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maque, des professeurs de javelot (àxovxtaxvi'ç), d’arc (xoïoxrjç), de catapulte (xaxopjtE^xapÉxï):;, ct:p£'xY)ç), un greffier (YpMfjqjtaxEuç), un ou plusieurs serviteurs (ÛTrripéxat) 117. L’ordre dans lequel les inscriptions les placent n’est pas toujours le même”8. Les mêmes marbres, parfois, reproduisent, dans deux endroits, deux classifications différentes110. Quoi qu’il en soit, c’est l’hoplomaque qui paraît avoir été, parmi ces personnages, le plus considéré. L’enseignement de l’hoplomachie, c’est-à-dire des mouvements et des coups pratiqués dans les combats d’hoplites, remontait au temps de Socrate 120 [hoplomachia]. Peu estimé d’abord, il n’avait pas tardé à acquérir une grande faveur auprès de la jeunesse athénienne. Les éplièbes contemporains de Platon cultivaient l’hoplomachie avec ardeur, s’il faut en croire un passage des Lois où, sous couleur d’idéal, l’auteur peint la réalité qui l’entoure121. A l’époque où fut écrite la Constitution d’Athènes , on a vu qu’un hoplomaque figurait régulièrement au nombre des professeurs éphébiques122. L’hoplomaque, à ce qu’il semble, était nommé pour un an ; cependant, en raison de sa compétence spéciale, il lui arrivait d’être renommé. Tel est le cas d’un certain liérodotos, cité comme hoplomaque dans trois inscriptions qui vont s’échelonnant de la fin du IIe siècle à 69 ou 62 avant J.-C. 123. Quant à l’acontiste, chargé d’apprendre à lancer le javelot [jaculum], il tirait son origine d’un enseignement très ancien dans les palestres, où nous voyons de tout temps les enfants manier le javelot sous la direction du pédotribe [educatio] . Le même personnage figure quelquefois comme acontiste dans plusieurs décrets m, ce qui prouve qu’on maintenait volontiers ce maître dans ses fonctions. Le xoljôxriç enseignait à tirer de l’arc. Platon conseille de faire pratiquer aux jeunes gens cet exercice dans les gymnases126, d’où l’on peut conclure que les éphèbes de son temps le cultivaient déjà. Il ne remontait pas, semble-t-il, à une très haute antiquité [argus, sagittarius] 12°. On en peut dire autant du maniement de la catapulte [tormenta], qui ne paraît guère avoir été en faveur dans l’épbébie avant le milieu du ive siècle127. Le professeur qui y appliquait les jeunes gens était souvent, lui aussi, prorogé ou appelé de nouveau à remplir les fonctions qu’il avait occupées128. Ces quatre maîtres, &7:Xop.a^oç, àxovxtrcvjç, xo^oxriç, àiisx7]ç, étaient, au temps d’Aristote, directement nommés par l’assemblée du peuple129 ; plus tard, c’est le cosmète qui semble les avoir choisis130.
