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payer une certaine somme ( pecunia honoraria ), qui entrait dans Y area municipalis 17. Des dépenses Lien plus considérables étaient imposées quand on était sévir 18. Il paraît que le titre d’ Augustalis devint héréditaire avec les charges qu’il entraînait, c’est-à-dire les repas [epulae] et les spectacles à donner au peuple.
Ainsi se forma peut-être Vordo Augustalium 19, inférieur à celui des décurions. Les affranchis surtout étaient avides de ces fonctions et disposés à en supporter les charges, parce qu'ils ne pouvaient aspirera des honneurs plus hauts 20. Les Augustales portaient des ornements qui les faisaient reconnaître (ornamenta Augustalitatis-1), et avaient au théâtre des places distinctes **; quelques-uns obtinrent des décurions un décret leur conférant le droit d’y faire porter le siège honorifique appelé bisellium n, ou de revêtir les ornements des édiles et des décurions24.
Le collège des Augustales s’éteignit sous l’influence de l’extension de la religion chrétienne. G. Humbert.
IV. Au début de l’empire romain on avait, par flatterie, donné le nom d 'Augustales à des officiers inférieurs de la légion, de même que, sous le règne de Vespasien, on en appela d’autres Fluviales, parce que le souverain appartenait à la famille Flavia28, et que les soldats de deux légions d’illyrie furent nommés Joviani et Herculiani 26 par Dioclétien et Maximien, qui prétendaient descendre directement, le premier de Jupiter, et le second d’Hercule, par cela même que Dioclétien l’avait adopté 27. De même encore, Caracalla 28, qui avait pris le nom d’Alexandre, par admiration pour le conquérant macédonien, créa une phalange de seize mille hommes qu’il appela Alexandrini et qu’il arma et fit combattre comme les hoplites. Masquelez.
AUGUSTALIA. — Fête célébrée pour la première fois en l’an 735 de Rome (19 ap. J. -G.), en l’honneur d’Auguste, lorsqu’il fut revenu à Rome, après avoir réglé les affaires de l'Orient *. Parmi les honneurs qui lui furent décernés à cette occasion, il accepta seulement qu’un autel fût consacré à la Fortune qui l’avait ramené ( Fortunae reduci) et que le jour de son retour fût classé parmi les fêtes sous le nom d 'Augustalia a. A cette occasion des jeux semblables à ceux par lesquels on fêtait sa naissance furent donnés dans le cirque, aux ides d’octobre, et renouvelés les années suivantes 3 par les soins des consuls [ludi augustales] ; ils ne furent toutefois inscrits dans les fastes comme fête annuelle, en vertu d’un sénatus-consulte, qu’à dater de 767 (14 ap. J. -C.). Après la mort d’Auguste, le trésor public en fit les frais, et les tribuns du peuple furent chargés d’y veiller; plus tard, cette charge incomba au praetor peregrinus\ Les fêtes duraient du 5 au 12 octobre et étaient précédées d’une procession dans le cirque [pompa] , dans laquelle on promenait, probablement dans des chars et sur des li-
17 Uenzen, p. 302, n. 37, 38 j Zumpt. p. 41 , 42. — «Orclli, 1840; Lise. r\iVreap. 4943 4886. — 13 Zumpt, p. 48. — 20 Corp.insc. lat. II, 1004; Boissier, Larelig. rom.p. 1S: et s.— 21/„sc. r.Neap. 464. - 22 Orelli, 4 0 46. — 23 Disc.r.Ncap. 6042. — 2V/„SC,. A-rap. 1955. - 25 Veg. II, 7.-26 Veg. i, 7. Prise. II. - 27 Ponip. Laet. Epitome — 28 Dio Cass. LXXVII ; Herodian. IV, 13. — Bihliooiui-hie. Egger, Examen critiqu, des historiens du siècle d’Auguste, Appcnd. II, p. 357 et s., Taris, 1844; Id. Revu archéologique, IID année N. S. 1847, li-vr. lüct 12; Zumpt, De Augustalibus et SeCi ris, Berol. 1846 ; Henzeu, Ueber die Augustalen, in Zeitschrift für Alterthumwissen schaft, 1848, n”» 25-27 et 37-40 ; Becker-Marquardt, Handbltch der rômischen Alter thûmer, III, 1, p. 375 et suiv. Leipz. 1851 ; Marquardt, Romische Staatsi)ersit)altun& I, 512, Leipz. 1873; Boissier, La religion romaine d’Auguste aux Antonins, Paris 1874, t. I, c. Il ; Naudet, De la noblesse chez les Romains, dans les Mém. de l’Acad des inscr. t. XXV, 1868, p. 66-74.
AUGUSTALIA. t Dio Cass. HV, 10 et 34 ; Kalendar . Amit. Maff. et Ant Id. oct Mommsen, Corp.insc. lat. I, p. 404.- 2 Monum. Ancyr. XI ; Eckhel, üocf.mta VI 106; Borghcsi,Ossenj.mi»iiswi.dec.XVI,oss.VH,t.II,p.2G4 des Œuvres ; Cohen Mann lmp. Auguste, no 96 et suiv.; 378, 379.-3 Dio, LVI11, 29— 4 Dio, LVI,4&- Tac Ann I
tières, les images d’Auguste, de son Génie [genius], celles de l’empereur régnant, etc. Les magistrats qui présidaient aux jeux figuraient dans celte procession avec le costume triomphal (vestis triump/ialis)i .
