att. U, 465, I. oo , 40., - , ... i qo 98 Ibut
— 94 Ibid. II, 467, 1. 75. — Ibid. II, 469, l. 60 ; 470, 1. 41 ; *
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de conserver les jeunes gens en bonne santé, de maintenir parmi eux la discipline et la concorde, de les accompagner chaque jour dans les gymnases, de les conduire aux leçons des philosophes, des rhéteurs et des grammairiens de les mener dans les fpoupia où ils doivent apprendre le métier militaire, d’offrir aux dieux les sacrifices d’usage, de suivre les processions prescrites par les lois91. Quand, au temps de Marc-Aurèle, les Athéniens essayent de rétablir les Éleusinies dans leur ancienne splendeur, c’est le cosmète qui, d'après une antique tradition (xatà rà àpyaïa vôgtp.a), se rend avec les éphèbes à Eleusis pour y chercher les îepâ ; c’est lui qui les y ramène après la fête. Les jeunes gens escortent les images sacrées en armes et couronnés de myrte ; ils prennent part, chemin faisant, aux sacrifices, aux libations, aux péans qui signalent les différentes stations [eleüsinia]98. Pour tous ces services, en dehors des honneurs et des récompenses que le cosmète recevait du Conseil et du peuple, il lui arrivait souvent d’être couronné par les populations auxquelles il avait affaire dans ses excursions pieuses ou guerrières aux environs d’Athènes 99 ; souvent aussi les jeunes gens qui avaient été sous sa direction lui off’raientune couronne ou dressaient son buste dans un de leurs gymnases. C’est ainsi que nous possédons plus de trente bustes de cosmètesconsacrés par les pouvoirs publics ou par les éphèbes. Celui qui est reproduit ici (flg. 2678) représente Chrysippos, cosmète vers le milieu du ii° siècle de notre ère )0°.
A partir d’une certaine époque, nous voyons mentionné sur les marbres, à côté du cosmète, un anticosmète, dont les fonctions devaient consister à suppléer le cosmète dans certains cas101. Une inscription qu’il faut placer aux alentours de l’an 200 après J.-C.
signale un fait curieux : il s’agit d’un cosmète qui, n’ayant pas été autorisé à s’adjoindre un anticosmète, a confié à son fils, déjà sorti depuis quelque temps des rangs de lephébie, ces fonctions subalternes 102. Il semblerait, d’après cela, qu’une disposition spéciale fût nécessaire pour permettre au cosmète de s’assurer légalement le concours d’un second. Un hypocosmète se rencontre sur un marbre du commencement du ir siècle de notre ère 103. Sur un autre, on en trouve deux m. Ce titre paraît avoir été postérieur au précédent.
Au-dessous du cosmète étaientles maîtres proprement dits (SiSâoxaÀoi, itaioEUTai 10S). Le cosmète n’enseignait rien ;
« Corp. viser, att. II, 465, 467, 469, 471, 481. — 98 Ibid. III, 5. — 99 Ibid. II, 465, 1. 38. — 100 ‘Ap£. £CYjjA., 1862, pl. 31 ; Dumont et Chaplain, Céramiques de la Grèce propre , II, p. 221. Cf. sur ces bustes, même volume, p. 215 et s.. 255 et s., pl. 36-39. M. Dumont insiste avec raison sur l’expression de dignité de ces personnages, qui appartenaient à la haute aristocratie athénienne. V. Essai sur Véphébie attique, I, p. 170 et s. — 101 Corp. inscr. ait. III, 119, 744, 1094, 1110, 1120, etc. En tout, une trentaine d’inscriptions. — 102 Ibid. III, 1165. — 103 Ibid. III, 1108.
104 Ibid. III, 1104. Cf. sur le cosmète, l’anticosmète et l’hypocosmête, Dumont, Op. c. I, p. 166 et s., 194; Grasberger, UnLerriclit und Ersiehung , III, p. 474 et s. — 105 C’est le premier de ces deux termes qui est le plus ancien : v. Aristot. Rep. Athen. 42; Koehler, Mittheilungen, IV, p. 326-27; Corp. inscr. att. II, 341, 1. 21; 465, 1. 20; 467, 1. 39, 51 et 78; 469, 1. 38. Cf. Dumont, Op. c. I, p. 175 et s. — 106 Us ue remontaient sans doute pas à l’origine de l’éphébie. On ne peut s appuyer, pour prouver leur ancienneté. sur la IIe Tétralogie d’Autiphou (IV, 4).
