Laconicum de l'église de Sainte-Cécile à Rome
la salle par une série d’autres tuyaux horizontaux disposés circulairement le long des parois ; d’autres tuyaux verticaux plongeant dans l’hypocauste servaient à l’évacuation de la fumée, qu’ils conduisaient au dehors. Que 1 on suppose maintenant une ouverture permettant de voir, d’une manière quelconque, la flamme entraînée par le tirage et l’on aura une explication des expressions 17°, qui se rencontrent dans les auteurs : ad flammam, ad ignem sudare ; à moins qu’on ne doive la chercher dans un autre fait très-simple : c’est que l’on apportait dans une des salles, pour exciter la transpiration, un brasier ardent, tel que les grands réchauds que l’on a trouvés dans les bains de Pompéi 171 .
Le laconicum ainsi construit était une étuve sèche (assa sudatio) 172 ; il pouvait être aussi un véritable bain de va¬
is* V, Il (10) et 12 (11), 2. 165 sen. Ep. lxxxvi, 10, 11 ; Petron. 72; Plut. , samt. tu., VI. 166 Nous n’avons fait aucun usage de cette peinture qui a défra tant de discussions. L’erreur, déjà soupçonnée par Canina ( Arch . rom. Il, p. 15 est démontrée par Marquardt (Handb. d. rom. Alterth., V, 1, p. 284) avec toute clarté possible. 167 Comp. les plans des bains de Bignor (Lysons, Reliq. Ro Britannicae, t. III, Lond. 1817) ; de Wroxeter (Leighton, in Archaeologia, Lond. 1 pl. xxxi et xxxn ; de Caervent (Morgan, Ib. XXXVI, 2, pl. xxxvi, et Marquardt, ffanc d. rom. Alt. V, 2, p. 300); de Drévaut, Cher; de Perenuou, Finistère (Caumoi Antiq. monum. III, pl. xxxv) ; de Mackwciler, Bas-Rhin {Ib., lSOo, p. 375) ; de Cba
pl.eu (Peigné-Delacourt, l 'Hypocauste de Champlieu , 1867) ; de la Carrière-au-Roi Mem. de VAc. des Inscr. (Sav. étrang., t. VIII) : d’Allenz (Aus’m Weerth, Bad d. rom. Villa beiAUenz, Bonn, 1861), etc—168 Robortelli ad Scrib. Larg. éd. Rhodius, Patavu, 1655, p. 109 et s.; et m Graevii Thesaur. XII. p. 386. Les dimensions sont indiquées en palmes romaines, 31 1/, de haut, 34 l/2 de large. - 169 D’après Rhodius, ad Scrib. Larg. p. 104 ; voy. le mémoire du général Morin, Mèm. de VAc. des Inscr Sav. étrangers, 1- sér. t. VIII, p. 3 6 4.-170 Cels. 1,3 ; Suet. Aug. 82. -171 Voyez plus bas fig. 761.-172 cels. III, 27 ; cf. II, 17; Cic. Ad Q. frat. III, 1, 2; Senec-V U 6 : « ...sudatoms in quæ siccus vapor includitur » ; Mart. VI, 42 : » arido vapore
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peur. Voici (fig. 760) l’exemple d’une étuve faisant partie de bains découverts àTriguères, dans l’Orléanais 178 : c’est
une salle qui a la forme ordinaire du caldarium ; elle est suspendue au-dessus d’un hypocauste ayant son fourneau spécial. L’air chaud venant de l’hypocauste passait par douze conduits horizontaux sous le pavé du laconicum et montait ensuite par douze conduits verticaux, qui tapissaient encore la niche au moment de la découverte; . de plus, un tuyau de plomb traversait le mur et débouchait sur la plate-forme, y amenant de l’eau du dehors : il était donc facile de transformer l’étuve sèche en bain de vapeur en répandant l’eau froide sur le pavé brûlant, moyen employé de bonne heure, comme nous l’avons vu174, et qui resta toujours en usage 175.
