‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 3)Chapitre 37 sur 111 · HT · texte numérisé non relu

HT

Fig. 2456. — Feuille de diptyque.

monument doit remonter à une époque assez ancienne, où les types n’étaient pas encore fixés. Une Muse avec un rouleau ou un plectre est adossée à une colonne. A côté un Amour tient une palme et appuie la main gauche sur un morceau d’architecture. Derrière est un socle avec un buste. Le n° 44, qui se trouve également à Berlin, à la bibliothèque, est complet (fig. 2457). C’est un diptyque offert par RVF1VS PROBIANVS V (ir) c ( larissimus ) VICARIVS VRB1S ROMAE, c’est-à-dire vice-préfet du prétoire à Rome. L’ornementation marginale qui ressemble à celle du diptyque

Un diptyque de la collection Basilewski, à Saint-Pétersbourg (n° 39), pose un problème dont les termes sont moins compliqués. Les deux feuillets, qui sont à peu

! Berlin, ne peut nous offrir qu’une inscription incomplète : QPATRETSECVNDO. M. Meyer lit Pair (icius) et... 3I- La lettre q est détachée du dernier des mots gravés sur le premier feuillet. C’est cette moitié, aujourd’hui perdue, qui nous donnerait le nom de ce patrice et sa fonction. Le motif de la décoration est à remarquer. Il parait être de pure fantaisie, à moins cependant qu’il ne contienne une allusion au talent poétique du donateur inconnu. En tout cas le

DIP

LMP

trouve sur les deux diptyques consulaires de 406 et de 428 33, nous reportent au ivu siècle ou au début du Ve. Le sujet traité est des plus instructifs pour l’archéologue et I historien. Probianus est représenté dans l'exercice de ses fonctions judiciaires. Chaque feuillet est divisé horizontalement en deux compartiments.

Le compartiment du haut, sur le premier feuillet, celui qui donne le commencement de l’inscription, lemontre assis sur un siège élevé au-dessus de deux gradins. La main gauche est appuyée sur un rouleau. La main droite est levée comme pour dicter un a rrêt. Au pied de l'estrade, à droite et à gauche, se tiennent deux notarii, écrivant

des Symmaques et des Nicomaques (n° 511 32 i„

supérieur que l’on re- ’ L 1 on on I V1*les placées sous l’autorité du magistrat. Dans le com¬

partiment, inférieur deux plaideurs tiennent d une main un rouleau et lèvent l’autre dans l’attitude de la parole. Entre les deux on remarque une sorte de bassin sur un tréteau soutenu par des satyres que rejoignent des traverses creusées obliquement. Dans le milieu est un bol avec un manche qui plonge dedans. M. Meyer est porté à voir dans ce meuble le bassin d’argent à large panse qui ligure dans l'attirail du préfet du prétoire.

Le même motif se répète sur l’autre feuillet, avec quelques différences. Probianus lient une banderolle où on lit ces mots :

« PROBIANE FLOREAS ». L’artiste a imaginé ce moyen d’ex primer l’acclamalio qui a salué l’entrée en charge du

Fig. 2457. — Diptyque de Rufius Probianus.

sur leurs codices. La salle, carrée, soutenue par des colonnes dans les angles, est tendue de rideaux. Dans le fond un meuble, dont le haut est visible aussi sur le diptyque du consul Asturius 34 et que l’on retrouve fréquemment sur les images de la Notitia dignitatum, parmi les attributs des hauts fonctionnaires. La forme en est allongée, étroite, amincie par le bas. Une bande verticale et deux bandes horizontales qui la coupent dessinent, dans la partie apparente, quatre petites loges. Celles de dessus sont occupées par des bustes, les bustes impériaux devant lesquels on rendait la justice ; celles de dessous, par des figures

en pied qui doivent être les symboles des provinces ou des

32 Voy. fi g. 2462. — 33 Mo* \ et 2. — 34 N° 3.

Fig. 2458. — Diptyque de Monza.

magistrat. Cette convention est la seule qu’il se soit permise dans cette scène tirée tout entière de la vie réelle. Une autre différence est celle qui existe dans le costume. Sur le premier feuillet, le magistrat et les plaideurs portent la trabée. C’est signe qu’il s’agit d’un procès entre sénateurs33. Les notarii portent une tunique longue, et par dessus une draperie relevée sur les deux bras, qui paraît être la paenula. Sur le deuxième feuillet les cinq personnages portent la chlamyde qui était devenue d’un usage général dans toutes les classes de la société. On en peut conclure que les parties étaient de moindre dignité 36.