Le nom d’ Augustalia (icSau-ro!, i£6â(7g.ta, Aùgouczc tkvx, AOyouateta), est souvent aussi donné à des jeux célébrés hors de Rome en l’honneur d’Auguste6, le jour de sa naissance ou en d’autres circonstances [ludi augustales]. E. Saglio.
AUGUSTALIS PRAEFECTUS [praefectüs].
AUGUSTUS. — Octave, en se faisant décerner le titre d’Auguste, en 26 av. J.-C., par le sénat et le peuple1, sur la proposition de Munatius Plancus, prétendait attacher à sa personne un caractère sacré et presque divin, de nature à fonder la légitimité et l’inviolabilité de la puissance impériale en lui-même et dans les membres de sa famille 2. En effet, les Romains rattachaient au mot augustus le mot augur, pour mieux indiquer la valeur religieuse de ce surnom.» C’est avec Jupiter, dit Ovide3, que César partage son nom ; nos pères disaient augustes les choses saintes ; augustes sont les temples religieusement consacrés par la main des prêtres. De ce mot est dérivé celui d’augure et toute augmentation (ou création) due à la puissance de Jupiter, » etc. Le prince fut dès lors considéré comme sanctus , sacrosanctus et comme ayant droit aux adorations4; les Grecs ont traduit le mot Auguste par leSotaro;. Les successeurs d’Octave prirent après lui le même surnom, en l’ajoutant immédiatement à leur nom propre, que précédaient les mots Imperator et Caesar 5.
Au titre d’Auguste se rattache l’institution d'un culte rendu à l’empereur pendant sa vie, son apothéose après sa mort, et le titre de Divus Augustus qui en est la suite [apotueosis, sodales augustales]. Les impératrices, et plus tard les autres princesses de la famille impériale, prirent le nom d 'Augusta, et toute la famille celui de Domus Augusta. Depuis Marc-Aurèle et L. Verus, le titre d’Auguste ne fut plus exclusivement réservé à l’empereur régnant; il fut accordé à des princes impériaux, à des fils adoptifs, etc. 6. Probus prit le nom de perpétrais Augustus, et Claude le Gothique celui de semper Augustus, qui fut en usage jusqu’à la destruction de l’empire romain. G. Humbert.
AULA [domus, villa, tiieatrum].
AULAEA ou AULAEUM (AùXoda). — Synonyme de vélum, dans le sens général de tapisserie, rideau, tenture, voile ou store, ce mot désigne plus particulièrement de riches tissus de fabrication orientale, connus de bonne heure en Grèce et introduits à Rome, d’après l’opinion commune, au temps ou le roi Atlale fit le peuple romain son héritier1. L'emploi de semblables draperies, dans les habitations, pour fermer l’entrée des salles, les ouvertures d'un portique, ou pour décorer les parois du triclinium ou
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AUGUSTUS. 1 Suet. Oct. 7 ; Tib. 26; Vell. Pat. Il, 91 ; Dio Cass. LIII, 16,' 17; Censorinus, De die notait, ; -voyez Eckhel, Doctr. num.,\ I, p. 88. — 2Becker-Mar-
quardt, Handb. der rôm. Alterth. II, 3, p. 302. — 3 Ovid. Fast. I, 608 et s 4 Flor.
IV, 12 ; Veget. II, 5. — s Lamprid. Alex. Sever. i 0. — 6 Amm. Marc. XXVII, 7. — — Bibliographie. Eckhel, Doctrina nummorum, Vienne, 1792-1826, Vt, p. 88 • VIII p. o54 et s.; Becker- Marquardt, Handbuch der rôntischi Alterthumer. II, 3, p. 302 et s. Leipz. 1849; Pauly, Realencyclopàdie, I, p. 2147 (2« Mit.); Walter, Geschichte des romisch. Redits, 3“ édit., Bonn, 1860, 1, p. 418, n» 272 et note 37; Preller. Rom Mythologie, 2« édit. Berl. 1865, p. 773 et 9. ; Fincke, De appellutionibus Caesamm hononficts, Komgsb. 1867; Mommsen, Rôm. Staatsrecht. II, 2, p. 731, Leipz. 1875.
AULAEA ou AULAEUM. tOn doit repousser l’étymologie donnée par Servius (Ad Gaorg. III, 25, et AdAcn. I, 697 ; cf. Isid. Orig. XIX, 26, 8 ; Prop. II. 32, 12; Val. Max IX, 1, 5), qui fait dériver le mot . ab aula Attali regis » ; voyez en effet l’emploi du mot «ûW dans letj auteurs grecs : Theophr. Char. 21 ; Hypcrid. Frag. 165 Tur. • Polyb. XXXIII, 3, cités par Teuffel dans la Realencyclopàdie de Paulv, t I p ^15g' 2- éd.; V. aussi l’inscription d’Andanie : Le Bas et Foucart. Voy. arch. Messénie, p"t6I .’
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