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XVII, p. 794, veuille désigner Je môme fonctionnaire par ces mots : Eau àl t/j
uuvoiu, xaÙTfl (se. xû»v UEXïïévxcvv xoù Jlouaetou ®i7.o>.oyvjv AvSf«v) Zeép a.«xoi/v.
sous les Ptolémées et 1 empire romain. Le titre ne nous est connu que par les inscriptions 33. Les fonctions honorifiques les plus diverses s’accumulaient sur la tête de ce haut personnage. Une inscription de l’époque de Ptolémée III Évergète91 nous montre un GuyyEVYi fWcAsoiç xotl E^'qy tqTvjv xat £7tt xwv îaxpmv xat E7tt(Jxax7iv xoü Mougeica».
Une autre95 est en l’honneur d’un certain Lucius Julius Vestinus qui fut à la fois archiprètre d’Alexandrie et de toute l’Égypte, épistate du Musée, surintendant des bibliothèques de Rome et qui dirigea l’éducation d’Hadrien.
ÉPISTATES DES TRAVAUX PUBLICS (èirnu.axat xSiv Oï)got7i'o>v Epytov) 96. — • Les fonctionnaires dont nous avons parlé jusqu’ici sont ordinaires; ceux que nous allons étudier maintenant ont au contraire ce caractère particulier d’être créés, par décret, pour un temps et un objet déterminés. Ils sont extraordinaires comme l’œuvre pour laquelle ils ont été institués, et ils durent autant qu’elle. Mais si les fonctions se prolongent souvent au delà d’un an, les titulaires sont généralement, comme dans les magistratures régulières, renouvelés à chaque commencement d’année. On comprend que ce devait être avant tout les entreprises de travaux publics qui, à Athènes comme dans les autres villes de Grèce, exigeaient la création de commissaires de ce genre.
1° A Athènes. — Toutes les fois qu’un travail public de quelque importance avait été décrété, le peuple athénien nommait du même coup une commission spéciale pour en surveiller et en diriger 1 exécution. Suivant la nature de l’entreprise, ces commissions étaient constituées do deux façons différentes. Ou bien 1 Ecclésia nommait un seul collège composé ordinairement de deux, trois ou cinq membres pris parmi tous les Athéniens ; ou bien, si les travaux avaient été partagés entre les tribus, c’était chaque phylè qui tirait de son sein soit un commissaire, soit plutôt, comme l Ecclésia dans le premier cas, une commission de plusieurs membres, plus ou moins indépendante de celles des autres tribus. Comme ce dernier mode d’élection était usité pour un petit nombre d’entreprises déterminées, les commissaires des phylai en avaient reçus des titres particuliers, tels que xet^oroiot, xaapoTOioi91 et la désignation plus générale d 'épislatai s’appliquait surtout aux membres des commissions élues par l’Ecclésia. Bien donc qu’Eschine, dans son Discours contre Ctésiphon93, veuille que l’on comprenne les tec/ottoioî par exemple parmi les lirurroTai tÔîv tfnp.o<r«ov %wv (car c’est lui qui nous donne le titre complet et officiel)99, nous nous occuperons ici surtout des épistates proprement dits.
C’est du reste le discours d’Eschine que nous venons de citer, avec la réplique de Démosthène (irepl toü G«xâvou)100 et les arguments placés en tête de ces harangues, qui nous renseignent le plus complètement sur le caractère de ces commissaires extraordinaires et leur position
PS6- S kl xtl Mpuaetu» xsxariUvo,-xtixs |Uv fiaa.Vtrv, vûv Si M Kwif... - » «'•
e corr. hcll. III, p. 470 = Dittenberger, Syll. 109.- 95 C. inscr. gr. 50 00.-96 Con- Iilter sur les matières traitées dans ce chapitre, Bœckh, Die Staatshaushaltwig ici Mener, éd. Frankel, t. I, p. 105, 257, 284; K. F. Hermann, Lehrb. der gr An- Inuitütcn 5- éd. t. 1. 139, S; 147, 11; 148, 7; Gilbert, Handb. der gr. Staataltert t’i p 249; Fabricius, De architectures graeca commentationcs eptgrakicaè Berl. 1881, p. 18 et s., et un article du même auteur dans V Hermès, XVII, 1 1- 97 Sur les istyireoiot, voy. les inscriptions publiées et commentées pat
iœhler dans les Mittheil. des arc/,. Inst. III, p. 50 et s. Ces charges ressemblent ;,r certains eûtes aux liturgies, de même que les épistatates des fêtes dont non urons à parler plus bas. - 98 Aeschin. C. Ctesiph. § 13 et s. 27 a 30. ■ ■
ussi Pollux, VIII, 183 : xsù; ii l.wxni«ox«5 xjj xSv fPy«v ktps7.sk ». |» v Axs.» atasâxa; fe» Xly» ,v, ’Esxiyafpot Si val teïsx„xdx«;. Cf. Xenopb. Cyrop. VIII, L i, — 1 00 Voir surtout le § 114.