M. Meyer appelle privés les diptyques suivants qui re-

33 P. 7, n° 25. — 3G Pour toute cette iaterprétatiou, voy. Meyer, p. 35-41.

DIP

DIP

présentent des personnages anonymes revêtus d’une clilamyde et sans attribut déterminé 37 . Toutefois M. Camille Jullian a essayé pour le premier (n° 47) une identification qui le mettrait hors de celte catégorie38. Des deux feuillets conservés au Trésor de Monza(fig. 2458), l’un représente un homme barbu, revêtu d’une longue chlamyde brodée dont les plis, en retombant par derrière, laissent à découvert une tunique également brodée, à manches longues et étroites. La chaussure est le campagus. Un ceinturon, supportant une épée, est passé à la taille. La main droite tient une lance. La main gauche repose sur un bouclier où Ton remarque un médaillon encadrant deux bustes. Ils représentent les mêmes personnages que Ton va retrouver en pied sur le deuxième feuillet et dont les portraits ont déjà fourni un motif, souvent répété, aux broderies de la tunique. Ce deuxième feuillet qui, par une exception à noter, ne reproduit pas le premier, nous montre debout un enfant et une femme qui sont sans doute le fils et la femme du guerrier, leur pendant. La femme porte par dessus la tunique à longues manches (interula) la stola, entourée d’une longue écharpe, dans laquelle on reconnaît IsLpalla. La coiffure est très élevée, selon la mode du temps [coma, p. 4370]. L’enfant est revêtu de la tunique manicnta et de la chlamyde. Il tient à la main des tablettes et ce détail, s’ajoutant au geste de l’autre main, permet de supposer qu’il a été, malgré son âge, et à titre honorifique, revêtu de quelque magistrature judiciaire, comme la questure ou la préture. On sait que c’était l’usage. M. Jullian voit dans l'homme Sfilicon, dans la femme Serena, femme de Stilicon et fille de l’empereur Honorius, dans l’enfant, le jeune Eucherius, né de leur mariage. Cette femme et cet enfant étaient pour le général barbare le point d’appui de hautes ambitions. On comprend dès lors qu’il ait fait sculpter leurs portraits sur son diptyque, qu’il les ait fait broder sur ses vêtements et graver sur son bouclier. Quant à la circonstance à propos de laquelle ce diptyque fut fabriqué, on ne peut faire que des conjectures. Les traces de placages d’or donnent à croire qu’il a été offert à l’empereur.

Les nos 48 et 49 se ressemblent beaucoup. N° 48, Trésor

37 II range aussi dans la catégorie des diptyques privés le diptyque de Gallienus Coneessus (u° 45). Mais ee diptyque, ainsi qu'on l’a dit au début de cet article, ü est pas de ceux dont nous avons à nous occuper ici. — 33 Le diptyque de Stilicon

de la cathédrale de Novare. Complet. Sur chaque feuillet un homme revêtu d’une tunique et d’une chlamyde. Sur l’un des deux feuillets il tient un codex. N° 49, Université de Bologne. Un feuillet. Un homme vêtu comme le précédent. Il tient un rouleau.

Il y a deux diptyques qui représentent des figures impériales39. N° 50, Vienne. Collection Spitzer. Complet. Sur le premier feuillet un empereur assis sous une sorte de baldaquin en coupole. Il tient d’une main le globe surmonté d’une croix. Il est vêtu d’une chlamyde richement brodée et recouverte de pierreries. Sur le second feuillet une impératrice (?) debout, tenant d’une main le globe, de l’autre le sceptre. Travail barbare. N° 58, Bibliothèque Barberini. Rome (fig. 2459). Un feuillet. Diptyque à cinq

compartiments. Bande supérieure horizontale :

deux figures ailées volant et soutenant une couronne au milieu de laquelle se trouve un buste. Bande inférieure : barbares vaincus qui apportent des présents.

L’espace intermédiaire est divisé en trois bandes verticales. Bande de gauche : un guerrier à pied apportant une Victoire. Bande du milieu, la plus vaste : un empereur à cheval foulant une femme qui porte des fruits dans les plis de sa robe. Derrière le cheval un barbare. La bande de droite n’existe plus.

Elle représentait sans doute le personnage qui offrait le diptyque. Il ne paraît guère douteux qu’il n’ait été offert à l’empereur. Le travail est assez bon et doit être du quatrième ou du cinquième siècle40.

On peut citer à côté de ce monument le suivant qui lui est certai.

nement antérieur. N° 40, British Muséum, Londres. Un feuillet (fig. 2460). Dans le bas un triomphateur traîné par quatre éléphants, sur une sorte de char en forme d’édicule. Il porte la toge et tient d’une main la hasla pura, de l’autre un rameau de laurier. A côté un bûcher d’oùs’élance une figure masculine de plus petites proportions, sur un char traîné par quatre chevaux et précédé par deux aigles volant. Dans le haut le triomphateur est emporté par deux génies ailés, cornus et barbus, jusqu’à l’assemblée des dieux qui siègent au-dessus des signes du Zodiaque. Ce curieux monument a beaucoup exercé la critique ou l'imagination des savants. Il est évident qu’il représente

au trésor de Monta, Mélanges d’archéologie et d’histoire de l’école française de Rome, 1882. p. 1-35. - 39 Sans compter le diptyque de Probus classé pjrmi les consulaires, n» 1. 40 Meyer, p. 49, etc.

Fig. 2459. — Feuille de diptyque.

