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remise, faite par les hiérarques à des commissaires spéciaux, d’objets consacrés à Amphiaraüs, qui doivent être réparés ou refondus ; ils dressent procès-verbal de la remise, puis figurent au contrat de louage d’ouvrage formé avec les orfèvres ; le travail terminé, ils assistent à la livraison de l’œuvre et reçoivent des trésoriers le compte des dépenses quelle a occasionnées m.
Citons encore les trésoriers (ot t oc ixi'ott), formant un collège de plusieurs membres U8, à la tête desquels est un président, xapi'ocç ô Ttpoapxwv 119. Les divers membres du collège remplissaient à tour de rôle les fonctions de trésorier 12°, ou se partageaient les affaires rentrant dans leurs attributions m. — Mentionnons enfin les auvifyopoc xîjç tiôXeid; 122, que l’on peut comparer aux cuvStxot des Athéniens.
Le pouvoir délibérant, d’après les plus anciennes inscriptions, appartenait au peuple (Safnoç) 12S. On trouve cependant, de très-bonne heure, dans les textes classiques m, la formule, si commune dans les inscriptions de l’époque romaine : -/) potiXri xat ô S/ipo;. — Suivant quelques épigraphistes, le mot (ruvÉSptov, qu’on rencontre dans d’autres inscriptions, serait presque synonyme de (3ouXij, et les sénateurs auraient porté le nom de auveSpot. Cela peut être vrai pour la période impériale 123 ; mais les inscriptions en dialecte béotien, c’est-à-dire antérieures au ii° siècle avant notre ère, et les inscriptions d’une époque voisine, qui parlent de auvsSpta à Chéronée, à Orchomène, à Thespies 126, sont des inscriptions religieuses. Nous serions porté à croire que les suvEopot sont alors, non pas les membres d’un sénat politique, mais les membres de quelque pieuse association. — Sous les Romains, on trouve tantôt la mention du peuple seulement 127, tantôt celle du sénat et du peuple 128, tantôt celle des ap^ovxEç et des «TÜvsSpot 129.
L’assemblée du peuple était présidée, non pas par l’archonte éponyme, mais par une sorte de proèdre, qui mettait aux voix les projets discutés (È7tE<j/occpt8os 13°).
Le pouvoir judiciaire, au temps d’Épaminondas, appartenait à des juges désignés par le sort m.
Quant aux cités moins importantes, qui étaient rattachées dans une sorte d’union et de dépendance aux cités fédérées, elles avaient, comme les cités autonomes, leurs magistrats particuliers, leurs assemblées, leurs conseils, et pouvaient statuer sur leurs intérêts. Seulement elles n’avaient pas de chefs militaires 132. E. Gaillemer.
On possède des monnaies de la ligue 133, qui ont pour marque commune le nom bouitün, joint au bouclier à double échancrure, appelé béotien, lequel ne se rencontre pas en dehors de la Béotie [clipeus], et au diota ou vase à deux anses, symbole du culte de Bacchus. La figure 864 montre la réunion de ces emblèmes dans un type dont les exemples sont nombreux: les uns, que leur style fait reconnaître, remontent à une époque fort ancienne ; la plupart datent de la période la plus glorieuse pour ce
117 c. inscr. gr. n» 1570. — 118 C. inscr. gr. n» 1569. — 119 C. inscr. gr. n» 1570. — 120 C. inscr. gr. n» 1569. — 12> Voir Boeckh, C. inscr. gr. I, p. 731.
— 122 C. inscr.gr. n» 1570. — 123 C. inscr. gr. n»« 1562, 1563, etc .. — 124 Dem. de Corona, § 167, R. 283. — 123 Voir dans Le Cas et Foueart, Insc. du Péloponèse, n. 33, un décret politique, de l'an 189 de notre ère, noté par les uùvsîçoi et le Sspo;. Les ovivsSfoi sont bien alors les membres du sénat. — 126 Decharme, n°‘ 1, 2, 3, 17, 18, 25... — '27 Decharme, n»« 49 et 50. — 128 Decharme, n» 16. — 129 C. inscr. gr. n» 1625, 1, 41. — 130 C. inscr. gr. n»» 1562 et 1563. — 131 Paus. IX. 14, § 7.