Mais la disposition la plus ordinaire dans les habitations particulières et dans les établissements publics de médiocre grandeur devait être celle que nous avons observée d’abord dans les maisons de Pompéi 176 et retrouvée ensuite dans les bains publics. Elle concorde avec le texte des deux passages cités de Vitruve. Dans le premier cet auteur place les étuves ( laconicum sudationesque) à côté du tepidarium : c’était, nous l’avons dit 177, la règle générale; et dans le second, décrivant la palestre des Grecs, il dit que l’étuve ( concamerata sudatio) comprend les mêmes parties qu’il a décrites à propos des bains romains, à savoir le laconicum, à l’une de ses extrémités 178 et à l’autre la calda lavatio ; la seule différence est que dans la palestre cette étuve est la pièce la plus proche du bain froid, peut-être parce que dans la palestre il n’y avait pas de salle tempérée servant d’intermédiaire, les exercices étant pour le corps une préparation suffisante. Le plan des bains découverts à Pompéi en 1824, offre (fig. 764, p. 660) un modèle de la première distribution, qui était habituelle chez les Romains. On y voit, à la suite du tepidarium , 19, la concamerata sudatio, 20, avec la loge demi-circulaire où est le labrum , 21, et de l’autre côté Yalveus ou calda la vatio, 22. Les bains retrouvés en 1857 et que, pour cette raison, on appelle les Nouveaux bains, sont annexés à une palestre, on en trouvera le plan ailleurs [palaestra]. Quelques parties y sont à l’usage de ceux qui fréquentaient la palestre ; les autres diffèrent peu de ce qu’on voit dans les bains ici représentés. Les Nouveaux bains renfermaient comme ceux-ci un quartier pour les hommes et un quartier pour les femmes et, dans chacun, entre le bain chaud et le bain froid, se trouve un tepidarium : c’est donc le plan romain qui a été adopté dans les Nouveaux bains, aussi bien que dans les Anciens, lorsqu’ils furent remaniés peu de temps avant la destruction de la ville. Une inscription que l’on y a découverte fait connaître que la palestre et les por-
U3 De Caumont, Bullet. monum. t. XXIX, p. 404. — 174 Voy. cotes 52, 53. — Oô sid. Apoll. Ep. II, 9. — 176 Vov. les fig. 751, 752, 753, 754, 756, 757, 764. — 177 Vov. notes 124 et suiv., et plus bas note 180. — 178 « ]n versuris n, dans ses tournants. - 179 LACONICUM ET DBSTRICTARIVM FACIVND. ET POIÏTICVS. ET PALAESTR. REFICIVNDA, etC.,
voy. note 130. — 180 Galen. Meth. med. t. X, p. 537, 479 et 481 Kuhn ; Cels. I, 4 :
« In tepidario insndare, ibi ungi, tum transire in calidarium; » Sid. Apoll. II, 2:
“ Aquarum cella coctilium quae consequenti unguentariae conquadrat; » cf. Lueian.
tiques qui l’entouraient avaient été récemment restaurés et qu’un laconicum et un destrictarium venaient d’être construits 179. Nous ne doutons pas que ces deux salles nommées ensenible ne soient l’étuve, que l’on voit dans le plan à la place ordinaire, et le tepidarium qui lui est contigu. Ce nom, destrictarium, qui indique un endroit où, après avoir transpiré, on enlevait la sueur à l’aide du strigile et où l’on faisait les onctions, convient bien à la salle placée entre le caldarium et le frigidarium , où l’on sait que se faisaient ces opérations 180 : c’était chez les Grecs l'àÀenmipcov. Pline le Jeune appelle unctorium une 181 chambre intermédiaire, qui avait dans sa villa la même destination et qui était, comme celle des Nouveaux bains de Pompéi, placée sur un hypocauste. 11 n’en était pas de même dans les bains dits Anciens : l’hypocauste qui existe encore sous le caldarium ne s’étend pas jusque sous le tepidarium. Cette dernière pièce était chauffée au moyen d’un grand brasier en bronze semblable à celui dont on voit (fig. 761)
Fig. 761. Brasier des Nouveaux bains, à Pompéi.
le dessin 182 ; celui-ci fut découvert dans les Nouveaux bains. La petite vache en relief figurée sur la face est une allusion au nom de Nigidius Vaccula, dont le nom est inscrit à côté. Ce personnage avait fait don aux deux établissements de ces brasiers en même temps que des bancs de bronze dont les supports sont, pour le même motif, conformés en pieds de vache et ornés de petites têtes de vache 183. On s’asseyait sur ces bancs soit pour se faire oindre et frotter, soit en attendant le moment de passer dans l’étuve ou dans le bain froid ; on sait d'ailleurs que des bancs ( scamna ) faisaient partie du mobilier ordinaire des bains 184.