DIP

DIP

une scène d’apothéose, et cela à une époque relativement ancienne, puisque la toge n’avait pas encore été

remplacée par la<ra/;ee.Une

hypothèse ingénieuse est celle de M.Pulzsky41, d’après laquelle le triomphateur serait l’empereur Maxime, et l’autre figure son jeune fils, Aurelius Romulus, nomme César et consul en 308 et mort la même année. Malheureusement cette interprétation a pour point de départ une lecture contestable du monogramme inscrit dans les moulures qui surmontent ce feuillet.

Le monument qu’on vient de décrire conduit, par une transition naturelle, à la classe des diptyques à sujets allégoriques. N° 54, Vienne, Cabinet impérial.

Complet. Sur l’un des deux feuillets une femme debout, casque en tête, le sein droit découvert, tenant de la main gauche une Victoire surmontant un globe. C’est

Feuille de diptyque.

Rome. Sur l’autre feuillet une autre femme debout tenant une corne d’abondance et coiffée d’une couronne avec des tours. C'est Constan- .■

linople (?) Deux inscrip- (j

tions, très difficiles à déchiffrer, garnissent le dessus de chaque feuillet. Gori 42 croit pouvoir lire, sur le premier, le nom deJoannes (Flavianus) consul en 538, sous Justinien, et, sur le second, le mot Faustitns.

Ce diptyque serait donc un diptyque consulaire d’une espèce particulière. Mais cette lecture, surtout sur le premier feuillet, est douteuse.

Les diptyques suivants empruntent leur sujet à la mythologie.

Ils sont donc antérieurs au triomphe définitif du christianisme. Il en est un qui se rattache à un fait historique. C’est le diptyque de Moutier (n° 53) dont les deux feuillets sont l’un à Londres, au musée de Kensington, l’autre an musée de Cluny, à Paris. La décoration est à peu près la même sur les

U O. c. p. 18. — 42 II, p. 233-258. — '*3 Edition de Symmaque, dans les Monumental Germaniae historien, De Symmaehi vita, p. 59, n. 24.. Moer dit

ï.Jî&vu Fig. 2461. — Diptyque de

deux (fig. 2401). Sur le premier une femme répand les parfums que lui présente un enfant sur un autel surmonté d’un arbre. Sur le second une femme incline des torches sur un autel au pied duquel est un pin auquel sont suspendues des cymbales. Ce qui fait l’intérêt de ce monument, c’est l’inscription SYMMACIIORUM sur le feuillet de Londres et NIC0MACI10RUM sur celui de Paris. Il est clair qu elle fait allusion aux relations des deux puissantes familles des Symmaques et des Nicomaques, à la fin du quatrième et au commencement du cinquième siècle. M. Otto Seeck43 voit deux circonstances ii propos desquelles ce diptyque a pu être fabriqué : le mariage deNicomachus Flavianus, fils de Virius Nicomachus Flavianus, consul en 394, avec la fille de Q. Aurelius Symmachus l’orateur, entre 392 et 394, ou bien le mariage de Q. Fabius Memmius Symmachus avec Galla, tille de Nicomachus Flavianus, en 401. N° 51, Trésor de Monza. Complet. Sur un feuillet une Muse jouant de la lyre. Sur l’autre le poète assis. Figure imberbe et tête chauve. Est-ce un portrait du temps ? N° 52, Paris, Louvre Complet. Les deux feuillets sont divisés tous deux en trois compartiments représentant chacun un homme assis et une Muse debout avee ses attributs. A rapprocher du précédent. N° 55, Liverpool, Musée Mayer. Complet. Sur un feuillet Esculape avec le bâton et le serpent. Sur l’autre llygie avec le serpent et le bâton. N° 56, Sens45, Bibliothèque. Complet. Sur un feuillet un Bacchus barbu traverse la mer sur un char. Au dessous, des divinités marines. Au-dessus, une scène de vendange. Sur l’autre feuillet la déesse de la lune sort de la mer sur un char traîné par deux taureaux. Au dessous une divinité marine et un animal marin. En haut, des hommes groupés.

N° 57, Brescia, Bibliothèque. Complet. Sur un feuillet Hippolyte et Phèdre. Sur l’autre un homme en costume phrygien et une femme en costume de Diane. A droite et à gauche, des rideaux. Ce détail et quelques autres font croire à M. Meyer40 que ce pourraient être des portraits avec travestissement mythologique.

On ne trouve pas dans le catalogue de Meyer le , diptyque suivant publié par la Gazette archéologique de Berlin 47 .

Musée de Trieste, un feuillet en deux compartiments. Dans celui du bas Europe et le taureau avec des Amours, un médaillon enfermant un buste d’homme. Sous celui du haut deux jeunes gens avec la tunique courte et le bonnet phrygiennes Dioscures, s’embrassant. A droite et à gauche un Amour portant une lance. Les deux

par erreur à Paris, Bibliothèque Nationale. — 45 Même observation. — 40 p, 44, — 47 Archâologische Zeitung. N. F. VIII, 1876, p. 131-132, pl. 12.

Nicomaque et Symmaque.