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dans l’État. Dans chaque cas particulier les dispositions principales sont arrêtées par le décret du peuple ; les épistates agissent d’après elles (rcpdxxEiv xaxà ^(ptupa). Ce ne sont point d’ailleurs des hommes de métier, mais plutôt des hommes de confiance et de jugement. Leurs attributions le font -voir clairement; ils ont en effet en premier lieu à veiller à l'emploi des sommes que l’État consacre à l’œuvre décrétée ; ils sont en second lieu responsables devant le peuple de la bonne exécution du travail. Toute leur compétence découle de ces deux chefs. Par le fait qu’ils administrent les deniers de l’État, ils sont considérés,’ pour peu qu’ils restent en charge plus de trente jours, comme des magistrats responsables (àp/ovTsç), et ont à rendre des comptes (£nreu0uvoi). Comme les magistrats ordinaires, ils ont l’firsuovta otxc«rrï|ptou poulies affaires qui rentrent dans leurs attributions.
Les inscriptions laissées par les epistates des travaux publics d’Athènes confirment etcomplètent cesrenseignements des auteurs ; elles nous font voir en quelque sorte ces fonctionnaires à l’œuvre, et nous apprennent ainsi une foule de détails précis sur leur administration.
Les plus anciennes remontent au milieu environ du Ve siècle. Ce sont les comptes, très mutilés, d’un collège d’épistates préposés à une entreprise qu’on ne peut déterminer101. Les commissaires en question indiquent d’abord les sommes qui leur ont été remises, ici par les colacrètes, et font ensuite le relevé des dépenses de leur administration. D’autres comptes rendus pareils 102 paraissent s’échelonner sur une période de plus de huit années. Los épistates qui les ont établis furent d’abord au nombre de deux, puis de trois, enfin de cinq et sont assistés d’un greffier. La disposition est toujours la même : noms des épistates sortant de charge, sommes reçues, sommes dépensées, soldes remis aux nouveaux épistates. On a reconnu103 que les comptes très étendus qui, dans le Corpus, suivent ceux dont nous venons de parler10*, n’étaient autres que les bilans des commissaires préposés à la construction du Parthcnon. L’année 434, qui paraît être la dernière où l’on ait travaillé, est la quatorzième année de construction. Les mêmes épistates paraissent être restés quelquefois au moins deux ans de suite en charge; ils avaient sans doute été réélus105. Remarquons que ce sont ici les trésoriers d’Athèna et les hellénotamiai qui remettent à la commission l’argent nécessaire aux dépenses. Nous possédons de même des fragments des comptes rendus par les cinq épistates des Propylées (npcTruWoti Èp-fccciai; ËmcxotTai) 10G. Mais les plus intéressants de ces documents sont sans contredit ceux qui se rapportent à VÉrechtheion. On a retrouvé en effet trois fragments des comptes des épistates d’avant. 410 107, le décret rendu cette année-là sur la proposition d’Épigénès pour ordonner la reprise des travaux108, l’inventaire de tous les ouvrages terminés ou à demi exécutés, qui fut dressé en 409-8 par les trois épistates alors en charge (ÈmaTaxai
C. inscr. att. I, 284-238. — 102 C. inter, att. I, 289-296. — 103 Voy. Kœhler, Mittheil. d. dcutsch. arch. Inst. t. IV, p. 33 et s. — 104 C. inscr. att. I, 300-313 et IV, 297 AB. On consultera très commodément ces inscriptions, ainsi que celles qui suivent, dans Y Appcndix epigraphica que M. Michaelis a ajouté à l’édition faite par O. Jahn de la Descriptio arcis Athenarum de Pausanias (Bonn, 2° éd.). Les inscriptions relatives au Parthénon y portent les nos 3, 4 et b. — 101* Voy. les remarques de MM. Kirchhoff dans le Corpus , et Fabricius, Op. cit. — 10C C. inscr. att. 341 et 315, O. Jahn, Descr. arcis Atli., 2° éd. par Michaelis, App. epigr. n° 1 et 2. — 107 C. inscr. att. I, 321. Plus complet dans Michaelis, n° 16 et 17. — 108 C. inscr. att. I, 60 = Michaelis, 18. — 109 c. inscr. att. I, 322 = Michaelis, 19 = Ancient greek Jnsc. in the Brilish Muséum , t. I, n° 35. On consultera avec fruit le commentaire