Le greffier et le serviteur ne faisaient pas partie du corps enseignant. Le premier, sans doute, tenait les rein Trois sont nommés dans le Corp. viser, ait. II, 471. — 118 Voici 1 ordre le plus généralement suivi: o-k. àxow. voÇ. &o. Yça|x- unrip. V • Corp. insci . ait. II, 316, 405, 467, 469, 470, 471, 482. Cf. Koehler, ad tit. 478. — 119 Ibid. II 46 0, 470. — 120 Plat. Euthgd. p. 271 D-272 A ; Lac/i. init. et p. 179 E, 182 A-L), etc.; Gorg. p. 456 E. Cf. Xen. Anab. II, 1, 7. - 121 Plat. Legg. VII, p. 813 D-E. Cf Ibid. VIII, p. 833 E. — 122 Aristot. Rep. Athen. 42. Cf. Teles ap. Stob. Floril. 98[ 72. 1- 123 Corp. inscr. ait. II, 465, 1. 21 ; 407, 1. 52 ; 470, 1. 28 et 59. Cf. sur l’hoplomaque des éphèbes, Dittenberger, Op. c. p. 55 et s. ; Dumont, Op. c. I, p. 18o et s. ; Grasberger, Op. c. III, p. 139 et s. — 12’* Corp. inscr. ait. II, 465, 1. 21 ; 471, 1. 45. 125 Plat. Legg. VII, p. 813 D. — 126 Le toE< Sv»i; n'était pas nécessairement athénien : v. Corp. inscr. att. II, 316, 1. 29 et 72. — 127 Aristot. Elh. ad Nie. III, 1,
17, Bekker. l28 CT. Callias nommé dans trois décrets {Corp. inscr. att. II,
465 I. 22; 467, 1. 53; 470, 1. 28 et 60); Chalcédon nommé dans deux (Ibid. II, 409^ I. 40; 471, I. 46). — 122 Aristot. Rep. Athen. 42. — 130 Corp. inscr. att. Il, 470! 1. 21. — 131 Ibid. II, 465, 1. 23. — 132 Dumont, Op. c. I, p. 193. — 133 Corp. inscr. att. III. 104-106, 1077, 1001, 1127, 1128, 1132-1135, etc. TïWx^oTjiS/,; La ptou à partir du règne de Commode, 1145, 1158, 1176, 1186, 1202. — 43 1 Ibid. III, 1079, 1081, 1082, 1085, 1086, 1093, 1094, etc. ’Hye|U*'' Sié piou a partir de la fin du 11* siècle, 1171, 1202. Sur le rûle de l'ilpiuà», v. Grasberger, Op. c. III, p. 4,9.
gistres du collège, consignait les dépenses, rédigeait les dédicaces consacrées par les éphèbes à titre privé. Le second n’était pas, comme on pourrait le croire, un esclave. Les marbres ajoutent à son nom un démotique; ils le citent même quelquefois avant le greffier151. Nous le voyons couronné par le Conseil et par le peuple ; il administrait probablement le matériel et jouait le rôle d’une sorte d’intendant132.
Sous l’empire, apparaissent des fonctionnaires nouveaux. En dehors de l’anlicosmète et de l’hypocosmète, dont il a été question, on trouve sur les marbres la mention d’un hypopédotribe 133. On voit aussi nommé un yegwv, dont la fonction consistait, semble-t-il, à marcher en tête des éphèbes dans certaines cérémonies religieuses134, un SiSâdxa^o;, spécialement chargé de leur enseigner la musique136, un xsaxpotj/ûla?, qui veillait sur les cestres [cestrum|, ces traits d’une l'orme particulière qu’on lançait avec une sorte de fronde 136, un Xevxccqtoç, qui fabriquait les ceinlures que portaient les jeunes gens pour se livrer à certains exercices137. Plus tard, les inscriptions citent un Tcpo<7xoixr,ç, dont le rôle était peut-être analogue à celui de l’^Y^poV/138, un uitoÇdxopo;, revêtu d’un caractère religieux139, un médecin uo, un sousgreffier (àvxiYpap.pLaxevç, u7tQYpîtp.uaxEÙç) 141 , un -xaifôptoç préposé à la garde de l’huile dans les gymnases 142, un portier (ôupupdç) 143. Enfin, nous savons qu’à l’époque romaine on rétablit les sophronistes, mais au nombre de six seulement 144. Un basrelief attique, dont il ne reste que la moitié (fig. 2679), représente trois d’entre eux dans leur tenue officielle, avec la baguette flexible à la main (Xtqroç) ; ils offrent leurs hommages à quelque divinité146. On ne tarda pas à leur adjoindre six hyposophronistes 1 ’°. La plupart de ces dignités ne nous sont que très imparfaitement connues117. Toutes étaient loin d’avoir la même importance. Il existait entre elles une hiérarchie que nous voyons se modifier suivant les époques. 11 est, de