DIS

DIS

compartiments sont encadrés chacun par des pilastres supportant une sorte de toiture en forme de coquille. Le feuillet tout entier est entouré d’une large bordure où des Amours jouent dans une vigne. Il faut signaler encore, pour finir, le n° 46, Paris, Bibliothèque nationale. Complet. Ni inscription ni décoration figurée. Une simple ornementation. Comme elle est exactement la même que sur deux diptyques du consul Philoxenus '*8, M. Meyer pense que ce diptyque pourrait aussi être attribué au même consul. G. Bloch.

DIRECTARII. — On entendait par directarii ou clerectarii, ou diarectarii suivant Pernice, une espèce de voleurs qui avaient l’habitude de s’introduire clandestinement dans les maisons, qui in aliéna caenacula se dirigunt furandi animo , pour dévaliser les appartements’. Le seul fait de s’être introduit ainsi dans le domicile d’un particulier pouvait donner lieu déjà contre eux à une action d’injure, ou à une poursuite extraordinaire, injuriarum accusabitur, ou même de violence, per vim introïverint 2, ce qui devait entraîner, suivant les cas, la relegatio [exsilium], les mines ( melaltum ) ou les travaux publics ( opus publicum). Mais les directarii étaient en général assimilés aux expilatores ou saccularii ou effractorcs; on agissait contre eux à. ce titre, extra ordinem , et, suivant Ulpien3, on les punissait tantôt de verbera, châtiments corporels, et de relegatio, tantôt des travaux publics, temporaires ou non. La relegalio 4 s’appliquait aux honestiores, et les travaux publics temporaires à ceux de basse condition, et ces deux peines étaient le maximum ordinaire de la pénalité en usage; les juges jouissaient d’ailleurs d’une grande latitude dans 1 application de la peine, comme dans tous les cas de crimina extraordinaria. G. Humbert.

DIRIBITORES, DIRIBITORIUM [comitia, p. 1330, suffragium].

RISCERNICULUM [acus, t. I, p. 63].

DISCUS, Aùjxoç. — Disque. Nom donné à un exercice qui consistait à lancer au loin une masse pesante, et aussi à cette masse elle-même, qui prit une forme de plus en plus régulière.

Chez les Grecs, l’exercice du disque remonte aux temps les plus reculés, il joue un rôle dans la mythologie. Persée passait pour en avoir été l’inventeur’ ; Castor et Pollux y excellaient U C’est en lançant le disque qu’Apollon atteignit Hyacinthe du coup mortel 3, et que Persée causa la mort de son beau-père Acrisius 4.

Il est plusieurs fois question du disque dans les poèmes homériques, notamment dans la description des jeux des Phéaciens 5, où Ulysse remporte la victoire, en lançant un disque de pierre beaucoup plus lourd et plus épais que tous ceux de ses concurrents, et dépasse toutes les

48 N»I 27 et 28. — Bibliographie. La même que pour les diptyques consulaires. Voy. dans l’article Consul, Insiunes du consulat.

DIRECTARII. 1 Fr. 7, Dig. De extraord. crimin. XLVII, 11 ; fr. 7, §2 ,De effract nig. XLVII, 18; Paul. Sent, recept. V, 4, § 8, deinjuriis. — 2 Fr. 21, § 7. Dig. De furtis, XLVII, 2. — 3 Fr. 7, De ext. crim. XLVII, 11. —4 V. lllp. fr. 1, § 2. Dig. De effract. XLVII, 18. — Bibliographie. Gross, Dcr Detjriff des Directarials , Gütting. 1804; Dabelow, Uber Directorial , Halle, 1804; Cropp, Ueber praecept. jur. rom. circa pun. conatum , Heidelberg, 1813, H, p. 140, 150; Pernice, De furum gencie quod vulgo direct, nom. circumfertur , Gütting. 1821 ; Dieck, Versuch uber crim. Recht, Halle, 1822, p. 181-235; Ziegler, Observât, jur. crim. Leips. 1838, p. 34-50; Platner, Quaest. de jure crim. Marburg, 1842, p. 442; Feuerbach, Civilisl. Versuche , Giessen, 1S03, I, n» 5; Reiu, Das Criminalrecht der Rômer, Leipzig, 1844, p. 318 et 310; Cujas, Observât. X, 27; Rudorlï, Roem. Rechtsgeschichte, Leipzig, 1859, II, p. 402; F. Walter, Gesch. des rom. Redits , II, n» 705, Bimu, 3* éd. 1861; A. W. Zumpt, Das Criminalrecht der rôm. Republik , Berlin, 1869, II, 2, p. 44, et s.

UISCUS. 1 Paus. II, 16, 2. — 2 Pindar. Jsthm. 1, 23. — 3 Apollod. I, 3, 3 et 111,

marques (d/i'j/.KTa) 3 des distances atteintes avant lui , et dans le récit des jeux funèbres en l’honneur de Patrocle 7 , où quatre héros se disputent le prix en lançant des disques de fer (o-oXoç); Polypoitès est vainqueur, le sien va aussi loin que peut atteindre un bouvier quand il jette son bâton au milieu du troupeau.

