‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 4)Chapitre 133 sur 155 · BAT · texte numérisé non relu

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tons un exemple très-caractéristique à un beau vase encore inédit de la collection de Luynes, à la Bibliothèque nationale (fig. 805).

On appelait aussi quelquefois bassarae les bottines ou cothurnes de peau 11 qui sont données à Bacchus, sans doute parce que celles du Bassareus lydien étaient en peau de renard, comme celles du Dionysos grec en peau de faon [bacchus, sect. xm]. F. Lenormant.

BASSAREUS [bacchus, sect. iii et xm].

BASSARIDES [bassara, maenades].

BASTAGARII. — Corporation de voituriers spécialement chargés, pendant le bas-empire, de transporter les j matières premières ou les produits appartenant aux manufactures impériales1. On appelait bastaga la mission | même d’opérer ce transport, et non pas les porteurs euxmêmes, comme l’a cru Dureau de la Malle2, qui les a confondus avec les geruli ou bajuli, ou saccarii.

Les bastagarii étaient à la disposition des employés du trésor public ( praepositi bastagarum) 3, sous la direction du COMES SACRARUM largitionum. Au contraire, le transport de la garde-robe et des meubles, vaisselle impériale, etc. ( bastaga privata ), dépendait des praepositi bastagarum ou bastagae, soumis au comes rei privatae , et attachés à différentes provinces. G. Humbert.

BASTERNA. — Espèce de litière spécialement à l’usage des femmes, dont on ne commença à se servir que sous les empereurs romains. Nous en trouvons une description dans l’Anthologie latine 1 :

« Aurea niatronas claudit basterna pudicas,

Quae radians patulum gestat utrinque latus ;

Hanc g eminus portât duplici sub robore burdo,

Provehit et modico pendula septa grridu. »

La seule différence qui distinguât la basterna de la lectica était donc que la première était portée par deux mulets, tandis que la seconde l’était par des esclaves. On

voit par les vers que nous venons de citer que cette litière était couverte et que les deux côtés n’étaient pas fermés s. Cependant Ammien 3 prétend le contraire. 11 est probable qu’il y en eut de différentes espèces. Les mulets étaient attachés des brancards (ami tes), un devant et un derrière la caisse de la litière 4 (septa), qui était de cette façon suspendue (pendula). Gît. Morel.

BASTERNAR1US. — Esclave qui conduisait les mulets d’une basterna L Cn. M.

BATANION [PATANION].

B AT AVI. — Dion Cassius1 rapporte qu’Auguste prit pour gardes du corps des cavaliers appelés Bataves du nom d’une île située à l’embouchure du Rhin. Suétone mentionne aussi2 cette garde Batave. Mais tous les cavaliers qui en faisaient partie n’étaient pas nés dans la Batavie même : plusieurs appartenaient à d’autres contrées de la Germanie. Aussi ces gardes du corps étaient-ils appelés aussi GERMANI. C’est à ce mot que l’on trouvera des détails sur leur organisation. Disons seulement que, parmi les Germains, les Bataves jouissaient du privilège de ne point payer d’impôts : ils n’étaient soumis qu’à une redevance en hommes, pour le service impérial 3.

Quand les gardes du corps germains eurent été licenciés par Galba, les cavaliers du Rhin continuèrent a servir dans les armées romaines, mais à titre d’auxiliaires, et non plus de milice privilégiée. Il y eut donc des cohortes et des alae Batavorum''. A l’époque où fut rédigée la Notitia dignitatum, on les retrouve employés non-seulement dans ces corps auxiliaires, mais encore pour la garde du palais impérial. C. de la Berge.

BATIACÂ, BATIOCA OU BATIOLA(BaTiâxv|,[iaTiâxtov). — Vase à boire, en forme de patère, mentionné en divers endroits comme un vase de luxe, en or ou en argent '. E. S.

BATILLUM ou VATILLUM — Petite pelle à manche court. Quelle que soit la diversité des emplois indiqués par les auteurs pour des objets semblables, ils se rapportent tous à cette définition. Varron 1 donne ce nom à un instrument servant à enlever le fumier dans une volière de paons; d’autres 2 appellent ainsi une pelle à feu, pouvant contenir des charbons et au besoin servir de réchaud pour brûler des matières odoriférantes 3. L’exemple ci-joint

Eig. 806. Pelle à main.

(fig. 806) d’après un modèle trouvé à Pompéi 4 montrera comment le même objet pouvait avoir cette double des-

it Etym. Magn. s. v.

BASTAGARII. l C. 4 et 1 1 Cod. Theod. De Murileg. X, 20 : collegium bastagariorum. — 2 Écon. polit, des Rom. II, p. 489, Paris, 1840. — 3 Notitia digmt. Orient, c. su, § 1. — 4 Not. dign. Or. c. xm, § I ; Not. Occid. c. x, § I. — ^Bibliographie. Gutlier, De officiis domus Augustae, III, 22, p. 730 et suiv. Lips. 16/2; Du Cange, Gloss, v" Bastaga; Godefroy , Paratit.ad Cod. Theod. X, 20, n° 4 et Comment. ad C. 4 et 1 1 eod ; Bücking, Notitia dignitatum, Bonn, 1853, I, p- 254; II, p. 365 et suiv.; 391 ; Walter, Geschichte des rôm. Rechts, 3e éd. Bonn, 1860, 1,

BASTERNA. 1 III, 183. — 2 Cf. Sauinaise, ad Lamprid. llclwg.it . Anuu. XIV, 6, 16. — 4 Pallad. VII, 2, 3.

HASTERNA RIL'S. 1 Symmach. Ep. VI, 18.

B AT AVI. I LV, 24 : OF; to Tù» Dataoùtov dire tï|4 liaimitiî -ri,; iv w l’vV (i a, Su Si) xçàTiïTOi littKÙtiv itoi, aùxai. 2 Calig. 43. 3 lac. Hist. IV,

4 Orelü, 1755, 3400, 5263, 5455.

BATIACA, BATIOCA, ou BATIOLA. I Arislot. De mirab. p. 95; Plaut. Stich. 4 12 et ap. Non. Marc. s. Athen. XI, p. 484 e; cf. 480 a et 497 f ; Is.d. oss. p. 5 ; Placidi et Labb. Gloss, in Stephan. Thés. éd. Loud. IX, p. 204 et 444,

Hemsterhuys, Ad Hesych. p. 705 Albert/. .

BATILLUM ou VATILI/UM 1 De re rust. III, 6, 5. — 2 Treb. Poil. Claud. 14 , u inaise et Casaubon, Ad h. I. ; Apic. VII, 9 ; Marc. Empir. 27. - 3 Hor. Sat. I, a, Abdias, Hist. apost. 9, cité par Casaubon l. c, - 4 Mus. Borbon. X, pl. lxiv,

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