Cf. Curlius, Ilist. gr. III, p. 112 et s. - 227 Aristoph. Equités, 51, 26o, 800

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séance quotidienne (rpiwëo^ov TÎjç Ixaw-nqç -ÿijxepaç) 22B^ou pour chaque affaire jugée (rpiwëoXov -ni; ixairrru wr\ç) ? Nous croyons qu’il était payé par séance. Voilà pourquoi les démagogues, pour augmenter leur crédit auprès du peuple, étaient d'avis qu’il ne fallait juger qu’une cause par jour, afin de multiplier le nombre des jours d’audience et par suite le nombre des trioboles gagnés par les héliastes23''.

Si l’indemnité avait été due pour chaque procès jugé, l’intérêt des héliastes eût été, non pas de statuer sur une seule affaire (jtlav StxsfijavTa;), mais de juger le même jour plusieurs procès. Ils auraient ainsi, en une seule séance, gagné plusieurs trioboles, en s’épargnant, pour les jours suivants, des déplacements onéreux et des pertes de temps

sans compensation. .

En juillet 411, lorsque la constitution démocratique tut remplacée par une constitution oligarchique, les indemnités payées pour services rendus à l’État furent supprimées.

Le puffOoc StxaoTixôç disparut comme les autres salaires quotidiens. Dès l’année suivante, on le rétablit. Mais peut-être le taux fut-il réduit de trois à deux oboles231. C’est du moins ce qu’il est permis de soutenir, en s appuyant sur un passage des Grenouilles d Aristophane23', qui fuient jouées pendant l’hiver de 406-405 II est vraisemblable que, pendant la période de troubles qui s’étend de 410 à 404, il y eut plus d’une fluctuation atteignant le salaire des juges. Suivant que le parti au pouvoir était la démocratie ou l’oligarchie, les tribunaux populaires étaient vus d’un œil favorable ou d’un œil défavorable.

En 404, l’oligarchie triomphante prit une mesure radicale : elle supprima complètement les tribunaux. Mais ils reparurent bientôt ; ils avaient leur place marquée dans la constitution d’Euclide, et les juges de la fin du Ve siècle reçurent la même indemnité que les juges du temps de Cléon, un triobole.

Le salaire des juges fut-il, pendant les premières années du ive siècle (396 à 380), élevé de trois à quatre oboles233 ? Est- ce cette augmentation qu’ Aristote a en vue lorsqu il dit qu’un certain Callicrate a augmenté à l’excès la rémunération des Stxatmu 234 ? Les opinions sont à peu près partagées; les textes invoqués 235 par les auteurs, qui répondent affirmativement a nos deux questions, ne sont pas absolument décisifs et peuvent à la rigueur recevoir une autre interprétation236.

Les oboles auxquelles les juges avaient droit leur étaient payées le jour même, à la fin de la séance. Porteurs des ci,j£ ola qui leur avaient été donnés à leur entrée dans le tribunal, les juges se présentaient successivement aux xuXaxpfroM ou h leurs représentants 231 , et chacun recevait en échange de son sugêoXov 238 une pièce de monnaie. Il arrivait parfois que le caissier, n’ayant pas assez de petites pièces de monnaie, était obligé de payer à la fois plusieurs héliastes, en remettant à l’un d'eux une drachme, avec mission de la changer et de faire une part aux autres. S il faut en croire Aristophane 239, ce procédé n’était pas sans inconvénient pour les intéressés. Le vieux Philokléon, au

lieu de trois oboles, reçut de son collègue y^s ™ trois écailles de mulet, qu’il accepta par erreur, et qui

furent cause d’un nouveau procès.

Lorsque les kolacrètes disparurent, ce furent les trésoriers de la Déesse, qui eurent à pourvoir aux dépenses des tribunaux240. , , ,

Comme ressources correspondantes à la solde des juge. ,

on trouve d’abord lesprytanies. Cet emploi des consignations judiciaires exigées des plaideurs était bien nature . Mais les prytanies, même pour une affaire importante, ne dépassaient pas soixante drachmes, somme însuffisan e pour la rémunération d’un tribunal tout entier. Pour deux cents héliastes, nombre minimum indiqué par les textes, au temps du triobole, il fallait au moins cent drachmes. On comblait le vide en prenant dans la caisse des amendes et, au besoin, en puisant dans le trésor de l’Etat2*1 . Certains orateurs ne craignaient pas, nous l’avons vu en par an

prononcer des peines capitales, parce que ces peines auraient pour conséquence la confiscation des biens de l’accusé. Les juges, disent-ils, augmenteront ainsi les ressources disponibles du trésor, et ils pourront légitimement espérer quele payementdu triobole ne sera passuspendu -.