136 Corp. inscr. att.lll, 1122, 1133, 1137, 1141, 1145, 1160, 1171, 1175, 1177, etc.
AiJâffvakoç £iou 0 partir du règne de Commode, 756, 1176, 1186, 1197, 1202. Pour les fonctions du SiSàuxaXo;, cf. 1128. — l38 Ibid. III, 735, <36, 1086, 109*,
1096, 1104, H05, 1119, 1120, etc. KenfofiikteS iii pt°u à partir du commencement du h* siècle av. J.-C., 1106, 1202. Cf. pour l’exercice auquel présidait ce fonctionnaire, Grasberger, Op. c. III, p. 165. — 137 Corp. inscr. att. 111, 1133, 1100, 1176, 1197, 1199. Cf. Grasberger, Op. c. III, p. 485. — 133 Corp. inscr. att. III,
1145, 1100, 1175, 1177, 1178, etc. Stè flou à partir du ni* siècle, 1180,
1202. Cf. Grasberger, Op. c. III, p. 479. — 13» Corp. inscr. att. III, 1193. 1199. 'raoÇixopoî Sié pion dans la seconde moitié du m° siècle, 1202. — lw Ibid. HL 1 193, 1199. Taxçbîîiàptou, 1202. — 141 Ibid. III, 1 121, 1128, 1132, 1138, 1141 , i 145, 1160, 1169, 1175-1177, etc. TitoYpa|x[iaveûç StA {itou, 1202. — l’*2 Ibid. III, 4171,1184, 1-1 — Kcqlçioî s,i Esiou, 1202. — 143 Ibid. III, 1079, 1080, 1080, 1094-1096, 1120, 1137, 1138, etc. — V»’* Ibid. III, 1112 (première moitié du n° siècle). Cf. 1115, 1121, 11--, 1127-1129, etc. — 1V3 Collignon, Rev. arch. 1876, II. p. 185 (= Corp. inscr. att. HL 1152). — 1V6 Corp. inscr. att. 111, 1115, 1119-1122, 1127, 1128, 1132, 1133, etc. — »7 H ne faut pas les confondre avec d'autres, comme celles de Diïvifziç 011 de qui ne sontpas particulières à l’éphébie et qu’on De voit jamais figurer sur les listes annuelles. V. Dumont, Op. c. I, p. 202. Cf. Corp. inscr. ait. III, 741, 1080, 1171.
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Fig. 2679. — Les sophronistes.
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plus, certain qu'on passait de l’une à l’autre, et qu’il y avait un cursus éphébique en vertu duquel le même personnage pouvait s’élever des grades inférieurs aux supérieurs 11 8 . De même, une étude attentive des marbres de l’empire et des innombrables noms propres qu’on y déchiffre conduirait à reconnaître que les fonctions éphébiques se perpétuaient dans les mêmes familles et que le collège tout entier était aux mains de véritables dynasties.
Un dignitaire d’une nature spéciale était le directeur du diogéneion (èiù Aïoyevsfou). Bien que distinct des dignitaires éphébiques, il est nommé à côté d’eux dans les inscriptions149. Il y avait, en effet, d’étroits rapports entre l’éphébie et le Diogéneion, où l’on se préparait aux études éphébiques. Comme les éphèbes, les élèves de ce gymnase (oî irepi ro Aïoyévstov) avaient leur xstrrpocpuXai;. Leurs noms figurent sur les stèles à la suite de ceux de leurs camarades plus âgés150.
Il faut se garder de confondre les fonctionnaires éphébiques, dont on vient de voir les titres et les attributions, avec les fonctionnaires éphèbes. Le collège, au temps de l’empire, était une image de la cité. Les jeunes gens y prenaient volontiers le nom de citoyens (itoXïtat) 131 . Ils choisissaient parmi eux un archonte, un archonte-roi, un polémarque et des thesmothètes m. Les marbres mentionnent un, quelquefois deux stratèges éphèbes153, un héraut (xvjpu?), qui rappelle le héraut de l’Aréopage et atteste la grande influence qu’a reconquise cette assemblée sur l’éphébie <54. Il y a même des jeunes gens qui prennent le titre d’Aréopagites, nouvelle preuve de la popularité dont jouit ce conseil auprès d’eux 155. On trouve, enfin, sur les marbres des agoranomoi, des astynomoi156, des eisagogeis 157. Cette puérile imitation de la constitution d’Athènes suffirait, à défaut d’autres indices, pour prouver que l’éphébie des premiers siècles de notre ère n’a plus rien de commun avec l’ancienne éphébie.