Nous donnons ici une vue (fig. 762) du tepidarium des Anciens bains de Pompéi 18S, dont la décoration est beaucoup plus riche que celle du caldarium représenté plus haut. Dans celui-ci les baigneurs passaient peu de temps et la vapeur d’eau y était une cause constante de détérioration 186 ; les cannelures dç la voûte et des pilastres et quelques reliefs en stuc à la partie supérieure du laconicum en sont les seuls ornements ; mais on séjournait dans le tepidarium et à plusieurs reprises, et cette salle ne renfermait d’ordinaire aucun bassin d’où la vapeur pût s’élever ; toute la voûte est revêtue de bas-reliefs en stuc blanc se détachant sur des fonds rouges et bleus. La corniche très-saillante est soutenue par des atlantes, entre lesquels sont placés des casiers ( loculi ), ce qui a fait penser à quelques personnes187 que la même salle avait pu servir aussi, A'apodyteriam et que dans ces casiers étaient déposés les vêtements et les objets à l’usage de chacun.
Le frigidarium ou piscine froide, où l’on se rendait au
Hipp. 6, et les articles strigilis, unctio. — '81 Ep. II, 17, 11 ; V. notes 121, 129. — 182 Niccolini, Case di Pompéi , fasc. XV. — 183 Mus. Borb. II, pl. liv ; Roux et Barré, Hercul. et Pompéi , VI, 86; Mommsen, Insc. reg. Neap. 2218; Michaelis, Arch. Zeitung, 1859, p. 24. — 184 Paul. Sent. rec. III, 6 , 65. — 183 Mazois, t. III, pl. h-, Mus. Borb. II, pl. xlix, p. 17, et pl. [lui ; Gell, Pompéi, I. — 186 Vov. les observations de Michaelis, l. I. p. 40, au sujet du tepidarium des Nouveaux bains, moins orné et plus exposé aux causes de destruction. — 187 Mazois, l. c.
Fig. 760. Étuve des bains de Triguères.
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sortir du bain chaud, soit après s’être arrêté quelque temps dans le tepidarum, soit, sans transition, quand on
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Fig. 762. Tepidarium des Anciens bains, à Pompéi.
quittait le laconicum, est construit, dans les deux bains publics de Pompéi, sur le même plin et affecte la même
forme que nous avons déjà pu observer (fig.
751) dans un bain privé de la même ville :
c’est-à-dire que la chambre est une rotonde dont le cercle est inscrit dans le carré que les murs dessinent à l’extérieur ; la couverture a la forme d’un cône.
Ce type se rencontre fréquemment 188 ; mais il existe beaucoup d’exemples de salles de forme différente et renfermant un bassin carré, ellipsoïde ou en demilune, quelquefois deux bassins réunis se doublant, ou au contraire situés à quelque distance l’un de l’autre. On voit (fig. 763) une coupe de cette partie des Anciens bains, à
188 Par exemple à Stabie, Gell, Pomp. I, p. 131; Becker, Gallus, III, p. 77, 3” édit. 1863; à Fréjus, Texier, Antiq. de F réjus et Congrès arch. de France, 1866, p. 355 ; cf. Sid. Apoll. II, 2. — 189 Mus. Borb. II, pl. l, p. 16; Mazois, t. Il[’ pl. xlviii. Voy. des formes différentes, à Bignor (Lysons, l. I. ; à Vilbel, près Franc-
Fig. 763. Frigidarium des Anciens bains, à Pompéi.
Pompéi 189, qui aidera à en comprendre la construction (voy. aussi le plan, lig. 751, n° 8). Un bassin circulaire, mesurant 4m, 50 de diamètre et lm, 17 de profondeur, en occupe la plus grande partie ; deux degrés permettent d’y descendre, et un dernier gradin, qui ne fait pas tout à fait à moitié le tour du bassin, forme un siège sur lequel on pouvait s’asseoir tout en demeurant dans l’eau. L’eau était versée par un large conduit débouchant du côté opposé à l’entrée, et s’écoulait par une ouverture pratiquée au fond, quand on voulait le vider ; un autre émissaire était placé un peu au-dessous du bord supérieur, de sorte que l’eau constamment renouvelée ne pouvait jamais s’élever trop haut. L’espace ( schola ) laissé libre tout autour pour la circulation est augmenté de quatre niches où des sièges étaient placés. La plinthe du mur, le pavé du pourtour et les marches sont revêtus de marbre blanc. La muraille était décorée • de peintures figurant des arbrisseaux se détachant sur un fond de stuc jaune; il en reste aujourd’hui peu de traces. Le fond des niches, bordées d’une moulure de stuc, est bleu et, au-dessus de la corniche, rouge. Des bas-reliefs en stuc blanc sur une bande de couleur rouge, représentant de petits génies qui font courir des chevaux et des chars, forme une frise élégante à la naissance de la voûte, peinte en bleu, qui s’élève en cône au-dessus ; une fenêtre carrée y est ouverte du côté du sud-ouest.