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tou vso) tou £p.7roXet ev co xo dpyatov dyxXixa) assistés de 1 architecte que leur adjoint toujours le peuple100, enfin un nouveau compte rendu pour l’année 408-7, établi par prytanies et dans le plus grand détail ’10. Nous pouvons, d’après ces documents, nous faire une idée assez exacte de l’activité des épistates à cette époque. Il n’y a pas d’entrepreneur général, et les commissaires du peuple surveillent eux-mêmes chaque détail d’exécution. Ce sont eux qui font les parts du travail et les attribuent aux ouvriers; ceux-ci sont loués soit à la journée, soit à la tâche, et sont payés directement par les commissaires :
« Pour la cannelure des colonnes, à un tel, tant, à un tel, tant... Pour l’exécution d’une frise, à un tel tant ». Les seules peintures à l’encaustique ont été données à forfait à un entrepreneur ([/.ktômtyÎç). L’État fournit par l’intermédiaire des épistates le marbre et en général les matières premières. A la même époque le nouveau mur qui devait relier Athènes au Pirée était bâti tout entier à forfait par l’entrepreneur Callicratès111. On voit par là la différence qui était faite entre la construction délicate d un temple et celle d’un mur de défense. •
Ce n’était pas seulement à la construction d’édifices publics qu’au vc siècle on préposait des commissions d’épistates ; on agissait de même pour l’exécution des grandes statues destinées aux temples. Il nous reste quelques fragments de comptesd’ÈTucTaxai xoü àycÉX[xaTOî ll2, que nous voyons fournir à l’artiste de l'or et de l’argent. La statue dont il s’agit ici est probablement YAlhèna de Phidias. De 421 à 417 exista une commission de denx membres, toujours les mêmes, qui devaient faire exécuter et placer les statues des deux divinités (probablement Arès et Aphrodite)113. C’étaient les xagi'at xSiv aXXiov Osiov qui cette fois devaient fournir les crédits. Des épistates préposés à la fabrication de vases sacrés pour les processions (7TO|j.iie£o.>v imaxâxat, exxt xàç vixaç xai xa xcop.- Tieïa) se rencontrent aussi au ve siècle et de nouveau à l’époque de l’orateur Lycurgue 1U.
Du iv“ siècle il nous reste des comptes de cinq épistates du temple de Zeus Soter au Pirée115. Bien moins qu’un siècle auparavant les préposés à l’Érechtheion, ils exerçent une surveillance immédiate et ont le contrôle direct des ouvriers. Ils ont au début de la construction adjugé par devant tribunal les travaux par lots à des entrepreneurs, et n’ont plus dès lors que la surveillance de ces piaOwxaî. Un décret des dernières années du ve siècle110 montre encore ce procédé d’adjudication. Il s’agit de la reconstruction des murs, et les travaux ne sont pas cette fois, suivant la coutume, partagés entre les tribus. Des épistates assistés d’un architecte feront, dit le décret, dix parts des travaux, lesquelles seront ensuite adjugées au rabais par le ministère des polôtes et de l’administrateur des finances. Les épistates livreront les matières premières que fournira l’État, et pourront punir quiconque ne respectera pas leurs ordres. Suivent les clauses et
étendu et accompagné de planches de ce dernier recueil. L'architecte dont il est parlé ici est mentionné partout où il ne s’agit pas de pure administration financière. A côté de lui, on trouve (C. iuscr. att. I, 324) un architecte en sous-ordre, payé par les épistates. Il reçoit à peu près autant que le sous-greffier. — 110 C. inscr. att. I, 324= Michaelis 20. C’est ce dernier document qui nous fait le mieux juger de l’activité ordinaire des épistates. — U1 Plutarch., Pericl. 13, p. 160 = KaUixçàTYi;. — 112 C. inscr. att. I, 298 et 299; Michaelis, l. c. 8, 9, 10. — 113 C. inscr. ait. I, 318. — 114 C. inscr. att. I, 320 ; Ibid. II, 739 et 740. Cf. ibid. II, 74. 116 C. inscr. att. II, 834. — 116 C. inscr. att. II, 167. Voir Kœhler, dans le môme tome, p. 411 et Mittheil. d. d. archxol. Inst. t. III, p. 50 et s., ainsi que les ouvrages cités au commencement du chapitre.
