DOMUS, VELUM, VESTIS
Le nom d auXata a été aussi donné au voile qui fermait une tente [tentorium].
Dans les théâtres, le rideau qui fermait la scène était un (aulaeum) [tüeatrum, vélum].
Dans les temples, un voile semblable était suspendu devantla statue de la divinité. Ainsi Pausanias nous décrit le rideau (7t£pt7isTacu.a) de laine, enrichi de broderie à la manière des Assyriens et teint en pourpre de Tyr, qu’on voyait dans le temple de J upiter à Olympie, et qui avait été offert au dieu Par Antiochus, et il ajoute : «ce rideau ne se remonte pas en haut vers le toit comme celui de la Diane d'Éphèse, mais on le baisse àterre en lâchant les cordons 3. » E. S.
AULETES [tibicen].
AERARIA FENCTIO. Constantin établit un impôt spécial sur les marchands, sous le nom de auraria functio1, ou lustralis collatio, ou collatio auri et argenti, ou chrysargyrum, ou aurum lustrale 2 ; cette dernière dénomination appartient toutefois également à un tribut imposé sur toutes les personnes sans distinction, et pour certains animaux, et qui fut aboli en Orient par Anastase. L 'auraria functio fut également abrogée par cet empereur 3.
Nous renvoyons pour les détails aux articles lustralis
COLLATIO et CHRYSARGYRUM. G. HuMBERT.
AURARIUS [aurifex].
AEREES. — Nom de l’unité monétaire de l’or à Rome sous les empereurs.
Le triomphe de la cause césarienne et l’avénement du vainqueur de Pharsale à la dictature furent marqués par une véritable révolution dans le système monétaire des Romains. Jusqu’alors le monnayage de l’or ne s’était produit que dans des circonstances exceptionnelles ; l’argent était la véritable monnaie. Le rapport des deux métaux avait été trop variable pendant la durée de la république pour que l’on pùt songer à établir une taille fixe de ce métal ; et lorsque, à de longs intervalles, on en avait fabriqué quelques pièces, c’était d’après des coupes assez diverses, qui n’avaient de commun que de se rapporter toutes à des parties aliquotes de la livre [denarius et moneta, 3° section]. César le premier, ayant remarqué que l’or formait désormais une part prépondérante de la circulation métallique, établit avec ce métal une monnaie fixe, d’un poids et d’une valeur invariables, ayant saplace dans l’ensemble du système du numéraire officiel de l’État. Sa nouvelle monnaie fut appelée aureus nummus *, denarius aureus-,
et plus habituellement aureus 3. La taille en fut fixée à 7- de
la livre ou 85r,186\ taille qui avait le double avantage de se rapprocher de celle des statères attiques de Philippe de Macédoine, qui étaient la monnaie d’or grecque la plus répandue à Rome, et de représenter exactement, avec
le rapport de 11 - à 1 entre l’or et l’argent, 100 sesterces ou 23 deniers. Ainsi les 20,000 sesterces que César, dans son triomphe de l’an 40 avant notre ère, distribua à ses soldats, pouvaient être payés, sous un beaucoup moindre volume qu’en argent, avec 200 des nouveaux aurei (fig. 634) s.
En même temps qu'il introduisait la fabrication de cette nouvelle monnaie, le dictateur rétablissait pour les espèces d’argent les prescriptions de pureté de titre portées par les anciennes lois6. De plus, faisant également retour aux anciennes habitudes, il remettait en usage le quinaire [quinarius] et le sesterce [sestertius] pour la moitié et le quart du denier, en supprimant le victoriatus et le semivictoriatus qui depuis laloiClodia en avaient tenu la place7.
. Les différents points dans lesquels consistait cette nouvelle organisation monétaire furent conservés après la mort de César pendant la guerre civile et pendant le triumvirat. Aussi bien dans les provinces que tenaient les partisans des tyrannicides que dans celles qu’occupaient les triumvirs, on frappa en grande quantité des aurei de 40 à la livre (fig. 633), des deniers , des quinaires et des ses-
Fig. 635. Aureus du triumvirat.
terces d argent y.
Nous rapportons à l’article moneta quel partage s’établit sous Auguste, au début de l’empire, entre le prince et le sénat pour l’exercice du droit de monnayage et la surveillance de la fabrication des espèces. Dans le système qui s’organisa par suite de cecbangement, la monnaie d’or devint, comme l’argent l’avait été sous la république, l’étalon et le régulateur.
L’unité de ce métal demeura Y aureus, qui valut toujours 100 sesterces9, et admit la division de la moi tié, appelée quinarius aureus ; une taille quadruple, appelée quaternio , fut en usage sous le seul règne d’Auguste10. Mais, au lieu
de continuer à donner à V aureus le poids de - de la livre,
on le réduisit 11 à- , ce qui, le denier restant au taux de-^- de
la livre d’argent établi par la loi Flaminia, établissait entre la valeur monétaire des deux métaux une proportion de