Les exercices éphébiques. — Il est difficile de dire quelle était, au Ve siècle, l’instruction que recevaient les éphèbes; ce qui paraît certain, c’est que leurs exercices ôtaient essentiellement militaires. Le serment par lequel nous les voyons se lier de bonne heure faisait d’eux des soldats158; ils avaient probablement des instructeurs spéciaux qui leur apprenaient à marcher en bon ordre et à combattre. Leur principale occupation consistait à garder l’Attique. Ils la gardaient de deux manières : en taisant, dans les postes fortifiés comme Éleusis, Anaphlystos, Thoricos, Phylé, etc., des séjours plus ou moins
longs159; en organisant, sur toute l’étendue du territoire, des patrouilles armées. Thucydide parle du temps qu’ils passaient dans les forts160; le poète comique Eupolis, contemporain d’Aristophane, y fait de même clairement allusion l61. En tant que corps chargé de parcourir le pays pour y maintenir l’ordre et prévenir les incursions ennemies, ils portaient le nom de rapIiroXot 1G2. Mais il faut faire une distinction entre ces itephcoXot qui appartenaient à l’éphébie, et d’autres qui lui étaient tout à fait étrangers. On trouve le mot mpréoXot, au v' et au ive siècle, employé pour désigner une troupe de mercenaires commandés par des péripolarques. Cette troupe jouait dans la vie militaire, et même politique d’Athènes, un rôle important163. Elle était chargée de la police du territoire : un décret de 352 lui confie la garde des bornes placées sur un terrain consacré aux déesses d Eleusis164. Elle pouvait, de plus, être appelée à faire la guerre : en 424, nous voyons les TTEpréoXoi se battre, sous Démosthène, aux environs de Mégare 163. Vers la fin du ive siècle, le péripolarque Smikythion et, ses hommes défendent Éleusis dans des circonstances qui nous sont inconnues166. Ou ne saurait dire exactement ce qu’étaient ces mercenaires. Deux vers d’Aristophane semblent autoriser à les identifier, pour le v° siècle, avec les ItckotoIqtui 167, qui avaient leur place marquée à côté de la cavalerie athénienne 168, qui, aux parades, précédaient immédiatement les hipparques 169 et comptaient, bien qu’étrangers, un certain nombre d’Athéniens dans leurs rangs170. Quoi qu’il en soit, l’existence de irepfaoXoi différents des éphèbes est un fait incontestable. Les textes, d’autre part, donnent très nettement le nom de TtsptVAot aux éphèbes. Qu’en faut-il conclure? Que ce terme désignait moins un corps spécial qu’une fonction, qui pouvait être remplie et qui fut, en effet, remplie, suivant les cas, par des mercenaires ou par les jeunes gens de l’éphébie171.
C’est une question de savoir si le séjour dans les forts et le service comme 7rspi'7toXot étaient imposés aux éphèbes dès la première année de leur stage. Un passage d’Eschine conduirait à le penser172, mais il ne semble pas que, dans ce passage, le mot 7r£pt7roXot doive être pris à la lettre173. Au temps d’Aristote, la première année éphébique était consacrée à des exercices préparatoires, après lesquels les éphèbes étaient passés en revue par le peuple ; armés d’un bouclier et d’une lance aux frais de 1 État, ils devenaient alors nsflitokoi et tenaient garnison dans les forts174. Une chlamyde de couleur sombre et un