Au temps de l’hégémonie d’Athènes, une bonne part des tributs versés par les alliés servit au payement des juges. Nous avons même vu que l’augmentation du (zivOb; îixaattxbç, en 425, coïncida avec une élévation des tributs.

La dépense annuelle qu’entraînait le versement d une indemnité à tous les membres des Sixaa-rijpia était considérable. Le chiffre de cent cinquante talents, que nous trouvons dans Aristophane243, est évidemment exagéré, puisqu’il correspond au traitement de six mille héliastes siégeant simultanément pendant trois cents jours chaque année. Il n’y avait pas autant de jours disponibles pour les séances des tribunaux, et il devait être bien rare que six mille héliastes fussent en même temps consacrés à l’administration de la justice. Mais, tout en écartant le témoignage du poète, il faut admettre que la charge du Six«mxbî pure* pesait lourdement sur les finances d’Athènes.

Lestribunaux athéniens ont été 1 objet d amères critiques,

non seulement de la part des auteurs anciens, qui, presque toushostiles à la démocratie, réclamaient la suppression des héliastes et présentaient cette mesure comme une réforme des plus urgentes, mais encore de la part de beaucoup d’historiens modernes 244. Il faut bien reconnaître que plus d’une fois les Sixaaxvjpta populaires ont cédé aux entraînements irréfléchis de la colère ou de la pitié. Sous 1 influence de leurs passions, ou par ignorance du droit, ils ont trop souvent perdu de vue les solutions imposées pai la raison et par la justice. Mais ils ont au moins échappé au reproche de vénalité. Lors même que ce mérite ne serait dû qu à la

difficulté qu’avaient les plaideurs à acheter des centaines de consciences, il y aurait lieu de leur en tenir compte. Leurs contemporains leur ont donné un témoignage d’estime qui doit peser dans la balance en leur faveur. Les alliés,

228 Suidas, s. ». Aûxou W;,éd. Bernhardy, II, 635; Photius, s. v. Aixou *.«*, M. 18q3 p 202. — 229 Lucien, Bis accusa tus, 12. — 230 Aristoph .Equités, 50 ; cf. I espae , 595. Nous’ devons dire toutefois que le dernier texte parait maintenant recevoir une autre interprétation. C’est sur lui que l’on s'appuie pour soutenir que, mi temps d'Aristophane, tribunaux et assemblée du peuple pouvaient sieger le même jour. Cf. A. von Bamberg, Hermès, XIII, 1878, p. 506 et s. - 23i Lipsius, Attische Process, p. 166, note 38. — 232 Aristoph. Ranae, 141 et s. — 233 C.Wachsmuth, Rhcinisches Muséum, XXXIV, 161 et s.; G. Gilbert, Handbuch, I, p. 320. - 23> Kock, Rheinisches Muséum, XXXV, 488 et s.; Lipsius, Attische Process , 166 note 39.

235 Pollux, IX, 64; Photius, s. ». T.tj u6o7.t!> ; Demosth. Prooemia, 33, § 3, R. U59. 236 Boeckh, Staatshaush. 3' éd. I, p. 283 et s.; cf. Fraenkel, sur Boeckh,

p. 67, noie 437. 237 Aristoph. Vespae, 695 et 724; Scholia, In Vesp., toc. cil. et

In Aves, 1541. — 238 Un des scholiastes d’Aristophane (Plutus, 277, éd. Didot, p. 340, col. 2, ligne 6) dit que le triobole était payé par le prytane en échange du ou

bâton judiciaire. — 233 Vespae, 785 et s. — 2'*0 Voir, pour l'anuée 325, l’inscription publiée par BSckh, Staatslumsli. III. p. 465, ligne 220. — 2*1 Voir Boeckh, Staatshaush. 3- éd. I, p. 300 et s. -212 Lysias, C. Epier. § 1, D. p. 212.— 213 Vespae, 061 cl s. 2H Voir E. Roux, Les Guêpes d’ Aristophane devant l'histoire, Paris, 1864.

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