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conditions du contrat. Nous allons voir du reste plus exactement, par les inscriptions de Délos, quelles étaient les attributions des épistates, quand il y avait ainsi contrat avec des entrepreneurs. Rappelons encore, avant de quitter Athènes, que c’est en qualité d’épistate que Lycurgue présida ii la construction du théâtre en marbre de Dionysos et probablement à celle d autres édifices’ , de même que Périclès autrefois avait lait partie entre autres de la commission de l’Odeion”8.
Eschine nous dit”9 que ce fut en qualité d épistate de la marine (£7u<jT«TYjç tou vauTtxou) que Démosthène porta en 340 sa fameuse loi sur les symmories. Nous ne savons rien de ces fonctions, mais on peut penser que c’était aussi une commission extraordinaire dont 1 orateur faisait alors partie.
2° Hors d’Athènes. — Les documents, de beaucoup les plus importants, qui nous signalent hors de l’Attiquc des épistates chargés de travaux publics, appartiennent à Délos. Sur un célèbre marbre conservé à Oxford120, et dans les comptes des hiéropes que M. Homolle a publies et commentés si savamment121 ou dont il est donné des extraits, nous rencontrons en effet à plusieurs reprises la mention de commissaires, élus par le peuple *-*, pour assister les hiéropes dans la construction de bâtiments publics. Ces commissaires étaient appelés tantôt épistates (dans l’inscription d’Oxford et dans le cahier des charges inédit de l’année 297) ”3, tantôt épimélètes (comptes de l’archontat d’Hypsoclèsde l’an 279) et de l’archontat de Démarès (180), publiés124 (comptes inédits de Charilas et de
Sosisthénès126). Les attributions de ces fonctionnaires sont
en effet tellement les mêmes, les formules employées si semblables, qu’on ne peut guère, noussemble-t-il, douter de leur identité126. Même à Athènes, avons-nous vu, ces magistrats portent les deux noms. Nous allons donner une idée des attributions des épistates déliens, en suivant le contrat d’Oxford, qui est le plus détaillé et dont les autres inscriptions reproduisent avec peu de différences les principales clauses. Nous n’entrerons pas à ce propos dans le détail des « marchés de travaux » : on trouvera sur cet intéressant sujet d’excellentes études dans des livres récents127. Les épistates donc, que nous avons vus à Athènes abandonner de plus en plus la direction immédiate des travaux, adjugent ici tous les ouvrages à un ou à un petit nombre de gros entrepreneurs (epYwvvw), et ne conservent, assistés en tout par leur architecte, qu’une surveillance générale. Si l’entrepreneur n achevé pas les travaux qu’il a obtenus, ils lui infligeront une amende, et adjugeront à un autre ce qui restera a fair .
« Ils ont la police des chantiers et peuvent frappei d’amende les entrepreneurs ou les ouvriers imloci es » Ils ont le droit de refuser (iw>8oxi|ww«i) ce qui leui
- 118 Pl“‘- Pencl- ,3' C'- ,’ T „ 736 et 745, t. III ( Urkunden
Voy. Bœckh, Staatshaushaltung der A Jh. h P- * ^ ^ ricû de VEpis
ueber das Seewesen des athsch. Staales), p. -• ordinaire dont
taie des eau, d’ Athènes (^ hrénén). - ™ L'in-
il a été déjà traité à l'art, cle ÉrrnarL™ (V. Lp ™ ‘étés J ^
scription d’Oxford a été publiée par “ “ et suW.'aTee un Lmentaire.