148 Dumont, Op. c. I, p. 203 et s. — 149 Corp. inscr. att. 111, 1093, 1121, 1133, 1135, 1171,1177, 1188, 1197, 1199, 1230. ’Eni Aïoy.vtlou Sià. pioo, 1 176, 1502. — 150 Cf. diociNEiA ; P. Girard, Op. cit. p. 58. — 161 Corp. inscr. att. 111,1091. Cf. 1177. — 152 Ibicl. 111, 5l, 735, 737, 747, 1119, 1124, etc. ’Ercüvupo; upyuv, 1114. Cf. pour le jJaffù.sO;, 1092, 1119, 1137, 1129. 1147, etc.; pour le 1114, 1116, 1119, 1147, 1160,
H7I, 1177, etc.; pour les 9<apo»£i«, 1147, 1183. — 153 Ibid. III, 1092, 1 114, 1119, 1 124, etc. Cf. 1 177. — 164 Cf. Ibid. III, 5, 735, 751 , 752, 763, 1102, 1138 ; Dumont, Op. c. 1, p. 156. — U6 Corp. inscr. att. III, 1085, 1233 et Dittenberger, ad h. tit.—lMIbid. 11 [; 1 * 14, 1119, 1147, etc. — 157 Ibid. III, 1193. — 158 On a vu (note 55) qu’ils le prêtaient dès le temps d’Alcibiade; il remontait certainement plus haut (cf. p. 621), mais c’est là la plus ancienne mention qu’on en ait. — 159 Cf. Boeclch, Slaatsh. 3'j!d. I, p. 255; Haussoullier, La vie munie, en Att. p. 193. — 160 Time. II, 13, ~ ’ 161 Eupol. ap. Schol. Aesch. De male pesta leg. 167 (Meineke, Frag. corn,
gr.', 357). Cf. Xen. De vect. IV, 52 ; üemosth. De cor. 37 ; Schol. Demosth. Olynth. III, p. 29, 25; Schol. Aesch. In Tim. 18 ; Aristot. Rep. Athen. 42. — 162 Aesch. De male pesta leg . 157, Cf. les renvois de la note précédente et Plat. Legg. VI, p. 778 C ; pi VII’.P-8j3 r>-E i Poil. VIII, 105. — 163 Thuc. VIII, 92, 2 et 5; Lys. In Agor.1l ;
ut. Alcib. 25 , Corp. inscr. att. 1, 59. Ceux qui la composaient sont aussi désignés J00,3 es iQscl’iptions par le mot a-cpaTiùaai : v. Corp. inscr. ait. II, 1219 ; ’Esyua. éçy. i,p. 135, 1. 20 et s., 139, 1. 13. Ce serait cependant une erreur d’attribuer toujours ce tenue le sens de mercenaires. Même dans l’épigraphie éleusiuicnne où il a
volontiers cette signification, ou le trouve appliqué aux soldats citoyens : v. ’E=r,n.
ko*. 1890, p. 97-9 S - 164 Bull, de corr. hell. XIII, p. 433 et s. — 106 Thuc. IV, 67,
2 et 5. — 1CG ’Etnn». ào*. 1888, p. 2i. — 167 Aristoph. Au. 1177-1179. — 168 Thuc. II, 13, 8. Cf. Boeckh, Slaatsh. 3e éd. I, p, 331 et s. ; Martin Les caval. athen. p. 368. — «9 Xen. blemor. III, 3, 1. — 170 Lys. In Alcib. II, 6. — ni Cf. sur cette question encore obscure des uiftoAoi, Foucart, Bull, de corr. hell. XIII, p. 204 et s.; P. Girard, Op. c. p. 274 et s. — 172 Aesch. De male gesta leg. 167. — 173 Dittenberger, De ephebis alticis, p. 12-13. — 174 Aristot. Rcp. Athen. 42. Ce texte d’Aristote n’est peut-être pas autant en contradiction avec Eschiue que le croit Harpocration, s. v. ir£fi^oj.o;. Il ne dit pas expressément, en effet, que les éphèbes n étaient astreints au service de uEçi-okoi que la seconde année. Il se borne à constater que la première année était remplie par une sorte d’apprentissage du métier de soldat, mais cet apprentissage, qui se faisait au Pirée et à Munychie, avait déjà le caractère de ce que devait être, l’année suivante, la vie éphébique. Une difficulté plus sérieuse est celle que ce texte soulève à propos du serment. Si les éphèbes n’étaient armés qu'au commencement de la seconde année, c’est à ce moment, semble-t-il, qu’ils devaient le prêter. Lycurgue, cependant (In Leocr. 76), place le serment à l'époque de l'entrée dans l’éphébie, et c’est lui, vraisemblablement, qui a raison. Quel que fût l’emploi de la première année, les éphèbes étaient certainement armés dès leur entrée dans le collège, et c’est en recevant ces premières armes qu’ils se liaient par le serment tout militaire don on a lu plus haut la formule.