Ainsi, aux temps héroïques, le disque était de pierre et quelquefois de fer fondu (aù-ro^otovo;) 8. Homère emploie deux mots, Si'axoç et aoXoç, pour désigner un disque, et l’on ne sait pas bien, d’après les commentaires des anciens eux-mêmes, quelles différences il faut faire entre eux9. Il est probable que l’on a commencé par lancer des pierres dont la forme de plus en plus appropriée à ce jeu, c’est-àdire se rapprochant de celle d’un palet, a été ensuite imitée dans le métal. Homère, pour donner l’idée du poids et du volume du cdXoç de fer offert en prix par Achille, lui fait dire qu’il contient assez de métal pour fabriquer tous les instruments dont peut avoir besoin pendant cinq ans le propriétaire d’un grand bien, sans que son berger ou son laboureur soient dans la nécessité d’en chercher d au- 1 très à la ville. Peut-être a-t-on continué longtemps à se servir de disques de pierre ; on en a pu faire en bois comme en métal ; 10 mais dans les temps historiques ils paraissent avoir été constamment en bronze”. Un disque semblable trouvé dans le lit de l’Alphée portait inscrit sur un de ses côtés l’ancien nom «rôXoç, qui tomba de bonne heure en désuétude. Il mesurait sept pouces et demi de diamètre, dit le voyageur Pouqueville, et était cinq fois plus épais à son centre que sur le bord ; sa tranche n’était pas aiguë, mais garnie d’un léger bourrelet ’2. La figure ‘2462 reproduit les deux faces d’un disque de bronze provenant d’un tombeau de l’île d’Égine, actuellement au musée de Berlin ’3. On y voit représentés par un trait finement gravé, d’une part un athlète tenant des haltères et prenant son élan pour sauter [saltus], de l’autre un athlète qui se prépare à lancer le javelot en passant deux des doigts de sa main droite dans l’anse formée par la courroie [amentum]. Ce sujet et le disque lui-même rappellent donc trois des exercices du pentathle. D’après le style des figures gravées on peut juger que la fabrication de ce disque ne dépasse pas le milieu du ve siècle av. J.-C. Un autre disque semblable décoré des mêmes sujets gravés, avec de légères différences, appartient au Musée Britannique”; il a été trouvé en Sicile. Ces deux disques ne mesurent que 21 centimètres de diamètre. On peut les considérer comme des objets votifs ou des souvenirs de victoires placés dans les tombeaux d’athlètes qui avaient remporté le prix. Ils ne peuvent nous donner une idée exacte de la grandeur ni du poids de ceux qui étaient réellement en usage. Le Musée Britannique possède un

10, 3 ; Ovid. Met. X, 162 et s.; Lucian. Dial, cleur. 14, etc.; Philostr. Imay. 24.

- 4 Apollod. 11, 4, 4; Scliol. Apoll. Rhod. IV, 1091 ; Hygiu. Fab. 63. — 6 Odyss.

VIII, 186 et s. — 6 Eust. Ad Od. VIII, 192 : otj|xaTa ol^ IffTiji.tioj'vTo, itoff ô tv ~ çiuTY) xaxaso pa — 7 Iliad. XXIII, 826 et s. Voy. encore II. II, 774; Odyss.

IV, 626; XVII, 168. — 8 II. XXIII, 826. Sur cette épithète, voy. les schol. d’Homère et Hesycli. s. v. ; Riedenauer, Handwerk in den Homer. Zeilen , p. 203, n° 177.

— 9 Eust. et Schol. ad 11. II, 774 ; XXIII, 826 ; Apoll. Rhod. III, 1365 et s. ; Apollon. Lex. p. 608; Ammon. p. 40; Nitzsch, Anmei'Jc. zur Odyss. II, p. 192; Krause, Gymnastik de r Hellen. p. 334, 442. — 10 Pind. Isthm. I, 25 ; Ol. XI, 72 et Schol. Ib. p. 519; Paus. Il, 29, 7; Eust. p. 1591, 23 et s. Un disque de plomb figure au catologue du musée deBerliu; Friedrichs, Berlin, ant. Bildwerke, II, n° 1274. — H Lueiau. Anath. 27; Stat. Theb. VI, 648; Cypriau. De spect. p. 371, Paris, 1649. — 12 Pouqueville, Voyage dans la Grèce , Paris, 1820, IV, p. 301 ; Corp. insc. gr. 1, 1541. — 13 Annal, de l’Inslit. arch. 1832, pl. b; Pinder, Ueber den Fûnfkampf der Hellen. Berl. 1867, p. 38 et 9G et pl. ; Friedrichs, l. I. , n° 1273. — D» Newtou, A guide to the bronze room , in the départaient of greek and rom. antiquiUes , 1871, p. 35; Gaz. arch. I, p. 131, pl. 35.

DIS

DIS

autre disque en bronze, celui-là tout uni et sans ornement, pesant, d’après le catalogue10, 11 livres anglaises et. 9 onces.