représentant de l’État, il n’avait qu’à faire en sorte que tout se passât régulièrement dans le collège. Les maîtres étaient chargés de l’instruction des jeunes gens. Le plus considérable d’entre eux était le pédotribe. Son origine n’a rien d’obscur. On sait que les enfants au-dessous de dix-huit ans suivaient, dans les palestres, les leçons de pédotribes ayant un caractère essentiellement privé [educatio]. Il était naturel que le jour où ces enfants passaient sous la surveillance de la cité, ils trouvassent dans l’enseignement qu’elle leur offrait les secours nécessaires pour entretenir et développer leurs forces physiques, comme l’exigeait leur condition de futurs soldats. De bonne heure, donc, il faut admettre l’existence de pédotribes publics dirigeant les exercices gymnastiques des éphèbes. Mais il est impossible de fixer la date précise où ils furent créés106. Vers la fin du ive siècle, ils sont au nombre de deux, élus par le peuple I01. Déjà en 30o-4, il n’y a plus, pour tout le collège, qu’un seul pédotribe'08, et, désormais, telle sera la règle. Ce pédotribe unique commence, semble-t-il, par être annuel, comme le cosmète. Mais, dès le début du me siècle, les mêmes noms reviennent sur les marbres. Un certain Hermodoros est signalé comme pédotribe dans quatre inscriptions différentes, très rapprochées les unes des autres109. Peut-être a-t-il été nommé pour plusieurs années ',0. Sous l’empire romain, le pédotribe est à vie (Sià [itou) 11 1 . Nous connaissons deux de ces fonctionnaires qui ont chacun exercé leur charge pendant une très longue période de temps : l’un est Ariston,sous Trajan"2; l’autre Abascantos, sous Antonin le Pieux et Marc-Aurèle. Le second, notamment, a été pédotribe durant trente-quatre ans sans interruption113. Le devoir de ce maître était plutôt de surveiller, d’une manière générale, les exercices physiques des éphèbes que de les leur enseigner à proprement parler : tel était déjà, ou peu s’en faut, le rôle du pédotribe privé dans les palestres du ve siècle [educatio, paidotriba]. Il avait le pas sur les autres professeurs et les décrets honorifiques le nomment presque toujours avant eux 1U. Il est difficile d’admettre que le choix d’un fonctionnaire de cette importance ait été entièrement laissé au cosmète ; la longue durée des pouvoirs du pédotribe constituait, d’ailleurs, à son profit une supériorité, sinon hiérarchique, du moins réelle. On a supposé qu’au temps de l’empire, l’Aréopage, qui avait repris une partie de son influence sur l’éphébie, n’était pas étranger à sa nomination 11B. Peut-être était-ce le peuple qui l’élisait, sur le rapport du cosmète, de même qu’à Téos l’assemblée populaire élisait certains maîtres sur le rapport du pédonome 11G.
Jusqu’à l’époque romaine, les fonctionnaires attachés à l’éphébie,en dehors du cosmète et du pédotribe, qui y occupent le premier rang, sont les suivants : un hoplo-
Bien que l’accident dont il est question dans ce procès fictif ait eu lieu dans ud gymnase (I, 1), je serais tenté de croire qu’il s’agit, dans toute cette affaire, do •naï&eç, et non d7o-r]6oi. V. II, 3, le père du meurtrier parlant de l’éducation qu’il fait donner à sou fils. Cf. III, 7, la mention des ^aiâaYtuyot. — 107 Aristot. Rep. Athen. 42. — 108 Koehler, Mittheilungen, IV, p. 327. Cf. Teles ap. Stob. Floril. 98, 72. — 109 Corp. inscr. att. II, 316, 1. 25; 324; 338, 1. 37 et s.; 341, 1. 22. — 110 Au n® siècle av. J.-C., les dédicaces éphébiques sont déjà datées par le nom du pédotribe : v. ibid. II, 1224, 1225, 1226. — H1 Ibid. III, 1105, 1112, 1117, 1119 etc. — H2 Ibid. III, 1092, 1095, 1096, 1097, 1104, 1105, 1106. — H3 Ibid. III, 1440. Cf. Dittenberger, De ephebis atticis , p. 38 et s. — 114 Corp. inscr. att. II, 316, I. 25; 338, 1. 7; 465, 1. 20; 467, 1. 51 ; 468, 1. 35; 469, 1. 38 et 83; 470, 1. 27; 471, 1.44; 478, fr. d , 1. 10; 480, 1.30. — Ho Dumont, Op. c. I, p. 181. — H6 Bull, de corr. hell. IV, p. 113, 1. 21 et s. Ou se souvient qu’ Aristote (Hep. Athen. 42) nous montre, à la liu du ive siècle, les deux pMolribcsdo l’éphêbie directement élus par l’assemblée.
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Eig. 2678. — Buste de cosmète.