Nous avons expliqué avec quelque développement, enprenant pour exemple ce qui se voit dans les Anciens bains de Pompéi, la disposition des salles où s’accomplissaient les trois actes principaux du bain ; il n’est pas nécessaire d’entrer dans autant de détails au sujet des autres parties que nous avons encore à énumérer : on les reconnaîtra sur le plan (fig. 764), que nous allons prendre pour guide. Ces bains, avec un certain nombre de boutiques, qui les entourent de trois côtés et qui, pour plus de clarté, ont été teintées en gris dans la gravure, remplissent un îlot ( insula ) tout entier, compris entre quatre rues. Ils forment deux établissements complets, l’un pour les hommes, l’autre pour les femmes, séparés par les fourneaux et les pièces destinées au service. Il y a trois entrées au bain des hommes, ouvrant sur trois rues. Elles sont toutes trois marquées 1 sur le plan. Une à l’ouest (au haut du plan), et une seconde à l’est conduisent, la dernière en passant par un passage, 2, à un préau, 3, bordé sur deux côtés de portique couverts, 4, 4. Ce préau et ces portiques servaient de lieu de promenade et d’exercice, à l’imitation des palestres grecques190 et des thermes. Une troisième galerie était divisée en cellules, peut-être habitées par les gens de service191 [alipta, alipilus, aquarius, tractator, etc.]. Au fond dû portique du nord et adossé aux murs des bains sont placés des bancs en maçonnerie; dans le milieu, du même côté, s’ouvre une salle couverte ( exedra ), 5, où l’on pouvait egalement s asseoir. La troisième entrée, située au nord, est suivie, comme celle de l’est, d’un passage, 2 ; celui-ci donne accès directement dans la salle, où l’on se déshabillait (< apodytenum 192, spoliarium 193, ditoôeJiç19*), qu’un couloir, 6, fait communiquer d’autre part avec les' portiques. On peut encore voir dans les murs des trous propres à recevoir les chevilles auxquelles les vêtements étaient suspendus et, le long de ces murs, des bancs de pierre
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des Nouveaux bains de Pompéi, annexés à une palestre; ceux que fèrent peu, quant au plan. Voy. aussi tuerxue. - 191 Fiorelli, Op. I. p. 234. - 192 Pli,, Ep. V, 6, 26 ; Isid. Orig. XV, 2, 41 — 193 Isid. Gloss, p. 488, Arev 19i Lucian. Hipp, 5,
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destinés à ceux qui les gardaient [capsarius]. En effet, les voleurs dans les bains étaient fort à craindre 195 . Des basreliefs en stuc ornent la voûte. Un cabinet est placé à l’un des bouts de la salle, 8 : c’était probablement Yelaeothesium, où l’on serrait les parfums pour les onctions 196 ; à l’autre bout est le frigidarium, 9. Un long passage, 10, conduit jusqu’aux fourneaux ; à côté de la porte ouvrant sur ce passage est celle du tepidarium , 19. Les numéros 20, 21, 22 indiquent les différentes parties du caldarium , sur lesquelles nous n’avons pas à revenir.