Les proportions des disques dont on se servait pour les exercices devaient varier suivant l’àge et la force des lutteurs1 G. Dans les monuments celui des adultes est assez grand pour couvrir, quand il est

tenu dans la main, presque tout l’avant-bras (voy. les ligures 240.1, 2404, 2400); il le cache même quelquefois tout entier. Sa forme est toujours la même : il est rond et lenticulaire, ce qui est conforme à la description des anciens. Lucien compare 17 le disque à un petit bouclier rond (ieiut), sans poignée ni courroie, et difficile à saisir à cause de son poli. On racontait 18 que Milon, le célèbre athlète de Lrotone, se tenant debout sur la surface convexe d’un disque préalablement huilé, ne pouvait en être déplacé par aucun effort. Quoique uni, le disque pouvait être orné de quelque figure légèrement tracée, comme celles des disques votifscités plus haut ; on en voil, sur les vases peints, qui portent 1 image d’une chouette19, ou simplement une croix, un méandre20, des cercles concentriques21.

Les commentateurs d’Homère parlent 22 de disques percés d’un trou par où passait une corde ou une courroie à 1 aide de laquelle on les lançait. Celte assertion est contraire à la description de Lucien et n’est pas non plus confirmée par les monuments 23. Le disque, partout où il est figuré, est dépourvu de toute ouverture comme de tout appendice.

On peut se représenter exactement la manière de lancer le disque, par les monuments et aussi par quelques passages des auteurs, principalement de Stace 21 et de Philostrale 2S, qui décrivent avec précision tous les mouvements des lutteurs. L'athlète, au moment de saisir le disque, le tourne d’abord dans la poussière pour avoir plus de prise (terme discumque manumque asperal... molis praegravidae castigal pulvere lapsus); il examine de quel côté il placera ses doigts, et quel côté il appuiera sur son bras ( quod laïus in digitos, mediae quod certius ulnae convenial ) ; puis il se place à 1 endroit marqué (pa),6i<;). D’après Philostrate20,

c était une petite levée de terre où un homme seul pouvait se tenir debout. Dans les monuments on n’aperçoit

aucune proéminence du sol , on peut seulement remarquer dans une célèbre statue du Vatican fig. 2403), que plusieurs antiquaires ont reconnue pourlacopie d’une œuvre de Naucydès 27 , d’autres pour la reproduction

de 1 Encrinoménos d’Alcamène 28 , avec quelle énergie s y attache le pied de l’athlète an moment où il prend position. Il porte la jambe droite et le bras droit en avant ; sa tête est légèrement inclinée, l’œil attentif et la main qui s’avance paraissent dirigés vers le même but : il mesure l’espace (spatium jam irnmane parabat ). A ce moment il lient encore le disque dans 1a. main gauche. On peut remarquer à cette occasion combien sont nombreuses les représentations semblables où l’on voit le disque porté dans la main gauche par celui qui s’apprête à le lancer 29. Souvent aussi 1 athlète le soulève des deux mains 20 ; il le soupèse alors et en même temps se tâte luimême et proportionne son effort ( erigit assuetum dextrae gestamen et alte sustentons, rigidumque latus fortesque lacertos consulit). Enfin, rejetant en arrière la jambe gauche, qui devra se déplacer en même

Fig. 2463. — Discobol o du Vatican.

temps que la main droite et suivre son mouvement31, il se penche en avant, la tête tournée vers la droite et inclinée, dit Philostrate, au point d'avoir les yeux fixés sur sa hanche (ÈçocXXcüixvTct x^v xs^otXf]v im Sshà / p->) xupxoùaOote Toaoü-ov ocrov fnr&éXE'lm xà 7i),Eupa ; jam cervix conversa et jam latus omne redibat). Tout son corps se ramasse ( toto

*5 Newton, l. I. p. i8. — 16 Paus. I, 35, 3; Krause, Gymn. p. 4G0. — 17 Anach. 27 et Schul ; Eurip. Hcl. 1488 : tçô/w Sîirxau ; Etym. Magn. s. v. éicxo;; Schol. acl Hom. II. XXIII, 826; cf. Dioscor. II, 186; Actius, p. 123, 18; Plut. Mar. p. 8111 c. — 18 Paus. VI, 14, 2. — 19 Stackelberg, Grüber der Hellen. pl. xx.v, 5; Arch. Zeitung , 1883, pl. 2. — 20 Tischhein, Vases d’Hamilton , IV, 42; Inghirami, Vasi fittili , pl. 82 ; Id. Mon. Etruschi, V, 2, pl. 70 ; Gerhard, Auserles. Vasenbilder, pl. 239, 278, 281 ; Arch. Zeitung , 1883, pl. ii, etc. — 21 On peut voir des cercles semblables, formés par des points en relief, sur des disques de l'ancienne collection Blacas au Musée Britannique. — 22 Eustli. et schol. Ad Od. VIII, 186; cl. Visronti, Mus. Pio Clem. III. p. 33, note C. — 21 Voy. cepeudaut Winckelmann, Pierres gravées de Stosc/i , p. 458. Il s'agit peut-être d'un jeu qui s’est conservé en Italie. — 21 Theb. VI, 670 et 712. — 2ü Inmq . 124.