Jcpuis par '*****?”"% ■ g**1*^* et Bull. de eorr. 121 Bull, de corr hell VI p. et (• P .
kell. XIV, p. 389 e s. (compte^ Hyp^oclés). ^ ^ ^ ^ ^ ^
Y1' P' Teh TxlV -T» Bull, de corr. hell. XIV, p. 393, lignes 44 et s. rlT'v, r ; i T 216-254 - Bull. VI, p. 78. - «• Valer. von Schoefler, Ibid. VI, face II, 1- - - Cst d'un avis différent. Voir aussi dans
De Dell insulae rebus. p. - - > jo. Fabricius (De
l'article de Swoboda, Wiener Stud.en, t. X, p. 280, la
paraîtra insuffisamment exécuté et de punir d’amendes un mauvais travail. S’il y a plusieurs entrepreneurs et que des contestations s’élèvent entre eux, les épistates, siégeant dans le temple, trancheront les questions en litige et leur arrêt sera sans appel (xüptov É<mo). Une des principales attributions des commissaires est encore l’administration financière, qu’ils partagent d’ailleurs avec les hiéropes. Ce sont eux qrti ordonnent les payements. Ceux-ci se font de la manière suivante : la moitié de la somme dès la signature du contrat, après toutefois qu’un dixième en aura été retenu; un quart au premier tiers des travaux; le dernier quart aux deux tiers des travaux. Quant au dixième de caution, il ne sera livré qu’après achèvement complet du travail et inspection détaillée faite par les épistates, accompagnés par l’architecte (îoxt|jd<7oiK7i xat xotTa pÉpoç ExaaTov ttôv epyojv). Cette vérification devra avoir lieu dans les dix jours après 1 achèvement. La caisse publique accordait parfois des subsides pour ces constructions; dans ces cas les trésoriers remettaient les sommes votées aux hiéropes et ceux-ci, à leur tour, les donnaient aux épistates en temps voulu (toï; xaftiixouffi ypôvotç) ,2S. Les épistates déliens avaient, comme ceux d’Ëleusis, un local particulier, nommé èm crrdaiov 129.
Outre les entreprises de bâtiments, M. Homolle nomme encore, parmi les attributions de commissions extraordinaires à Délos, le bornage des propriétés, le placement des capitaux, la gestion des fondations pieuses, la célébration des fêtes130 ». C’est qu’un certain nombre d’inscriptions131 d’une époque un peu plus récente, qui renferment des inventaires do vases sacrés conservés au prytanée, font plusieurs fois mention d’ épistates qui auraient consacré ces vases. Il est difficile aujourd hui de déterminer ce qu’étaient vraiment ces fonctionnaires, et il faut sans doute suivre l’avis de M. Homolle.
Nous avons encore deux contrats passés entre intendants et entrepreneurs, qui sont fort semblables a celui de Délos et appartiennent à la même époque. L un est de la ville de Lébadée et l’autre de Tégêe 132, et ils ont pour la connaissance de ces questions une importance au moins égale à celle du document que nous avons résume plus haut. Nous nous contenterons cependant de es signaler ici, puisque les intendants des travaux ne portaient point dans ces villes le nom d’épistates. Ils s appelaient loSoTÎipe; (adjudicateurs) a Tégée, de leur pu pale attribution, et vaoitotoî à Lébadée. Ailleurs ils avau n le titre d’épimélètes.
Ils se sont appelés épistates, comme à Athènes eUi Délos, s’il faut en croire les inscriptions, encore à/hon . (épistates chargés de construire un théâtre, à la lin tu v° siècle), à Traites de Magnésie"", où nous trouvons a l’époque d’Auguste trois épistates chargés de la construc-
lreh gr) partage l'opinion de M. Homolle. Il faut d’ailleurs •’>Uar*r avant
eut a« paroles de M. Homolle. qui a la conuaissanco de toutes les m . r pt
Couvertes - 127 R. Dareste. Annuaire de VAssoc. pour l encourue, . d élnd-
? ! XI 1877; Fabricius, n. arck. ,r. Berl. 1881; Cboisy, sur lare hü.
. Paris 1884; Homolle, Bull, de corr. hell. VI, p. 78 et s. et X , p. <-
R 'Dareste, B. Haussoullier, Th. Reinach, Inscr. juridiques grecques I, P- •-