— 132 Boeckh, C. inscr. gr. I, p. 728. — 133 Eckhel, Doctr. num. II, p. 195 ; Leake, N’uni, hellen. et voy. le Suppl, num. hellen. p. 159, 178 et s. — 134 Apollod. m 14 ; Eustath. ad Dion. Perieg. 176. — 133 j. Leicester Warren, An. essay on greek fédéral coinage, Lond. et Cambridge, 1863, p. 23 et s. — Bibliographie. G.-A. KUilz,
pays, qui s’étend jusqu’à la guerre contre les Macédoniens et à la destruction de Thèbes par Alexandre. Le nom de
Thèbes (©HBAinN, ©ebh) remplace quelquefois celui des Béotiens : c’est la marque de l’ascendant pris par cette ville. Sur d’autres pièces le nom BOinTiiN ou boiu est gravé à côté d’emblèmes propres à l’une ou à l’autre des cités confédérées, et aux images de leurs dieux protecteurs, parmi lesquels Hercule et Bacchus doivent être mis au premier rang.
Cérès dont on voit la tête couronnée d’épis sur une monnaie (flg. 865) et Neptune dont la figure est placée au revers, sont au nombre des dieux les plus anciennement adorés dans la Béotie 134. On voit à la face d’une autre monnaie la tête de Jupiter laurée et au revers la Victoire tenant un trident (fig. 866).
Ces monnaies, qui portent encore le nom BoifiTüN, peuvent avoir été gravées cent ou cent cinquante ans avant notre ère.
On a la preuve aussi qu’une convention monétaire existait entre les six villes d'Orchomène, Platée, Haliarte, Lébadée, Tanagre, Thespies (et d’autres encore sans doute) dans ce fait que l’on rencontre des monnaies où l’on ne remarque d’autres différences que le nom des villes ; elles appartiennent au 111e siècle av. J.-C. 133. E S.
BOIAE, KXotôç. — Large collier que l’on mettait au cou des chiens dangereux '. — Carcan de bois ou de fer imposé aux esclaves ou aux criminels 2. E. S.
BOLETAR. — Plat où l’on servait des champignons *. Ce nom fut étendu ensuite à d’autres plats 2. E. S.
BOLSTOU DIKÈ (BoXtxou Stx-q). — - Expression proverbiale employée à Athènes pour désigner un procès sans cause sérieuse (-itocpotiua xxpbç xoù; E7ii fxixpoTç Stxocç uTïE^ovxaç 1). Voici quelle a dû être l’origine de cette expression. La loi qui accordait à la victime d’un vol le droit d’agir par la xXoTtvj; Stxv) contre le voleur était conçue en termes si généraux qu’elle pouvait être appliquée, quelle que fût la valeur de l’objet dérobé ; la soustraction frauduleuse d’une bouse aurait donc suffi pour donner passage à l’action. Mais la mise en mouvement d’une action, pour faire ré-
De foedere boeotico, Berlin, 1821 ; Raoul-Rochette, Sur la forme et l’administration de l’État fédératif des Béotiens, Paris, 1827 ; I.-W. ten Breujel, De foedere boeotico, Grouingue, 1834 ; P. -A. Kopp, Historia reipublicae Boeotorum, Groningue, 1836; H. Francke, Der boeolische Bund, Wi-mar, 1843.
BOIAE. 1 Xen. Hell. II, 4; Plut. Moral. 855 a; Id. Fab. 20 ; Gloss. Vet. « Boju, KXouS;. » — 2 Ptaut. Asin. III, 2, 5 ; Capt. IV, 2, 108 ; Faul. s. v. p. 29 Lind ; Isid. Orig. V, 27, 12; Hierou. Y. In Hierem. 27.
BOLETAR. 1 Mart. XIV, 101 ; Treb. Poil. Claud. 17, et Saumaise, Ad h. I. p. 340, Paris, 1620. — 2 Apic. II, 1 ; Y, 2 ; VIII, 1.
BOLITOU DIKÈ. 1 Schol. Aristoph. Eq. 658, Didot, p. 58; Suid. h. v. Voy. cependant Slark, sur llermann, Privatalterth. 67, 23, qui rattache la fcAitou-Sur, au conlrat de louage.