— 2r. I. C’est le même mot qui désigne le point de départ dans les courses.

— 27 Pl i n . XXXIV, 80; voy. Visconti, Mus. Pio Clem. III, pl. xxvi, p. 34'; Clarac, Mus. de sculpt. pl. 842, n» 2194; Bouillon, Mus. des antiq. II, pl. 17; Pistolesi| Yaticano descritto, VI, pl. 9. -28 Plin. XXXIV, 72; cf. Kekulé, Archâol. Zei tung, 1866, p. 174, pl. ccix ; Overbeck, Geschic/Ue der griech. Plastik , I, p. 376, 3“ éd. Leipz. 1881. — 29 Voy. par exemple, Inghirami, Vasi fitt. pl. 75, 82; Monum. dell Inst. arch. 1846, pl. xxxm; Gerhard, Auserles. Vas. pl. 272; Arch. Zeit. 1878, pl. xi; Ephemeris Archâol. 1886, pl. iv. — 80 D'Hancarvilte, Antiq. étrusq. 1, pl. 68; Gerhard, Ant. Dildwerke , pl. 68; Id. Auserl. Vas. pl. 259, 260; Annal, d. l’Inst. arch. 1846, pl. lm; Mus. Gregor. Il, pl. lxii ; Arch. Zeitung , 1878, pl, n; Murray, Hist. of greek sculpture , Lond. 1880, p. 224.

— 31 Pliilosti*. I. I.

DIS

DIS

curvalus corpore ); il plie les deux genoux, élève le bras aussi haut qu’il le peut et, rassemblant toutes ses forces, il fait décrire à la main qui tient le disque (vj Stffxo^opoç) 3un mouvement rotatoire, semblable à celui d’un homme qui puiserait avec une corde (oïov aviumvTa), en plongeant le bras, puis en le relevant311 ( pressus utroque genu, col-

leclo sanguine discum ipse super sese rotat... vasto conlorquet turbine 34). La masse part avec un élan que double le mouvement en sens contraire du corps se redressant au même instant : IjuvavaaTziaofjtÉvï-, jxetà Tvjç [ioXvîç, dit Lucien en parlant du Discobole de Myron. Les copies qui nous restent de cette statue célèbre (fig. 2464) sont la meilleure illustration du texte des auteurs, la plus fidèle surtout, celle du palais Massimi, à Rome, qui répond exactement à la description de Lucien33.

La tête inclinée se tourne vers la main qui porte le disque, les genoux sont pliés , la jambe gauche rejetée en arrière, prête à se lancer en avant. Entraîné par l’élan, l’athlète faisait même quelques

pas en courant, et ipse prosequitur, dit Stace 36.

Ce mouvement est bien indiqué dans une statue du musée de Naples 37 (fig. 2465), dont tous les d’ailleurs sont qui doivent suc-

Fig. 2464. — Discobole du palais Massimi.

Fig. 2465. — Discobole de Naples

gestes ceux

céder nécessairement à l’attitude du discobole tel que l’a représenté Myron, après le jet du disque.

Lorsquele premier disque lancé retombait, on i faisait une marque (ovjua 1 . à l’en

droit où il avait pour la première fois touché terre (!v TrpwT/) xataœopS), et l’on en faisait de semblables ensuite pour chacun de ceux qui le dépassaient; la victoire était

■U Lucian. Philopseud. 18. C'est uu mot de la langue des gymnases; cf. Welcker ad Philostr. I. t. p. 353, Leipz. 1829. — 33 *Avi|a8;v paraît être encore un terme technique. Pour la justesse de la comparaison, voy. puteus. — 34 Stat. Theb. \ I, 680, 709 ; cf. Pind. 01. XI, 72 : xuzAiWatç %iça ; Propevt. III, 14, 10 : « disci pondus in orbe rotat. » — 36 L. I. ; cf. Quintil. Or. Il, 13,8; Plin. H. ml. XXXIV, 19, 3; voy. sur cette statue et les autres copies de celle de Myron, Winckelmann, (Euv. éd. Fea, II, pl. n; H. de Vart, Paris, an II, t. II, p. 282, pl. u ; Cancellieri, Dissert, epistolari sopra la statua del discobole, Rome, 1806; Visconti, Mus. Pio Ctem. III, pl. 34 (et pl. a 6, p. 23 et 96) ; Id. Opéré varie, p. 343 ; Bouillon, Mus. des antiq. U, pl. 18; Welcker, Alte Denkmaler , I, 417 et s.; 0. Jahn. Arch. Zeit. 1854, p. 454; Overbeck, Geschichte der gr. Plasti/c. II, p. 213; Clarac, Mus. de sculpt. pl. 863, n» 2194 A ; cf. pl. 579, n» 1251 ; 860, n» 2194 D et pl. 829, p. 2035 A, et un bas-relief, Ib. pl. 187, 223; Matz et Dulin, Anti/ce Bildwerkc in Rom. 1008. Voy. aussi les vases peints, Monum. del. Inst. arch. I, pl. xxu, 1 b ; Arch. Zcitung,