Le bain des femmes a son entrée, 23, au nord, sur la rue, dont un vestibule long et étroit, 24, s’avance sur le trottoir. On monte deux degrés pour entrer dans la salle 25, 26, qui servait d 'apodyterium et où se trouve aussi la piscine froide, 27, entre trois murs surmontés d’une arcade. De cette pièce on passe dans le tepidarium , 28, qui, à la différence de celui des hommes, est suspendu sur un hypo- • causte ; et de là, dans le caldarium , 29, chauffé de la même manière et pourvu d’un labrum, 30, et d’un alveus , 31. Tout ce côté des bains est beaucoup moins orné que celui que
nous avons examiné le premier, et sa pauvreté apparente a fait penser à quelques personnes197 que c’étaient là les restes d’une construction plus ancienne, ayant même eu une destination différente ; mais les dispositions toutes semblables que l’on peut observer dans les bains découverts en 1857 ne permettent pas de s’arrêter à cette supposition. Les Anciens comme les Nouveaux bains de Pompéi ont été construits suivant la règle formulée par Yitruve 198, qui veut que les bains chauds des femmes et des hommes soient réunis et placés dans le même endroit, de telle façon qu’un foyer commun suffise à chauffer tous les deux. On voit en effet sur le plan les fourneaux et les chaudières resserrés entre les deux bains, qu’ils séparent.
Tout l’appareil de chauffage est enfermé dans l’épais massif de maçonnerie qui sépare le bain des hommes de celui des femmes (on le voit teinté en clair sur le plan). Il comprend, 12, un fourneau ( hypocausis , fornaxm) de 2m,20 de diamètre, envoyant de l’air chaud dans le soussol et les parois du caldarium de l’un et de l’autre bain ; sur ce fourneau, une chaudière ( ahenum ) placée immédiate-
Est.
Fig. 764. Plan des Anciens bains, à Pompéi.
ment au-dessus du feu ; puis une seconae chaudière, 13, un peu plus loin et moins directement en contact avec le foyer, et plus loin encore, une troisième, 14 : la première contenait de l’eau bouillante ; les suivantes, de l’eau chauffée à un degré moins élevé ou seulement tiédie ; enfin un réservoir, 15, était rempli d’eau froide. L’eau passait successivement de ce réservoir dans la première chaudière, puis dans la seconde et dans la troisième, de ma-
193 Dig. XLVII, 17, De furibus balueariis ; cf. I, 15, 3, § 5 ; Paul. Sent. rec. V. 3, 5; Petron. 30 et 92; Lucian. I. I. —196 \ Lipari ( Archaeologia , t. XXIII, Lond. 1831, p. 91), on a trouvé dans un cabinet semblable, voisin de V apodyterium, des fioles à parfums en grande quantité, — 197 Mazois, XII, p. 73 et s. ; Michaelis, Arch. Zeit. 1859, p. 43. — 193 v, 10 (10), 1 ; cf. Varr. Ling. lat. IX, 68. — '99 Vov. note 140. 'Les noms d e praefurnium et propnigeum s’appliquent mieux au goulet étroit et profond par ou l’on introduisait le combustible et à la chambre de chauffage au devant. Voy., en France, les bains de Drévant, de Verdes, de Landunum, du Perennou, de Jublains, de Lillebonne (Dufour de Pibrac, Mém. de la soc.
nière à remplacer sans la refroidir brusquement l’eau chaude ou tiède qui s’écoulait pour le service des bains 200. Les chaudières ont péri, mais elles ont laissé dans le mortier où elles étaient scellées leur empreinte encore visible ; l’une d’elles, la première, placée au-dessus de la bouche du fourneau, est représentée201 dans la figure 765, qui complétera l’indication fournie parle plan, et fera comprendre aussi le nom de miliarium , quelquefois donné à
d'agric. et sc. d’Orléans, III, 1857 ; de Caumont, Antiq. mon., III; Bull, mon., 1858, 1860, 1866 ; E. Gaillard, Le balnéaire de Lillebonne, Caen, 1834 ; Barbe, Antiq. de Jublains, pl. III); en Angleterre, ceux de Bignor (Lysons, Op. I.) ; de Mansfield Woodhouse ( Archaeologia , t. IX, pl. xii), de Caervent [Ib. XXXVI, 2, pl. xxxvi, et Marquardt, Op. c. p. 300) ; ceux d’AUenz (E. Aus’m Weerth, Op. c.), etc. Voy. hypocausis. — 200 Vitr. V, 11 (10), 1 ; « Ahena supra hypocausim tria sunt componenda, uuum caldarium, alterum tepidarium, tertium frigidarium, et ita sunt collocanda uti ex tepidario in caldarium quantum aquae calidae exierit influât, de frigidario ad eumdem modum. » Cf. Pallad. 40. — ü’a-