à celui qui avait atteint le plus loin38. Dans le récit de Stace, c’est une flèche plantée dans le sol qui sert de marque 30. Le môme moyen était déjà usité chez les Grecs, comme on le peut voir par une peinture de vase d’où est tirée la figure 2466 40. Un discobole tient en main la flèche qui doit indiquer la limite atteinte, soit par lui-même, soit par un de ses concurrents. Derrière lui est la pioche, souvent figurée, avec laquelle les lutteurs remuaient la terre et au moyen de laquelle on marquait aussi peut-être l’endroit

oùle disque s’arrêtait41. Dans le champ du vase sont suspendus des haltères et plus loin un sac où le disque était placé quand il ne servait pas aux exercices ; on voit, dans d’autres peintures, le disque contenu dans un sac pareil42.

La vigueur de Phayllos de Crotone, qui, dépassant toutes les mesures atteintes jusqu alors, avait lancé le disque jusqu’à 95 pieds (29m,288) était devenue proverbiale 43. C’est la seule donnée que l’on ait sur la distance (Snrxoupà) que le disque pouvait franchir.

Pour la place occupée par le disque dans les luttes du penlathle, voy. quinquertium.

Chez les Etrusques, imitateurs des Grecs dans leurs jeux et leurs exercices [ludi], on trouve quelquefois des discoboles représentés dans les peintures des tombeaux 44. Chez les Romains, le disque ne fut pas un exercice national ; il continua à faire partie des luttes athlétiques des pays grecs sous leur domination et fut introduit dans quel- ' ques jeux, à Rome même, par plusieurs empereurs; mais ces luttes ne rencontrèrent jamais en Occident la même faveur que dans la Grèce et l’Orient [certamina, p. 1085],

il. Disais, désignant une pièce de vaisselle, ne parait pas avoir été un nom réservé à une espèce particulière de vase, maïs un terme général appliqué à toutes sortes de plats, plateaux, assiettes et bassins de forme circulaire. C’est ainsi qu’on le trouve employé par des écrivains latins et grecs au temps de l’empire romain. Pour Pollux, c’est un nom commun à tous les vaisseaux de ce genre dans lesquels on servait les mets sur une table 18 et qui souvent étaient d’argent et élégamment ornés 46. On en con-

l.k , lOol,

DUll. HC

■ ÎOJD,

* - > r - ■ O, p, ljll, — ou Thph VI 700

- 31 Mus Barbon. V, 54; Clarac, pl. 863, n- 2196 B et une statue mal (esùurée eu Diomede, pl. 830, n» 2085; Matz et Duhu, Op. I. 1097. 38 Lucian Anart, 17 Hom XXI, I, 843 ; O l. VII, . ,92 cl s. ; Eustath. p. ,591, 42 ; PUrd L C - VI, 703 : " fixa signatur terra sagitta et Plac. Lactant, adh.l.-.W Collection Datait Par., 1879,„. 79. - 4, Cf. Schol. Pind.zVem. V, 20 ; Disseu, Expi. Pind. V. p 9 ! Krause,- Gymn. p. 393 ; Roulez, Mcm. de Cacad. de Bruxelles, t. XVI ,84- p ,5

f rW FTfkamPf' P' M et S' ; Gr**<*ger, Erziehung und Ente, icbt, I, p. 396. — 42 Inghirami, Monum. etruschi, V, 2, pl 70 • Gerhafd Auserl k-asenbUder, p, .278, 281. - 43 Au, bol. Pal. Appcrf. ^ 297’et ap. sJid.T u ! ZeD0,b' VI’ 23 ; SchoL Luciaa- s°™- 6 ; Eust. AdOd. VIII, 197. - 44 Den-

vTi- 84 1 rrrr of Etruria' éd- Lond- ,$78’ >■ **«. «*• - 48 pou.

P ’ll ’ P' * 5’ 20> Elmenho>'st ; Isid. Or. XX, 4,9. — 46 Cf. Trebell

Poil. Claud. 1/, et Pallad. in Anthol. Pal. XI, 371.

ms

DIS

serve encore de beaux exemples dans les collections. Nous renvoyons aux mots qui les distinguent [lanx, ratella, tinax, mensorium. Yoy. aussi cibaria, üg. 1443, 1431 ; coena, tig. 1705],

III. Discus est aussi le nom d’un disque de métal ou timbre faisant office de cloche. On en voit un au musée de

Naples, qui provient de Pompéi (fig. 2467). Le disque est en bronze, percé à son centre d’une ouverture dans laquelle passait une barre ou un anneau de suspension. Cette partie a été restaurée. Un battant également en bronze est attaché à une chaîne de fer. La vue de cet instrument peut servir à l’interprétalion de deux textes, l’un de Cicéron47, l’autre de Marc-Aurèle, où il est question d’un discus qui résonne pour donner le signal du bain 48.

Page 1